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Chroniques d'Irydaë
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Arianna Torricelli
Arianna Torricelli
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Beach Episode EmptyMar 10 Juil - 16:31
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Profession : Zélote, Soldat, Officier, Chasseuse, Nomade
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-Bon, c’est l’heure du décompte des scores !, indiqua Arianna. Qui en a attrapé le plus ?
-C’a l’air bien parti du côté des jaunes, remarqua le plus vieux.

Aujourd’hui, les nomades Nerassa s’étaient établis au nord-est de Zagash, en plein sur le littoral. Trois semaines plus tôt, quatre de leurs clans s’était joints à des villages plus au sud pour les aider à travailler les rizières, que ce soit pour les opérations courantes ou pour les travaux d’entretien des réseaux d’irrigation et des terrasses de cultures. Une brève période de sédentarisation pendant laquelle les nomades troquaient la force de leurs bras contre de grands stocks de riz, ce qui leur permettait de disposer de réserves de céréales conséquentes pour les mois à venir. En vérité, ils emportaient moins que leur dû, et disposaient surtout d’une ardoise qui leur permettait de venir se réapprovisionner au fil de leurs besoins. Même si au final les liens entre ces tribus de zagashiens, nomades et sédentaires, étaient tellement cordiaux et robustes depuis tant de générations qu’elles ne tenaient leurs comptes que pour se prévenir d’un différent, suivant l’adage que les bons comptes faisaient les bons amis. Aussi longtemps qu’ils s’en souvenaient, les Nerassa savaient qu’ils pouvaient se tourner vers leurs frères pour obtenir du riz ou d’autres denrées quand ils en avaient besoin. A l’inverse, les communautés sédentaires savaient qu’en cas de coup dur ou d’urgence, elles pouvaient compter sur l’aide de leurs amis itinérants qui viendraient au plus vite pour leur porter assistance. Peu importe qu’il s’agisse de réparer des dégâts subis par leurs terrasses ou de les aider à dérouter d’autres opportunistes qui chercheraient à les intimider. Chaque retrouvaille était aussi une occasion et un prétexte pour organiser de grandes fêtes typiques des fervents de Dalaï, et on ne comptait plus les unions maritales qui s’étaient tissées entre ces communautés.

Pour autant, les Nerassa étaient arrivés au terme de ce court séjour. Comme à chaque fois, les différents clans s’étaient séparés, selon des configurations encore différentes de ce qu’elles étaient à leur arrivée ; certains s’étaient dispersés en direction des tundras de l’ouest du pays, à la recherche de gibier et de paysages où ils auraient peut-être le plaisir de trouver un peu de neige. Plusieurs partirent vers le sud, en direction du cœur de Zagash ou plus loin jusqu’à Suhury ; un pèlerinage progressif jusqu’à la crique blanche de Mergen se préparait d’ailleurs depuis quelques semaines. Au-delà de ça, plusieurs équipes d’une dizaine ou vingtaine de personnes chacune étaient parties quelques jours avant les autres, pour rejoindre les diverses caches de ressources que leur communauté avait disséminé dans ses territoires usuels. Ils ne feraient qu’y déposer leurs denrées transportées avant de rejoindre leurs clans respectifs.

Et d’autres, enfin, s’établirent simplement un peu plus au nord-est, cette fois en bord de mer, pour profiter directement des bienfaits de l’océan. Après la vie des champs, celle de la pêche. Et pour ça, il fallait transmettre certaines compétences aux plus jeunes. D’où le fait que cette semaine, plusieurs adultes perpétuaient la tradition en initiant de jeunes adolescents à des exercices plus avancés que ce qu’ils avaient déjà pu faire dans leur enfance.

Arianna et quelques autres se partageaient ça avec des sédentaires de la tribu des Sapaur, parfaitement habitués à pêcher dans le secteur. Mais c’était un plaisir : une fois les consignes de sécurité dument énoncés et répétées, ils se feraient une joie de partager les trésors de l’océan qu’ils connaissaient si bien avec leurs invités. A deux adultes pour quatre apprentis, ça ne pouvait pas se passer mal.

