Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !




 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram
Page 1 sur 1


 Représentation d'après-midi printanière

Elodie Mistral
Elodie Mistral
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyMar 26 Fév - 22:07
Irys : 99984
Profession : Artiste de cirque
Daënar 0
Les joies de la météo ! Le cadeau qui n'est offert qu'a ceux qui prennent le temps de lever les yeux vers le firmament, ou au moins d'y réfléchir un peu pour moi ! Que la journée était belle en cette fin d'après midi. Les nuages que je pouvais sentir couper les rayons du soleil descendant qui devaient flotter lentement au grès du vent encore frais de début de printemps. Cela me rendait un brin mélancolique tout ça... Les préparations, toutes les petites attentions... Dur de ne pas laisser un soupire s'arracher.

Je déplaçais mes deux mains sur mon cœur et saluais le ciel rapidement. On ne rechigne pas un peu de chance après tout.

Mais je me disperse ! Cela faisait quelques temps que j'arpentais cet endroit afin d'en connaître les recoins. Travail fastidieux mais important ! Après tout, je ne peux pas sauter sur une barrière qui ne tient pas mon poids et si le buisson que je caresse est un rosier, ce sont mes petites menottes qui en pâtiront.

Je regrette presque d'avoir choisi cet espèce de parc, il ne me simplifie pas la tâche, avec ces chemins au tournant abrupte mais avec le printemps il était juste tellement remplie de flagrance que je parviens à peine à les différencier ! Je ne sais pas si le jardinier est talentueux, passionné ou les deux, mais il mérite des félicitations ! Ah moins que ce ne soit l'espèce des fleur qui soit à remercier...

Je m'égare encore ! Allons Elodie, ne te laisse pas emporter par tes sens à quelques minutes du spectacle ! Tu as beau connaître l'histoire sur le bout des doigts, le public n'en saura rien si tu es trop occupé à discuter seule avec les jonquilles !

Bon ! Pour finir les préparations, la scène ! Au milieu du jardin, se trouvait un bâtiment rond fait de pierre et de bois surélevé avec un toit mais pas de murs. Ce kiosque avait des escaliers en pierre de trois petites marches qui menait à la plateforme de bois au milieu, un par point cardinal. Tout autour, il y avait une barrière en bois qui avait été faites avec de grosses branches qui ondulaient afin de donner au tout un air plus organique. Certes, ils en avaient enlevé l'écorce et mis un espèce d'onguent dessus pour que cela ne s'abîme pas, mais l'odeur avait presque disparut avec l'âge et la prise restait très bonne.

Le toit, lui, était tenu par douze piliers qui ressemble plus à des poutres misent dans le mauvais sens qu'à une quelconque colonne avec leur forme cubique et leur aspect mal léché. Je le sais, elle avait encore des échardes dedans, j'en ai enlevé des belles mais j'allais quand même devoir faire attention. Ils avait même laissé les pivots apparents, dire si le travail aurait pu être plus professionnel ! Bien que cela m'arrange, les pivots sont des prise solide s'il en est.

Je ne sais pas trop en quoi est fait le toit, mais je sais qu'il y a bien trois quatre mètres entre lui est le sol. Honnêtement, j'ai pas besoin d'en savoir beaucoup plus, après tout je n'ai pas l'intention de monter sur les, je présume, tuiles toute en haut.

Et enfin pour finir, au centre il y avait plusieurs chaises autour de trois petites tables qui avaient probablement été prévues pour prendre le thé au départ.

Comme le kiosque était en plein milieu du parc, avec même un des chemins qui l'entourait, et qu'il était assez petit pour que j'en fasse aisément le tour, il allait aujourd'hui me servir de plateforme pour ma petite histoire.

Ok... On respire, on vérifie que la sacoche et le chapeau sont bien attachés pour les pirouettes, que les grelots sont installé et bien attaché aussi tant qu'à faire. Tiens je sais, vu que les gens seront un peu loin, je vais descendre mon chapeau sur mes yeux pour attiser leur curiosité. Et maintenant adieu Pripri, on se retrouve tout à l'heure. Bonjour ténèbre veut-tu danser ?


Premièrement, attirer les passants. Pas la plus dure des tâches dans un village de petite envergure, encore une raison pour laquelle l'endroit est avenant. Je monte les marches du kiosque actuellement vide et d'un petit bon, je saute sur la barrière à ma gauche dans un envol de grelots. L'équilibre tient, parfait, et la barrière n'a pas changé bien sûr. Et maintenant que je suis en équilibre commencer les étirements !

Je me penche doucement et pose mes mains sur la rambarde qui m'accueille et d'un mouvement souple, je fais passer mon poids dessus tout en prenant le contrôle de ma respiration. Et lentement, mais sûrement, je lève mes jambes, chacune dans un sens opposé jusqu'à ce qu'elle se rejoigne en hauteur.

Me voilà posé comme un scorpion, ma tête devant, au même niveau que mes mains avec les bras courbés et le reste de mon corps levé droit comme un piqué. De là je re déplace une de mes jambes pour qu'elle vienne se poser contre une des poutres pour me stabiliser et en même temps que je pousse avec mes bras, j'envoie l'autre jambe lui tenir compagnie. Voilà. Maintenant, j'entoure le pilier et je relève tout mon corps en étirant toute ma colonne vertébrale. Parfait.

Échauffement suffisant et j’entends les murmures intrigués des gens qui en attire d'autre. Je peux continuer.

Deuxièmement, commencer les introductions pour accrocher la foule et laisser le temps aux quelques petits retardataires de faire leur route. Se laisser tomber en arrière rapidement pour attirer toute l'attention, atterrissage sur les mains et roue pour finir sur les pieds un peu plus loin et forcer les gens à me suivre du regard pour être sûr de les avoir dans la poche et en me tournant face à eux, debout, les mains sur les hanches :

"Que de monde je ne puis voir aujourd'hui en cette journée que j'espère agréable !"

Rester en mouvement, démarche nonchalance en équilibre pour montrer l'aise de la chose. Faire mine de regarder autour.

"Langue de vipère ! Le soleil est-il déjà si bas dans le ciel ! Et moi qui avais tant de choses de prévus !"

Air dépité exagéré en laissant tombé tout le haut du corps puis regain d'énergie avec un petit bond. Et je suis passé à ça du petit creux, mais c'est pas grave, on continue sans rien montrer.

"Qu'importe alors ! Elles peuvent attendre demain de toute façon ! Mais tant que je suis là et que j'ai la chance de vous avoir sous la main..."

S'attraper le menton avec un air pensif puis faire un geste de la main qui englobe la foule en syncro avec les paroles.

"...j'ai eu vent d'une petite histoire que je ne saurais grader pour moi toute seul. Il y a des chaises ici et l'endroit et charmant alors installé vous si l'envie vous en prend et prétez moi vos oreilles l'histoire d'un instant et l'instant d'une histoire."

J'entends une partie des gens partir, ce n'est pas grave, pas pour un spectacle impromptu, surtout qaund je peux entendre ceux qui reste et qui s'approche.

Un peu de discours et de va et vient le temps que les gens soit installé et je vais pouvoir passer au Troisièmement, l'histoire.
Voir le profil de l'utilisateur

Ophélia Narcisse
Ophélia Narcisse
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyMer 27 Fév - 11:48
Irys : 1638822
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Le silence du renfermé, un sobre rayon de soleil qui brille au travers d'une fenêtre battante, scintillant sur un drap bleu dérangé. La couverture azure traversait l'étendue du lit, débordant d'un côté comme de l'autre, ornant en son centre, d'un noeud dérangé par l'écho d'un sommeil troublé. Les rêves tranquilles étaient réservés à ceux qui n'avaient rien d'autre au coeur que l'allégresse, la sérénité, le repos de l'âme. En somme, les nombreux individus qui avaient une vie à vivre et la joie de se soucier uniquement de comment payer leurs loyers.

Tout autour, il n'y avait rien, une chaise, dont le dossier était surmonté de vêtements en lambeaux, une table avec deux bourses apposées dessus et un miroir plus long que large. Un reflet dessinait une expression neutre au possible de l'autre côté, elle se fixait, analysant ses mèches renouvelées et ses yeux désassortis. Ses épaules se levèrent, le temps d'une respiration, puis, soupirantes, elles se mirent à repos.

Une main relâchée soumit à un regard contemplatif la vision d'une pierre opaque, dans lesquels se noyaient des reflets à la couleur indéfinie. Les ondes tantôt translucides, tantôt sombres ne trouvaient pas de base sur laquelle apposer leur teinte. Le reflet s'offrit un dernier regard, rapide, sondant l'intérieur de ses propres pupilles, appréhensive. Accrochées, les fines phalanges se serrèrent sur la pierre, alors que, les paupières serrées, la cible de l'enchantement n'osait plus regarder à l'intérieur du miroir.

Elle laissa couler de longues secondes, puis une inspiration, et enfin, un souffle. Ses cils battirent la mesure d'un métronome, fixant le plancher, s'attardant sur les planches mal polies. Tournée vers la fenêtre, sentant son reflet l'ignorer dans sa vision périphérique, elle n'osait pas incliner le visage, elle n'osait pas découvrir son nouvel aspect. Sa crainte était d'avoir créé une vision plus dérangeante que celle que l'Unique lui avait légué. Lentement, elle osa enfin contempler sa propre oeuvre.

La pierre roula au sol, libérée de son emprise par le lâché d'un poignet qui n'avait plus la concentration de maintenir ses doigts fermes. Comme soulevé par un fil, la main leste comme inanimée vint frotter la joue, grimpant le long de mèches rousses, châtaines, et sa vieille implantation brune, caressant une peau claire tel un ciel de midi. Le bout d'un index fasciné étira la paupière inférieure droite d'un visage effaré, la pupille qui y luisait verte s'ornait désormais d'un rouge si profond qu'il évoquait les feux de l'aurore.

Ophélia s'écarta de sa propre image, médusée par un regard dont la nuance ne lui évoquait rien de ce qu'elle aspirait à être. Chaque froncement, peu importe à quel point il était léger suffisait à lui donner l'aspect d'une vipère prête à siffler. Elle n'était pas terrifiante, juste intimidante, une nuance d'un charisme qu'elle se trouvait sans le reconnaître. Confuse, l'anomalie ne savait pas si elle devait s'en satisfaire ou s'en inquiéter, mais là n'était pas le plus important. Tournant le dos, la singularité constata avec un soupir rassuré que les cristaux qui hantaient sa peau avaient disparu. Ce n'était que d'aspect, mais c'était déjà libérateur.

Sous de nouveaux traits, la rouquine s'était décidée à essayer de vivre une vie normale, se balader sans se soucier de cacher sa peau, son visage. Accrochant les deux petits sacs en jute à la large ceinture de tissu qui maintenait sa taille, la jeune femme osa finalement passer le pas de sa chambre, puis le pas de l'auberge. Aveuglée par les rayons du soleil, elle fit égide avec le revers de sa main sous son front. C'est donc haut-du-dos dénudé qu'elle s'essaya au risque.

Elle n'avait jamais connu la vie urbaine autrement que de loin, derrière une vitre, ou bien entre des chaînes. S'y infiltrer avec la prétention d'y être libre, c'était une expérience si nouvelle, le coeur de la grimée s'en emballait de trop. Pourquoi faire preuve de sincérité était bien plus compliqué que se voiler la face ? Autrefois, elle enviait ceux qui pouvaient vivre de vérité car ça lui paraissait si simple, mais s'assumer, ce n'était pas une affaire d'un jour.

