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Chroniques d'Irydaë
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 Diane Stëelk

Diane Stëelk
Diane Stëelk
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Diane Stëelk EmptyDim 25 Nov - 23:42
Irys : 164969
Profession : Journaliste
Daënar +1
DIANE STËELK



Passeport


Nom : Stëelk
Prénom : Diane
Surnom : Dye (prononcer « Daye »)
Sexe : Femme
Âge : 21 ans
Métier : Journaliste ? c’est ce qu’elle aime à se dire.
Communauté : Daënastre - [RATHRAM]
Lieu de naissance : Cerka.



Aptitudes & possessions

  • Armes:

    Friande de lames courtes, Diane investit presque toutes ses maigres économies dans l’acquisition et l’entretien de celles-ci. Au total, elle compte deux petits poignards de jet, fin et équilibrés, et un plus large qu’elle porte toujours à sa cuisse, et qui est lui dévoué au combat rapproché. Le dernier, précieux leg familial, elle le garde chez elle, plus pour le préserver de l’avidité publique qu’à cause de son aspect menaçant. C’est un superbe kandjar à lame courbe, arme d’assassin et de voleur, héritée des heures sombres de sa généalogie. Il est serti de deux minuscules pierres rouges, qui constituent tout ce qu’elle eut jamais pu qualifier de fortune personnelle.

    Un revolver de ligne Crotale, qu’elle garde également à l’abri chez elle pour les occasions spéciales. Ce revolver lourd et ostentatoire n’a pas sa place dans son attirail discret d’ouvrière vagabonde. Elle l’a subtilisé sur un cadavre alors qu’elle n’avait pas encore 17 ans. Cachant ce secret à ses parents, elle en a cependant pris grand soin, persuadée qu’il servirait un jour à la tirer d’un mauvais pas. Il est chargé en permanence, mais les munitions étant une dépense conséquente dont elle se passe très bien, elle ne s’entraîne jamais à tirer et est certainement une piètre manieuse d’arme à feu.

    Son majeur et son annulaire gauche sont des prothèses mécatroniques. Elles ont été bricolées par son père qui, avec un peu de récup et beaucoup d’habileté, a réussi à rendre à sa main un peu de dignité. Elle les alimente avec de toutes petites magilithes,  les moins chères du marché, qu'elle ôte tous les soirs  pour dormir afin d'économiser un maximum leur autonomie. Grâce à quelques grappillages d’infos chez les mécanos de son quartier, elle a réussi à insérer dans les mécanismes des petites lames, l’une en acier, l’autre en pierre taillée. Dissimulées sous sa peau cuivrée, elles surgissent de la première jointure de chaque doigt lorsqu’elle les fléchit. Cette extension de corps pouvant toutefois se montrer peu pratique dans certaines situations, elle peut la verrouiller à loisir. C’est fou les utilisations burlesques qu’elle a déjà pu en tirer !

  • Habiletés :

    - Diane est l’heureuse  propriétaire d’une curiosité maladive qui a depuis toujours guidé sa soif d’apprendre de tout ce qui l’entoure. Ainsi puisant chez ses parents, elle a développé une certaine aisance en mécanique, qui lui sert la plupart du temps à entretenir ses prothèses ou à réparer celle des autres contre trois sous à la sortie de bagarres de rue. De plus, sa mère native du coin a toujours veillé à ce qu’elle ait les bases élémentaires en chimie qui lui permettraient par exemple d’apaiser une brûlure ou de provoquer une petite explosion si les circonstances le lui permettent. Une maman à l’esprit bien pratique, pour sûr.

    - Bien que cela n’aide pas spécialement à sa survie brute dans le vaste monde, Diane a une connaissance approfondie des romans, récits et articles de son continent … et d’ailleurs. Elle dévore les livres et se gave de légendes, ne manquant aucune lecture publique dans les tavernes de son quartier. Elle a également une bonne petite plume et un esprit acéré, constituant à eux deux l’essentiel de ses moyens de subsistance.

    - La jeune femme est sans conteste une fine lame et une lanceuse de précision. Si son maniement des armes à feu est aussi précis qu’une estimation du nombre de journaux à Daënar, elle est en revanche très habile au poignard, ce qui lui a sauvé la peau plus d’une fois.

    - Armée par la curiosité déjà évoquée, Diane a de multiples ébauches de capacités dans d’innombrables domaines, de la cuisine à l’escalade, de la couture à la poésie. Une polyvalente de la vie quoi.

  • Familiers/montures : Trop cher, trop sale, trop bruyant … comme les gosses, finalement. Hors de question donc pour elle de s’en encombrer.

