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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Zolios
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 Beaux paysages et Dragon en voyage

Maël Kaïly
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Jeu 19 Juil - 1:04
Irys : 109984
Profession : Dragonnier / Graveur
My'trän +1
Le vent sifflait à ses oreilles, fortement, alors que le paysage défile sous lui a une vitesse folle. Son casque bien accroché sur sa tête, Maël profite du moment en se retenant à la selle sur laquelle il est assis. Voler avec sa dragonne est toujours sujet à une joie intense pour lui, cette sensation de liberté unique qu'il n'a que lorsque ces moments arrivent. Pourtant, ce n'est pas lui qui mène la danse, ni même sa dragonne d'ailleurs. Ils savent très bien, l'un comme l'autre, ce qu'ils doivent faire vu les moments qu'ils ont passés ensemble. Relevant l'échine, la dragonne reprends un peu de hauteur avant de plonger subitement à l'intérieur du canyon, effectuant un piquet à vive allure qui laisse son sifflement si intense se faire entendre. Heureusement qu'ils profitent tout deux de ces moment dans des lieux non habités car le son produit pourraient en déranger plus d'un, de même qu'effrayer facilement les troupeaux.

Mais Maël, lui, n'en a cure. Se penchant largement sur le dos de sa partenaire, afin de ne pas la gêner, et surtout de ne pas s'envoler vu la vitesse qu'ils prennent, il assurera sa prise pour permettre à sa monture de se redresser, remontant à nouveau en battant l'air avec ses ailes afin de reprendre le plus de hauteur possible, puis effectuant une boucle afin de revenir planer sur le dessus des montagnes, tournant en cercle pour laisser à son Dragonnier le temps d'apprécier le paysage.


"Cet endroit est magnifique n'empêche ... Et puis au moins, on est tranquille, partenaire."
Souriant par la suite, le jeune homme se relève doucement, laissant son regard vagabonder sur le paysage qui s'offre à eux. Lanara viendra par la suite se stabiliser et commencer à s'immobiliser pour passer en vol stationnaire.

Définitivement, Maël adorait ces moments. Simples, rassurants. Ils étaient à la fois tout pour lui et rien du tout comparé à tout ce qu'il vivait et ce qu'il avait vécu. Depuis l'éclosion de son œuf jusqu'à ce moment, ils avaient vécus ensemble, apprenant à se supporter, à s'apprécier, à se compléter même par la suite. Mais à chaque fois qu'ils volaient ensemble, plus rien ne comptait à part l'instant présent. Bien décidée à offrir un moment encore plus unique à son "enfant", Lanara recommença à s'élever assez haut en indiquant à son dragonnier le bon moment pour leur petit rituel. Maël, souriant, viens s’agripper de toutes ses forces à la selle jusqu’à tout laisser tomber par la suite, relâchant la selle et ses maintiens pour effectuer une chute libre en piquet.

Tournant légèrement sur lui même, le jeune homme poussera un crie de joie tout en laissant sa dragonne le rattraper, tombant à ses côtés pour qu'il puisse se rattraper par la suite et revenir sur la selle. Ce qu'il fera bien évidemment assez tôt pour ne pas gagner trop de vitesse et d'inertie, ce qui pourrait être incapacitant au moment de sa remontée. Agrippant à nouveau les attaches, il reprendra position sur la selle en laissant sa monture se redresser pour revenir par la suite à un vol stationnaire.


"ÇA C'EST DE LA VOLTIGE !"
Crie-t-il à pleine voix, exultant de bonheur alors que son cœur bat à vive allure dans sa poitrine. Son souffle, rapide, s'écrase sur l'intérieur de la protection frontale de son casque. Regardant par la suite aux alentours, il laisse simplement ses yeux vagabonder sur les canyons et les hauteurs, sans doute à la recherche d'un lieu ou se poser tranquillement pour apprécier le reste de la journée.


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"Une seule Famille, Unie et Indivisible." - Maël, parlant du lien entre Dragon et Dragonnier

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Laurelin
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Lun 23 Juil - 23:33
Irys : 244953
Profession : Vagabond
My'trän +2 ~ Khurmag

Toute une vie de pérégrinations me permit de voir l’entièreté de ce monde. Le bien, le mal, la joie, la tristesse et toutes les vicissitudes liées à une vie de mortel sous les cieux d’un monde où la vie n’a parfois guère plus de valeur que celle placée sur votre tête par un homme en quête d’or ou de vengeance. Et pourtant, cela faisait prêt d’une décennie que je n’avais pas été aussi proche de la terre de mes ancêtres. Pour la première fois depuis tant d’années, je me retrouvais à quelques jours de marche de la terre froide qui avait accueillit mon père et mes frères en son sein, et du village où j’avais vu le jour il y a un quart de siècle. Cet état de fait m’avait plongée dans de profondes pensées toutes plus difficiles à comprendre les unes que les autres. Parfois, j’errais dans les forêts, les canyons et les plaines vallonées des jours durant sans boire ni manger, hantée par ce que cette terre avait vécue et ce que j’avais subit par le passé. Comme à mon habitude, je me perdais moi-même entre mes illusions et la réalité. Les illusions devenaient ma réalité, et la réalité, mes illusions.

