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Chroniques d'Irydaë
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 Sous l'ombre des grattes-ciels

Gwen Feien
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Lun 2 Juil - 10:46
Irys : 1706828
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
C’était plus facile quand on était chez Sanaë, elle était là pour faire tampon. Maintenant on est plus que deux. Avec tous les passagers du train. Mais ce n’est pas pareil, je ne leur parle pas à eux, je ne les connais pas. Tout comme ma vis-à-vis au final. Ça fait trop peu de temps qu’elle a débarqué dans ma vie, je ne sais toujours pas quoi faire avec elle. J’ai accepté sa proposition de voyager un peu ensemble, de se rendre à Alexandria, ma ville natale. Décision peut-être hâtive, je la regrette presque. Pour me laisser du temps et échapper à un échange inconfortable, j’annonce très vite que je vais me reposer durant le trajet. Les yeux fermés, sans vraiment dormir, j’entends toutes les petites conversations semi-étouffées autour de nous. Seule distraction disponible jusqu’à ce j’ouvre de nouveau les yeux. Je ne peux pas dormir pendant une journée entière non plus…

« Je vais me dégourdir un peu les jambes, on mange après si ça te va ? »

Le chariot de nourriture ne devrait pas tarder à circuler. Je commence à avoir l’habitude à force de voyager. Tout comme du goût de leur plat. Rien que de la routine. Ça n’accélère pas vraiment le passage du temps. Pas plus que cette « promenade » dans les wagons qui se finit bien assez vite. Retour à la case départ et au relatif silence. Manger occupe au moins. Après une heure, deux heures peut-être j’ouvre de nouveau la bouche. On est encore loin d’être arrivé mais c’est un bon moment comme un autre de commencer à parler de ce qu’on va faire.

« Je te propose qu’on commence à trouver un hôtel une fois sur place, même si on arrive le matin, ce sera plus simple de se déplacer. Le quartier le plus extérieur, c’est le mieux. Si on se met dans celui du milieu on ne verra pas le ciel, pas avec des moyens raisonnables. »

Puis l’attente reprend. Il reste encore le repas du soir, la nuit et nous serons arrivées. Bouger ne fera pas de mal. Être confiné avec quelqu’un sans savoir trop quoi dire ce n’est pas des plus confortable. Dormir non stop n’est pas une solution non plus. Laissé le silence se faire et regarder dehors n’est alors pas plus mal.

Inutile de dire que je suis soulagée quand on peut enfin mettre un pied dehors. Je la guide comme convenu depuis les hauteurs vers le sol pour rejoindre le troisième quartier. Je la mène dans un établissement où j’ai l’habitude de descendre quand je suis en ville. D’ailleurs l’employée me reconnaît. Ce n’est pas pour autant que j’ai le droit à une ristourne. Enfin, vu les prix ce serait compliqué. Ce n’est clairement pas un étoilé. Juste un établissement petit et banal avec des chambres simples et dénudées qui me conviennent parfaitement.

Une fois que chacune de nous a posé ses affaires et est ressortie dans la rue, je la questionne.

« Alors par quoi tu aimerais commencer ? Il y a des choses que tu aimerais voir, savoir ? »

Bon, je ne prévois pas spécialement de faire le guide touristique tous les jours. Mais pour son premier jour en ville ça me semble pas mal. Histoire qu’elle connaisse un peu des lieux où aller et ceux à éviter pour les gens honnêtes. Rien que de très basique. Je n’ai pas l’habitude d’être dans ce rôle, de sœur autant que de guide, c’est aussi pour ça que je me réfère à Allys. Ou que j’essaye. Je prends le plus souvent mes décisions seule. Les seuls fois où j’ai voyagé avec quelqu’un, c’était moi qui prenait les décisions. Que ce soit avec Cinder ou Eddy. Et en aucun cas, ce n’était des loisirs.




