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Chroniques d'Irydaë
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 Sur les traces de la mort écarlate

Nergüi Alhazred
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Dim 23 Sep - 19:58
Irys : 129976
Profession : Archiviste
My'trän +1
Zora, voila un nom qui a a eu un grand écho en My'tra dans les dernières années, un écho tel qu'il a su franchir les épais murs de pierre gelés des archives de Réoni. Nerguï était devenu peu à peu friand de ces fait divers macabres, si il n'avait eu le courage d'essayer de la rencontrer ce funeste mois de Novembre 932 ou elle sévissait dans la région. L'excursion au nord qu'il avait entrepris l'année suivante l'avait rendu plus courageux ou plus fou selon ses collègues.

C'est dans les tavernes du quartier des voyageurs ou il se plaisait à boire quelques curieux breuvages puis répandre la bonne parole de Khugatsaa qu'il entendit de quelques individus érrants les rumeurs du retour de celle que l'on appelait désormais "la mort écarlate" dans la région. Toujours d'un naturel discret, il écoutait avec attention chaque nuit d'un coin d'une auberge ces discussions aussi rares qu’intrigantes, il se disait qu'elle commandait désormais aux morts et qu'elle s'en prenait à ceux qui avaient le malheur de ne pas trouver de gîte avant la nuit noire. De simple fanatique, elle avait  obtenu une sorte de réputation de croque-mitaine.

Voila qui était aussi effrayant qu'attirant, surtout pour un hasardé féru de mort comme cet érudit à la coquille de pierre et à la robe blanche comme le Blizzard connu désormais pour s'enfuir des archives à la moindre passion, une mauvaise réputation certes mais une réputation quand même.

L'échec de sa précédente quête de magilithe avait freiné ses recherches et son intérêt pour la pierre précieuse, cette aventure aurait de quoi lui remplir l'esprit le temps qu'il trouve un autre moyen de s'en fournir.

C'est ainsi que le 5ème jour de ce mois de Mars, il se décida enfin à partir à la recherche de la "mort écarlate". Il écuma les villages pendant une dizaine de jours, grappillant les rumeurs et indices jusqu'à enfin trouver dans la neige des traces qui pourraient appartenir à cet individu. Le peu d'expérience qu'il avait eu avec la chasse allait encore une fois lui être utile, les traces avaient l'air d'être celles d'une botte normale, au moins ne poursuivait il pas un monstre ignoble ou une anomalie exotique, se dit il. Il lui fallut deux jours avant d'enfin apercevoir au crépuscule la lueur de ce qui semblait être un feu de camp, il essaya de s'approcher discrètement, mettant à profit ses enseignements de l'art de Khugatsaa mais, à quelques mètres du camps, trébucha sur un caillou, provoquant une réaction en chaîne qui, pour la faire court finit par la chute de cet idiot, couvert de neige, au milieu de la clairière ou l’hérétique avait élu domicile.


"L'histoire est la philosophie enseignée par l'exemple"




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Zora Viz'Herei
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Dim 23 Sep - 23:42
Irys : 1715105
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

La rouquine s'emmitoufle davantage dans les peaux de bêtes qui la protège des affres du Khoral. Même si l'hiver khurmis a perdu de sa violence au fur et à mesure que le printemps pointe le bout de son nez, il n'en reste pas moins éprouvant. Et ce, même avec les boucliers qu'elle dresse régulièrement autours d'elle pour se préserver des assauts glaciales du vent ou l'équipement pourtant adapté aux exigences climatiques de la région. Les températures couplée aux efforts nécessaires pour progresser dans une neige qui vous arrive, au mieux, jusqu'aux genoux fatiguent avec la même indifférence le corps et l'esprit.

Zora doit donc compter avec un ennemi de plus: le sommeil! Il revient à la charge avec une régularité inquiétante. Il est encouragé par la lassitude procurée par un paysage monotone, recouvert de son manteau blanc et tout juste sublimé par quelques arbres privés de leurs parures végétales. Quand reverra-t-elle les vertes contrées de Suhury? Quand pourra-t-elle à nouveau se sentir chez elle? Cela fait si longtemps qu'elle s'est isolée du monde en compagnie d'Althéa pour apprendre les subtilités de la nécromancie. Le prix fut élevé. Mais les gains, eux, davantage encore...

Un bruissement d'ailes lui annonce l'arrivée de son familier. Elle tend le bras pour que la chouette puisse y atterrir. Ce qu'elle fait avec docilité avant de réclamer son habituelle grattouille. Héritée de la vieille qui les a guidées sur la voie des arcanes sombres, la présence de l'animal est aussi nécessaire qu'agréable. La nécromancienne observe un instant le plumage clairsemé de l'animal. Combien de plumes pourra-t-elle encore en prélever avant qu'elle ne puisse plus voler? Ou tout simplement survivre? Elle devra s'en débarrasser un jour, elle le sait. Et cette pensée ne lui plaît guère. C'est sans doute pour cette raison qu'elle refuse encore de lui donner un nom. Autant éviter de renforcer un lien déjà condamné...

Entre les crépitements du bois consumé par le feu et sa contemplation du rapace sacré, elle ne remarque guère la silhouette qui s'approche. Ce n'est que lorsque cette dernière chute dans la neige qu'il attire l'attention de la rouquine. Elle tourne alors le regard vers et observe en silence ce qu'elle perçoit déjà comme une âme égarée que son dieu aura menée jusqu'à elle. Un futur Éveillé?
"Mais qu'avons-nous là?" interroge-t-elle la chouette sur un ton quelque peu absent. "On dirait bien que cette pauvre âme à besoin de notre aide, non?"
Elle finit par se redresser avant de s'avancer vers ce qui semble être une cible toute désignée. Et pourtant elle n'esquisse pas le moindre geste pour achever cette distraction bienvenue. La journée n'aura pas été aussi prolifique qu'elle l'espérait. Et bien trop monotone pour qu'elle envisage d'en terminer aussi vite.

Toutefois elle remarque plutôt vite que l'homme au visage émacié n'est pas à bout de forces et que sa chute ne trahit pas une faiblesse mais plutôt un certain talent pour la maladresse. Zora tapote alors son épaule jusqu'à ce que la chouette vienne s'y installer. Puis elle penche la tête sur le côté tout en poursuivant son observation attentive de l'inconnu.
"Parmi toutes les clairières il a fallu que tu choisisses celle-ci..." relève-t-elle, amusée. "Dois-je y voir l'expression d'un simple hasard?"
Elle pose la question par principe tout en connaissant déjà la réponse. Que le nouvel-arrivant en ait conscience ou non, le hasard n'existe pas. L'existence de tous les êtres vivants est régie par Möchlog. Les mortels ne sont que de simples pions sur un échiquier géant. Des pions entièrement soumis aux désirs de l'Architecte. La Chouette a souhaité que le chemin de sa favorite et celui de cet homme se croisent. Reste maintenant à déterminer pourquoi...