Voilà des heures que je suis assise sur ce relief rocailleux que ma peau endolorie ne sent plus. Au-dessus d’un canyon impressionnant, j’avais quitté le confort d’un chemin de terre pour me perdre au bord d’un précipice vertigineux. Là, sur des dizaines de mètres de hauteur se déroulent les canyons de Zolios, véritables chefs d’œuvres de la nature aussi dangereux que magnifiques. Derrière moi se trouvent quelques bosquets et arbustes touffus qui garantissent un minimum de sécurité et d’intimité. Je ferme les yeux, et je m’égare hors de la pensée et du temps, prenant une profonde inspiration. Les vents tourbillonnants dans les canyons apportent une brise aussi fraiche que revigorante. C’est comme être au centre d’une immense soufflerie. Je me sens aussi légère qu’une plume virevoltant aux quatre vents. Durant ces instants, c’est comme si la vie s’était figée là et attendait d’être reprise plus tard. Quelques instants éloignés du tumulte de la vie et de ses aléas, apaisant l’esprit, asséchant les pleurs, adoucissant mon cœur. En mon esprit… Eh bien, il n’y a rien, pour la première fois depuis des années. Je n’ai ni songes, ni soucis, ni illusions, ni inquiétudes. Autant de légèreté… Voilà qui fait réellement du bien.

Je suis toute à ma rêverie lorsqu’un spectacle, qui n’est pas de mon fait, se déroule devant moi. Une créature mythique parcours les cieux, chevauchée par un homme qui, et s’était à prévoir, adorait visiblement cette balade au creux des cieux. Milles et unes voltiges se terminèrent par une chute libre habilement récupérée. Ce balai semblait millimétré, préparé avec une finesse digne des plus grands athlètes de ce monde, et pourtant, ce n’était qu’un homme et un dragon. Pardonnez cette expression, je suis bien consciente que cela est plus que simplement un homme et un dragon, mais d’un point de vue totalement extérieur, tout ceci était impressionnant et ô combien envoutant. Ajoutez à cela un esprit doté d’une créativité sans borne et vous obtenez une rêverie sans commune mesure. Et tandis que le duo était tout à ses voltiges, je restais là, assise sur mon trône de roche et de granit, les yeux plantés vers les cieux, me délectant de ce spectacle offert par ce duo inattendu. Seule au milieu de ces gigantesques plaines et canyons, je suis vulnérable. Et pourtant, je suis trop subjuguée pour penser à me rendre invisible ou à m’enfuir. Tout ce que je fais, c’est me délecter de ce spectacle impromptu et me perdre à mon tour dans les voltiges de ce duo féerique. Des dragons, je n’avais entendu que les mythes et légendes, et n’en avait vu qu’à l’état de bébés dans les contrées des dragonniers.
- Que les vents d’Amisgal me portent comme les ailes de cette créature portent cet homme pour qu’ainsi je puisse m’envoler loin des affres de ce monde Pensais-je en mon fort intérieur, levant une main vers les cieux comme pour attraper au vol de carrosse ailé.

Telle une enfant, je rêve d’être à mon tour sur le dos de cette créature ailée, oublier l’espace d’une voltige les lois qui régissent l’existence de tous les êtres humains. Les dons d’Amisgal me permettent déjà d’oublier cette force qui retient les corps bien ancrés au sol, cette expérience serait la libération ultime, quoi qu’on en dise. Un rêve éveillé. Oui, un rêve éveillé, au beau milieu de ce paysage qui ne permet aucune erreur à celles et ceux qui s’y perdent.



La folie est une douce façon de vivre.
Une vie légère est une vie sincère.
Il n'est rien de plus agréable qu'une douce folie mêlée d'une vie simple et légère.
Chaque spectacle de la vie et de la nature n'en est ainsi que plus beau et plus exaltant.

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Maël Kaïly
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Lun 30 Juil - 10:21
Irys : 109984
Profession : Dragonnier / Graveur
My'trän +1
Alors que Maël balayait l'endroit du regard, il vint à sourire doucement tout en continuant d'observer les alentours. Il ne cherchait à la fois rien de particulier mais pleins de choses en même temps. Il savait qu'il devrait rentrer bientôt pour retrouver sa famille, mais ce soir, c'est l'envie de dormir à la belle étoile qui prédominait. Envie largement acceptée par Lanara qui plus est. Aussi, quelle ne fusse pas sa surprise lorsqu'il aperçu une jeune femme sur les hauteurs surplombant le canyon. D'autant plus qu'il la voyait l'observer, ou du moins, il le pensait. Il n'en était pas vraiment certain non plus. D'aussi loin, il ne la voyait que tourné dans sa direction mais il ne pouvait dire avec précision ou le regard était dirigé.

Pourtant, il indiqua simplement à Lanara un endroit convenable pour se poser et, une fois cette dernière suffisamment proche, posa pied à terre avant de la laisser replonger à son aise dans les profondeur des sillons, le sifflement caractéristique de ses piques de vitesse se faisant très clairement entendre, répercuté même par la zone dans laquelle elle évoluait. Maël, lui, cherchait à nouveau la personne qu'il avait aperçu et décida simplement d'avancer en direction de l'endroit ou son regard avait pu capter sa silhouette. Il avançait rapidement, bien que trop lentement encore de son point de vue, et débouchât non loin de l'espace ou il avait pu observer cette silhouette. Plissant les yeux tout en balayant l'endroit du regard, sa recherche se solda néanmoins par un échec. Avait-il tout simplement rêvé ? Il n'en était certain et ce, principalement par rapport au fait qu'il ne pensais pas vraiment s'être arrêté au bon endroit. Peut être était-elle un peu plus loin, peu être l'avait-il déjà dépassée même.

Il n'avait pas véritablement voulut l'effrayer en venant se poser directement auprès d'elle avec sa dragonne, mais maintenant qu'il ne savait même plus ou elle était... M'enfin, un rapide haussement d'épaule fût sa seule réaction alors qu'il s'approchant du rebord pour s'asseoir sur la roche, laissant ses jambes pende dans le vide tout en ayant le regard posé sur les vallées ainsi formées sous ses pieds. Il en profite également pour suivre du regard sa monture, s'autorisant un léger sourire en coin alors qu'il regardait cette dernière voler bien plus bas. Et même comme ça, il la trouvait toujours aussi magnifique avec ses traits bleutées sur son manteau noir. Complètement absorbé par sa contemplation, il restait donc ainsi en ayant pris soin de décrocher le fourreau de sa lame à l'avance, cette dernière reposant sur ses genoux.


