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Chroniques d'Irydaë
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 Amélia Earhart

Amelia Earhart
Amelia Earhart
Amélia Earhart Empty
Amélia Earhart EmptySam 9 Mar - 23:47
Irys : 64989
Profession : Hors la loi
Daënar -1


Amélia Earhart



Passeport


Nom : Earhart
Prénom : Amélia
Surnom : Amy
Sexe : Féminin
Âge : 27 ans
Métier : Hors la loi
Communauté : Daënastre - Ünellia
Lieu de naissance : Plan des astraux à Alexandria



Aptitudes & possessions

  • Armes et habiletés :
    Sabre d'Amélia:
     
    Le sabre que le père d'Amélia lui a offert bien des années auparavant. Léger, équilibré et solide, on sent que, malgré le style très élaboré, il a été avant tout fabriqué dans une optique d’efficacité qu’autre chose. Sa lame est droite, elle n’a pas de courbure et a, comme tous les sabres un seul tranchant, sauf sur la pointe qui, elle, possède un double tranchant pour permettre de frapper d’estoc. Mesurant 112cm dont 92cm pour la lame, il pèse un peu moins de 1,5 kg ce qui en fait une arme très maniable et pratique.

    C’est l’arme de prédilection d’Amélia. Elle la manie à la perfection grâce à son entraînement dont une bonne partie se basait sur le maniement de ce type d’armes et elle put beaucoup s’exercer que ce soit en conditions réelles ou non depuis qu’elle est descendue dans le verso. Petite subtilité, Amélia étant gauchère, l’arme a été pensée pour et ne conviendra pas à un maniement de la main droite, la garde étant inversée et risquant de gêner les mouvements.

    Revolver d'Amélia:
     
    Ce revolver, qu'Amélia a dérobé à son père avant de partir dans le verso, est finement ciselé et a clairement été fabriqué par un très bon artisan. De calibre 11mm, ce pistolet reste assez classique malgré tout et ne ferait pas tâche dans l'arsenal d'un militaire quelconque.

    Préférant le maniement de son sabre, Amélia a su tout de même s'entraîner à tirer pour avoir un niveau plus que correct.


    Pour finir, Amélia se bat très bien à mains nues, usant autant de son agilité que de sa force, entretenues par un entraînement quotidien assez rigoureux. Elle connaît le fonctionnement de beaucoup d’armes à feu même si elle n’a pas nécessairement d’entraînement pour les utiliser correctement et est capable de démonter et remonter tout type d’armes conventionnelles pour les entretenir. De plus, son éducation lui a donné de solides connaissances de l’histoire et de tout un tas de choses utiles en tant que militaire telles que la cartographie, la stratégie et autres.

  • Familiers/montures : Lini... euh non, rien.


  • Autres possessions :  D'une manière générale, Amélia aime montrer par ses vêtements qu'elle vient d'un autre monde que les autres et aura toujours des habits de bonnes qualité et bien entretenus. Pas de robes ni rien mais des tuniques pratiques pour se battre. Elle possède une montre à gousset qu’elle a obtenue il y a bien longtemps et son fidèle chapeau à plume qu’elle garde depuis qu’elle a quitté le plan des astraux et auquel elle porte une attention toute particulière.




Profil psychologiqueLorsqu’on la rencontre, Amélia donne l’impression de ne pas être à sa place. Vivant dans le verso depuis bien des années maintenant, elle n’a pourtant jamais vraiment pris l’attitude de ceux qui y sont nés et y ont grandi. Difficile de dire si c’est par simple habitude, par éducation ou par choix mais, bien qu’une petite part de son vocabulaire vienne des personnes qu’elle a rencontrées ici-bas, elle a su garder son attitude de l’époque. On pourrait presque la reconnaître juste en apercevant sa silhouette tant elle fait attention à garder une posture et un port de tête nobles. Sa façon de se déplacer et, d’une manière générale, de faire quoi que ce soit, trahit ses origines bourgeoises aussi bien que sa façon de parler très formelle et au vocabulaire bien différent de celui des gens d’en bas. La quasi-totalité du temps elle préférera utiliser du langage soutenu et des tournures de phrases ampoulées plutôt que de chercher à faire simple et s’interdira autant que possible l’utilisation de grossièretés ou d’injures.

