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Chroniques d'Irydaë
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 À un jour près

Zaël
avatar
Mar 19 Juin - 10:01
Irys : 912219
Profession : Gharyn de Busad
My'trän +3 ~ Kharaal Gazar (homme)
Il avait à peine fait un pas en dehors de ses appartements qu’un protecteur l’accosta.

« Primo-Gharyn, des marchands du clan Garsha nous ont remis cette missive tôt ce matin. Mais ce n’est pas eux qui l’ont écrites, nous ne connaissons pas ce sceau non plus. Ce serait une femme qui l’aurait donné à une caravane de marchand. »

Il était fort probable qu’il ait attendu là pour pouvoir lui remettre la missive. Sa provenance douteuse ne permettait pas de la classer comme prioritaire. D’ailleurs, si elle n’était pas arrivée par Milly du clan Garsha, probablement qu’un commandant aurait d’abord lu la missive avant de décider si oui ou non le primo-Gharyn avait besoin d’être dérangé. Un heureux hasard pour l’envoyeuse, moins pour le destinataire.

« Merci Otto, vous pouvez disposer. »

Aussi serein qu’il pouvait l’être après une nouvelle nuit de sommeil agité, il se rendit à son bureau comme prévu. Ce matin était réservé pour les problèmes de la ville, l’accueil des clans et l’en-revoir à d’autres. Il salua de la tête et d’un mot la protectrice à la porte de son bureau avant de s’installer pour lire la lettre. Il lut sans vraiment comprendre ce qu’il avait sous les yeux une première fois. Puis il recommença et se demanda s’il était vraiment réveillé. Il releva la tête regarda du côté de la porte, la garde était toujours là impassible. Rien n’avait changé dans la pièce non plus. Le balai des visites n’avait pas encore commencé.

Son cerveau était comme paralysé. Des gens allaient encore mourir s’il s’y prenait mal. Une chose était claire : hors de question d’en parlait à Darim. Il était bien trop protecteur avec lui ses derniers temps. Mais en parler à personne était impossible aussi, il aurait l’impression de les trahir. Indécis, oscillant d’une idée à une autre, il était immobile sur son siège. Ce fut ainsi que le trouva le commandant Eli. S’il en fut perturber, ce ne fut qu’un instant avant de s’attaquer aux raisons de sa visite : l’installation du clan Garsha, avec sa centaine de membres, dans les murs de la Tour, la liste de leur besoin et de leur apport, la mobilisation d’une vingtaine de protecteurs pour aider à réparer la route du sud abîmé par les nombreux transit en direction de la ville portuaire et d’autres menues détails. Zaël totalement ailleurs hochait la tête et parlait par monosyllabes.

Toutes sa journée sembla se dérouler au ralenti, après avoir rencontré d’autres commandants avec d’autres rapports oraux, il rencontra les dirigeants du clan récemment arrivé puis se fut au tour des diverses requêtes d’autres villes. Quand il fut enfin seul, c’était de nouveau le soir. Une décision devait être prise. Une personne au moins devait être informée qu’il partait ce soir pour arrêter Zora et l’empêcher de commettre l’irréparable. Son choix s’arrêta sur Oleg. Ce n'était pas exactement un ami mais quelqu'un en qui il avait confiance et pas un membre des protecteurs. Sa demande le mettrait moins dans l'embarras que s'il faisait appel à un commandant. Sans plus attendre il sortit comme pour une de ses balades nocturnes et alla à l'auberge où il avait l'habitude de se rendre quand il pouvait.

Une fois sur place, il demanda à parler avec le propriétaire en privé, ça c'était déjà plus inhabituel. Rien que ça suffit à ce dernier pour comprendre la gravité de la requête à venir.

« Ce n'est pas un service anodin que je vais vous demander. Pourriez vous remettre ceci aux Protecteurs à la première heure demain ? Vous avez le droit de refuser bien sûr. »

Une fois seulement qu'Oleg eut accepté et que Zaël l'eut assuré que tout irait bien - sans convaincre qui que ce soit - il partit pour retrouver son ovchin au sommet de la Tour. Le tout était de s'envoler assez haut pour que personne ne remarqua sa présence sur son dos. Le chemin n'était pas bien compliqué jusqu'au point de rendez-vous. Sans pause il devait y être demain dans la journée

Son plan était plutôt simple d’ailleurs : arrêter la criminelle et sauver les otages coûte que coûte. Seul, bien sûr, pour ne pas risquer leur vie. Raskhal aussi ne viendrait pas avec lui. Il ne voulait pas le compromettre et puis, c'était un peu son seul élément de surprise. Une fois sur place, il survola la zone en espérant repérer des éléments comme la présence de piège ou d’acolytes. Ce fut seulement après qu'il se posa à l'écart et rejoignit le lieu du campement ou l'endroit qu'il pensait être le lieu où l'attendait la fugitive. Son compagnon laissait derrière ne tarda pas à s'envoler pour le suivre depuis les hauteurs.

Incertain, Zaël appela brisant le silence tout relatif de la nature. Il avait piètre allure après avoir passé la nuit à voler inquiet de la rencontre à venir.

