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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Zolios
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 Les aléas du zèle [Pv: Ash]

Lyuze Degon-Jabar
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Mer 31 Oct - 11:50
Irys : 69994
Profession : Garde de Reoni
My'trän +2 ~ Zolios

Eoril.
Voilà quelques années que l'éclaireuse n'y avait plus mis les pieds. Bien que ce lieu avait bercé son enfance et l'avait accompagné jusqu'à sa prétendue maturité d'alors, chacun de ses quelques retours en ces lieux la confortait dans l'idée que seule Reoni lui apportait ce véritable climat de familiarité propice à son épanouissement. Sans se permettre de pouvoir étendre les comparatifs à d'autres régions, ses réticences se focalisaient d'avantage sur l'essence même de la capitale de par son organisation sociétale et même architecturale, qui ne manquait pas de lui rappeler la dureté quotidienne de sa jeunesse. Pourquoi cette tension, pourquoi tant d’à-priori, pourquoi cette incapacité à revenir sur un tel portrait sinistré au possible, et la faute à qui - Pas de réponse. Ni même de question, en réalité. Ainsi elle percevait la ville, ainsi elle s'en écartait.

Sauf que cette fois-ci son arrivée ne comportait pas le moindre motif personnel, quand bien même son frère vivait dans la cité et que leurs rencontres se faisaient de plus en plus rares depuis... Depuis quelque temps. Non, elle accompagnait une caravane au chargement précieux et qui recueillait donc une présence plus musclée et attentive qu'à l'accoutumée. Dépêchée de sa routine, Lyuze se retrouvait donc à assurer la sécurité d'un éminent homme d'affaire de Zolios qui comptait parsemer sa boutique de sublimes breloques originelles de Reoni. Même si le convoi demeurait modeste afin de passer pour un convoi lambda, le principal concerné disposait d'un nom et d'une réputation, ainsi que tout un réseau, ne se cachait ni de son succès ni de l'étalage de sa prochaine gamme d'objets chics à proposer aux belles, aux grands ou aux jolis-cœurs comptant parmi sa clientèle. Que ce soit brigands ou créatures, la Garde demeurait fidèle au poste. Mais ici, on pouvait aisément soupçonner quelques coups du sort moins hasardeux et d'avantage ambigüe, aussi la présence d'une zélote de la performance qui ne connaissait comme route commerciale que et uniquement celle reliant la Capitale à Reoni semblait être un faux choix. Plutôt une évidence.

Lyuze Degon-Jabar, sobre mais solide dans sa fonction. Le richissime marchand nommé Alicante Septim s'était bien essayé à l'humour en lui proposant une place dans sa poussette de luxe ; quel ne fût donc pas sa surprise de ne même pas la compter dans son champ de vision durant le trajet, avec le reste des cavaliers. La grande blonde, sitôt les présentations faîtes, s'amourachait d'avantage du Ovchin situé un peu plus loin, fugace bête de foire à en faire frémir ceux qui à force de l'observer finissaient par en croiser le regard, s'engouffrant dans ce que l'on qualifierait de synonyme du Néant. Une main sur le bec pour lui faire baisser la tête et ainsi casser tout semblant de duel de regard, puis voilà qu'elle avait escaladé pour bientôt disparaître. La glauque statue de plumes répondant aux attentes en un soudain éclair de célérité. Depuis lors, que ce soit en retrait ou en avance, la cavalière des airs s'était focalisée sur la vision d'ensemble et le repérage. Contrairement à ce qu'on aurait pu s'attendre, rien de notable se produisit et leur arrivée à Zolios puis finalement Eoril ne se démarqua pas d'avantage de toutes les autres. Par ici l'activité redevenait nébuleuse, étouffante. L’atterrissage d'un Ovchin ne provoquait donc pas autant de réaction. Au berceau du Feu, on en voyait de toutes les couleurs, et ce de façon récurrente.

La troupe se retrouvait donc au complet, passant les portes jusqu'à la zone commerçante où la halte finale opérerait donc et que les ultimes transports se concluraient, par l'intermédiaire de secondes mains employées par Alicante. Une fois que celui-ci en terminait avec ses directives de gestionnaire à la modestie douteuse, il s'en retournait vers l'escorte et son élément bonus : Lyuze.

