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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Suhury
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 Le gang des cheveux colorés

Tiha Ludost
avatar
Dim 28 Oct - 14:43
Irys : 173756
My'trän +2 ~ Zolios
Le temps passait de façon étrange. Ça faisait moins d’un an qu’elle était partie avec Ogn de chez elle pourtant elle avait l’impression d’avoir toujours fait ça. Il n’y avait pourtant pas réellement de routine dans son voyage si ce n’était rencontrer de nouvelles personnes, de nouvelles villes, aller vers les autres et découvrir d’autres coutumes. Ces débuts se ressemblaient sans vraiment se dérouler exactement pareil. Il fallait trouver où se loger, de quoi travailler un peu et laisser Süns comme Khugastaa guider ses pas pour trouver une nouvelle façon de marquer son entourage. Peut-être même trouver un maître pour changer le monde. Si elle ne cherchait plus à retrouver Finn, elle l’avait perdue il y a des mois de cela, elle n’abandonnait pas le projet qu’ils avaient eu ensemble. De son côté, il devait faire de même. Sûrement devait-il attendre d’aller mieux. Le connaissant, il ne s’était retirer que pour lui éviter de le supporter. Il avait toujours eu ce côté agaçant d’auto-flagellation.

Le village où ils se trouvaient présentement, son salkhi et elle, n’était pas bien grand. Pas plus d’une centaine d’habitants. Elle aimait ce genre d’endroit où les gens prêtaient vraiment attention aux autres. Même si tous ne posaient pas un œil sympathique sur les étrangers, encore plus quand ceux-ci marquaient leur différence aussi visiblement qu’elle. Le fait qu’elle n’ait récolté aucun sourire depuis son entrée dans le village ou de salutation, ne la démonta pas. Elle saurait percer leur carapace ! D’une façon ou d’une autre.

Comme il ne faisait pas froid, seulement frais, et qu’elle avait déjà mangé, elle se dirigea sur la place centrale. Les rares personnes présentes ne la saluèrent pas plus que les autres passants rencontrés et sur le tableau d’affichage un grand vide régnait, même pas un portrait de criminel ornait le tableau de bois. La vagabonde aurait pu aller à l’établissement qui faisait office d’auberge dans le coin pour prendre les infos manquantes, mais elle décida qu’il fallait avant tout égayer un peu cette place et ces gens. Ainsi, elle sortit des sacoches de son familier quelques couleurs ainsi que sa palette, simple planche de bois. Pas de pinceau, elle avait ses doigts pour peindre. Laissant libre son salkhi, elle s’approcha ensuite de la fontaine au centre de la place. Seul élément un peu vivant avec son mouvement d’eau perpétuel bien qu’un peu terne aux yeux de Tiha. Pour changer cet état de fait, après avoir installé tout son matériel sur le rebord du bassin, elle mit les pieds nus dans l’eau et commença à étaler un bel orange sur l’aile de la chouette grise. Un hommage à un Architecte, quel qu’il fut, se devait d’être flamboyant. Ce n’était pas le premier auquel elle redonnait un peu de couleur, même si d’habitude c’était sur les chemins plutôt qu’au milieux des habitations.

« Qu’un bel orangé,
Vienne illuminer
Le tourbillon de nos vie…. »


Elle s’appliquait sur la pointe des pieds tout en chantonnant, oublieuse de son environnement. Tout à sa tache, elle ignora les premières réactions des rares personnes présentes. Ou l’eau qui remontait le long de son pantalon bouffant ou bien les taches qui se formaient sur sa chemise déjà bien bigarrée et usée. Rien ne venait entraver ses mouvements. Ses maigres possessions étaient toutes dans les sacoches de Ogn, il n'y avait rien dans les poches de sa ceinture.
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Lavryn & Khardi
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Ven 2 Nov - 4:27
Irys : 89982

Comme un murmure amer...

Un murmure, un battement de cœur, un frisson dans le dos. Une pensée sibylline, un sang glacial dans les veines et un retournement de l’âme. L’étincelle d’un brasier présumé éteint il y a bien longtemps, mais dont les cendres n’ont jamais cessé de rougeoyer en secret. Désormais, son feu s’est rallumé et vient vous lécher les doigts, Enfants du Chaos.