La fanatique hausse un sourcil comme pour souligner son impatience et encourager l'inconnu à lui répondre. Que peut-il bien faire ici? Et qui est-il? Un simple voyageur attiré par la lumière réconfortante du feu? Un guerrier? Elle doute de cette option mais les apparences, elle le sait, sont parfois trompeuses. Sa curiosité éveillée, elle se contente à présent de garder le silence en attendant que l'homme vêtu de blanc veuille bien la contenter. Ou, à défaut, qu'elle le force à cracher les réponses qui lui font encore défaut.




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Nergüi Alhazred
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Lun 24 Sep - 12:19
Irys : 129976
Profession : Archiviste
My'trän +1
Il lui fallut quelques minutes pour reprendre ses esprits, seulement réveillé par les douces paroles de la nécromancienne, une situation familière, il se releva péniblement comme mu par son interrogation et y répondit d'un air totalement sérieux, la capuche encore recouverte de neige,comme pour ignorer la précédente maladresse. En levant les yeux, il scruta son interlocuteur de son regard doré, remarquable sur ce visage à la mine austère recouvert d'un habit blanchâtre.  Il en déduit une adepte de Möchlog à la chouette qui l'accompagnait, rien d'étonnant, Nerguï savait déjà que l'art de la nécromancie lui était affilié. Au moins était il sure d'être tombé sur la bonne personne. Son attention s'attarda surtout sur le visage de la nécromancienne, il semblait délicat mais cachait quelque chose. A la fois honnête et fabulateurs. les adeptes de Khugatsaa distinguent très vite ces détails trahissant les véritables intentions d'une personne.

"Vous savez, le hasard comme le choix n'est qu'une illusion, seul existe la causalité, des causes comme l'action des airs, des éthers, des eaux, auront toujours des conséquences comme cette fortuite rencontres, certains appellent cette force immuable le destin et la pensent régie par les architectes, pour ma part, je la pense supérieure  à eux, quiconque la comprend a les moyens d'accomplir les plus grandes ambitions."

Il se débarrassa ensuite de la poudreuse encombrant son accoutrement comme pour laisser le temps à son interlocutrice de répondre, il adoptait donc une position assez désintéressée  comme pour faire croire qu'il était en effet arrivé ici par fortune plus que par recherche, l'inverse aurait pu être suspect voir fatal, connaissant la réputation de celle à qui il avait à faire. Jusque la, elle n'avait montré aucun pensée hostile à part un haussement de sourcil qui le mit en garde, après tout elle aussi pouvait cacher ses véritables intentions comme il le faisait en ce moment même, l'important serait de la distraire, de ne pas avoir l'air faible tout en n'ayant pas l'air hostile, le temps de briser la glace, littéralement dans le cas présent.

"Mais peut être pourrions nous continuer de parler philosophie prés du foyer? je doute que l'un de nous deux ait envie de passer ne serait ce qu'une minute de plus dehors en ce froid glacial, Je me nomme Nerguï Alhazred, pour vous servir , si vous m'offrez le gîte pour cette nuit, je vous promet une due récompense, je ne parle pas la d'or ou de futile babiole mais plutôt d'aide ou de connaissance."

Tout en prononçant ses mots, il inclina durement le buste, pliant les genoux en signe de révérence, une autre couche de neige couvrant sa carapace de pierre dévala au sol, il ressentit d'ailleurs tout le poids de cette dernière dans l’exécution de cette pénible action. Une fois de plus, il attendit la réponse de la femme qui lui faisait face pour entreprendre quoi que ce soit d'autre.


"L'histoire est la philosophie enseignée par l'exemple"




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Zora Viz'Herei
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Lun 24 Sep - 19:59
Irys : 1715105
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

Sa question, simple, appelait une réponse tout aussi simple. Ses attentes ne sont guère exaucées. La rouquine laisse néanmoins l'homme s'exprimer sans chercher à l'interrompre. Et ce, malgré les inepties qu'il lui expose avec l'assurance de ceux qui sont persuadés d'avoir raison. Tout au plus se contente-t-elle d'un vague sourire tandis qu'elle garde son regard résolument fixé sur ce visage qui ne lui évoque décidément rien de familier. Elle se serait souvenue d'un regard aux reflets dorés comme celui-ci...

Toujours est-il que si l'inconnu parvient à la surprendre par la forme de sagesse qui transparaît dans ses propos teintés d'hérésie, c'est davantage elle qui se surprend en cet instant: quelques mois plus tôt, elle ne l'aurait probablement pas laissé terminé sa phrase. Le sang de l'un ou de l'autre aurait brisé la monotonie du manteau hivernal qui recouvre les terres alentours. L'ennui seul ne suffit pas à expliquer la retenue dont elle fait preuve en cet instant.

Les enseignements de la vieille l'ont probablement changée plus qu'elle ne l'escomptait. Il est vrai que franchir brièvement la frontière séparant le monde des vivants de celui des morts changerait les perceptions de n'importe quelle personne. Zora doit beaucoup à Vithis, c'est une évidence. Une évidence dérangeante, à vrai dire. Mais qu'elle ne peut malheureusement pas nier. Même la mauvaise foi à ses limites...
"Une force supérieure aux Architectes, dis-tu?" relève-t-elle d'une voix douce. "Seul un fou oserait affirmer une telle chose! Ou un daënar, évidemment! Pourtant tu ne m'inspires pas l'une ou l'autre de ces tares..."
Ce qui est plutôt regrettable pour lui dans la mesure où il ne bénéficie guère de circonstances atténuantes. S'il est bel et bien sain d'esprit et né parmi les enfants des Architectes, comment peut-il bien justifier l'hérésie contenue dans ses paroles? Ce sont probablement des pensées semblables qui ont poussé les ancêtres des actuels daënars à renier les dieux. Les mots sont souvent bien plus dangereux que le plus affûté des aciers.