Rajoutez-y maintenant le fait que le secteur contenait un imposant récif de corail disposé sous la forme de longues colonnades tubulaires, qu’il foisonnait d’espèces dont un certain nombre se laissait parfaitement approcher par les hommes, et qu’il était réputé pour ses cavernes inondées dans lesquelles on pouvait découvrir de grands champs de magilithes d’eau – et bien souvent de glace – qui se prêtaient elles aussi à des jeux étonnants.

En d’autres termes, la my’tranne et ses frères étaient tous ravis d’être conviés à découvrir le territoire sous-marin des Sapaur.

Mais pour l’heure, ils devaient en finir avec les exercices de base.

Ca ne serait pas long.
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Arianna Torricelli
Arianna Torricelli
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Beach Episode EmptyDim 9 Sep - 10:08
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-Et on va en faire quoi, de tous ces trucs ?, demanda l’un des jeunes en désignant les oursins qu’ils avaient ramassés.
-Ceux-là, on en fait des tonnes de trucs, sourit de bon gré un des quarantenaires. Surtout ma femme, en fait. Des ravioles, des confiseries, des…
-Confiseries ?
-La chair passe super bien avec de la pâte de riz et de haricot quand on la…
-On va les mélanger avec des œufs, de la betterave et du jus de pomme pour faire des appâts, expliqua Arianna. Les tahcars adorent ça.
-On va voir des tahcars ?
-On va même jouer avec.

Une sous-espèce d’otarie. Particulière pelucheuse, en aucun cas farouche, et très à l’aise avec les hommes… qui ne les chassaient jamais. Pour la simple et bonne raison que leur chair était impropre à la consommation. Pas dans le genre toxique, à moins qu’on ne soit un nourrisson ou une personne particulièrement affaiblie. Juste de quoi vous clouer sous une pile de couvertures à faire régulièrement des allers-retours entre votre couche et les toilettes. Il était possible de la cuisiner de manière à la rendre comestible, mais c’était un travail périlleux que pas grand monde ne cherchait à maîtriser – les my’trans avaient bien assez de choix en matière d’aliments pour avoir à se donner ce mal. Et puis, les tahcars étaient juste adorables.

A l’inverse, les nomades du littoral avaient l’habitude de se servir d’eux pour les aider lors de leurs pêches sous-marines ; même ceux qui n’avaient pas d’affinité particulière avec Orshin apprenaient facilement à coopérer. Et les habiles qui savaient préparer des douceurs à leur attention ne trouvaient aucun mal à se faire accepter. Ca demandait juste un peu de préparation. Ce qui ne dérangeait pas le moins du monde Arianna : cela faisait depuis maintenant des années qu’elle avait remarqué qu’elle n’avait même pas besoin d’avoir des mangeurs pour adorer cuisiner. Alors, qu’ils soient humains ou pas, ça ne changeait rien du tout. Pas besoin d’avoir le don d’Orshin pour appâter des bêtes : pire encore, il arrivait souvent qu’elle propose de préparer des douceurs à l’attention de quelques animaux que certains de ses frères aimaient faire apparaître. Il y avait des ours et quelques oiseaux de proies qui avaient établi des tarifs en boulettes de poissons marinées dans des herbes, un peu de condiment, et un mélange de sèves qu’elle avait hérité d’une tante.

Mais les my’trans avaient eux aussi besoin de se repaître, et il se faisait tard. Pour ce soir, ils avaient prévu de bivouaquer sur la plage. Alors, un petit atelier d’une dizaine de volontaires ayant tous décidé de mettre la main à la pâte s’était rapidement constitué. Il n’avait suffi que de cinq minutes pour que le menu se compose – de toute manière, c’était toujours les mêmes qui proposaient leurs choix. Parce que c’était l’habitude, parce que ça n’intéressait qu’eux, et surtout car c’était eux qui étaient les seuls à avoir pris la peine d’organiser les rations du moment.

Sauf que cette fois, les Nerassa n’étaient pas seuls. Et que leurs hôtes avaient eux aussi quelques spécialités locales qu’ils aimaient partager.