Tout cela vient d’une certaine fierté qu’Amélia ne cache absolument pas. Elle est fière de ses origines et le montre au tous les jours, comme pour se démarquer de ceux qui sont autour d’elle. Cette fierté s’accompagne d’une grande confiance en elle et en ses capacités. Il n’y a rien qu’elle ne puisse accomplir si elle y met les efforts nécessaires et, quoiqu’il arrive, si elle se lance dans quelque chose elle ira toujours au bout, visant toujours à atteindre l’excellence. Elle a grandi avec l’idée qu’on ne mérite que ce pour quoi on a donné des efforts et elle a su faire de cette philosophie la sienne, s’imposant une rigueur extrême face au travail qu’elle applique aussi dans une moindre mesure aux autres, ne tolérant pas les échecs et n’abandonnant jamais. On a le droit de se tromper, de faire des erreurs, mais ces dernières ne doivent jamais marquer le point d’arrêt de nos efforts.

Amélia est une personne prudente. Gardant toujours la tête froide, elle réfléchira toujours avant d’agir, considérant qu’un plan bien préparé est le moyen le plus sûr d’arriver rapidement et efficacement à ses fins. Lorsqu’elle doit travailler avec quelqu’un, elle devra être sûre que la personne est fiable et que rien ne risque de poser problèmes par la suite. Ayant accepté que Linia devienne plus ou moins l’organisatrice de leur petit groupe, elle n’hésitera pas à la consulter si jamais un point d’ombre subsiste ou pour obtenir son aval avant de lancer une opération qui pourrait potentiellement engager la sécurité tant financière que pratique du groupe.

Elle a d’ailleurs conscience de ses spécialités ainsi que de celles de ses camarades, acceptant qu’elle-même n’est pas la mieux placée pour la négociation et les relations diplomatiques, laissant donc Linia s’occuper de ça pour n’intervenir que lorsque les échanges sont conclus ou pour servir de gros bras. Pas qu’elle soit incapable d’organiser des rencontres avec d’autres chefs de bandes mais elle a une légère tendance à se braquer lorsque qu’elle estime que la personne en face d’elle lui manque de respect et ayant par la même un peu gardé sa mauvaise manie d’aller à la provocation lorsqu’elle n’apprécie pas l’attitude de la personne en face. Pour Loreleï, bien qu’Amélia ait du mal à reconnaître d’ordinaire qu’elle est inférieur à quelqu’un sur quoi que ce soit, elle fait preuve d’une grande humilité lorsqu’elle se trouve en présence de la mécano du groupe et ne remet jamais en question sa supériorité sur les aspects techniques, demandant même parfois que cette dernière ne lui apprenne deux ou trois choses lorsqu’elle en a le temps.

Lors de la vie quotidienne avec ses deux camarades, Amélia est plus douce et souriante que d’ordinaire. Elle est loin d’être très affectueuse et n’apprécie pas spécialement le contact physique mais elle accepte de se montrer moins stricte lorsqu’elle est uniquement en présence de Loreleï et Linia, rigolant même avec elles de temps en temps lorsque la situation s’y prête. La quasi-dissolution de la petite famille l’ayant particulièrement marquée, elle tente de maintenir une espèce de cohésion et de montrer son affection envers les deux autres filles quand elle en trouve le moyen. Essayant bien souvent maladroitement de se rapprocher un peu d’elles et d’entamer la conversation sur des choses qu’elle juge plutôt futiles d’ordinaire, elle se voit cependant bien souvent coincée et gênée, n’étant pas du tout douée pour animer les discussions, préférant le silence et l’écoute. Parfois elle tentera de leur offrir quelque chose qu’elle trouve joli mais jamais directement, trop gênée qu’elle serait de le faire, déposant plutôt ça dans un coin du brik comme si elle avait voulu laisser ça là pour de la déco ou en faisant mine qu’elle voulait juste s’en débarasser. Ah et elle déteste qu’on entre dans sa chambre sans avoir demandé son autorisation qu’elle ne donne qu’en de très rares occasions.