- Eh bien, j'aimerai dire que votre présence aura été pour moi un délice, gente dame, mais ce serait mentir : Je ne vous ai point vu depuis notre départ ! Regrettable... fort regrettable, vraiment. Mais je suppose que votre prévention nous a permis d'apprécier le paysage sans être dérangé, alors si je ne peux louer votre présence à mes côtés, je la louerai toute de même de loin.

- Ce n'est rien, j'ai l'habi...

- Mais j'y pense ! Vous devez être ravie de retrouver votre maison ! Que diriez-vous de m'accompagner ce soir, je donne une petite réunion dans ma seconde demeure pour fêter le lancement de ma nouvelle gamme. Après tout, pour une fois que je me retrouve personnellement sur les routes, vous pourriez faire une entorse et vous retrouver personnellement dans un autre contexte plus, disons, confortable et jovial. Ainsi un vrai partage aura eu lieu entre nous.

Son interlocutrice haussait un sourcil. Loin d'être surprise par le comportement du marchand qui ne devait que trop rarement passer une nuit seul, et donc aisément se complaire à s'imaginer des choses avec chacune des femmes qu'il croisait au cours de sa vie, elle n'aimait pas particulièrement ce genre de cadre. Un simple signe de négation pour se défaire du soucis, puis un regard qui se perd un peu plus loin, vers les cargaisons. Son travail était accompli, effectivement, elle pouvait se reposer sur cette vérité. Elle ne repartirait pas non plus immédiatement à Reoni. Mais présentement, flirter avec la haute société le temps d'une soirée ne comptait pas parmi ses souhaits, quand bien même elle en connaissait les us et coutumes et que son apparat n'aurait pas déplu.

- Oui, justement, je vais profiter de cette halte pour revoir ma famille. Chose rare. Mentait-elle sobrement de façon à se défiler une fois pour toute.

- Quel dommage. Bon! Au plaisir de se revoir, je penserai à vous si d'aventure les affaires m'appellent à Khurmag, soyez en assurée.

Au moins celui-ci ne se montrait pas insistant face à une portée fermée. Un bon point.
Mais déjà la Degon-Jabar semblait perplexe. Sitôt cette distraction éteinte, son esprit se rallumait comme un chien aux abois. En avait-elle réellement terminé ici ? Bête question, d'aucun se serait déjà retrouvé à l'auberge d'en face pour trinquer à cette balade de routine. Mais question tout de même.

La suspicion comptait parmi les attributs de la trentenaire, et après tout, si elle se retrouvait dans cet événement un zeste plus fantaisiste que d'habitude, c'est que cette cargaison appelait la convoitise. Certes personne ne s'était interposé sur leur route, il y avait par ailleurs de solides moyens pour contrecarrer toutes situations alambiquées. "Une personne avertie en vaut deux", dit-on, mais combien de temps exactement dure ce brave dicton ?  
Ni une ni deux, elle s'écartera du reste de l'équipe - qui n'en était de toute façon plus vraiment une, chacun se dispersant alors que d'autres, issus de la cité, se mettaient au travail. De nouvelles têtes, une nouvelle agitation, un nouvel environnement : Si quelque chose devait menacer la cargaison, c'était maintenant ou jamais.

Le regard alerte, elle feignait l'occupation en rejoignant Bhüj, son Ovchin, qui battait les records en se montrant plus stoïque encore que la masure frappée par le vent à côté de laquelle il avait été posté.
Elle tâcha de dresser des portraits. Le visage des gens en disaient parfois d'avantage que leur parole. Leur gestuelle de même. Si celui-ci n'est pas assuré, a t-il seulement le profil d'une bleusaille en apprentissage ? Cet homme là bas, qui ne travaille pas, s'il ne tue pas le temps ou ne se laisse tuer par celui-ci, pourquoi scrute t-il si intensément les bosseurs ? Et cette femme, est-ce vraiment un environnement pour elle qui, apparemment, ne semble pas compter parmi les proches de Alicante ?
Non, ce n'était pas encore fini.
Tout du moins, Lyuze ne le sentait pas.