-C’est quoi ça ?
-Boulettes de riz légèrement imbibé de crème de pois, fit un jeunot Sapaur. Panées. Frites. Goûte.
-OUMPH.
-C’est bon ?
-C’EST GENIAL. ARIANNA, ROMERO, JE VEUX QUE VOUS APPRENNIEZ A FAIRE CA VOUS AUSSI, FAUT QU’ON BOUFFE DE CES TRUCS PLUS SOUVENT.
-Je ne les fais pas aussi bien. Je ne sais pas où je me rate, pourtant.
-Ch’pas trop fan des fritures, moi, précisé l’autre.
-RIEN A BATTRE, C’EST VRAIMENT TROP T… eeeeerf. J’peux en ravoir ?
-‘Sûr, rigola l’un des hôtes.
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Arianna Torricelli
Arianna Torricelli
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Beach Episode EmptyDim 9 Sep - 15:32
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Comme à leur habitude, les nomades s’étaient endormis peu après que le soleil ait cessé de briller. Il n’y avait pas de lune, ce soir là – simplement des étoiles par milliers dans le ciel.

Elle avait dormi comme une masse. Les autres aussi, d’ailleurs. A l’exception de ceux qui s’étaient relayés pour veiller sur le groupe dans la nuit – et même ainsi, ils étaient largement bien assez pour que leurs tours soient courts – pas un seul ne s’était préoccupé de quoi que ce soit sur la plage. La mer se tenait au plus calme, le vent ne soufflait pas assez pour soulever les grains de sable rougeoyants qui composaient le littoral, la région était sûre que ce soit vis-à-vis des bêtes ou des groupes malveillants : ils n’avaient rien à craindre.

Réveillés avec l’aube, les my’trans s’étaient doucement prélassés à leur rythme avant de se préparer. Un rapide repas fait sur une base de petits pains de farine de lentille et de riz confectionnés la veille au village, agrémentés de poissons, d’algues séchées et de légumes de la veille les chargea d’énergie, de sorte qu’une heure plus tard, vers sept heures, tous prenaient place sur les petites embarcations des pêcheurs sédentaires. Avec pour principal matériel de grands sacs de toile, quelques magilithes pour pouvoir réagir aux urgences, des outils de découpe, d’autres filets, harpons et tridents, ainsi que de quoi se repérer sous la mer. Et de grands vêtements de bain qui les recouvraient des mollets jusqu’à la gorge, ne laissant guère de quoi s’amuser aux regards les moins candides du lot. Ceux-ci avaient dû se contenter des quelques étalages de crèmes, des mélanges de poudre à base de zinc cuisiné, d’huile de carotte et de farine de riz qu’utilisaient les tribus de Zagash pour se prémunir des brûlures du soleil. Au sein d’une même région, on pouvait trouver une demi-douzaine de recettes différentes utilisées selon les moyens du bord et les préférences de chacun. Dans tous les cas, ils affirmaient volontiers que leurs crèmes étaient beaucoup plus efficaces que tout ce qui pouvait se confectionner en Kharaal et Zolios pour avoir le même effet – une prétention pas toujours contestée à en croire les volumes qui pouvaient être troqués avec les clans voisins.

Aujourd’hui, il ne serait aucunement question de commerce, cela dit. Ce matin, ils partaient à la pêche, et le feraient en direct.

Chez les Sapaur comme chez les Nerassa, tous savaient nager, ou presque. Les zagashiens veillaient évidemment à ce que même les plus terrestres d’entre eux, comme Arianna dont le clan passait moins de temps sur le littoral qu’à l’intérieur des terres, soient capables d’évoluer à leurs aises dans la mer au terme de leurs cinq ans. Ceux qui n’y parvenaient définitivement pas étaient rares, mais pas ostracisés pour autant : on s’attendait néanmoins à ce qu’il n’y ait pas lieu d’insister et les enjoignait à se rendre plus utiles autrement, même s’ils seraient toujours les bienvenus s’il leur prenait l’envie de s’y réessayer. La persévérance, parfois l’obstination, était une qualité particulièrement prisée dans le nord de My’tra, au grand dam de leurs voisins.

