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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Nislegiin
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 Pèlerin, qu'y a-t-il sur ton chemin?

Svenya Nahir
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Mer 10 Oct - 10:39
Irys : 64990
Profession : Mercenaire - assassine de l'Ordre
Guilde +2 (femme)
Losos, 16 mars 933

Un départ de caravane avait cette caractéristique universelle d'être une merveille d'organisation sous une apparence chaotique au possible. Du haut de sa jument, Svenya regardait avec satisfaction le clan Gal'Khi se mettre en route. Ils étaient de véritables nomades, et ça se voyait dans leur comportement. Il n'y avait pas dans leurs gestes la fébrilité du grand départ vers l'inconnu, mais bien la calme assurance de ceux qui avaient effectué les mêmes opérations durant toute leur vie.

Mais si ces nomades étaient si expérimentés, pourquoi diable avaient-ils engagé l'aide de Svenya et des sept autres mercenaires qui escorteraient la soixantaine d'hommes, femmes et enfants qu'ils étaient? Parce que le voyage qu'ils entamaient aujourd'hui les entraînerait au-delà de leur région natale: ils démarraient un pèlerinage qui les mènerait de Losos, cité bénie par Süns, à Dyen, fondée par une élue d'Amisgal. Un périple impressionnant, mais il en fallait plus pour décourager les fidèles de ces deux déesses qui se partageaient la protection des Gal'Khi. Ce qui ne les empêchait pas d'être prudents et d'avoir engagé une poignée de mercenaires pour assurer leur sécurité en route.

La Negiin ne prévoyait pas de problèmes pendant le trajet relativement court entre Losos et Aseoru, où ils devraient arriver dans quelques jours à peine. De là, ils prendraient le bateau pour éviter d'avoir à franchir le périlleux Isthme d'Aidas à pied et débarqueraient sur la côte nord de Nislegiin. C'est alors que ses talents seraient vraiment sollicités: elle connaissait son continent natal comme sa poche et saurait trouver le chemin le plus facile et le plus sûr à travers ses forêts. Sans compter qu'elle et les autres lames à louer offriraient une protection efficace contre la faune parfois hostile du continent méridional.

Une fois que la masse compacte du clan se fut allongée pour former une longue caravane, Svenya lança sa jument au trot pour rejoindra la tête de convoi. L'animal, qui piaffait sur place depuis qu'elle avait senti que le départ se préparait, ne se fit pas prier et survola la distance avec ses longues foulées. Gris clair aux crins noirs, elle répondait au doux nom de Shuurga, et était aussi vive qu'elle était butée. Le sacré caractère de sa monture n'était d'ailleurs pas un problème pour la shudarga, qui s'entendait à merveille avec elle. Et les pointes de vitesse de la jument étaient à couper le souffle (parfois littéralement). À se demander si elle ne la garderait pas plus longtemps qu'elle ne gardait ses chevaux en général... Enfin, ça elle pouvait voir plus tard: elle l'avait achetée à peine une semaine plus tôt.

Une fois arrivée à l'avant de la colonne, la mercenaire échangea un coup d’œil avec le gharyn de la tribu, une femme d'une soixantaine d'années plus alerte que son âge ne le laissait supposer. Celle-ci hocha la tête pour signaler qu'elle lui laissait carte blanche dans ses allées et venues pour le moment. Ils étaient encore en pays connu, sur une piste fort fréquentée: le danger ne viendrait pas tout de suite. Contrairement à la plupart des caravanes dont l'assassine avait fait partie, les mercenaires engagés ne répondaient pas à un chef de convoi ou autre "mercenaire en chef", mais directement au gharyn des Gal'Khi. Mais ce n'était pas étonnant, puisque ce poste équivalait à celui d'un chef de guerre quand la situation l'exigeait.