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Ash
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Jeu 1 Nov - 13:00
Irys : 189966
Pérégrin 0
Les lieux inconnus apportent bien souvent leurs lots de nouveautés dont les curieux et les joueurs raffole. C’est d’ailleurs justement le cas de la jeune rouquine encapuchonnée qui aiment se promener parmi les badauds, errant parmi eux sans but apparent, bien qu’une telle affirmation serait fausse. Rien n’est jamais inutile avec Ash. Que se soit dans l’observation pure et dure ou dans le simple fait de se saisir discrètement d’une bourse garnie histoire de remplir la sienne, désespérément vide. La voleuse se régalait à jouer ainsi avec le feu, provoquant ainsi une réaction en chaîne lorsque la cible se rendrait compte de sa perte… Réaction qui viendrait plus tard, lorsqu’elle se trouverait bien à l’abri des représailles. Il ne faudrait pas reproduire sa bien regrettable erreur, le jour de son arrivée en terre My’tränne. Ash apprenait de ses erreurs, comme un enfant… Ce qu’elle était, finalement.

Au fond, tout n’était que jeu pour elle, une sorte de trompe-ennuie qui lui fournissait une occupation, jugée constructive. Du moins, pour elle. Voler de la nourriture suffisait généralement à combler sa faim. Voler des vêtements séchant sur une corde à linge suffisait à remplacer les siens, trop usés… Elle n’avait pas besoin d’irys pour vivre, l’argent ne servirait qu’à remplir sa coupe vide dans la taverne du coin, ou à être joué aux cartes ou aux dés ce qui constituait une autre manière de l’occuper durant un temps.

Eoril, par sa taille, ne représentait finalement qu’un immense terrain de jeu où ses compagnons, involontaires, évidemment, jouaient leur rôle de victime à la perfection. Ash ne se lassait pas de ses petites farces en apparences tout à fait anodines, mais qui pouvaient parfois provoquer quelques catastrophes. Comme chaparder un collier sur un étal et le placer de façon à ce qu’il soit parfaitement voyant dans la poche d’un client potentiel se montrant particulièrement curieux. Ce qui se réglait à l’amiable à Daënastre pouvait facilement dégénérer ici. Mais ça, Ash ne pouvait pas le savoir, du moins, pas sans tenter l'expérience une fois… Ou deux… Voir trois. Mieux valait ne rien laisser au hasard dans ces cas-là et s'assurer des conséquences pour le moins perturbantes, par moment.

Comme il était plaisant de jouer avec le feu en faisant tourner en bourriques ces pauvres âmes qui se seraient bien passées de son attention. Elle jouait, la petite voleuse, rien de plus, même si sa façon de s'amuser ne convenait à personne, mis à part elle-même. Meylan ne comprendrait pas, pas même si la rouquine tentait de lui en expliquer les raisons… Si raisons, il y avait. Ce qui au fond n'était pas le cas. Elle se contenter de faire ce que son envie de l'instant lui imposait. Chez elle, pas de et si, je faisais ça…Ash agissait tout simplement, à sa guise. Et quel meilleur endroit pour cela que ce lieu haut en couleur rassemblant toute une flopée de commerçant et leurs clients friands de nouveauté ? Que de compagnons de jeu, de victimes… Quel paradis.

D'ailleurs, l’attention des badauds sembla se porter vers un coin particulier, là où s'entassaient plusieurs caisses au contenu encore mystérieux. Ash comprenait leur curiosité dirigée vers le secret que renfermaient encore ces fameuses boites. Eux qui aimaient s'approprier de jolies choses, juste histoire de combler leur vide existentiel en rivalisant avec leurs proches. En cela, les humains étaient tous pareils, qu'importe leurs origines, leurs croyances, le besoin de se distinguer avec l'inutilité se retrouvait absolument partout.

