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Chroniques d'Irydaë
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 Renaître de ses cendres [PV:Kervy][Août 933]

Morr
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Mar 29 Mai - 21:55
Irys : 139976
My'trän +2 ~ Suhury
Le temple des Exécuteurs était un édifice noir se tenant en périphérie du campement des nomades, une pyramide austère dont les pentes semblaient absorber les rayons du soleil sans en renvoyer aucun. Un bâtiment que les locaux semblaient autant détester qu'aimer. Leurs habitations s'arrêtaient à une dizaine de mètres de l'entrée, et un chemin particulièrement austère y menait.
Entrer dans ce bâtiment revenait à laisser tout ce que l'on pouvait considérer comme normal au-dehors, et plonger dans un abysse duquel n'émanait aucuns sons.
Le long corridor de pierre ne permettait en aucun cas de deviner quoique ce soit des alentours.
Les rares âmes pénétrant ici devant se guider en tâtonnant le long des murs pendant de longues minutes avant de finalement apercevoir une petite source de lumière dans le lointain, cette petite lumière guidait les étrangers dans une salle nue, meublée d'un unique brasero qui réchauffait l’atmosphère glacée de la pyramide

Mais le cœur de cette dernière abritait bien plus que des salles glacées, plus loin que cette entrée se trouvait les quartiers de ses sinistres habitants, qui hantaient ce lieu sans bruit.
Chaque personne présente dans l'enceinte semblait avoir abandonné l'usage de la parole et les seuls bruits communs que l'on pouvaient entendre étaient le cliquetis des armures d'Exécuteurs, formant un petit écho qui semblait presque rythmer la vie de ces couloirs.
Personne n'était attendu, et personne n'attendait, c'était donc une journée des plus banale, ou chaque membre vaquait à ses propres occupations

Morr c'était levé suivant son habitude, le temps semblant passer différemment dans cette pyramide. Difficile de dire s'il était tôt dans la nuit ou tard dans la matinée, ainsi l'homme se contentait de vivre sans regarder le temps passer, dormant quand la fatigue le gagnait, même si le sommeil était devenu superflu vu l'étendue de ses dons. Ce qui lui servait de lui personnel était une chambre de pierre, décorée simplement par une table de bois dont l'âge devait doubler ou même tripler du sien, un lit sommaire ainsi qu'un présentoir pour son armure qui était le plus souvent vide.
Son réveil fut rapide et ses mains cuirassées cherchèrent le bol qui devait contenir une bouillie d'avoine sans aucune saveur, mais qui avait le mérite d'être nourrissante.
Le plateau fut finalement trouvé sur la table, sans doute déposé par un des apprentis se chargeant des corvées.
C'était sans doute le meilleur pour eux d'apprendre l'humilité à tout apôtre, et Morr déposa doucement le bol vide sur son plateau, attrapant le casque insectoïde dans sa main avant de le passer sur le visage.
Il fut presque rassuré de retrouver cette sensation d'enfermement, et la lanière de son heaume fut solidement fermée avant d'être dissimulée sous un gorgerin métallique qui ferma la jointure vulnérable sous une plaque de métal.

L'adepte fit quelque étirement, inspectant sa tenue en même temps. Cette dernière limitait certains mouvements, mais une fois enfilée, ces mêmes gestes devenaient superflus, et il n'était qu'une question de temps pour s'habituer à leur absence.
Morr avait enfilé l'armure des années plus tôt et cette dernière était presque comme une seconde peau qu'il ne sentait même plus. Sa vision restreinte par le casque était également devenue une habitude et ne le gênait plus.
Il récupéra le klaive qui était entreposé dans son râtelier, soupesant la lourde lame comme chaque matin avant d'en examiner le tranchant.
Comme la veille, ce dernier était parfaitement affûté, et l'arme était prête à donner la mort, même si cet honneur ne lui revenait que rarement. La glissant dans son dos, l’apôtre sortit de sa chambre, cette dernière se retrouvant aussi indiscernable qu'une autre, à croire que l'Exécuteur n'y avait jamais été.
Dans ces niveaux, la lumière se présentait sous la forme de petites pierres luminescente qui ne faisaient que vaguement indiquer le cheminement des couloirs, mais l'adepte avait fait siennes les différentes routes du temple.

Il fut attiré comme chaque matin par un lieu précis, et ses pas rapides le conduisirent à l'une des sous-salles de la pyramide, ou certains Exécuteurs s’entraînaient. Le bruit de l'acier rencontrant l'acier se répercutait en écho de plus en plus fort alors que Morr s'approchait. Finalement, il passa une petite arche qui le conduisit à la petite arène, ou deux sombres échangeaient des passes d'armes précises.

Les deux opposants envoyaient leurs coups de Klaive avec une précision redoutable, jouant sur la masse des armes tranchantes pour accentuer leurs coups, le spectacle était impressionnant, et il fallait un œil entraîné pour apprécier leurs mouvements.
Ces derniers étaient vifs et précis, et le duel ressemblait d'avantage à une chorégraphie que par un duel qui aurait pu se terminer par la mort d'un des deux participant.

L'homme resta un moment devant ce spectacle oubliant son propre entraînement et ne songeant probablement pas au reste de la journée qui allait s'annoncer.


Dernière édition par Morr le Mar 29 Mai - 22:16, édité 2 fois
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Kervely Lyreco
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Mar 29 Mai - 22:10
Irys : 39995
Profession : Mercenaire
My'trän +1
Cela faisait plusieurs semaines que je marchais. Mon sac me lacérerait le dos et des gouttes de sang perlaient sur tout le trajet. Ma mission de secourisme commençait vraiment mal. Je n’ai croisé qu’une dizaine de personne et elle n’avait visiblement pas besoin d’aide. Ce n’est pas faute d’avoir insisté, mais plus je leur demandais, plus ils me fuyaient. Même en voulant être sociable et en parlant aux gens, rien ne va. J’aurai dû rester dans ma hutte à continuer à planter mes tomates et à accomplir mes missions au lieu de partir à l’aventure dans un pays que je ne connais pas.
                       Je m’arrêtais quelques minutes sur le bas-côté du chemin. A droite,  le chemin que je suis depuis le début. A gauche, ce même chemin qui s’étend à perte de vue. Je soufflais et m’essuyais le front. Il faisait chaud, terriblement chaud pour un mois d’août. Moi qui pensais qu’avec les montagnes, l’air serait plus froid. Marcher avec cette température encore plus longtemps ne pourra pas être possible, il allait falloir que je me refroidis, et assez vite. Heureusement, je ne suis pas loin de Darga, les rivières ne sont pas choses qui manquent. Je faisais souvent le chemin entre mon village et la capitale, mais je n'avais jamais fait autant de détour pour faire une distance aussi petite.

