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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Zochlom
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 Attends, reviens ! (POV Laurelin)

Lillith Shaw
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Mer 11 Juil - 0:47
Irys : 174968
Profession : Pirate
Daënar 0

Eh bien ce fut une nuit mouvementée que la jeune pirate venait de passer. Elle ne savait si elle devait la ranger dans les bons souvenirs ou les souvenirs dérangeants. Si bien qu'elle quitta le Red Pearl tôt dans la matinée, espérant que son capitaine dormait toujours. Lillith avait terriblement besoin d'aller se baigner, histoire de mettre son esprit en ordre. Elle serait de retour au navire dans la matinée mais pour le moment elle devait s'en éloigner un peu. Elle n'irait pas bien loin et puis le Capitaine lui avait donné jusqu'à la fin de la semaine avant de lever l'ancre. Cela lui laissait largement le temps de profiter encore un peu de son temps libre et de sa liberté. La rouquine se dirigea donc vers une crique qu'elle avait repérée hier soir alors qu'elle faisait route vers le Red Pearl en compagnie du Capitaine De Sousa.

La température était élevée sur ce continent, bien loin de déplaire à Lillith, elle ne pouvait cependant nier qu'elle en souffrait quelque peu. Après tout elle venait du continent au climat opposé à celui-ci, il lui fallait un temps d'adaptation. L'ancienne serveuse se dévêtit légèrement, ne gardant que son bas et sa brassière afin de sécher plus vite à sa sortie de l'eau. Elle laissa donc ses affaires non loin d'elle, cachées sous un rocher. Gardant à sa cuisse sa dague, en cas de pépin. Après tout elle se trouvait dans une ville de voleur et de gens mal honnête où personne n'est jamais réellement en sécurité. Autant rester vigilante.

Elle se dirigea ensuite vers l'étendue bleu turquoise, impatiente que l'eau ne rentre en contact avec sa peau. Sans surprise, la température de l'océan était légèrement plus fraîche que celui de l'air ambiant. Créant une sensation agréable de fraîcheur. Ravie, la jeune pirate se laissa flotter et observa les alentours. Entouré de rocs et de rocher, rien ne faisait réellement rêver et pourtant la jeune pirate appréciait le paysage. Trouvant à celui-ci un aspect apaisant, en effet rien mis à par le bruit des vagues ne se faisait entendre. Pas même le bruit du port bloqué par les rochers. Heureuse elle savourait cette paix de courte durée avant qu'une silhouette n'attire son attention. Intriguée, elle coupa court à sa baignade et sortie de l'eau comme si de rien n'était.

Lillith essora ses cheveux afin que le surplus d'eau salée tombe à terre et se rendit là où elle avait laissé ses affaires. Tout en s'habillant elle jetait des coups d’œils réguliers à la silhouette qui ne semblait pas l'avoir remarqué. Située sur le haut d'une colline, elle semblait contempler la mer mais Lillith pouvait se tromper d'aussi loin l'image restait floue. Espérant ne pas être face à un mirage elle prit la route vers celle-ci. Après plusieurs minutes de marche elle atteignit enfin le haut de la colline, à bout de souffle. Puis elle regarda autour d'elle avant de se rapprocher de la silhouette qui lui était maintenant bien distincte, ne voulant pas l'effrayer, elle s'annonça, toujours essoufflée.

- hey, dit moi, qu'est-ce que tu fais par là de si bon matin ?

À peine eu-t-elle le temps de prononcer sa phrase que la silhouette disparut. Choquée dans un premier temps, elle secoua la tête rapidement avant de regarder autour d'elle. Aucun signe de présence, rien, nada. Pourtant elle n'était pas folle quelqu'un était là.  Alors, reprenant son souffle elle essaya de nouveau.

- Attends, reviens ! Je ne te veux aucun mal ! Je sais que tu es dans les parages, quelque part. Je jurerai ne pas avoir rêvé. À moins que je ne sois devenue folle mais je suis prête à parier ma bourse que je suis saine d'esprit !




Quand le chaos grondera, que le monde s’effondrera, il n'y à que deux armes qui te sauverons.
La parole et la force. Un bon dirigeant n'est-il finalement pas avant toute chose, un bon orateur ?
La force n'intervient qu'en seconde place, elle n'est à utiliser quand dernier recours.
Car trop en abuser est un signe de faiblesse.

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Laurelin
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Mer 11 Juil - 22:42
Irys : 44993
Profession : Vagabond
My'trän +2 ~ Khurmag

Zochlom. Je n’étais plus revenue ici depuis que Visïr m’avait sauvée du naufrage de cet abominable navire sur lequel ma mère mes sœurs et moi étions retenues prisonnières. Tout ces mois de calvaire, de souffrances… De tortures… Qui prirent fin lors de cette attaque imprévue qui se solda par la mort de l’équipage, de mes sœurs… Et de ma mère. Et ma survie. Pourquoi avais-je fait cela ? J’aurais dû mourir avec eux, retrouver ma famille dans l’autre vie, et pourtant, ma mère s’était encore battue pour ma survie, pour que je puisse encore vénérer Khugatsaa, notre architecte adoré. Là, dans cet enfer technologique, elle m’ordonna de rompre mes chaines bien que je fusse attachée à son bras. Tant d’horribles choses nous étaient arrivées… Et tout c’était fini là. Peut-être même devant moi. Si je plongeais dans ces eaux turquoise, peut-être trouverai-je l’épave du navire qui fut leur dernière demeure ? Peut-être même trouverai-je leurs restes abandonnés aux créatures des océans ?

C’est la première fois que je reviens sur ces terres depuis cet accident que fut autant une libération qu’une torture mille fois plus douloureuse que le pire des sévices. C’est là que je ressenti cette sensation étrange et horrible, comme un lien qui était noué entre moi et une force inconnue que je crains autant que l’on craint la pire des maladies. Plus tard, lorsque les premiers cristaux apparurent, j’entendis ce mot : Régisseur. Je voulus en savoir plus, et pourtant, je veux être le plus loin possible de ces créatures sans humanité. Les architectes nourrissent des dessins que moi, pauvre mortelle, ne comprendrais probablement jamais.

