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Chroniques d'Irydaë
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 Comment renverser le système en quelques étapes simples [pv Caprica]

George "Chafouin" Deckter
George
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Comment renverser le système en quelques étapes simples [pv Caprica] EmptyMer 20 Fév - 22:54
Irys : 436702
Profession : Homme à tout faire
Daënar -2
Quelque part à Prorig, dans une vieille taverne pittoresque, dont l'intérieur était noyé dans la fumée due à un tabagisme exacerbé par les discussions, la faim et les tracas de la vie quotidienne. Un petit groupe d'hommes se livrait à un jeu très populaire appelé "poker". Parmi ce groupe, la plupart avaient abandonné la manche en cours et les deux derniers encore en liste se regardait tel un duel de western. Il y avait votre serviteur, le dénommé Chafouin, épaule en avant, le regard intense, les yeux faisant des allers retour avec les cartes qu'il tenait en main et le regard de son adversaire, Denver Johnson. Son partenaire de travail, informateur, protecteur et beaucoup d'autres désignations, personnage au regard de croque-mort au teint blafard qu'il aurait volontiers appeler ami s'il n'était pas riche comme crésus. Il ne savait pas si c'était l'ambiance générale qui se voulait électrique, cela faisait plus de deux heures qu'ils jouaient de l'argent après tout ou si c'était le regard des autres l'observant, mais il était motivé à prendre tout l'argent de Denver ce soir-là.

Cependant, ce n'était pas une mince affaire. Le grand riche, lui, était détendu sur sa chaise, le corps en arrière et ayant mis son bras derrière le dos de la chaise. Il le jaugeait avec un regard impassible, ne regardant pas la table, ne regardant pas même ses cartes. Il se contentait de le confronter dans une baston de regard qu'il gagnait et regagnait toutes les secondes. Car il était tout l'opposé de Chafouin, il maîtrisait son corps à la perfection, il n'envoyait que très peu d'informations, contrairement à Chafouin, qui, avait toujours eu beaucoup de tics, révélateur de ce qu'il pensait. Il se frotta la nuque et reposa ses deux cartes sur la table. Il sourit à Denver et dit avec le plus de conviction possible.

-Je sais ce que tu as en main, c'est pas la peine de me dévisager comme un rat mort.

-Ah vraiment? Il se balança pour remettre sa chaise sur quatre pieds et se rapprocha de la table. Dans ce cas qu'est-ce que tu attends pour relancer?

Chafouin sourit de plus bel en regardant la table puis de nouveau son adversaire.

-J'attend juste que tu m'enlèves cet air ridicule de ta tête pour me montrer enfin que tu sais que je vais te battre.


-Tu vas me battre? C'est pourtant pas ce que me dit ta paire de trois que tu t'évertues tant à cacher.

Chafouin écarquilla les yeux, puis se renfrogna et jeta ses cartes sur la table, dévoilant les cartes rouges et noires, marquant ainsi son abandon. Il avait fait des efforts pour cacher ses pensées, mais Denver lisait en lui comme un livre ouvert, ce maudit bourgeois était très fort pour ça, c'était peux être pour ça d'ailleurs qu'il était monté si haut dans la hiérarchie sociale.

-T'as bien fait Chafouin, de toute manière, j'avais aucune combinaison de cartes pouvant te battre. Dit-il avec satisfaction en ramassant les jetons, il montrait enfin un sourire satisfait, il était humain après tout. Il avait aussi du mal à cacher ses émotions mais contrairement à Chafouin il se maîtrisait plus et le sourire radieux qu'il affichait en ce moment était le contre-coup d'une telle concentration, son adversaire lui, fulminait et frappa du poing sur la table. Il était furieux que Denver dise cela avec tant de détachement.

-Saloperie de tas de fiente, ça te suffit pas de gagner plus que nous les pauvres, faut en plus que t'aille dans un rade moisie. Que tu poses ton cul plein de frics pour nous en pomper encore plus. T'arrive à te regarder dans la glace au moins quand tu penses à tous les pauvres travailleurs que t'as exploiter dans ta vie?

Denver repris sa mine sans expression et regarda Chafouin avec dédain, il posa ses pieds sur la table, tout en s'allumant un cigare et dit d'un voix calme en éludant totalement sa question.

-Tu sais Chafouin, avec tous les contrats que tu as mené et tout l'argent que tout as gagné, tu aurais facilement pu devenir aussi riche que moi. Mais au lieu de ça tu t'entêtes à tout dépenser en alcool, catin et jeu d'argent. Tu peux vraiment t'en prendre qu'à toi-même.

-Des conneries tout ça. Répondit-il en balayant l'espace d'un grand geste de bras. La vérité c'est que tu aimes voler les pauvres, c'est tout!

Le riche ricana et les autres participants sourirent tout autant, mais ne sachant pas vraiment s'il fallait mieux se ranger du côté de Chafouin ou soutenir le gagnant qui ridiculisait son adversaire avec son calme imperturbable et sa montagne de jetons, ils se contentèrent de se taire.