  • Autres possessions :

    - Une paire de lunettes aux verres épais qu’elle porte dès qu’elle pointe le nez hors de sa tanière. Dégotées pour trois sous dans une brocante, elles lui servent autant à se protéger de la fumée et des vapeurs chimiques de sa ville qu’à masquer la couleur bien trop pâle de son regard.
    - Une machine à écrire, son trésor, sa confidente et son gagne-pain.
    - Une petite armure de corps mêlant cuir tanné et plaques d’acier, la même depuis ses 18 ans.





Profil psychologique
De la Stëelk il n’est pas encore dit grand-chose, son nom ne possède pas le moindre lustre. Et des amis, elle en a peu, triés sur le volet. Ce qui est pourtant certain, c’est que quiconque la connaissant saurait commencer son portrait par cela : elle en a dans le ventre. Sa rage de vivre et sa dureté constante sont les conséquences de sa conception de la survie. Pas de grands projets humanitaires pour elle, mais un franc individualisme et l’intention ferme de s’y tenir. Elle s’occupe d’elle et commence par essayer de le faire bien avant de s’encombrer de lutte sociale, de grandes préoccupations politiques ou de relations intimes. Sans être outrageusement ambitieuse, elle compte bien se frayer un chemin dans la jungle des médias qu’elle fréquente depuis peu. Ses papiers sont appréciés ; il n’est pas difficile de faire semblant qu’on s’intéresse à la vie des gens. Ce n’est pas le gros patron de son petit local qui la démentira. Mais la réalité est qu’elle s’en contrefiche, toute focalisée qu’elle est sur sa propre vie et ses propres désirs.

Une autocentrée, donc. Mais pas non plus égocentrique. Loin d’être aussi insensible qu’elle voudrait le faire croire, Diane est aussi une amie préventive et une grande empathique, pour peu qu’elle y mette du sien. Fine observatrice, elle ne peut s’empêcher de chercher à s’attirer la sympathie de son interlocuteur. Elle s’adapte à ses intentions, ses opinions, veille à ce que son sourire ne faillisse pas, entre dans son élan. Il est tellement plus simple de vivre sans ennemis. N’est-ce pas joli à dire ? Pourtant ce n’est pas pour son bien-être personnel qu’elle s’inflige le rôle du valet dans cette fragile comédie humaine. Elle a parfois l’impression de se tester, de chercher sans cesse à repousser la limite de sa résistance à l’antipathie chronique de son milieu carnassier. Et surtout, c’est certain, de tester le monde qui lui fait face.

Qu’un jour quelqu’un lui déballe sans pudeur ces vérités-là, brutes, précises, c’est ce dont elle rêve. Diane est très exigeante. Avec elle-même, avec les autres : quelle meilleure manière de prouver son affection à quelqu’un qu’en attendant de grandes choses de lui ? Malgré cela, les autres la déçoivent au quotidien ; aussi s’est-elle affectée d’un cynisme chronique teintant ses mots et ses papiers d’une acidité revigorante. Elle arpente les rues de sa ville et les sillons de sa terre au pas, lentement, son regard clair chargé de critiques et d’émerveillement mêlés. Peut-il en être autrement lorsqu’on noie quotidiennement son esprit dans les arts et les écrits ? Persuadée que toutes les réponses sont déjà peintes ou imprimées quelque part, Diane, l’éternelle poseuse de questions, absorbe, dévore, engloutit. Journaux de tous bords, qu’elle étudie avec attention sous couvert de faire son travail. Romans Daënastre, poésie de My’trä, légendes des trésors de Zochlom et Khashin. Elle n’arrête jamais de remuer les archives, de dépoussiérer les recueils, ce qui l’a déjà amenée sur des terrains fichtrement glissants – aux portes de la police des mœurs, ce qui a bien failli mettre fin à sa carrière avant qu’elle commence seulement.

Si elle évite de le publier dans ses articles, elle n’en pense pas moins au sujet de la rivalité des deux nations et se tamponne les malléoles de ce qu’il peut être bon d’en dire ou non. Cette allergie à la conformité étant bien risquée pour une relayeuse d’informations, elle reste bien sûr fidèle à sa tendance à l’invisibilité, mais en elle grandit de plus en plus le fruit noirâtre et délicieux d’ambitions bien moins honnêtes. Si elle avait autant de courage et de détermination qu’elle le prétendait, cela ferait un moment qu’elle se serait présentée sous un pavillon noir, exposée aux dangers et à l’extase de la piraterie. Mais il faut croire que derrière ses airs effrontés, la petite jeune femme garde collée à sa peau sa juste éducation. Et que la redoutée déception de ses parents ne vaut pas – encore – la peine de se criminaliser. Oh, elle fait bien des petits larcins par-ci par-là, deux pommes sur un marché, trois fleurs sur un balcon. Rien d’assez méchant ou ambitieux pour qu’elle se soit jamais fait prendre, ou pour qu’elle se considère comme réellement malhonnête.

