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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Suhury
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 La médecine n'est pas une sinécure

Flavien Teleri
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Dim 28 Oct - 20:03
Irys : 773247
Profession : Soigneur itinérant - Guérisseur
My'trän +2 ~ Chimères
Flavien leva les yeux au ciel lorsque Selmac s'approcha une énième fois de son coutelas pour renifler l'exsudat qui imbibait la lame depuis qu'il avait commencé à récolter les épanchements séreux des branches de sterculia fraichement récoltées. Il poussa délicatement l'Aitah curieux de sa main libre, éloignant le museau humide du félin de la lame aiguisée. D'une voix basse, il gronda doucement l'animal qui l'aurait certainement pris plus au sérieux s'il n'avait pas eu un léger sourire au coin des lèvres malgré son air exaspéré.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus été en mesure de préparer lui-même les remèdes dont il avait le secret. Maintenant qu'il avait retrouvé la liberté totale de ses mouvements, il n'allait pas se priver pour se remettre à l'ouvrage. Son envie soudaine de reprendre du service allait de pair avec la fonte de ses économies, dilapidées ces derniers mois en parcourant les terres Daënares. Il n'avait pas eu l'occasion de renflouer ses maigres caisses jusqu'à présent, trop occupé à guérir puis à apprendre de ses erreurs pour seulement songer à rouvrir boutique.

A présent sa mobilité restaurée, il avait quitté le refuge provisoire que lui avait offert Odval et redécouvrait les joies simples de la vie. Il avait troqué sa dégaine revêche et mal soignée pour une apparence beaucoup plus propre sur lui. Ses cheveux lâchement nattés et sa barbe entretenue après des mois de négligence lui accordaient un air beaucoup plus humain, tout comme ses yeux libérés de leur voile de douleur.

Le nomade avait songé à rendre visite à sa famille mais s'était ravisé au dernier moment. Après quinze années de silence, il était convaincu qu'ils n'avaient plus grand-chose à se dire.

Bien qu'il préfère rester à l'écart du village qui l'a vu grandir, Flavien ne quitta pas la région en hâte, comme il avait pensé le faire. Les plaines boisées de Suhury étaient paisibles, la faune aisément repue était moins hostile que dans certaines régions. Le lieu était idéal pour les voyageurs tels que lui cherchant la tranquillité et sachant reconnaitre les coins où la trouver. La nature croulait sous le poids des offrandes saisonnières, incitant le soigneur à retarder son départ quelques jours encore. Il allait bien falloir qu'il agrandisse son stock s'il comptait reprendre du service en tant que soigneur animalier et la saison était parfaite pour récolter quelques plantes nécessaires à ses onguents avant que l'hiver de le contraigne à attendre le retour de températures plus clémentes.

Essuyant la lame de son coutelas sur un chiffon jauni par le temps, il frotta ses mains et ferma le récipient dans lequel baignait le précieux exsudat. Un rapide coup d'œil à l'ensemble des ingrédients entreposés à ses côtés lui indiqua que seule l'achillée manquait à l'appel. Une fois un petit paquet de fleurs récoltées, il pourra se lancer dans la confection de ses remèdes. Heureusement pour lui, il se rappelait avoir passé un tapis de ces plantes vivaces quelques temps avant de découvrir le sterculia auprès duquel il s'était arrêté.

" Hua, je te confie nos affaires. Je n'en ai pas pour très longtemps. "

La Tairakh, confortablement roulée en boule sur le manteau que son maître avait abandonné au pied de l'arbre, marmonna d'une façon incompréhensible en réponse. Elle était à moitié endormie, mais Flavien n'avait aucune crainte à laisser ses affaires aux pieds de l'arbre. Si quelqu'un s'approchait de trop près, elle se réveillerait... Bien qu'il doute fortement que quelqu'un allait déranger la sieste de la petite carnivore. Rares étaient ceux qui s'aventuraient aussi loin dans les bois pour récolter des denrées qu'on retrouvait facilement chez les botanistes du coin.

Ne souhaitant pas s'encombrer de toutes ses affaires de voyage, il attrapa simplement son coutelas par mesure de précaution, puis se dirigea vers l'endroit où il avait repéré les achillées. Selmac dressa ses oreilles immenses sur sa tête et perdit tout intérêt pour les feuilles qui bougeaient sous le vent, bondissant sur ses pattes pour suivre son maître jusqu'à destination. Hua, laissée seule maîtresse des lieux, démontra son sérieux légendaire en s'étirant, soupirant de bien-être alors que le sommeil l'appelait avec insistance.