Je suis restée là depuis que j’étais descendue du navire qui m’amenais du continent de Myträ. Je fus débarquée dans un port infâme qui m’effraya comme le noir effraye un bambin, à proximité de cette falaise en bord de mer, dans une crique paisible. Si paisible… Serait-ce réellement possible que cet endroit fut celui qui accueillit ma mère et mes sœurs pour les engloutir en son sein ? L’idée me travaille tellement que je crois que cela fait maintenant 2 jours que je suis ici, sans manger, sans boire, me nourrissant uniquement d’illusions et de songes et m’abreuvant seulement de la rosée matinale fouettée par les embruns marins. Durant ces deux jours, le paysage avait été calme et apaisant. Il réussit même à stopper mes réflexions et mes souvenirs à plusieurs reprises, lorsque je me perdais dans ces flots hypnotiques. Mais mes illusions, elles, étaient bien plus mouvementées. Je vis d’abord des créatures sauter au-dessus de l’eau, bondissant avec grâce et légèreté dans un ballet enivrant. Puis ce fut au tour des vagues qui vinrent s’écraser contre la falaise dans de gigantesques gerbes flamboyantes. Quel magnifique spectacle. Mais sans cesse revenait l’idée en mon âme et en mon cœur que, peut-être, se trouvaient là, devant moi, à quelques mètres de distance et de profondeur, les restes de ma mère et mes sœurs, et l’épave du navire coulé en plein enfer. Je revoyais les images, je revivais cet instant ô combien horrible. Les coups de feu, les hurlements, les boulets de canon et autres ogives qui détruisaient la cale et les bastingages. Les marins et les esclaves étaient pulvérisés au sein de cette coquille de bois, transpercés par les éclats de bois, la mitraille et les plombs. Je revois les yeux de ma mère, emplis de larmes, alors qu’elle pointe du doigt la dague païenne qui me libérera de mes chaînes. Je fu libérée, propulsée en l’air, inconsciente puis sauvée par un mage qui passait par là et qui devint mon mentor jusqu’à-ce que les traits de ma malédiction devinrent trop voyants. Ici je demeure, prisonnière de ma douleur, vivant dans ce monde qui pourtant souhaiterait mon exil, jusqu’à-ce que les années de ma vie soient épuisées totalement.  

Je fus perdu dans une illusion, une parmi tant d’autres, lorsqu’une voix qui n’était nullement désirée me fit revenir sur terre. Soudainement, les oiseaux qui virevoltaient dans une danse imitant un ballet aérien disparurent immédiatement. La musique qui passait dans mon esprit, doux mélange de flute et de violon, aux notes simples mais ô combien légères et reposantes, s’arrêtèrent dans la foulée, tout comme la voix qui s’élevaient de mes lèvres en un fredonnement qui calmait ma tristesse. Je tournais la tête sur ma gauche avec la vitesse d’un aigle repérant un danger, et vit d’où provenait cette voix fluette et pourtant inquiétante. Une femme, habillée et qui, pourtant, avait les cheveux mouillés. Elle se baignait ? C’était comme cela qu’elle m’avait aperçu ? Et je n’avais rien vu ?

Elle avait devant une jeune femme aux traits fatigués, aux yeux plissés que la fatigue rendait lourds et difficiles à tenir ouverts. Mes joues étaient quelque peu creusées, témoignage de ces deux derniers jours sans aucun repas et de ma condition de vagabonde. Un sac de voyage posé à côté de moi, un pantalon épais, proche du corps et une tunique légère de couleur grise parachevaient mon habillage pour le moins… Simple. Mes longs cheveux acajou flottaient aux vents dans de manière anarchique et lorsque je me tournais vers la jeune femme inquisitrice, plusieurs mèches vinrent rapidement obstruer mon visage et mes yeux. Elle ne vit probablement rien de mon visage.
- hey, dit moi, qu'est-ce que tu fais par-là de si bon matin ?

Une main sur mon sac, une autre au sol prête à donner l’impulsion nécessaire pour me relever, et je me rends immédiatement invisible. Et apparemment, ça marche. Elle fixe son visage et son regard sur le dernier endroit où elle me vit, puis cherche un peu partout tout en feintant le calme. Elle ne fait ni grands gestes, ni ne sort d’armes. Au contraire, elle reste calme. Enfin, un calme tout à fait relatif, car je la sens profondément confuse. Elle n’est pas Myträne, c’est sûr. Ma disparition lui fait croire qu’elle venait certainement d’halluciner et pourtant cette hallucination était si réelle. Son désarroi était compréhensible selon moi. Voir quelqu’un disparaître sous vos yeux quand la magie reste un aspect que des centaines d’années de guerre ont éloignées des mœurs, ça doit faire son effet. Et pourtant, malgré sa stupeur, elle reste sur place, s’avançant vers le dernier endroit où je fus – je m’étais éloignée entre temps, évidement – tout en restant étrangement neutre.
- Attends, reviens ! Je ne te veux aucun mal ! Je sais que tu es dans les parages, quelque part. Je jurerai ne pas avoir rêvé. À moins que je ne sois devenue folle mais je suis prête à parier ma bourse que je suis saine d'esprit !