Thème de Mael et Lanara en général


Thème de Mael et Lanara en exercice de vol


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Laurelin
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Mar 7 Aoû - 20:16
Irys : 244953
Profession : Vagabond
My'trän +2 ~ Khurmag

Tout s’était passé très vite. La bête et son cavalier terminèrent leurs figures aériennes et leurs prouesses par un impressionnant piquet en ma direction. Tandis que je scrutais les moindres faits et gestes de cet impressionnant duo, et que celui-ci s’approchait de plus en plus de moi, je me prenais à rêver. Je m’imaginais chevauchant cette créature d’écailles et de piques noirs aux reflets bleutés, parcourant les plaines verdoyantes, les déserts désolés et les océans bleutés à la vitesse du vent, portée par les gigantesques ailes de ce mastodontes béni des Architectes. Tandis qu’ils s’approchent, j’entend les battements d’ailes, impressionnants tant par l’amplitude que par le bruit provoqué et le vent produit, la tête levée vers les cieux, les yeux braqués vers ce duo improbable. Ils passent si prêt de moi que je sens le vent ébouriffer mes cheveux qui s’envolent partout au-dessus de ma tête. Puis les battements d’ailes laissent place aux tremblements du sol. Le dragon venait d’atterrir et son poids venait de faire virevolter toute la terre à plusieurs dizaines de mètres à la ronde. Ils venaient d’atterrir. L’espace d’un instant, je meurs d’envie d’aller voir cette créature de plus prêt ainsi que son chevaucheur. Comment fait-il ? Quel lien entretient-il avec sa monture ? Je veux tout savoir ! Je meurs d’une curiosité inassouvie et insatiable. Mais voilà qu’une seconde série de secousses fait vibrer toutes les terres autour de moi et je vois à nouveau voler dans les airs cette monstrueuse créature, seule. Seule ? Comment ça seule ? Où est celui qui chevauchait ce monstre ? Il est forcément descendu. S’il est descendu c’est qu’il n’est pas loin. Peut-être m’a-t-il vu ? Par tous les Architectes ! Il va me voir !

Je forme alors l’illusion d’invisibilité autour de moi qui se matérialise lentement, contrairement à l’accoutumé. Pourquoi ? Car j’aime beaucoup cet effet qui illusionne tout le monde y compris moi. Les volutes qui émanent de moi et qui forment peu à peu se filtre d’invisibilité dans l’esprit des autres me font disparaitre comme disparait la fumée dans les airs : avec grâce et volupté. Les vents d’Amisgal me portent alors un peu plus loin. En une foulée, je m’éloigne de quelques mètres, préférant brouiller les pistes le plus possible. Mes affaires m’accompagnent, je ne veux laisser aucune trace, d’autant plus que le bivouac de cette nuit était à une vingtaine de mètres seulement. Et voilà les premiers bruits de pas. J’entends quelqu’un approcher doucement, les pas bruissant dans l’herbe en bord de falaise, se faisant de plus en plus proches et de plus en plus audibles. Instinctivement, je m’accroupie et me recroqueville, posant mon menton sur mes genoux, rapprochant mes jambes de ma poitrine et serrant le tout de mes bras qui enveloppent mes jambes. Pour verrouiller cette position, je place mes mains sur les avant-bras opposés, ainsi donc, je reste dans cette position aussi longtemps que je le veux. Là, je me sens en sécurité, comme si rien ni personne ne pouvait me faire de mal ou s’en prendre à moi. C’est comme si une bulle se trouvait autour de moi, fournissant une protection inviolable et indestructible. Dans mon esprit du moins.

Dans ma bulle, je me mets à fredonner légèrement un air tendre et doux et je me balance d’arrière en avant, comme lorsqu’on câline un enfant pour le rassurer après un vilain cauchemar. De cauchemars, je n’en ai fait aucun, mais je suis pourtant apeurée, ou du moins, troublée. Je suis fascinée par cette gigantesque créature qui pourrait me balayer d’un battement d’ailes ou me dévorer en une bouchée. Mais cette fascination se heurte à la crainte irrémédiable que provoque l’idée d’être découverte et d’entrer en contact avec un homme. Que veut-il ? Est-il curieux ? Est-il animé de pensées perverties et obscures ? Dois-je m’en méfier et m’en éloigner comme on s’éloigne d’un pestiféré ? Le bien et le mal se heurtent à chaque instant dans ce monde terrifiant, mais malheureusement, c’est bien souvent le mal qui se présente à moi et au monde…

Je vois l’homme avancer, chercher, scruter, se questionner sur la véracité de ce qu’il avait cru voir. Il me cherche, comme je le craignais. Son esprit est verrouillé, je ne peux donc m’immiscer dans ses pensées, mais je n’ai aucune difficulté à deviner le chamboulement qu’il vit. A-t-il rêvé ? A-t-il halluciné ? Avait-il réellement vu quelqu’un ? Une femme ? Autant de questions qui doivent le tarauder quelque peu… Ou peut-être pas ? Il hausse ses épaules et s’assied au pied de la falaise, les jambes dans le vide. Lui qui venait de profiter de la beauté de ce lieu depuis sa haute altitude, devait néanmoins rêver face à ce spectacle impressionnant. Des reliefs impressionnants, des gouffres béants et de part et d’autre, d’immenses étendues d’herbes et d’arbres creusées de profonds gouffres. Il y a de quoi rêver.

Je ne ressens aucune animosité provenant de cet homme. Il semble curieux et surpris de mon absence. Je ne le comprends que trop bien. Je n’ose pas non plus m’approcher tant j’ai peur de voir son monstre fondre sur moi, ou de le voir lui, révéler ses réelles motivations. Pourtant il reste stoïque, rêvassant devant la splendeur de ce paysage tout comme je rêvasse devant la moindre petite merveille de la nature. Qui est-il ? Peut-être n’est-il pas comme les autres ? Peut-être même qu’il est gentil. Ô Architectes, aidez-moi, moi qui ne sait plus où j’en suis fasse à cette nouvelle épreuve.