Elle s'apprête d'ailleurs à le lui faire remarquer mais elle s'interrompt lorsque celui qui s'est maintenant présenté comme Nerguï Alhazred demande à profiter des bienfaits du feu qui ronronne à quelques mètres de là. Il faut dire qu'il a quelques arguments à faire valoir. Ses bonnes manières, pour commencer. Ou la récompense qu'il évoque. Simple ruse ou réelle marchandage? Elle hésite: ne vaut-il pas mieux mettre fin à cette mascarade maintenant? La réponse, elle la cherche dans le regard de la chouette qui trône sur son épaule, comme si elle pouvait y déceler la volonté de l'Architecte qu'elle évoque.
"Je suppose qu'il serait en effet de bon ton de te prouver que tu as tort avant que les températures nocturnes soustraient ta plume du manteau de Möchlog!" soupire-t-elle. "Même si, dans le fond, te me serais probablement plus utile mort que vivant..."
Elle lui décoche un vague sourire qui ne laisse pourtant supposer aucune tentative de plaisanterie morbide. Suite à quoi elle l'invite à la suivre jusqu'au semblant de campement qu'elle a dressé avant de s'adosser à nouveau contre le tronc d'arbre bordant ce dernier. Le tout, bien sûr, en prenant garde à ne pas ouvrir sa garde. Qui sait s'il ne s'empresserait pas de s'y engouffrer. L'homme n'a pas fait preuve d'une quelconque animosité pour l'instant. Mais c'est loin de prouver qu'il n'en nourrit aucune envers elle. Combien de pères, frères ou fils souhaiteraient pouvoir se venger d'elle s'ils en avaient l'occasion?
"Alors dis-moi, Nerguï Alhazred: si notre rencontre n'est pas due au hasard ou à une quelconque volonté divine, que me vaut l'honneur de ta présence? En quoi sert-elle tes ambitions?" l'interroge-t-elle. "Les gens qui croisent volontairement mon chemin se font plutôt rares. Et en général ils ont dans l'idée de me soutirer ma liberté ou ma vie. Quand ce n'est pas les deux à la fois..."
Elle va partir du principe qui sait qui elle est. Pourquoi, sinon, un homme plus âgé qu'elle aurait fait preuve d'une telle politesse à son égard? La révérence, l'emploi du vouvoiement malgré le fait qu'elle opte pour le tutoiement... C'est bien la première fois qu'une personne ayant vu le jour des années avant elle la traite de cette manière. Et s'il n'a pas la moindre idée de la personne à qui il s'adresse alors il y a fort à parier que les propos qu'elle vient de lui tenir le feront réfléchir à deux fois avant de s'attarder auprès du feu.
"Ne me dis pas que tu es malade et que tu espères obtenir mon aide?" poursuit-elle sans lui laisser le temps de répondre, appuyant sa remarque d'un rire moqueur. "Ce n'est pas exactement le genre de la maison, tu sais?"
Et puis même si elle souhaitait lui venir en aide, elle n'en serait plus capable... Zora commence alors à déballer quelques morceaux de viande séchée avant d'en glisser un premier entre ses lèvres. Sans juger bon d'en proposer à son étonnant visiteur, évidemment.




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Nergüi Alhazred
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Mar 25 Sep - 15:14
Irys : 129976
Profession : Archiviste
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Nerguï ne put s’empêcher de d'esquisser un sourire narquois à la première réponse de la nécromancienne, sourire qui ne tarda pas à être transformé en rire par sa dernière question. La surprise sans doute, lui qui s'attendait à enfin pouvoir parler librement à quelqu'un, le voila traité de fou par une femme traquée dans tout le continent, cette ironie aurait touché n'importe quelle personne comprenant les rouages de l'humour, mais la surprise fût très vite remplacée par un amer mélange de déception et de méfiance, chaque réplique mal placée pourrait faire surgir sa fureur noire, cependant tenter le mensonge était tout aussi risqué. Autant aller droit au but se dit-il.

" Je vous remercie mais je me porte aussi bien que possible pour ce corps émacié dont je suis prisonnier."

lança t'il en s'esclaffant

" Mes ambitions ? Je n'en ai aucune rassurez vous, c'est les vôtres qui m’intéressent. Ce n'est pas tout le monde qui a la volonté de commander aux morts eux même. Cela fait longtemps que je cherche une personne maitrisant l'art caché de Mochlog, les quelques lignes que j'ai pu trouver dans de quelconques parchemins n'ont pas suffit pas à combler ma curiosité. "

Il continue ainsi assis devant elle, la voyant déguster son repas, la nourriture n'était pas un problème, il en avait suffisamment dans son paquetage, il se sépara alors de ce dernier, le poids des chaînes et de la coquille de pierre étant ce qu'il est, surtout après un tel périple.
La voyant hausser les sourcils, il enchaîne vite sur la partie la plus intéressante pour elle, la récompense.

"Bien évidemment, je ne vous demande pas de révéler vos secrets à un inconnu sans contrepartie. Je viens vous proposer mes services, sachez que je vous serais bien plus utile vivant que mort, ma carcasse n'a guère d’intérêt, l'esprit qu'elle contient, en revanche, contient les connaissances de milles ouvrages provenant de toutes les contrées de My'tra. Enfin, je vous laisse imaginer l'avantage pour une personne aussi recherchée que vous d'avoir un illusionniste de Khurmag. à ses côtés. Ainsi vous apprendrez à me connaitre et si vous le jugez bon, peut être pourrez vous m'enseigner les secrets de la vie et de la mort"


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Zora Viz'Herei
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Mar 25 Sep - 18:10
Irys : 1715105
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

La nécromancienne observe un long silence sublimé par les crépitements du bois ou les hurlements du vent. Son regard plongé dans celui de cet homme décidément fort étonnant, elle se demande si les risques de l'entente qu'il propose valent les désagréments qu'il finira tôt ou tard par lui imposer. Zora a toujours apprécié la solitude. Et malgré l'attachement qu'elle a pour Althéa, la rouquine n'a jamais réussi à tourner le dos à cette évidence. Le fait que le disciple de Khugatsaa l'ait trouvé seule exprime à merveille ce besoin ancré au plus profond de son âme.

La réponse à apporter à ce Nergüi semble évidente, donc. Et pourtant les mots qu'elle devrait prononcer ne quittent toujours pas le seuil de ses lèvres glacées. Malgré les pouvoirs acquis par son alliée et elle, la fanatique sait que pour prendre le contrôle de My'trä elle aura besoin d'alliés. Si elle se dirige vers Zagash, ce n'est d'ailleurs pas uniquement pour fuir le khoral encore présent sur le domaine du Gryffon blanc. Et pourtant elle n'avait pas envisagé que quelqu'un puisse venir spontanément lui offrir ses services. En connaissance de cause, qui plus est...

Elle est consciente des avantages qu'un homme doué de connaissances approfondies peut lui offrir. Si la jeune femme a étudié l'histoire et les mythes du continent béni des Architectes lorsqu'elle était encore adolescente, cela fait maintenant bien longtemps qu'elle n'a plus le loisir de contenter sa soif de connaissance. Comment le pourrait-elle alors qu'elle bouge constamment et qu'elle lutte au jour le jour pour survivre dans un monde résigné à obtenir sa peau? L'aide de cet homme serait appréciable, c'est certain. La connaissance est une arme dont elle aurait tort de se priver.