La voleuse, désireuse de profiter de cette merveilleuse opportunité, suivit la masse humaine pour se mêler elle aussi à cet attroupement. Rien ne la distinguait des autres, pas ainsi vêtue, marques et tatouages soigneusement dissimulés sous l'épaisse étoffe sombre. Même si ses cheveux restaient visibles, les rousses ne manquaient pas à My'trä, à Eoril plus qu'ailleurs. Aussi, ce n’était dès lors qu'une femme parmi les autres, seul son sourire se détachant des airs curieux tout autour. Les uns, les autres échangeaient leur suppositions, certains espérant bijoux, d'autres du tissus. Du vin, du parfum, de l'huile… Ash se fichait de tout ceci, son regard se dirigeait vers l'homme richement vêtu, ainsi que sa compagne. Le marchand semblait vouloir attirer ses bonnes grâces pour un entretien… plus intime. Ce genre de regard ne trompait pas, tout comme cette posture qui lui donnait l'air de paon ridicule en pleine roue… Roue qui ne faisait aucun effet à la femme l'accompagnant. Quelle scène cocasse… Lui ne se rendait pas compte que son refus, bien que poli, exprimait tout son dégoût et son envie de fuir… Mais qu’elle disparaisse, cette femme était l'obstacle entre la voleuse et le marchand. Ash le savait. Il suffisait de lire dans ses yeux, dans sa manière de se tenir bien droite pour y voir des allures bien militaires. Grande, probablement un peu plus qu'elle. Jolie… Même s’il s'agissait plus du genre de beauté subtile plutôt qu'évidente… Elle devrait donc se montrer méfiante, du moins, pour le moment. Même si l'envie de titiller l'esprit étriqué des guerriers n'était jamais bien loin…


Elle les observait, l’un, l'autre… Tour à tour, se demandant que faire, lequel serait plus amusant à manipuler. L’homme restait une cible facile, être une femme, plutôt jolie, suffirait à lui faire tourner la tête. D'autant plus lorsque la guerrière l'abandonna pour retrouver son piaf aussi laid que gigantesque, un peu plus loin. Alors, tandis que les spectateurs, las d'attendre une action qui ne viendrait pas de sitôt, se dispersaient, la voleuse les contourna, se plaçant juste derrière le marchand. Arborant son sempiternel sourire aguicheur, la rouquine parcourait l'une des caisses du bout de ses doigts.

Il en fallait décidément bien peu. Les hommes avaient ce don étrange de voir de l'érotisme dans le moindre geste lorsqu'ils le désiraient. Observant le contenant en bois, la belle détourna à peine le regard pour plonger ses perles d'azur dans les yeux de l'homme.

-Quels secrets renferment ces caisses pour que vous ayez besoin d'une escorte? Je me le demande...minauda-t-elle sans retirer sa main de la planche.

Comme tout homme sain de corps sans esprit, l'homme ne tarda pas à réagir en voyant la féline demoiselle tourner autour de son bien. Ash par sa carrure et son visage enfantin n'inspirait que très rarement le doute ou l'inquiétude chez ses proies. Celles-ci ne se rendant généralement compte de la supercherie dont ils furent victimes que bien trop tard. En attendant, la voleuse s'amusait des réactions de son jouet du moment, reprenant une fois encore la posture de l'animal en pleine parade nuptiale.

- Aimeriez-vous l'art, mademoiselle ?

De l'art… Voilà un mot un peu vague, mais qui en promettait pourtant beaucoup. Qu’ils s'agissent de peinture ou tentures, de sculpture et autres babioles coûteuses que les Hommes aimaient exposer dans leur demeure, tous valaient leur pesant d'Irys. Évidemment, transporter pareille prise ne valait guère le coup… Même si elle s'imaginait s'emparer d'une pièce de petite taille, non pas pour la revendre, mais pour l'offrir à son “amie” ménestrelle.

-C'est effectivement le cas, même si mon attrait se porte sur ses formes immatérielles.

- Vous parlez de musique, je suppose?

Réponse des plus classiques, la “demoiselle” s'y attendait. Aussi, elle lui répondit d'un hochement de tête avant de renchérir.

-Danse...murmura-t-elle en souriant.