                       Cela faisait bien dix minutes que j’avais les pieds dans l’eau. Debout, je me déshabillais et plongeais tout entière dedans. Je m’allongeais dans la rivière. Le courant n’étant pas trop fort, je pouvais me laisser flotter sans risque de partir à plusieurs kilomètres de mes affaires. Le liquide rentrait en contact avec chaque millimètre de ma peau. Il caressait délicatement mes cicatrices et m’enveloppa dans sa froideur et son calme.
                       J’aurai pu rester comme ça pendant des heures et des heures, mais j’entendais un bruit venant de ma gauche. Je m’assis et malaxais l’eau pour la faire devenir un fouet solide. Une guerrière complètement nue n’allait pas forcément leur faire peur, surtout s’il s’agit de mercenaires, ou même quelque chose de pire. Mais je n’avais pas le temps de me rhabiller. Et puis tant pis ! Mon corps nu ne me faisait pas rougir.
                       Le bruit se rapprocha de plus en plus. Je pu le reconnaître : c’était le son d’un chariot sur le chemin en terre que j’avais emprunté quelques minutes auparavant. Ça devait être des marchands qui montaient à la ville. Je lâchais l’eau de mes mains et me dépêchais de sortir de la rivière. Je pris tous mes affaires dans mes mains et me plaçais au milieu du chemin. Bien joué Kervy, c’était bien des marchands en route pour Darga. Il suffisait de voir leurs marchandises dans leur carriole pour le comprendre. Je pris alors mon attitude la plus gentille du monde et ma voix la plus douce pour leur dire :
- S’il vous plait, messires, je ne suis qu’une pauvre femme qui a perdu tout ce qu’elle avait. Pouvez-vous m’aider en m’amenant à Darga?

Les deux hommes se regardèrent, puis regardèrent de nouveau mon corps dénudée avant de sourire bêtement.
- Mais bien sûre, ma p’tite dame ! Mais va falloir payer avec son corps pour ça !

Déesse Dalai s’il vous plait aidez-moi à ne pas les massacrer tout de suite. Les hommes sont tellement égoïstes et prévisibles. Il suffit de leur montrer un centimètre de notre corps pour que ça soit leur entrejambe qui parle à la place de leur cerveau.

                       Je lâchais mes vêtements et leur présenta mon corps en entier. Je m’approchais alors d’eux, en leur souriant tendrement.  J’appelais alors un filet d’eau de ma main droite et l’enroula autours de leur cou. Je tirai violemment dessus pour les rapprochais de moi.
- Mais bien sûr mes chatons. Payons ça de nos corps.





                       J’arrivais enfin à Darga, le dos et les pieds en feux. Les deux hommes de tout à l’heure ayant pris peur, je m’étais résigné à continuer le chemin à pied. Je leur ai quand même laissé leur chariot de marchandises, non sans emprunter indéfiniment un long manteau noir et quelques réserves de nourriture. Il m’a fallu encore une journée entière de marche pour arriver aux portes de la capitale. A un certain moment, le chemin se divisait en deux : Un allée vers la ville, l’autre partait au loin.

                        J'étais déjà venue plusieurs fois à Darga. Tout était luxuriant et bien entretenue. Je m’avançais dans la ville, enroulée dans mon long manteau. Je commençais à étouffer, mais je devais rester cacher. Parmi tout ce que j'ai pu apprendre sur Darga pendant mes visites, j’ai retenu que ses habitants ne sont pas très « bonjour bienvenue chez nous ». Plus je restais dans l’anonymat, plus je me porterai bien.



                       J’ai du m’assoir, la chaleur sous le manteau était beaucoup trop importante. Même en faisant circuler de l’eau sur tout mon corps, ma température corporelle ne descendait pas.
- Vous allez bien, mademoiselle ?

Je remis ma capuche sur ma tête. Une vieille femme était venue me voir. Je m’étais pourtant assise dans une ruelle noire vraiment pas accueillante. Il allait falloir que je la renvois sans être méchante, ou elle allait avertir d’autres personnes et adieu l’anonymat.
- Ne…ne vous inquiétez pas, mamie. Je ne faisais que reprendre mon souffle avant de continuer ma voyage.
- Ho vous voyagez ! Moi aussi dans ma jeunesse je rêvais de faire ça. Aaaah ça me rappelle mes années folles. Je ne devais pas être plus vieille que la vingtaine….

Elle continuait à parler, mais je ne l’écoutais plus. Il fallait que je trouve un moyen de la faire partir. Ma mission était primordiale, je ne devais laisser personne m’éloigner de ma route.
- Vous voyager dans quel but, mademoiselle ?

Sa question me fit lever les yeux.  Mais pourquoi ne se mêle-t-elle pas de ses affaires ? Était-elle un mercenaire envoyé par l’organisation ? Comment aurait-il fait pour me retrouver, je n’ai rien laissé. Serait-ce mes parents ? Si c’était eux, ça serait vraiment leur pire représentation de leur puissance. Mais plus je regardais les yeux de cette bonne dame, plus je me disais que ça ne pouvait pas être ça. Son regard était rempli de beaucoup trop de gentillesse et de bonté.
- Je…voyage pour trouver ma voie, finis-je par dire.
- Vous cherchez le temple des Exécuteurs alors !
- Le temple des quoi ? répondis-je en baissant la tête
- Le temple des Exécuteurs ! Le temple de nos précieux adeptes de Mochlog. Ce seront les seules personnes aptes à pouvoir aider une adepte de Dalai comme vous.

Je n’ai pas eu le temps de lui répondre. A peine ais-je relevais mon regard vers elle qu’elle avait déjà disparue. Le temple des Exécuteurs. C’est peut être ça que je cherche. Mais comment le trouver ? Je ne pense pas qu’il va y avoir des pancartes dans toute la ville et les personnes ici ne sont pas très inclin aux demandes. Réfléchissons. Ce genre de temple doit être assez énorme, donc forcément  en dehors de la ville.  Je me souviens alors d’avoir choisi entre deux chemins, à l’entrée de la ville. L’autre continuait beaucoup plus loin. Non, ce n’est quand même pas ça…. Je me remis debout et retournai à mon point de départ.



                       Une pyramide s’étendait devant mes yeux. Elle était grande et, étrangement, elle me paraissait bien glaciale malgré le temps. Plus je m’approchais, plus son côté froid et imposant me frappait au visage. Si je n’étais pas autant résolue à y aller, j’aurai déjà fait demi-tour depuis bien longtemps. Mais me voilà à ses pieds, attendant son jugement. Je devais lever la tête assez haut pour voir son sommet. Je pris un moment pour réfléchir : était-ce vraiment ce que je voulais ? N’avait-il pas d’autre solution. Je repensais alors à la dernière fois que j’avais bien dormis et ma motivation pris le dessus.



