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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
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 Rude boy for life [PV Kora]

Swenn Milazzo
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Mer 25 Juil - 12:11
Irys : 570405
Profession : Chimiste le jour - Dealer la nuit - Toubib de secours à toute heure
Daënar +1
Le soir tombe déjà lorsque Swenn sort du laboratoire dans lequel il a une fois de plus passé un trop grand nombre d'heures. L'air est encore chaud en ce mois de juillet peu avancé, et l'ambiance est à la fête dans les rues de la capitale régionale. Mais ce n'est évidemment pas le genre de préoccupation qui s'agite pour l'heure dans la tête du chimiste. Ses nouveaux projets de recherche l'ont totalement accaparé ces derniers mois. Et même si passer vingt quatre heures d'affilé le nez au dessus de ses éprouvettes ne l'a jamais dérangé, il faut reconnaitre que ses finances s'en trouvent affectées. Pas du genre à regarder ses dépenses, d'autant plus lorsqu'il s'agit de se procurer de nouveaux instruments d'analyse ou matériaux, il faut reconnaître qu'à ce rythme, il va bientôt se retrouver bloqué. Mais comme à chaque fois qu'il se retrouve dans ce genre de situation, il a la solution. Pas forcément très légale, mais c'est bien le dernier de ses problèmes.

Et il se trouve que l'un de ses contacts à Ünellia lui a fait part d'une demande importante il y a peu. Associée à un paiement qui devrait lui permettre d'assumer ses nouvelles lubies extravagantes pour les prochaines semaines. Mais évidemment, il n'a ni le temps, ni l'envie de s'occuper lui-même de la livraison. C'est que ses déplacements récents ne se font pas vraiment vers cette région. Et il n'a pas non plus l'envie de perdre de précieuses heures en voyage. Avec le risque de se faire intercepter par la milice en plus de ça ! Si Swenn est effectivement capable de mettre au point des produits particulièrement recherchés par une certaine partie de la population, pour ce qui est de la discrétion en revanche, c'est une toute autre histoire.

En parlant de discrétion, son piaf tout aussi furtif le rejoint alors qu'il s'approche des frontières de la ville, laissant derrière lui toute l'animation qui agite le centre ville en cette période. Le gratifiant d'une simple tape sur le sommet de son crane vide, le Doc s'installe simplement au pied d'un des arbres présents en plus grand nombre dans cette partie de la capitale qui prend des allures de grand parc verdoyant. Assis, le regard levé vers le ciel il profite du calme environnent, qui coupe avec l'effervescence des activités entreprises par les esprits en ébullition des autres scientifiques qu'il côtoie au quotidien.

Mais n'allez pas croire que sa présence en ce lieu reposant soit uniquement liée à la recherche d'un contact plus fort avec la nature reposante. L'idée en est bien loin. Une partie du trafique aérien qui cherche à rejoindre Cerka passe par ici, des espaces suffisamment vastes pour atterrir étant disponibles en grande superficie. Arriver de nuit est toujours plus délicat en raison de l'absence d'éclairage, ce qui justifie que les transports s'effectuent habituellement de jour. Mais les contrôles sont également beaucoup plus rares, les forces de l'ordre mobilisée une fois la nuit tombée étant bien plus occupées par les activités qui vont bon train dans les quartiers défavorisés plus éloignés. Dans la tête du chimiste, les choses sont très simples. Il lui suffit de trouver quelqu'un capable de manipuler un tel engin, qui cherche manifestement à éviter la milice avec leurs contrôles trop lourds, et qui en plus réussisse. Il ne restera plus qu'à négocier un "transport de marchandises" jusqu'à Alexandria.  

Évidemment, ce genre de client n'est pas particulièrement abondant. Il voit bien plus d'oiseaux et de moustiques lui passer sous les yeux que de constructions Daënars. Parfois même Din, qui souffre manifestement d'un manque cruel d'attention de la part de son propriétaire... Ah, il faut bien qu'il s'y fasse. Heureusement, Swenn ne manque pas de patience, et encore moins lorsqu'il a une idée bien précise telle que celle-ci en tête. Un peu borné aussi sûrement... Il ne s'inquiète pas des minutes et heures qui défilent.