-Si tu es si sûr de ce que tu dis Chafouin, pourquoi ne viens tu pas tout récupérer pour redistribuer mes richesses aux pauvres que j'ai, selon toi, injustement volé?

-Oh mais j'y compte bien, laisse-moi juste le temps de reprendre une bière et je vais revenir tout gagner ce que t'as injustement récolter à toutes les personnes de cette table!

Il alla au bar, commanda une bonne tournée en ne prêtant pas tellement attention à la somme qu'il dépensait. Il tira une grosse lampée de bière et s'apprêta à livrer une rude et juste combat pour reprendre l'argent des honnêtes gens à cette classe dirigeante corrompue et maléfique représentée en la personne de Denver Johnson. C'était peux être son imagination, mais il semblait que ce rat se terrait dans un coin sombre de la taverne, ce qui renforçait son image de monstre croque-mitaine, alors que Chafouin lui était entouré d'une chaude lumière purificatrice! En plus à défaut du pouvoir de l'amitié, il avait foi en ses cartes, avec ça il ne pouvait que gagner! Du moins c'est ce que se disait son cerveau déjà un peu embrumé par l'alcool.

8 tournées plus tard

Là où il y a une volonté, il y a un chemin- Lénine

Impossible, comment avait-il pu échouer, son combat n'était-il pourtant pas le bon? Il avait combattu avec vaillance et détermination, sacrifiant moult irys pour revenir à chaque fois en jeu, irys que Denver avait chaque fois récupéré avec malfaisance. Certes, de mauvaises langues aurait pu dire que les achats répétés de boissons alcoolisées, toujours plus fortes, toujours plus chères, avaient réduit considérablement ses capacités à combattre. Qu'elles avaient émoussés ses sens à force de gesticulé comme un phoque à chaque fois qu'il tirait une bonne main, à ricaner comme un demeuré à chaque regard lancé à son adversaire qui haussait des sourcils en signe d'amusement. Mais il s'était dignement battu, il avait affronté ce vil cousu d'or débordant d'irys par toutes les poches jusqu'à tomber à court d'argent, mais seul les menteurs et les mauvaises personnes aurait pu affirmer qu'il était tombé non pas à cause des stratagèmes malhonnête du riche, mais plutôt à cause de son manque de talents. Quel genre de stratagème? Il n'aurait su le dire (il ne pouvait plus dire grand chose d'autres d'ailleurs, vu tout l'alcool dans le sang). Mais il était sûr que tout cela était très malhonnête! Il aurait d'ailleurs voulu lancer une tiraille, véhémente et chevrotante à l'encontre de son ennemi mais celui-ci avait directement empoché l'argent et s'était enfui tel le lâche qu'il était? Chafouin, lui, s'était honteusement fait trahir quand les clients avaient lancé son corps tel une barrique de rhum hors du bar pour débarrasser l'établissement de sa présence insupportable d'alcoolique. Il s'était senti comme ce héros de roman, c'était quoi déjà son nom? Jean Neige voilà! Trahi alors qu'il défendait son peuple, quel cruel destin mais quand on touchait le fond on ne pouvait que remonter n'est-ce pas? C'était la certitude qu'il avait, vu que ses joues faisaient un bon câlin au sol boueux, finalement c'était pas si désagréable que ça cette sensation.

Mais il ne pouvait pas se reposer maintenant, une idée venait de germer dans son esprit alors qu'il se relevait en titubant. Le monde dans lequel il vivait était sale et corrompu, il le savait depuis toujours, mais qui était responsable de cette noirceur? Il le savait au fond de lui, mais la vérité était parfois plus dure à supporter que cette vie misérable et remplie de mensonges que lui et les gens de sa classe vivaient au quotidien. Les responsables de leurs malheurs? C'était les My'träns qui leurs volaient leur travail évidemment! Attend les My'träns? Non, non, les riches, voilà c'était les riches plutôt! Cette société leur appartenait, ils écrasaient le peuple sous une montagne d'impôt quand ce n'était pas eux qui regardaient du haut de leur bureau s'entasser dans ces vastes usines les braves gens tel des moutons pour les enrichir.

Les preuves étaient partout autour de lui, ce maudit système était fait pour vénérer l'argent. Le peuple poursuivait cette quête aussi malsaine, corruptrice que vaine et tout cela pourquoi? Pour que les grands patrons finissent leurs vies tranquillement dans leurs demeures en sirotant des cocktails hors de prix? Cela devait cesser, Chafouin se devait de devenir la voix de la révolution, une sorte de messie des temps modernes, il fallait soulever l'esprit du peuple par un discours enflammé! Il repéra une caisse et monta dessus pour alpaguer les passants.