Puisqu'on n'avait pas encore besoin de ses services, Svenya fit ralentir légèrement sa jument pour se mettre un peu en retrait par rapport à la tête du groupe. Elle restait vigilante, mais c'était plutôt pour son propre compte que pour sa mission actuelle: elle restait attentive au moindre signe que la créature qui la traquait se rapprochait. Pour le moment, elle ne ressentait pas le tiraillement qui annonçait une arrivée imminente. Tant mieux. Elle avisa l'une des autres lames à louer engagée par le clan, et d'un léger mouvement du bassin elle fit trottiner sa jument pour se rapprocher d'elle.

"Loumyneara, c'est ça? Alors, quelle est ta spécialité?"

Si elles étaient appelées à travailler ensemble, autant qu'elle sache ce que sa coéquipière temporaire savait faire, non? "Mercenaire" était un terme incroyablement vague qui pouvait couvrir une multitude de compétences. Le ton de Svenya ne contenait aucune agressivité, même si sa question était pour le moins abrupte. On ne se refaisait pas: il y avait trop longtemps qu'elle avait troqué sa joie de vivre contre une efficace sobriété.

HRP:
 
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Loumyneara
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Mer 10 Oct - 11:28
Irys : 169969
Pérégrin 0


Depuis que j'avais intégré l'équipage de Pedro, ma condition s'était nettement améliorée. Mais il se trouve que je n'ai jamais beaucoup aimé recevoir des ordres. J'ai été esclave bien assez longtemps pour continuer à courber l'échine maintenant.

Quand il m'a demandé de me rendre en terres mytranne, je voyais vraiment pas ce qu'il voulait que j'vienne faire ici. Une patrie de nomade, plein d'un folklore que je ne connais pas et qui m'indiffère. Pour des nomades, ces gens sont d'ailleurs étrangement craintifs. Avoir besoin d'une escorte dès qu'on sort un peu de notre zone de confort, c'est quand même un comble.

Je suppose que le Capitaine en avait marre de voir ma tronche. Ou p'têtre qu'il avait plus mal pris que je ne l'aurais cru le dernier raid que j'ai fais en mer après lui avoir emprunter un navire et un bout de l'équipage sans sa permission. Ou peut être qu'il m'en veut a cause de Boris. Qui sait ?

Toujours étant que me v'la ici, au milieu d'un peuple dont l'existence m'était encore inconnue il y a peu. Comble de l'ironie, alors que j'passe mon temps a m'payer leur fioles à propos de leur traditions, je me retrouve à défendre l'une de leur caravane.

Et pourtant, je ressens une certaine exaltation à l'idée de ce périple. C'est la première fois de ma vie que je voyage avec un groupe d'une telle ampleur. Un groupe d'honnête gens du moins, il m'est déjà arrivé de frayer avec des hordes de fripouilles.

Assister à un tel spectacle avait un petit quelque chose d'enivrant. C'était un véritable tumulte, et pourtant on y sentait régner un très grand calme. Chacun sachant ce qu'il avait à faire, c'était comme assister à un ballet assidûment répété.

Finalement, les seules tâches sur ce tableau, c'était nous, les mercenaires qui avaient été engagés. Pour trois fois rien à ce propos. Pedro va bien se foutre de ma gueule quand je vais rentrer.

Alors que je marchais tranquillement en tête du convoi, je fus rejoint par l'une de mes homologues qui m'adressai la parole.

Une femme dont le physique laissait deviner qu'elle avait de l'expérience en terme de survie. Bien qu'elle avait le visage assez fermé et une expression peu avenante, son regard avait quelque chose de bienveillant. Je n'ai pas pour habitude de sympathiser avec les autres mercenaires. D'une manière générale, nous autres mercenaires sommes une sale engeance, car bien souvent prompt à tuer pour trois piécettes, qui que soit la cible. Mais je n'ai pas non plus tendance à envoyer chier gratuitement quelqu'un qui se montre respectueux.

C'est pourquoi ma réponse fut courtoise, et sur le ton de l'humour, bien que ce n'est évidemment pas la réponse qu'elle attendait.