Le fléau de Khugatsaa court dans votre chair, insidieusement il a attendu son heure et dans votre esprit désormais s’éveille un instinct étranger. Accrochez-vous à votre âme, il pourrait vous prendre le reste.

Tiha Ludost est désormais victime de la pandémie.

Pour plus d'informations, c'est ici !

HRP:
 
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Zora Viz'Herei
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Sam 3 Nov - 9:20
Irys : 2011503
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

Ses pas foulent encore les vertes prairies de Suhury. Pieds nus, elle savoure chacune des caresses de l'herbe tandis qu'elle progresse en marge du chemin pierreux destiné à la mener vers les contrées glaciales de Khurmag. Elle appréhende peut-être autant qu'elle appelle de ses vœux la rencontre avec Vithis. Elle regrette de devoir laisser dans son sillage sa terre natale. Et même si elle sait désormais qu'elle est issue de l'Est et qu'elle ne peut réellement se revendiquer comme une my'tränne pure souche, ces contrées auront toujours une place particulière dans son coeur. Ici, c'est chez elle. Peu importe les origines du sang qui coulent dans ses veines...

Mais le pouvoir qu'elle convoite exige des sacrifices. Elle sait que les prochains mois la priveront de l'amitié et de la présence d'Althéa, qu'elle ne pourra arpenter Suhury autrement que dans ses rêves ou encore qu'elle ne pourra influer directement sur la destinée du continent. Qu'elle sera coupée du monde en compagnie d'une nécromancienne dont elle ne sait rien sinon le nom. Et qu'elle aura terriblement froid. Un frisson parcourt son être à cette simple pensée. Le Khoral a déjà failli l'emporter quelques mois plutôt. Obtiendra-t-il son dû cette fois-ci?

Elle lève son visage aux traits finement ciselés en direction du soleil qui la surplombe. Yeux fermés, elle savoure sa caresse bienveillante tout en tentant de graver ces agréables sensations de sa mémoire. Le vent balaie la mèche de cheveux que sa capuche laisse libre de virevolter au gré du souffle d'Amisgal. Pour l'instant, il évoque une caresse. Et bientôt, une menace charriant les neiges hostiles de Khurmag.

Le claquement des sabots l'arrachent de ses pensées. Elle rabat davantage le tissu qui enveloppe sa tête et détourne cette dernière lorsque trois soldats sur leurs montures passent au galop à côté d'elle. La fanatique se retourne et les observe s'éloigner. Ils ne l'ont pas reconnue. Elle est soulagée même si son ego lui commande d'être vexée par un tel manque de considération. Elle a obtenu l'attention de Möchlog. Ne mérite-t-elle pas celle de ses semblables?

Elle se fait à nouveau cette réflexion quelques longues minutes plus tard, au coeur du village qui marque une étape de son voyage, en observant le vide affligeant dominant le tableau d'affichage. Où se trouve son portrait? Les suhurs l'auraient-ils oubliée? Quelques mois sur Daënastre auront-ils suffit à balayer les souvenirs qu'elle a inscrits dans nombre de mémoires? Elle ne sait guère si elle doit s'en réjouir ou en contraire s'en offusquer. Tout comme elle ne sait pas comment elle doit interpréter l'indifférence que les habitants lui témoignent. Ne reconnaissent-ils pas leur future Impératrice?

Elle tressaille lorsque un cailloux plus pointu que les autres lacère la chair de sa voûte plantaire. Elle grimace mais n'infléchit pas sa route qui la mène à présent vers le bassin de la fontaine qui orne la place centrale. Elle trésaille davantage en découvrant l'adolescente qui s'emploie avec une légèreté irritante à maculer de couleur l'une des ailes de la chouette de pierre dominant l'oeuvre alliant roche et eau? Une métaphore de l'ascendance de Möchlog sur Dalaï et Delkii? Elle se plait à le croire...