D’après elle, rejoindre une guilde la handicaperait plus qu’autre chose. Sa fidélité ne va qu’à des individus, pas à des institutions ou des groupes inconstants. Elle abhorrerait devoir s’harnacher par contrainte, signer un contrat de vie au service d’un autre qu’elle-même. Pourtant, avec la subsistance en autonomie, une tendance à voir en la soumission une solution plus sûre commence à germer dans son esprit rationnel. Elle n’a pas vraiment le sang chaud et ne se bat que lorsque c’est nécessaire, mais n’hésite jamais à jouer du verbe et du mensonge pour obtenir ce qu’elle veut. Elle n’a peut-être pas de répartie ou de force barbare, mais ce qu’elle a, c’est de l’imagination et une certaine éloquence qui la fait paraître plus fine qu’elle ne l’est. Diane est comme un courant d’eau froide, comme un courant d’air chaud. Soulevant les problèmes d’une habile tournure de phrase, et apaisant son monde tout aussi aisément. Elle a ses opinions et sait les défendre, cependant elle est du genre à laisser son interlocuteur commettre la première erreur pour s’y engouffrer tout de go. Cette habileté rentre dans ses réflexes en même temps que le métier, et elle ne peut s’empêcher de ricaner en son for intérieur chaque fois qu’elle piège quelqu’un par cette désagréable méthode. Que voulez-vous, chacun ses armes. Les fusils et les bras gros calibres chez certains, la lame et le verbe fins chez d’autres.



Physiologie Voyez cette petite silhouette se profilant contre un mur de taverne, son regard trop clair dissimulé dans l’ombre de son gavroche, entortillant sans répit la même mèche bouclée s’échappant de son chignon. Adossée et nonchalante, elle sait disparaître de la volatile attention publique aussi efficacement qu’une voleuse de profession. Si votre regard cependant s’attarde sur elle, vous ne pourrez pas manquer le galbe de sa physionomie, qu’elle ne s’amuse pas à cacher – pas plus que le strict nécessaire à tranquillité. Elle-même se décrit volontiers comme fatalement chaloupée, avec sa poitrine bien peu pratique et ses hanches généreuses, que le corset de rigueur et le pantalon en cuir ajusté n’aident pas à estomper. Malgré tout, son attitude intraitable lui épargne généralement les incartades dangereuses de la rue. Car si son visage est harmonieux, ses boucles brunes et épaisses, ses épaules basses, sa peau fine, son air lui est indéniablement dur et sans appel. Pas franchement sympathique.

Sous ses lunettes de machiniste aux verres fumés se dissimule un regard vert d’eau pénétrant et inattendu, qu’elle n’aime pas exhiber. Persuadée qu’il attire l’attention sur elle et lui donne un air vulnérable, elle ne dégaine son œil perçant que lorsqu’il faut extorquer des informations à une source, ou persuader le vendeur fraîchement arnaqué de ses bonnes intentions. Ses mains sont protégées de mitaines en cuir rapiécé, et cela fait longtemps qu’elle a abandonné l’idée de camoufler la mécanique de ses doigts. Ceux-ci ont donc l’apparence de membres en métal soudé, de couleur cuivrée. Leur raideur originelle a depuis longtemps été neutralisée par la pratique et l’huile de coude, et Diane s’en est fait des alliés tant dans la faune urbaine que dans la tranquillité de son chaleureux taudis.

Fille des quartiers populaires, elle a appris à être fière manier le sourire narquois comme personne. Mais bien consciente du pouvoir et des dangers de son corps de femme, elle reste généralement en retrait des situations provocatrices pouvant la mettre en péril. Sa jambe en est devenue leste, et elle fait preuve d’une assurance désarmante quand il s’agit de s’orienter en express dans les rues de son bas-quartier. Bien plus adepte des confortables bottes à semelle plate que des encombrants talons de dame, elle s’habille avec goût et simplicité, et n’a de toute manière pas les moyens de posséder plus que trois ou quatre exemplaires de chaque pièce de vêtement. Si elle néglige passablement le soin de ses indomptables cheveux, qu’elle finit toujours par attacher en chignon bas et désordonné, elle a en revanche un certain goût pour le beau tissu et le bon cuir. Un jour, peut-être, ce luxe inaccessible deviendrait pour elle un simple petit plaisir de tous les jours.