« De toutes les créatures d'Orshin, seuls les êtres humains me terrifient. »

Flavien Sienna / Aquila DarkOrchid / Selmac LightGreen / Hua Yellow / Khi'del #cc99cc

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Khyenri Shreiber
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Mar 30 Oct - 19:03
Irys : 14998
My'trän +2 ~ Suhury
Un bruissement de feuilles, un craquement de branche, Khyenri évoluait avec une discrétion toute relative dans l’arrière-pays boisé de Suhury. Le randonneur en herbe écartait les branchages qui tentaient de s’accrocher à son visage d’une main distraite. Tout en essayant de ne pas mettre le pied dans une crevasse, il restait concentré sur un petit ouvrage usé.

C’était un cahier de note qu’un vieillard lui avait offert dans le village par lequel il était récemment passé. Khyenri avait réparé le bras cassé du vieil homme, et en retour celui-ci lui avait fait cadeau du carnet de son frère décédé, l’ancien herboriste du village. Le petit calepin contenait nombre de conseils pratiques sur les plantes de la région, où et quand les cueillirs, et leurs effets sur la santé. Du moins, les effets que l’ancien pharmacien avait pu deviner suite à ses premières prescriptions hasardeuses.

Le jeune médecin connaissait bien mieux la chirurgie que la pharmacopée, aussi était il bien content d’être tombé sur cet ouvrage providentiel. Bien que la nature approximative de son contenu ne faisait aucun doute.

Khyenri était concentré sur les quelques pages concernant l’achillée. Cette plante possédait apparemment certaines vertues favorisant la cicatrisation, entre autre, ce qui était bien entendu très intéressant.

Trébuchant à moitié sur une racine traîtresse, le jeune homme se dit qu’il avait bien assez lu comme ça et rangea le carnet dans ses paquetages. Lui qui avait l’habitude de se déplacer le long des routes de village en village n’était pas vraiment préparé à ce genre de terrain accidenté. Certes, il était muni de bottes solides et confortables, parfaites pour marcher des heures durant peu importes les conditions, mais ses habits citadins et ses bagages se prenaient facilement dans la végétation. Cette balade sylvestre commençait d’ailleurs à l’agacer.

Alors que son pied s’enfonçait dans un creux dissimulé par une couche de feuilles mortes, Khyenri laissa s’échapper un juron que son sens des bonnes manières garda à un niveau de vulgarité raisonnable. Il devait avoir l’air bien malin, et bien discret aussi. Quelques locaux croisés sur la route l’avaient prévenu que la forêt était plutôt sûre et que la faune n’y était pas la plus redoutable, mais le médecin ne pouvait s’empêcher de penser que si quoique ce soit de malveillant se trouvait dans les environs il avait sans doute déjà dû le repérer.

Se hissant à l’aide d’une branche, Khyenri retira son pied du trou, il claudica jusqu’à un rocher et s’y assit le temps de retirer sa botte et d’en chasser les bouts de feuilles et les insectes qui s’y étaient glissés claudica. Quel idée il avait eu, il aurait dû attendre d’avoir atteint le prochain village, ainsi il aurait pu y laisser tout son barda, acheter des vêtements plus seyants, et aurait pu se lancer à l’assaut de la plus proche forêt plus facilement.

Pendant un instant, piteusement assis sur son rocher, le jeune homme pensa à faire demi-tour.
L’idée était tentante, mais cela aurait sans doute achevé la fierté blessée de Khyenri, et puis c’était un coup à s’en aller alors qu’il lui aurait suffit de continuer dix mètres pour tomber sur un petit champ d’achillées.
Ou peut-être pas.

Le médecin ricana intérieurement, apparemment dans certaines tribus My’trannes on utilisait les tiges d’achillées pour prédire l’avenir, il aurait bien aimé s’en servir pour savoir s’il perdait son temps ici.

Khyenri s’ébroua mentalement. Allons, il n’avait pas fait tout ce chemin pour rien, non ? Il se redressa et reprit sa route.

Quelques minutes et quelques jurons plus tard, le jeune homme débarqua dans une clairière après avoir écarté une ultime branche d’un geste rageur. Constatant les dégâts, il saisit le bas déchiré de son deel de voyage. il pesta, le vêtement était en mauvais état, comme son égo d’ailleurs.

Il redressa la tête pour voir où il avait débarqué, sa moue contrariée laissa la place à un air surpris, face à lui se trouvait un inconnu accompagné d’un Aitah en train de joyeusement gambader dans un parterre d’achillées. Khyenri cligna des yeux, il ne s’attendait pas à croiser quelqu’un ici. Se rappelant ses manières il se hâta de se présenter.

“-Bonjour… Heu, vous êtes là pour les fleurs vous aussi ? Je m’appelle Khyenri, c’est bien des achillées ces petites fleurs blanches, non ?”

Il n’avait plus qu’à espérer que ce n’était pas un brigand en pleine promenade, ou un quelconque ermite illuminé cannibal comme son imagination inquiète le lui suggérait.