Jusqu'à ce que, coup de chance, un vainqueur se déclare ! Comprendre par là un engin qui passerait parfaitement inaperçu s'il n'avait pas les yeux rivés au ciel. Et qui parait en bonne voie pour aller se poser non loin. Sans plus attendre, le chimiste se relève, et prend la direction de ce nouvel arrivage, le piaf jamais bien loin. S'approchant de la frégate repérée une fois posée au sol, il garde tout de même une bonne distance de sécurité. La filature, ce n'est pas vraiment son truc, et avec Din, il risque de se faire repérer immédiatement. Or, l'objectif n'est pas de se lancer dans de longues discussions dans ce lieu "loin" de tout. Heureusement qu'il a une bonne vue associée à une bonne mémoire. Il se contente alors d'attendre encore quelques minutes que sa cible s'éloigne, prenant visiblement le chemin d'un des quartiers vivants la nuit.

Pas de problème pour le jeune homme, qui depuis le temps connait bien la ville, et tous les endroits susceptibles d'attirer le genre de personne qu'il recherche. Une fois le temps jugé nécessaire à une sécurité optimale écoulé, il bouge de nouveau. Cet endroit n'est pas particulièrement mal fréquenté, mais certains établissements sont bien plus susceptibles d'héberger pour quelques heures un type qui pourrait être prêt à entendre ce qu'il a à proposer. Il s'arrête donc devant quelques tavernes correspondant à ses critères. Et si l'autre ne se trouve dans aucune d'entre elles ? Alors la conclusion serait décevante, mais il lui faudrait recommencer tout son protocole de surveillance. Mais il faut croire que cette nuit est une bonne nuit, puisque suite à quelques essais, il finit par repérer le silhouette espérée !

Swenn entre donc tout naturellement dans la taverne en question, passant en premier lieu commander une pinte de bière. Ce soir, l'objectif n'est pas de finir complètement saoul. Si la tenue de travail qu'il n'a pas pris la peine de changer pourrait dénoter avec celle des clients déjà bien alcoolisés, le reste de son allure contredit cette première impression qui pourrait laisser imaginer une appartenance à la petite bourgeoisie. Une chemise aux manches retroussée, laissant voir une bonne partie des tatouages présents sur ses avants bras, le visage fermé et le regard arrogant qu'il maitrise à la perfection lui permettent de se fondre presque facilement au milieu du peuple.

Quelques visages connus du Doc, mais ils n'entrent pas dans ses plans du moment. Il s'approche donc de l'inconnu repéré un peu plus tôt, laissant Din vaquer à ses inspections de chaque pied de table. Il prend la parole sans préambule, la voix relativement basse - pas très difficile puisque les rires tonitruants et les chants pas toujours justes alentours couvrent assez aisément toute tentative de discussion banale - n'ayant pas l'intention que des petits curieux viennent se mêler de ce qui ne les regarde pas.

- "Qu'est-ce qui t'amène par ici ?"

Tact et savoir vivre, comme à son habitude, une intonation tout ce qu'il y a de moins amicale en guise d'accompagnement. Les présentations ? Inutiles. Droit au but et le minimum de mots employés, ce n'est pas difficile de comprendre qu'il ne s'invite pas en tant que voisin de cet homme dans le seul but de trouver un compagnon à qui faire la conversation. Cerner au plus vite le personnage, et s'éviter d'éventuelles pertes de temps. Façon de faire classique pour Swenn, même si cela implique de prendre le risque de voir son interlocuteur se braquer. Une fois de plus, il ne cherche pas un camarade de beuverie. Et encore moins un ami.


"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme"




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Kora Lieken
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Lun 30 Juil - 15:58
Irys : 19997
Daënar -1
Kora avait entendu bien des choses à propos de Rathram et de son économie rivalisant avec celle d'Ünellia, basée sur la chimie et sur la "réparation" des corps, et on voyait très bien tout cela à Cerka. De nombreux membres de la milice avaient des prothèses remplaçant ici un bras, là les jambes, ou encore d'autres membres plus ou moins visibles, ce qui permettait de les repérer facilement. Bien sûr, ce n'était pas le cas de tous, et certains civils en possédaient également, et cela donnait à cette région une aura mécanique qui fascinait Kora, autant que cela le mettait mal à l'aise.