Mais elle s'interroge: peut-elle lui faire confiance? Les créateurs d'illusions sont de dangereux partenaires. Qui sait quelle idée il pourrait lui mettre en tête si l'envie lui en prenait. Accepter le quadragénaire à ses côtés, c'est accepter de baisser sa garde. Se priverait-elle d'exploiter cet état de fait? Est-ce que le jeu en vaut réellement la chandelle? Comment être certaine de garder l'ascendant sur lui?
"Qui me dit que tu n'es pas un agent de Reoni? Ou du Conseil?" l'interroge-t-elle, plissant les yeux. "Je ne sais rien de toi! Et les mots que tu emploies, s'ils sont avisés, ne me garantissent en aucun cas ton honnêteté! Qu'est-ce qui me prouve que tu es digne de confiance? Et pourquoi prendrais-je le risque de croire aux paroles que tu prononces de ton vivant quand je pourrais être assurée de la véracité de celles que tu prononcerais en tant qu'Éveillé? Sans parler du fait que tu pourrais fort bien utiliser tes... talents sur moi!"
Elle lui laisse l'opportunité de la convaincre. Ou, du moins, de la pousser à considérer sérieusement son offre. Zora ne discerne pas clairement le chemin sur lequel il propose de l'accompagner. Mais elle doute également que l'homme soit conscient du prix qu'il lui faudra payer pour entrer à son service. Ou des sacrifices auxquels il devra consentir pour maîtriser ne serait-ce qu'effleurer la puissance procurée par la nécromancie. Mais comment le pourrait-il? Elle s'est préparée plus d'une décennie à devenir le réceptacle de cet art obscur. Et pourtant elle était elle-même loin d'imaginer tout ce que cela impliquait en poussant la porte de la demeure de Vithis...
"Ce n'est pas à moi de décider si tu es digne ou non d'apprendre mes secrets. Seul Möchlog est susceptible de te guider jusqu'à ces derniers. Or tu te présentes toi-même comme un disciple de Khugatsaa..." lui rappelle-t-elle. "Serais-tu prêt à vouer ton existence toute entière à la seule Chouette? De renier le Gryffon, s'il le fallait? Et plus importante encore: tes éventuels principes?"
Elle l'observe encore un instant tout en lui laissant une nouvelle fois l'opportunité de répondre. De son côté elle se contente de glisser tranquillement une nouvelle part de viande dans sa bouche. Sa mâchoire proteste, endolorie par le froid, lorsqu'elle commence à la mâcher. Et pourtant la saveur relative qui explose à présent dans sa bouche lui rappelle à quel point elle avait faim. Suite à quoi elle hausse les épaules avant de reprendre la parole:
"Je ne sais pas si la mort te fascine ou si elle ne représente qu'une connaissance de plus à tes yeux. Mais dis-moi, Nergüi: as-tu déjà volé la vie d'une personne?" lui demande-t-elle sur un ton indifférent. "Que l'on se comprenne bien: pas parce que tu le devais mais tout simplement parce que tu le... pouvais!"
S'il la sert, il ne pourra pas se contenter d'un simple rôle d'observateur. Il semble fort capable de se servir de sa tête. Mais qu'en est-il de ses mains?




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Nergüi Alhazred
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Mar 25 Sep - 22:37
Irys : 129976
Profession : Archiviste
My'trän +1
Voila qui était dérangeant pour l'érudit, elle prétendait être capable de soutirer des informations à ceux qu'elle appelaient des éveillés, sans doute le terme exact pour nommer les êtres qu'elle ramenait à la vie, voila qui risquait de compliquer les négociations, cependant l'érudit avait encore quelques arguments à faire valoir et son visage demeurait enjoué mais impassible face à cette terrible interlocutrice devant laquelle chaque faiblesse pouvait s'avérer fatale.

" Vous pouvez m’ôter la vie et poser ces questions à mon défunt corps mais je doute que vous soyez en suite en mesure de la garder très longtemps, si la conservation n'était pas un problème, je pense que ce campement serait plus peuplé, par ailleurs, mes études sur les rites funéraires m'a apporté des connaissances en embaumement et en taxidermie qui pourraient vous être utile. Enfin, si les paroles ne suffisent à vous convaincre, veuillez accepter ceci "

Nerguï avait déjà ses deux bras croisés sous sa laine, il en sortit un, le poing refermé sur une dague de fer, usée par les peaux et viandes d'animaux. Il ouvrit la main sans réellement se saisir de la dague et la tendit à la nécromancienne.

" Elle a servi, comme vous pouvez le voir, seulement contre des bêtes en revanche, puisque c'est l’honnêteté que vous recherchez, je n'ai en effet jamais mis fin à la vie d'un homme, ne vous attendez pas à ce que je vous dise que toute vie est sacrée, j'ai longtemps réfléchi sur le sujet."

Une fois encore, il ne put s’empêcher d'enfin exprimer sa pensée, loin des cadres fermés et formatés des archivistes et des autres citadins.

" Je ne pense pas que l'homme est une invention des architectes comme les autres, mais nous fonctionnons tous sur les mêmes bases, un être doit tuer pour survivre, l'homme n'échappe pas à cette règle, mais de mes quelques voyages et observations, j'ai remarqué une chose, seul l'homme tue pour le plaisir, jamais n'ai je vu la nature gaspiller une vie. Quand un prédateur tue sa proie, elle éprouve toujours un certain respect pour sa proie, ce n'est pas le cas de l'homme. Plus il s'éloigne de la nature, des architectes, plus il gaspille, je n'ai nul besoin de vous dire à qui je fais référence "

Vient alors le sujet épineux de la croyance, l'ouverture d'esprit de l'érudit sur ce sujet lui a souvent valu des regards déplacés, lui même a souvent craint d'être un jour considéré comme une anomalie mais la, la menace était concrète, face à lui et qui d'un regard ardent, n'attendait qu'une phrase pour lui bondir au visage, peut être que le geste de se désarmer devant elle, calmerait ses pulsions répurgatrices.

" Je doute un jour renoncer à la foi de ma patrie, cependant, je n'ai aucune raison de ne pas aussi dédier ma foi à un être dont j'estime le pouvoir. Surtout si il est affilié à des sphères aussi essentielles que la vie et la mort. Comme vous l'avez dit Mochlog sera juge de mon aptitude à manier son art, cela ne se fera pas en un jour et ne se fera peut être jamais si vous refusez mon service mais dans ce cas la, j'aimerais au moins en cette nuit douce et glaciale, comprendre ce qu'est vraiment la mort et aussi comprendre ce que vous recherchez en prenant cette voie, est ce le pouvoir ? l'immortalité ? une épiphanie ? ou peut être n'agissez vous que pour la foi, mais que veut la grande chouette, alors ? pour avoir reçu un tel pouvoir, vous devez forcément avoir un grand objectif et je doute que vous puissiez atteindre cet objectif seul "

Si il n'arrive à la rejoindre, au moins espère t'il avoir un début de réponse, un témoignage de l'au delà pour répondre à cette seule question, quelle est l'origine et le but de la mort, peut on maitriser cette force, devenir maître de soi et de ses mémoires ou est on condamné à rester l'esclave de ces forces à jamais. Nerguï ne vivrait pas éternellement, loin de la, au contraire, son corps désavantageux lui a toujours promis une vie éphémère, il avait tant à faire, à écrire et si peu de temps.