Diane a enfin la désagréable manie de s’arracher la peau des pouces avec les ongles de ses index, et quand ses mains sont indisponibles, ce sont ses joues qu’elle mange avec application. Un bon psychanalyste vous dirait peut-être qu’elle est perpétuellement anxieuse, elle préfère hausser les épaules et prétendre qu’elle « évacue le stress avant de le ressentir ».



Biographie


enfance décalée

Seule survivante de la volée d’enfants qu’eurent Andy et Silene Stëelk durant leurs dix premières années de vie commune, Diane vit le jour au creux du premier mardi de février 912. Ses parents furent sa première chance dans la vie. Son père ouvrier d’usine était relativement pauvre et fondu dans la masse. Sa rencontre avec Silene, brillante étudiante en pharmaceutique ayant parvenu à l’université grâce à une bourse de l’Etat, lui fut salvatrice. Il se tira d’un début d’alcoolisme et se remit sur pieds, aimant et admirant éperdument cet être d’exception, cette femme à peine accessible qui lui avait accordé l’impensable. En sortant de l’université, Silene mit un peu de temps à trouver du travail, mais finit par se faire une place dans le réseau pharmaceutique de Cerka. Malgré son diplôme, elle ne se vit jamais offrir une meilleure place ou plus de responsabilités que son petit poste d’assistante à temps plein. Faisant la majorité du travail de ses supérieurs mais payée à peine mieux que son mari, elle n’eut pas le courage de chercher ailleurs alors qu’elle enchaînait les grossesses et les fausses couches. Malgré tout, elle ramenait au foyer les deux-tiers de ses ressources et nourrissait par cela une glorieuse fierté de femme.

L’hiver étant rude et les vapeurs chimiques agressives, ses parents craignaient pour la vie de leur nouvelle venue, comme pour celle de tous les petits qui l’avaient précédée et qui étaient morts en couche, à la naissance ou durant les premiers jours de leur vie. Sa mère resta au travail, et son père lâcha l’usine pour rester avec sa fille. Si cette méthode de garde leur coûtait un peu plus cher que de prendre une nourrice, Silene gagnant relativement bien sa vie à cette période grâce à une série d’épidémies mineures frappant la ville, les premières années de Diane furent marquées par la particulière dureté de son milieu. Malgré cela, la présence perpétuelle d’un de ses parents à la maison fit d’elle une enfant particulièrement alerte et bavarde, stimulée et éveillée. Quand sa mère travaillait, son père amenait à la maison des petits travaux de mécanique pour gagner quelques sous de plus – cette magie de précision entre les doigts rudes d’Andy fascinait la petite. Elle pouvait passer des heures à contempler ses manipulations, et apprit très rapidement à s’approprier les réflexes et tours de main de la mécanique de base pour aider son père. Quand sa mère était de garde, le soir, elle lui apprenait à lire, compter, chanter, elle lui récitait les poèmes du même vieux recueil et l’emmenait faire de longues promenades dans la ville qui l’avait elle-même vue grandir. Petit miracle de vie babillant à l’abri des vapeurs toxiques, Diane eut souvent faim mais ne s’ennuya jamais.


en apnée dans l’imaginaire

Autour de ses cinq ans, les épidémies se terminèrent et avec elles les heures supplémentaires salvatrices de Silene. Anticipant les années à venir, ses parents décidèrent à contrecœur de la laisser seule pour reprendre tous deux pleinement le travail. Un an durant, Diane passa ses journées cloîtrée chez elle – elle avait la stricte interdiction de sortir seule dans les rues de Cerka. Remarquablement autonome pour une petite gamine curieuse et impatiente, elle comprit bien vite qu’elle devrait s’accommoder de son quotidien avant de pouvoir intégrer la sacro-sainte école qu’elle convoitait tant. Pour occuper ses journées, trop petite pour aider ses parents autrement qu’en balayant le sol de leur petit deux pièces, elle lut. Elle lut tous les jours, d’une lecture effrénée, avide, hétéroclite. Bien sûr, à cinq ans, on ne lit pas la crème de la littérature, ni les poèmes symbolistes, et encore moins les journaux d’opinion. Mais les contes et légendes firent très bien l’affaire pour son esprit en ébullition, et bientôt il n’y en eut plus un qu’elle n’ait pas lu et relu. Insatiable, elle se mit à fouiller la maison, les rues, et dénicha des journaux obsolètes, des romans à l’eau de rose. Ses parents tentaient toujours de lui ramener un petit quelque chose quand ils avaient trois sous en poche. Ils faisaient le tour des marchés immenses de Cerka pour en tirer le moindre petit bouquin humide et mal relié. Diane avait commencé par les contes et gardait beaucoup d’affection pour eux, mais en grandissant, elle diversifia grandement ses lectures. La presse se révéla très obscure pour elle et ce, jusqu’à son adolescence, mais dès qu’elle commença à comprendre un peu de quoi il ressortait dans ces immenses pages froissées, elle n’en démordit plus et se dit qu’un jour, elle aussi ferait paraître ses initiales au bas d’une première page.