Qu’est-ce donc que cela ? Elle est curieuse, aucunement besoin de télépathie ou d’empathie pour le voir ou le comprendre, mais j’ai l’impression qu’il y a autre chose. J’ai l’impression que cette curiosité n’est ni malsaine, ni forcée. On dirait qu’elle est face à une découverte qu’elle n’espérait pas et une expérience qui l’excite tout autant qu’elle l’effraie. Elle n’est définitivement pas Mytrane et encore moins adepte de la magie ou des architectes, enfin, de ce que je perçois et comprends. Sa curiosité pique alors la mienne. Rien d’étonnant quand on sait qu’une feuille tombant d’un arbre peut attiser ma curiosité et mon intérêt pendant des heures, littéralement. Alors, naturellement, ma curiosité est piquée au vif et voilà qu’au lieu de m’enfuir, je reste à proximité, cherchant à entrer en contact avec elle. Son esprit est ouvert, c’est une chance ! Sa curiosité ouvre son esprit et elle est plus sujette à la télépathie. Je tente alors de me connecter à elle. Les vents d’Amisgal me permettent de me soulever de quelques centimètres, suffisamment pour que mes pas ne heurtent ni brin d’herbe ni cailloux, garantissant une discrétion à toute épreuve. Elle est immobile ou presque, occupée à chercher autour d’elle, encore. Je lève mes bras et rapproche mes mains de ses tempes afin de faciliter le contact. Je pourrais le faire à distance, mais cela prendrait un tout petit peu plus de temps et la heurterait encore un peu plus. Déjà, elle doit sentir son esprit faiblir quelque peu. C’est un premier contact, aussi, celui-ci n’est jamais agréable. Elle doit sentir son esprit faiblir, ressentir une pression au niveau des tempes comme si deux doigts y étaient placés. Ses pensées doivent également être légèrement chamboulée, non seulement par la surprise de ces nouvelles sensations, mais également car je tente d’entrer dans son esprit et cela peut brouiller les réflexions. Enfin, la barrière cède, je m’éloigne pour reprendre une distance de sécurité – au cas où – et j’entre en contact.
- Qui es-tu ? Que viens-tu faire ici ? Dis-je d’une voix qui n’était pas la mienne. Celle-ci était plus aigüe que la mienne, et surtout, elle était comme réverbérée, comme si cette discussion avait-lieu dans un une grande et large bâtisse aux fondations de pierre, où l’écho de ma voix se réverbérait sur tous les murs, comme dans les temples où les architectes étaient adorés partout dans tout Myträ. Tu n’as pas rêvé, je te le promets. Tu n’es pas folle non plus, du moins, pas en ce moment ni en ce lieu. Es-tu sûr que tu ne me veux aucun mal ? Dis-moi qui tu es.

Je me suis éloignée de quelques mètres, suffisamment pour être en sécurité mais pas trop non plus pour toujours avoir accès à son regard. Aussi, je saurais si elle ment ou si elle dit la vérité. Est-elle digne de confiance ? Elle est troublée, je sens ses pensées qui se chevauchent, des questions, des craintes aussi, enfin, je crois. Je ne peux la blâmer. Elle n’avait jamais entendu de voix dans sa tête autre que ses propres réflexions. Elle n’avait jamais ressenti également les sensations du premier contact, ni celle d’une présence étrangère dans sa tête. Je dois la rassurée, lui montrer que, bien qu’invisible, je ne suis pas une menace. Je ne connais ni ses goûts, ni ses peurs, alors autant mettre le paquet.

Par les dons d’Amisgal, je réduis autour d’elle les vents qui proviennent de la mer pour créer une sorte de dépression autour d’elle. Elle ne ressent rien, sinon un arrêt brutal des vents environnants. Puis, je créer une légère brise au parfum de lavande qui s’enroule autour d’elle. Cette brise prend une couleur violacée, comme celle des fleurs dont l’odeur est tirée. Elle voit cette brise violette qui l’entoure, mais je ne suis pas sûr que cela la rassure totalement. Alors, dernière tentative, je créer l’illusion d’un oiseau, un petit moineau aux couleurs étrangement chaudes et prononcées. Celui-ci se pose sur sa main droite, toujours tendue dans le vide. Elle ressent les petites griffes qui agrippent la peau de sa main, l’illusion est parfaite. Un petit chant, un jeu de regard entre l’illusion et elle, puis l’oiseau s’envole et disparait, et j’entre en contact.
- N’ai pas peur. Moi, je ne te veux aucun mal Ajoutais-je alors, toujours de ma voix réverbérée.



La folie est une douce façon de vivre.
Une vie légère est une vie sincère.
Il n'est rien de plus agréable qu'une douce folie mêlée d'une vie simple et légère.
Chaque spectacle de la vie et de la nature n'en est ainsi que plus beau et plus exaltant.

Laurelin s'exprime en comme cela
Laurelin pense de cette manière
Laurelin télépathe comme ceci
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Lillith Shaw
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Jeu 12 Juil - 1:02
Irys : 174968
Profession : Pirate
Daënar 0
Lillith était persuadée d'avoir vu une silhouette, elle s'en était approchée si prêt avant qu'elle ne disparaisse. Elle resta donc là bêtement à fixer devant elle, comme ci cela allait faire réapparaître la silhouette. Puis soudain, une drôle dans sensation s’empara d'elle, elle se senti faiblir quelque peu. Serait-elle restée trop longtemps au soleil ? Son Capitaine l'aurait-il droguée ? Impossible, elle s'en serait rendu compte, non ? La drogue aurait agi bien avant dans la nuit ou dans la matinée, non ? Alors que les questions se bousculaient dans son esprit engourdi, elle eut comme l'impression de sentir quelque chose sur ses tempes. Mais son esprit semblait s'engourdir de plus en plus, créant un état douloureux sans l'être vraiment. Et plus son état de trans semblait durée, plus ses pensées s'entrechoquaient, se brouillaient pour ne devenir que des semblants de phrases, se résumant parfois à de simples mots vagues et sans cohérence.

La jeune pirate se mit alors à paniquer. Que diable lui arrivait-il ? Elle avait beau essayer de bouger son corps, elle n'y parvenait pas. Son esprit semblait trop faible pour exécuter quoique se soit, même penser devenait un calvaire. Si bien que quand une voix autre que la sienne lui parvint, son rythme cardiaque s'emballa. Et sans qu'elle en ait conscience son corps se mit à trembler.