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Nerguï s'exprime en:#848484  
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Zora Viz'Herei
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Mer 26 Sep - 15:41
Irys : 1715105
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

Elle observe un instant la dague qu'il lui présente avant de faire l'effort de s'en saisir. Zora passe ensuite précautionneusement son doigt sur le tranchant de l'arme tout en écoutant les explications, réponses et suppositions soulevées par Nergüi. Un vague sourire se dessine peu à peu sur ses lèvres lorsqu'il se fait un peu trop pressant à son goût. Il entend déjà lui soutirer des secrets qu'il ne mérite pas de connaître. Pas encore, du moins. Et puis... Malgré son esprit vif, serait-il seulement capable de les appréhender?

La nécromancienne relève les yeux vers lui lorsqu'il évoque sa foi pour Khugatsaa et son désir de la préserver. Ce n'est pas exactement le genre de réponse qu'elle escomptait. Néanmoins il marque un point: Möchlog, s'il l'en juge digne, lui offrira les connaissances qu'il espère acquérir. Que cela déplaise ou non à la rouquine, c'est une autre question. De son point de vue, seules Althéa et elle sont véritablement dignes de commander aux morts. N'envisage-t-elle d'ailleurs pas de traquer et supprimer les autres nécromanciens afin qu'elles soient les uniques dépositaires de ce sombre pouvoir?

Toujours est-il que l'homme confirme qu'il n'est pas dénué d'intérêt. Il est vrai que ses connaissances sur les méthodes de préservation du corps humains pourraient être appréciables. Elle ne s'est jamais réellement intéressée à cet aspect-là de la médecine. À supposer que le terme soit adapté, évidemment. Toutefois elle ne prend pas la peine d'infirmer et de confirmer l'explication qu'il tente d'apporter à l'absence d'Éveillés aux alentours. Pas quand la curiosité qu'il évoque pour la nécromancie représente le meilleur moyen de le garder docile, à ses pieds. On n'abat jamais ses cartes en début de partie, pas vrai?
"Les réponses que tu entends obtenir se méritent. On n'a rien sans rien, pas vrai?" lui fait-elle remarquer. "Ne t'attends pas à ce que je contente ta curiosité avant même que tu m'aies prouvé ta loyauté, Nergüi! Pour obtenir ce que tu souhaites, il va falloir que tu fasses tes preuves!"
Son sourire s'accentue un bref instant avant de disparaître entièrement derrière un visage inexpressif. Elle darde son regard dans celui de celui qui entend devenir son serviteur. Car, qu'il en ait conscience ou non, il a évoqué un sujet qui intéresse particulièrement la rouquine. Car même les nécromanciens n'échappent pas à la mort. Les espoirs déçus par Vithis seront peut-être réanimés par ce chantre de la connaissance. Car après tout, la vieille ne pouvait pas connaître toutes les subtilités de ce monde. Le fait qu'elle n'ait pu - ou n'ait pas voulu - l'aider ne signifie en rien que d'autres n'en seront pas capables.
"Tu as évoqué l'immortalité, tout à l'heure!" reprend-t-elle. "Est-ce que tes lectures t'ont laissé penser qu'il est possible de l'obtenir? J'imagine que nombre de mages se sont penchés sur le sujet au fil des siècles, non? À quelles conclusions sont-ils parvenus?"
Elle est consciente de contenter en partie sa curiosité quant à ses ambitions. Mais quel mal y'a-t-il à ça? Elle ne s'en est jamais réellement cachée, après tout. Et puis peut-être que cela motivera Nergüi à ne pas baisser les bras. Ce serait dommage qu'il se mette en tête qu'il n'obtiendra rien. Dans cette relation qui s'installe, il convient de contenter en partie l'intérêt de l'homme aux vêtements blancs. Tout en lui faisant prendre conscience des conséquences que pourraient avoir une simple omission. À cet effet, Zora lui tend la lame qu'il aura eu la délicatesse de lui présenter.
"Demain, tu me mèneras au village le plus proche! Pour appréhender les subtilités de la mort, il faut auparavant l'avoir donnée. Réjouis-toi, Nergüi: d'ici quelques heures tu feras un autre pas en direction des connaissances que tu convoites!" souffle-t-elle. "Mais avant toute chose je me dois de t'enseigner une première leçon! Tout à l'heure j'ai soulevé une... disons... une inquiétude: le fait que tu puisses être tenté d'utiliser tes éventuels pouvoirs sur moi! Et pourtant je n'ai obtenu aucune réponse de nature à dissiper mes doutes à ce sujet. Ce qui a une fâcheuse tendance à m'irriter..."
Et le mot est probablement encore faible. Zora est dotée d'une patience fort relative, déjà entamée par les quelques mots échangés avec cet homme versé dans le savoir. Elle se fait donc plus insistante tandis qu'elle l'incite d'un mouvement de la main à saisir la poignée de sa dague.
"Aurais-tu l'obligeance de dénuder ton torse et de te l'entailler?" lui demande-t-elle sur un ton évoquant l'ordre davantage que la simple proposition. "Dès à présent, tes manquements à mon égard seront consignés dans ta chair..."
Oui, il est à présent loin le temps où elle faisait des impuretés sont plus grand cheval de bataille. Les ambitions ont changé. Tout comme les attentes de Möchlog. Quoi qu'il en soit, elle ferait une bien pathétique maîtresse si elle venait à pardonner dès les premiers instants les erreurs commises par cet homme si singulier, non?




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Nergüi Alhazred
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Mer 26 Sep - 20:07
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Profession : Archiviste
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Au moins avait il eu la réponse à sa question, ainsi c'est l'immortalité qu'elle recherchait, intéressant. Malheureusement, comme il l'avait précisé, les ouvrages concernant la nécromancie étaient rare, en plus d'être une magie plutôt mal vue en My'tra elle avait assez peu de pratiquants et ces rares élus étaient plutôt discrets. De plus l'écriture n'était pas vraiment majoritaire en My'tra, les rares codex traitant sérieusement le sujet ont soit été brulés, soit simplement perdu dans l'histoire.