L'homme l'observa, de pied en cap simplement pour tenter d'apercevoir les courbes promises par ces murmures éloquents soigneusement dissimulées. Loin de s'en sentir offusquée, bien au contraire, à dire vrai, Ash accompagna cette inspection d'un nouveau sourire, bien plus charmeur.

-Qu'est-ce donc ? s'enquit-elle en haussant un sourcil.

- Des pièces uniques, venue de Reoni.


Pièces uniques… Donc rares… Précieuses ? Coûteuses ? Belle ? Malgré tout, elle n'en savait pas plus et l'homme, semblait vouloir préserver le mystère.

-Quand les exposerez-vous ? Je doute que vous ne les gardiez éternellement dans ces boites hideuses.

Croyant probablement menait une partie pourtant perdue d'avance, l'homme éclata en un rire étrangement cristallin… Le genre que l'on attribue généralement aux femmes.

- Non rassurez-vous, mes gens se chargeront de les installer durant la nuit… D'ailleurs, j'organise une petite fête chez moi ce soir. Je présenterai quelques pièces de ma collection privée… Pourquoi ne pas vous joindre à nous ? Nous pourrions discuter d'art en privé.

Le sourire de la belle s'élargit. Ne l'avait-elle pas entendu formuler le même genre d'invitation à la guerrière à peine quelques instants plus tôt ? Ces hommes… Tous des êtres dégoûtants, méprisables. Qu'importe la femme tant que celle-ci s'offre librement à sa couche déjà maintes fois souillée.

-J’ai malheureusement déjà quelques projets pour ce soir, mais je passerai voir vos produits demain, dans la matinée.

Sous-entendu : je passerai voir vos marchandises ce soir lorsque vos gens s'occuperont de les installer. J'attendrai qu'ils aient le dos tourné pour m'emparer de la pièce que j'aurai jugé intéressante et accessible… Mais nous ne nous reverrons plus jamais, gros porc.

Là-dessus, la voleuse salua son interlocuteur avant de reprendre sa route en passant devant la guerrière et son horrible corbeau. Provocante, la rouquine lui adressa un clin d'œil ainsi qu'un sourire, un moyen de l'inviter à entrer dans la partie, histoire d'ajouter une petite pincée de piment à une recette bien trop fade de simplicité.



Ash s'exprime en #ccccff et avec le sourire.
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Lyuze Degon-Jabar
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Jeu 1 Nov - 16:41
Irys : 69994
Profession : Garde de Reoni
My'trän +2 ~ Zolios
Pour le moment, rien de probant.
En y songeant à deux fois, aucune raison ne poussait la soldate à s'embourber dans son rôle de vigie maintenant que le patron de fortune s'extasiait en terrain conquis - Regardez-le, celui-là, dores et déjà à se faire remarquer de par son risible rire et son maudit minois plus émoustillé encore que la midinette qui lui tenait la jambe. A n'en point douter, une soudaine ponction dans son stock ne risquait pas de réduire sa vie à néant. Et puis Lyuze se situait bien loin de Reoni désormais, les heures supplémentaires ne représentaient donc pas grand intérêt. Pourquoi, alors, pourquoi ne pas tourner les talons une fois pour toute ?
Mince. S'ennuyait-elle tant que ça ? Voilà qu'elle recouvrait sa ville d'enfance, et qu'à défaut de pouvoir la quitter sur le champ, elle se retrouvait là, seule, à se tourner les pouces sans trop savoir quoi faire, se renfrognant derrière des apparats de vigile que l'on lui aurait volontiers troqué contre ceux d'une courtisane d'un soir. Tout le monde s'en fichait. Plus personne, pas même leur propriétaire, ne s'attarderait sur la dite protection du stock dorénavant arrivé à bon port.