Autant commencer doucement, les parcs étaient généralement les endroits où les gens s'embêtaient le moins à distraire ceux qui y paraissaient affairés ... mais voilà, le problème, Ophélia n'avait rien pour avoir l'air occupée. Et finalement, à se balader entre les haies, l'anomalie remarqua bien vite que son regard intriguait autant les gens qu'il les faisait fuir. Après constatation sur un gamin qui la fixait bien plus longtemps que nécessaire, elle écarquilla les yeux et secoua doucement la tête.

Une rumeur attira son oreille, et des chaises tirèrent son regard vers un kiosque où les allés affluaient autant que les départs. On y parlait là-bas. En fait, une seule personne y parlait, attirant l'attention de dizaines de personnes avec une voix au singulier. La curiosité emporta les préoccupations de la vaironne et elle s'infiltra dans les places comme n'importe quelle imbécile du commun l'aurait fait. Et le pire, ou peut-être le mieux, c'était que personne ne lui en ait tenu rigueur. Paupières grandes ouvertes, la vaironne attendait, poignet devant les lèvres que continue l'histoire ... amusant, rien qu'à l'anticipation et la singularité du moment, elle souriait déjà.


Représentation d'après-midi printanière 1w77

Ophélia s'exprime en #9966cc


Dernière édition par Ophélia Narcisse le Jeu 7 Mar - 23:23, édité 2 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Elodie Mistral
Elodie Mistral
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyJeu 28 Fév - 13:27
Irys : 99984
Profession : Artiste de cirque
Daënar 0
Les gens s'installent, se posent. Je peux entendre le bruit des sièges que l'on déplace et les murmure de ceux qui se connaissent. Navré bonnes gens mais vous aurez tout le temps de discuter une fois mon travail terminé.

Une simple pirouette suffit à faire sonner mes grelots et je me lance.

"Tout a commencé avec un pilote et son aéronef... Je sais que nous sommes en Daënastre, mais..."

Je me tourne vers là d'où été venus la jeune voix d'un enfant.

"...il en est parmi nous qui n'on encore jamais eu l'occasion d'en observer."

Un léger signe vers mon regard caché avec un grand sourire.

"Pour nous autre donc, imaginez d'immense oiseau de fer et de toile, de bois et d'acier bien plus long que ce bâtiment qui nous abrite. Ces bêtes effilées, aux ailes de chauve-souris, sont les fils et fille de nos ingénieurs et si leur caractère capricieux a mis plus d'un Daënar dans l'embarras elle reste les plus fréquente passagères du ciel de notre continent !"

Le saut est peut-être un poil compliqué, mais avec un peu de placement... Et avec le mot "embarras" je cours un peu et je saute ! Je prends appuie sur une poutre, pousse et parvient à atteindre un des pivots que j'utilise comme balancier pour monter jusque dans les supports du toit où l'obscurité me cache un peu mais où ma voix résonne dans tout l'espace et où chacun de mes mouvements est marqué de mes grelots.

J'ose m'imaginer les regards surpris des badaud et c'est avec un rire dans la voix que je continue.

"C'était un voyage normal pour notre pilote. Un simple cartographe, un pauvre dessinateur qui profitait du ciel pour gagner son pain et sa joie."

Je me déplace un peu entre les barres pour garder le tout dynamic.

"Malheureusement une certaine Amisgal semblait trouver son passage offensant. Le vexable dragon avait posé sur son chemin une terrible tempête."

Et grelots !

"Alors qu'il se déplaçait vers le Sud il se fit avaler par de gigantesques nuages noirs comme la suie, transi d'éclair et de grêle."

Un coup d'œil rapide pour vérifier puis je me laisse tomber. Une roulade pour saigner mon élan et une pirouette pour leur refaire face en ouvrant grand les bras.

Exercice de présence maintenant. Je soulève mon chapeau pour laisser apparaître mes paupières close et pour donner au public des points sur lesquels se concentrer et je tourne lentement autour du groupe en imitant les quelques prédateurs que j'ai rencontrés. Mon regard fermé passant lentement sur l'endroit approximatif des personne que j'ai repéré. Et je poursuis d'une voix plus grave et lente mais toujours aussi forte. Je ne peux pas oublier ceux du fond après tout ?

"Il était isolé dans une nuit anormal mais naturelle. Toute sa concentration fixée au-delà da la faible plaque de verre qui tremblait dans son combat désespéré contre l'intempérie dans l'espoir sûrement vain d'une rédemption. Toute la cabine était secoué, vibrante et grinçante de la plus terrible, la plus terrible des prémonitions dans les os de la bête artificielle.

Mais la météo est étrange dans les cieux et le pilote qui un moment lutait pour sa vie, sortie tout d'un coup de la tempête, un soleil radieux à sa droite !"


Et maintenant une roue et un saut vrié pour me retrouver sur la rambarde à nouveau avec le soleil juste derrière moi, posé sur mon épaule droite, pour trancher avec l'ambiance sombre d'avant et un grand sourire en prime.

"Tout autre aviateur aurait été broyé par les traîtres éléments, mais notre compagnon avait un certain talent dans l'aviation et une chance insolente ! Avec désespoir et adrénaline, il avait volé entre les nuages et avait échappé à l'inévitable sans même avoir rencontré de Tengeriin'ava !"

Je place mes deux mains sur mon cœur et secoue lentement ma tête avec un air déçu.

"Cependant il n'en était pas sortie intacte. Son véhicule était dans un bien triste état, fumant d'endroit qui n'aurait jamais du connaître le feu et la suie. Larme d'huile et de charbon tombant loin en contre-bas avant de tomber dans..."

Faire mine de regarder en bas puis relever la tête soudainement avec un visage confus.

"Et bien, j'allais dire l'océan, mais il semblerait bien que le vent et ses actions ne l'aient encore plus éloigné de sa contré. Car en dessous de ses pieds, ne se trouvait plus les côtes de Daënastre mais les lointaines terres de Zochlom ! Terres qui se rapprochaient de plus en plus malgré tout ses efforts pour tenir son aéronef dans les airs.

L'état de ses moteurs ayant tué tout espoir de rester en vol, le survivant se prépara à un atterrissage au milieu des dunes de sable incandescent. Lentement et avec grande précaution, il saigna sa vitesse et avec moultes soubresaut réussie à poser l'engin."


Petit moment de pause pour laisser à tout le monde, moi la première l'occasion de reprendre son souffle. Tiens, je vais me balader entre les tables pour interagir avec les gens un peu. J'avais repéré un gars un peu baraque avec les mains cornées, je pense que c'est un soldat ou un forgeron, il peut être bien d'autre chose, mais j'écoute mon instinct, commençons par lui ! Ton complice pour lui, je pense...

"Le soleil était encore haut dans le ciel et au milieu du désert, cela veut dire que la température, aussi dépassait l'entendement. Et je suppose que vous avez tous un jour mis la main sur une plaque de métal laisser trop longtemps au soleil... dans le meilleur des cas elle était agréablement chaude mais sinon vous avez passé quelque temps la main dans l'eau fraîche ou la neige."

Il y avait une dame qui parlait des minuties des automobiles dans l'assemblée par... ici ? Félicitation, vous êtes ma nouvelle interlocutrice ! Prendre un air un peu désolé et...

"Le pauvre pilote savait qu'il n'avait que quelques instants pourvoir ce qui n'allait pas avec sa machine avant qu'elle ne devienne intouchable jusqu'à la nuit. Le tableau n'était pas beau à voir. Toile déchirée, pièce manquante, verre brisé et metal tordu étaient nombreux et difficilement réparable avec les moyens à sa disposition."

Et vers l'enfant maintenant. Je me demande si c'est un garçon ou une fille... Quand ils sont jeunes, il est parfois difficile de deviner leur sexe juste à la voix... Quelque chose me fait dire garçons alors pourquoi pas ?

"Mais il en faudrait plus pour l'arrêter ! Si son moteur refusait de fonctionner maintenant, peut-être qu'avec un peu d'amour et de talent il pourrait fonctionner assez pour le ramener, si pas en Daënastre, sur les cotes du désert qui sont réputer bien plus agréable à vivre. Et où, plus important, il pourrait trouver un navire qui le ramènerait chez lui."

Hum qui d'autre après ? Équilibrons la scène un peu allons vers cette personne agée. Je me demande quel est ou était son métier...

"Il travailla dur pendant plusieurs minutes, mais il dut rapidement caché ses outils à l'ombre car ils commençaient à lui brûler la peau."

Odeur de chlorophylle et de sang. Probablement un chasseur donc, et toujours actif avec ça ! Jolie constitution monsieur. Trouvons un autre bout de barrière et à tout le public maintenant.

"C'est ainsi qu'il décida en attendant le trépas des derniers rayons de soleil, il se cacha à l'ombre de l'épave et laissa son esprit dérivé au grès des rêves."

On fait mine de bâiller avant de s'allonger en équilibre. Quelques instants pour faire comprendre que le temps passe et puis on se relève lentement en s'étirant, je vais semblant de craquer ma nuque et je sursaute quand mes yeux fermés passent à ma gauche. Et avec une voix androgyne plus grave que ma naturel, je dis :

"Mais qu'es-ce que tu fais là toi ?"

Tout de suite avec un saut rapide je m'acroche à un des pilliers et je m'assoie dans le vide.

"Dit dessine moi un mouton."

Je re descend en un geste fluide au sol et je regarde là ou j'étais assise en reprenant la voix du pilote.

"Mais de quoi parles-tu petit garçon ? Et puis descend de la, c'est mon aéronef !"

Je remonte et reprends la voix de l'enfant.

"Il est dans un sale état. Et je veux que tu me dessines un mouton."

Je me laisse glisser jusqu'à la rambarde et je reprends ma voix normal.

"Pendant que le naufragé des airs s'apprêtait à répondre, il remarqua enfin que le soleil était levé et qu'il avait dormi toute la nuit et une parti du jour tant il était épuisé. Il était déçu avec lui-même, il n'allait presque rien pouvoir faire aujourd'hui !

Mais une idée vint lui titillé l'esprit. L'enfant ne pouvait pas venir de nul part et il y avait donc probablement de la vie dans les alentours. Des gens qui avec un peu d'espoir pourrait le ramener vers les cotes !"


Voix du pilote et...

"C'est vrai qu'il a subi une dure épreuve. Dit moi petit, si je te dessine ton mouton, tu m'emmèneras là où sont tes parents ?

- Non.

- Et pourquoi ça !?

- Je n'en ai pas.

- Mais on a tous des parents !

- Pas moi.

- Alors comment vis-tu ici ?

- J'ai trouvé une maison.

- Alors tu m'y emmèneras si je te dessine ton mouton ?

- ...D'accord.

- Et c'est ainsi que le cartographe mis son talent au profit de l'art pour une fois...

- Celui-là est trop grand.

- ... Peut-être deux f...

- Celui-là semble malade, j'ai peur de ne pas pouvoir m'occuper de lui.

- Bon tiens voilà !

- Ce n'est pas un mouton ?

- Si ! C'est une boite avec ton mouton parfait dedans. Regarde j'ai même fait des trou dedans pour qu'il puisse réspirer.

- Il est parfait...

- Vraiment ?

- Hum hum.

J'hausse les épaules.

- Ou pas du tout au final...

- Bon tu me montre où tu habite alors ?

- Vient c'est par là.

- Quels drôles personnages... Prendre les devant de mon histoire ainsi ! Toute mes excuse cher public les aléas des conteurs. Toujours est-il que le petit homme parti tout droit en plein désert et que le pauvre pilote ne put que le suivre, sans quoi, il allait le perdre de vue.

Je fais un tour complet du kiosque en racontant ça.

"Au bout de quelque temps à voyager sous le soleil de plomb entre les dunes. Ils arrivèrent en un bien étrange endroit. Cela semblait être une suggestion de village. Quelques fondations de pierre jaune, mais pas un seul mur. Comme si une ancienne civilisation avait voulu bâtir ici un avant post avant d'abandonné en quelques jours seulement."