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Maël Kaïly
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Sam 18 Aoû - 4:16
Irys : 109984
Profession : Dragonnier / Graveur
My'trän +1
Maël ne savait pas véritablement quoi penser. Peut être avait-il réellement rêvé en croyant voir quelqu'un à cet endroit. Il faut dire que voler avec Lanara, bien que cette dernière soit d'un type léger, n'aidait pas véritablement à vouloir trouver le sommeil. Ces moments de liberté intense et purs le comblaient complètement, retirait même toutes ses envies de dormir, ou sa faim, concentré uniquement et simplement sur ce qu'il partageaient tout les deux. Ses yeux se posèrent sur le creux dans lequel pendaient ses pieds. Il était bien libre de tout, de toute manière, et surtout, d'aller ou il voulait. Le vent venait simplement lui caresser le visage alors que ses yeux se relevaient pour observer l'horizon, laissant son compagnon voler librement plus bas.

Lentement, il se mit à repenser à tout ce qu'il avait vécu avec elle, comment il l'avait trouvé, et comment il s'en était occupé mais surtout, comment il avait éveillé le Don d'Orshin avec elle et qu'ils avaient appris à communiquer tout les deux, à s'apprivoiser l'un l'autre et surtout, il avait appris à lui faire pleinement confiance. Le lien n'était peut être pas aussi intense qu'un dragonnier accomplit, pas aussi fort, mais Mael voulait que Lanara sache qu'elle n'avait aucune forme de confiance à gagner de sa part. Depuis sa naissance et jusqu'à maintenant, il l'avait entièrement accordé à sa dragonne. Ses yeux vinrent se parer de quelques larmes de nostalgie et de joie, alors qu'il essuya par la suite ces dernier avec ses doigts, reportant son attention sur l'horizon et ne faisant même plus attention à ce qu'il avait pensait avoir vu. Pour tout dire, il n'y accordait même plus d'importance. Si il y avait quelqu'un, il aurait pu discuter un peu, échanger à propos de tout et de rien, faire simplement passer du temps en compagnie de quelqu'un.

Il faut dire que Mael n'avait pas beaucoup d'échanges avec les gens, en même temps, passer son temps sur le dos de sa monture n'aidait pas spécialement à créer des relations, amicales ou simplement de passagères, le temps d'un échange. Il aurait bien aimé avoir quelqu'un de nouveau à qui parler, à écouter, afin de changer un peu des discussions habituelles qu'il connait si bien. Et tandis qu'il se laisse tomber sur le dos, les yeux rivés sur le ciel et ses nuages, il ferme les yeux, n'écoutant plus que le bruit environnant, celui du vent, suivant le fil de ses pensées. Quoi faire après ? Quoi faire demain ? Est-ce que Lanara trouvera son dragon un jour ? Qu'est ce qu'il va manger ce soir ? ... Rien que cette pensée fait déjà grogner son estomac alors qu'il rit, doucement, tout seul. Il semble extrêmement calme et paisible ainsi, ses yeux se fermant d'eux même alors qu'il serre le fourreau de sa lame contre lui.

"Shoan ... Un jour, on arrivera à réaliser notre rêve ... Tu verra, on créera quelque chose de magnifique que les Urrans vont apprécier."

Ses yeux s'ouvrent à nouveau, alors qu'il tire sa sacoche à lui, récupérant son petit carnet  ainsi qu'un charbon, sa lame sur les cuisses, et qu'il entame son croquis doucement, fredonnant un petit air le plus simplement du monde en regardant un peu le canyon ensuite avant de se reporter à son dessin, travaillant ses lignes, accentuant l'un ou l'autre trait pour le faire ressortir. Il va juste reporter ce qu'il voit, dessus, pour avoir une trace des endroits qu'il a visité et ou il a voyagé.


Thème de Mael et Lanara en général


Thème de Mael et Lanara en exercice de vol


"Une seule Famille, Unie et Indivisible." - Maël, parlant du lien entre Dragon et Dragonnier

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Dernière édition par Maël Kaïly le Jeu 23 Aoû - 18:28, édité 1 fois
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Laurelin
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Jeu 23 Aoû - 17:46
Irys : 244953
Profession : Vagabond
My'trän +2 ~ Khurmag

Comme d’habitude, la peur et la terreur que m’inspirent mes contemporains me poussèrent à me parer de mon habit le plus discret : l’invisibilité. Les dons de Khugatsaa me sauvèrent par le passé à maintes reprises et devinrent presque une seconde nature aussi présente en mon esprit et en mes habitudes que le fait de respirer pour survivre. Les illusions, la télépathie, le voyage au plus profond des pensées et des souvenirs enfouis dans la mémoire des gens étaient pour moi aussi faciles d’utilisation que le simple fait de marcher pour voyager d’un point à un autre. Ainsi, tandis que je m’évertue à me dissimuler aux yeux du monde entier, je cherche à accomplir la mission qui me fut confiée il y a tant d’années : soulager les maux de ce monde. Quand j’y pense – car oui, il m’arrive tout de même de réfléchir au monde dans lequel je vis, quand je ne suis pas perdue dans mes illusions – cette ambiguïté doit-être la définition même de la folie douce, si douce folie il y a.