-Mes chères camarades, je ne vous poserais qu'une seule question, vous sentez vous vraiment libre? Regardez donc autour de vous, cette tranquillité n'est qu'illusoire, depuis toujours vous vous trouvez enchaînés par des maillons invisibles à ces principes futiles tels que l'amassage des richesses et du profit à tout prix! Est ce là ce monde que vous souhaitez léguer à vos enfants? Celui où vous creusez vous même votre propre tombe alors que vous ne touchez même pas 1% de la solde de vos patrons qui eux ont à peine à travailler, sans compter l'état qui nous écrase sous les taxes sans rien faire pour nous en retour! Mais vous devez être assaillis quotidiennement par les doutes et les questions, que pouvons-nous faire, comment changer la donne? Eh bien suivez-moi, je vous mènerai vers la source de notre problème et je vous confronterai à la réalité, ensuite de quoi suivra une révolution telle que le monde s'en souviendra pour les siècles à venir!


Convaincu ou pas? À vrai dire cela n'a pas vraiment d'importance, la situation à été comme qui dirait, enjolivé. Avec 3 grammes dans le sang, notre pauvre Chafouin aurait été en vérité bien incapable de produire ce discours avec autant d'élocution et de paroles claires. La vérité est que, dès qu'il monta sur les caisses, il tituba, marmonna des paroles incohérentes sur des vaches se faisant kidnapper par des bols géants pour seulement tomber de nouveau sur le sol. Les passants passèrent devant lui avec un air ahuri.

-Qui est ce chéri?

-Surement un alcoolique notoire du coin ma chère Melina, n'y prête pas attention, ils sont tous comme ça dans le sud.

-Heh, revenez vous! Vous voyez pas que les patrons vous font l'trou d'fesse! Réussi à articuler non sans difficulté Chafouin en voyant ces pauvres victimes, inconscientes du système maléfique qui les recouvrait de ses serres impitoyables.

Il fallait trouver quelqu'un avec qui il puisse communiquer, qui ait suffisamment de recul pour comprendre son propos, il fallait lui expliquer ses idées. Parler de sa vision d'un pays où tout le monde serait traité également, où chacun serait aussi riche que son voisin, voilà ça c'était une bonne idée de départ. Bon il y aurait bien sûr quelques détails à régler, mais il y penserait plus tard. Finalement en titubant dans les rues de Prorig il rencontra la personne parfaite pour partager sa vision de ce monde merveilleux.

-Enfaîte tu vois poupée, le problème c'est qu'les gens, ils veulent des sous parce qu'on leur dit toute leur enfance qu'on peut pas faire sans, alors qu'en vrai, suffirait d'buter tous les riches, prendre leur argent et tout répartir équitobi, équitabli, équitatio... Partager entre tout l'monde et l'argent en trop, ben on le mettrai là où on stock l'argent de tout l'monde. Heu dit moi, c'est quoi déjà l'nom?

-Monsieur, êtes-vous en train de parler à une affiche? Intervint un passant

-Quoi? Meh non, c'est une très jolie dame, j'vous interdis de lui parler comme ça! Bafouilla Chafouin en désignant l'affiche de la chanteuse d'opéra.

-Oh! Qu'est-ce que c'est que cette odeur? Vous avez bu? Rentrez chez vous, ou j’appelle la milice!

-La milice? Encore une ruse de patron ça, engager le petit peuple pour taper sur le petit peuple! Ya plus de justice! S'exclama-t-il avant de s'enfuir pour quitter à regret cette magnifique femme prisonnière de son affiche comme lui-même était prisonnier du système. Il tituba dans les rues désertes de Prorig, pas question que la milice lui mette la main dessus, il le tortureraient pour qu'il révèle ses projets pour un monde meilleur. Il ne pouvait pas réussir seul, il en était certain, malgré la force de ses convictions, le poids du nombre jouerait contre lui, il lui faudrait absolument trouver un porte parole pour renverser ce système décadent. Quelqu'un qui saurait mieux toucher par les mots que lui.

Une lueur attira son attention, un scintillement sur le pavé, il tituba lentement en reconnaissant la lueur identifiable entre mille, de la magilithe! Son instinct de capitaliste reprit le dessus quand il remarqua la petite route qui avait été tracé par la magilithe menant à une bâtisse abandonnée, il ricana, avec ça il allait pouvoir se refaire, mais la voix de la raison intervint alors dans sa tête. Pourquoi vouloir prendre ces éclats? Ben pour devenir riche bien sûr! Mais Chafouin ne risques tu donc pas de devenir tout ce que tu as juré de combattre?! Rah mais va donc au diable conscience, pour combattre l'ennemi faut parfois devenir comme lui! Ah bon bah très bien à plus tard Chafouin et bon courage! Pas de soucis conscience, à plus tard!

C'est ainsi qu'il se pencha sur les éclats, un à un il les ramassa en ayant bien pris soin de mettre des gants et en émettant un drôle de bruit, entre le roucoulement et le grognement.

-Je deviens riche, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie! Pas du tout?...