Je m'arrête et montre le village autour de nous.

"Il s'agit d'un village de nomade. Contrairement au notre, ils ne peuvent pas y rester toute l'année par manque de ressource ou besoin de mouvement. Alors il ne crée pas les grandes et belles bâtisses que vous pouvez observer dans chaque rue. Il se contente de déposer quelques pierres qui leur serviront à tendre leurs tentes le temps qu'il se repose et jusqu'à ce qu'il reparte. Car telle est la vie de nomade."

Je suis un poil sentimental sur ce bout-là. Aller reprend toi Elodie, tu sais bien que tu ne tiens pas la chaleur de toute façon. Bon pour la suite... retour près du pilier de tout à l'heure pour refaire parler l'enfant ? Non, il en est descendu. Bon, je vais voir en attendant, voix du pilote.

"Non... Ça ne peut pas être là que tu vis...

Je fais un bon et pause un genou à terre puis regarde là où était mon visage un instant auparavant.

- Non mais c'est là que j'ai trouvé un abri. Viens voir.

- Au milieu du village se trouvait un tas de pierre plus haut que les autres recouvert de plusieurs tissus. C'était là que le petit être se dirigeait, il souleva avec grand effort le dessus et lui montra....

- Regarde ! En bas il y a de l'eau et entre les pierres de l'ombre !

- Un puits du désert, c'était comme ça qu'il avait survécu à la chaleur. Et ainsi mourait l'espoir d'une fuite facile de ces terres hostile. Malgré tout, les nomades pouvaient encore revenir et en attendant il avait de l'eau pour plusieurs jours. Il pouvait toujours réparer son aéronef et suivre son plan de base.

- Oui, oui je vois petit. Eh bien moi, il faut que je retourne travailler. Je dois partir d'ici tu comprends.

- Toi aussi tu veux t'en aller ?

- Comment ça moi aussi ?

- Ma maison n'est pas vraiment ici, tu sais.

- Le pilote eu l'impression qu'il ne parlait pas du même ici mais il ne saurait pas dire quelle était la différence entre les deux. Il le laissa continuer.

- Moi, je vis sur une île volante mais un jour j'ai voulu partir. J'ai attendu un vol d'oiseau qui migre et j'ai sauté avec eux pour voyager. J'ai laissé une rose derrière. Elle était spéciale et maintenant je m'en veux et je compte bien retourner la voir.

- Une rose ?

- La plus belle des roses. Elle est un peu capricieuse, mais nous nous sommes apprivoisé. Ta machine... elle vole, n'est-ce pas ?

- Oui c'est un aéronef c'est ce qu'il fait.

- ...Je peux venir avec toi ?

- Le pilote était bien embêté, il ne savait rien de cet enfant et son histoire était clairement inventée, mais il ne pouvait pas vraiment le laisser là au beau milieu du désert. Et puis son histoire avait beau être inventé elle était pouvait être jolie.

- Si tu veux. Mais j'ai beaucoup de travail alors il faudra que tu m'aides.

- Je n'y connais pas grand chose en machine.

- Tu pourras me raconter ton histoire pendant que je répare.

- Tu veux vraiment l'entendre ?

- C'est toujours mieux que le vent du désert.

- Alors d'accord.

J'arrête de jouer entre les positions des personnages et je refais face au public.

"Ils retournèrent à l'épave et pendant deux jours et deux nuit li pilote travailla accompagné de la voix de l'enfant qui lui parla des mille est une découverte qu'il avait faite en quittant son île. Il lui parla de l'autre cartographe, du roi, et surtout du Renard. Tant d'histoires que je rêve de vous partager mais...

Je sais où en est le soleil et moi, je n'aurais pas le temps de tout raconter avant qu'il ne se couche...

"Le temps nous manque et nous avons tous des obligations. Tojours est-il que quand le pilote se leva le troisième jour, alors que l'engin était presque prêt à repartir, quelle ne fut pas sa surprise quand il ne fut pas accueillit par la voix fluette de l'enfant. Il ne le trouva nul part autour de l'aéronef et il s'inquiéta. Il y a temps de bête dangereuse dans le désert. Il se mit tout de suite à sa recherche délaissant son ticket de sortie le temps de retrouver son jeune compagnon.

Il se doutait que s'il était parti seul, il serait probablement allé au village nomade et en effet il le trouva là-bas. Il était assis sur un mur. Il était en train de regarder en bas et de parler à quelque chose ou quelqu'un qu'il ne voyait pas. Soulagée de le voir en bonne santé, sa curiosité prit le dessus et il se cacha avant d'écouter."


Et hop je saute par-dessus la barrière et je tiens mes grelots pour qu'ils ne fassent pas de bruit quand je monte doucement un pilier plus loin, là où les gens ne regardent plus. Je sais que je n'ai pas beaucoup de temps avant qu'ils ne s'impatientent mais la furtivité est essentielle pour ce morceau.

Une fois que je suis sous le toit qui est devenu encore pus sombre avec le soleil plus bas je reprends avec la voix de l'enfant en attirant l'attention de tout le monde.

- Je ne veux pas être un fardeau, tu sais ? Moi j'étais prêt à vous attendre sagement. Mais quand je l'ai vu tomber du ciel... Je n'ai pas pu m'en empêcher, je suis allé le voir. Il était prêt à m'emmener tu sais ? Il était prêt à essayer de retrouver mon île... Cela ne fera pas mal hein ? Et puis tu... vous le laisserez tranquille d'accord ?

Je me laisse glisser de pivots en pivots le regard voilé comme si j'avais honte de ce qui allait se produire et puis avec une grande lenteur et délicatesse, je pose enfin mes pieds sur le sol juste en dessous de là ou je parlais. Et doucement je m'avachis sur moi-même. Avec une grande prudence j'avance presque en ondulant le long du sol et je me retourne assise sur mes deux jambes le regard vers le petit homme, le pilote caché derrière la rambarde derrière moi.

J'applique un doux sifflement à ma voix et je réponds.

- Il est un rêveur lui ausssi. Mais ne t'en fais pas. Je te garantis que tout se passsera sssans douleur et qu'il ne risssquera rien de moi et de ssselui que je protège. Ssseul les créatures telles que toi sssont nos sssibles. Vous n'avez pas votre plassse dans ssse monde après tout.

Je me rassois en tailleur.

- Je le sais. Mon île m'attend avec ma fleur et mon renard. Je suis leur humain après tout hein. Vas-y, mais fais vite.

Et là comme la vipère que j'imitais, je me détends d'un coup et deux dagues apparue de nul part vol droit vers là ou j'avais joué le petit homme en hauteur. Elles se plantent avec un puissant Toc qui résonne presque dans le kiosque.

Je n'ai pas le temps de me poser le moment doit être poignant alors je crie avec la voix du pilote :

- NON !

Et tout en jetant un bout de foulard blanc avec une petite pierre accroché au bout comme leste en dehors du kiosque pour mimer le serpent qui fuit, je cours en dessous des dagues et je mime le poids de l'enfant qui tombe que j'attrape dans mes bras.

- Petit homme pourquoi as-tu fait ça ?

- Oh... Tu étais là ? Tu n'étais pas sensé voir ça, tu sais ? Je savais bien que ça te ferait du mal. Mais je devais partir retrouvé ceux qui m'ont apprivoisé. Et puis j'avais peur pour toi aussi. Quand le serpent me retrouve il emporte toujours ceux que j'aime. Il a pris la rose et le renard avant tu sais ? Je ne voulais pas qu'ils te prennent aussi.

- Ne parle pas, tu es empoisonné, tu ne sais pas ce que tu dis...

- C'est toi pilote qui ne le sais pas. J'étais déjà partie une fois. Je n'avais pas le droit de revenir mais je l'ai fait quand même. Je ne le regrette pas. C'était merveilleux, mais je ne dois pas être égoïste. C'est trop dur. Je ne peux pas garder ce monde pour moi... Il faut que je rentre dans mon vrai chez moi. Là d'où on ne revient pas. Mais ne t'en fais pas hein ? Je ne serais pas seul. J'ai mes amis là-bas et je leur montrerais ton mouton ! Il serait bien sur ma petite île, tu sais ? Tout semble toujours bien sur cette île...

- Petit homme ? Petit homme !

Lentement, je pose le fardeau que je mime sur le sol. Je prends mon chapeau et je le place sur mon cœur en tournant le dos à ceux qui sont assis.

"Le pilote enterra le petit homme aussi profond qu'il put afin qu'aucun bête sauvage et non apprivoisé ne puisse l'atteindre. C'est le cœur si lourd que l'aéronef failli ne pas décoller qu'il partit vers les cotes."

Je me retourne vers eux mon chapeau de nouveau sur ma tête.

"Là-bas il vendit son engin pour pouvoir se payer un voyage en bateau pour rentrer en Daënastre et sur la route il se raconta encore et encore cette histoire."

Je m'avance jusqu'au beau milieu du kiosque.

"De retour sur le continent il avait encore bien du voyage à faire pour rentrer chez lui mais d'abord il s'arrêta chez tout les conteur qu'il croisa et il leur raconta la fabuleuse histoire du petit homme du désert. Il voulait qu'il ne soit jamais oublié.

Je sais que c'est une histoire un peu triste, mais la légende raconte que devant la porte de chez lui, juste avant qu'il ne puisse rentrer il trouva une boite en bois avec des trous ouverte. Dedans il n'y avait rien, mais on pouvait sentir l'odeur de la laine et la fragrance des roses..."


Et sur ses mots... Le salut !


C'est avec le cœur et non les yeux que l'on apprend à se connaitre.

RPs Status:
 


Warning : Les dires et pensées du personnage ne sont pas toujours représentative des opinions du rôliste.
Elodie parle en : 00cc33
Voir le profil de l'utilisateur

Ophélia Narcisse
Ophélia Narcisse
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyVen 8 Mar - 0:16
Irys : 1638822
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
La vaironne en apparat ne se considérait pas comme une fille "intelligente", ou simplement aiguisée d'esprit. Elle était d'une netteté sans égale, mais aucun être humain sensé ne lui accorderait le compliment de la sagesse. Alors, elle et les symboles, il ne fallait pas vraiment s'attendre à ce qu'elle les comprenne. C'était comme demander à un chien de miauler, alors qu'il n'avait vécu qu'avec des chats. Elle était au fait des mystères de l'esprit, mais jamais n'avait-elle cherché à en comprendre les voies sinueuses. Alors, lorsque commença l'histoire, pas une seconde ne s'écoula durant laquelle Ophélia crut devoir réfléchir par-delà l'histoire narrée. Il y avait le conte, il y avait son attention, point. Elle ne comptait pas y rajouter sa conscience.

Et ainsi, elle écoutait, elle apprenait ce qu'était un aéronef, réentendu une fois de trop le nom de la tyran de l'air et ne comprit rien de l'histoire, en préambule. Il s'écrasait sur Zochlöm, dit-elle, cette singulière jeune fille, quel étrange accoutrement par ailleurs ... et la vaironne en apparat se souvenait de cette région, là-bas, elle s'était jointe à une exposition et y avait laissé son esprit. Alors, les yeux qu'elle baissait sur le sol revinrent mirer la narratrice, une nuance sévère au fond du regard. Ce n'était qu'une expression passive, la rouquine aux mèches irrégulières portait constamment cette méfiance au visage, car elle était salutaire.