En entrant à l’école pour filles de son quartier, Diane fut saisie quand on lui expliqua qu’elle était la seule enfant de sa classe à savoir déjà lire, écrire, compter. Rares étaient les familles d’ouvriers n’ayant qu’un seul enfant à charge, et plus rares encore celles ayant réussi à passer du temps avec ceux-ci durant leurs premières années. Diane s’ennuyait en classe. Elle n’avait pas le droit de faire autre chose que d’écouter les leçons dispensées. Seul avantage de sa position : les livres d’école étaient épais et intéressants, touchant à des sujets que les légendes merveilleuses occultaient. Feignant de se passionner pour la table de sept, la petite se plongeait en réalité dans les pages cornées de son manuel d’histoire. Son institutrice comprit bien vite son manège, mais pouvait difficilement interdire à sa jeune élève de lire ce qu’elle enseignait, même si ce n’était pas au moment où elle en parlait. Cette complicité tacite permit à Diane de s’instruire à son rythme – et il était effréné. Profitant de chaque minute à l’école pour s’engorger de savoir, elle pouvait ainsi consacrer tout son temps à la maison aux petites tâches du quotidien et au vagabondage innocent dans les rues étroites de Cerka. Elle voyait peu ses parents, mais ils l’aimaient, c’était certain. Elle n’en avait jamais douté, et si son père était un peu trop bourru, sa mère un peu trop occupée, elle n’avait pas besoin de grands discours pour comprendre. L’entendre plus souvent aurait certainement aidé à adoucir son caractère distant, et un peu d’affection en rab ne faisait jamais de mal à personne. Mais enfin, elle n’était pas malheureuse.

Du moins, pas la plupart du temps. L’école pour filles était un supplice qu’elle se serait volontiers épargné si elle n’avait pas si désespérément envie d’apprendre. Et ses parents, refusant tout net qu’elle finisse avec les enfants de la rue, ou à l’usine comme eux, insistaient pour qu’elle continue de s’instruire. La petite encyclopédie de la classe se révéla, sous le feu des moqueries, aussi impulsive et mordante qu’un pistolet à main. Elle approchait de ses quatorze ans quand, sur le chemin du retour, les yeux rivés sur un journal arraché au caniveau, une bousculade gloussante et un peu trop précise pour être involontaire la fit basculer sur la route. Désorientée, elle n’eut pas le temps de s’écarter du chemin de l’attelage au trot. Renversée par les chevaux, elle fut projetée violemment à terre et piétinée par le premier animal. Deux de ses doigts furent broyés par un fer implacable.

N’ayant pas l’argent pour des soins approfondis et par peur de l’infection – qui ne manqua pas de lui coller une fièvre dévorante quinze jours durant –  ses parents prirent la décision de les lui faire amputer. Un matin, endormie par le lait de pavot, Diane assista sans un mot au remplacement de ses membres par une prothèse d’occasion.



décrochage et vagabondages

Cet événement bouleversa complètement ses habitudes et, par conséquent, la direction que prenait sa vie. Elle qui commençait à se projeter brillante étudiante dans les grandes écoles, professeure, universitaire, ou quelque autre avenir bien calme et bien respectable dans la campagne fantasmée de Mythra, se mit à revenir progressivement à ses rêves d’aventure et de vérité. Clouée au lit pendant presque un mois, seule car ses parents ne pouvaient se permettre de la veiller, Diane connut l’ennui, le vrai. Et en se relevant, elle se fit la promesse de ne plus jamais passer une seule journée comme celles-ci. Alors elle lâcha l’école, d’abord en secret puis sans complexe, pour se confronter à la rue et ses mystères. Si beaucoup de ses camarades de classe en avaient été arraché par l’école, beaucoup d’autres avaient dû quitter celle-ci pour aider leurs parents à l’usine ou à la maison : elle avait rejoint les innombrables ruelles de Cerka par choix, et cela suffisait à rassurer son ego. Très vite elle se fascina pour les entortillements de chemins, les lumières changeantes, les architectures et les usines sans nombre de sa ville industrielle. Les quartiers enfumés de vapeurs et de fumées étaient une jungle qu’elle se plaisait à défricher, torchon contre la bouche et lunettes vissées aux yeux. Elle grimpait, courait, se faufilait et abordait les plus repoussants quartiers avec curiosité, et une soif inchangée de nouvelles vues et de rencontres. Se liant bien vite d’amitié avec les enfants de la rue, son bagou et son assurance firent d’elle une figure respectée dans le Royaume de mouches qu’était sa cour de gosses aussi pauvres qu’ingénieux. Elle refusait toutefois d’en prétendre la couronne, et prenait soin de garder son indépendance. Elle eut d’ailleurs tôt fait de se faire un peu d’argent de poche en assistant les commerçants dans de nombreuses tâches mineures, ménage, service, cirage. Mais les jours fastes étaient ceux où elle pouvait réparer moyennant une poignée d'Irys la prothèse défectueuse de quelque client de taverne bagarreur – ce qui eut pour autre bienfait de l’aguerrir aux rudesses et cavaleries masculines provoquées par les courbes naissantes de son corps d’adolescente.