Mais cet homme m’intrigue. Plus que ça, il me fascine. Il monte une créature mythique qui ferait pâlir de terreur le commun des mortels. Un dragon. Une créature ailée à la puissance redoutable et aux légendes abracadabrantes. Tantôt bêtes tueuses, tantôt créatures courageuses, exemple de dévotion, elles déchainent les passions et instiguent la peur dans le cœur de ceux qui ne jurent que par les récits des livres. Au cours de mes pérégrinations, j’ai déjà pu observer ces créatures, surtout sur le continent au Sud de Myträ où elles pullulent presque en liberté. Mais voir toutes ces acrobaties dans les cieux et surtout, voir qu’un homme était capable d’autant de prouesses avec une telle créature était époustouflant.

Il semble gentil et doux. Ne me voyant pas, moi, la silhouette qu’il avait certainement observée depuis les cieux, il ne montra ni geste d’amertume ni saut d’humeur ni aucune forme d’animosité. Il semblait déçu, bien-sûr, mais néanmoins calme et détendu. Si détendu qu’il s’asseyais bien vite, les pieds pendus dans le vide et son regard perdu dans l’horizon aux couleurs chaudes et chatoyantes. Était-ce un rêveur ? Était-il de ceux qui savaient reconnaître la beauté dans chaque feuille d’arbre ? Derrière chaque fleur ? Dans chaque nuage ? Appréciait-il lui aussi le chant des oiseaux ? Les caresses du vent ? J’y croyais de plus en plus.

Je sentais également en lui l’existence d’une ouverture d’esprit plus que singulière, comme celle rencontrée jadis auprès d’autres mages aux facultés télépathiques tournées vers les animaux plus que vers les hommes. Mais un esprit ouvert aux liens, peu importe qu’ils soient dirigés vers les Hommes ou vers les bêtes, était un esprit accessible pour quiconque réussirait à saisir le bon moment, ou, à entamer un lien d’un commun accord. Ainsi, je ressens quelque chose qui émane de cet homme. Une volonté qui raisonne en moi et qui m’est familière. Il se sent seul bien qu’il soit toujours accompagné de sa magnifique monture. Il connait la faim et la soif, la fatigue et la solitude, l’inexorable sensation d’être incomplet et quelque peu perdu. Il semble gentil et ouvert d’esprit. Une chance dans cette contrée perdue. Oubliant l’espace de quelques instant la présence de sa monture dans les environs, je me décide à m’avancer vers lui alors qu’il sort un fusain et quelques feuilles. Ces ustensiles semblent avoir déjà quelque peu vécu et ne sont plus de premières mains. Serait-ce l’occasion de me dévoiler au grand jour ?

Doucement, je sors de mon sac un fusain et quelques autres de couleurs chatoyantes ainsi que quelques feuilles de papiers épais. Le tout est de bonne qualité et relativement neufs, ayant été soigneusement gardés et empaquetés dans mes affaires. Mais je suis toujours invisible, alors, j’interrompt le charme de mon illusion, me dévoilant totalement sans aucun artifice. Mécaniquement, je remets en ordre mes cheveux en passant doucement ma main en quelques mouvements typiquement féminins, puis je m’approche, m’assoie à côté de lui sans prévenir et tend un papier neuf et non plié.
- Tiens, il sera plus agréable d’œuvrer sur celui-ci Dis-je de ma voix féminine douce et presque enfantine.

J’espère ne pas l’avoir effrayé.



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Maël Kaïly
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Mer 29 Aoû - 13:57
Irys : 109984
Profession : Dragonnier / Graveur
My'trän +1
Effectivement, Maël appartenait bel et bien à la catégorie de ceux qui se laissant bercer par l'émerveillement trouvable en chaque chose, pour peu que ces dernières aient une beauté qui lui plaise. Et pour autant, il était bien de ceux qui avaient bien plus de mal dans les relations entre les Hommes qu'entre lui et sa dragonne, et ce, depuis le jour ou il trouva son œuf. Lanara était un tout, un complément à son existence. Mais pour autant, tout deux n'étaient rien de plus qu'un petite parcelle de vie dans un monde si vaste, une parcelle isolée au milieu d'un océan de pensée, de coutumes, de frictions. Pour autant, Maël ne détestait pas ce monde, il l'admirait. Une admiration devant sa diversité, devant tout ce qu'elle avait à offrir d’intéressant, pour peu qu'on s'y intéresse justement.

Maël, lui, avait simplement choisis de s’intéresser à la beauté. La beauté des paysage était une chose, un concept, que beaucoup avait du mal à s'imaginer ou même à véritablement appréhender. Et pourtant, rien ne valait plus de son point de vue que la vision de ces paysages uniques et merveilleux. Mais soudainement, en pleine rêverie, voila qu'une présence se fait ressentir à ses côtés. Tournant la tête dans sa direction il viendra sourire à la jeune femme qui lui tends un nouveau papier. Clignant des yeux, il va venir instinctivement tendre la main, pour en récupérer le cadeau.

"Heum ... Merci."

Dira-t-il à la femme qui viens de se poser à côté de lui. Il va prendre le temps de l'observer, avant d'incliner la tête à son attention. Il ne sait pas véritablement si le geste sera reconnaissable mais bon, il le tente néanmoins. De toute manière, il ne se sent pas véritablement en danger, et puis pourquoi devrait-il le penser de toute manière ? Il n'a pas de lame sous la gorge, pas de menace d'exécutés à son intention ni d'autre forme de danger immédiat. Et puis, Lanara n'est pas loin. Comment le sait-il ? Simplement par le sifflement produit par son vol lors de ses accélération. Une oreille attentive aura vite fait de les percevoir de toute manière vu l'indiscrétion dont elle fait preuve, mais rien, heureusement, qui ne mettrait l'inconnue en situation de stress.

Il va à nouveau regarder son croquis, puis le continuer, doucement, appliqué sur son oeuvre tout en parlant.

"Magnifique, n'est-ce pas ?"