Il était venu à Rathram pour livrer une mystérieuse cargaison que son commanditaire avait tenu à garder secrète, et dont lui même ne savait rien. Eiko avait bien essayé d'éveiller sa curiosité, mais sa rigueur lui imposait d'accepter les règles du jeu. Après tout, son employeur avait accepté ses règles également et bien que peu nombreuses, il n'en acceptait pas la moindre entorse.
Primo, rien de vivant. Il se fichait bien de refourguer de la drogue, des magilithes, des armes ou autre, mais se refusait à verser dans l'esclavage ou le braconnage, et Eiko était d'accord avec lui. Deusio, pas d'itinéraire précis. Quelqu'un avait déjà tenté de les piéger en leur tendant une embuscade par ce procédé, et ils avaient bien retenu la leçon. Tercio, pas de changement de programme. Une fois le contrat établi, pas question d'ajouter d'autres closes à moins de renégocier le contrat dans son entier, avec pour conséquence habituelle un abandon pur et simple de la cargaison là où elle se trouvait, quid de ce qui pourrait lui arriver. Eiko était plus encline à la négociation, et tentait généralement de faire pencher la balance du côté des Irys, et Kora avançait quelque fois en ce sens, bien qu'il ne cédait que rarement de lui-même.

C'est donc à la lumière vacillante des derniers rayons du Soleil couchant que le Dragon d'Azur, frégate vieillissante mais toujours en excellent état général, atterri très habillement dans l'un des vastes parcs verdoyants de la capitale, à l'abri d'éventuels regards indiscrets, et surtout, loin des autorités qui n'auraient même pas la chance de s'apercevoir de leur présence avant leur départ, enfin, l'espéraient-ils.
Ils disposaient encore d'une bonne heure avant la livraison, aussi Kora avait-il le temps d'aller se dégourdir les jambes, et peut-être aussi d'aller se rincer le gosier dans l'une des tavernes du coin. Eiko quand à elle, préférait rester dans le vaisseau, surveillant la cargaison, tout en maintenant le Dragon prêt à décoller au moindre signe suspect.

L'air chaud de ce début de juillet n'enlevait rien à l'atmosphère festive qui saisissait les rues de la ville, et qui cueillait Kora au passage. Dommage qu'Eiko n'aie pas voulu se joindre à lui, elle aurait adoré les musiques qui s'élevaient ça et là, les rires et les danses. Malgré l'heure qui commençait à se faire tardive, les gens ne comptaient visiblement pas s'arrêter de s'amuser de ci tôt. Ayant abandonné son long manteau et sa paire de gants de cuir brun dans le Dragon d'Azur, seules sa chemise rouge et son pantalon en coton noir amples protégeaient sa pudeur. Ses lourdes bottes de cuir noir étaient presque de trop et il aurait surement donné cher pour ne plus les avoir aux pieds. La couleur flamboyante de sa chemise lui permettait de se joindre aux fêtards sans détonner, puisque tout le monde s'était apprêté de ses plus beaux atours pour la fête.

Déambulant dans les rues à la recherche d'une taverne accueillante, il passa devant quelques établissements plus ou moins accueillants, de la taverne la plus convenable, accueillant les travailleurs après leur dure journée de labeur, au bouge le plus sordide, rassemblant surement les pochetrons et quelques gredins de la capitale. Depuis le temps qu'il voyage, il avait apprit à dénicher "la perle rare", l'établissement où il aurait ce qu'il voulait quand il le voulait ; de la bagarre, une compagnie féminine, ou des compagnons de beuverie, mais aujourd'hui, ce qu'il voulait, c'était profiter d'un verre tranquillement, sans attirer l'attention, et partir effectuer sa livraison avant de reprendre la route pour la maison.

La taverne qu'il s'était choisi prolongeait la fête des rues ; C'était un établissement correct, surement pas le meilleur de la capitale, mais certainement pas le pire non plus. Les gens y chantaient, riaient, et buvaient aussi, parfois plus que de raison, mais on ne pouvait y distinguer mauvaise fréquentation à première vue. Depuis son arrivée, Kora avait été surprit par l'aura festive que revêtait la ville, et ne savait pas trop ce qu'on fêtait, mais il aurait sûrement fait parti de ceux qui s'étaient terrés dans cette taverne s'il était né en Rathram. Il s'était attablé à une petite table ronde perdu sous l'un des alcôves du fond de la taverne, près de où se trouvait l'âtre de la cheminée qui devait tourner à plein régime pendant l'hiver, mais qui n'avait pas dû servir depuis quelques longs mois. Et alors qu'il entamait à peine son verre aux arômes forts et aux couleurs ambrées délicates, un homme vint auprès de lui, bière à la main et déclara en s'asseyant sans autre forme de préambule :

- Qu'est-ce qui t'amène par ici ?