La légèreté du champ de la gamine aux cheveux colorés vient caresser ses oreilles tandis qu'elle s'installe avec une certaine grâce sur le rebord du bassin de pierre et qu'elle entreprend de laver ses pieds éprouvés par le voyage. La terre et le sang se mêlent, forment des volutes emportées par le relatif courant que les gesticulations de l'adolescente auront réussi à imprimer à l'eau du bassin. Elle les observe un instant puis se focalise sur la plaie responsables des légères lancées qui remontent le long de sa jambe.

Il lui aura fallu presque un mois pour effacer du réceptacle confié par Orshin les stigmates laissées par cette lâche d'Arianna. Combien de jours faudra-t-il pour résorber cette blessure infligée par Delkhii? Un halo lumineux se forme autours du doigt qu'elle appose sur le sillon carmin. La chair réagit avec lenteur. Comme si elle avait soudainement décidé de refuser l'apport de cette précieuse magie curative. Son corps serait-il aussi fier que son âme?
"Tu vas t'attirer des ennuis si tu continues à maculer de peinture cette représentation de la divine Chouette, tu sais?" fait-elle finalement remarquer à l'adolescente. "Les gens des campagnes sont loin d'être aussi tolérants que ceux des villes..."
Il lui a fallut un instant pour choisir la réaction qu'il convenait d'adopter face à cet étalage artistique. Il est vrai qu'elle a songé à tuer celle qui s'en prend avec une telle légèreté à cette représentation de l'animal totem de Möchlog. Mais d'une certaine façon les couleurs incarnent la vie. Et après réflexion elle suppose que la divine Chouette apprécie plus qu'elle ne désapprouve cet hommage particulier. Et puis la rouquine est d'humeur nostalgique et non festive, aujourd'hui. Une chance pour la gamine et la quiétude des lieux.

C'est donc un vague sourire teinté de douceur qui s'installe furtivement sur les lèvres de la fanatique. Son regard vagabonde un instant sur les multiples nuances qui égaient la chevelure de sa cadette. C'est d'un goût... particulier! Mais l'originalité ne fait pas de mal. Spécialement sur un continent comme My'trä, respectueux du passé mais peut-être trop ancré dans ce dernier. Il faut du changement! Et cette gamine l'incarne à sa manière... Le regard de la disciple de Möchlog se pose un vague instant sur l'animal aux jambes imposantes qui se tient non loin de là. Ce salkhi appartient-il à la gamine? Elle suppose que c'est le cas:
"Mais quelque chose me dit que les locaux auront du mal à t'attraper s'ils se mettaient en tête de te lapider, pas vrai?"
La référence à la vitesse de l'animal est assez clair. Un autre sourire vient éclairer le visage de la fanatique qui retire alors sa capuche pour permettre à sa crinière rousse de s'exprimer. Il faudra probablement quelques minutes avant que les gens réagissent à cette vision et en tirent peu à peu les conclusions qui s'imposent. Ils douteront puis finiront par prononcer son nom. Il leur insufflera de la haine ou de la peur. Un schéma bien trop classique pour que les locaux s'y soustraient. Et bien trop habituel pour que Zora s'en offusque. Le temps où elle souhaitait la reconnaissance des siens et révolu. Aujourd'hui, elle se contenterait simplement de leur obéissance...

Elle trempe à nouveau son pied blessé dans l'eau fraîche et entreprend alors de nettoyer la terre qui s'obstine encore à s'accrocher sur sa peau. Le tout en se demandant si la première pierre sera lancée dans sa direction ou dans celle de l'adolescente. La réponse ne devrait pas trop tarder. Mais pour l'instant la fanatique n'a qu'une seule préoccupation: savourer ce simple, agréable et éphémère instant de quiétude.




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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Tiha Ludost
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Jeu 8 Nov - 11:27
Irys : 173756
My'trän +2 ~ Zolios
Son bel élan fut arrêté brutalement par la voix d’une importune. Sans aucune manière cette dernière était venue s’installer sur le rebord de la fontaine et avait commencé à lui donner des leçons. En fait, c’était comme si la rousse était la seule à oser. Les autres, les quelques badauds présents avaient commencé à vider la place. Impossible de dire si c’était à cause de leur présence ou simplement leur indifférence mêlé aux affaires du quotidien. Du moins, Tiha l’ignorait et ne s’en souciait pas. À tel point, qu’elle ne remarqua pas leur solitude pas plus que le silence brisé uniquement par le bruit de l’eau. À cet instant, être seule ne la dérangerait nullement. La statue était là pour combler le vide, à l’instar des Architectes. Ils méritaient d’être aussi lumineux que celle de leur présence dans sa vie.