- Qui es-tu ? Que viens-tu faire ici ? Tu n’as pas rêvé, je te le promets. Tu n’es pas folle non plus, du moins, pas en ce moment ni en ce lieu. Es-tu sûr que tu ne me veux aucun mal ? Dis-moi qui tu es.

Comme un écho dans sa tête ces paroles résonnaient. Trop perturbée par ce qu'il se passait, Lilith ne répondit pas. Avait-elle seulement la capacité de le faire ? Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Elle n'a pas rêvé, elle n'est pas folle . Ah, la bonne blague. Si elle n'était pas folle, que diable lui arrivait-il ? En ce lieu ? De quel lieu cette voix lui parlait-elle ? À qui était cette voix d'abord ? Serait-ce possible que tout ça soi lié à la silhouette ? Où était-elle restée trop longtemps dans l'eau et avait finit par attraper une insolation ? En somme, elle devait être en train de délirer, non ? Sinon comment tout cela pourrait être possible ?

Puis soudain, Lillith sembla retrouver ses sens, du moins elle le pensait. Il lui semblait que le vent avait cessé de souffler. Laissant le soleil réchauffer sa peau, créant une température rassurante. À cela s'ajouta une douce odeur de lavande. Ses paupières papillonnèrent quelques peut. La jeune femme semblait grisée par ces nouvelles sensations, notamment par son odorat. Jamais elle n'avait senti une odeur de la sorte, elle semblait être présente autour d'elle et restait présente. L'odeur de lavande était donc puissante sans en devenir dérangeante. Se concentrant sur ces nouvelles découvertes sensorielles, elle en oublia sa peur et son rythme cardiaque ralenti.

Une fois plus calme, un voile blanc sembla se retirer de ses yeux, du moins c'est comme ça qu'elle le décrirait, t elle pouvait voir une espèce de traînée de poussière violette l'entourée. Fascinée elle tendit le bras et essaye de la toucher sans y parvenir. Surprise de pouvoir bouger, elle reste interdite quelques secondes. Quelques secondes suffisantes pour qu'elle sente une présence sur sa main. Intriguée elle tourna la tête vers sa main droite où se trouvait un petit oiseau. Attendrie, la pirate sourit. Elle pouvait sentir ses petites griffes se planter sur le dos de sa main afin qu'il tienne en équilibre. Loin de lui faire mal, elle en était toute chamboulée. C'était la première fois qu'elle était aussi proche d'un animal et c'était une expérience riche en émotion. Totalement détendue et accaparée par l'oiseau, elle avait déconnecté de la réalité. Seule la voix mystérieuse sembla la ramener à elle-même, faisant s'envoler et disparaître l'oiseau.

- N’ai pas peur. Moi, je ne te veux aucun mal.

Lillith prit le temps de s'asseoir en tailleurs, puis s'attacha les cheveux en une queue-de-cheval. Elle se frotta le visage, encore perturbée par ce qu'il se passait autour d'elle. Bien qu'aucune trace de peur ne persiste en elle. Ainsi en regardant droit devant elle, fixant l'horizon, elle répondit. Non sans se sentir quelque peu stupide, à parler seule comme cela.

- Hum, eh bien je m'appelle Lillith et je suis venue ici pour décompresser, profitant du début de matinée pour nager un peu. J'ai eu une rude soirée, mais je suis sûr que tu peux te passer des détails.

La jeune femme rigola légèrement, se remémorant sa soirée en compagnie de son Capitaine et de la jolie Rose. C'était une soirée qu'elle classerait dans les inoubliables à défaut des deux autres catégories précédentes.

- Dit moi, comment tu fais ça ? Je veux dire, j'ai entendu des rumeurs sur les gens comme toi mais je n'ai jamais, la jeune femme marqua une courte pause, enfin tu vois. Moi j'ai grandi avec ce qu'on appelle la technologie et je pensais que ce qu'on racontait sur ton peuple n'était que légende et affabulation. Mais ça, ce que tu fais là, c'est, c'est incroyable.

Lillith assise dans l'herbe jouait avec les brins de cette dernière attendant sagement une réponse. Elle devait avoir l'air d'une petite fille mais elle n'en avait que faire. Son grand-père s'il lui avait compté les légendes de pirateries, il lui avait aussi compté ses aventures. Et dans une de celle-ci, il avait mentionné un peuple aux capacités qui dépassaient son imagination. Serait-ce possible que ce vieux fou disait vrai ? Que son peuple menait réellement une guérilla contre des mages ?




Quand le chaos grondera, que le monde s’effondrera, il n'y à que deux armes qui te sauverons.
La parole et la force. Un bon dirigeant n'est-il finalement pas avant toute chose, un bon orateur ?
La force n'intervient qu'en seconde place, elle n'est à utiliser quand dernier recours.
Car trop en abuser est un signe de faiblesse.

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Laurelin
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Jeu 12 Juil - 23:09
Irys : 44993
Profession : Vagabond
My'trän +2 ~ Khurmag

La stupeur semblait être passée. Son esprit était apaisé et je dirais même émerveillé. Je sens de plus en plus que cette femme est étrangère aux us et coutumes de la magie, que tout ce qu’elle en connait réside dans des traces écrites dans de vieux parchemins à moitié grignotés par le temps ou dans les contes pour enfants. Se retrouver face à ce qui avait toujours relevé du domaine de l’irréel, je dois avouer que même moi, je me retrouverais perdue. D’ailleurs je fus perdue par le passé, lorsque, pour la première fois de ma vie, je fis face à la cruauté des Daënars et à l’horreur de leur « technologie ». Quelle ne fut pas ma surprise quand les premiers navires sortirent de la brume et attaquèrent la localité avec tout leurs fusils et leurs canons. Oui, ce fut une surprise, alors peut-être suis-je la mieux placée pour la comprendre ?