Il n'avait absolument pas fait attention au chemin que lui avait fait emprunter cette route vers l'Irys, il se trouvait à présent dans la bâtisse abandonnée et plongée dans l'obscurité alors qu'il venait de ramasser le dernier fragment. Il se retourna dans tous les sens en comprenant la situation. Les riches l'avaient retrouvé! Ils l'avaient attiré dans cette bâtisse pour le suicider de quatre balles dans le dos et ainsi faire taire le vent de la révolte, mais pas question qu'il se laisse faire, il avait une révolution à créer et à mener!

-Ramenez vous bande de bourgeois! Je sais que vous êtes là, vous pourrez jamais faire taire l'voix du peuple! Beugla-t-il en agitant les poings contre cet ennemi qui restait désespérément invisible.


Voix de Chafouin:
 



Chafouin baragouine en #009900

Naissance: 13 mai 896


Dernière édition par George "Chafouin" Deckter le Ven 10 Mai - 21:08, édité 1 fois
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Caprica
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Comment renverser le système en quelques étapes simples [pv Caprica] EmptyLun 25 Fév - 14:22
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“Ils l'avaient attiré dans cette bâtisse pour le suicider de quatre balles dans le dos [...]”

- Chafouin

Mais que fait cet homme? Le visage à moitié caché par l'angle d'un mur, elle observe l'énergumène qui s'adresse à l'une de ces affiches dont les daënars raffolent tant. La curiosité l'encourage à s'approcher mais sa méfiance, dominante, l'empêche de quitter le couvert de cette cachette bien relative. L'anomalie prête l'oreille pour tenter de discerner les mots de cet inconnu au comportement étrange. Avec l'espoir de se divertir. L'alcool rend les gens violents ou amusants. Dans le cas de l'intéressé, la deuxième option semble plus ou moins évidente.

Elle sursaute lorsqu'une femme la dépasse et s'approche de l'individu. L'a-t-elle remarquée? Elle suppose que c'est le cas. À Prorig comme à Dyen, le regard des gens n'aime pas s'attarder sur ceux qui sont marqués du sceau de la pauvreté. Comme s'ils n'étaient que des insectes à peine dignes d'attention. Comme s'ils cherchaient à ignorer la misère. Est-ce que ça la rend moins réelle pour autant?

Cela fait des années que Caprica ne se pose plus la question. Elle ne se révolte plus contre sa condition. Elle vit. Ou plutôt, elle survit. Mais elle respire. Et c'est tout ce qui compte. Elle sait se satisfaire de toutes ces petits choses insignifiantes aux yeux des autres. Elle savoure les miettes que les puissants laissent sur leur passage. Et si une créature des dieux ne hantait pas ses jours et ses nuits, l'adolescente pourrait probablement être heureuse. Elle l'a déjà été, d'ailleurs. Oui, chaque souffle est une bénédiction. L'indifférence des autres, une simple réalité avec laquelle elle a appris à composer...

Toujours est-il que le mot "milice" parvient jusqu'à ses oreilles. Et par instinct autant que par expérience, l'anomalie décide de quitter les lieux. Peu être un peu trop pressée, elle s'érafle la main sur un clou mal planté. Ce n'est pas la douleur qui la pousse à retirer vivement sa main mais plutôt l'inquiétude. Elle observe la magilithe à travers le cuir déchiré de son gant. Et un premier morceau ne tarde pas à tomber au sol tandis que le minerai des dieux, signe de sa malédiction, s'effrite.

Elle lâche un juron et s'enfuit avec plus de hâte, disséminant au passage d'autres morceaux de minerai, pour pénétrer à nouveau dans cette bâtisse en ruine qu'elle a choisie pour passer la nuit. Caprica ne tarde pas à retrouver ce coin de mur qui l'abritera du vent et peut-être un peu de la morsure du froid. Elle se roule en boule tout en ajustant du mieux qu'elle le peut les vêtements amples offerts par Swenn. Que fait-il? Et Phil? Sont-ils heureux? Elle imagine le premier vendre de la drogue à d'autres personnes comme elle et le second en train de dormir paisiblement dans son lit bien chaud. L'ont-ils déjà balayée de leurs souvenirs?

Sa mâchoire se referme péniblement sur la viande séchée dérobée le matin-même à l'un des bouchers de la ville. Elle ne prête déjà plus attention à sa main maudite qui achève de se répandre en poudre dans le creux formé par son buste et ses jambes repliées. Demain, elle sera de nouveau-là... L'adolescente s'assure une dernière fois que son Régisseur est assez loin pour qu'elle puisse s'accorder un peu de repos puis ne tarde pas à vaciller dans l'étrange frontière qui sépare la réalité des rêves.

Mais elle sursaute lorsqu'une voix rugit dans l'ombre. Elle retient son souffle tout en balayant du regard la pénombre. Elle reconnaît cette voix! Mais est-ce elle qu'il qualifie de bourgeoise? Y'a-t-'il quelqu'un d'autre avec eux?
"J'suis pas une b'rgeoise!" glisse-t-elle timidement au bout de quelques instants. "Et j'veux pas v'faire taire!"
Elle glisse alors sa tête dans les rayons des lunes qui filtrent à travers le toit en ruine tout en observant l'énergumène. Qu'est-ce qu'il raconte? Pourquoi les gens voudraient le réduire au silence? Elle a bien une idée: s'il passe ses nuits à parler aux affiches de la ville, il doit forcément empêcher les gens de dormir. Ne vient-il pas de faire pareil avec elle?