Intervient, par le biais d'une voix jeunette et d'un changement de rôle aussi bien interprété qu'une schizophrénie véritable, un petit garçon vint en scène. Il était seul, pas de parents ... lui non plus. A cet instant, Ophélia redevint gamine, revoyant les yeux de son père sans pouvoir se rappeler de ceux de sa mère. C'étaient pourtant leurs couleurs qui brillaient au fond de ses propres pupilles. Vert et bleu, nuance de venin et goutte de clarté, pureté et infection, mêlées sans qu'aucune logique ne vienne les joindre. Un paradoxe, en somme, voilà qui était bien résumé. Quoi qu'il en soit, c'était l'oreille qu'il fallait tendre, pas des pensées vagabondes.

Mais elle ne put s'en empêcher, lorsque son attention grandissante vint l'écraser comme un poids au coeur. Cet émoi de l'âme n'intervint qu'à la disparition du petit, et que durant le moment où il esquissait ses derniers mots. Les paroles du serpent résonnaient dans la tête de l'anomalie, "Vous n'avez pas votre place dans ce monde", seulement alors, la cristallisée crut-elle voir la minuscule fragrance d'une métaphore au travers de ce récit. Le petit ici était-il donc comme elle ? Ces paysages qu'il décrivait, ces rêves dont il parlait, qu'il évoquait comme un passé lointain ... était-ce donc vraiment cela que racontait cette jeune fille ? Etait-ce seulement possible ? Oui ou non, c'était ainsi que le comprit Ophélia.

Sa gorge se serra dès lors, serrant les traits de son visage alors qu'elle se souvenait s'être promise de ne plus pleurer de sa condition. Elle baissa le menton en un soupir saccadé, avant de relever les yeux sur l'artiste qui déambulait partout sur le kiosque ... et dans le kiosque, aussi. Le serpent lui rappelait la créature qui la poursuivait, il était le rappel que toutes les heures qu'elle passait sur ce monde se précédaient d'un chasseur minutieux qui ferait tout pour l'envoyer à l'étreinte du vide, au néant. Elle n'osait pas croire qu'il serait assez clément pour la renvoyer là d'où elle était venue, mais cela faisait déjà longtemps qu'elle avait décidé qu'elle serait autrice de sa propre mort. Alors, à la mort du petit, et malgré l'incohérence du détail de la destination qu'elle seule pouvait comprendre, son oeil cerné lâcha une larme qu'un poignet leste vint prestement essuyer.

Pourtant, elle n'applaudit pas avec le flot de mains battantes à ses côtés, elle ne se voyait pas saluer quelqu'un de cette manière. Elle préférait presque aller voir la personne même, lui adresser ses mérites en face plutôt que frapper ses paumes l'une dans l'autre ... mais quelle gestuelle était-ce là ? Faire du bruit pour le mérite de faire du bruit ? Les applaudissements n'étaient pas une pratique à laquelle Ophélia se plaisait, ni dans l'action, ni dans l'écoute.

Dans les représentations, il y a toujours cette personne tant émue par la scène qu'elle en reste abasourdie sur sa chaise. L'anomalie se trouva bien stupide d'en faire l'incarnation, mais qu'y pouvait-elle ? A ce stade, ce n'était pas de l'identification au personnage, c'était du vécu retranscrit en théâtral. Les relations humains, ce n'était pas son fort, mais elle avait une question qui lui brûlait l'esprit, quelque chose d'acide qui oignait ses lèvres et quémander à ce qu'on la libère. Cette curiosité mal placée qui revenait toujours ... il fallait décidément la faire taire, cette petite voix.

Elle se leva néanmoins, après de longues minutes passées à réfléchir sur sa vie. Ses talons claquant rejoignirent le kiosque où elle espérait toujours trouver la conteuse. Se tenant droite, Ophélia se reconnaissait de faux atours de noblesse, comme si elle était née parmi les plus grands, pour une fois que l'accoutrement s'y accommodait. Gardant son regard impérialement sévère et semblablement très peu cordial, elle osa enfin s'exprimer en introduisant, chose rare, avec un compliment.

- Je ne me souviens n'avoir pleuré à des histoires que lorsque j'étais enfant. Vous avez réussi à me surprendre, bravo. elle laissait deviner à l'artiste l'aboutissant de cette dernière phrase. Le petit que vous décriviez, était-il une anomalie, ou bien n'ai-je pas réussi à interpréter correctement vos dires ?


Représentation d'après-midi printanière 1w77

Ophélia s'exprime en #9966cc
Voir le profil de l'utilisateur

Elodie Mistral
Elodie Mistral
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyVen 8 Mar - 5:11
Irys : 99984
Profession : Artiste de cirque
Daënar 0
Tête en bas, bras en aigle et le souffle court, j'attends l'interminable moment où le public reste quoi. Une seconde, deux, tr...

Le premier applaudissement et soudain le barrage cède et ceux qui m'ont accompagné le temps du récit m'annonce dans le langage universelle leur plaisir face à ma prestance. Oui, oui, ouiii ! Si je ne devais pas me tenir, je serais en train de danser !

Oh quel soulagement... Mon travail a plu ! Oui !

Quelques saluts à la ronde pour que personnes ne se sentent oubliées et puis une grande goulée d'air pour se remettre des acrobaties. Ok.

- Merci ! Merci ! Je ne pouvais rêver meilleur accueil pour une histoire qui m'est chère !

Et là le moment qui fait tâche, mais il faut bien que j'y passe. Je m'adosse à la rambarde et j'annonce :

-Malheureusement, je ne sais pas encore comment vivre d'amour et d'eau fraîche, si cela vous a plu et que vous avez quelques Irys qui vous encombre je leur garantis une vie passé a crée de telle histoires pour vous quand je repasserais et pour d'autres au fils de mes voyages !

J'enlève mon chapeau et le pose, retourné, devant mes pieds.

- Je reste bien sûr disponible pour discuter pendant quelque temps. Ici pour le reste de jour que nous avons et demain proche de l'auberge.

Et quelques minutes durant... je fais la manche. Cela ne me plaît guère et l'absence du cirque m'est amèrement rappelé une fois de plus. Mais fit de cela Elodie, aucun de ceux qui sont là ne mérite ta mauvaise humeur, surtout après un tel succès ! La mélancolie viendra t'aider pour ta prochaine histoire et pas avant.

Au final, la soirée fut bonne. À part la mère du pauvre enfant que j'ai visé qui a tenté de me faire des reproche sans que le dit enfant ne s'en rende compte aux travers des éloges et des imitations excitées de mes actions, tout les spectateur semblé au mieux indifférent et pour beaucoup vraiment content.

Le vieillard est venu lui aussi. C'était étrange... Il a insisté pour me serrer la main et avec très peu de mots m'a remis un bout conséquent de viande séché. J'en suis heureux, mais je ne saurais dire ce qui l'a ainsi touché, ou ce qu'il a vu en moi... Les aléas de la scène je suppose. Merci beaucoup monsieur en tout cas.

Et maintenant les gens se disperse et reprennent leur vie. Ah les humains... J'espère que cela les a marqués au moins... Ce serait bête que je me sois démenée pour rien hein ? Maintenant le compte des pièce ! Alors... chapeau, chapeau, qu'elle trésor as-tu pour moi aujour'nuit ?

Hum ? Des talons ? Qui es-ce ? Pas une pique-assiette hein ? C'est de l'argent légal que j'ai dans mon chapeau madame ! Bon, fouine vite les plus grosses pièces et billets et pouf disparut dans les manches et les recoins de mon vêtement, comme ça même si elle me demande ma paie pour je ne sait pas quel excuse elle ne partira pas avec le gros lot. Et toc !

- Je ne me souviens n'avoir pleuré à des histoires que lorsque j'étais enfant. Vous avez réussi à me surprendre, bravo,

Hey ! Une admiratrice ! Peut-être un parrainage ! Bonjour sourire...

- Le petit que vous décriviez, était-il une anomalie, ou bien n'ai-je pas réussi à interpréter correctement vos dires ?

Oh... Elle m'a surpris le sourire du visage tient ! Et du coup un sourire plus mien vient le remplacer sans mon impulsion. Droit au but alors. Pourquoi pas après tout ? Quelqu'un qui suit c'est toujours plaisant.

De fait, je me redresse, pas de raison d'être mal polie, et je récupère le reste du contenu de mon chapeau que je mets dans ma bourse sans y porter trop d'attention. Une fois mon couvre-chef à sa place en quelques instants je réponds.

- Bonjour, je suis touché que vous vous y intéressiez. L'artiste qui est en moi se doit de vous dire qu'un personnage est ce qu'il devait être pour vous, au moment ou vous l'avez rencontré, mais je reste humaine et la valeur sacré que certain donne à leurs histoires m'a aussi gêné. C'est en effet à une anomalie que j'ai pensé, plus par pragmatisme que volonté artistique, quand j'ai imaginé cette histoire.

Je penche ma tête lentement d'un coté et de l'autre et j'écoute d'où vient sa respiration et où le froussement délicat de mes plumes se perd. Madame fait à peu près ma taille, mais ses cheveux sont bien garnis sans lui tomber trop loin je crois.

Un battement de paupière et un flash d'apparence me vient. Une couleur intéressant pour les cheveux, teint avec cette qualité entre deux que seul les professionnels et les débutants savent trouver.

Quel étrange personnage en face de moi... Si la conversation va bien je lui demanderai bien si être un personnage dans une autre histoire lui irait... Et sinon elle n'aura pas son avis.

Et bon sang il y a une fragrance que je n'arrive pas à reconnaître, entre le parfum du printemps et celui des humain il y a quelque chose... Rah c'est presque indescriptible et cela n'a pas de sens ! Une senteur minérale et glacial, mais emplie d'énergie, qui vibre avec une intensité inquiétante... Qu'es-ce que c'est que cette odeur ?


C'est avec le cœur et non les yeux que l'on apprend à se connaitre.

RPs Status:
 


Warning : Les dires et pensées du personnage ne sont pas toujours représentative des opinions du rôliste.
Elodie parle en : 00cc33
Voir le profil de l'utilisateur

Ophélia Narcisse
Ophélia Narcisse
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyMar 12 Mar - 10:11
Irys : 1638822
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Bien ... bien, au moins, Ophélia ne se sentait pas plus bête qu'elle ne l'était déjà, ç'aurait été bien malheureux pour une personne aussi peu ... "sympathique" ? Oui, après plusieurs coups de sang aboutis en fines entailles, deux ou trois prises d'otage, quelques tortures capricieuses et des folies occasionnelles ... non, cette femme-ci n'était pas le genre de voisine amicale qui aimait taper la discute. Sans doute cela se voyait-il au travers de son regard, qu'importe la douceur des mots employés ou leur sincérité, le ton dans les yeux demeurait aussi froid qu'une stalagmite.

La mort pour les Hommes est comme le sang pour les fauves, lorsqu'on y a goûté, on ne peut pas s'empêcher d'y repenser, encore et encore et encore ... la faucheuse est avare, elle n'aime pas perdre ses propriétés. Sa douceur rappelle à elle ceux qui n'ont pas su rester à son côté, qui ont quitté son flanc pour revenir comparer son confort avec celui de la vie. La réponse ne fait que décevoir, mais la mort est d'une chaleur bien plus maternelle que n'importe quelle forme d'existence, à tel point qu'Ophélia anticipait déjà son retour dans les Royaumes d'au-delà. Ainsi elle les appelait, faute de connaître leur nom véritable.

Son poignet droit vint encercler son homologue gauche, enroulant sa figure par son majeur et son pouce. Elle ne savait pas d'où lui venait cette manie gestuelle de toujours se tenir ainsi, mais à force d'usage, elle était devenue maladivement automatique. Tout ce dont la vaironne était certaine, c'était qu'elle se sentait à l'aise, poignet entravé, ça provoquait chez elle une certaine nostalgie.