" Comme je vous l'ai dit, les ouvrages sur le sujet sont plutôt rares et ce sujet est plutôt tabou dans les débats d'érudits, je reste cependant convaincu que nous pouvons ensemble trouver ces réponses au cours de voyages, toute la connaissance du monde ne se situe pas à Réoni, loin de la, d'autres villes contiennent des archives plus grande encore. "

La déception qu'elle éprouvait le mis mal à l'aise, lui qui était venu pour lui apporter connaissance, il était sans réponse sur le seul sujet ou elle semblait porter un certain intérêt. Il eu une réaction partagée sur la suite de la conversation, il était soulagé qu'elle accepte sa compagnie mais appréhendait le moment fatidique ou il devra mettre fin à la vie d'un innocent. Mais comme elle le dit, tout pouvoir nécessite un sacrifice. Jusque la il avait toujours eu un rôle d'observateur, ça l'avait rendu faible, il était temps que ça change. La mort de quelques villageois ne changerait rien dans la balance, il en était convaincu. Quand à sa dernière requête, il la reçut avec un soupir, il mis quelques secondes avant de s'emparer de la dague, alors qu'il se déboutonna la robe, il s'écria :

" Tout compte fait, Non ! "

Il redirigea la dague vers sa tête et fixant Zora droit dans les yeux, il se la plantait lentement dans le front, lâchant un long gémissement de douleur, progressivement, il se taille un cercle sur le front, sans le finir complétement, à y regarder de plus prêt, on pouvait y voir un serpent qui se mord la queue, symbole de l'éternité. Le sang coulait, formant comme des larmes, il se mit à sourire comme pour cacher la douleur puis prononça solennellement :

" Si cette marque symbolise le lien de domination qui nous unit, je ne veux m'en cacher, je veux porter fièrement ce symbole de notre objectif commun comme preuve de ma loyauté éternelle envers vous ! "



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Zora Viz'Herei
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Jeu 4 Oct - 11:44
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Profession : Nécromancienne (en formation)
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Un sujet tabou? Zora lâche un soupir de mépris, davantage destiné à condamner la fébrilité de ses compatriotes que les dires de Nergüi. Les connaissances et le pouvoir sont là, à portée. Et pourtant la plupart des my'träns corrompent la grandeur en s'acharnant à lui imposer des frontières morales. Sans quoi la nécromancie serait depuis longtemps acceptée sur le continent. Ces rétrogrades, malheureusement majoritaires, ne seront jamais en mesure de faire évoluer les choses et d'élever davantage encore la foi des Enfants des Architectes...

Zora garde le silence et se contente tout au plus d'un vague signe de la tête à l'intention de l'érudit pour lui signaler qu'elle a pris bonne note de ses dires. Elle ne sait pas si l'immortalité est à portée de celles et ceux qui auront le courage de la chercher mais... elle essaiera. Et si Möchlog souhaite lui offrir l'opportunité de voir les âges s'écouler, elle n'aura qu'à suivre le chemin sur lequel Il aura décidé de l'envoyer. Comme toujours, elle se contentera d'appliquer Sa volonté. Quelle qu'elle soit!

La rouquine est en revanche nettement moins mesurée lorsque celui qui entend devenir son serviteur semble d'abord refuser de se mutiler. Elle fronce les sourcils et se redresse quelque peu contre le tronc d'arbre soutenant son dos, annonçant le début d'une action aux conséquences néfastes pour l'archiviste. Mais, une nouvelle fois, ce dernier parvient à la prendre à contre-pied en dévoilant un zèle parfaitement appréciable. Et c'est donc avec un plaisir malsain qu'elle observe la lame entailler la chair. Un plaisir aussitôt remplacé par un dégoût profond, nourrit par les années passées à traquer les impurs. Les habitudes ont la vie dure...

Quoi qu'il en soit les paroles accompagnant ce geste de soumission sont de nature à contenter l'égo de la nécromancienne. Cette dernière se fend ainsi d'un léger sourire qui trahit à la fois son contentement et son amusement. S'il continue à faire preuve d'autant de loyauté, il est fort probable que la confiance s'installe dans leurs rapports. Mais pour l'heure la méfiance reste de mise. Les paroles n'ont pas la moindre valeur si elles ne sont pas corroborées par des actes soutenus. Nergüi aura le temps de faire véritablement ses preuves. Mais disons que, pour l'heure, il semble au moins s'engager sur la bonne voie. Un bon point pour lui!
"J'apprécie ton enthousiasme mais ne sois pas trop prompte à l'afficher à la vue de tous..." le modère-t-elle, sourire à l'appui. "Il est fort probable que ce symbole t'attire plus d'ennuis que de réels avantages!"
Elle lui décoche un regard entendu. Pour ce qu'il en sait, il n'est guère familier avec l'existence d'un paria. Et pourtant c'est ce qu'il deviendra en évoluant à ses côtés. Il l'a sûrement pressenti puisqu'il semble doué d'une intelligence peu commune. Mais comprend-t-il seulement ce qu'implique une existence telle que celle qu'il semble désormais appelé à vivre?
"On dit beaucoup de choses à mon sujet! Certaines sont vraies et d'autres sont tellement tirées par les cheveux qu'elles en deviennent pathétiques... Toujours est-il qu'elles ne tiennent que rarement compte d'une évidence: la loyauté a une valeur toute particulière à mes yeux!" reprend-t-elle sur un ton plus sérieux. "Prouve-moi la tienne et en retour je saurai préserver ta vie..."
Il se pose en serviteur et l'érige donc en maîtresse. Un honneur qui n'est pas dénué de responsabilités. Oui, s'il le faut, elle le protégera. Le peuple comprendra bien vite qu'elle veille sur ceux qui lui ont prêté allégeances. Peu importe qu'ils soient animés par un souffle de vie ou de mort.
"Maintenant repose-toi! Une longue journée nous attend demain!" souffle-t-elle en guise de conclusion. "Et j'ai l'intention de faire en sorte qu'elle soit productive!"

Les gouttes carminent qui s'écoulent lentement à la surface du manteau blanc déposé par le Khoral offrent un spectacle captivant. Le sang teinte la neige d'une multitude de douces nuances qui ravissent la rouquine. La beauté de la nature crée par les Architectes n'aura de cesse de l'étonner. Elle existe dans la simple chute d'une feuille morte ou le bruissement d'un champ recevant la caresse d'une douce brise. Combien de gens peuvent se targuer d'apprécier encore ces spectacles insignifiants et pourtant si merveilleux?