Des lueurs et des bruits de pas réguliers se rapprochent, amplifiées par l'obscurité et le relatif silence ambiant. Une patrouille! Elle fait signe à l'homme de s'approcher avant qu'il soit repéré et qu'elle se retrouve embarquée à cause de son raffut.
"M't'nant, faut qu'même s'taire en fait!" explique-t-elle en glissant un doigt valide sur ses lèvres. "Mais j'suis t'jours pas une b'rgeoise hein! J'suis une C'prica!"
Elle se mordille les lèvres en se rendant compte que ce genre de choses ne se disent pas. Ou plutôt, qu'elle s'est mal exprimée. Mais elle corrigera tout ça plus tard! Ils attendent donc de longues secondes que la menace s'éloigne et que le silence revienne. L'étrangère fait de son mieux pour supporter les effluves d'alcool qui agressent son nez à moitié bouché avant de finalement retirer son doigt du bec de cet inconnu.
"J'm'pelle C'prica, j'veux dire!" corrige-t-elle. "Hey! J't'vu p'rler à une 'ffiche! D'coup j'me d'mandais: t'pas d'la drogue M'sieur l'voix d'peuple?"
Elle l'observe avec un regard ampli d'espoir et pour peu que l'autre puisse le discerner, il pourra constater qu'elle semble miser beaucoup sur lui en cet instant. S'il boit, il doit forcément se droguer. C'est logique, nan?
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George "Chafouin" Deckter
George
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Comment renverser le système en quelques étapes simples [pv Caprica] EmptyVen 1 Mar - 22:10
Irys : 436702
Profession : Homme à tout faire
Daënar -2
Chafouin crut entendre une voix? Nan c'était juste le souffle du vent, il fallait qu'il se détente, sa fuite l'avait conduit dans un endroit calme et sûr, personne ne pouvait lui vouloir du mal ici, pas vrai? Le contraire sembla alors se produire quand il repéra deux têtes, sortir tel des serpents d'un coin de la bâtisse, à cause de sa vue un peu trouble, il mit du temps à comprendre que la voix qu'il entendait provenait bien d'une seule personne, Chafouin regardait ce drôle de petit être tel un poisson mort, il ne voulait pas l'approcher, c'était peux être une suicideuse qui lui avait tendu un piège.

Mais une autre menace, bien réelle cette fois, se fit entendre et voir, la lueur des lampes, le bruit de bottes de métal fouettant impitoyablement le sol près de la bâtisse ne lui laissèrent pas vraiment d'autres choix que de rejoindre l'éventuelle suicideuse pour se cacher de cette nouvelle menace. Lui faisant signe de s'approcher, Chafouin s'empressa de rejoindre cette cachette bienvenue à côté de cette étrange petite fille qui lui faisait signe de se taire. Et en maintenant que ce n'était pas une bou'goise mais une 'Prica.

Bon va falloir apprendre à articuler là, parce que si on additionne, l'accent étranger et l'état "légèrement" alcoolisé on obtient quelque chose qui va rapidement tourner au dialogue de sourd pour Chafouin! Cependant, avec effort il compris peu à peu que cette drôle de chose s'appelant 'Prica était en fait une vraie petite fille dont le nom était "Prica"! Ben voilà c'était pas compliqué, vous en faites pas, il comprend vite mais faut lui expliquer longtemps. Quand elle lui demanda s'il avait de la drogue, il le regarda avec des yeux ronds, avait-il vraiment l'air d'un camé ?  

Si c'était vraiment le cas, il était tombé bien bas, s'enfuir dans les rues, parler aux dames des affiches, ramasser de la magilithe sur le sol crasseux et s'introduire dans les maisons. Oui il était rentré par effraction dans cette coquette bâtisse à toit ouvert avec courant glacé en hiver et trop chaud en été, ce magnifique bâtiment dont les poutres menaçait de s'effondrer à chaque instant et qui servait de lieu de résidence à cette petite fille qui semblait vouloir se défoncer. L'espace d'un instant Chafouin se demandait si 'Prica n'était pas une sans domicile fixe habitant dans un squat de Prorig, mais en la regardant bien, cela semblait impossible, la petite fille était à la même image que son logement, ce dernier lui appartenait donc logiquement !

Car il était vrai qu'avec ses vêtements amples, bien trop grand pour elle, sans doute "empruntés", sa vilaine cicatrice au sourcil droit et son air un peu benêt mais amical, la petite fille n'avait rien à voir avec les enfants que l'on voyait d'habitude dans les rues de Prorig. Alala, encore une enfant abandonnée par ses parents. Chafouin la regarda en ne sachant trop que dire.