                       Je montais les escaliers et la noirceur du lieu m’enveloppa entièrement.
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Morr
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Mar 29 Mai - 22:42
Irys : 139976
My'trän +2 ~ Suhury
La danse des deux guerriers était hypnotisante, les deux larges lames fendant les airs dans des sifflement strident avant que ces derniers s’interrompent brutalement, laissant place au fracas du métal glissant contre le métal. Chaque pas était calculé, et les bottes de fer s'enfonçaient profondément dans le sable pour laisser une marque qui s'effaçait rapidement.
Quelques étincelles volaient lorsque les chocs se faisaient plus sourd, mais mis à part ces bruits, rien ne venait perturber cet entrainement.
Morr avait les bras croisés, observant les deux apôtres avec attention. Si le combat semblait sauvage, il savait pertinemment qu'aucune agressivité n'était présente entre les deux adeptes. Mais leurs ballet de mort était tout de même impressionnant.
Ce fut presque en réponse à un signal invisible qu'ils s’arrêtèrent, plantant leurs lames dans le sable avant de se saluer sans un bruit pour repartir chacun de là où ils venaient. L'homme lui ne s'attarda pas ici et chercha plutôt les salles d'armes ou il pourrait inspecter son matériel.
Il trouva une petit alcôve reclue ou avait été disposée une meule sur laquelle il aiguisa son klaive pendant de longues minutes, ajustant une fois de plus sa lame pour la rendre plus tranchante qu'un rasoir, même si la taille de cette dernière la dispensait de tels raffinement, à quoi bon pouvoir trancher une feuille quand on avait assez d'inertie pour fendre un rocher ?

Toujours est-il que c'était un rite qu'il suivait avec beaucoup d'attention. Un novice s'avança vers lui avec de quoi se désaltéré: un bol d'eau mélangé avec un peu de vin. Le liquide était noirâtre et Morr se munit d'une petite paille qu'il planta dans la récipient avant de le caler dans une petite fente de son heaume.
La scène donnait l'impression qu'un insecte géant était entrain de se nourrir de fluide d'un être vivant, et si retirer le heaume aurait pu paraître plus simple, les habitudes cérémonielles supposaient précisément de ne pas le faire.
Sa boisson terminée, il congédia le novice d'un hochement de tête avant de regagner la salle de l'équilibre.
C'était la plus proche du sol dans la pyramide et bien d'apôtre venaient par ici. Lui trouvait ce lieu extrêmement reposant, encore plus silencieux que les autres.

S'agenouillant sur la pierre froide il se mit à méditer patiemment se perdant pendant de longues heures dans ses propres réflexions sur la vie et la mort. Mais sa transe fut brutalement interrompue par le bruit d'une clochette qui se mit à tinter doucement.
Le son était cristallin et résonnait dans toute la pièce. Ce simple petit bruit était en fait un signal qui se déclenchait quand quelqu'un pénétrait dans la pyramide. Tout les Exécuteurs connaissaient l'emplacement des dalles déclenchant ces dernières ce devait donc être un invité surprise.

Se levant, Morr fit quelques enjambées vers la salle d'accueuil ou il y retrouva cinq autres membres qui attendaient dans les ombres. Ces derniers possédaient tous le diamant noir et l'apôtre, lui était le seul blanc de cette mystérieuse assemblée.  
Tous trouvèrent des places dans un amphithéâtre stylisé ou devait arriver l'invitée
Cette présence, se fit rapidement sentir sous la forme de pas perdus dans le noir. Tout les invités l'étaient de toute façon, tous arrivaient dans l'ombre sans savoir ou ils mettaient les pieds.

Comme d'habitude le silence dura longtemps et le brasero finit par attirer l'inconnue comme un papillon de nuit. Cette dernière arriva jusqu'à amphithéâtre ou les Exécuteurs attendaient, le Klaive devant eux, posés contre le sol comme d'antiques statues, la seule trace de leurs présence étant trahie par le reflet des flammes dans les optiques et les pierres précieuses.
L'inconnue était une femme de petite stature, dont les pas semblaient ponctués par des bruits incongrus.
Aucuns commentaires ne filtra même si l'Exécuteur blanc eu un rictus masqué par son heaume de fer.


-Qui ose pénétrer dans la demeure des Exécuteurs de Mochlog ?

Du haut de son trône de pierre massif, le maître des lames se leva, son imposante stature renforcé par ses talents de mages.
Ce dernier n'était autre qu'un maître mage versé dans les arcanes de la mort, un imposant guerrier ou imposante guerrière qui avait revêtu l'armure antique pour le bien de l'architecte chouette.
Il était connu comme un maître des maladies maniant les virus et les épidémies avec un talent inégalé.

Morr eut un soupir navré pour la jeune femme devant lui. Qu'importe qui elle était, se retrouver devant ce représentant de fer n'était jamais sans risque. Beaucoup était mort car ils n'avaient pas paru digne, fort heureusement, la jeune femme semblait avoir quelque chose en plus, chose qui fut visible par les mouvements de curiosité du maître qui se mit à tourner autour d'elle comme un prédateur, son imposante armure ne faisant pas plus de bruit qu'un murmure.


-Peu son ceux qui viennent nous trouver, peu sont ceux qui viennent jusqu'à cette salle.


Il y eu un nouveau moment de silence alors que l'être suprême observait sa proie avec une curiosité évidente.

-Alors parle, que peuvent les Exécuteurs pour toi fille de l'inconnu ?


C'était une bonne chose, le maître ne semblait pas la considérer comme une chose à abattre. Mais quand à la raison qui l’amenait ici, c'était dur à savoir après tout chaque personne venait ici avec des raisons particulières.
Certains cherchaient la rédemption, d'autre la guérison, voir la mort. Le temple pouvait apporter ces trois choses, pour peu qu'elles soient demandées correctement car le maître-lame était le seul à pouvoir ordonner à ses suivants d'agir ou non.
Qu'allait-elle faire ?
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Kervely Lyreco
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Mer 30 Mai - 9:38
Irys : 39995
Profession : Mercenaire
My'trän +1
A peine rentrée dans la pyramide que je mettais complètement perdue. J’ai dû enlever ma capuche, le noir m’enveloppant toujours de son épaisse couverture. Je ne pouvais pas me déplacer facilement. J’avais trop peur de finir dans un mur. Utiliser mon pouvoir ne me servait à rien, ça allait encore plus me gêner qu’autre chose. Je devais donc placer mes bras tendus devant moi et avancer à petits pas.

Je devais marcher depuis bien cinq minutes. Ne sachant toujours pas où je suis et n’étant même pas certaine d’avancer, je continuais tout de même le chemin. Même si je tourne en rond, il doit bien y avoir âme qui vive. Vu le raffut que je fais, je devais être encerclée depuis bien longtemps.

C’est alors que je vis une lumière rouge, comme sortie de nulle part. Ça sent le piège à plein nez, me dis-je, mais c’est bien le seul endroit où je vais voir où je mets mes pieds. En avançant de plus en plus, je pouvais voir l’architecture du lieu. Tout était dénudé. Il n’y avait rien de superflus, rien qui pouvait révéler l’existence de personnes habitants ici. En m’avançant de plus en plus vers la source de lumière, je m’aperçue qu’il s’agissait d’un feu contenu dans un bassin de métal. Il était posé en plein milieu d’une pièce complètement nue. On dirait que c’était la seule chose de vivante à proximité. Il réchauffait l’atmosphère glaciale qui régnait ici.