L'homme ne passait pas inaperçu. Grand, massif, tatoué comme un marin, ce qu'il aurait très bien pu être si ce n'était pas le genre d'établissement qu'ils évitent viscéralement. Il s'était assis prestement, comme s'il avait rejoint quelqu'un qu'il connaissait depuis longtemps pour commencer sa soirée, pourtant sa voix avait à peine dépassé le brouhaha ambiant, et son intonation était bien loin d'être amicale.

- Même pas un petit verre avant ? Je suis déçu, moi qui pensais m'en jeter un ou deux à l'œil.

Il avait répondu avec sa désinvolture habituelle. Avec un physique pareil, il ne s'agissait certainement pas des autorités. Peut-être un mari trompé, même si cela semblait peu probable. Un concurrent plutôt. Voilà qui était déjà plus probable. Se redressant sur la table en avalant une gorgée de son verre, Kora jaugeait son interlocuteur, scrutant la moindre de ses expressions, prêt à bondir de sa chaise au moindre signe d'hostilité, sans pour autant adopter de posture défensive ou agressive. En fait, il attendait simplement la prochaine action de son interlocuteur.
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Swenn Milazzo
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Ven 3 Aoû - 12:26
Irys : 570405
Profession : Chimiste le jour - Dealer la nuit - Toubib de secours à toute heure
Daënar +1
Aucune réaction brusque face à son intrusion un peu trop directe, ni même le moindre mouvement de recul amorcé. Sang-froid et confiance affichée. Signaux positifs pour Swenn. Pas question de parler boulot avec le premier crétin un peu trop impressionnable rencontré. Même s'il faut admettre que la réponse de son interlocuteur n'est pas particulièrement pour lui plaire. Enfin, ça c'est juste personnel. Il faut reconnaitre que ces provocations sous couvert de blagues sont assez fréquentes dans le milieu. Tout comme ces façons détournées de ne jamais répondre directement à une question. Manque de chance, le Doc a un sens de l'humour qui frôle le zéro absolu. Et a du mal à supporter voir ses interrogations balayées d'un revers de manche. Rien pour lui faire esquisser un quelconque sourire ou même de quoi réchauffer le visage glacial qu'il garde. Où aucune expression ne vient pour l'heure s'y refléter.

Ce regard inquisiteur qui vient se poser sur lui loin de le mettre mal l'aise, plusieurs secondes s'écoulent ainsi pendant lesquelles les deux hommes s'observent mutuellement, une légère tension s'invitant à son tour à la table. Parfaitement habituel pour Swenn et ses relations sociables chaotiques... Pour autant, il garde bien à l'esprit ce qu'il vient foutre ici. Et il ne risque pas de voir de potentiels livreurs défiler toute la nuit. Un minimum d’efforts semble de mise !

- "Ça marche pas comme ça. D'abord tu réponds à mes questions, ensuite, peut-être qu'on peut boire. Si ça me convient."

Minimum.... Bon, ok, on n'y est pas vraiment. Et ses sourcils qui arrivent à se froncer encore un peu plus ne sont pas pour lui donner l'air plus sympathique. Sa manière de se tenir et de garder son regard planté dans celui de l'étranger aurait plus tendance à renforcer l'arrogance qui transparait dans ses paroles. Au moins, cela lui permet d'annoncer la couleur. Il n'est pas là pour lui souhaiter la bienvenue en ville, mais pour juger du potentiel que représente cet homme.

- "Mais je peux essayer autrement. Qui tu viens voir ?"

Si ça c'est pas un signe de bonne volonté... Bon, il ne s'attend pas à obtenir un nom quelconque. Tout au mieux celui d'une maîtresse qui servirait de couverture. Où alors, il s'est vraiment planté sur ce type. Mais il n'y croit pas une seconde. Déjà, parce qu'il ne peut accepter avoir tort. Ensuite, parce qu'un homme qui possède un tel engin, qui débarque en ville en pleine nuit, et qui semble parfaitement à l'aise dans ce genre d'endroit, ne peut être un simple touriste. Pas du genre à s'offusquer ouvertement face au manque de bonnes manières dont peut faire preuve Swenn. Encore moins à s'en montrer intimidé. Et il n'a pas non plus l'air d'avoir de quelconques problèmes de santé. Pas un malade qui viendrait chercher les performances médicales de la région.