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Allys Terasu
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Mer 15 Aoû - 19:41
Irys : 1017994
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Voyager seule était bien plus apaisant que cette situation dans laquelle elle s’était pourtant fourrée toute seule. La proposition avait été lancée spontanément et, sans doute, n’avait-elle pas anticipé que la réponse serait positive. Mais de quoi se plaint-elle donc n’est-ce pas ? Une virée entre sœurs n’a rien de déprimant. En théorie, seulement. Allys jeta vaguement un regard vers la silhouette assoupie de Gwen. Elle ne dormait pas en réalité, l’ingénieure avait saisi le message. Sa demie-sœur était la spécialiste pour fuir les confrontations, même s’il s’agissait de simples discussions. D’accord, Allys n’était pas la personne la plus loquace qui soit, ni celle qui possédait le plus grand tact, mais la cadette n’aidait clairement pas non plus. C’est pourquoi la blonde laissa échapper un soupire d’impuissance avant de diriger son regard vers la vitre et ses paysages ennuyants.

La situation resta telle quelle jusqu’à ce que finalement la plus jeune du duo ne brise le silence. Brièvement. Aussitôt l’invitation à manger lancée que la jeune femme mettait les voiles. Allys avait toutefois hoché la tête en accord. Le chariot de nourriture passa au niveau du wagon peu de temps après le départ de la brune. Allys interpella le serveur et lui prit quelques entrées et desserts divers accompagné de deux plats différents, ne sachant pas ce qu’appréciait sa sœur. Elle attendit son retour, qui ne tarda pas d’ailleurs.


« J’ai pris un peu de tout, ne sachant ce que tu préfère… Enfin, y a jamais rien de fou dans les trains mais bon. »

Elles mangèrent dans un relatif silence mais il devint si vite pesant que la brune le brisa rapidement. Certes, il s’agissait surtout de logistique mais c’était tout de même bienvenue compte tenu de la situation. Allys acquiesça aux remarques, déclarant qu’elle faisait confiance à sa jeune sœur là-dessus. Elle ajouta d’ailleurs qu’il lui était déjà arrivé de passer dans la ville pour du travail mais elle n’avait jamais vu grand-chose de la ville si ce n’est les immenses tours du quartier où elle logeait. Et puis, après la brève discussion, le mutisme commun avait reprit ses droits.

Lorsqu’elles arrivèrent à destination, les deux femmes eurent le même soupire de soulagement. Bouger, sortir de ce confinement étouffant et cette tension permanente était un véritable salut. L’ingénieur suivit docilement Gwen jusqu’au quartier annoncé. L’établissement où elle logerait ne payait pas de mine mais contrairement à ce que l’on pourrait penser d’une ingénieure réputée, Allys n’y voyait pas le moindre inconvénient. Elle se contenta de poser ses affaires avec un rapide coup d’œil à la la chambre. Deux lits simples trônaient dans la pièce, un pot de chambre et une douche sommaire étaient placés derrière un grand paravent. Rien d’extraordinaire en somme.

De retour dehors, Gwen questionna la jeune femme sur ses envies.


« Et bien… J’aimerais bien me rendre au marché du troc, j’en ai beaucoup entendu parlé mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’y rendre. Il y a le marché de l’automobile aussi dont on m’a dit du bien également et, mh… La boutique Joyaux d’Or, je crois que c’est son nom, si ma mémoire est bonne, est une véritable pépite. Après pour le reste… J’avoue que je n’y connais pas grand-chose, je ne suis pas vraiment calée niveau histoire. »


Spoiler:
 




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Gwen Feien
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Jeu 16 Aoû - 9:32
Irys : 1706828
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Le marché du troc évidemment, un incontournable des touristes et des voleurs, bien sûr. Il n’y a peut-être pas d’irys en jeu mais les objets de valeurs circulent parfois et les gens ne se baladent pas les poches vides, la plupart du temps. On dit « le » alors qu’il y en a plusieurs. Au troisième quartier comme au deuxième. Notamment à la limite des versos et des astros. Un bon endroit pour chopper des objets de valeurs que portent les larbins des astros envoyés là en pâture pour récupérer une bricole pour leur parton/ne ou pour eux-mêmes, allez savoir. Un endroit très prisé pour les gains à se faire et l’espoir de voir sa petite nouveauté remonter dans les mains d’un potentiel portefeuille, quelqu’un qui finance quoi.