La joyeuse bande faisait direction vers le large, à moins d’une demi-heure des côtes, sur un ensemble de récifs tubulaires affublé du doux nom d’aiguilles à tricot. Un nom absurde qui pouvait vaguement se comprendre quand on savait que chaque point d’intérêt sous-marin de Zagash était nommé et intégralement cartographié depuis aussi longtemps qu’ils révéraient Dalaï. Celui-ci était d’ailleurs balisé par un trio de bouées colorées qui flottaient en surface.

Arianna n’avait pas vraiment le pied marin. Elle tenait sans souci sur un petit navire, appréciait sincèrement ces virées collectives, le bercement des vagues, le vent sur leur visage, le parfum de l’iode marin, mais était incapable de faire autre chose qu’aider ceux qui maîtrisaient réellement le bateau en se pliant à leurs ordres – et même là, elle mettait toujours quelques minutes avant de retrouver les bons gestes pour faire ce qu’il fallait. Même en matière de magie, pour tout l’usage que les zagashiens en faisaient lorsqu’il s’agissait de tricher avec les vagues pour faire ce qu’ils voulaient de leur navire, elle ne faisait que suivre. Ou plus précisément, mettre sa magie à la disposition des autres pour qu’ils puissent s’en servir. Ce qui ne changeait guère de ses habitudes : elle n’était pas très douée en magie. Pas au-delà de ses bases, avec lesquelles elle était très à l’aise tant elle s’en contentait.

Et enfin, les my’trans arrivèrent à leur destination. Elle sourit en échangeant quelques futilités enthousiastes à trois de ses amies : l’eau était bien assez claire pour qu’on puisse observer les plateaux qui marquaient le sommet des aiguilles, à six mètres en deçà de la surface. Ici, c’était un rocher à la forme inhabituelle, évoquant tantôt un cheval, tantôt un éléphant à qui faisait le commentaire. Là, un banc de poissons couleur bleu électrique qui traînait étonnamment près de la surface, certainement orientés par l’un d’eux qui jonglait avec les flux marins pour tirer doucement les poissons jusqu’à eux. Pour d’autres, le spectacle de la roche gorgée d’algues et de végétaux plus discrets, si particuliers à la vie sous-marine, était tout ce qu’il fallait pour capter leurs regards. Au final, ceux qui s’étaient occupés de plier les gréements, de larguer et de stabiliser les ancres là où elles n’abimeraient rien en raclant le fond marin, ne représentaient qu’une poignée dans la masse des my'trans. C'étaient les mêmes qui devraient rester en surface pendant que les autres descendraient voir Dalaï au plus près.

Les plus sérieux et expérimentés des nomades commencèrent aussitôt à détailler ce à quoi ils devraient s’attendre : quels seraient les différents groupes à aller sous l’eau, les objectifs de chacun, ce qu’ils devaient tous s’attendre à rencontrer dans cette zone et les points d’intérêts qu’ils iraient tranquillement visiter une fois leur récolte terminée.

Et une fois cela fait, ils n’eurent plus qu’à se jeter à l’eau.
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Arianna Torricelli
Arianna Torricelli
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Beach Episode EmptyDim 9 Sep - 17:57
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Ils étaient une quarantaine, suspendus à trente mètres au dessus du sol. En contrebas, une large étendue de sable fin, immaculée, à priori stérile de ce qu'ils pouvaient voir, mais sans aucun doute grouillante d'une vie trop petite pour être distinguée à l'oeil nu. Au même titre que celle qui évoluait dans le bouillon huileux dans lequel ils baignaient. Les zagashiens en avaient parfaitement conscience, et savaient tout autant que ces êtres relevaient davantage de Dalaï que d'Orshin.

Devant eux, un immense amas de rocailles se distinguait de l'immensité bleue présente dans toutes les directions. C'était une succession de quarante mètres de roches et de plateaux - les aiguilles - couverts d'une végétation aussi fragile que foisonnante, qui elle même servait de garde-manger à une immensité de poissons et de mollusques trop petits pour intéresser nos équipes de cueilleurs. A peine des amuses gueule, aux couleurs chatoyantes et variées, que les my'trans préféraient largement laisser vivre dans cet environnement.