L’odeur de lavande, les volutes violacées et l’oiseau aux couleurs plus que prononcées achevèrent d’apaiser l’esprit apeuré de la demoiselle. Il semblait même qu’elle fut apaisée mais également… Touchée, comme si l’émotion transmises dans mes illusions trouvèrent un écho raisonnant en son âme pour finalement décupler leurs effets. Elle était une femme, mais une telle sensibilité aux arts de Khugatsaa était rare, pour ne pas dire inexistante, chez les adeptes de la technologie. Et pourtant, elle était sensible à cet art et cela me procurait une très grande satisfaction. J’étais parvenue à l’apaiser, à créer un lien de confiance privilégié avec elle qu’elle semblait vouloir voire perdurer.

Doucement, elle s’était assise en tailleur, une position que j’affectionne particulièrement lorsque je médite devant un si beau paysage, ou lorsque je m’abandonne moi-même à l’art des enfants de Khugatsaa. Ses magnifiques cheveux rouges attachés en une longue queue de cheval éclairaient un visage légèrement bronzé par la vie en mer, chose rare chez les personnes aux cheveux roux. Elle était plus ou moins immobile, mais je sentais quelque chose chez elle qui me poussait à approfondir cet entretien impromptu. Cette sensibilité chez elle était impressionnante. Qui aurait-pu croire qu’une technophile aurait éprouvée autant d’émotion et de curiosité dans ce que je venais de faire, plutôt que de dégainer leurs armes païennes à la poudre explosive et aux ogives mortelles ? Si elle était séduite, je l’étais tout autant par sa personnalité.
- Hum, eh bien je m'appelle Lillith et je suis venue ici pour décompresser, profitant du début de matinée pour nager un peu. J'ai eu une rude soirée, mais je suis sûr que tu peux te passer des détails.

Elle sourit légèrement. Son visage s’illumine alors comme un soleil réverbéré sur une surface réfléchissante. Sa mâchoire carrée dévoilait une féminité au caractère aussi fort qu’un café moulu sous les cieux des terres baignées de la chaleur du soleil. Une femme de caractère à l’esprit libre, qu’aucun carcan ne saurait entraver. Je me sens plus proche d’elle que de n’importe qui d’autre à cet instant précis, bien que tout une vie nous sépare. Une vie, et des milliers d’années de mœurs bafouées et au passé oublié. Je plonge mon regard dans le sien, et un sourire involontaire se dessine sur mon visage, une mèche tombant devant mon nez alors que je baisse la tête en sa direction, comme pour me rapprocher d’elle et ressentir un peu plus ce qu’elle pense en ce moment. Je suis toujours debout devant elle, mais la distance qui nous sépare est bien plus courte, à peine une cinquantaine de centimètres.
- Dit moi, comment tu fais ça ? Je veux dire, j'ai entendu des rumeurs sur les gens comme toi mais je n'ai jamais, la jeune femme marqua une courte pause, enfin tu vois. Moi j'ai grandi avec ce qu'on appelle la technologie et je pensais que ce qu'on racontait sur ton peuple n'était que légende et affabulation. Mais ça, ce que tu fais là, c'est, c'est incroyable

Elle est curieuse ! Une curiosité insoupçonnée que je ne pensais pas trouver chez un autre être humain à par moi. Elle ne s’enfuit pas, elle n’a plus peur, en tout cas, je ne ressens plus de peur. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être face à un miroir dont le reflet n’est différent que par le physique qu’il me renvoi. L’esprit semble identique. Peut-être est-elle aussi rêveuse que je le suis ? Peut-être voit elle la vie avec la même sensibilité que moi ? Serait-elle quelqu’un de bien ? Je commence à le croire.

Je suis toute à mes hypothèses lorsque je sens inéluctablement mon esprit sombrer dans la rêverie. J’imagine cette femme au quotidien. Je l’imagine face à l’adversité, face aux douleurs du quotidien. Je l’imagine gratifier le sans abri d’une pièce d’or, lui permettant de manger quelques jours encore. Je l’imagine offrir aux miséreux un regard de compassion afin de les rendre humains à nouveau et non de simples gueux. Je l’imagine répandre l’amour autour et en retirer une joie à son tour. Mais je reviens subitement à moi lorsqu’elle dit que ce que je fais était… Incroyable ? Et pourtant, rien n’est incroyable lorsqu’en votre cœur vous acceptez l’amour des Architectes. Khugatsaa et Amisgal soient bénis. Je vais lui répondre, et de la plus belle des manières.
-Ce que tu viens de voir est le fruit d’un amour dévoué pour les Architectes, puissants créateurs de notre univers. La technologie Elle marque une courte pause, animée par un frisson d’effroi en prononçant se mot rappelant de terribles, terribles souvenirs. Est l’invention des Hommes pour palier à cet amour que vous avez oublié. Et pourtant il existe…

Les vents d’Amisgal portent à cette femme une nouvelle brise douce. Celle-ci est continue, ponctuée de temps forts et d’autres plus faibles. Elle est rafraichissante, comme celle de la mer. Et pourtant, ce n’est pas l’iode qui fouette son visage, ni les fines gouttelettes en suspension dans l’air saturé d’humidité. Cette brise est celle d’un vaste champ de fleur où poussent tournesols, marguerites et coquelicots, où les vergers en fleur attirent abeilles et autres insectes butineurs.
-Ferme les yeux Dis-je à nouveau de ma voix réverbérée, d’un ton aussi rassurant qu’une mère parlant à son enfant.