Mais le chimiste a à peine le temps descendre une nouvelle gorgée de son verre, que deux nouveaux arrivants se pointent à la table qu'ils occupent. Deux jeunes, à peine la vingtaine, et visiblement déjà bien éméchés, leurs jambes n'étant plus suffisantes à assurer une parfaite stabilité. Connus de Swenn. Encore des gosses insouciants, qui cherchent seulement à profiter de tout ce que la vie a à offrir. Comme une grande partie de la population du coin, épargnée par beaucoup de problèmes qui poussent le reste des Daënars à se montrer moins utopistes. Il a déjà eu l'occasion de leur fournir quelques produits. Rien de vraiment puissant ni dangereux, et jamais en grandes quantités. Juste de quoi s'amuser. Pas des mauvais gars. Ce qui n'empêche pas le chimiste de leur jeter un regard sans équivoque, profondément agacé par cette intrusion. Mais l'alcool doit également avoir altéré leur vision, puisque l'un d'entre eux prend aussitôt la parole, avec un enthousiasme non dissimulé.

- "He salut Doc ! On cherche des joueurs pour lancer une partie de poker, ça t'dis ?! Avec ton pote bien sûr !"

Est-ce qu'il a vraiment l'air d'être posé ici à la recherche du genre de distraction qu'un jeu de cartes peut offrir ? Et le peu de temps qu'il s'accorde à dormir ces derniers temps a tendance à le rendre encore plus facilement irritable... Mais cette fois, le gosse a de la chance, puisqu'une bien meilleure idée traverse finalement l'esprit de Swenn. Ignorant superbement le jeune fêtard, il reporte son attention sur l'étranger. Une amorce de sourire, qui lui permet de troquer son allure insupportablement condescendante pour un air beaucoup plus provoquant, il rebondit sur cette proposition dont il se serait a priori bien passé.

- "A moins que tu ne sois seulement là pour profiter du vin, de la musique et tous les jeux qui ne manquent pas en cette période ?"

Pour ce qui est du vin et des jeux, pour sûr qu'il y a de quoi faire dans les différents établissements de la capitale régionale. Concernant la musique en revanche, il y a des soirs plus heureux que d'autres. Et manque de chance, les vrais artistes qui peuvent se balader à Rathram n'ont pas choisi cet endroit pour poser leurs bagages ce soir. Rien qui n'empêche les clients de gueuler à tout va, chacun son rythme, chacun ses paroles. Et s'il y en a qui sont doués dans le lot, ils sont bien cachés. Din s'étant d'ailleurs bien intégré au groupe de troubadours improvisé, participant avec force à renforcer la cacophonie qui règne déjà dans le bâtiment. Mais qui n'étonne ni ne dérange plus personne.


"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme"




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Kora Lieken
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Lun 6 Aoû - 21:40
Irys : 19997
Daënar -1
Quelques secondes à peine s'écoulèrent. Quelques secondes pendant lesquelles les deux hommes s'étaient observés mutuellement, cherchant à se jauger l'un l'autre. Une légère tension avait même commencé à s'installer à la table quand l'homme fini par reprendre :

- Ça marche pas comme ça. D'abord tu réponds à mes questions, ensuite, peut-être qu'on peut boire. Si ça me convient.

Voilà qui écartait définitivement la piste du mari trompé. Aucun homme n'agirait de la sorte lorsque son honneur a été bafoué. Ce dernier fixait son regard dans les yeux sombres de Kora, comme s'il cherchait à l'impressionner, ou à l'intimider. Pas un sourire, pas la moindre expression, qu'elle soit sympathique ou agressive, pourtant son ton était plein d'une arrogance que Kora connaissait bien. Après un court silence, il enchaina :

- Mais je peux essayer autrement. Qui tu viens voir ?

Voilà où il voulait en venir. Kora allait devoir faire attention à sa réponse s'il ne voulait pas se mettre dans une situation épineuse. La question pouvait sembler anodine, mais s'il s'agissait d'un rival, peut-être désirait-il s'assurer de l'identité de son destinataire afin de se faire une idée de sa cargaison, et de la lui ravir, et s'il s'agissait d'un employé de son commanditaire, peut-être voulait-il s'assurer de sa discrétion. L'individu porta sa bière aux lèvres, attendant visiblement une réponse plus terre à terre que sa précédente réplique. S'apprêtant à répondre, deux jeunes hommes, à peine adultes, se joignirent au premier. Visiblement ivres, ils interpelèrent ce dernier malgré un état chancelant plus qu'évident.