L’idée était là au départ mais chaque coup de main, de caresse pour étaler la couleur, faisait disparaître peu à peu la motivation même de ses actes jusqu’au désintérêt le plus total. Sans un mot, elle sortit de l’eau laissant une trace de plus sur le rebord du bassin : une petite main orangé. Derrière, la chouette était à présent tachée sur l’avant de son aile droite de façon désordonnée tel un coloriage d’enfant non terminé.

« Je ne vois pas en quoi ça vous concerne. À moins que vous ayez aussi besoin de vous enfuir ? »

Planter devant l’impudente, elle la regardait droit dans les yeux les bras croisés, n’ayant cure des taches inévitables sur ses vêtements. Rien d’impulsif dans cette démarche même si la curiosité s’y mêlait un peu. Un simple regard circulaire lui permit d’attirer l’attention sur le vide inhabituel de ce lieu de vie. De retour sur la silhouette de l’inconnue, elle continua toujours aussi implacable : il s’agissait ici de prendre un risque calculé. Impossible de connaître l’identité de la jeune femme bien sûr, mais une chose était sûre : il ne fallait pas être totalement insignifiant pour vider une place aussi petite fut elle. Il pouvait s’agir d’une drôle de coïncidence, c’était possible, bien que dans ce cas elle n’aurait rien perdu. Rencontrer des gens ne lui faisait pas peur, ne lui avait jamais fait peur. C’était l’un des plus grands plaisirs de son voyage. Il n’y avait pourtant pas que des rencontres joyeuses ou qui se finissaient bien. Le Don des Architectes l’aidait à prendre du recul quand ça se terminait vraiment mal. Bien sûr, il restait des fois des dégâts comme pour Finn et des questions. Ainsi qu’un tourbillon d’émotion. L’appréhension n’était en tout cas pas la première d’entre elle quand elle entreprenait de parler à un étranger.

Son bluff était d’ailleurs gâché par son plaisir mal dissimulé. Son esprit avait beau être soudainement tourné vers le rationalisme, il n’empêchait pas ses yeux de pétiller face à cette situation intéressante, à cette personne intrigante. Cette nouvelle façon de penser, si elle modifiait son comportement, n’obstruait pas totalement son esprit joueur. Il le canalisait seulement d’une façon différente, tout comme pour sa curiosité. Assez fière d’elle même, elle réussit tout de même à ne pas sourire en faisant son offre, feignant une indifférence qu’elle était loin de ressentir.

« Vous pouvez venir avec moi si vous le souhaitez. C’est vous qui voyez. »

Maintenant, il était temps d’agir de montrer qu’elle était sérieuse. Naturellement et avec facilité, elle grimpa sur le dos du Salkhi. Puis, elle tendit l’une des mains colorées pour aider cette guerrière, elle devait l’être au vu de son arme aussi imposante qu’étrange, à monter derrière elle sur sa fidèle monture. Il n’y avait toujours aucun son aux alentours : cri, chant d’oiseau ou piétinement. Ou de mouvement. Rien ne les empêchait de partir mais rien ne les y poussait non plus. Un instant somme toute banale malgré l’étrangeté de l’ambiance…
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Zora Viz'Herei
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Jeu 8 Nov - 14:14
Irys : 2011503
Profession : Nécromancienne (en formation)
My'trän -3

La réponse que daigne lui accorder la gamine est d'une sobriété absolue. Et l'aplomb de sa gestuelle arrache un sourire à la rouquine. La réaction de sa cadette est pour le moins logique. La fanatique n'aurait pas réagi autrement si leurs rôles avait été inversés. Bon, elle se serait abstenue "d'honorer" Möchlog avec un assemblage douteux de couleurs, elle. Mais ne dit-on pas que c'est l'intention qui compte? Le regard de la disciple de la Chouette passe ainsi de... l'oeuvre de l'adolescente à l'adolescente elle-même. S'enfuir? Quelle idée!