Le fait est que Zora apprécierait encore davantage cette vision si seulement ce n'était pas son fluide vital qui en était à l'origine. Le coup a été porté avec un mélange de violence et de précision peu commun. Et la quantité de liquide carmin qui glisse le long de son bras gauche jusqu'à l'extrémité de ses doigts tend à la prouver. Néanmoins le halo doré qui recouvre la plaie signifie au responsable de tout ceci qu'elle ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Elle observe un instant le jeune adulte agenouillé à côté des autres survivants avant de l'inciter à relever la tête en glissant sa main valide sous son menton.
"Tu as confondu le courage et la témérité, mon ami!" lui souffle-t-elle d'une voix étonnement douce. "Une erreur bien trop commune pour que tu aies à en rougir, rassure-toi!"
Mais bien trop inconsidérée pour le préserver d'un retour de bâton. En temps normal il aurait déjà la nuque brisée ou la gorge ouverte. Mais Zora n'est pas seule aujourd'hui. Et il est parfois de bon ton de laisser à d'autres le plaisir de faire justice. La rouquine recule alors de quelques pas avant de tourner le regard vers l'homme qui l'accompagne.
"D'une certaine façon je t'envie, Nergüi!" lui avoue-t-elle. "Les émotions que l'on ressent lorsque l'on ôte une vie pour la première fois sont inégalées! Savoure cet instant comme il se doit! Car Möchlog te regarde!"
Elle se replonge un bref instant dans son propre passé. Elle n'était alors qu'une adolescente à l'existence dénuée de sens. Sa première victime a profondément changé sa vie. En sera-t-il de même pour l'archiviste? Elle ne saurait le dire. Chaque personne réagit différemment, après tout. Mais elle fera néanmoins de son mieux pour qu'il profite chacune des prochaines minutes.
"Je n'ai pas eu recours à l'acier ou à la magie pour délivrer de la vie ma première victime. Je souhaite donc qu'il en soit de même pour toi!" ajoute-t-elle en tendant la main. "Donne-moi ta dague! Les choses n'auraient aucun intérêt s'ils mourraient trop rapidement, pas vrai?"
Elle lui décoche un autre sourire tout en appuyant sa requête d'un mouvement impatient de la main. Pourtant c'est davantage la curiosité qui prime à présent que l'absence de patience. Sera-t-il capable de tuer un être humain? Et s'il y parvient, pourra-t-il ôter la vie des deux autres dans la foulée? La réponse, fort heureusement, ne devrait pas tarder. Zora vient donc s'installer sur un vieux tonneau appuyé contre la demeure de cette famille vouée au trépas et appose sa main valide sur la blessure qui défigure son bras.

Le spectacle sera-t-il à la hauteur de ses attentes?




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Nergüi Alhazred
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Jeu 4 Oct - 22:08
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Profession : Archiviste
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Le moment fatidique était enfin venu, le voila seul face à lui même, ce jeune homme agenouillé devant lui représentait ce que d'autres auraient appelés sont "humanité", il n'avait jamais été d'accord avec ce concept d'humanité, vu par ses pairs comme quelque de positif. Pour lui l'humanité, c'était avant tout cette obsession de possession, ce désir égoïste de transmettre leur semence, de quoi vous rendre malade. Pour lui, cet instinct était la cause de tout les conflits qui régissaient l'humanité.

Depuis le moment ou il franchit les portes de la capitale pour se lancer à la poursuite de la mort écarlate dans les plaines enneigées, il s'était préparé à ce moment, il se voyait déjà, enfoncer une dague dans le cœur d'un être quelconque, cultivant la terre comme bien d'autres. Leur couper la gorge serait trop peu sophistiqué pour un homme comme lui. Mais le dernier ordre de la nécromancienne fît monter en lui une dernière hésitation, accompagnée d'un soupir, elle tendit comme précédemment la dague à sa maitresse, lame face au sol puis se retourna vers sa cible.

Durant le voyage, il se répétait la même phrase en boucle " Peu importe, ce sacrifice, la vie de quelques villageois ne compte pas dans la balance ", Il s'imaginait voir devant lui des yeux implorants, remplis d'incompréhension, il n'en était rien, dans les yeux de ce jeune homme ne se lisait que haine et mépris pour lui. Ce regard, voila ce qui fît voler en éclat la dernière hésitation, si il avait à se battre à armes égales, ce regard l'aurait terrifié mais la, le bougre était au sol, impuissant.

La chasse était une des activités favorites de l'érudit, dans la ville, il était la proie des malfrats, du regard des passants et du jugement de ces maîtres, dans la nature, il était le prédateur, pouvant à sa guise massacrer ces stupides bêtes au comportement prévisible, il sentait ce même sentiment de supériorité qu'à la chasse sauf qu'ici, la proie n'était pas qu'un vulgaire cerf ou lapin, il s'agissait d'un homme, son égal en théorie, la satisfaction en fut d'autant accrue qu'ici, il ne disposait pas d'armes, il était libre de le tuer à main nues, comme une bête sauvage. Une bête sauvage, voila à quoi ressembler cet être chétif qui essayait tant bien que mal d'étrangler un paysan sans défense. La poussée d'adrénaline le pousser à serrer toujours plus fort, il se découvrait lentement une force jusqu'alors inconnue. Il fallut de longues minutes avant qu'il ne lâche son dernier souffle, sa mine rouge devint vite pale et ses yeux gorgés de sang semblaient lâcher des larmes, cette laideur posthume fît passer l'érudit d'un état de transe à un état de torpeur. Ce n'est qu'en se retournant vers la nécromancienne qu'il ressentit autre chose, pas de la satisfaction comme elle le prévoyait, mais un soulagement, pas tant le soulagement d'être accepté à ses côtés mais le soulagement d'être libre des chaînes morales dont il était le prisonnier, forgés durant son éducation mais dont les maillons devenaient plus faibles chaque jour passé à se creuser les méninges.

Et maintenant ?

Dit il sur un ton sérieux, il tentait tant bien que mal de cacher son essoufflement, il regrettait surtout d'avoir montré tant d'émotions à sa maitresse.


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Zora Viz'Herei
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Mar 9 Oct - 5:28
Irys : 1715105
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La rouquine, une jambe repliée contre elle et maintenue par ses mains jointes, observe avec intérêt la scène qui se déroule sous ses iris aux nuances ambrées. Il y a bien longtemps que la mort d'un homme ne lui procure plus la moindre petite once d'émotions. Les regards désespérés ou emplis de haines ne parviennent plus à franchir les défenses qu'elle a érigées au fil du temps pour se protéger de l'assaut des remords. Les cauchemars omniprésents qui hantent ses nuits, quant à eux, symbolisent les empreintes laissées par ses victimes sur son âme.

Non, ce qui l'intéresse, c'est bien davantage le comportement de celui qui entend entrer à son service. Son visage exprime différentes émotions qu'elle interprète avant tout à sa convenance. Elle ne s'attendait guère à ce que Nergüi reste impassible. Personne ne le peut. Il est aisé de songer à la façon d'enlever une vie. Mais passer à l'acte est une tout autre affaire. On se rend alors compte du gouffre qui sépare la théorie de la pratique. Et l'on comprend alors que son existence ne sera plus jamais la même...

Une nouvelle fois, le passé vient l'assaillir. Elle se souvient de l'angoisse profonde qui l'a étreinte lorsqu'elle a véritablement pris conscience du premier meurtre qu'elle a commis. Elle ne s'est pas sentie libre, bien au contraire. Les regrets primaient sur le plaisir d'avoir contenté la volonté de Möchlog. Du moins pendant les premières secondes. Elle aimerait pouvoir assurer à quiconque la questionnerait à ce sujet qu'elle n'a pas été soumise aux tourments distillés par sa propre âme. Mais cela équivaudrait tous simplement à un mensonge. Non, ce qu'elle recherche chez l'érudit ce n'est pas l'indifférence mais plutôt un signe d'éveil semblable à celui qui a été le sien.