- Hé salut Doc' ! On cherche des joueurs pour lancer une partie de poker, ça t'dis ?! Avec ton pote bien sûr !

Voilà une information intéressante. Son interlocuteur principal était donc docteur. Une personne très probablement cultivée, et qui en avait acquis l'attitude condescendante qui en découlait. Cela lui donnait un angle d'attaque pour percer la carapace du "doc'", et il pourrait sûrement s'en servir au besoin.
Ce dernier ignora totalement l'arrivée des deux jeunes, ainsi que la proposition de ces derniers, et conserva sa pleine attention sur Kora, qui en faisait de même. Ces deux individus ne représentaient clairement pas une menace pour lui, ainsi il y avait peu de chance qu'ils en soient une pour Kora, cependant, ils avaient également l'air de l'irriter au plus haut point, si bien qu'ils arrivèrent à imprimer une expression sur son visage ; Une amorce de sourire, délicieusement provoquant.

- A moins que tu ne sois seulement là pour profiter du vin, de la musique et tous les jeux qui ne manquent pas en cette période ?

Profiter de la musique ? Ce n'était pas vraiment le fort de Kora, et il fallait dire aussi que la qualité sonore des "musiciens" de la taverne se révélait du même acabit que celui de l'étrange petit piaf qui s'était mêlé à la foule, et dont le ramage s'avérait aussi plaisant que le crissement d'une craie sur un tableau noir.
Avalant le reste de son verre d'un trait, Kora reposa ce dernier promptement sur la table, faisant chanter les quelques glaçons qui y demeuraient encore, et adressa le même sourire plein de provocations que son interlocuteur affichait désormais.

- Mon ami n'arrivera pas avant une bonne demi-heure, ça me laisse un peu de temps pour vous débarrasser des Irys qui vous brulent les poches.

Cela offrait une réponse acceptable aux deux questions du doc', en tout cas, Kora espérait qu'il l'estimerait ainsi. Après un court silence, il tourna finalement son attention sur les deux individus qui s'étaient approchés. Ces derniers n'étaient pas encore attablés, et étaient bien plus jeunes que ce à quoi il s'était attendu de prime abord, bien plus jeunes que le doc' ou lui-même d'ailleurs. Le premier, celui qui avait prit la parole, semblait le plus jeune et le plus alcoolisé des deux. Il était plus petit que la moyenne, maigre, et se donnait des allures de caïds, malgré une coupe de cheveux négligée et un blond couleur des blés. Sûrement le genre de type prêt à délester une petite vieille de son sac à main avant de prendre la fuite, mais pas à provoquer des bagarres sans l'avantage numérique qu'offrait une bande. Le second en revanche, légèrement plus grand, avait à peu près la même carrure que Kora. Lui aussi était sérieusement éméché, mais semblait malgré tout en pleine possession de ses moyens. Des deux individus, c'était sûrement lui le plus dangereux. Pas réellement une menace pour le doc' ou pour lui-même, du moins à première vue, mais il y aurait sûrement matière à s'amuser avec lui en cas de bagarre générale. Evidemment, ce n'était pas l'intention du moment.

Du bout du pied, il poussa l'un des tabourets inoccupé vers le petit blondinet, l'invitant par là à rejoindre la table. L'autre suivi le mouvement alors que Kora fit signe à la serveuse, une jeune et plutôt jolie jeune femme, à peine assez âgée pour avoir entamé sa vingtaine, d'amener une nouvelle tournée pour la tablée.
Le blondinet avait sorti son paquet de cartes lorsque la serveuse aux longs cheveux d'or arriva avec quatre pintes de bière qu'elle amenait sur un plateau de bois qui semblait démesuré dans sa petite main.

- Je distribue. Affirma Kora en prenant le paquet de cartes des mains du blondinet. Si tu n'y vois pas d'inconvénients, doc'. Ajouta-t-il après un sourire des plus provocateurs, insistant sur le dernier mot.