-Ben écoute moi, déjà j'parlais pas à une affiche, j'parlais à une jolie dame appelée Ludinana, heu nan c'tait... Non cela n'avait pas d'importance, ce qu'il fallait à cette gamine, c'était clairement un adulte bourré et responsable qui puisse lui enseigner les graves dangers qu'impliquait la prise des substances illicites permettant d'accéder aux paradis artificiels et plus communément appelées: drogues.

-La cam c'pas bien, ils veulent que t'en prenne beaucoup tu vois pitite ? Comme ça dès qu't'es compl'tment torchadée, y t'rattrapent et y te sautent dessus pour t'manger, t'vois d'qui j'veux parler pas vrai? Sont tous comme ça ces salauds.

Il s'adossa péniblement contre un mur en grognant dans sa barbe, tout en fixant la petite fille, ils avaient l'air malins tous les deux, l'un complètement bourré et l'autre sans domicile, mais les deux, sans le sou. C'était peux être le seul point qui les relaient à ce moment-là. La position assise que pris Chafouin fit remonter la fatigue rapidement dans tous son corps, c'était peux être pas une bonne idée après tout de s'asseoir, il sentait déjà le sommeil l'emporter. Il réussi à marmonner quelques mots à peine intelligible:

-Et y z'attendent même pas qu'tu crèves avant d'te faire les poches, salauds, tous des salauds ces richoux.

Il sentît la fatigue l'emporter peu à peu, c'était déjà la fin du voyage ? La révolution pouvait quand même pas mourir en même temps que son ivresse ? Il se dit qu'ils avaient l'air vraiment malin là, symbole tous les deux d'une misère totale, lui pauvre homme ressemblant à un poivrot et elle, la petite fille en guenilles qui vivait dans un taudis. Attend, un symbole ?

Ce fut comme un électrochoc pour Chafouin qui se releva d'un coup en titubant et regardant l'adolescente comme s'il se rendait compte pour la première fois de ce qu'il avait devant lui. C'était elle, ce symbole, cette cause dont il avait tant besoin, elle était la parfaite représentation de ce qui n'allait pas dans ce monde, la misère, l'abandon et la pauvreté la plus complète. Contrairement à lui qui était plus vieux, peu avenant et patibulaire, cette 'Prica ferait un symbole parfait pour son mouvement antiriche et monde nouveau. (faudrait aussi réfléchir à un meilleur titre de parti politique) Mais le plus important pour le moment, était de faire comprendre à la jeune la vision de Chafouin, il pointa un doigt sur elle.

-T'sais pourquoi t'es dans c'taudis ? Ils arrêtent pas d'te pourchasser pour te r'duire à un trait d'misère et y veulent que ça continue. Viens avec moi et on leur mont'ra d'quel bois on se chauffe et on récupéra tout c'qui nous on volé, toi et moi on va être les zéros du peuple !

Il la regarda dans les yeux, enfin les yeux de quel 'Prica ? Il lui semblait qu'il y avait plein, ou alors il voyait double ? Mais qu'importe, il se dit que 'Prica, c'était pas très vendeur comme nom, en plus ça faisait un peu trop... Etranger, il fallait un nom qui puisse toucher le petit peuple et qui inspire la terreur dans le cœur des patrons. Un nom vint à l'esprit de Chafouin, celui-là était parfait.

-Mais pour que tu sois la zéroine du peuple, y t'faut un nom qui leur file les chocottes, tu seras, tu seras... Lénina !

Ainsi c'était dit, il ne restait plus qu'a motivé la petite Lénina à mener la révolution, Chafouin sorti une flasque de ses poches, elle contenait une bonne dose de rhum ambrée, il la tendit à l'adolescente.

-T'en veux ? C'pour donner courage. Dit-il en tanguant comme un navire.


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Chafouin baragouine en #009900

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Caprica
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Comment renverser le système en quelques étapes simples [pv Caprica] EmptyDim 3 Mar - 22:59
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“[...] Tu seras, tu seras... Lénina!”

- Un alcoolique révolutionnaire

C'est quand même un drôle de bonhomme, lui! Caprica l'écoute avec un mélange de fascination et de scepticisme, oscillant entre le désir de rire et celui de fuir en courant aussi vite qu'elle le peut. Et puis elle ne comprend pas vraiment ce qu'il raconte! Qui la pourchasse? Elle frissonne! Y'a-t-il plusieurs Régisseurs à ses trousses désormais? En ayant réussi à échapper à cette créature aux traits féminins à Alexandria, se pourrait-il que les dieux aient envoyés des renforts? C'est... injuste! Une seule de ces choses était amplement suffisante...

Ses épaules s'affaissent tandis que ses espoirs s'amenuisent encore davantage. Et en plus l'autre n'a pas de drogue! Pourtant elle est presque séduite par son désir de faire ce qu'elle perçoit comme une sorte de révolution. Pourquoi pas! Le seul soucis c'est qu'on ne lui a rien volé si ce n'est ses rêves et son futur. Et elle doute qu'elle puisse les retrouver cachés chez un de ces richoux que cet inconnu évoquait tout à l'heure. Et puis c'est quoi un richou, d'abord?