La boutique aux Joyaux d’Or je connais aussi et je suis surprise qu’elle m’en parle. Ça fait un moment que je n’ai pas vu la nièce du propriétaire ou que je n’ai eu de ses nouvelles. Je me demande si elle a mis son apprentissage à bon escient. Drôle de coïncidence qu’elle m’en parle ! Enfin, avec ma demi-sœur nous ne sommes plus à ça près. Pour le marché de l’automobile par contre c’est le grande vide. Ça ne m’évoque rien de particulier. Ce n’est pas le genre de sphère que je fréquente contrairement à la mécano.

Bref, on a de quoi faire. Une bonne chose. Je n’ai pas envie que cette journée se passe comme dans le train. Je suppose qu’elle non plus. Parler de ce que je connais est aisé. Puis, on n’est pas bloquée l’une en face de l’autre, ça compte aussi. J’avance en même temps que je la mets au courant.

« On va commencer par le marché comme c’est que le matin. Je te conseille de rien laisser dans tes poches extérieures, les touristes et les étrangers se font facilement repérer dans ce genre d’endroit. »

J’en sais quelque chose ! J’y étais allée plus d’une fois pour pêcher des objets. Les étales des marchands sont hors limite, sauf les nouveaux qui ne se sont pas encore intégrés au groupe. Voler les anciens, c’est risquer gros, ils serrent les coudes entre eux. J’aime les défis mais pas sans raison. Je ne me considère pas comme téméraire.

« Je t’emmène à un de ceux du deuxième quartier. Je pense que tu trouveras des choses intéressantes. Et l’endroit est pas trop mal, en plus d’être accessible. J’y ai jamais rien troqué mais ça aime la négoce, tu peux te faire plaisir si tu en as envie. »

Que dire de plus sur cet endroit ? Je ne vais pas décrire cette immense « terrasse » qui fait le lien entre plusieurs bâtiments avec des allées tellement larges qu’on se croirait au sol. Une démesure typique du coin et des Astros qui s’inventent un plancher alors qu’ils ont choisi de vivre dans les airs. Ils ne pensent pas, pas plus que les architectes, à ceux qui doivent vivre dans leurs ombres. C’est tellement spacieux qu’ils ont planté des arbres, arbustes et plante en tout genre. On s’en rend un peu moins compte quand l’endroit est envahi par les étales des marchands et les clients mais ça reste impressionnants. Inutile de regarder en bas, on ne discerne rien bien sûr.

« Je ne suis pas non plus hyper calée en histoire, juste ce qu’on a appris à l’école et ça remonte maintenant... »

J’en connais un peu plus sur l’architecture à cause de mon occupation. Ça peut être utile de savoir comment les architectes conçoivent les maisons, les immeubles. Et forcément, pour ça il faut reconnaître l’âge de la bâtisse et la mode qu’elle suit ou l’architecte même parfois. Il y en a toujours qui ont la folie de la démesure ou qui essaye de se démarquer, ce qui donne lieu à des bizarreries sans nom,  ou qui tente le rétro.

« Tu as dû y rester plus longtemps pour être…
- mauvaise formulation, je ne sais pas exactement ce qu’est son métier, mécano c’est vague. Aussi bien elle est ingénieur ou un autre truc que je ne connais pas – pour faire ton métier ? »

On a vu mieux comme conversation. Ce n’est vraiment pas mon truc le badinage. Au moins, chez Sanaë je pouvais y échapper facilement. Il y avait toujours un truc à faire. Une autre personne dans la pièce pour parler. Là on est seule, avec tous les autres passants qui ne nous prêtent pas trop attention. C’est mieux qu’une attention malvenue de petite frappe mais bon… Avancer et se taire, c’est une bonne option aussi non ?