Mais... rien à faire.
Eoril l'angoissait, sans qu'elle ne parvienne à mettre le doigt sur les raisons. Pourtant, dans ses souvenirs, elle pensait en collectionner bien des motifs... Il n'y avait plus rien de tout cela. Juste cette méfiance, ce mal-être et cette volonté d'accélérer le temps pour reprendre la route. En y songeant à deux fois donc, sa suspicion d'aujourd'hui s'était peut-être mue en paranoïa, au vu de cet état désagréable vraisemblablement éprouvé. D'autant que rien ne dénotait.
Rien.
Rien ?
Rien, d'accord, mais alors pourquoi cette gamine de tantôt lui passait sous le nez, la mine tout à coup plus railleuse que radieuse ? La Degon-Jabar afficha une moue snobe, le regard mi-éteint, dévoilant une surprise lasse et peut-être bien condescendante. Que lui voulait cette garce au juste ? Fière d'avoir accepté les bonnes grâces de-son-altesse-le-marchand-en-rut?, se disait elle intimement, sans réellement faire preuve de suite dans les idées. Répondant à l'hameçon, son regard pourchassait un instant l'inconnue.

- Kss... ces gamines de la Capitale, j'te jure... Confiait-elle à son Ovchin.
- Charmante n'est-ce pas ? La soldate sursauta, une de ses mains s'engouffrant et se contractant entre les plumes de sa monture. Encore lui ?! Vous... allez bien ?
- O... Oui, bref, je réfléchissais à voix haute voilà tout. Rétorquait-elle un brin sèchement afin de couper court au malentendu, puis reprenant contenance. Il y a un problème ?
- Effectivement, oui. Un sérieux problème même. Il baissait d'un ton, se rapprochant comme pour lui confier quelque chose à l'oreille, ce que son interlocutrice accueillit favorablement certes, mais non sans efforts. L'obligeance. Et bien... l'un de mes articles a disparu... c'est fâcheux... je ne suis pas à un près, c'est sûr, mais... mon seul souhait... mon seul souhait aurait été qu'au moins, je puisse l'admirer au cou d'une somptueuse femme.

Mince, encore. Quel lourd. Deux mains malsaines s'approchaient de son visage, portant à bout de doigt ce qui n'était nul autre que le dit-article, un collier orné de Reoni. Qui comptait parmi les plus bas prix, qui plus est. Quel tact, offrir ça à sa mercenaire, accessoire habitante de Reoni...

- Ô Pitié!... pardonnez moi, monsieur Septim, mais vous vous trompez lourdement sur mon compte. Je me suis chargée de votre sécurité, nos rapports s’arrêtent là ! Vous revenez à l'instant de vos mignonneries avec une gamine, et c'est pour me faire un coup pareil ?
L'homme s'habilla derechef d'innocence et d'incompréhension : Il y a méprise voyons ! Cette demoiselle est une cliente à moi, nous parlions de ses futurs achats de demain matin, ni plus ni moins. Je la connais bien, une danseuse, très charmante certes mais je ne me permettrai pas ! Elle pourrait être ma fille, si j'en avais une. Et puis mes excuses, je ne voulais pas vous ennuyer, simplement vous avez l'air si... seule... et puis...
- Cela ne vous regarde pas. Tranchait Lyuze, se sentant un brin coupable de sa réaction à vif, quand bien même le pitoyable suintant de son voisin l'ennuyait au plus haut point. Ne vous fatiguez pas avec vos excuses, je ne suis pas intéressée par votre "petite soirée", j'ai besoin de mon espace. D'intimité. Compris ?
- Fhouitoutnaturellement bien sûr !
- Merci. Bon. Rangez donc ce collier plutôt que de l'agiter à la vue de tous avec votre air penaud... Reprenait-elle, à mi chemin entre le désespoir et l'altruisme. Et arrêtons là les plaisanteries pour aujourd'hui, kss... Je comprends mieux pourquoi votre amie a attiré mon attention, vu ce que vous prépariez...
- Ahahah, oui hein ! Oh des fois ça foncti... des fois c'est amusant ! Oublions cela vous avez raison. Et puis, j'ai beaucoup à faire !
- C'eeest ceeelaaa.