Derrière eux se dressait un autre plateau du même acabit, qui apparaissait maintenant comme un pan de paysage irréel qu'aucun autre être humain, et même pas d'autres my'trans, ne verraient de leurs vies. Et ces roches, elles aussi, relevaient plus de Dalaï que de Delkhii - agencées en recoins horizontaux constituant autant d'abris potentiels pour la vie qui se cachait à la vue de tous ceux qui ne relevaient pas de la protectrice de Zagash.

Car pour venir en ces lieux, dans les strates supérieures du sanctuaire marin de leur déesse, il fallait disposer de son don. Et ici, il n'y avait rien de l'univers immobile et stérile qui entourait toutes les créations du golem. Ici, il y avait plus de vie que tout ce que les fidèles de Mochlog n'auraient jamais l'occasion de voir en se penchant sur la vermine pouvant proliférer au sein de la carcasse d'une créature, plus d'espèces et d'enveloppes différentes que ce que les passionnés d'Orshin ne pouvaient concevoir en se basant sur ce qu'ils observaient en surface.

C'était ça, l'océan. L'antichambre des profondeurs. Un monde où l'on volait vers le sol en commençant par le ciel, où l'on respirait de l'eau tandis que l'air retournait en surface, et où rien ne ressemblait à ce que les autres architectes avaient façonné sur le reste d'Irydae. Même Khugatsaa ne parvenait pas à reproduire cet univers alien lorsqu'il déformait le réel pour le parfaire dans les territoires de des fidèles.

Et quand ils voyaient ça, quand ils évoluaient précautionneusement dans ce monde fantastique qui les acceptait en dépit de ce que l'ordre des choses permettait normalement, eh bien oui, les zagashiens devenaient encore plus convaincus que leur déesse surclassait largement tous les autres architectes. Eux ne partageaient rien de tout ça avec leurs protégés. Et rien de similaire. Suns, Amisgal, peu importe - n'étaient pas si offrants, peu importe ce que prétendaient leurs fidèles.

Ils étaient inférieurs, et ne pouvaient pas comprendre.

Arianna réchauffa doucement l'eau autour d'elle. Elle était particulièrement bonne en ce jour ensoleillé, mais son groupe s'enfonça davantage dans la mer, perçant une nouvelle strate toujours plus fraîche que la précédente. Le temps de quelques secondes, elle pivota d'un demi tour, cessant de regarder devant elle pour tourner son regard vers le ciel. Pour chaque nageur, il y avait une colonne de bulles, résidu de sa respiration qui s'élevait lentement vers la surface. Et le spectacle de tous ces my'trans et de ces colonnes d'air était un tableau qui l'enthousiasmait autant qu'aux premiers jours.

Ils allaient tous par quatre, ce qui leur permettait de mettre leur magie en commun et de s'aider les uns les autres quand c'était nécessaire. Également de n'avoir pas le moindre problème à abattre leurs proies lorsqu'enfin ils trouvaient quoi chasser. Car malgré l'abondance des ressources mises à leur disposition par la nature, les nomades et leurs hôtes s'efforçaient de ne rien prélever de déraisonnable dans la zone.

Plusieurs groupes travaillaient en commun pour attraper de petits poissons. La zone où ils mouillaient contenait d'important bancs de sardines, des maquereaux, mais aussi de nombreux mérous d'âge et de taille conséquentes qui avaient déjà eu l'occasion de se reproduire plusieurs fois. En se synchronisant, deux groupes pouvaient déployer un filet dans lequel des rabatteurs conduiraient les poissons. Par leur simple présence, mais aussi en trichant sur les courants marins à l'aide de leur magie. C'était également par ce biais que les chasseurs s'attaquaient aux plus gros spécimen, en essayant de les engourdir à l'avance avec des impulsions combinées avant de les cueillir au harpon.

D'autres équipes, enfin, se chargeaient d'entretenir les cultures sous marines que les tribus développaient tant pour nourrir leurs viviers de poissons que pour leur propre usage. Médical, cosmétique, alimentaire et bien plus, ils avaient de quoi faire à partir des mollusques et des plantes que l'océan leur offrait.