Une fois passé le mur, on n’a pas trop à marcher avant d’arriver au pied d’un immeuble qui nous permet de rejoindre, grâce à un ascenseur, le fameux marché. Il n’y a pas grand-chose à dire sur les rues du bas si ce n’est qu’il vaut mieux éviter de regarder les gens avec trop d’insistance, certaines personnes peuvent réagir de façon bizarre. Même en plein jour. C’est peut-être dû au fait que le jour et la nuit se ressemblent assez par ici, les lanternes doivent être constamment allumées ou presque. On est loin de voir le soleil, un peu comme dans un endroit sans cesse nuageux et gris. Ça me va bien. Mais je suppose que tout le monde n’a pas une prédilection pour l’obscurité. Surtout pour ceux qui ont grandi ailleurs.

« Tu me dis s’il y a des endroits où tu veux t’arrêter ? »

Je préfère ne pas trop la perdre de vue. Ça m’embêterait qu’elle soit victime d’un larcin avec moi dans les parages. Dans cette foule, ça peut vite arriver. Le point positif, c’est qu’il y a tellement de bruit que ça coupe un peu l’idée de conversation.

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Gwen parle en #0033ff
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Allys Terasu
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Mar 28 Aoû - 19:16
Irys : 1017994
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
« J’imagine. » Répondit-elle d’un air entendu. « Je ferai attention. »

Tout en menant la marche, Gwen avait informé son aînée qu’il valait mieux se montrer prudente sur la place du marché. Allys n’avait en effet que peu fréquenté les bas quartiers, n’ayant jamais eut l’occasion de quitter les sphères plus hautes. Mais elle était une femme prudente de nature, ou tout simplement pas du genre à afficher quelques babioles rutilantes. D’ailleurs, à cette période estivale, la jeune femme avait pour habitude de se vêtir simplement. Un débardeur couleur taupe ainsi qu’un pantalon de toile la recouvrait. Elle n’avait qu’une simple besace solidement accrochée à la taille dont la contenance n’était pas bien énorme. Quelques vieux prototype y séjournaient ainsi qu’une poignée de pièces, dont la valeur était certes élevée mais qui ne lui manqueraient pas en cas de larcin. La seule chose ayant une valeur était le collier en argent représentant une tête de loup pendu à son cou. Souvenir de son défunt père, qu’elle ne quittait pas.

En tout cas, la jeune femme saurait faire affaire ici sans nul doute. Allys ne ratait jamais une bonne occasion, comme lorsqu’elle avait déniché le planeur. D’une épave digne d’être jetée sans remord parmi les détritus, elle en avait fait un bijou solide. Bon, elle avait eut de l’aide, mais après tout un bon ingénieur sait s’entourer de bon éléments n’est-ce pas ? Si l’occasion de tomber sur une nouvelle bonne affaire se présentait, elle pourrait facilement l’échanger contre l’un de ses prototypes. Ils étaient plutôt originaux et uniques, bien que certains étaient dépassés à présent, ils fonctionnaient. Cela suffirait pour un marché comme celui-ci.

Passant sous l’un des sols improbables des astros, Gwen ne put s’empêcher de faire une remarque.


« Tu as dû y rester plus longtemps pour être… pour faire ton métier ? »
« Tu parles de là-haut ? » Questionna Allys en jeta un regard vers les quartiers plus aisés. « Oui et non. Je ne m’y suis jamais sentie à l’aise. Ils sont un peu… Disons qu’ils ne vivent vraiment pas dans le même monde. Mais, pour répondre franchement, oui, j’ai souvent dû m’y rendre mon le travail. »

Cela dit, cette répondre ne convenait pas totalement. Les deux jeunes femmes ne se connaissait pas, ou en tout cas peu pour le moment et Gwen avait semblé s’intéresser à sa sœur aînée. De manière certes maladroite mais c’était une bonne occasion pour Allys de s’ouvrir à elle.