Plus je me rapprochais de la source de chaleur, plus je pouvais voire que, non, je n’étais pas toute seule. On aurait dit des statues, mais j’étais sûre à 100% que personne ne pouvait faire des statues avec des reliefs aussi….aussi humains. Ils possédaient tous des armes plus grandes que moi, c’était presque insultant. Déjà, dès mes premiers pas dans la pyramide, j’étais écrasée par une sensation d’insecte. Je me sentais extrêmement petite face à l’imposante architecture. Mais maintenant que je vois ces personnes, je me dis que, est bien, la maison correspond à l’habitant.

Prise au piège par la contemplation par ces fameux exécuteurs, je n’avais pas vu que mes pas m’avaient guidé vers un trône fait d’un seul bloc de pierre. Même si le dessin était simple, je pouvais voir les différents éléments et la délicatesse qu’avait fait preuve le tailleur. L’homme qui était assis dessus était aussi imposant. Je sentais en moi un nouveau sentiment : la suffocation. Je suffoquais par sa puissante présence. Je commençais même à trembler. Mais bien vite, je me repris en main. Je ne devais pas déjà reculer, alors que ma rédemption n’avait pas avancé d’un pouce.

L’homme du siège s’était levé et s’approchait de moi. Instinctivement, je reculais mon pied droit, prête en cas de combat, même si je sais que je n’ai aucune chance de ressortir vivante d’un tel affrontement. Revêtu de la tête aux pieds d’une immense armure imposante, chacun de ses pas s’accompagnait d’un couinement assez marrant. Mais je devais garder mon sérieux et ma concentration, sinon je pouvais dire au revoir à ma tête je pense.

L’homme  tournait toujours autour de moi et me demandais ce que je voulais. Bonne question. Ceux sont des adeptes de Mochlog, ils devaient savoir guérir. Pouvais-je leur demander de me guérir de ma maladie ? Pouvais-je les supplier de m’enlever ses cauchemars ? Ou alors je pouvais directement leur demander de me tuer, comme ça tous mes problèmes s’en iront, et je pourrais enfin être en paix. Tu n’as pas fait tout ce chemin pour mourir comme ça, cria ma conscience. C’est vrai, je suis prise de remords envers toutes ses personnes que j’ai privé de vie. Je leur ai enlevé leurs moments heureux. J’ai supprimé des familles entières au nom de l’Organisation.

Maintenant, je veux me venger d’eux. Non pas en tuant tous les membres de ma tribu. Non, cette solution est beaucoup trop facile. Une mort aussi simple ne pouvait pas leur convenir. Il fallait frapper beaucoup plus fort, beaucoup plus profond dans leur peau.

Je levais les yeux devant l’homme, qui avait enfin arrêté de tourner. Je pouvais sentir ma colère commençait à monter. Toutes ses pensées m’avaient échauffé. Le simple fait de savoir que la plupart des personnes tuées par l’Organisation n’était pas forcément à réprimander, et était encore moins des Daënars…L’eau commençait à mon monter. Je fis alors quelque chose que je n’avais pas fait depuis bien longtemps : je me mis à genoux et baissais la tête. Dans une voix aussi profonde que sincère, je ne dis qu’une seule phrase, qui représentait ce que je ressentais au plus profond de moi : ma colère née des agissements de l’Organisation, ma tristesse née de la mort de centaine d’innocents.

- Le pardon. La paix. La rédemption.

Je ne pouvais pas voir la réaction de l’homme, qui semblait au final être le chef des Exécuteurs. Je laissais ma tête basse et n’arrêtais pas de fixer le sol. J’entendais le bruit d’une épée. Ça y ait. On dirait que l’intérêt qu’il avait pour moi tout à l’heure à complètement disparue. Mauvaise réponse, comme on dit.

Je tendais le cou et attendais ma sentence.

C’est la fin.
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Morr
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Mer 30 Mai - 20:11
Irys : 139976
My'trän +2 ~ Suhury
L'ambiance c'était alourdie considérablement et à mesure que les mots du maître lame étaient prononcés, les Exécuteurs frappaient en rythme le sol martelant ce dernier de la pointe de leurs klaives. Ce ne fut que quand la jeune femme s'exprima. Alors même que son dernier mot quitta sa bouche, le battement s'interrompit brutalement laissant l'inconnue dans le silence total.
Morr, du haut de son estrade regardait la forme voûtée devant le grand maître.
Ce dernier étudia la demande  regardant la jeune femme et ces cicatrices avant de prendre sa décision.
Ses lames se levèrent au dessus du cou tendu et après un instant de flottement, la lame s'abbatit le long du dos de la jeune femme traçant un profond sillon de sang.

L'Exécuteur blanc eu un rictus derrière son masque en reconnaissant l'arme qui avait été employé, son acier blanc trahissant sa vocation première.
La maghilite de soin contenu dans l'arme faisait déjà son effet, et le sillon dans le dos de la jeune femme se refermait déjà a vu d’œil refermant la plaie sans laisser la moindre cicatrice visible à sa propriétaire qui fut abandonnée par le maître qui regagna son trône avant d'appeler d'un geste de la main


-Morr, viens !


Reconnaissant son nom, l'homme s'avança dans la lumière, rien ne le différenciant de ses camarades sinon la pierre blanche qui luisait sur sa poitrine. La cuirasse s'avança près du brasero, le heaume incliné légèrement en signe de soumissions.


-Une fois de plus nous somme sommé d'aider quelqu'un à poursuivre son cycle.Je te charge donc d'accompagner cette jeune femme sur la route de sa rédemption.


L'homme s'arrêta quelques instant en entendant ses ordres, peu rassuré par leurs teneurs.
Car Morr n'avait jamais aidé qui que ce soit sur ce chemin. Au mieux avait il soigné physiquement certains méritant. Aider quelqu'un en recherche d'expiation était une nouveauté à laquelle il n'était pas vraiment sur de savoir faire.
Les soucis d'ordre psychologique était d'ordinaire le rôle des chapelains en noirs pas des apothicaires...
Cette petite protestation fut marqué par un hochement latéral du casque que le maître ne manqua pas de remarquer.


-Guider les déchus sur la voie de la rédemption, abréger leurs souffrances, voilà le rôle habituel de tes frères, mais tu te dois de ne pas t'enfermer dans ta voie contrairement aux autres, emmène là, écoute là et aide là.



Sans plus un mot, Morr prit congé quelque peu troublé par les paroles du maitre et emmena la jeune femme dans une autre pièce cette fois bien plus éclairée.
Ce n'était autre que ce qui lui servait de chambre, un petit réduit dépourvu de la moindre décoration, ou un lit dur était posé dans un coin alors que le reste du mobilier n'était composé que d'un présentoir, d'une table et de deux tabouret anciens sculptés dans la pierre.
L'homme s'assit sur l'un d'entre eux fixant sa nouvelle camarade dans les yeux derrière son heaume de fer, encore indécis sur ce qu'il devait faire.
Il attendit quelques minutes pour qu'elle se remette de l'épreuve avant de commencer lui même à parler.