Ma spécialité ? Les friands à la saucisse. Mais faudra faire gaffe si jamais tu veux gouter. Quand on est pas habitué, la saucisse, elle arrache un peu.
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Svenya Nahir
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Mer 10 Oct - 15:22
Irys : 64990
Profession : Mercenaire - assassine de l'Ordre
Guilde +2 (femme)
En effet, la réponse était complètement à côté de la question que Svenya avait posée. Bon, même cette réponse qui n'en était pas une disait quelque chose à propos de la jeune femme, et plus particulièrement à propos de son sens de l'humour. Faute de pouvoir cerner ses compétences, la Negiin avait un premier élément pour cerner son caractère. C'était déjà ça.

Son physique aussi lui donnait quelques informations: mince, plutôt grande, et la shudarga pouvait apercevoir des vestiges de blessures passées. Ca voulait dire qu'elle était une combattante, faute de révéler ce qu'elle valait en combat. Seul un imbécile partait du principe que les cicatrices étaient la marque d'un guerrier endurci. Les cicatrices étaient la marque des blessures reçues, pas forcément des combats gagnés. Mais la jeune femme avait aporté des armes qui semblaient correctes, ce qui plaidait déjà en sa faveur. Il serait temps de découvrir comment elle savait s'en servir plus tard. Gardant son examen assez court, Svenya ne laissa pas le silence tomber avant de répondre à la boutade que Loumynera lui avait lancée.

"Par chance, je ne pense pas que nous serons mises à contribution pour la cuisine."

Le contenu avait un bon potentiel humoristique, potentiel quelque peu gâché par le ton plutôt sec sur lequel il avait été lâché (à moins que le contraste entre les deux ne renforce encore l'effet humoristique, mais c'était vraiment une question de goût, question qui du reste préoccupait assez peu l'assassine).

Bon, puisque sa coéquipière avait décidé d'éluder sa question au sujet de ses compétences, peut-être que tenter de déterminer son expérience réussirait mieux? Certaines personnes devenaient de vrais moulins à paroles quand ils parlaient de leur vie, d'autres, au contraire, se renfermaient complètement. Elle verrait bien à quelle catégorie Loumyneara (bon sang, quelle idée d'avoir un nom pareil!) appartenait.

"Déjà mis les pieds à Nislegiin?"

Et non, elle n'envisageait même pas que la jeune mercenaire puisse être originaire du continent comme elle-même. En tant que Negiin, elle avait l'oeil pour repérer les natifs de son continent, et clairement celle à qui elle parlait n'entrait pas dans cette catégorie. Restait à savoir si elle avait ou non des chances de quand même connaître leur environnement et la route qu'ils emprunteraient.
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Loumyneara
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Mer 10 Oct - 21:07
Irys : 169969
Pérégrin 0

La réponse de la jeune femme à ma boutade m'arracha un sourire. En effet, peu de chances que l'on soit mise à contribution pour la cuisine. C'est assez dommage. J'aimerai que l'on m'embauche parfois pour préparer et servir des repas plutôt que pour tuer des trucs et des machins encore et encore. Après tout, il n'y a pas tellement de différences entre l'usage d'un couteau de cuisine et le maniement de l'épée. Et le premier est sans doute moins périlleux que le second.

Bien qu'elle m'avait répondu dans le même registre que moi, je sentais sa curiosité. Son regard se posait sur mon corps, me dominant du haut de son canasson, cherchant à en deviner sur mon passé rien qu'en me regardant. Ce que j'ai vécu, personne ne le sait. Et personne ne peut plus le savoir, car tout ceux en ayant eu connaissance sont désormais morts. Elle n'allait pas l'apprendre d'un simple regard.