Ses yeux rougeoyants sortirent du vide de ses pensées, revenant fixer la foraine avec cette même lueur glaciale dans le regard. Plus étrange, pourtant, son ton n'était pas aussi désagréable que ce que l'oeillade aurait pu laisser attendre. Non, le ton mielleux de la fille Narcisse demeurait une constante, qui peut s'avérer aussi rassurante que déroutante.

- Ce genre d'existences prédestinées à la mort font de belles histoires, oui ... n'est-ce pas pourtant le cas de tout le monde ?

Elle se comprenait. Après avoir vu autant de personnes qui se pensaient à tort immortelles, Ophélia se sentait bien plus unique à se savoir mortelle qu'à se voiler la face avec de sublimes mensonges. Après tout, elle était déjà morte, elle serait bien bête de se penser à l'abri de l'étreinte du néant. Elle y voit plutôt un refuge, pas une fatalité, l'alternative que lui offrent les dieux est le vide, sans aucune réserve ni condition, la non-existence pure et simple. L'anomalie savait parfaitement qu'elle s'égorgerait elle-même avant que cela n'arrive.

Retour à la réalité, assez de divagations sur le funeste destin qui toucherait son âme une fois qu'elle pourra en sentir le souffle. Elle avait tout le temps de méditer sur à quel point la vie était une chienne et ô combien les Architectes étaient des tyrans obsédés par leurs créations et leurs créations seules. L'Unique était bien plus noble à rester dans les ombres. Bref ! Ophélia parlait à quelqu'un et il était impoli de regarder dans le vide lorsque l'on conversait. C'était son père qui lui avait dit ça, longtemps avant sa mort ... oui, elle divaguait encore.

Clignant deux-trois fois des yeux, elle chassa les rêves hors de ses paupières et revint finalement trouver la vision du réel. Faisait-il donc aussi sombre, auparavant ? Curieuse lumière ... ou pénombre ? Peut-être un mélange des deux, le crépuscule approchait quoi qu'il en soit. Peu importait, les ténèbres rendaient la vaironne indifférente. Toujours neutre et irrémédiablement inaltérable, elle poursuivit néanmoins.

- C'est un beau métier que vous avez. Faire rêver les gens, c'est la meilleure manière de les faire réfléchir. Je vous envie, vous savez, avant je faisais pareil avec des enfants, mais la vie prend des tournants étonnants, parfois ... êtes-vous donc sensible à la damnation des anomalies pour ainsi en compter l'histoire, ou bien vous en êtes vous simplement inspirée de l'histoire de l'une d'entre elles ?


Représentation d'après-midi printanière 1w77

Ophélia s'exprime en #9966cc
Voir le profil de l'utilisateur

Elodie Mistral
Elodie Mistral
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyMar 12 Mar - 11:11
Irys : 99984
Profession : Artiste de cirque
Daënar 0
Et... je me suis laissé distraire. Bon sang concentre-toi Elodie ! Tu sais à quel point ce genre de manie peu dérangé les gens ! Tu as de la chance qu'elle ne semble pas en avoir fait cas.

- Ce genre d'existences prédestinées à la mort font de belles histoires, oui ... n'est-ce pas, pourtant, le cas de tout le monde ?

Es-ce que... Es ce qu'elle m'accuse de viser les fruits qui pendent ? Oy missi, c'est pas parce que t'as une robe et de belles chaussures que tu sais de quoi tu parles hein ? À moins qu'elle est juste été déçus par trop de conteurs du dimanche ?

Enfin c'est dur de la part d'un de mes confrères de faire une histoire parce qu'elle va plaire et pas pour dire quelque chose ! Les histoires, c'est une part de l'âme pas juste un gagne-pain ! On ne peut pas toucher la grandeur avec ses mots quand on se calibre pour un public et pas un message !

Un artiste n'a que deux paroles : une sur scène et une dehors et jamais il ne ment. C'est ça qu'on m'a dit la première fois que je suis passé devant un public et je ne l'ai pas encore oublié !

Ah et zut, j'ai pas fait attention à mon corps. J'espère que la Dame n'a pas l'œil trop acéré parce que le petit recule vexé manquait un peu de discrétion et de grâce.

- C'est un beau métier que vous avez. Faire rêver les gens, c'est la meilleure manière de les faire réfléchir.

Ah ! Exactement ! Enfin, ce n'est pas la seule raison, mais oui, c'est l'idée !

- Je vous envie, vous savez, avant je faisais pareil avec des enfants, mais la vie prend des tournants étonnants, parfois ... êtes-vous donc sensible à la damnation des anomalies pour ainsi en compter l'histoire, ou bien vous en êtes vous simplement inspirée de l'histoire de l'une d'entre elles ?

Faire rêver et réfléchir des enfants ? Eh bien, vous avez toute ma reconnaissance et mon envie, madame ! Voilà un métier qui fait...

"Avant" ? Elle ne paraissait pas si vieille que ça pourtant... Je ne lui aurais pas donné plus d'une dizaine d'années que moi ?

Il y a une donnée que je n'ai pas... Et j'hésite à la lui demander... Et encore cet arrêt sur l'anomalie... Mon petit Prince était important pour l'histoire et je suppose que c'est lui qui a eu l'impact final, mais j'ai un peu peur qu'elle ne me soupçonne d'en être une.

Ce ne serait pas la première fois qu'une troupe ambulante serait accusé à tort. Il ne manquerait plus que ça tient ! J'ai ma recette certes, mais je n'ai vraiment pas envie de partir en pleine forêt de nuit moi ! J'allais avoir le confort d'un bon lit et d'un bon feu et avec un peu de chance d'un bon bain moi !

Raaah ! Si les gens pouvaient arrêter de regarder mal les ambulants comme moi ! Je ne suis pas une criminelle parce que je n'ai pas de maison bande de... de... Vous !

Enfin... je vais au moins essaye de défendre ma place ici. Ne serait-ce qu'un peu. Tu as de la chance madame, je vais t'expliquer ce que je pensais en inventant cette histoire. C'est pas donné à tout le monde alors ouvre tes esgourdes ok ?

Raclage de gorge mental, visage avenant et... :

- Oui, c'est un métier qui me donne beaucoup de fierté ! Je ne sais pas exactement quel art vous pratiquiez, mais dans tout les arts, il faut regarder par-delà les apparences hein ?

Un petit passage de main pour rappeler que je suis aveugle et donc pas une menace... tout en espérant que le lancer de couteau de tout à l'heure ne fut pas si marquant...

- Quant aux anomalies, c'est un sujet compliqué... Je dois admettre que je n'en sais pas assez à leur sujet et que la plupart des choses que je sais sont des rumeurs et des on-dit. Je suis sensible a tout ceux qui souffre et je ne peux m'empêcher de ressentir pour ces... personnes créatures qui sont toujours sur la route.

Mais je n'utilise pas un de mes personnages pour un agenda politique contrairement à ce que les journaux semblent aimer faire. Selon moi, une histoire doit être un partage de point de vue sur des choses que l'on connaît tous.

Cette histoire parle du deuil. Elle parle d'un homme qui a survécu quelque chose qu'il n'aurait pas dû survivre et c'est retrouvé loin de la vie après.


Garde tes larmes Elodie. Pense à la nuit dehors montée sur une branche avec comme seule sécurité un bête piège de fils.

- Elle parle de comment un être qui est déjà mort peut rester auprès de nous après de tels évènements et du travail parfois impossible à faire seul pour avancer dans la vie. Si j'ai choisi une anomalie, c'est pour leur statut si étrange pour nous qui n'avons connu que le vivant et afin que le pilote soit forcé de faire son propre deuil.

Je sais que les histoires viennent du cœur, mais bon sang, j'aimerais bien qu'elle soit plus facile à dire quand elles nous touchent autant !


C'est avec le cœur et non les yeux que l'on apprend à se connaitre.

RPs Status:
 


Warning : Les dires et pensées du personnage ne sont pas toujours représentative des opinions du rôliste.
Elodie parle en : 00cc33
Voir le profil de l'utilisateur

Ophélia Narcisse
Ophélia Narcisse
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyJeu 14 Mar - 11:35
Irys : 1638822
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Quel art ..? Douce enfant, le seul art que pratiquait cette dame-ci était autrefois l'art de la tuerie et de la manipulation. Aujourd'hui, elle ne fait plus que mentir et se trouve bien contente de n'être qu'un visage parmi tant d'autres. Si son attrait pour l'art ne s'était pas estompé, elle aurait eu bien peu de chances de pouvoir à nouveau se tenir devant un visage quelque peu amical. Il était aisé de deviner que la prochaine destination de la vaironne dès qu'on lui passera les chaînes, ce sera un retour à l'asile, ou, au pire, une exécution publique. Elle avait toujours rêvé de mourir percée par des milliers de balle ... la douleur était moindre.

Enfin, c'est ce que s'accordent à dire les daënars, comme quoi le plomb est plus clément que l'acier. Qu'ils prennent un piston dans l'épaule et reviennent dire qu'il vaut mieux se faire trancher. Les deux se valent et Ophélia n'avait plus envie d'en subir aucun.

Son apparat la protégeait de la loi, ainsi que de la Flamme Noire. Définitivement, il n'y avait pas une culture sur ce monde qui ne souhaitait pas sa mort. Fut une époque, elle adorait jouer à chat, d'autant qu'elle avait les partenaires pour ça, de jeunes bambins qui grimpaient sur les étagères, glissaient sur les planches, faisaient tomber les jouets et ramassaient des échardes ... quel bon temps que cette belle époque perdue.

Les égarements de son esprit l'avaient perdue, ils l'avaient semée au gré du vent et n'avait laissés pour sillage qu'un siphon de souffrance, ainsi qu'un chasseur à la senteur de néant. Rien n'avait été de son fait, tout s'était modelé par la volonté du destin. Peut-être que si elle continuait à s'égarer, éventuellement, elle pourrait retrouver le coin de feu à l'angle de sa boutique bien aimée. Se balancer sur sa chaise à quatre pieds, lire les contes pour enfants qui continuaient à la faire sourire, fredonner des mélodies improvisées avec son propre index comme métronome ... tout ça lui manquait. Nostalgie, nostalgie, douce ennemie aux louables intentions, ne lèveras-tu donc jamais le drapeau blanc ?

Au néant, l'homme de l'histoire, pour Ophélia, la seule intrigue digne d'intérêt était celle qui décrivait le jeune garçon. Son pays imaginaire à lui, la vaironne l'avait connu, elle l'avait vu, l'avait arpenté, l'avait habité et l'avait oublié. La sensation demeurait la même, néanmoins, mais les Régisseurs ne lui laisseraient jamais le luxe de retrouver la douce embrasse de la mort. Elle en était revenue une fois, pourquoi ne pourrait-elle pas recommencer ? L'anomalie sentait que ce ne serait pas aussi facile et qu'une fois attrapée, elle serait scellée à jamais.

La rouquine en grimage eut néanmoins un sourire qu'elle ne put dissimuler aux yeux ... aveugles ? En fait, si, elle pouvait le dissimuler plutôt facilement finalement, d'autant plus qu'elle n'y voyait rien. Alors, elle ne se fit pas prier pour accentuer à quel point elle était concernée par l'état de fait posé par la foraine, au travers d'une grossière risette. Oui, c'était incroyable à quel point ce qui est mort peut rester proche, n'est-ce pas ?

A ce stade, Ophélia se sentait plutôt joueuse, elle ne savait pas exactement ce qui était le mieux à faire. Continuer à jouer l'ignorance, à tirer des explications plus larges d'un texte qui la concernait plus que de raison, ou bien au contraire, entièrement assumer sa nature et la rendre évidente aux ... "yeux" de la jeune fille. Autant dire que la vaironne préférait jouer, au vu de la curiosité de la petite, peut-être qu'elle serait bien trop fascinée de savoir que le petit garçon de son récit était incarné en la personne même de son interlocutrice.