-Le pardon... la paix.... la rédemption.... des concepts bien difficile à cerner...



Le cuirassé prit une pause réfléchissant a tout ce que cela impliquait, sans pour autant y voir la moindre piste pour la suite.



-Chacune de ces choses le temple peut l'apporter , il le peut mais il ne les donne pas, vous allez devoir vous battre pour les obtenir


Néanmoins il tacha de chasser tout malentendu en reprenant aussitôt


-Je ne parle pas de combat physique contre le moindre adversaire, mais un combat contre vous même. Parlez moi donc de ce qui vous amène ici


Allait-elle parler ? Ou allait-elle se murer dans le silence ?
Bien sur il ne la forcerai pas à parler mais il avait le sentiment que pour l'aider il fallait d'abord commencer par la comprendre
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Kervely Lyreco
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Mer 30 Mai - 21:46
Irys : 39995
Profession : Mercenaire
My'trän +1
Pour toute récompense à mon charcutage de dos par l’Exécuteur en chef, je me retrouve à suivre un autre homme, toujours tout de métal vêtu, et toujours accompagner de ce reconnaissable couinement. Même si je savais que le pire était passé et que j’avais le droit à mon aide, je ne pouvais me résoudre à me détendre. Tout c’était passé si vite que je n’avais absolument pas eu le temps de dire un seul mot : la marque dans le dos, ma guérison miracle, ce certain Morr qui doit m’aider. Pas un seul mot n’ait sorti de ma bouche.

Je suivais l’Exécuteur Morr qui me conduisit, non sans noter une nonchalance de sa part, dans un dédale de couloirs. Cette marche me paraissait bien longue, mais nous fûmes vite arrivés dans une pièce. Elle devait servir de chambre si je prends en compte le lit en piteuse état. En tout cas, il s’agissait de la pièce la plus meublée qu’il m’a été permis de voir depuis mon arrivée ici.

Je le vis prendre place sur un bloc de rocher et fis de même de mon côté avec le mien. L’homme en face de moi me marchait dessus de toute sa hauteur. Je pense que je vais devoir m’habituer à ce sentiment de petitesse... Je ne pouvais d’écrire précisément la personne qui se tenait devant moi. Je ne pourrais même pas dire s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, tellement son armure noire et blanche le caché entièrement. Même en essayant de voir à travers les fines lames de son heaume, je ne pouvais apercevoir que de l’obscurité.

- Je ne cherche qu’à alléger ma...

L’homme avait poser un premier problème. Mais je n’avais pas eu le temps de répondre qu’il enchaîna dans la foulée.

- Je sais qu’il faut que je me batte, c’est bien pour ça que j...

Et il recommença. Ne peut-il pas me laisser parler à la fin ! A croire qu’il ne se soucie que bien peu de moi. A la suite de sa demande, je m’assurais qu’il avait bien fini de parler avant de dire quoique ce soit. Je m’étais un peu détendue, il est vrai, mais l’atmosphère froide et lugubre qui régnait ici n’aidait pas beaucoup.

Je croisais les mains sur mes genoux et les fixais intensément. Avais-je le droit de tout lui dire ? Non, bien sûr que non. Comment raconter à un homme…une femme... enfin à cette chose, toutes les horreurs que j’ai pu faire pour mon groupe, mon clan, ma famille ? N’allait-il pas me juger ? Rigoler en disant que suivre une route comme celui-ci depuis sa tendre enfance était complètement idiot, voir suicidaire ?

- Je suis désolée, mais tout ce dont vous avez besoin de savoir, c’est que j’ai fait des fautes et que je suis ici pour me racheter.

Sur ces douces paroles prononcer avec beaucoup trop de fermeté, je me levais. Je me dirigeais vers l’embrasure de la porte, mais me retournais une dernière fois vers Morr. Prise de remord, il me semble, je baissais la tête et repartie me rassoir.

- Je ne suis pas venue ici pour parler de mon passé, mais pour l’oublier. Je... j’ai...

Je regardais mes mains. J’avais l’impression qu’elles baignaient dans le sang de toutes les personnes mortes par ma faute. Elles me semblaient devenir soudainement bien lourdes.

- J’ai fait des choses horribles au nom d’un chef que je croyais parfait. Je veux me venger de ma famille... Et pour se faire, il faut que je devienne le genre de personne qu’ils ont toujours détesté. Ce genre de personne qui aide tout le monde, sans distinction.

Je soufflais légèrement. Je pense que je lui en ai assez dit pour une première visite. Ma vie est beaucoup trop compliquée à comprendre en si peu de temps. Je me redressais de toute la hauteur que pouvais me donner mes un mètre cinquante. J’essayais de nouveau de fixer ses yeux. Non, vraiment impossible de savoir ce qui pouvait se cacher au-dessus. Il pouvait s’agir de tout et de n’importe quoi. Un vieil homme à la barbe aussi longue que son âge. Une jeune fille encore plus jeune que moi, aux joues rosées et aux couettes. Ou l’inverse.

- Je viens de vous dire tout ce qu’il avait d’important à savoir sur moi. Donc maintenant, c’est votre tour.

Sans lui laisser le temps de réfléchir, je rapprochais mon siège et collais mon visage à à peine 2 centimètres de son heaume. Oui bon, il est vrai que j’ai dû me mettre à genoux, mais il n’était pas nécessaire de le faire remarquer. Impatiente et excitée, un fin ruban d’eau sorti de ma tenue pour aller s’enrouler autour du bras de Morr.

- Je veux savoir ce qui se cache sous cette armure.
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Morr
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Mer 30 Mai - 23:07
Irys : 139976
My'trän +2 ~ Suhury
Morr écoutait attentivement, regardant la jeune femme essayer de d'échapper à ses remord. Elle semblait s'éloigner avant de revenir d'elle même dans un spectacle qui n'aurait sans doute pas paru déplacé dans une pièce de théatre.
Pendant tout ce temps, l’apothicaire ne bougea pas d'un pouce ses yeux se contentant de la suivre faire ses aller retour sans l'empêcher le moins du monde de partir.
Ainsi avait-elle un passé compliqué, et une ancienne famille à oublier...



En fait elle tentait presque de devenir l'inverse de ce qu'elle avait pu être. Ça n'allait pas être une chose facile décidément, mais les ordres du temples étaient absolu, et l'homme ne comptais pas aller à l'encontre de ces dernier.

Il se permit de tapoter la table du bout de ses gantelets de fer l'observant la jeune femme se rapprocher de lui à une distance anormalement proche, mais il ne broncha pas, même quand un tentacule d'eau s'enroula autour de son avant bras.
En guise de réponse il secoua la tête, sa voix rendue étouffée par le heaume transmis néanmoins un peu de chaleur.