Il s'éloignait, enfin, certainement pour de bon ce coup ci. Lyuze ricanait gentiment ; quel imbécile, mais au moins s'agissait-il d'un imbécile peu rancunier et pas bien difficile à mater. Quelle journée étrange.
Quoiqu'il en soit, cette brève altercation n'avait pas manqué d'attirer les regards. Visiblement elle s'était permise un ton quelque peu trop ferme, l'habitude. Bon, ce n'était assurément pas un secret pour les avertis que les caisses contenaient de tels objets, étant donné la réputation du commerçant et la présence de son magasin à proximité. Mais de là à les agiter bêtement pour faciliter une suicidaire manœuvre de séduction... La cavalière continuait son observation, se décidant finalement à approcher une auberge à l'opposé de la grande place. Elle avait besoin d'air, pour l'instant. De toute évidence s'en prendre aux cargaisons maintenant risquait d'être trop compliqué pour de simple roublard, à moins d'approcher directement Alicante pour se servir à même ses poches, ce qui tout de suite, devenait un scénario évident - Mais dont elle se moquait ouvertement.
Non, quitte à s'improviser gardienne à ses heures perdues, elle conserverait un œil sur le magasin jusqu'au lendemain, à son départ. Au moins, tant qu'elle restait "en fonction", le vide existentiel qui la tiraillait depuis son retour à la capitale ne la menacerait pas. Ainsi, peu de réflexion - Voilà qu'elle entrait dans l'auberge afin d'y louer une chambre, les fenêtres donnant sur le magasin et son précieux contenant. Ainsi elle ne serait jamais bien loin.
Puis disparaitrait, son rôle plus que rondement mené.
Aaah Lyuze, tu en fais trop alors que tout le monde s'en moque...




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Ash
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Dim 25 Nov - 8:33
Irys : 189966
Pérégrin 0
C’est qu’elle pouvait s'ennuyer rapidement, la voleuse. Il lui suffisait de rester trop longtemps sans rien faire, sans rien observer...Sans jouer. Ash ne s'était donc pas éloignée, pas vraiment, se plaçant dans les hauteurs, comme à son habitude. Les constructions humaines fournissent pour cela de merveilleux promontoires artificiels. Comme quoi, même de ce côté-là d'Irydaë, les Hommes aimaient construire en hauteur… Bien que la démesure prenait une toute autre forme chez les mages… Ou presque, Eoril avait cette particularité architecturale. Toute en hauteur et surtout, bien aligné.

Ainsi, son point d'observation lui permit d'admirer l'une des pièces du marchand. Cet idiot l'exhibait à la vue de tous en affichant une bien odieuse mine de conquérant… Conquérant gentiment rembarré par la guerrière au corbeaux géant. La voleuse due retenir un fou rire en voyant l’homme gras se décomposer face à cet énième refus. Décidément… Cet idiot ne s'arrêtait jamais… Mais en dehors de cette scène grandement divertissante, la rouquine put se rendre compte de la valeur de l'objet. Ce serait, à coup sûr, un très beau cadeau pour son amie. Celui-là ou un autre, peut-être un peu plus discret, moins tape à l'œil. Elle doutait que Meylan aime les pièces aussi imposantes.

Toujours aussi curieuse et surtout prévoyante, Ash se mit à suivre la guerrière aux cheveux blonds. Celle-ci ne rendit guère loin, préférant s'installer dans une auberge située de l'autre côté de la place. Tandis que la belle se rendait au comptoir pour commander une chambre avec “vue sur place et surtout sur magasin”, la voleuse se tenait de l'autre côté, à visage couvert sous une capuche couleur émeraude… Elle l'observait tout en sirotant le contenu d’une coupe qui n'était pas la sienne. Son propriétaire devait probablement soulager sa vessie à l'arrière. Bien. Ainsi, elle aurait une spectatrice, voilà qui promettait d'être amusant.

Une fois que la guerrière disparut dans les étages pour rejoindre son lieu de repos, la voleuse quitta les lieux à son tour, au moment où sa victime involontaire regagna sa place au comptoir, étonné de trouver sa coupe vide… Ash sourit en voyant la surprise dans son regard, et surtout cette expression signifiant le doute, l'oublie… Elle aimait tant provoquer ce genre de réaction parfaitement risible, les piliers de bar faisaient des cibles parfaites et lui permettait de faire quelques économies en boissons.

La rouquine quitta l'auberge, rabaissant sa capuche sur ses épaules pour mieux observer le ciel. L'astre avait entamé sa descente, mais ne disparaîtrait pas avant quelques heures. Elle attendrait donc le bon moment pour agir… En faisant une sieste quelque part.