« Je suis une ingénieure. Le nom fait un peu pompeux vu comme ça mais… D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été attirée par la mécanique. Même enfant j’allais chaparder quelques vieilles pièces jetées aux oubliettes pour les bricoler. Disons juste que j’ai eu la chance de quitter mon bac à sable pour aller étudier à Cerka. »

Vu de ce point de vu, Allys devait sembler extrêmement chanceuse par rapport à la brune. Sa sœur vivait dans des quartiers peu aisés et même si elle en avait peu révélé, la jeune femme à la chevelure cendrée se doutait qu’elle ne devait pas mener une vie facile. Pourtant, elle avait connu la dureté de la vie aussi. La rudesse du désert Zoch et ses esclavagistes à vous glacer le sang, et puis il y avait bien ses prothèses pour rétorquer qu’elle n’avait pas connu que du rose bonbon dans sa vie. Elles étaient clairement visibles et ni l’une ni l’autre n’avait encore évoquer ce détail. Mais peut importe, Allys n’avait pas l’envie d’attirer la moindre pitié de la part de sa jeune sœur. Elle était l’aînée et en tant que telle il fallait qu’elle se montre à la hauteur. De plus, elle n’avait plus aucune honte à se montrer, aussi estropiée qu’elle soit.

Gagnant l’ascenseur, Allys resta le visage obstinément levé. Non pas qu’elle craignait spécialement de croiser le regard des passants mais plutôt à cause de son aversion des hauteurs. Quand on à l’habitude de chuter, le vertige fini par devenir un ami un peu trop collant. Heureusement pour elle, la sensation disparu lorsqu'elles arrivèrent de nouveau sur la terre ferme. Enfin, façon de parler.


« Tu me dis s’il y a des endroits où tu veux t’arrêter ? »
« D’accord. Pour le moment je vais juste fureter un peu. »

Dans ce brouhaha de foule, il était compliqué de converser sans hausser la voix et ni l’une ni l’autre n’avait l’envie de se forcer. Elles déambulèrent alors entre les étales, ne communiquant que brièvement de temps à autres. Une chose était sûre, les yeux de la mécanicienne brillaient d’une légère excitation devant les nombreux stands. Le seul point noir, et évidemment présent, était cette foule opaque qui se mouvait telle une vague en pleine tempête. Allys détestait devoir se frayer un chemin et il lui arriva de se faire bousculer, ou elle-même donner quelques coups d’épaules pour avancer dans les avenues les plus affluentes.

Finalement, elle trouva son bonheur sur un petit étal qui ne payait pas de mine. Une paire de bottes polymorphique veille et usée jusqu’à la moelle avait attiré le regard de la jeune femme. Vu d’ici elles étaient affreuses, rapiécées et visiblement inconfortables. Il s’agissait pourtant d’un petit bijou de technologie typique de vereist. Allys informa alors sa cadette qu’elle avait repérer quelque chose avant de tourner son attention vers le vendeur. Elle entreprit alors de questionner longtemps l’homme sur l’objet de sa convoitise. Il en résultat que la paire n’était plus fonctionnelle, mais qu’à cela ne tienne, Allys saurait en faire bon usage sitôt fait qu’elle les auraient retapées. Elle proposa alors l’un de ses prototype mécanique. Un train mécanique miniature, fonctionnant à l’aide d’un mécanisme à remonter très simple. Après quelques minutes de marchandage, l’échange fut accepté et la jeune femme rejoignit Gwen. Devant le regard circonspect de la jeune femme, Allys eut une moue amusée.