-Inutile de savoir ce que votre guide est ou est censé être. Sous cette armure il n'y a que de la peau, des os et des muscles rien qui ne soit très utile pour votre future quête, une armure vide, voilà ce que je suis censé être pas plus, pas moins.

Il ne comptait de toute façon pas retirer le symbole de sa charge au sein même de l'institution cela aurait été le pire outrage possible...
Mais il ne tenait pas non plus à rester ici trop longtemps, le cas de la jeune femme était complexe et s'il ne serait pas résolu en quelques jours, il fallait tout de même commencer quelque part.
Une petite expression de surprise le traversa quand il sentit l'eau couler sous sa plate, touchant une peau qui n'avait connu jusque là que le contact froid du métal. Cette dernière était chaude, et avait du se réchauffer grâce au corps de la jeune femme devant lui.



-Une fille de Dalaï.... intéressant... il est vrai que votre peuple est connu pour ses penchant impulsifs.... Qu'importe.... suivez moi !



Utilisant ses dons, il insuffla une douce sensation de chaleur dans le corps de sa patiente la forçant à oublier l'idée de le voir enlever cette armure pour se concentrer sur un besoin plus pressant, il hésita presque à aller jusqu'au bout de l'opération, mais se retint pour ne pas l'incommoder d'avantage. Les Exécuteurs devaient rester froid, c'est donc ainsi que la vague de chaleur bienfaisante s'interrompit après quelques instants

-Sachez simplement que je m'appelle Morr, Exécuteur blanc du temple, et j'ai fais le serment de vous aider à vous soigner, d'une manière ou d'une autre. Et un apôtre ne revient pas sur sa parole une fois donnée, suivez moi.




Il la conduisit dans une suite de long couloirs qui finirent par déboucher sur la sortie de la pyramide ou les attendaient le soleil encore haut dans le ciel et un air encore frai.
Morr inspira profondément pour chasser un étrange sentiment qu'il ne reconnaissait pas avant de se tourner vers sa protégée.

-Comment dois-je vous appeler au juste ? Nous somme censé passer beaucoup de temps ensemble par le futur, et je me vois mal user de formules de politesses durant toute cette période.




Il lui laissa le temps de répondre avant de regarder aux alentours ne sachant trop par ou commencer.
Le monde était vaste et guérir la jeune femme allait commencer justement par ce qu'elle voulait faire: devenir quelqu'un qui aide les autres, une sorte de héro aux yeux du peuple.

-Le continent est vaste, les occasions de briller nombreuses, surtout pour une adepte de l'eau comme vous. Par ou devrions nous commencer ? L'Est ? L'Ouest ? Le Nord ? Le Sud ? Ce ne sont pas les villages qui manquent et les bandit non plus d'ailleurs.



Cela c'était au moins un point certains, les bandits courraient la région, les créatures dangereuse de Mytra rodaient et les rivalités ne cessaient d'augmenter. La jeune femme n'avait que l'embarras du choix, même si commencer doucement pouvait être une idée plutôt recommandable.

Après quelques instant de marche, ils trouvèrent un tableau de prime remplit d'affiche en tout genre et Morr se permit de les montrer du doigts

-La communauté cherche toujours des âmes charitables, qu'en dites vous ?
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Kervely Lyreco
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Jeu 31 Mai - 10:46
Irys : 39995
Profession : Mercenaire
My'trän +1
- Appelez-moi simplement Kervely. Ou Kervy. Je ne sais pas, comme vous voulez.

C’était peut-être trop tôt pour lui demander quelque chose comme ça. Après tout, il ne devait pas enlever souvent son armure. Même s’il a l’air renfrogné à cette idée, je finirai bien par l’avoir un jour : de un, il va bien être obligé de prendre sa douche un moment ou un autre ; et de deux, je ne vais pas passer tout mon temps à lui parler de ma vie et de mes problèmes.

La chaleur de l’extérieur ne m’avait absolument pas manqué. Dans ma simple tenue et mon manteau noir, je crevée de chaud. Je ne voulais pas savoir ce que ressentait Morr à l’intérieur de son armure et encore moins le sentir….

- Je ne me suis jamais aventuré plus loin que les alentours de Darga. Je sais juste que l’Orga….le village faisait beaucoup de missions sur les rives de l’Ünench, au Sud-Ouest. Je pense que c’est par là qu’on devrait commencer.

Au loin, on pouvait apercevoir un tableau de primes. Super, il suffisait de voir les différentes demandes sur les berges de l’Ünench, et une fois là-bas, on avisera.
Marcher à côté de Morr était quelque chose de bizarre. Pour chacun de ses pas, je devais en faire trois fois plus. L’orchestra…lui avec ces « COUINE COUINE » et moi avec mes « PLOUC PLOUC ». J’avais envie de lui parler, mais aucun son ne sortait de ma bouche. Mais qu’est-ce qui se passe ? Serais-je ce qu’on appelle « timide » ? Non, à ce que j’ai lu, les personnes qui en souffrent ont généralement des problèmes de confiance en soi. Ma confiance et moi, on s’entend très bien, donc ça ne doit pas être ça. Je réfléchirais à ce problème plus tard. En attendant, nous venons d’arriver devant le tableau de prime.

Le tableau était rempli de centaine de feuille. On aurait dit mon tableau d’attribution des missions. Une chaleur malaisante se forma au niveau de mon ventre. Quelque chose de dérangeant, de troublant. Le simple fait de me souvenir de mes missions me donnais envie de vomir. Je déglutis péniblement et repris mon sérieux.

Il y avait beaucoup trop de feuille. Le tableau était devenu un bazar sans nom, où les nouvelles demandes se mélangeaient aux anciennes, sans distinction. Je passais délicatement la main dedans. Elle s’enfonça de plusieurs centimètres dans l’épaisse couche de papier.

- Je suis bien d’accord avec vous, adepte de Mochlog. Mais allons-nous devoir « choisir » ? Trop compliqué.

Toujours en le fixant, je pris une feuille au hasard qui était dans la partie du tableau destiné à la direction « Sud-Ouest », le début du voyage. Je la lis rapidement et la lui tendis.

- On peut aller dans cette ville, à ce qu’on lit sur la fiche, le taux de criminalité a considérablement augmenté depuis l’implantation d’un groupe. On les tues tous comme ça, plus de problème.

Je me renfrognais un peu après sa réponse. Pas le droit de tuer ? Je suis désolée, j’essaye de me racheter auprès des victimes innocentes que j’ai assassinées. Je n’ai jamais dit que je voulais devenir une sainte. Je mis la feuille dans mon sac à dos. Je tournais sur moi-même pour essayer de savoir dans quel sens partir. Une fois le chemin trouvé, je me retournais vers Morr et lui fit signe de me suivre.

- De toute façon, à ce que j’ai compris, vous devez me suivre partout pour m’aider à trouver ma rédemption, non ?