La curiosité concernant le passé et les expériences d'autrui dans un groupe destiné à ne plus jamais se revoir m'a toujours posé question. Craignent-ils qu'en cas de danger je ne sois pas apte à réagir ? Ont ils si peu confiance en leur propre talent qu'ils ont besoin de chercher chez leurs pairs un atout en cas de pépin ? En ce qui me concerne, ça ne m'intéresse pas. Le seul talent que je cherche à jauger, c'est celui de mon ennemi. Peut il me tuer ou non ? Jusqu'ici, la réponse a toujours été non. Je n'ai donc aucun souci à me faire.

Elle me demande maintenant si j'ai deja mis les pieds dans une région dont je n'ai même pas compris le nom, probablement perdu au fond de ses terres sauvages, et probablement destination finale de notre équipée.

Non. Mais ça me fait pas peur.

Je n'aimais pas qu'elle me toise du haut de sa bestiole. A quoi bon monter un cheval quand on dirige une caravane constituée de nombreuses personnes à pied et dont la progression sera inévitablement lente ? Sinon pour être éclaireur. Peut être est ce la mission qu'elle s'attribue. Ca m'arrangerai bien, elle a l'air sure d'elle et de savoir se défendre. Si elle ouvrait la voie et que je pouvais toucher mon pécule sans rien faire, ça m'irai aussi bien. Ca changerai des missions où on se tape du Matar en plein blizzard.

Allez, montrons un peu d'intêret, afin de passer pour une personne, sinon chaleureuse, au moins un peu cordiale.

T'es à l'aise sur ta bestiole ? Ca n'a jamais été mon dada, si tu me permets le jeu de mot. Savoir que, en cas de danger, je puisse me retrouver à la merci du cerveau d'un animal, ça ne me plait pas. J'en ai déjà parlé avec d'autre cavaliers qui m'ont dit qu'une bête bien dressée est fiable. Je leur ai répondu a tous que la loyauté dure aussi longtemps que la sécurité. Personne ne sait de quoi peut être capable un être conscient en péril. Ca te fais pas peur toi ?
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Svenya Nahir
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Jeu 11 Oct - 10:40
Irys : 64990
Profession : Mercenaire - assassine de l'Ordre
Guilde +2 (femme)
"Pas peur", était-ce là une confiance en elle justifiée, ou une bravade lancée pour éviter de paraître faible? Svenya espérait franchement que la première option la bonne, car elle n'avait aucune envie de s'encombrer d'une grande gueule qui se révélerait être un boulet dans le feu de l'action. Mais seul le temps pourrait répondre à sa question. Elle la repoussa donc dans un coin de son esprit pour répondre à la question de l'autre mercenaire.

"Un cheval est très fortement influencé par l'état d'esprit de son cavalier. Elle aura peur si j'ai peur, elle sera confiante si j'ai confiance. Tout ce que j'ai à faire, c'est ne pas paniquer, et elle ne me lâchera pas. Bien sûr, l'instinct joue un rôle, mais si le cheval est bien dressé et le cavalier assez sûr de lui, il n'y a en général pas de problèmes, sauf cas exceptionnels. Sans compter que son ouïe et son odorat sont plus développés de les miens, ce qui veut dire qu'elle m'alertera en cas de danger bien avant que je puisse repérer quoi que ce soit, ce qui veut dire que j'aurai plus de temps pour transmettre l'information et me préparer."

Bien sûr, elle ne répondait de rien s'ils se faisaient charger par un vol de dragons ou autre créature démesurée du même acabit, mais c'était un scénario assez peu probable. Face aux prédateurs plus courants de Nislegiin ou à d'éventuels brigands, Shuurga ne battrait pas en retraite. Son sale caractère était d'ailleurs plutôt un atout à ce niveau-là: elle était capable d'être franchement impressionante quand elle le voulait.

"Les êtres conscients dont la réaction m'inquiète plus en cas de danger, c'est eux."

Elle désigna les pèlerins d'un mouvement du menton. Un groupe d'une taille pareille saisi de panique, ça pouvait faire de sacrés dégâts.