" Zora ? "


x8
Code couleur : #cc00ff
Darim s'exprime en #00cc00
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Zora Viz'Herei
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Mar 9 Oct - 5:28
Irys : 1830083
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

Allongée sur l'une des branches d'un arbre centenaire, le regard perdu dans les multiples nuances artistiques offertes par ses ramages, elle se contente d'attendre. Les secondes lui ont rarement parues si longues... Zora appréhende peut-être autant qu'elle espère la venue de Zaël. Cela fait des jours maintenant qu'elle imagine la tournure que pourrait prendre les événements. Mais les choses ne se passent que rarement comme on le souhaite. Difficile, donc, de dire si ce sera la violence ou la dialogue qui animera son échange avec le Primo-Gharyn.

Néanmoins l'hostilité, si elle doit prendre le dessus sur le bon-sens, ne sera pas de son fait. Ses intentions sont aussi pures qu'elles peuvent l'être et elle s'est contentée d'évoquer la vérité dans la missive qu'elle a adressée au maître de Busad quelques jours plus tôt. La rouquine suppose néanmoins qu'il se méfiera. Elle ne peut lui en vouloir dans la mesure où elle ne lui a guère donné de raisons de penser autrement...

Un bruissement d'ailes majestueux brise un instant le relatif silence régnant dans la clairière. Elle se redresse et observe alors avec intention la silhouette de l'animal volant qui détonne avec les cieux d'un bleu immaculé. Un sourire se dessine sur les lèvres de la disciple de Möchlog: il est venu! Et seul, visiblement! Pour l'instant tout semble se dérouler comme elle l'espérait. Est-ce trop beau pour y croire?

Elle quitte son perchoir et se réceptionne avec un semblant de grâce sur le sol de la forêt. Les muscles de ses jambes protestent sous l'impact mais sa magie de guérison, fusse-t-elle l'ombre d'elle-même, lui permet de les réduire au silence. La rouquine se contente ensuite de s'adosser contre le tronc du vénérable arbre, attendant que son invité se montre. Ce qu'il fait quelques instants plus tard.

Elle se montre pratiquement à l'instant ou il l'appelle, ne souhaitant guère jouer à un jeu sans intérêt. Elle fait un geste de la main pour attirer l'attention de l'homme puis l'observe un instant. Le regard de la fanatique vagabonde ensuite sur les environs à la recherche d'une présence non-désirée. Mais Zaël semble bel et bien avoir respecté son exigence. Comment aurait-il pu faire autrement alors que la vie d'otages étaient en jeu? Les personnes qui se laissent dicter leur comportement par la morale sont bien trop prévisibles...
"Zaël..." répond-t-elle de sa voix douce. "Dois-je voir dans votre venue l'expression d'une inquiétude ou celle de la curiosité? Les deux, peut-être?"
Un sourire se dessine doucement sur les lèvres de la rouquine tandis qu'elle fait un pas de plus dans sa direction, lui laissant alors l'occasion de répondre. Elle garde toutefois une distance raisonnable entre elle et lui. Il n'apprécierait probablement pas qu'elle se rapproche trop de lui, de toute façon. Tout comme elle ne tient pas à se mettre trop vite à sa portée.
"Vous devez probablement vous demander où sont les otages?" suppose-t-elle. "Soyez rassuré: il n'y en a aucun! Ou plutôt, il n'y en a plus! Vous comprendrez, j'en suis sûre, que j'étais forcée d'avoir recours à un tel stratagème pour obtenir votre attention! Toujours est-il qu'ils sont à présent libres. Voyez ça comme un signe de bonne volonté de ma part..."
Elle se garde néanmoins de préciser quel style de liberté elle leur a accordés. Car Zora s'est vite rendue compte que des otages demandaient trop de travail à surveiller. Sans parler du fait qu'il fallait les nourrir ou encore les détacher à chaque fois qu'ils souhaitaient soulager la nature. Il était bien plus simple de les soulager de leurs existences souillées et de permettre à leurs âmes de renaître sous de meilleures auspices.
"J'ai de précieuses informations à vous donner!" lui explique-t-elle. "Ainsi qu'une opportunité à vous offrir! Mais nous y reviendrons plus tard!"
Zora le pressentait déjà au bal: lui et elle n'ont pas à être ennemis. Plus maintenant, en tout cas. Car le voyage à Daënastre a remis bien des choses en perspective. Il leur a donné un autre sens. Et même si Zaël s'entête à la percevoir comme une adversaire, il n'en reste pas moins qu'elle se préoccupe également du bien-être de son peuple. D'une façon différente, probablement. Mais n'est-ce pas l'intention qui compte?
"Mais souhaitez-vous seulement entendre ce que j'ai à vous dire?" s'enquit-elle. "Ou avez-vous dans l'idée de donner à cette rencontre une tournure moins... amicale?"
Elle estime avoir déjà fait un pas dans sa direction en libérant les otages. Et même si sa survie au bal était avant tout le fait d'Althéa, le fait qu'il respire encore aujourd'hui malgré la trace qu'elle a laissé dans sa chair exprime également une forme de charité. En est-il conscient? Ou souhaite-t-il poursuivre une lutte qui n'a plus le moindre sens aujourd'hui?




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

Spoiler:
 
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