Alors qu’elle venait de fermer les yeux, je m’approchais de nouveau furtivement et plaçais mes mains contre ses tempes, avant de me concentrer à mon tour. Je projette en son esprit l’image d’un plaine vallonée parsemée de bosquets et de forêts clairsemées. Elle s’y trouve, les narines parfumées par les senteurs précédemment décrites. Au-dessus d’elle, le ciel est d’un bleu azur parsemé de nuages d’un blanc de coton. Et face à elle se trouve une petite forêt qu’elle gagne bientôt. La forêt laisse place à un lieu où la vie est foisonnante. Un écureuil grimpait à un arbre à proximité d’elle pour rejoindre un nid creusé dans un tronc creux d’où dépassaient plusieurs têtes semblables. Plus bas, gambadant entre les arbres et les buissons, un couple de renard et leurs petits se frayent un chemin dans une joyeuse randonnée. Au-dessus d’eux atterrit un merle dans un nid de branches et de brindilles où l’attendent tout sa famille dans une joyeuse chorale. Et enfin, vint un papillon. Un monarque pour être plus précis, aux proportions gigantesques. Celui-ci tenait dans deux mains ouvertes, et encore, les ailes dépassaient largement. Le spécimen faisait largement une quarantaine de centimètres et vint se poser dans le creux des mains de Lilith. Là, il fit quelques pas, très peu, mais ses ailes continuaient de battre par moment pour garder l’équilibre. Tout cette féerie s’animait dans les chants d’un rouge gorge gracieux qui virevoltait par endroits.
- Ouvre les yeux maintenant Dis-je enfin, toujours d’un ton rassurant.

Durant l’illusion, ses mains s’étaient effectivement ouvertes et un papillon monarque gigantesque se trouvait au creux de ses paumes. C’était encore une illusion évidemment, mais celle-ci était si réelle que Lilith pouvait sentir les pattes du papillon sur ses doigts, elle pouvait sentir le vent provoqué par le battement de ses ailes, et elle avait face à elle un des plus beaux papillons du monde. Et après quelques instants, après que Lilith eut suffisamment le temps d’apprécier ce spectacle, ce grand papillon fut rejoint par des centaines d’autres. Leurs battements d’ailes typique provoquant leurs vols aux trajectoires originales les faisaient virevolter partout autour de Lilith. Si elle se levait et qu’elle tournait sur elle-même, elle pourrait se rendre compte de la vie qui foisonnait autour d’elle. Les papillons allaient et venaient, certains se posaient sur elle ou dans ses cheveux jusqu’à ce qu’un dernier invité vînt à sa rencontre : le moineau de tout à l’heure. Il se posa sur son épaule, ses pattes crochetant le tissu afin de tenir sans avoir à battre des ailes. La boucle était bouclée. Par cette illusion, je tente de lui prouver l’amour incommensurable que je porte aux Architectes et que ceux-ci portent aux êtres humains sans distinction. L’amour, la famille, les liens indéfectibles qui rendent ce monde magnifique malgré les difficultés de la vie, voilà le but de cette illusion.

Puis je m’abandonne moi-même à mon œuvre. Fermant les yeux, je créer un bal apaisant mon cœur et mon âme. Les papillons virevoltent toujours et son rejoins par d’autres insectes : coccinelles, libellules, même des abeilles, ces ouvrières courageuses dont l’importance pour la nature est aussi cruciale que le soleil qui, chaque matin, se lève depuis le centre de la terre. Alors vint une mélodie au violon s’éleva dans les airs. Une douce mélodie comme celles capable de vous emporter loin, très loin dans vos songes les plus beaux et les plus émouvants.
- Je suis une fille de Khugatsaa et d’Amisgal, Architectes de l’illusion et des vents Repris-je de ma voix réverbérée et envoutante. Mon peuple fût votre passé, vos ancêtres, l’essence de ce que vous êtes aujourd’hui. L’illusion ne s’arrête pas, tout comme la mélodie. Laisse-toi aller. Imprègne-toi de l’art de Khugatsaa et laisse ton esprit et ton cœur voler aux quatre vents, ouvre ton esprit. Où sont la magie et les architectes ? Où sont les rêves et les illusions ? Où sont les flammes sacrées et les vents enivrants ? Ils sont passé comme un vent dans les prairies, comme une pluie au travers des montagnes.

Des paroles bien étranges, je le sais, j’en suis consciente. Mais j’ai l’impression que ces mots touchent cette jeune femme directement en plein cœur. Elle rêve, elle semble si légère, si adoucie. Son sourire est semblable à celui d’un enfant découvrant le visage de sa mère pour la première fois. La lumière de son visage est magnifique et m’inspire à continuer sur ma lancée. Elle semble si gentille.
- Là où il y a une légende, il y a une part de vérité. Les fables et les contes ne sont que des écrits oubliés depuis bien trop longtemps et dont la véracité vous semble plus tirée de la fantaisie. Et pourtant nous demeurons, éloignés des us et coutumes de votre peuple dont l’esprit est fait de métal et de rouages. Et pourtant nous ne sommes pas si différentes, en cet instant et en ce lieu béni des Architectes et éloigné des affres des Hommes.

Je sens que je commence à fatiguer. Je n’ai pratiquement pas dormi depuis deux jours, mes forces sont au plus bas et mes illusions puisent énormément dans le peu qu’il me reste, bien que mon lien avec Khugatsaa soit aussi fort que le plus solide des aciers païens. Aussi, les papillons s’envolent, les insectes disparaissent doucement et la musique s’éteins en se confondant avec les remous de la mer en bas de la falaise. Seul subsiste le moineau au pelage magnifique. Quant à moi, je n’ai pas encore fait mon apparition, mais je me tiens devant elle. Je continue de la scruter du regard, esquissant un sourire sincère. Je suis heureuse d’avoir réussie à faire vivre cette expérience extraordinaire à cette femme. La voir s’émerveiller est un bonheur indescriptible. Je rends grâce aux Architectes de leurs dons merveilleux. Le bien peut triompher parfois, quand les Hommes ne sont pas animés par l’avidité et la cruauté



La folie est une douce façon de vivre.
Une vie légère est une vie sincère.
Il n'est rien de plus agréable qu'une douce folie mêlée d'une vie simple et légère.
Chaque spectacle de la vie et de la nature n'en est ainsi que plus beau et plus exaltant.