"Oh, ils ont leur magie, surtout les plus âgés, et certains d'entre eux savent se servir d'une arme, mais ils ne sont pas des guerriers. Sauf leur gharyn. J'ai entendu dire qu'elle avait participé aux combats contre les Daënars pendant la tulaan khonzo. En tout cas, c'est une bonne stratège. Mais elle a son âge, même ces mages ne peuvent pas lutter contre le passage du temps."

Alors qu'elle-même, qui n'avait jamais trempé dans la magie de près ou de loin, n'avait pas pris une ride ni un cheveu blanc depuis maintenant six ans. Ironie du sort.

"En cas de pépin, peu importe ce qui nous tombe dessus de l'extérieur, notre priorité devra être que ce groupe garde la tête froide. Un mouvement de foule causé par la panique, ça peut causer autant de dégâts que n'importe quel prédateur negiin."

Et, avec les humains comme avec les chevaux, faire preuve d'assurance était essentiel. Les Gal'Khi leur faisaient confiance pour assurer leur sécurité, mais si cette confiance faillissait, l'instinct risquait de reprendre le dessus. Il suffisait d'une poignée d'individus pour lancer un sauve-qui-peut général.
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Loumyneara
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Jeu 11 Oct - 15:10
Irys : 169969
Pérégrin 0

"Sauf cas exceptionnels". C'est justement tout le problème. Que ma bestiole s'emballe dans une situation où je ne suis de toute façon pas en péril, je m'en tamponne le coquillard. C'est bien le cas exceptionnel qui me dérange. Mais inutile de relever, je n'apprendrai sans doute pas la vie à cette femme. Après tout, elle a vécu jusque là, elle n'a sans doute pas besoin de mes conseils.

Quant à la question de l'ouïe et de l'odorat, les miens me suffisent amplement sans avoir a m'encombrer d'un animal. Sans parler de mon instinct. J'ai survécu à des embuscades de Matar et de Möst Möch uniquement grace à cet instinct, qu'aucun cheval n'aurai pu déjouer. Le gel pétrifie les odeurs et le blizzard couvre les sons.

Passons. Le plus drôle dans tout ça, c'est que cette femme a foi en sa monture, mais beaucoup moins dans les hommes. En cas de danger, il est évident que ce sera le chaos, que certains paniqueront et que d'autres mourront, on ne peut proteger tout un convoi. Mais c'est aussi là que surgissent les héros. Un guerrier, aussi expérimenté soit-il, trouve toujours quelqu'un le surpassant, et parfois, cette personne qui le surpasse, c'est un inconnu que la nécessité pousse à s'illustrer. Pour la survie, on est capable de prodige.

Cette femme aime parler, ça se sent, et elle en connait long sur ce monde, contrairement à moi. Un Gharyn ? La Tulaan truc ? Un Negiin ? Et surtout... De la magie ?

J'ai lu certaines histoires concernant des mecs lançant des boules de feu ou créant des illusions, mais ce n'est que de la lecture, des fables pour enfant. C'est vrai qu'on prétends que c'est la cause des désaccords entre Mytrans et Daenars. Que les Mytrans pratiquent la magie. Mais je n'y ai jamais cru. Je ne crois que ce que je vois. Et ça, je n'en ai jamais vu.

Sauf peut être.... Cette colonne de flamme à Vereist ? Non, j'hallucine.

J'ai pas pigé un broc de ce que tu viens de me souffler dans le museau ma grande. Mais de la magie ? Tu veux dire que ça existe ? J'ai toujours pensé que c'était des légendes. Un mec pourrait donc lancer des boules de feu, de glace, creer des doubles et toute ces conneries ?

J'allais passer pour une sauvage sans aucun doute, mais dans le fond, c'est sans doute ce que je suis. Même si, grâce à mes voyages avec Pedro, j'ai pu en apprendre un peu plus sur ce monde, je ne m'y suis jamais interessée, et je demeure la jeune femme innocente élevée en captivité. Et si la magie existe vraiment, c'est un grand tord que ne pas avoir chercher à en savoir plus. Car si elle existe, je veux l'apprendre. Je n'en deviendrai que plus difficile a tuer.