Les années filaient, et les tensions internationales faisaient couler beaucoup d’encre. Bien installée entre ses aventures urbaines et son cocon familial, Diane ne comprenait pas vraiment l’ampleur des bouleversements historiques de son pays. Elle connaissait son histoire, mais étrangement ne nourrissait pas de haine particulière à l’égard des étrangers. Elle aurait pourtant dû ; les programmes scolaires faisaient en sorte que chaque enfant en arrive de lui-même à la conclusion que My’trä était une contrée de fanatiques aliénés, aux pouvoirs contre-nature, à l’aspect repoussant. Plus fantasque était la paranoïa, mieux cela valait. Mais vers l’âge de seize ans, son esprit acéré se mit à cibler les incohérences des différents discours sans vraiment qu’elle s’y force. Elle lisait une information dans son manuel, et entendait son contraire dans une déclaration du gouverneur. Alors instinctivement, elle ne se mit à croire que ce qu’elle décrétait elle-même comme véridique. Sa méfiance désintéressée lui sauva la peau pas mal de fois dans la rue, et facilita grandement son entrée dans le monde tortueux et trompeur du journalisme.


Mme Hansi et le Pointilleux

Juin 929. Dix-sept ans, l’esprit vif et la langue leste, Diane aidait en ce temps un ami coursier à rentrer dans ses frais en faisant pour lui quelques livraisons supplémentaires. Elle recevait en récompense l’opportunité de se frotter pendant quelques minutes ou secondes à ses clients, qui figuraient parmi les hautes figures de la ville. C’est ainsi que, comme naturellement, elle fit la rencontre de Mme Hansi. Cette large et élégante femme de notaire concentrait en un seul cœur  la plus franche douceur et la plus rude sévérité. A leur première confrontation, elle tiqua face à l’assurance et le verbe élégant de cette gamine qu’elle assumait pauvre de moyens et d’esprit. Une courte discussion s’ensuivit, suivie par de multiples autres à l’occasion de ses livraisons. Elles s’entendirent admirablement bien, Diane voyant en cette dame l’incarnation de ses projections et opportunités, Mme Hansi se délectant des récits de la rue joliment contés par la jeune fille, comblant quelque peu son ennui. Elles apprirent à se connaître, et au fil du temps se retrouvèrent spontanément autour d’un thé pour l’une, d’un café fort pour l’autre. S’improvisant mécène et amie malgré la désapprobation de son mari, ce fut Mme Hansi qui offrit à Diane sa première (et toujours actuelle) machine à écrire. Elle l’encourageait à l’utiliser un maximum, corrigeait ses tournures, se fâchait contre les fautes, roucoulait devant ses métaphores et son style moderne.

Puis un jour, sans prévenir, elle invita un troisième individu à leurs petites rencontres. Toute fière de son coup, elle la présenta à son ami Hector Bilderoy, responsable des feuilletons et faits divers au Pointilleux de Cirka, un petit local ayant le vent en poupe. Tout se fit très vite : partageant le goût de son amie pour ses écrits et certainement aidé par son sourire béat, il proposa à Diane d’écrire des petits papiers occasionnels pour sa rubrique. Mettant tout le reste de côté, la jeune fille mit tout son cœur à l’ouvrage, tirant parti de sa connaissance des rues de la ville et de son réseau d’enfants qui voyait tout. A plusieurs reprises, elle ramena à Hector des faits divers croustillants et exclusifs qui participèrent à ce que son nom se fasse connaître au sein de la rubrique.