Par contre elle lâche un petit rire lorsqu'il la baptise Lénina! C'est joli! Plus que Caprica en tout cas! Et puis il y a quelque chose de touchant à la façon dont il l'affuble d'un nom. C'est comme si elle était importante à ses yeux! Même Swenn n'avait pas été jusque-là. Mais bon Swenn, lui, il avait l'avantage de ne pas puer l'alcool à huit-cent mètres. À croire qu'on ne peut pas tout avoir en même temps...
"Mwa j'veux bien êt' Lénina hein!" qu'elle répond en saisissant la flasque qu'il lui tend. "Mais j'suis pas sûre qu'ça va leur r'f'ler les ch'cottes par cont'!"
Elle est quand même vachement maigre et pas bien grande! En fait l'anomalie ne croit pas avoir réussi à faire peur à quelqu'un ne serait-ce qu'une seule fois au cours de son existence. Déjà parce qu'elle n'a pas envie de faire une chose pareille. Ensuite, parce qu'elle n'en a pas les moyens. Et surtout parce qu'elle ne souhaite pas faire de tort à qui que ce soit...

L'adolescente hésite encore un instant avant de porter la flasque à ses lèvres et en prendre une rapide rasade. Elle recrache sa gorgée avant de tousser frénétiquement puis se pencher sur le côté, prise d'une furieuse envie de vomir. Mais qu'est-ce que c'est que ce... machin? Il veut l'empoisonner? Non, vraiment: la drogue c'est bien mieux que l'alcool!
"J'c'prends p'rquoi qu'vous t'guez maint'nant!" souffle-t-elle. "C'est ultra fort vot' truc, là! M'est avis qu'ça peut r'veiller d'morts!"
Et s'il venait à s'écraser sur elle? Elle n'aurait même pas la force de le repousser et resterait prisonnière de son corps. Et elle suppose qu'un alcoolique, ça peut dormir longtemps. Elle veut pas mourir, elle. Et franchement ce serait quand même super bête de se faire attraper par sa Régisseuse tandis qu'elle bloquée par le corps d'un gueux local. Quitte à crever, que ce soit quand même avec un minimum de classe!
"Hey, M'sieur!" reprend-t-elle. "Mwa j'veux bien v'z'aider mais d'bord faut m'expl'quer p'rquoi qu'on veut m'manger hein! Et pis mwa j'rien cont' l'gens qu'veulent m'faire l'poches en fait! Y'a rien d'dans d'toute façon!"
Elle lâche un rire amusé, d'un timbre enfantin. Mieux vaut en rire qu'en pleurer, non? Caprica finit par se redresser et s'approche de l'homme pour mieux l'observer. Elle garde tout de même une distance de sécurité avec lui au cas où ce dernier voudrait aussi la manger. Est-ce qu'elle est tombée dans un village de cannibales? Ce serait bien sa veine... Le fait est que l'autre a réussi à obtenir son intérêt. Et s'il pouvait vraiment faire d'elle une personne?
"C'mment qu'on doit faire pour d'venir des zéros?" demande-t-elle dans la foulée. "Paske mwa j'veux bien qu'm'aime bien mais j'pas envie d'tuer des gens, m'voyez? Y'a moyen d'leur montrer c'mment qu'on s'chauffe au bois sans leur fai' bobo? C'que j'essaie d'faire en sorte qu'l'dieux des m'träns y m'aiment bien et qu'y r'tirent ma p'nition! Alors si on tue d'gens ils vont v'loir encore plus me tuer, mwa... D'coup c'serait pas bien m'lin d'faire ça!"
Non, vraiment, il vaut mieux pas faire de mal aux richoux. C'est sûr qu'ils ont pas l'air très gentils ces gens-là mais personne devrait souffrir sur Irydaë. C'est la conviction profonde de cette jeune adulte prisonnière de ce corps adolescent. Et puis de toute façon elle n'envisage pas vraiment d'être Lénina la zéro! Parce que ce drôle d'énergumène, il a l'air de raconter des bêtises. Dès lors, une autre question s'impose:
"V's'riez pas un p'tit peu foufou, vous?"
Elle tapote le bout de ses index ensemble tandis qu'un air gêné se dessine sur son visage. De ce qu'elle en sait, ce n'est pas très poli de poser ce genre de question. Mais là ça semble presque nécessaire, non?
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George "Chafouin" Deckter
George
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Comment renverser le système en quelques étapes simples [pv Caprica] EmptyJeu 14 Mar - 9:12
Irys : 436702
Profession : Homme à tout faire
Daënar -2
Elle à l'air d'accord cette petite pour s'attribuer le surnom qu'il lui a donner, tant mieux, mais elle se demande comment cela peut faire peur aux aristos, patience, il faut d'abord forger une légende avant de la faire connaître ! Sans vraiment de surprise, l'adolescente qui n'a sans doute jamais touché une goutte d'alcool commence directement avec un rhum à 45°. Il y a forcément meilleur alcool comme introduction et sans surprise elle recrache tout en toussant, Chafouin rigole doucement, c'est le métier qui rentre comme dirait certains, la petite ne s'étonne alors plus et lui dit qu'elle comprend mieux pourquoi il tangue.