À la nuit tombée, Ash attendait sur l’un des toits voisins de la petite boutique… Situé juste en face de la fenêtre de la guerrière. Si la blonde observait, elle pouvait voir une silhouette encapuchonnée, accroupis juste au bord de la toiture pour observer les allées et venues des employés. Elle nota ainsi la présence de trois hommes, et d'une femme. Les barbus se chargeaient des lourds travaux, ouvraient les caisses à coup de pied-de-biche, tandis que la demoiselle s’occupait de disposer les bijoux de façon à attirer l'œil. Sacré caractère cette femme d'ailleurs. Si le quartier était calme à cette heure tardive, on pouvait toutefois entendre le son de sa voix, un peu trop criarde, résonner dans les ruelles de la cité.

Entrer par la porte principale était donc, bien évidemment, totalement exclus. La voleuse se ferait repérer aussitôt et le jeu s'arrêterait bien trop soudainement. Non, mieux valait passer par le toit, il lui suffisait de retirer quelques tuiles pour se laisser glisser dans les combles. Combles servant généralement de réserve ou de pièce fourre-tout pour tout un tas d'objets bien souvent oubliés. C'est donc ce qu'elle fit, après avoir lancé un regard en direction de la fenêtre de la pièce qu'occupait la guerrière.

C'est en silence qu'elle atterrit dans les combles poussiéreux. La voleuse se couvrit le visage pour ne pas en respirer les miasmes qui lui caressaient déjà la gorge de façon fort peu agréable. La boutique se situait trois étages plus bas, mais l'immeuble n'était pas habité, elle s'en était assurée. À pas de chat et non de loup, l'acrobate descendit les marches, qui la menèrent jusqu'au premier étage. Là, se trouvait un bureau, sacrément encombré et presque aussi poussiéreux que le grenier. Qu'importe la personne travaillant ici, elle n'était pas venue depuis bien longtemps. La lumière des lunes perçait à la fenêtre, juste assez pour lui permettre d'y voir assez clair et de fouiller allègrement dans les tiroirs du meuble abandonné.

Celui-ci ne contenait pas grand-chose. Quelques documents inintéressants, des pots d'encre séchée pour avoir été mal refermés. Bref, rien qui pourrait être susceptible de satisfaire l'appétit de la voleuse. Elle se plaça donc en haut des marches, à cet endroit, personne ne pourrait la voir, un retour d'angle lui assurait une certaine cachette… Mais elle non plus ne voyait pas grand-chose… Or, elle entendait.

Des pas lourds semblaient se rapprocher du centre de la pièce avant de s'éloigner… Elle comptait les écarts entre les passages… Lentement, la rouquine descendit les marches, profitant à nouveau du retour, sombre, pour se dissimuler à la vue des employés. De là, elle pouvait admirer les pièces déjà mises en exposition. Bijoux en tout genre, statuettes ornées de pierres brillantes probablement précieuse… Les pièces les plus imposantes ne l'intéressaient pas, parce que trop lourdes, trop encombrantes et surtout entravantes. Bracelets, bagues et colliers, en revanche…

Hors de question de se charger les poches pour autant. Une seule et unique pièce lui suffirait… La bonne. De l'extérieur, vint un fracas qui attira l'attention de la femme. Celle-ci déserta les lieux pour chercher l'origine du vacarme… Laissant enfin le champ libre à la voleuse. Ash ne perdit pas de temps et s'élança dans la pièce, elle s'empara d'un collier orné de pierres fines et violacées… Et au moment où elle allait repartir vers les étages, son attention fut capturée par une petite statue représentant un homme plutôt gras, les cheveux fuyants. Elle rit en silence, faisant le rapprochement avec le propriétaire des lieux et décida de la prendre malgré tout.

Et là...

-Te voilà ? Tu en as mis du temps. Figure-toi que cette statue était pour toi… Une sorte de cadeau. Tu ne lui trouves pas une ressemblance avec le boulet que tu protèges?




Ash s'exprime en #ccccff et avec le sourire.
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