La fanatique détaille à nouveau les environs immédiats et constate que personne ne s'approche avec une arme, un regard haineux ou les deux. Elle se ferait évidemment un devoir de relever le défi. Pourquoi ne le ferait-elle pas alors qu'elle a reçu la bénédiction d'un Architecte? Les insectes qui se dressent sur son chemin peuvent, au mieux, retarder sa progression. Mais personne n'est en mesure de l'arrêter. On ne peut écarter une Élue de sa destinée...
"En général ce sont plutôt les gens qui me fuient!" nuance-t-elle, amusée. "Möchlog m'a gratifiée de beaucoup de dons mais m'a privée de la faculté d'être appréciée par mes semblables..."
Cela dit, vu les semblables en question, ce n'est peut-être pas plus mal. Zora n'est d'ailleurs pas certaine que la capacité à sociabiliser avec les autres soit une réelle qualité. En réalité ce serait peut-être le meilleur moyen de foncer dans les ennuis ou de les attirer à soi. L'amitié est une tare merveilleuse mais bien trop encombrantes. Et bien trop apte à vous détourner du pragmatisme nécessaire à la survie. Althéa est la seule exception que la rouquine tolère. Et Möchlog sait qu'elle a déjà eu l'occasion de regretter à maintes reprises l'affection qu'elle témoigne à la noiraude!

La fanatique adresse un vague signe de la tête à la gamine comme pour lui dire au revoir. La discussion fut brève et distrayante, mais cette fille aux cheveux colorés n'est rien d'autre qu'une forme d'interlude éphémère et, bientôt, oublié. Et pourtant l'intéressée fait à nouveau entendre sa voix. Surprise par l'invitation, Zora se retourne et considère la main tendue dans sa direction. Quel est le piège?
"Tu veux que moi, je monte sur... ça?" demande--t-elle en décochant un regard méfiant au salkhi. "Les animaux ne m'apprécient guère en général! Je les rends nerveux, je crois!"
Et ce n'est rien de le dire... À chaque fois qu'elle tente de capter l'intérêt d'une bestiole ou même de la gratifier d'une caresse, elle a droit à des réactions similaires: ils fuient ou montrent les crocs, les griffes ou tout ce qui peut servir à blesser une personne trop insistante. Même les créatures d'Orshin réputées pour la qualité de leurs flairs se montrent distantes et méfiantes. À croire que même le plus affûté des sens du règne animal n'est pas capable de discerner l'altruiste qui sommeille en elle...
"Mais... pourquoi pas après tout!" finit-elle par céder. "L'air ne tardera pas à devenir irrespirable par ici! Et puis je n'ai jamais eu la chance de monter sur une bestiole de cette taille guidée par une adolescente! Qu'est-ce que je risque, hein?"
Elle prend tout de même le temps d'essuyer ses pieds avec les pans de son manteau avant de sortir ses bottes de son sac et les enfiler. Suite à quoi elle dresse plusieurs petits boucliers en guise d'escalier improvisé pour rejoindre dans la dignité la croupe de l'animale et s'y installer aussi confortablement que possible. Elle tente tout d'abord de ne pas avoir recours au corps de sa cadette comme point d'appui mais la démarche étrange de l'animal la pousse bien vite à écarter cette option dictée par la fierté. Ses mains se posent donc sur la taille de l'enfant.
"Je vais vers l'ouest, en direction de Khurmag! Tu peux m'accompagner un peu si tu le souhaites!" glisse-t-elle, tentant de dicter la direction. "Cela dit, quand j'étais plus jeune, on me recommandait de ne jamais monter sur la monture d'un ou d'une inconnue... Tu t'appelles comment, l'arc-en-ciel?"
Sa prise se raffermit sur les flancs de la jeune fille lorsque l'animal fait un mouvement plus brusque que les autres. Elle estompe aussi vite qu'elle le peut la grimace qui s'est installée sur son visage. Maintenant elle se rend bien compte que ce n'était pas une bonne idée de contenter le caprice de l'adolescente...




Zora s'exprime en: #8FBC8F (darkseagreen)

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