Le ton de la voix de l'ancienne daënare s'adoucit encore, toujours bas, chevrotant d'une sérénité sans pareil. Etonnant ? Pas vraiment ... à force de conter des histoires à des gosses, on finit toujours par en adopter l'intonation. Et puis, au final, Ophélia avait gagné en contrôle de soi depuis sa sortie des chaînes. Elle n'en demeurait pas moins un recelât, un réceptacle d'une petite fureur qui menaçait de se déchaîner au premier coup de panique. Et pourtant ... elle était calme.

- Mais revenir d'entre les morts n'est qu'une légende ... vous le savez bien, personne ne sait comment s'y prendre, ni même si c'est possible. Et puis, si vous voulez trouver une anomalie, vous n'avez qu'à aller au Nord.

Klumpen ... le genre d'enfer qui devrait être réduit en cendre, l'incarnation même de la servitude volontaire. La seule différence entre les habitants de cette ville fantôme et elle-même, c'était que son ancien propriétaire avait été assez égoïste pour ne pas vouloir la délivrer aux mines de magilithe. Chanceuse qu'elle fut ... maintenant, elle avait le privilège de pouvoir courir pour sa vie au lieu de simplement voir les canons briser les Régisseurs en petits morceaux de verre. Elle poursuivit néanmoins, sa voix, inaltérée.

- Vous n'êtes également pas plus ignare que la plupart d'entre elles ne sont que des âmes infortunées qui ont trop joué avec la magilithe ... mais soyons honnêtes, il y a bien plus qu'une simple pierre derrière ces manifestations. Ne pensez-vous pas ?

Oh que non, il y avait bien plus, une véritable déité se cachait sous les aspects minéraux de la roche translucide. Un maître des poupées qui tirait les ficelles, ou bien un gardien bienveillant qui préservait les âmes des regrettés. Ophélia était plus encline à vénérer le deuxième. Elle se souvenait de son ancienne vie ... un brouillon véritable, le genre d'époque que l'on regrette plus vite que de sauter d'un mur de six mètres. Au travers de la mort, on lui avait redonné une seconde chance, en dépit de ce que les dieux en pensaient, en dépit des règles naturelles ... et elle se tenait encore debout.


Représentation d'après-midi printanière 1w77

Ophélia s'exprime en #9966cc
Voir le profil de l'utilisateur

Elodie Mistral
Elodie Mistral
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyVen 15 Mar - 15:35
Irys : 99984
Profession : Artiste de cirque
Daënar 0
- Mais revenir d'entre les morts n'est qu'une légende ... vous le savez bien, personne ne sait comment s'y prendre, ni même si c'est possible.

Ne me regarde pas de hauts la madame. Les légendes ne viennent pas de nul part. Elle se crée avec les racines profondément plongées dans la réalité. Qui plus est, c'est le droit des histoires que d'être irréelle.

- Et puis, si vous voulez trouver une anomalie, vous n'avez qu'à aller au Nord.

...Ne crache pas et ne jure pas. Tu n'es pas dans ton pays du Nord et les autres ne savent pas de quoi ils parlent. Ils ne savent pas qu'il est rare qu'une de nos connaissances ou un parent à nous ne soit enfermé entre ces murs à la fois haïs et loué. J'ai de la chance de ne connaître personne là-bas mais je sais que certain dans ma famille avait une raison personnelle de garder le tabou.

Je commence à taper un petit air avec mes doigts sur la barrière. Juste une petite contine que ma mère m'a apprise pour tenir toutes les saletés aux loin. Je me doute que ce n'est que de la superstition, mais cela ne coûte rien et me rassure.

- Vous n'êtes également pas plus ignare que la plupart d'entre elles ne sont que des âmes infortunées qui ont trop joué avec la magilithe ... mais soyons honnêtes, il y a bien plus qu'une simple pierre derrière ces manifestations. Ne pensez-vous pas ?

La ville innommable en tête, je ne pense même pas à ma réponse avant que mes mots ne quittent mes lèvres. Dans leur sècheresse, ils manquent de délicatesse et de réflexion, mais j'ai trop vu les résultats de la folie des pierres :

- Ces gens dont vous parlez n'ont rien d'anormal. Ces gens-là sont avares et/ou désespérés comme il est si fréquent pour notre espèce. La magilithe n'a été qu'un déclencheur de plus. Les abominations ne sont que la sortie visuelle de la corruption qui en a touché tant d'autre avant même la découverte du si précieux matériau.

Le tapement de mes doigts s'est arrêté et je me suis avancé. J'en ai assez que l'on accuse ces pauvres gens comme s'ils étaient d'étranges alien que l'on ne peux pas comprendre. J'en ai assez que l'on se persuade qu'on ne serait pas à leur place si une autre des ruées avait été corruptrice. J'en ai assez que les gens se voilent la face et refusent de se regarder dans le miroir.

Et je sais que ce n'est pas de la faute de la Dame en face de moi. Je n'aurais pas dû exploser sur ça mais je suis a vif et j'ai les nerfs qui se rappelle à moi. Trop d'émotions, trop d'évènements qui me rappelle ma famille. Raconter cette histoire en public était une erreur... Désolé Pripri, je passe devant.

Je baisse la tête et souffle un bon coup. Quand je la relève je suis calme et mes deux yeux sont ouverts.

- Désolé, je suis de Vereist. Le sujet est sensible.

Je sais à quoi je ressemble quand je peux voir le monde. C'est paradoxalement quand j'y vois que les gens croient vraiment que je suis aveugle. Je peux les comprendre en même temps, mes yeux ne se posent sur rien. Quand j'ai les paupières fermé on pourrait croire que je suis juste une gamine normal si un peu excentrique, mais une fois le voile levé... Une description qui m'avait parlé était que mon regard se perd si loin qu'il observe par-delà le vide.

Je garde mon regard vague et au niveau de sa pommette droite. Cela déstabilise les gens quand on ne leur parle pas dans les yeux.

- Je crois bien que cette discussion part vers un coté plus philosophique et il me semble bien que le soleil ne sera plus des notre bien longtemps. Voulez-vous marcher avec moi jusqu'à l'auberge où je comptais passer la nuit ? Il faut aussi que je récupère mes deux dagues.

Je pointe dans la direction générale du plafond et me mets en marche sans attendre de réponse. Mes mains se mettent alors à danser devant moi à la recherche d'un potentiel obstacle afin d'éviter tout accrochage. Je me demande si la Dame va se pousser ou si elle restera dans mon chemin ? Si elle ne bouge pas je verrai ce que ses mains ont a dirent aux mienne.


C'est avec le cœur et non les yeux que l'on apprend à se connaitre.

RPs Status:
 


Warning : Les dires et pensées du personnage ne sont pas toujours représentative des opinions du rôliste.
Elodie parle en : 00cc33
Voir le profil de l'utilisateur

Ophélia Narcisse
Ophélia Narcisse
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyMar 19 Mar - 16:49
Irys : 1638822
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Quelqu'un qui défend ouvertement les anomalies, n'était-ce pas beau de voir le premier visage d'une société en évolution ? On commençait par une foraine aveugle, qu'est-ce qui viendrait ensuite, un pochtron lambda qui titube sous le poids de l'alcool ? En plus d'en arborer les odeurs, il en arborerait la déraison. Personne, absolument personne ne sait supporter une âme impie, ou bien un corps infectieux. Tous les croient impurs, tous les croient ... contagieux, comme une pandémie. Une bactérie, voilà l'affection que l'on attribuait à des gens qui se haïssaient déjà bien assez pour souhaiter leur propre mort.

Mais elle évite sa question, certes elle y répond, mais là n'est pas le sujet véritable de ce qu'Ophélia aurait voulu tirer hors de ses lèvres. La notion de divinité était, sans doute, pour un daënar, abstraite, surréaliste. Pourtant, il y a bien de ce genre de tyran qui vit de l'autre côté de l'océan, un bateau suffirait pour y croire. Force différence il y a entre constater des faits et consacrer de son âme à la vénération de ces vérités même. La vaironne avait fait son choix, entre la peste et le choléra, les dieux et l'humanité, elle avait choisi une voie plus vénérable encore. L'Unique n'ouvrait ses bras qu'à ceux nés de sa lumière, toute autre personne est ... aveugle. N'est-ce pas vrai, petite foraine ?

- Aaaah ...

Elle avait oscillé l'onomatopée incertaine, faussement intéressée par cette remarque qui n'avait pas d'intérêt à ses yeux. Au jugé de l'âge de son interlocutrice, Ophélia devinait qu'elle avait pu voir les neiges nordiques plus tôt que sa cadette. Vereïst lui manquait à elle aussi, sa boutique surtout, ses jouets, ses boîtes à musique ... la musique. Tout était si beau dans cette maison, si propre, si chaud. Un lit qui était tout à elle, un magasin qui accueillait plein de petits nez ingrats, de la nourriture ... simpliste, mais bien assez pour survivre. Le confort se perdait.

Toutefois, la jeune rouquine ne se confondit pas en excuses, maquillée sous ses yeux rouges, elle était aussi froide que ce que les aspects ne laissaient entendre. Elle avait le ton, pourquoi dissimuler la note ? Le métronome battait toujours le même tempo, sa voix régulière ne cessait pas d'être une harmonieuse ligne constante, sans aucun changement. Neutralité complète et objectivité parfaite, ou bien le destin n'avait-il plus de quoi lui faire lever le cil ? Pour une entité destinée à mourir avant les autres, elle en avait plus vu en presque un an que la plupart des autres humains. Amusant paradoxe.

Parlant confort ... ou plutôt, pour y revenir, l'aveugle adolescente proposa de la crécher à l'abri d'une auberge, sans doute comptait-elle prétendre que les aspects philosophiques de leur dialogue était le motif inévitable d'une attraction vers l'alcool. Grand bien lui en fasse, mais Ophélia ne buvait pas, pour une miséreuse haïe de tous, elle avait des goûts de comtesse et en adoptait les manières. En plus d'obtenir le bon goût des lignées chéries par la vie, la petite Narcisse s'amusait de revêtir les plus méprisables traits. Indifférence complète, mépris latent pour les étrangers et intérêt centré sur sa petite personne ... n'était-ce pas là un charmant résumé ?

Enfin, l'apparat superficiel était froid, mais il n'était aucunement du genre à vouloir chercher des noises aux autres. Elle fit un pas de côté, la laissant traverser, jetant son regard en haut vers les couteaux. Mains jointes devant son bassin, elle faisait l'aller et le retour entre les couteaux et l'aveugle. Pour peu qu'elle ne le remarque, l'anomalie se fendit d'un maigre sourire, ses paupières ne se délestant pas de leur ton blasé. Derrière l'illusion, ses pupilles se décolorèrent, trouvant une teinte grise pour se voiler. Deux ondes invisibles firent levier sous les lames, qui tombèrent net au sol devant l'aveugle jeune femme.

- Hum. elle constata la réussite de son art avec une intonation vidée d'émotion. Si vous permettez je connais une brasserie bien plus amusante que n'importe quelle autre auberge que vous saurez me faire visiter. En plus, ils ont un piano. Suivez donc, si vous ne voyez pas la route, écoutez simplement le vent.

Parce que ce dernier, c'était bien dans leur dos qu'il soufflait, tout ce qu'avait à faire la jeune fille, c'était avancer. Heureusement qu'il n'y avait pas d'intempéries ce soir, on ne remarque jamais une brise dans un ouragan. Ophélia s'arrêta cependant ...

- Vous connaissez bien Rathram ? Si vous saurez m'emmener à la place des Fortunes, je saurais vous faire découvrir un bel endroit ... c'est qu'ils sont rares, dans les environs.