-Je tangue pas moi, c'est le monde qui va d'travers, fraudais être aveugle pour pas l'voir, t'es pas aveugle Lénina ?  

Bien sûr que non, la personne la plus proche de la cécité entre les deux c'est plutôt Chafouin, de plus la gamine demande pourquoi on veut la manger et surtout elle lui indique qu'elle est déjà aussi pauvre qu'un trait de misère, mais qu'importe, Chafouin en guide éclairé qu'il est a des explications à tout cela.

-Bien sûr que t'es toute pauvre, c'est de la faute des riches qui t'ont déjà tout volé, mais quand ils reviendront pour te racketter et qu'ils verront que t'as rien sur toi, ils finiront par te dévorer !


…Oui ? Bon ça a pas l'air clair dit comme ça et niveau explications on est très loin de la pédagogie d'un enseignant. Évidemment Chafouin voulait faire une espèce de métaphore sur le système qui dévore les pauvres dès qu'ils se retrouvent à court d'argent, mais vous demandez à un homme bourré de faire cours comme ça aussi, c'est pas facile pour lui.

Et elle blablate la gamine ! Elle pose question sur question à Chafouin qui ne capte que la moitié de son discours, mais il arrive tout de même à faire une synthèse : Comment c'est t'y qu'on fait pour être aimé et comme c'est t'y qu'on fait pour y arriver sans violence ? Vaste question à laquelle Chafouin reste pantois, à vrai dire il n'a jamais été fort pour se faire aimer des gens et arriver à ses objectifs sans violence, c'est en quelque sorte impossible pour lui, selon sa propre conception des choses. Tout homme bourré qu'il est, elle vient de lui poser une vraie question rhétorique, il a presque envie de la regarder et de lui demander «  Dit moi ma petite Lénina, en tant que symbole d'une cause juste et honorable servant les intérêts de chacun dans un but supérieur et totalement désintéressé de but mercantile. Comme par exemple, comment renflouer les caisses de Chafouin, qui va hurler demain quand il verra qu'il ne lui reste plus aucune thunes. Dis moi comment se faire remarquer sans violence inutile et superflue ? »

Mais vint la question fatidique, elle lui demande s'il ne serait pas « un peu  » foufou, pourquoi ? Chafouin se demande qu'est ce qui peut lui avoir donner cette impression, il ne lui a donc pas parlé de manière sensée ? Il plie les genoux pour se mettre à son hauteur et la dévisage devant cette drôle de question, puis il lui sourit.

-Je suis pas foufou moi, je suis un Chafouin, fin non, j'veux dire mon nom c'est Chafouin, fin c'est pas mon vrai nom, mais c'est comme ça que j'mapelle !

On ne peut plus clair comme explication, mais il est temps de sortir de cette bâtisse pour mener la vraie révolution. Chafouin marche ou plutôt titube vers un charbon de bois qu'il ramasse.

-Viens donc, j'vais montrer c'que t'dois faire pour être Lénina.

Il la mène vers une rue d'habitude bien fréquentée où de nombreuses personnes, un grand mur de marbre blanc fait l'angle, celui-ci est entièrement vierge.

-Regarde, pour t'faire connaître, faut qu'les gens y savent qui t'es, donc on va marquer ton blaz', mais pour sûr que ça suffira pas alors on va marquer des ptits textes bien anti-système.

Voilà, ce qu'il lui proposait n'était rien de plus rien de moins que de vandaliser les murs tels les derniers des anarchistes, bon il y avait mieux pour débuter une révolution mais au moins c'était un début. Il fallait que le peuple se grave bien dans la tête que c'était Lénina et Chafouin qui avait débuté ce vent de révolte ! Heu en fait, il fallait ptet mieux juste créditer Lénina, Chafouin n'avait pas vraiment envie de se faire taguer son pseudonyme sur les murs de Prorig. Il lui tendit le charbon de bois tout noir et compris un truc important.

-Heh mais attends voir, à cause des riches t'as ptet jamais appris à écrire non ? Mince, t'es une personne allaité c'est ça ? Allaité c'est quand en fait les gens y zont des problèmes avec les lettres.


Mauvais mot, bonne explication, je suppose qu'on peut appeler ça une demi-réussite ?

-Vas-y, dit moi ce qui t'viens par la tête et j'écrirais à ta place, j'chais pas, dit moi ce que tu trouves qui va pas dans l'monde, comment t'aimerais qu'il soit à la place et on oubliera pas de dire que c'est de la bouche d'Lénina.


Voix de Chafouin:
 



Chafouin baragouine en #009900

Naissance: 13 mai 896
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