Posera-t-il simplement comme question, à voix haute. A vrai dire, cette question est plutôt rhétorique. Evidemment que quelque chose est magnifique, mais de là à arriver à identifier ce qui l'est ou non est un procédé bien plus complexe qu'il n'y parait. Et en cela, Maël ne donne aucune indication, car pour lui, tout peut l'être. Magnifiquement parfait, magnifiquement perfectible.


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Laurelin
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Jeu 6 Sep - 20:58
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Profession : Vagabond
My'trän +2 ~ Khurmag

Il semblerait que le dragonnier rêveur n’est ni troublé par ma soudaine apparition, ni effrayé par ce qu’elle pourrait signifier, si tant est qu’il eut poussé la réflexion jusqu’à se demander ce qu’une fille de Khugatsaa pourrait lui réserver. Au lieu de cela, il me gratifie d’un geste de la tête, d’une parole de remerciement et d’un sourire, enfin, de ce que je crois apercevoir. Il saisit la feuille de dessin que je lui tends et se remet à son ouvrage tout en me gratifiant cette fois d’un commentaire fort à propos sur le spectacle qui s’étend devant nous.

Un sifflement très singulier m’interpelle soudainement alors que je fouille dans mon sac pour trouver ma flute traversière. Cette dernière fut faite au creux d’une corne de Mogoï par un maître flûtier dont la marque était encore aujourd’hui visible. Instinctivement, j’approchais mon buste du bord sur lequel je m’étais assise afin de pouvoir voir plus avant et surtout, plus en bas. Les profondeurs vertigineuses des canyons et autres falaises ne permettent pas de voir jusqu’au fond du gouffre nimbé d’un épais brouillard. Tout juste aperçois-je la gigantesque forme de ce dragon majestueux qui file comme une flèche dans les airs dans un sifflement strident. Cette vision de liberté trouve écho en mon cœur et je sens rapidement monter en moi cette formidable sensation de joie. Cette joie immense qui étreint mon cœur et dont le frisson provoque larmes et sourires incontrôlés. Je suis enjouée et mon cœur est comblé de bonheur grâce à cette vision paradisiaque partagée. Il est très rare que qui que ce soit possède les mêmes affinités pour le vaste monde qui nous entoure. Les Architectes furent bien inspirés de mener mes pas vers cet homme. Loués soient Khugatsaa et Amisgal.
- Magnifique, en effet Répondis-je le plus sincèrement et simplement du monde. Les Architectes soient loués pour avoir créé un monde aussi majestueux que celui-ci. Puisse leurs dons être bénis à jamais.

Des paroles sages mais peut-être trop dévouée pour lui ? Après tout, il est sans aucun doute un fils des Architectes, mais, à quel point sa moralité et sa foi sont-ils développés chez lui ? Plutôt que de chercher à le savoir, je décide de continuer mon spectacle. Le bec de ma flûte pose alors mes lèvres qui s’entrouvrent légèrement pour laisser passer un mince filet d’air qui allait bientôt retentir à nos oreilles dans une mélodie calme et douce. L’air est reposant et n’a pour but que d’être attendrissant pour l’âme afin que celle-ci puisse s’ouvrir toute entière et se nourrir de se spectacle divin. Pour parachever cette œuvre digne de nos divinités, je décide de créer une illusion la plus douce possible. Doucement, tendrement, des centaines puis des milliers de lucioles vinrent nous entourer de leurs parades aériennes, se posant ça et là pour voler à nouveau partout aux alentours. Un cadre paradisiaque, une musique adoucissant les cœurs et une illusion faite pour faire rêver l’esprit. Que demander de plus, tant la magie est belle et la vie agréable en ce lieu et en cet instant précis.
- Que le monde est beau lorsqu’il jouit d’une paix sincère et douce. Dis-je enfin en abaissant ma flute.

Si mon instrument n’était plus animé par la vie que j’insufflais, la musique ne s’estompa point pour autant. L’illusion visuelle fut accompagnée d’une illusion musicale sans qu’aucune pause ne soit réalisée. Tout était parfait, et je m’abandonnais à mon tour à cette magie ambiante, fermant les yeux pour en profiter un peu plus encore alors que ma tête tomba lentement en arrière, signe que je me laissais aller à une rêverie aussi douce que majestueuse.



La folie est une douce façon de vivre.
Une vie légère est une vie sincère.
Il n'est rien de plus agréable qu'une douce folie mêlée d'une vie simple et légère.
Chaque spectacle de la vie et de la nature n'en est ainsi que plus beau et plus exaltant.

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Maël Kaïly
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Lun 8 Oct - 20:24
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Le jeune dragonnier, concentré sur son oeuvre, ne faisait même plus attention au mouvement de la femme à ses côtés, jusqu'à ce que cette dernière ne lui parle à nouveau. Son regard portant sur elle, il la gratifia d'un nouveau sourire, un peu plus tendre à l'évocation de ces paroles tournées vers les Architectes. Inclinant la tête, ses souvenirs et pensées se portent vers toutes ces fois ou lui aussi il a remercié les Architectes, plus précisément Amisgal et Orshin, pour tout ce qu'ils lui avaient permis de réaliser et toutes ces fois ou il pensait qu'un miracle, ou une intervention de leur part, ne pouvait qu'être la cause de ce qu'il lui arrivait. Alors que tout remontait en lui, un vertige, doux, vint alors pointer le bout de son nez tandis que ses oreilles captaient le son produit par la flûte de la personne à ses côtés. Tiquant des oreilles, il tourna son regard vers cette dernière, posant ses yeux sur l'instrument inconnu. Il faut dire que le jeune homme n'avait pas véritablement eu à faire à ce genre d'objet et la musique était, pour lui, un luxe que les riches seuls ne pouvait qu'espérer avoir. Pour lui, la seule musique qui résonnait à ses oreilles étaient le battement de son cœur et celui de sa dragonne qui battaient comme un seul au moment ou ils se connectaient entre eux.

"Qu'Orshin et Amisgal soient loués pour nous permettre d'y évoluer."