J’accélérai le pas, mon sac à dos frappant dans mon dos. Le chemin allait être long jusqu’à la nouvelle ville. Mon objectif durant ce trajet est de savoir ce qui se cache sous l’armure. Un objectif bien marrant.

Pour la première fois depuis bien longtemps, j’avais l’impression de…. m’amuser.
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Morr
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Sam 9 Juin - 11:54
Irys : 139976
My'trän +2 ~ Suhury
-Très bien...Kervy

L'Exécuteur dut faire un gros effort pour se montrer aussi familier, ses croyances le poussant d'avantage à une politesse froide qu'à un concours de surnoms. Au moins son prénom n'était-il pas source de ce genre d'ennuis. En effet même avec toute la bonne volontée du monde, il ne voyait pas comment il aurait pu réduire un prénom de quatre lettre aussi simple.
Toujours est-il qu'il hocha la tête en signe d'assentiment
Le sud-ouest ? Pourquoi pas après tout, il fallait bien commencer quelque part, et si l'homme ne savait pas ou commencer, la jeune femme lui offrait une piste toute tracée.

-Recommencer au point même de ta vie précédente, cela semble une bonne idée.

Un sourire amusé, quoique dissimulé se fit jour sous son masque de fer alors qu'elle se renfrognait à l'idée de ne tuer personne. La réalité quelque peu différente mais c'était après tout une idée qu'il faudrait adopter pour le moment, il se permit simplement de nuancer le propos.

-Ne tuer personne serait présomptueux, disons simplement que toutes les actions destinée à vous faire gagner en popularité sont bonnes à prendre, évitons donc de vous faire mettre la population à dos. Le peuple retiens bien mieux les infamies que la bonté du quotidien.
Fort heureusement le peuple n'aime que peu les bandits.


C'était au moins cela de dit, l'interdiction de meurtre se limitait aux gens du communs. Après tout personne ne considérait les sources d’insécurité de la région comme des gens à protéger, la voie était donc ouverte à un sacré massacre.
Morr lut la fiche qu'on lui présentait opinant du chef avant de chercher la route qui correspondait, détaillant les chemins et tachant de trouver par la même une sorte de révélation s’interrompant uniquement quand elle demanda des précisions sur le "contrat" qu'elle avait passé.

-Exact, vous aidez jusqu'à ce que vous vous pardonniez vous même, néanmoins si ma présence n'est plus nécessaire, je repartirais selon votre souhait.


Car même s'il devait l'aider, elle pouvait le congédier, après tout un patient peut bien changer de médecin, ce serait alors un autre Exécuteur qui prendrait sa place, surement un changement transparent car chacun d'entre eux se ressemblaient si ce n'était pour la pierre qu'ils portaient au torse.
Mais l'homme préférait suivre cette voie jusqu'au bout, car c'était celle que le maître lui avait confié.
Sans discuter outre mesure, il emboîta le pas de sa protégée.

Le voyage fut long, mais la route était pour le moment plutôt sure, Morr marchait infatigablement, les dons de son dieu lui permettant de ne pas souffrir des aléas du voyage alors que la moindre blessure se retrouvait rapidement soignée par elle même.
Le paysage défilait à son rythme, et l'Exécuteur regretta presque de ne pas avoir pris Drazaar avec lui, le griffon leur aurait sans doute permit d'arriver bien plus vite.
La jeune femme avait toujours son sac qui frappait son dos à mesure de ses pas et l'homme se prit presque en pitié de la petite jeune femme qui pour chaque pas qu'il faisait en faisait deux ou trois.
Alors qu'ils marchaient, le soleil lui commençait à décliner, et ce n'est que lorsque que leurs ombres s'allongèrent fortement que l'Exécuteur s'arrêta net au milieu de la route observant les alentours avant de sentir un petit impact sur son armure.
Il se retourna pour découvrir Kervely par terre.

-Il est temps de faire une pause, ou vous ne tiendrez jamais jusqu'à la ville.


S'immobilisant un temps, il la regarda avant de demander.

-Tu vas bien ?


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Kervely Lyreco
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Mar 26 Juin - 9:40
Irys : 39995
Profession : Mercenaire
My'trän +1
Faire une pause n’était vraiment pas de refus. Mes pieds me faisaient atrocement mal, sans compter la douleur saignante que j’ai dans le dos à force d’avoir le sac. Je le posais à terre et m’écroulais presque dessus. Cet exécuteur avait l’air complètement infatigable, comme un surhomme qui marche sans s’arrêter, jusqu’à la fin du monde. J’enlevais tranquillement mes chaussures, en faisant bien attention aux ampoules que je peux avoir. Ma peau était devenue noir à cause de la grasse accumulée au fil des jours.

- Je vais chercher un coin d’eau pour pouvoir me laver. Si ça ne vous dérange pas, restez ici, tranquillement.

Je me dépêchais de pendre tous ce qu’il me fallait pour faire ma toilette et partie d’un pas rapide.

Je ne trouvais un petit lac que quelques minutes après mon départ. Il était entouré d’une épaisse végétation et la noirceur du lieu n’était que contrebalancé par des centaines de lucioles qui tournaient autour de l’eau stagnante. Je me déshabillais facilement, accrochais le tout à une branche d’un arbre et plongeais la tête la première dans l’étendue sombre. L’eau m’engloutit toute entière, je retrouvais enfin mon havre de paix. Je m’amusais, flottant sur le dos, à faire de mini geysers autour de moi.

Après bien une dizaine de minutes à m’amuser dans l’eau, je décidais d’enfin sortir et de rejoindre l’exécuteur. Je me séchais en faisant s’envoler les centaines de gouttes sur mon corps. Je commençais à avoir mal à mon œil droit, c’est ça de vouloir trop s’amuser avec ses pouvoirs. Ma vision devenait de plus en plus floue de ce côté-là. Je réussis tout de même à m’habiller et repartie vers notre campement provisoire.

La route était longue, parce que je me suis bien perdue une dizaine de fois. Toutes les routes se ressemblent dans ce coin de la région et comme je ne me suis jamais aventurée aussi loin de mon village, il est difficile pour moi de savoir où aller. Mais une lumière chaleureuse jaillit à travers la végétation. « Aaaah, je retrouve enfin mon chemin ». Je me déplaçais comme je pouvais à travers la végétation luxuriante. La lumière était de plus en plus forte.

- Enfin je vous retrouve, je pensais mettre définitivement perd-

Ho.
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Morr
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Lun 16 Juil - 17:25
Irys : 139976
My'trän +2 ~ Suhury
L’Exécuteur était content de voir que la jeune fille allait enfin le laisser seul pendant quelques instants. Il allait pouvoir souffler et se reposer. Ça ne faisait même pas une journée qu’il devait la surveiller. Alors comment expliquer qu’il connait presque toute sa vie ? Il est vrai qu’elle était assez réfractaire au début, mais maintenant c’est un vrai moulin à parole.