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Lillith Shaw
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Sam 14 Juil - 1:59
Irys : 174968
Profession : Pirate
Daënar 0
-Ce que tu viens de voir est le fruit d’un amour dévoué pour les Architectes, puissants créateurs de notre univers. La technologie est l’invention des Hommes pour palier à cet amour que vous avez oublié. Et pourtant il existe…

Lillith haussa un sourcil, un amour dévoué pour les architectes ? Elle eut envie de rire mais n'en laissa rien paraître. La pirate n'était pas croyante, cela lui semblait donc tout simplement ridicule. En revanche elle était bien plus intéressée par les capacités que cette jeune femme semblait possédée. De tel pouvoir pouvait être utile et si leur maîtrise ne l'intéressait pas réellement, trouver quelqu'un qui en possède et s'en faire un allié pouvait, en revanche, s'avérer être utile. Ainsi, elle jouerait le jeu de cette personne pour le moment, souhaitant simplement satisfaire sa curiosité et en apprendre peut-être plus sur elle et ses capacités.

Elle fit donc comme on lui avait demandé et ferma les yeux sans poser de questions. Sans que l'attente ne soit trop longue, Lillith pu sentir son esprit s'affaiblir de nouveau semblant laisser les reines à ses cinq sens. Elle sent rapidement une brise lui caresser le visage, lui laissant l'impression d'avoir pris la mer. À cela s'ajoute une odeur de fleur, pas d'une fleur précise mais bien de plusieurs fleurs différentes. Puis comme avant, la rouquine sent une présence physique au niveau de ses tempes et ouvrit les yeux.

Elle découvrit un gigantesque papillon aux creux de ses mains. Elle pouvait jurer sentir les pattes de l'insecte sur sa peau. Cela pouvait dire qu'une chose, tout ceci n'était qu'une vision très réaliste où l'on ressent chaque détail intensément. Une vision plus vraie que nature qui pourrait vous tromper facilement. Lillith s'imaginait déjà utiliser ce pouvoir de façon moins catholique et moins plaisante. Pouvoir torturer sans laisser de trace physique, obtenir des informations plus facilement. Mais elle arrêta ses pensées rapidement de peur que la jeune femme ne puisse avoir accès à celle-ci. La rouquine avait été sincère en disant qu'elle ne lui voulait aucun mal et le fût toujours. Elle ne souhaitait pas non plus l'effrayer, loin de là. Alors elle continua, se pliant aux règles.

Puis la vision changea alors faisant apparaître des centaines d'autres papillons, l'imagination de cette personne n'avait donc aucune limite . Pouvait-elle créer n'importe quelles illusions ? Lillith eut sa réponse quelque temps plus tard alors que l'oiseau de sa première vision vint la rejoindre. Émerveillée par les événements qui suivirent, par un tel pouvoir, un tel potentiel la jeune pirate resta bouche bée. Et perdu dans ses pensées n'écouta pas la longue tirade qui lui était adressée. Un sourire aux lèvres, elle était partie dans ses propres réflexions. N'important que peu d'importance aux architectes qui eux-mêmes ne lui portaient aucune importance. Seule la deuxième partie et fin de son discours trouvèrent le chemin jusqu'à Lillith. Pas si différent ? Elle n'avait pas tort en théorie ils étaient semblables mais seulement en théorie. Car la vérité était bien plus cruelle, cette jeune femme semblait vivre dans un monde de bisounours et cela faisait rire la rouquine. La vision prend fin et la pirate revient à elle-même et regarde autour d'elle. Elle n'a pas bougé, toujours au même endroit, seule à première vue.

- Tu as beaucoup d'espoir en ma pauvre personne tu sais. Je n'ai pas la noblesse dont tu semble vouloir me doter. Et pourtant je suis une personne de parole, sache donc que je ne te ferais aucun mal, tu peux montrer le bout de ton nez. Je vais être honnête avec toi cependant, je ne suis pas croyante et au vu de mes vêtements tu dois te douter que je ne sois pas boulangère. Désolée de te décevoir mais je suis loin d'une sainte et j'aime plutôt ça, le droit chemin m'ennuie à mourir.




Quand le chaos grondera, que le monde s’effondrera, il n'y à que deux armes qui te sauverons.
La parole et la force. Un bon dirigeant n'est-il finalement pas avant toute chose, un bon orateur ?
La force n'intervient qu'en seconde place, elle n'est à utiliser quand dernier recours.
Car trop en abuser est un signe de faiblesse.

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Laurelin
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Lun 16 Juil - 22:34
Irys : 44993
Profession : Vagabond
My'trän +2 ~ Khurmag

Est-ce la fatigue qui me fais voir cette femme sous un angle de pureté et d’innocence aussi abondant que celui d’un nouveau-né ? Ou suis-je moi-même sous le charme de mes propres illusions ? Ce ne serait pas la première fois de toute façon. J’ai toujours été rêveuse et au fur et à mesure que mes capacités prirent en puissance, je sombrais moi-même un peu plus à chaque fois dans ce que je créais moi-même. Parfois, ces plongées furent si profondes et si enivrantes que je passais des heures à vivre dans cet imaginaire que je m’étais créée pour moi-même. Après tout… Là au moins tout est beau. Je revois ma mère, mes frères et mes sœurs et mon père. Le sourire de mes sœurs, le chahut de mes frères, l’aura de sécurité de mon père et le regard apaisant de ma mère… C’est comme si je ne les avais jamais perdus, comme s’ils étaient toujours là, avec moi. Et en ce jour, en cette heure précise, malgré la fatigue et ces derniers jours et mon état d’esprit, je ne sais plus réellement où je suis.

Ma seule envie ? Disparaitre sous l’ombre d’un arbre et sombrer dans les songes les plus profonds et le sommeil le plus réparateur qui soit. M’évanouir dans ces nuages de songes et rêver sans que ce soit moi qui fasse vivre ce rêve. Mais je ne peux pas. Aussi subjuguée que je sois en cet instant précis par cette femme aux traits magnifiés de ses sourires angéliques, je sais plus que je ne saurais l’avouer combien les gens changent lorsque l’illusion laisse place à la réalité. Cette femme émerveillée et attendrissante pourrait devenir un danger insoupçonné jusqu’alors. Et d’ailleurs, il semblerait qu’elle fasse elle-même une confession alarmante.
- Tu as beaucoup d'espoir en ma pauvre personne tu sais. Je n'ai pas la noblesse dont tu sembles vouloir me doter. Et pourtant je suis une personne de parole, sache donc que je ne te ferais aucun mal, tu peux montrer le bout de ton nez. Je vais être honnête avec toi cependant, je ne suis pas croyante et au vu de mes vêtements tu dois te douter que je ne sois pas boulangère. Désolée de te décevoir mais je suis loin d'une sainte et j'aime plutôt ça, le droit chemin m'ennuie à mourir.