Représentation d'après-midi printanière 1w77

Ophélia s'exprime en #9966cc
Voir le profil de l'utilisateur

Elodie Mistral
Elodie Mistral
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyDim 24 Mar - 11:34
Irys : 99984
Profession : Artiste de cirque
Daënar 0
Et la dame se pousse... bien dommage, j'étais curieuse d'en apprendre plus sur elle. Après tout, c'est fou ce que l'on peut découvrir juste en observant les mains. Madame à beau être bien habillé et parler d'un peu haut, c'est le genre de chose que je pourrais faire moi aussi. Que j'ai fait moi aussi d'ailleurs auparavant. Mais il suffirait d'une poignée de main pour trahir le costume. Quelle noble qui se respecte aurait la corne que j'ai ? Il aurait fallu qu'il s'abîme les mains sur un couteau et aucun noble ne ferait ça ! N'est-ce pas ?

Les diseuses de bonne aventure font ainsi parfois. Lire le passé des gens en retraçant les travaux de leurs mains. Tache d'encre, crispation, arthrose, cicatrice, ongles. Tant d'information qui peuvent être apprise, le temps d'un effleurement. Mais pas tout de suite apparemment.

Je continue vers le pilier qui à subit mon agression quand quelque chose d'étrange arrive. Quelque chose qu'une aveugle n'est pas sensée voir, mais qui peut profiter à une maline comme moi. Je ne l'aurais probablement pas vu si je ne m'apprêtais pas justement à les récupérer, mais mes dagues bougent rarement légèrement avant de tomber toutes seules. Une chance que j'ai ouverte mes yeux un peu avant.

Je fais attention à sursauter un instant après que le bruit métallique ne m'atteigne et commence à chercher mes lames à taton. Je n'aime pas qu'elles soient ainsi malmenées. Le métal ça s'abîme comme tout autre matériau et je ne roule pas exactement sur les Irys. Que cette madame soit une My'tran, et bien grand bien lui en fasse, mais qu'elle soit gentille et n'endommage pas mes outils de travail !


Enfin, il ne faut pas que je saute aux conclusions. Il y a du vent après tout et il n'est pas impossible que le lancé est mal planté les dagues ou les ait planté dans une partie plus tendre du bois. Cependant, le moment semblait un peu trop bien tombé justement. Une coïncidence sûrement. Mais quand les coïncidences se multiplient, il y a souvent autre chose derrière.

- Si vous permettez je connais une brasserie bien plus amusante que n'importe quelle autre auberge que vous saurez me faire visiter.

Moi mon but c'était de papoter pas loin de là où j'allais pouvoir dormir, mais bon...

- En plus, ils ont un piano.

Ah une pianiste ! Me voilà curieuse maintenant ! Ce n'est pas un instrument dont, j'ai souvent pu profiter. C'est dur d'emmener une telle machine avec soit après tout.

- Suivez donc, si vous ne voyez pas la route, écoutez simplement le vent.

...Deux coïncidences... Et puis merci bien, mais je marche depuis plus de quinze ans sur cette terre et j'ai pas encore trop raté mon coup ! La route, j'apprends à la sentir ! Bon, je dois remercier les routes Daënar est leur droiture inflexible certes, mais il faut vivre avec son environnement !

Allez, je range rapidement mes dagues avec le soin de l'habitude et je me lance à sa poursuite ! Soit, elle n'est pas loin et ne vais pas vite mais en allant avec le vent c'est dur de ne pas se sentir rapide comme lui !


- Vous me blessez ! Comment pensez vous que j'ai vécu si longtemps si un simple manque de repère m'immobilisait ! Je suis une vagabonde moi vous savez ? C'est sur la route que je passe ma vie !

Et c'est avec plaisir que je vous accompagne jusqu'à cette brasserie bien que j'ai peur d'être une piètre compagne de beuverie. L'alcool se doit d'être consommé pour les occasions, vous comprenez ? Par contre je serais plus que ravi de vous écouter à votre art !

- Vous connaissez bien Rathram ? Si vous saurez m'emmener à la place des Fortunes, je saurais vous faire découvrir un bel endroit ... c'est qu'ils sont rares, dans les environs.

Si je connais bien Rathram ? Je ne le connais pas aussi bien que le voudrais, mais la place des Fortunes n'est pas exactement caché cependant. Une poignée d'heures d'ici, mais guère plus je pense. Bien moins si le temps est important et que l'on se dépêche.

Et les endroit emplie de beauté ne sont pas rare très chère, ils sont juste dur à voir...

- La fontaine au grand chêne ? Oui bien sûr ! Cela fait quelque temps que je visite le pays après tout ! L'ambiance y est plaisante, mais je dois admettre que l'endroit lui-même perd de son charme sans son image et au printemps.

C'était tellement fascinant ! Le rouge des feuilles qui contrastait avec la couche de neige partout ! Et la fontaine d'eau pure ! Je m'étais caché entre les racines de l'arbre en haut du rocher quand personnes ne faisait attention ! Tout était si serein cette nuit... Pas de risque de se faire gober ou agresser par je ne sais quelle sale bête !

- Je vous y conduirais avec plaisir en tout cas et cela ne prendra qu'une petite poignée d'heures ! Il m'est dur de résister à une telle promesse après tout.


C'est avec le cœur et non les yeux que l'on apprend à se connaitre.

RPs Status:
 


Warning : Les dires et pensées du personnage ne sont pas toujours représentative des opinions du rôliste.
Elodie parle en : 00cc33


Dernière édition par Elodie Mistral le Lun 8 Avr - 10:15, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Ophélia Narcisse
Ophélia Narcisse
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyDim 7 Avr - 19:24
Irys : 1638822
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
Deux heures ?! Ophélia eut l'effet d'une petite secousse à la révélation du délai de marche jusqu'à la place ... il était déjà seize heures, le crépuscule pointerait son nez d'ici-là. Si regard minutieux il y avait, ce dernier aurait déjà remarqué que certains nuages commençaient à s'effacer à l'Ouest, tandis que le soleil s'inclinait face aux deux Lunes pour l'instant invisibles. Bientôt elles se dévoileraient, joues pâles d'un visage noyé de ténèbres, ponctué de lueurs étincelantes. La perfection de la nuit ne résidait pas dans sa beauté, mais dans l'absence de visuel. Quel jugement y a-t-il à porter sur un monde qu'on ne voit pas. Mais si My'tra lui avait offert la perspective véritable de ce qu'était une nuit noire, Daenastre s'en distinguait grâce à la technologie. Un confort plus que bienvenue.

En tout cas, la petite savait où elle allait ... ou plutôt, ou elle se devait de la guider. La vaironne sous apparat connaissait Rathram, surtout les quartiers les moins bien fréquentés. Elle se souvenait de l'époque où elle rasait les murs pour mettre à bas toute personne qui avait pour seul péché commis l'affront de se balader. En bref, ce n'était que caprices arbitraires, idioties soiffardes de sang et erreurs répétées, encore et encore. Maintenant, elle se mugissait, crocs rentrés au sein d'agneaux dont elle se croyait la louve. La vérité était autre, de tous, elle n'était qu'une brebis galeuse, celle qui appartient à l'autre enclos, adjoint à l'abattoir.

La fontaine au grand chêne, oui, c'était peut-être ça. Enfin, il y avait de plus grands chênes, mais tout était relatif. Les yeux du sol ne voient que le dessous de la cime, qui pourra-t-on blâmer sinon ceux qui ne savent pas voler ? Ophélia ne se considérait pas libre au point d'en être légère comme les volutes, non, mais elle se considérait assez sage pour savoir qu'elle était sa place. Chose étrange, pourtant, on lui avait réservé une position de choix, dans la boue, la fange et le néant. L'endroit à laquelle on la destinait n'était pourtant pas là où appartenait son avenir. Là où adviendrait la fin de son chemin était un lieu en éclats, en émoi, en larmes de son départ, car tous sauraient qu'on ne l'oublierait pas.

Et puis ... une promesse ? La vaironne savait qu'elle ne faisait jamais de promesses, jamais. Les seuls serments qu'elle commet sont ceux qu'elle brise, il en va également de l'honneur que de s'engager à toujours briser les voeux. C'était ce que tous faisaient pour elle, jamais elle ne se priverait de rendre la pareille à un pur. Alors de quelle insanité cette petite pouvait bien parler ? Le regard, toujours aussi froid et sévère qu'elle lui adressa s'orna d'un sourcil dressé ... passons. De toute manière, si la jeune fille avait prévu de lui faire dire ce qu'elle n'aurait jamais proféré, elle s'assurerait que plus jamais elle ne puisse parler.

Ophélia n'adressa aucune parole à la jeune femme lors du trajet, et si cette dernière avait des questions, elle s'en détournerait avec la simplicité d'une réponse honnête, mais superficielle. Et si mentir se devait, alors mentir elle ferait. Dans ce silence, néanmoins, la vaironne cogitait, réfléchissant. Et si elle faisait preuve d'honnêteté réelle pour apaiser les soupçons qui l'alarmaient ? Cette idée de promesse la mettait sur ses gardes et elle sentait le coup fourré venir. Dommage, aucune lame n'ornait son flanc. La poudre qu'elle trimbalait sur elle, par contre ... ça, c'était une arme vraiment formidable. Couplée à la magie du vent, elle en devenait meurtrière.

D'un geste subtil, elle attendit d'être placée du côté où la jeune femme ne pourrait voir la bourse sur son flanc droit. Levant naturellement la main, elle donna du mou au fil qui cousait l'entrée du paquet de toile. Entrouvert, un léger remous glissa le long de la hanche de l'anomalie, dessinant une courbe, avant de glisser sous la scopolamine. Une soufflée de ceci et ... bonjour, marionnette.

- Par "promesse" ... qu'entendiez-vous donc, plus tôt ?

Oh, qu'elle choisisse bien sa réponse, elle pourrait bien la regretter. Le vent était déjà levé, la terre au sol était sèche, des débris et de la poussière en ornait la surface, personne ne s'en rendrait compte si elle devait y mêler sa drogue. Une pensée pour Swenn, jamais une personne ne s'était rendue aussi utile que le chimiste quand il lui apprit cette recette. Mieux, encore, elle avait de l'arsenic sous la main, pour les situations extrêmes. Ses paupières serrées fixaient ainsi les pupilles opaques de la jeune femme, un air curieux, presque sarcastique sur les lèvres.


Représentation d'après-midi printanière 1w77

Ophélia s'exprime en #9966cc
Voir le profil de l'utilisateur

Elodie Mistral
Elodie Mistral
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyLun 8 Avr - 10:46
Irys : 99984
Profession : Artiste de cirque
Daënar 0
Je suis un peu étonné de la réaction de la Dame quand je lui ai annoncé la couleur mais j'aurais dû m'y attendre. Les gens qui sont en robe et talons sont rarement habitué à se déplacer par eux même. Il ne faut pas être un génie pour se rendre compte qu'ils ne sont pas les plus adaptés des habits pour... À peu près tout en fait... Sauf les situations sociales bien sûr, mais même là pas pour toute.

Oui je ne suis pas doté d'une grande appréciation pour ces pauvres accessoires. Appelez ça une déformation professionnelle si vous voulez... Moi j'appellerais ça une façon d'éviter une déformation corporelle.

- Le prix de la marche à pied coûte, en temps, ce que l'on économise en argent. Et puis il est plus agréable pour cet endroit d'être éloigné des centres urbains.

Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que ma camarade voulait passer le temps dans sa tête plutôt qu'avec moi. Grand bien lui en face, les gens ne pense pas assez de nos jours. Ou bien pense-t-il trop ? Un problème pour les gens en tout cas.