Que dire de plus après tout ? Il n'y avait rien d'autre qu'il ne se sentait obligé d'ajouter de toute manière. Relevant les yeux, son regard se posa sur les lucioles qui venaient s'agglutiner tout autours d'eux et, plissant le regard, il démontre clairement son incompréhension quant à l’événement qui se déroule. Bien que ce moment puise être considéré comme "beau" ou "magique" suivant les pensées, Maël lui ne trouvait pas l'intérêt de la chose, surtout qu'ils apparaissaient uniquement au moment ou la jeune femme commence à jouer. L'étrange n'a pas véritablement sa place, et à moins qu'elle ne commande aux luciole -ce qui n'étonnerait guère le jeune homme, qui chevauche un dragon rappelons le.- il en déduisit qu'elle ne pouvait que soit, jouer avec son esprit, soit ... Il n'en avait aucune idée et c'était un simple phénomène naturel. Mais pour le coup, la solution de facilité s'imposa à lui alors qu'il laissait simplement l'idée de la savoir capable de commander aux lucioles. De toutes manières, cela n'avait pas grand intérêt au final, puisqu'il se contenta finalement de sourire et de fermer les yeux, se laissant bercé par la mélodie, ses pensées voguant au fil de ses vagues internes de réflexion.

Alors que la mélodie se poursuivait et que sa partenaire de rêverie prononçait sa phrase sans même que la musique ne s'estompe, Mael savait qu'il venait de tomber sur une personne particulière. Souriant un peu plus, ses yeux vinrent s'ouvrir à nouveau, alors que son regard se fixe droit devant lui pendant quelques instants.

"Il l'est encore ... Lorsque l'on prend le temps de l'observer depuis un angle plus adapté !"

Se redressant rapidement, rangeant ses feuilles et son fusain, il ferme les yeux en portant son poing droit à son coeur, venant se concentrer sur le lien si unique qui le lie à la dragonne.

"Mère ? Il est temps de reprendre notre envol ! Et avec une accompagnatrice si tu le veux bien !"

"Sérieusement, petit homme ?"

"Oh aller ... S'il te plait ..."



La non réponse de la dragonne le fit sourire alors qu'il revenait peu à peu dans le véritable monde. Et plus il revenait, ouvrant les yeux à nouveau, plus le sifflement s'intensifiait alors que les battements d'ailes, puissants, parvenaient à leurs oreilles et que, d'un seul coup, la dragonne ne passait devant eux, s'élevant dans les cieux à toute vitesse et les ailes presque entièrement déployées. Lentement, elle vint se poser un peu plus loin, alors que Mael laissa son regard sur sa compagne de vie

"Vous souhaiteriez m'accompagner pour un vol ?"
Demande-t-il simplement, à l'attention de la jeune femme qu'il supose toujours être derrière lui.


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Laurelin
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Ven 12 Oct - 15:09
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Amisgal ? Orshin ? Ainsi donc, ce dragonnier aux mœurs poétiques et à l’âme aussi légère que les nuages qu’il traverse, voyait ses pas guidés par la grâce de deux Architectes, divins créateurs bénissant leurs enfants de dons incroyables et purs. Cette révélation – qui n’en était pas tout à fait une puisque je me doutais bien que j’avais affaire ici à un frère mage – donne à cet instant une puissance toute nouvelle. Fermant les yeux quelques instants, je prends une profonde inspiration. Je sens l’air emplir chaque cellule de mon corps, chaque alvéole pulmonaire, parcourir mon sang et nourrir ma tête, potentialisant ainsi la douceur de cet instant et le bonheur de se rêve éveiller.

Puis, d’un seul bon, comme un athlète maîtrisant chaque mouvement de son corps, le dragonnier se lève et s’éloigne quelque peu, s’approchant à la fois du précipice et d’une zone relativement plate. Puis, il s’arrête et semble regarder autour de lui et au fond du précipice. Curieuse, je le regarde avec attention. Que fait-il ? Serait-il en train de communiquer avec sa monture ? Puis une question beaucoup moins optimiste me vient à l’esprit : Sa gentillesse serait-elle une façade, un moyen d’user de confiance avant de fondre sur moi avec son dragon et de réduire à néant mon existence ? Pourquoi faire ? Je n’ai presque aucun objet de valeur sur moi. Puis, soudainement, un bruit strident lointain se fit entendre. Ce bruit se fit soudainement de plus en plus proche et de plus en plus grave. Et voilà la bête. Sortant de son aire de jeu, elle virevolte devant son maître, fouettant l’air de ses immenses ailes, créant d’immenses bourrasques de vents qui ne manquent pas de découvrir mon visage en éloignant mes cheveux, battus par les vents comme le serait un plan de roseau, pliant sous les assauts d’une tempête océanique. Le climat estival de cette région Myträne est agréable, et ces soudaines bourrasques venteuses aèrent mes poumons, mon visage et mes cheveux. D’ordinaire, la vision de cette effroyable créature sévère et aux traits aussi durs que le plus rigide des métaux païens aurait provoqué une terreur incontrôlable se soldant par une fuite aussi rapide que possible et une invisibilité immédiate. Mais la douceur de cet homme, la magie du moment et l’imposante grâce de cette créature me clouent littéralement sur place. Je suis telle une enfant vivant un rêve éveillé. Pour autant, je n’ose ni bouger ni m’approcher. Et c’est à ce moment-là que le dragonnier au doux regard m’invite le plus simplement de monde à partager ce moment féérique qu’il vit seul la plupart du temps. Un tel spectacle, une telle expérience incroyable, un moment si beau, pour moi ?