Un an après son entrée informelle, elle rejoignit enfin les rangs du journal et se vit offrir une carte de presse, passe-partout divin de l’information. Elle chérissait sa position aux faits-divers et ne souhaitait pas la quitter de sitôt puisque, noyée dans la masse d’autres coureurs, elle gardait un anonymat garantissant sa liberté de mouvement. Pourtant, à force de ramener au journal toujours plus de papiers importants, et améliorant sans cesse son écriture, elle se vit proposer un meilleur poste. Le salaire était à peine meilleur (sachant qu’elle était payée au papier et au signe, elle n’engrangeait pas vraiment une fortune, mais c’était un salaire dont elle était fière et elle prenait soin d'économiser tant que ses parents ne lui demandaient pas d’aide) et les restrictions plus nombreuses : on la prévint que si elle refusait maintenant, l’opportunité mettrait du temps à revenir, voire ne reviendrait jamais. Malgré cela, elle déclina, et préféra se donner le temps d’affirmer encore sa plume, son esprit critique et son maniement du couteau. Cette aptitude à l’arme blanche lui vint progressivement, d’abord de ses heures passées avec les enfants de la rue, puis de sa propre initiative. Elle avait le sentiment clair que les belles paroles ne suffisaient parfois pas à se tirer des situations épineuses que son activité entraînait régulièrement. Un travail acharné et la supervision de son ami coursier lui permirent de très vite exceller au lancer d’abord, au combat rapproché par la suite. Poignard au fourreau, elle se sentait forte et sûre d’elle.

Bien sûr, sa situation si confortable ne dura pas. Elle avait vingt ans et quelques quand une rixe éclata au milieu de la rue, entre un des adolescents de la « cour des miracles » qu’elle fréquentait et le fils aîné d’un commerçant aisé qu’elle tenait parmi ses sources les plus fiables. Le petit avait été attrapé en plein larcin et la foule commençait à s’agglutiner autour d’eux. Curieuse et toujours en quête de ragots, Diane s’approcha de la scène et croisa le regard du voleur. Il lui lança un appel au secours silencieux, demandant sûrement une diversion ou au moins un plaidoyer en sa faveur. Mais suivant son attention, le fils du marchand l'aperçut, la reconnu et l’appela dans la foulée. Il voulait qu’elle l’aide à le tenir en attendant que la police l’embarque. Prise à parti entre les deux garçons, entre les deux mondes qu’elle avait réussi à concilier à son avantage avec tant de finesse pendant toutes ces années, Diane s’approcha, l’esprit chaotique.

Tous deux étaient légitimes dans leurs actes : l’un avait faim, l’autre en avait assez de voir son gagne-pain subtilisé par d’innombrables anonymes. Sa fidélité et ce qu’elle devait aux vagabonds l’aurait poussée à libérer le voleur, si ce n’était pour tous ces bourgeois en promenade qui s’arrêtaient pour fixer la scène, curieux et désapprobateurs. Relevant ses lunettes sur son front, elle se rangea donc aux côtés du marchand, ses yeux clairs envoyant des excuses au petit. Mais ce qu’elle reçut en retour ne fut qu’un regard empli de morgue, de cette rancœur propre aux enfants trahis. Elle sut à cet instant que ses relations avec le parterre de Cirka seraient désormais bien moins cordiales. Bien qu’entravant le petit, elle tenta timidement de plaider en sa faveur, mais la peur de se décrédibiliser auprès du père qui arrivait rendirent ses mots, d’habitude si pointus, aussi inefficaces qu’un couteau de mousse.

Résultat de l’incident : toute une part de ses plus jeunes amis vagabonds lui refusèrent le moindre petit service par la suite. Heureusement, les plus âgés à qui elle eut l’occasion d’expliquer son geste firent preuve d’un peu plus de compréhension : si elle aidait le gamin, sa crédibilité s’envolait auprès de ses sources, et sa réputation en prenait un coup. Plus simplement, sa carrière de journaliste était compromise. Elle garda donc ses liens avec ce monde précieux, mais ils en sortirent fortement fragilisés. En revanche, son image s’améliora auprès du marchand et de ses amis, qui n’hésitaient plus à lui délivrer leurs anecdotes et on-dit dès qu’elle leur suggérait. Partagée devant cette évolution, Diane, pragmatique, se fit bien vite une raison. Elle considéra l’événement comme faisant partie d’un plus grand schéma, d’un signe lui montrant la voie, et s’accommoda plutôt bien de ses nouvelles dispositions avec chaque strate de la ville. A peine quelques jours après l’altercation, le poste qu’on lui avait proposé presque deux ans plus tôt lui fut présenté à nouveau : cette fois-ci elle l’accepta, ce qui fit d’elle une rédactrice à part entière.