Mais si elle n'occupe pas l'espace sonore elle devra accepter mes murmures. Passez suffisamment de temps sur les routes seul avec votre esprit et vous gagnerez une jolie expérience au combat contre l'ennui. Et puis certaine permette de s'entraîner aussi.

Par exemple, le fait de chantonner et un bon moyen d'entretenir sa voix et de garder en tête les airs et paroles qui nous sont demandé. Jongler en marchant, même avec juste une balle ou une pierre entretiendra votre poigne et votre lancé.

Si j'étais toute seule j'aurais aussi fait des cabrioles mais je ne connais pas assez ma compagne de route pour le moment. Je détesterais qu'une erreur de calcul envoie mon pied dans son nez ou qu'un écart réflexe de sa part ne l'envoie dans le fossé.
Tiens ? Son pas change ? Es ce qu'elle s'est fait mal ? Je vais peut-être ralentir progressivement. Je n'ai pas vraiment pensé que j'étais très habitué à la marche quand elle ne l'était probablement pas.

J'entends un bruit de friction entre quelque chose et... du tissus peut-être ? Cela venait du flanc qui était de mon côté avant qu'elle ne mette du bazar dans notre rythme de marche... Bon, ce n'est pas vraiment du bazar, mais moi, je compte les pas pour me repérer ! Ce genre de changement, c'est toute une logistique pour moi !

En tout cas cela me dérange. Je suis une optimiste je le sais mais je suis aussi une jeune femme qui vit seul sur les routes et dans la nature. J'ai eu mon lot de mauvaise expérience et si elle était loin d'être majoritaire, les femmes aux intentions discutables étaient surprenamment nombreuse... Et quand on cherche à cacher des chose par reflexe, je suis aveugle après tout, cela n'inspire rien de bon.

Je pourrais me battre mais à quoi bon. Je suis une vagabonde et l'autre est bien habillé. Aucune chance que les autorités prennent mon parti. Qui plus est, mes armes sont des outils d'art, pas de guerre. Je hais toute situation qui me force à les salir d'une goutte de sang. Non si les choses tournent mal, je fuirai comme d'habitude. Que ce soit en ville ou en forêt, rare sont ceux qui peuvent poursuivre une acrobate. Et rare sont ceux qui s'attendent à voir une "aveugle" comme moi courir aussi vite que je le peux.

- Par "promesse" ... qu'entendiez-vous donc, plus tôt ?

Hum... C'est à la fois rassurant et dérangeant. D'un coté, c'est mon mauvais choix de mots qui l'a mise à cran, de l'autre l'idée d'une promesse l'a mise à cran. Je me demande qui j'ai avec moi, parce qu'elle à l'air d'avoir eu une drôle de vie...

Garde les yeux droit devant. Si je n'était pas aveugle depuis si longtemps j'airais dû combattre le réflexe de fermer les yeux quand j'aurais fait comme si la culpabilité m'était douloureuse mais je n'ai presque aucun automatisme avec mes yeux.

Tête légèrement tournée vers elle pour montrer que je l'ai entendu et que je lui parle. Les gens n'aiment pas avoir l'impression d'être ignoré et ils ont du mal à comprendre que je suis loin de les ignorer quand je ne les regarde pas.

Menton un peu levé pour me donner un air penseur et...

- Je vais avoir un peu de mal à vous donner les mots exacts, mais... Vous aviez dit que si je vous emmenais à la place des Fortunes vous me feriez découvrir un bel endroit non ?

Je tourne un peu mes épaules vers elle sans me tourner complètement et je mets une main sur mon cœur.

- Je m'excuse si le mot promesse vous a dérangé. Je suis le genre de femme pour qui toutes paroles sont des serments. Si mes mots sont remis en doute, c'est toute ma profession, tout mon travail que je mets en péril. Je comprends que cela n'est pas pareil pour tous, mais il m'arrive de ne pas faire attention à ce que je dis juste après une représentation.

Je refais face à la route, mais je ne me repose pas tout de suite. Je pense avoir trouvé la raison de sa... prudence, mais je ne risque pas ma vie sur une supposition merci bien.

Les gens qui donnent autant d'importance aux "promesses" et aux "serments" et autre "j'ai juré" m'énerve. Dans quel monde vivez vous pour préciser quand vous ne mentez pas plutôt que quand vous êtes incertain. Combien de fois avez-vous menti par omission, combien de fois avez vous menti sans remords ?

Maintenant... politique ou crime ? Je sais que la différence est fine et flou mais elle existe quand même. Elle peut aussi être plongée dans les deux et au diable les limites.

Me faire découvrir un bel endroit près de la place des Fortunes... Il y a bien des années que ce n'est plus un village de hors-la-loi. Depuis avant l'invention du train même. Mais une mauvaise réputation tache comme le sang. Il est dur de s'en défaire...

C'est tellement dommage. Je voulais juste passer une petite soirée tranquille et je vais finir mon séjour ici en me méfiant des bruits des chats... Pas que je ne m'en méfierais pas autrement... Maudits tairakh...


C'est avec le cœur et non les yeux que l'on apprend à se connaitre.

RPs Status:
 


Warning : Les dires et pensées du personnage ne sont pas toujours représentative des opinions du rôliste.
Elodie parle en : 00cc33
Voir le profil de l'utilisateur

Ophélia Narcisse
Ophélia Narcisse
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière EmptyLun 29 Avr - 20:32
Irys : 1638822
Profession : Cible mouvante pour Régisseur
Pérégrins -1 (femme)
... le vent ne couperait pas maintenant, apparemment, pas plus qu'il ne porterait la rumeur de la faucheuse. Etait-ce dommage ? Un peu, Ophélia aimait bien se fabriquer de nouveaux pantins, elle se sentait moins seule et elle trouvait que ça la rendait bien plus compréhensible. Mais il n'était pas assez tard pour changer la jeune femme en docile petite larve sans libre arbitre. Pour l'instant, la vaironne s'était embarquée dans une promesse de psalmodie et ça ne lui déplaisait pas. La poussière au sol demeura ainsi à sa place, et de même fit celle dans la minuscule sacoche de toile à la ceinture de l'anomalie.

Le sarcasme sur son visage s'affaissa aussi sereinement que l'aube se lève, elle ne se mit pas non plus à sourire, néanmoins. L'expression ainsi retrouvée n'était que l'habituelle manifestation d'une neutralité pure, aucune émotion visible, si ce n'était que des sourcils légèrement baissés. Pour la fausse rouquine, c'était quelque chose de bien normal, ç'aurait été ne pas la voir faire la gueule qui serait étonnant. En lieu et place de sérénité, elle regardait le monde comme le tas de merde qu'il était et s'amusait de chaque ironie décelée sur sa route. Par exemple, comment une aveugle a-t-elle su faire preuve d'un instinct de survie et d'une perception plus aiguisée que la plupart de ses congénères.  Ophélia doutait encore, mais peut-être que cette saltimbanque était elle aussi damnée par les Architectes ...

Posant un pied devant l'autre, la vaironne continuait à suivre la bouffonne jusqu'à la place évoquée. A son arrivée, elle laissa s'échapper la sonorité d'une ombre de risette en une approbation gutturale. Elle chercha des yeux l'endroit qu'elle tenait à trouver, un pub peu fréquenté ... très rarement fréquenté en fait, et souvent bien mal, mais le tenancier était si adorable ... à sa manière. L'anomalie vint se poster devant un bâtiment à la façade impeccable et au sol si propre qu'il en aurait presque brillé. Elle prit les devants et passa la porte, laissant glisser un murmure à la jeune fille.

- Je vous préviens, ma manière de jouer ... énerve parfois les gens.

Et elle disparut derrière les battants, posant le pas dans la salle qui servait tant à la réception qu'à la commission. Des tables ci et là étaient éparpillées au fond de la salle et sur un balcon conjoint au rez-de-chaussée par des escaliers sur les côtés de la salle. Au centre-même de la pièce, un piano d'une qualité rarement égalée se prônait. Pour la première fois de la journée, la vaironne sourit d'une malicieuse luminescence. D'un ton étrangement radieux, elle salua le tenancier, un vieux bonhomme rabougrit qui tirait une tronche plus longue qu'elle.

- Bonsoir, Norbert.
- Tiens, v'là l'inconnue dont j'me fiche pas mal du nom en échange de trois irys, z'avez ramené un déchet humain, ma p'tite reine dramaturge ?
- Tous ceux qui rentrent ici le sont, n'est-ce pas ?
- Oh que oui.

Ophélia se mit à glousser avant d'avancer dans la pièce. Il y avait des gens au balcon et à côté des murs au rez-de-chaussée, et l'un d'eux était couvert de fourrures. La jeune femme était étrangement ravie et jetait des coups d'oeil bien peu discrets aux alentours, salutations que semblaient lui rendre la populace en de fins sourires. La vaironne s'installa au siège du piano, soulevant le clapet et effleurant l'une des touches. Il était encore accordé, charmant ...

... sol, la dièse ... si, la ... la dièse, sol, ré ... les premières touches étaient lentes comme les gouttes annonçant une averse, tombant comme les battements d'un pendule. La dièse, ré dièse, ré, do, ré dièse, ré ... les touches suivantes scintillèrent comme le vrombissement d'une étoile, plus hautes, elles n'en étaient pourtant pas moins graves. Les mêmes notes furent alors reprises, mais avec une demi-gamme de haut, et s'achevant sur une tonalité grave. La main gauche d'Ophélia se mit alors à frotter les accords, donnant des airs plus cérémoniels à la musique qu'elle interprétait.

Au bout de la troisième répétition, le tavernier se mit à fredonner la musique, au bout de la quatrième, la vaironne elle-même commençait à en susurrer l'air. Un inconnu, au fond de la salle, se mit à fredonner, arrachant un large sourire à la pianiste, avant qu'elle ne le lui lance un regard d'un air entendu. Ce n'était rien de joyeux, en fait, ça sonnait comme un hymne, un chant que l'on entend qu'aux lèvres des foules et sous le couvert de bruits d'émeutes. Les autres clients, eux, se contentaient d'écouter, sans que la jeune femme ne les considère même. Elle adorait cette musique ... même sans partition, elle la récitait sans aucun mal.

La chanson se déroula de manière plutôt uniforme, à l'exception des quatre dernières strophes. La première moitié était grave, martelée par des touches placées à gauche, brûlantes de passions sous le doigté rigide de la vaironne. Les basses résonnaient au travers du sol, se répandant dans le bois, laissant à Ophélia tout le loisir de sentir son coeur vibrer. Mais le ton changea catégoriquement aux deux dernières, les bas accords disparurent, à tel point que les deux mains de la vaironne s'étaient postées tout à droite du clavier. Elles inclinaient les touches si doucement, le tempo en était troublé. Elle finit sur un crescendo aux doux revers d'espoir ... avant de se retourner vers celle qui l'avait accompagnée ici.

Son regard rougeoyant la fixait, comme attendant une réaction, elle perçait son expression avec des airs de soupçon. De longues secondes durant, elle scruta dans les pupilles de la bouffonne, à la recherche de la moindre étincelle, de la moindre larme ... rien. Elle redirigea son regard vers le tenancier et secoua la tête. Ses doigts revinrent toucher le piano, jouant une mélodie qui semblait bien moins lourde de sens à Ophélia. Se faisant, elle glissa une interrogation pour la jeune fille.

- Vous m'avez dit que vous veniez de Vereïst, moi aussi. Comment vous vous appelez ... comment vous êtes vous retrouvée ici ?

Et elle sourit ... pour de faux.


Représentation d'après-midi printanière 1w77

Ophélia s'exprime en #9966cc
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé
Représentation d'après-midi printanière Empty
Représentation d'après-midi printanière Empty

Chroniques d'Irydaë :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Rathram