Avatar par rodg-art
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Lavryn & Khardi
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Ven 2 Nov - 4:24
Irys : 89982

Comme un murmure amer...

[justify]Un murmure, un battement de cœur, un frisson dans le dos. Une pensée sibylline, un sang glacial dans les veines et un retournement de l’âme. L’étincelle d’un brasier présumé éteint il y a bien longtemps, mais dont les cendres n’ont jamais cessé de rougeoyer en secret. Désormais, son feu s’est rallumé et vient vous lécher les doigts, Enfants du Chaos.

Le fléau de Khugatsaa court dans votre chair, insidieusement il a attendu son heure et dans votre esprit désormais s’éveille un instinct étranger. Accrochez-vous à votre âme, il pourrait vous prendre le reste.

Flavien Teleri est désormais victime de la pandémie.

Pour plus d'informations, c'est ici !

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Flavien Teleri
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Jeu 8 Nov - 21:05
Irys : 773247
Profession : Soigneur itinérant - Guérisseur
My'trän +2 ~ Chimères
Flavien frotta vigoureusement ses bras en sentant un souffle glacial glisser sur sa peau, réprimant une grimace. Il regrettait presque de n'avoir pas apporté avec lui son manteau, s'inquiétant du changement brutal et inattendu de température. Le ciel annonçait une journée ensoleillée, mais le froid qui le glaçait jusqu'aux os laissait penser le contraire. Le ciel était pourtant toujours aussi clair; le soleil l'aveugla même un instant, alors qu'il cherchait une réponse à sa confusion dans l'immensité paisible au-dessus de sa tête. Pas le moindre signe d'un nuage à l'horizon. D'ailleurs, le froid qui l'engourdi un instant disparaissait déjà sous les doux rayons du soleil. Etrange.

Le roucoulement de Selmac le ramena au temps présent et il gratouilla distraitement le menton de l'Aitah qui commençait à s'inquiéter de le voir observer le ciel. Secouant la tête et mettant cet évènement étrange sur le compte de la magie qui chargeait l'air de Suhury, Flavien retourna à sa cueillette. Avec soin, le nomade sélectionnait les achillées les plus fraiches, celles qui fleurissaient au maximum de leur potentiel, laissant aux bourgeons plus frêles le temps de grandir sans être inquiétés par l'avarice d'un herboriste trop pressé.

A bien les regarder, ces petites fleurs n'avaient rien d'extraordinaire. Blanches comme neige, elles n'étaient pourtant pas spécialement jolies et poussaient en telle quantité qu'elle était comparable à une mauvaise herbe proliférant sur ce parterre de verdure. Malgré cela, la nature avait fait d'elles d'importantes composantes de nombreux remèdes. Tapis au sol, facilement écrasées par les promeneurs inconscients, elles cachaient un véritable potentiel insoupçonné.

Déposant une autre poignée d'achillées sur le linge qu'il avait étendu pour les recueillir, Flavien sourit en coin : la nature était incroyablement ingénieuse. S'agenouillant à nouveau, prenant garde à ne pas déranger le parterre de fleurs à ses pieds, il reprit sa cueillette, l'esprit autrement occupé. Certains technologistes aimaient attribuer toute la misère du monde aux mages, mais lequel de leur deux peuples étaient le plus à plaindre ? Ils cherchaient tous à s'élever au plus haut dans le ciel, alors que les Architectes leur offraient gracieusement tout ce dont ils avaient besoin. Il leur suffisait simplement d'ouvrir les yeux.

Le nomade ne perdit pas son sourire avenant lorsqu'un inconnu débarqua une quinzaine de minutes après son épiphanie. Il eut l'air surpris de le voir ici, et devait l'être encore plus lorsque Selmac  accouru pour lui souhaiter le bonjour dès qu'il amorça les présentations. Il s'appelait Khyenri et s'inquiétait de savoir s'il mettait la main sur un parterre d'achillées.

- Oui, c'est bien ça !, Confirma le nomade avec un léger hochement de tête, Elles sont fascinantes, vous ne trouvez pas ?

D'un geste tranquille, il invita Khyenri à s'approcher, fronçant légèrement les sourcils lorsque Selmac esquissa un pas en direction du parterre de fleurs. L'Aitah se ravisa au dernier moment, contournant les achilées pour s'installer à côté de son maître, reniflant d'un air curieux les quelques fleurs que Flavien avait déjà sélectionné.

- Je me nomme Flavien, et voici Selmac. Enchaina le soigneur en concluant les présentations, reportant son attention sur les achillées, C'est amusant, n'est-ce pas ? Elles ont l'air de rien et elles sont capables de tant de choses.

HRP:
 


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