au fil de la marée

Désormais installée à une position confortable au sein de la rédaction, mais handicapée par ses origines et son sexe, Diane se débat avec ses ambitions et ses cas de conscience. Avec le soutien de Mme Hansi, elle opère lentement une transition vers la rubrique politique mais ses désirs refoulés d’aventure et de clandestinité l’empêche de foncer aussi vite qu’elle le pourrait. Son nom n’est pas encore bien répandu, même si sa réputation au sein de la rédaction est au beau fixe et commence à toucher le milieu des journaux locaux plus importants. Elle a quitté le foyer parental et s’est installée dans une minuscule chambre de bonne au dernier étage d’un immeuble au coin de deux axes centraux de Cirka. Gagnant sa vie avec acharnement grâce à ses papiers et ses services occasionnels, elle passe le plus clair de son temps libre à lire et à flâner le long des quais immenses de la ville. L’eau a beau y être polluée et la vie presque éteinte, elle ne peut s’empêcher d’être attirée par ce monde marin immense, inaccessible et poétique. Ses écrits ont toujours vanté les beautés singulières de l’industrie, mais commencent à se teinter d’une mélancolie indicible, d’un désir d’horizons vierges. Elle n’avance plus avec la même certitude, et cherche de plus en plus la distraction dans le danger, n’hésitant jamais à faire de longues balades nocturnes dans les bas-quartiers. Ses parents prenant de l’âge, elle les aide comme elle peut, mais se concentre avant tout sur sa propre subsistance qui reste une incertitude quotidienne. De nature prévoyante, elle garde ses économies en sûreté dans plusieurs planques éparpillées, et ne dépense qu’avec grande parcimonie.

Elle bénéficie de la protection des Hansi qui la portent en affection – le mari s’étant vite accommodé d’elle et trouvant quelque charme à son verbe fluide – et ne risque donc pas la rue ou la famine, mais sa fierté d’ouvrière en pleine ascension sociale lui interdit de s’endetter de qui que soit. Elle construit son carnet d’adresse lentement mais avec précaution, et si ses connaissances sont nombreuses, elle n’a en revanche que très peu de véritables amis. Méfiante de métier, indépendante de nature, se lier profondément avec quelqu'un relève pour elle de l'exploit. En revanche, beaucoup d’hommes se sont déjà présentés à elle dans l’espoir de se l’approprier, une nuit, une semaine, parfois plus longtemps et quelques fois avec beaucoup de sincérité. Mais la jeune femme n’a jamais accédé à la moindre requête, et n’a par là même jamais connu d’intimité amoureuse ou sexuelle avec quiconque. Elle ne s’en formalise tout simplement pas et n’y pense que pour s’en préserver. En réalité elle trouve l’acte sexuel relativement sale et irresponsable, surtout pour la femme qui peut attraper un enfant braillard au moindre écart. Alors elle s’en tient loin et n’a pas le moindre problème avec ça. Car l’essentiel reste pour elle d’assurer son propre devenir, la qualité de ses expériences et le chemin à parcourir. Elle est jeune et au carrefour de ses envies, affamée de connaissances et d’une vie palpitante. Pleine d’assurance, elle s’astreint à l’humilité ; elle sait que dans une mare si sombre, rares sont les lotus parvenant à s’épanouir jusqu’à devenir immenses et splendides.





Dans la vraie vie ?


Quel âge avez-vous ? 19 automnes au compteur !
Comment avez-vous découvert le forum ? Topsite je crois.
La création de votre fiche a-t-elle été fastidieuse ? Un peu, oui. J’aime faires les choses bien. Après, je n’ai pas choisi le meilleur moment de ma vie IRL non plus, ça n’a pas aidé x)
Avez-vous des suggestions pour rendre la validation plus facile ? Aucune, si ce n’est de continuer à être si aimables et réactifs sur la CB, vous m’avez bien aidée <3
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Dernière édition par Diane Stëelk le Ven 30 Nov - 14:18, édité 2 fois

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LE BUREAU DE DIANE


est un fouillis inextricable, résultat de sa tendance à garder une coupure de tous ses papiers et de ses nombreuses réflexions hasardeuses. Au cas où on écrirait sa biographie un jour. Qui sait ?

[novembre 933] Les mots avant les canons, ft. Manfred et Norwin
[novembre 933] Au hasard des lampadaires ft. Phileas Graf
[janvier 934] Le village de toutes les tentations ft. Eylohr Lothar (terminé)
[janvier 934] Une journaliste à la mer ft. Eylohr & Chafouin
[février 934] Au nom d'une guerre providentielleft. Azercyn Gwendalia
[avril 934] Un sujet explosifft. Fabius

[mois] Titre ft. Arja Nalfaus
[mois] Titre ft. Partenaire
[mois] Titre ft. Partenaire

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