Effectivement, je m’étais doutée qu’elle n’était pas boulangère ni une femme à la vie routinière. A vrai dire, je sens bien que cette femme est une de celles dont la vie est extraordinaire, mais qu’une part d’ombre ternira à jamais. Est-elle finalement une tueuse ? Une de ces infames païenne que la technologie aura corrompue jusqu’au tréfond même de son âme ? Son message raisonnait comme une mise en garde dans mon esprit, et je m’inquiète quelque peu. Pourtant elle m’avait dit qu’elle ne me ferait pas de mal, et jamais, à aucun moment, je n’ai ressenti les pensées tumultueuses d’une personne qui mentirait. Alors… Est-ce que cette personne dont la noblesse est plus sombre que ce que je croyais aurait au moins un semblant de parole ? Quoi qu’il en soit, je ne me sens plus prête à me montrer, et je ne pense pas le faire. Ou alors… Oui ! Essayons.

Je me lève promptement avec la grâce et la discrétion d’un félin marchand dans la nuit. Je me place derrière elle et je sens que je reprends une mine basse et sérieuse. Cela ne m’arrive pourtant pas souvent, moi qui, d’habitude, souris jusqu’à la crampe zygomatique. Je suis à environs 3 mètres derrière elle qui est toujours assise par terre. Je suis si fatiguée… Je m’agenouille, mes talons calant mes fesses de sorte que mon équilibre soit garanti, mes deux mains mises bien à plat sur mes cuisses. Dans cette position confortable, je me focalise sur ma dernière illusion.

Ma tête se fait incroyablement lourde et s’abaisse jusqu’au creux de ma poitrine. Mes yeux se ferment, les battements de mon cœur ralentissent et le temps semble comme suspendu au fil de mes respirations lentes et profondes. Je laisse un long souffle s’échapper, manifestation physique de la magie que je prépare. Les vents d’Amisgal arrivent au galop et une bourrasque fait virevolter mes cheveux et ceux de la rouquine. Cette bourrasque est moins douce que les autres, signe de l’inquiétude qui me taraude depuis les paroles inquiétantes de la demoiselle aux cheveux de feu. Mais nulle tempête, nul nuage sombre ou ciel pesant. Juste une bourrasque provenue de nulle part. Face à elle, à environs deux mètres de distance, apparait une volute tourbillonnante. Les tourbillons prennent en vitesse, en largeur et en hauteur, et tandis qu’elle s’élargit, des formes apparaissent. Les tourbillons laissent ensuite apparaître mon corps, où plutôt, celui que je transpose dans cette vision. Les traits sont différents de ceux que je possède réellement. La femme que je fais apparaitre et qui, pour ma spectatrice, n’est autre que moi qui « montre le bout de mon nez », est plus grande que moi, d’une carrure athlétique aux formes généreuses, aux longs cheveux blonds et aux yeux d’émeraude, vêtue d’une robe de satin légère et gracile de couleur blanche. Un blanc éclatant d’ailleurs. Tout cela se dévoile devant elle dans ce tourbillon virevoltant, tant et si bien qu’au bout de quelques secondes, l’apparition est complète et les volutes ont disparues.
- Si ta noblesse n’est pas aussi grande que je le croyais, elle le sera suffisamment pour que tu puisses tenir parole Dis-je toujours de ma voix réverbérée et légèrement infantile, en télépatant encore. Et me voici devant toi, dame de la mer et des flots.

Un léger silence s’en suivit, relativement gênant, enfin, selon moi. Elle doit sentir que je ne suis pas confiante ou que quelque chose me travail suffisamment pour que je sois sur mes gardes. Je ne sais pas qui elle est, mais une chose est sûre, si elle était un homme, elle tomberait en pâmoison devant cette femme que j’ai créée de toute pièce dans mon esprit. Je ressens un frisson parcourant mon échine. L’idée qu’un homme soit attiré par cette illusion que je créer me ramène en arrière malgré moi, et je revois les assauts des hommes qui, autrefois, usèrent de leurs forces et de leur suprématie pour utiliser mon corps comme ils le souhaitaient. Ce frisson et provoqua une diminution d’attention, ce qui provoqua de nouveau une légère brise et qui fit à moitié disparaitre l’illusion, avant que celle-ci ne redevienne à nouveau tangible.
- Comment puis-je t’aider, demoiselle aux cheveux de feu ?

Question ouverte qui attend une réponse précise, mais ai-je réellement envie d’entendre cette réponse ? Je télépathe, la femme qu’elle voit n’est pas celle que je suis, et je suis derrière elle. Je devrais me sentir en sécurité, et pourtant, je suis inquiète. A la moindre entourloupe, je déguerpie sans demander mon reste. Enfin… J’essaierais. Je suis si curieuse de voir si cette femme aux mœurs peu orthodoxe est réellement une femme de mauvaise vie ou juste une femme à la carapace si épaisse que leurs imposants colosses de métal flottant sur l’eau semble étrangement mince en comparaison. Que Khugatsaa me protège, et puisse Amisgal porter mes pas loin du danger.



La folie est une douce façon de vivre.
Une vie légère est une vie sincère.
Il n'est rien de plus agréable qu'une douce folie mêlée d'une vie simple et légère.
Chaque spectacle de la vie et de la nature n'en est ainsi que plus beau et plus exaltant.

Laurelin s'exprime en comme cela
Laurelin pense de cette manière
Laurelin télépathe comme ceci
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