Une pensée éphémère nait dans mon esprit avant d’être presque aussitôt chassée : suis-je, en fin de compte, digne de vivre le bien et non pas seulement le mal ? Il y eut peu de personnes de bien dans ma vie, mais il y eut énormément de personnes diaboliques, vivant de violences, de trahisons et de souffrances infligées à autrui. Serait-ce là le juste retour des choses ? Les Architectes menèrent-ils mes pas vers, enfin, un moment de paix et de douceur après toutes ces souffrances qui me furent imposées ? Je suis convaincue que cette félicitée est un signe divin, le signe d’une existence du bien et du bonheur, le signe que ma vie avait empruntée le bon chemin et que celui-ci était en long, certes, mais qu’il serait bien plus joyeux maintenant. Mon hésitation et ma réflexion doit être extraordinairement longue tant je prends le temps de peser le pour et le contre et de me rendre compte de ce qui vient de m’être proposé. Le pauvre homme devait se demander quoi faire maintenant.

Alors, je me lève doucement, je passe ma main le long de ma robe pour enlever les faux plis, les feuilles et les brins d’herbes qui voulaient voyager avec moi et je reste là, debout, mon regard scrutant chaque parcelle des écailles de cette créature. Si une création d’Orshin pouvait symboliser la puissance tranquille, ce serait très certainement les dragons. Créatures imposantes, effrayantes, puissantes et pourtant capable de finesse et d’une grâce inégalable, elles attisent les fantasmes de bon nombre de voyageurs, d’aventuriers et de rêveurs. Je m’approche lentement, mes yeux écarquillés brillant d’une curiosité infinie et d’une surprise impressionnée. Je m’approche doucement, ne voulant pas irriter ni effrayer cet animal qui pourrait me couper en deux en un seul coup de patte. Ma main se pose sur ses écailles avec la douceur d’une plume glissant sur l’eau, et se balade ensuite jusqu’à s’approcher du matériel du monteur de dragon. Je sens que ces écailles sont aussi dur que le roc et aussi flexibles qu’un brin d’herbe, permettant une grande amplitude de mouvements et de battement des ailes. Sa respiration est impressionnante. L’air s’engouffrant dans ses poumons gonfle ses abdomens dans un mouvement calme et pourtant imposant. Les turbulences de l’air produisent un son grave, retentissant et provoquant des vibrations jusqu’au tréfond de mon être. Sans m’en rendre compte, ma bouche s’entrouvre et dessine un grand et large sourire innocent. Je suis séduite et subjuguée.
- J’en serais ravie. Dis-je tout simplement, les yeux pétillant de joie.

Offrez-moi cet horizon, offrez-moi ces cieux, offrez-moi cette évasion loin des vicissitudes des Hommes. Laissez mon cœur voler avec vous et ma tête rêver grâce à vous. Je vous en serai éternellement reconnaissante.




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Maël Kaïly
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Dim 4 Nov - 15:20
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Adoptant un petit sourire, le jeune homme observait l'inconnue faire, tout autant que Lanara. Elle n'avait pas véritablement l'habitude d'être soudainement le centre de l'attention, des regards, elle qui n'avait de contact qu'avec les membres les plus jeunes du clan du dragonnier. Pourtant, la douceur de la jeune femme était bien perceptible par la créature qui tourne ensuite son regard sur son petit compagnon, ce dernier venant poser son front contre celui de sa partenaire, une main de chaque côté de son crâne. Fermant les yeux à nouveau, Maël ne fait que transmettre son propre ressenti à sa partenaire. Ils n'avaient rien à craindre d'elle de toute manière. Une personne seule, ici, ne pouvait décidément pas leur causer du tort après tout.

Relevant sa tête ensuite et portant son regard sur elle, Maël lui offrit un simple sourire.

"Maël. C'est ainsi que je me nomme. Maël Kaïly, du clan Kaïly, enfants d'Orshin."

Après tout, aucun d'eux n'avait fait les présentations.Tant qu'à faire, avant de passer à autre chose, autant faire ça dans les règles. Lui souriant à nouveau, le jeune homme s'approche de la selle, avant de grimper dessus, tendant ensuite sa main en direction de la femme.

Au loin, un souvenir remontait, prenant place dans l'esprit du dragonnier.

Dyen. Il y a quelques années.

Maël ne devait pas avoir plus de huit ans à cette époque. Une main se tendait vers lui. La main d'un homme, son père, l'invitant à monter avec lui sur le dos de son dragon. Maël était tout excité à cette idée. Son père lui avait fait la promesse d'un vol avec lui. Le temps lui avait toujours manqué. Leurs avait toujours manqué. Mais pas aujourd'hui. Cette fois, ils allaient voler ensemble.

Voler.

Maël n'avait jamais imaginé ce que cetinstant allait déclencher en lui. Fascination, admiration, vénération. Amisgal était très présente dans son esprit à cet instant, pourtant le jeune homme lié à Orshin apprenait à lier les deux petit à petit. Trop jeune pour développer un second don, il avait simplement gardé celui qui avait été entretenu par ses parents, le lien.

Mais lié à quoi ? Rien du tout. Pas encore.

Le petit garçon allait enfin pouvoir décoller. Joie, bonheur intense. Il connaissait tout ça. Il l'avait connu alors et le connait toujours encore. Et il entendait son père lui dire quelque chose.


Décoller, c'est bien ce qu'il allait faire une nouvelle fois. Mais avec une autre personne. Secouant la tête, le jeune homme revenait à lui alors que son regard, certainement beaucoup plus nostalgique, se reposait sur la femme.

"Profitons du temps actuel. Mais accrochez vous bien, nous ferons en sorte d'y aller progressivement. N'ayez pas peur. La peur est un frein à l'émerveillement."
De simples petits conseils. Ces mêmes conseils que son père lui a donné lors de son premier vol.

Ils allaient pouvoir parcourir les cieux maintenant. Voler jusqu'à l'horizon. Il suffisait simplement que la jeune femme monte avec lui pour que commencent une nouvelle aventure.


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