Le tout sur deux heures de récolte, soit quelques allers-retours des navires en surface jusqu'à leur profondeur. Dans ce laps de temps, ils avaient obtenu de quoi égayer les repas de leurs communautés pendant une bonne semaine, pour peu qu'ils conservent rapidement leurs denrées.

Mais ça, ça ne serait pas leur travail. Un autre jour, sans aucun doute - ça n'était pas vraiment une tâche que les nomades voulaient fuir. Pour aujourd'hui, un bateau du village venait de les rejoindre, avec à son bord six locaux qui se chargèrent d'embarquer les récoltes avec eux pour de charger du reste.

Et maintenant, ce serait quartier libre pour que chaque groupe puisse nager à sa guise dans le secteur.










-Torricelli ! Madame Torricelli ! Nous brûlons de savoir. Voulez-vous vraiment ignorer les instructions du conseil des clans et attaquer le camp de ces daenars ?



Ils croient tous que je veux la guerre,
Que je n’cherche qu’à batailler,
Mais franchement j’n’en ai rien à faire,
Je veux juste nous protéger…

« Arianna est une brute
Pire qu’une ours kodiak en rut »
Je sais pas ce qu’ils ont fumé mais il faudrait arrêter

Nos pays se font broyer,
Maintenant ils viennent miner,
Juste inadmissible que ça soit toléré,

Les architectes n’interviennent jamais,
Ils auraient peur d’être tués parait,
Orshin a disparu personne le sait,
Nos milliers de shamans sont vraiment des boulets,

Les institutions font leurs douces belles et tiennent à rester correctes,
Faut pas s’étonner que les daenars se gavent nous pourrissent fassent la fête.
Les rares qui protestent ou bien agissent on veut presque leur couper la tête,
Les mecs vous êtes justes bons à leur faire des courbettes

« Ecoute Ari, ils sont gentils »
« Y’a rien d’mal à la technologie »
Mais regardez comment ils s’multiplient
Ce qui me pose problème c’est tout leur style de vie

‘Pondent des mômes à tire-larigot,
V’nus après nous sont maintenant plus d’un million !
Ca fait d’énormes besoins en matériaux,
Ils charcuteront la terre ce sans modération,

Ils ont dézingué leur chez-soi,
Maintenant viennent sur My’traaa !
Pour eux c’est simple on est plein de gras,
Un peu comme une piñata

Gentil méchant ça réduit tant,
C’est vraiment pas l’moment !
Si j’suis dans le rang des combattants,
C’pas par plaisir, mais choix conscient

Alors le prochain qui me dit, que « se battre c’est pas gentiiiiiiiiil »
Je lui répondrai pas de souci, que dans trente ans t’as plus d’payyyyyyyyys.




Ils détestent Dalai
Nous traitent de simplets
Les biens pensants se moquent de nous en faisant les proprets,
Hypocrites de Zolios,
Et Kharaal’ au rabais,
Nous présentent méchants violents arrogants stupides brutaux mauvais

Chez les fils de Zagash,
Nous serions des tâches,
Nous autres Zagashiens
Serions des moins que rien
Cliché mensonge qu’on ignore bien

Chez les fils de Zagash,
Il n’y a rien qu’on cache.
Nous sommes fiers actifs,
Directs émotifs,
Seuls les faibles trouvent ça excessif

(La séquence de Woah en foule avec pas de dance et cascades/geysers/torrents aériens magiquement tirés de nulle part, sous les regards complètements blasés des autres délégations)

Notre déesse règne sur l’eau, et est source de vie
Dans vos déserts, vos tas de poussière c’est elle qui vous nourrit,
Nos terres sont plus que pleines à craquer
De sources sacrées
Les vôtres sont remplies de minerais qu’daenar-style z’exploitez,

Chez les fils de Zagash,
On n’craint pas les clashs,
S’il faut vous dire « c’est con »
On ira au charbon
Quitte à s’imposer bas-du-front

Chez les fils de Zagash,
On n’aime pas les lâches.
Vous faîtes du compromis,
Voulez être « gentils »,
Etre sans ennemi quitte à reeeeesteeeeer soumiiiiiiiiis !

Donc forcément on vous pourrit.
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