« Oui, je sais, ça n’a l’air de rien vu comme ça. Attends que j’y mette mon nez dedans et elles deviendront subitement très utiles, je t’assure. »

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Gwen Feien
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Sam 13 Oct - 9:10
Irys : 1706828
Profession : Voleuse
Guilde +1 (femme)
Décidément, on ne vit vraiment pas pareil entre ce qu’elle m’a dit plus tôt et ce marchandage… Je suis restée un peu en retrait pour l’observer, par curiosité et parce que les marchés, à part pour voler, ça ne m’intéresse pas vraiment. On s’y fait bousculer de toute part, quand on est petit on a l’impression de se noyer et les marchands sont des pires voleurs que moi. Vraiment, rien pour m’y attirer. Enfin, il y a bien des étals de nourritures fumantes qui sauvent un peu le tout, dans les autres marchés. Ici, c’est pas trop le thème. Je ne suis même pas sûr qu’il y en ait. À côté de la décharge où elle négocie, il y a un stand d’outils en tout genre et de l’autre, et bien, c’est une autre espèce de décharge.

Mon regard se fait d’autant plus sceptique lorsqu’elle revient avec son acquisition. On aurait pu trouver ça en bas dans n’importe quel tas de rebuts ! Il aurait fallu se salir les mains mais bon…

« Si tu le dis, c’est tes irys. »

Je hausse les épaules, elle est adulte. Pas besoin de mon approbation ou quoi que ce soit. Je ne fais pas dans l’occasion pour mon matériel, en même temps je ne suis pas ingénieur, mécano ou autre. Ça ne m’intéresse pas des masses. Surtout si c’est un objet que je n’utilise pas ou que je ne risque pas de rencontrer. Disons que ma passion, tout comme ma curiosité, se cristallise autour du Vol.

« Tu vas en faire quoi après, tu vas le revendre ? »

J’ai recommencé à marcher, faire les poteaux à deux c’est le meilleur moyen de se faire bousculer. Mes yeux s’attardent plus sur les gens que sur les étals qui se ressemblent un peu tous. Je ne m’attends pas spécialement à voir quelqu’un de connu, j’y ai peut être habité un certain temps, c’est une Ville, une vraie. Pas un petit village pommé ou une ville de seconde zone. Alors quand je reconnais ce visage, celui d’un type méprisable que je croyais mort…

Évidemment, il m’a vu aussi et il vient vers moi. J’aurais encore préféré croiser ma mère en compagnie d’Allys, aussi bizarre et inconfortable qu’une telle réunion puisse être. Hors de question pour autant de faire dévier ma route pour lui. De toute façon que risque-t-il de faire à part étaler sa bêtise et sa méchanceté ?!

« Alors, de retour en ville ? Prête pour régler tes comptes, crevette. »

Pff, parce qu’il croit intimider qui là ? Il fait à peine un mètre soixante-dix, est tout filiforme, et a une mine plutôt déplaisante où des cicatrices sont venues s’ajouter depuis la dernière fois, ça ne fait pas grande impression. Pas plus que son sourire mauvais ou sa barbe mal taillée qui ferait presque croire qu’il est vieux que moi. Il aurait mieux fait de crever dans son tonneau.

« Tu veux finir dans le caniveau cette fois ? Faudra trouver quelqu’un d’autre pour t’y envoyer, j’ai autre chose à faire, je suis occupée là. »

Inutile de lui présenter ma demi-sœur ou d’entrer dans son jeu ridicule. Que veut-il faire au milieu de la foule au marché ? Ou n’importe où ailleurs ? Il n’est pas de taille à faire quoi que soit. J’ai zéro intérêt à poursuivre cette conversation, je recommence donc ma route pour continuer les courses étranges d’Allys.

« J’ai des amis tu sais. »

Génial, Boulet c’est transformé en Pot de Colle. C’est vraiment ma chance. Le marché n’était pas assez pénible avec la foule, il a fallu croiser la route de ce pseudo voleur de pacotille. Je l’ignore royalement, pour l’instant., mais ma patience n’est pas infinie. Peut-être pourrais je utiliser une de ses bottes pour l’assommer malencontreusement, leur donnant une utilité bien plus tôt que prévu. Option à examiner.

« Je peux voir une de tes bottes ? »

HRP:
 




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Gwen parle en #0033ff
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