Tu veux jouer ? Et bien, je dois bien avoir une ou deux minutes à tuer.
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Swenn Milazzo
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Mer 8 Aoû - 22:42
Irys : 570405
Profession : Chimiste le jour - Dealer la nuit - Toubib de secours à toute heure
Daënar +1
Comme ça cet homme est du genre joueur ? Très bien, ça l'arrange. Quoi de mieux qu'une partie de carte avec de l'argent en jeu pour en savoir un peu plus sur quelqu'un ? Et éventuellement amener ce qui l'intéresse réellement dans la conversation. Les deux gamins ne présentent pas un problème direct. En plus d'être particulièrement éméchés, ce n'est pas dit qu'ils soient capables de suivre quoi que ce soit à ce qui se passe en étant sobres. Sa façon de s'exprimer, de se comporter, et maintenant de payer une première tournée, cette fois Swenn en est sûr, ce nouvel arrivant correspond bien au profil type qu'il recherche ! Il va pouvoir passer à la vitesse supérieure.

Le chimiste n'est pas un grand adapte des jeux de carte ni de quelle que distraction du même acabit que ce soit. Une pure perte de temps selon lui. Habituellement, il l'aurait envoyé voir ailleurs sans ménagement le jeune. Mais dans ce cas précis, l'avantage "social" du poker est une opportunité qu'il serait idiot de ne pas saisir. Et il a besoin d'argent ! Alors même s'il doit repartir de cette table moins riche qu'il n'y ait arrivé, sur le long terme, cette partie peut être rentable. Ne vous faites pas d'illusions, il n'a pas pour autant l'intention de perdre cette partie. S'il peut en plus gagner quelques irys sur le court terme, il ne va pas dire non. Seulement, le risque associé à une défaite potentielle n'est pas problématique.

L'homme en face de lui s'empare du paquet de cartes sous quelques marmonnements de protestation de la part de celui qui vient de se faire délester. La serveuse arrive pour apporter quatre verres. Swenn en profite pour vider celui qu'il avait récupéré en entrant dans l'établissement, le dépose sur le plateau de la jeune femme qui repart en suivant. Bien, la partie peut donc commencer. Et évidemment, l'étranger en ne rate pas l'occasion de lui faire comprendre qu'il n'est pas passé à côté de la seule information intéressante que les mioches ont pu apporter. Ce qui rend son faux sourire au doc. Il n'en attendait pas moins. Ce surnom hérité de ses jeunes années ne l'embête pas. Au contraire. Il lui permet d'éviter d'être assimilé à toutes ces brutes et escrocs qui animent les réseaux illégaux de la ville. Un titre passe partout.

- "Au contraire. J'ai bien envie de voir ce que tu vaux."

Bien sûr qu'il n'a que faire de l'habileté que peut avoir cet homme en matière de distribution de cartes. Il a conscience que les personnes qui fréquentent le genre de milieu auquel il soupçonne appartenir l'étranger ont la fâcheuse manie de tricher. Mais celui qui participe à une partie de poker en imaginant tous les joueurs parfaitement honnêtes serait bien stupide.

- "Ouais allez vas y distribue que j'puisse tous vous ruiner ! Z'allez voir z'allez rien comprendre à c'qui vous arrive ! Eh tu t'souviens Jo, la dernière fois, quand y z'étaient tous repartis presqu'à poil ! Y z'avaient l'air trop cons !"

Erf, c'est exactement pour ça que sa première idée aurait été de balancer son paquet de carte à la tronche de ce mioche à la langue un peu trop pendue. Enfin, tant qu'il se marre avec son pote et ne fait que des spéculations basées sur vent, Swenn n'a pas l'intention de leur prêter la moindre attention. Il sort donc une bourse bien remplie de sa poche, qu'il dépose près de lui, et place quelques irys au centre en guise de mise de départ. Il a bien envie de les voir repartir en pleurnichant ces deux casse pompes. Non, pas de scrupule à dépouiller deux gamins, qui ont du extorquer cet argent à leurs parents avant de venir ici. Ou le subtiliser à la première personne un peu trop faible et esseulée croisée sur le chemin.

- "Comment je dois t'appeler ?"

Toujours très direct. S'embêter avec de belles tournures de phrases pour obtenir un nom ou pseudonyme de son interlocuteur, ce n'est pas dans ses façons de faire. Ce serait le meilleur moyen d'obtenir une réponse qui ne le satisfait pas. Tout en parlant, Swenn attrape les cartes qui se retrouvent devant lui pour y jeter un coup d’œil. On ne peut pas dire qu'il soit un maître dans l'art du bluff, loin de là. Mais son visage qui a du mal à dégager autre chose qu'une parfaite assurance lui permet au moins de ne pas laisser filtrer la moindre émotion relative à son jeu.


"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme"




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Swenn râle en   #f77d40
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