Si tant est que ce soit possible.

Et ça marche comment d'ailleurs ? Tout le monde peut en faire ou faut remplir des conditions spécifiques ?
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Svenya Nahir
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Jeu 11 Oct - 16:37
Irys : 64990
Profession : Mercenaire - assassine de l'Ordre
Guilde +2 (femme)
Là, ce fut au tour de Svenya de ciller, estomaquée. Cette jeune femme se trouvait à My'trä, terre natale des mages, et elle ignorait jusqu'à l'existence de la magie? Qu'elle soit ignorante de points plus précis comme le nom de l'offensive de cinq ans lancée par les Daënars une bonne quarantaine d'années auparavant ou du chef de guerre d'un clan, passe encore: elle était clairement étrangère. Mais la magie était tout simplement quelque chose de trop gros pour le manquer pendant un séjour prolongé sur ce continent. Ce qui révélait une nouvelle bribe d'information à propos de la mercenaire: elle était arrivée à My'trä récemment.

Donc, pour résumer: elle n'avait jamais mis les pieds à Nislegiin, elle ne connaissait pratiquement rien à My'trä ni aux My'träns et elle se retrouverait bientôt à escorter un clan zolien à travers une bonne partie de Nislegiin, continent pas franchement réputé pour son hospitalité. Restait à espérer qu'elle était aussi compétente qu'assurée (d'aucuns diraient "arrogante"), parce qu'elle s'apprêtait à foncer tête baissée en terrain hostile sans aucune préparation préalable. Une aberration pour la shudarga, qui veillait toujours à bien reconnaître le terrain avant d'agir. Un réflexe de Pénitente, mais aussi le fruit d'une enfance dans les forêts negiins. Jeune fille, j'espère que tu sais ce que tu fais, parce que tu ne devras pas compter sur moi pour surveiller tes arrières. Oui, il ne devait pas y avoir beaucoup plus d'une quinzaine d'années de différence. Et oui, ça suffisait apparemment à Svenya pour prendre le rôle de l'expérience, du moins dans ses pensées. Elle prit une inspiration, la relâcha. Bon, elles avaient du temps à tuer, autant combler les lacunes les plus fondamentales.

"Très bien, on reprend depuis le début, alors. Oui: la magie existe, non, ce n'est pas un mythe. Oui, les exemples que tu cites sont possibles, et il ne s'agit que d'un minuscule échantillon des pouvoirs que peuvent avoirs les mages. Certains soignent ou renforcent, d'autre au contraire infligent des blessures pires que la plupart des armes des deux côtés de l'océan. Certains maîtrisent les éléments ou la faune, d'autres le corps ou encore l'esprit. Tous ici ne maîtrisent pas la magie, même si la plupart ont en général quelques bases, ou au moins une idée de comment elle marche et ce qu'elle peut faire. J'ai cru comprendre que les mages tiraient leurs pouvoirs de leurs dieux, les Architectes, mais je n'ai aucune idée de comment ça marche concrètement, juste que ça marche. Et je ne sais pas non plus s'il faut remplir des conditions spécifiques pour développer des pouvoirs, mais je sais que ça demande de l'entrainement pour les maîtriser. C'est pour ça qu'à quelques exceptions près, les mages les plus âgés sont en général les plus puissants."

En un sens, la magie était bien faite. Quand la force physique d'un individu déclinait, sa plus grande maîtrise des arcanes magiques compensait cet affaiblissement. À condition, bien sûr, que cette personne ait pris la peine de développer ses pouvoirs.

"D'autres questions?"

Et non, contrairement aux apparences, Svenya n'aimait pas spécialement parler. Par contre, quand elle encadrait un convoi, elle préférait le faire avec des personnes auxquelles elle pouvait se fier un tant soit peu. Et elle ne pouvait pas se fier à quelqu'un qui risquait d'être trop occupée à être surprise pour réagir en cas de besoin.
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