A peine partie, il souffla et se détendit. L’Exécuteur ne savait pas forcément comment avancer, ne savait pas quoi faire ni comment le faire. Il ne devait pas trop la laisser seule, mais devait quand même la laisser agir d’elle-même. Tout en réfléchissant à ce que pouvait devenir cette aventure hasardeuse, Morr regroupa quelques brindilles et alluma un feu. Qu’importe si des brigands arrivent, ils ne feront pas long feu au contact de l’Exécuteur.



La lumière inonda dans un diamètre de 5 mètres autour de lui, les langues de feu fouettant l’air. La chaleur du feu n’était pas nécessaire pour un adepte de Mochlog tel que lui, mais sa présence était réconfortante. Il réfléchissait toujours à ce qu’il allait faire de son….comment dire…client ? Enfant ? Patient ? Tant de mots peuvent signifier ce que Kervely Lyreco est pour Morr. En attendant, il n’avait pas fait beaucoup d’effort avec elle. C’est peut être parc que ce n’est juste que le début de leur aventure.

Cela faisait bientôt cinq minutes qu’elle était partie. Dans un coin de sa tête, l’Exécuteur aurait juré vouloir qu’elle ne revienne jamais, mais cette idée disparue assez vite, remplacé par une envie irrésistible de nourriture. A peine cette pensée traversa sa pensée qu’une créature passa devant lui. Quatre pattes, une robe brune foncée. Ni une ni deux, Morr attrapa son Klaive et parti en quête de cette viande. La traque ne fut pas aisée, surtout vu le bruit que générait son armure,mais les adeptes de Mochlog avait quelques dons supplémentaire, et pour l'homme, générer un petit bouclier apte à emprisonner un animal n'avait rien de compliqué, au contraire, cela l'aidait à développer ses dons.
La traque se termina avec la mis à mort de la bête d'un coup de Klaive gracieux. La technique pour un animal ou un humain était la même et il fit attention à ne pas faire souffrir l'animal outre mesure
La viande mettait du temps à cuire, mais sa protégée aussi. L’Exécuteur avait encore un peu de temps pour la laisser cuire, en la tournant légèrement autour du feu. La viande allait se parfumer à l’odeur de la fumée et cuire de façon uniforme sur toute sa surface. Son talent de cuisinier était quelque chose qu’il n’avait pas utilisé depuis longtemps. D'autant qu'il ne comptais pas vraiment manger de cette viande, du moins pas sous cet état. Cette armure contraignait les repas, et il devait se nourrir via une paille en présence d'étranger, telles étaient les coutumes du temple.

Des bruits se firent dans l’amas de feuilles et de buissons sur sa gauche. Instinctivement, l’Exécuteur plaça sa main sur son épée, prêt à dégainer. Mais c’était Kervely, la tête plein de feuilles et de branches. Un petit rictus aux lèvres, heureusement caché derrière son heaume de fer, il reprit la cuisson de sa viande.



-J’espère que vous avez faim. Et veuillez enlever toutes les feuilles de vos cheveux. Le camouflage « plante vert » est complètement désuet de notre temps.



Un silence se fit, car oui, l'apôtre venait de tenter de faire de l'humour. Oh bien sur ce n'était pas encore ça, mais au moins avait il essayé...
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Kervely Lyreco
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Dim 22 Juil - 17:07
Irys : 39995
Profession : Mercenaire
My'trän +1
Il fallait vraiment que ça tombe sur moi ? Cette situation était vraiment.... « Embarrassante », je n’avais pas d’autre mot. Les feuilles me collaient de partout, la boue imprégnait de plus en plus mes vêtements, et je ne parle même pas encore de l’odeur ! On rajoute avec ça le fait que monsieur Morr a choisi le meilleur moment pour lancer des blagues, et vous vous retrouver avec une Kervely complètement dans les vapes.

- Si c’était possible d’éviter de faire des blagues sur le physique, ça m’arrangerai. Surtout que je suis désavantagée, n’est-ce pas ?

Je m’approchais un peu plus du feu. Sa bonne chaleur me recouvrait de plus en plus, chassant toutes les idées noires que j’aurai pu avoir. La viande sentait très bon, et mon ventre ne mit pas longtemps à me le dire aussi.

Je n’avais que très peu de chose à dire à monsieur Morr. Ça ne faisait pas très longtemps qu’on se connaissait, ou juste se fréquenter. Malgré les apparences, je suis quelqu’un de timide et d’introvertie, après tout. Je me voyais mal commençait à lui raconter mon enfance, mes passions, mes hobbies etc.

Je ne savais pas quoi lui dire tout court, surtout.

- Hmm...comment....comment vous avez fait pour attraper cette viande ?

Oui, bien sûr Kervy ! Parlons lui de la chasse aux gibiers. Comme s’il n’existait pas d’autre sujet beaucoup plus intéressant que ça....

La nuit commençait vraiment à tomber, les étoiles nous servant de lumière naturelle. Quand j’étais petite, mes parents m’avaient appris à me repérer par rapport à elle. Il m’était toujours compliqué d’apprendre leur nom, mais leur forme était tellement claire et simple que je n’avais aucun problème pour les retrouver.

Les dernières braises du feu s’étant éteinte, monsieur Morr et moi nous étions allongés autour de l’ancien brasier. Je n’avais pas le cœur aux bavardages, surtout que je n’étais absolument pas habituée à cela et que je n’avais, pour ainsi dire, aucun sens de la conversation.

- Avez-vous appris à reconnaître les étoiles, monsieur Morr ?

Je pointais la première constellation qui se trouvait au-dessus de moi. La constellation de Dalaï n’était pas la plus simple à reconnaître, mais c’était celle-là qu’on m’avait appris en premier à reconnaître.

- Voyez-vous, la constellation de Dalaï est la plus vieille et la plus belle des constellations du ciel. Pas parce que c’est ma déesse de cœur, mais parce qu’elle représente mes motivations : selon la légende, elle est la représentation de deux personnes ne voulant pas se séparer. Ils se sont alors accrochés ensemble grâce au pouvoir de l’eau que la déesse Dalaï leur avait donné. Depuis, ils sont restés ensemble.

Plus je parlais de la constellation de Dalaï, plus je me perdais dans les descriptions de sa légende, au point que, cinq minutes plus tard, cela faisait déjà plus d’une heure et demi que je parlais.

La nuit allait être courte, mais parler avec monsieur Morr devait maintenant devenir quelque chose d’habituel. Je continuais donc un peu, jusqu’au moment où, en plein milieu de ma phrase, j’entendais des ronflements.


- Je vois que cette histoire de légende des constellations vous intéresse, monsieur Morr.

Intérieurement, je rigolais. C’est vrai que moi aussi je m’étais endormi la première fois qu’on m’avait donné des explications dessus.

- Bonne nuit, monsieur Morr.

Je me tournais dos à l’ancien brasier, et laisser la déesse Dalaï bercer mes rêves et me prendre dans ses bras.
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