Les cris poussées par la mère de la victime l'arrachent de cette semi-torpeur aux relents désagréable. Le père, lui, garde les yeux obstinément fermés. Peut-être souhaite-il se détourner d'une vérité trop violente à supporter? Chaque personne appréhende la mort d'une manière différente, elle le sait. Certains souhaitent se venger. D'autres optent pour le déni ou succombent simplement au poids écrasant du chagrin qui broie leurs pensées. Là encore, c'est une réaction parfaitement naturelle à laquelle elle n'accorde que peu d'importance. De l'habitude naît l'indifférence...

Et pourtant c'est bel et bien un sourire animé d'une certaine pudeur qu'elle décoche à son serviteur lorsque ce dernier lui demande ce qu'il convient de faire à présent. Zora ne lui répond pas de suite, s'obstinant à jouer d'un air absent avec la dague que son aîné lui a remise. Ce n'est qu'au bout d'une dizaine de secondes qu'elle daigne finalement relever les yeux dans sa direction, délaissant son observation de ce corps juvénile que le Khoral s'emploie déjà à ensevelir sous sa blanche fureur.
"En temps normal j'aurais laissé un survivant afin qu'il puisse alimenter de son récit les rumeurs qui circulent à mon sujet. La peur est une alliée efficace..." souffle-t-elle. "Mais je tiens à ce que ton nom ne soit pas associé au mien. Pour l'instant, du moins. En préservant ta réputation, tu pourras accomplir des choses et pénétrer dans des lieux qui me sont désormais inaccessibles. Sans parler du fait que tu éviteras probablement bien des ennuis. Tu sais donc ce qu'il convient de faire!"
Elle détourne un instant son regard de l'érudit pour le poser sur les deux survivants. Le plus grand service qu'elle peut leur rendre ne consiste-t-il pas à les envoyer rejoindre le fruit de leurs entrailles? La vie doit maintenant avoir un goût bien amer pour eux. N'est-ce pas leur rendre service que de les autoriser à rejoindre leur prochaine existence? Ne s'agit-il pas d'un acte élémentaire de charité?
"Lorsque tu en auras fini, rejoins-moi à l'intérieur!" lui indique-t-elle. "Avec le garçon!"
Elle se redresse et époussette d'un geste machinal la neige qui macule son manteau avant de tourner les talons et se diriger vers la porte de ce qui était encore quelques minutes plus tôt un chaleureux foyer familiale. Les rires et la joie ont déserté les lieux. Mais la bâtisse représente encore un abri bienvenu contre la violence infatigable du blizzard. La rouquine marque toutefois une pause sur le pas de la porte pour s'adresser à nouveau au quarantenaire.
"Encore une chose, Nergüi..." reprend-t-elle. "Quelles que soient les émotions qui t'étreignent en cet instant, ne cherche pas à les refouler ou à les masquer! J'entends te libérer des chaînes imposées par ce monde, non te condamner à en porter d'autres..."
Elle pénètre finalement à l'intérieur de la demeure après avoir décoché un regard entendu à l'homme. Le feu agonisant est bien vite ravivé par les quelques bûches qu'elle livre à son appétit vorace. La nécromancienne s'installe ensuite sur une vieille chaise en bois avant de gratifier à nouveau sa chouette de quelques caresses. Un soupir quitte alors ses lèvres.
"Qu'est-ce que tu en penses, toi?" demande-t-elle à l'animal. "Mérite-t-il notre confiance?"
Pour toute réponse, elle n'obtient qu'un doux hululement...




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Nergüi Alhazred
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Sam 13 Oct - 22:46
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Il reste immobile, les bras croisés derrière le dos tandis que sa supérieure rentre dans la chaleureuse  chaumière. A sa requête il répondit simplement, un bras levé au niveau de la tête, l'autre restant plaqué dans le dos.

" Ce sera fait maîtresse "

Cependant il resta de marbre quand à sa remarque sur les émotions, pour lui, les émotions faisaient partie des chaînes qui séparaient la nature humaine de sa potentielle grandeur.
Une fois la porte refermée derrière lui, son regard se détourna vers un des murs dont la fenêtre reflétait l'ardente lumière du foyer. Elle illuminait une Bêche posée contre le mur à côté d'une pile de bois. Un sourire vint s'esquisser sur ses lèvres. Lui qui avait nullement envie de s'adonner au meurtre à main nue, voila qui allait lui faciliter la tache, c'est donc d'un air décontracté qu'il s' allât s'emparer de l’outil. La nécromancienne à l'intérieur Personne n'était la pour l'en empêcher, pensait il.

La mort écarlate hors de vue, son assistant décontracté, le regard retourné, il n'en fallût pas plus pour que l'opportunisme aille rejoindre l’énergie de la haine et du désespoir du pauvre père de famille dont la vie avait basculée dans le cauchemar en l'espace de quelques minutes et le poussa à se ruer sur son bourreau tandis que sa femme tentait du mieux qu'elle peut de fuir la scène. Les larmes se mélangeant au sang puis à la boue alors qu'elle tombe au sol, se mouvant par la seule force de ses bras.

C'est d'un bond que le père comble la distance qui le sépare de son assaillant dans un cri indescriptible pour offrir une droite bien méritée au visage de celui qui a sauvagement son fils. C'est le nez brisé que Nerguï s'efforce de le repousser avec l'outil agricole nouvellement acquis pour le rouer de coups une fois au sol. Lui qui s'attendait à utiliser cet outil pour en finir rapidement, voila sa robe entachée de sang et de cervelle.

Il rattrape ensuite la mère en marchant et stoppe son élan en lui écrasant la main pour s'accroupir tout en brisant son dos à la bêche. N'ayant pas la force de la regarder dans les yeux, il lui offre comme simple explication.

"En vous regardant, je ne peux m’empêcher de croire au mauvais sort mais je reste convaincu qu'un enchainement d'actions est responsable de ses regrettables évènements, au moins  auras tu la chance de mourir avec le souvenir intact de ta défunte famille"

Il laisse ainsi la gueuse à son sort et apprécie enfin le calme revenu, plus de râles, de cris ou de pleures, seul le simple souffle glacial de la mort. Il s'empare ainsi du corps plus ou moins intact du fils, déjà frigorifique du jouvenceau, le portant sur son dos tel son sac, le poids n'était guère différent. Il entre ainsi dans la demeure, ne croisant pas le regard de sa maitresse avant de poser le corps sur la table habituellement destinée à recevoir les victuailles pour ensuite se contenter ensuite de fixer du regard sa maîtresse, attendant impatiemment simplement qu'elle se mette à l’œuvre.


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