Pour conclure, on peut dire qu’Amélia déteste le verso. Pas qu’elle n’y soit pas heureuse, elle aime la vie qu’elle y mène mais c’est plutôt le cadre qui la dérange. Même si ça fait bientôt 15 ans qu’elle est là, elle n’est jamais parvenue à s’habituer à l’odeur infecte qui semble émaner naturellement du quartier. Chaque rue recèle une nouvelle mauvaise chose et la délinquance y est très élevée, ce qu’elle n’apprécie pas particulièrement. Bon, il est vrai qu’elle n’évolue plus vraiment dans le cadre de la loi mais la violence gratuite envers les gens faibles ou le vol des gens déjà pauvres la débecte. Rien en dehors de l’endroit où elle habite avec ses sœurs n’est vraiment bon dans le quartier et elle a du mal à accepter d’y voir quoi que ce soit de correct après ce qu’elle a vu en haut. Rien que le plafond pour maintenir la séparation avec les astraux est pour elle une atrocité et elle ne comprend pas que si peu de personnes ne se révoltent véritablement contre ces différences. Cela dit, mieux vaut une vie qu’on aime dans un environnement déplaisant que l’inverse et de toute façon elle montrerait bien assez vite aux astraux que la séparation artificielle qu’ils avaient bâtie entre eux et ceux du bas ne suffirait pas à l’empêcher de les rejoindre et même de les dépasser.



PhysiologieLe moins qu’on puisse dire c’est qu’Amélia se démarque au milieu des autres habitants du Verso. Ses traits sont fins et raffinés et on constate rapidement qu’elle prend soin de son visage comme de son apparence globale, ne présentant pas d’imperfection quelconque ni de cicatrice, rien qui ne se voit en tout cas. Ses yeux, bleus-gris, présentent un regard hautain et accusateur, comme si elle jugeait toutes les personnes qu’elle regarde, ce qui n’est bien souvent pas qu’une impression. Ses cheveux, d’un blond platine très claire, presque terne, sont toujours impeccablement coupés et coiffés, la plupart du temps en une queue de cheval basse, laissant deux mèches pendre sur les côtés de son visage.

Grande et fine, on voit à sa musculature qu’elle a subi et subit toujours aujourd’hui un entraînement strict et a un régime alimentaire qui l’est tout autant. Mesurant un mètre soixante-dix, elle est plutôt grande, surtout avec ses bottes à talons larges qui la réhaussent de quelques centimètres. Elle est plutôt musclée mais on peut voir qu’elle se concentre sur l’amélioration de sa rapidité et de son agilité plutôt que sur sa force brute lorsqu’on voit sa carrure. Ses nombreux combats ont marqué son corps qui présente un certain nombre de cicatrices plus ou moins visibles, les premières datant d’avant son arrivée dans le verso et la plupart ayant été faites depuis. Malgré tout, sa carrure et sa posture lui donnent une silhouette fine et féminine et ses courbes, discrètes mais élégantes, viennent renforcer cette impression de féminité et de classe très travaillée.

Amélia porte un soin très particulier au choix de sa tenue vestimentaire. Tout d’abord il faut que sa tenue ait toujours un aspect pratique. Préférant les tuniques en cuir pour la protection ou en tissu plus ample pour faciliter les mouvements, elle ne portera jamais de robe ou quoi que ce soit du genre, rien qui ne puisse entraver sa liberté de mouvements. Ensuite vient la considération esthétique. Amélia aime les belles choses et cela se voit à sa manière de s’habiller. Bien que difficiles à trouver, Amélia va toujours essayer de s’habiller en utilisant de beaux tissus et de qualité. Elle va s’arranger pour que ses tenues se marient bien avec son chapeau à plume qu’elle porte bien souvent et auquel elle porte un soin particulier, même si elle en a d’autres dans le genre lorsqu’elle doit en changer pour mieux coller avec le reste de la tenue. Lorsqu’elle le pourra, elle essayera d’embellir tout ça avec quelques bijoux et broches pour renforcer encore le côté riche et noble de ses habits, allant parfois jusqu’à coudre elle-même certains de ses vêtements, chose qu’elle a appris auprès de sa mère et dont elle se cache, n’étant pas particulièrement fière de cette capacité. Finalement ses tenues sont belles et élégantes mais elles ne dénoteraient pas dans la garde-robe d’un homme de haute société ou faisant assez attention à ce genre de choses.

Enfin, elle porte toujours son sabre dans un fourreau en cuir sur son côté droit, étant gauchère, et son revolver dans un holster en cuir gravé qui est presque aussi beau que le revolver lui-même sur son côté gauche. Son sabre, d’une élégance toute particulière, donne l’impression d’avoir été fait juste pour elle. Sa lame, parfaitement entretenue, ne présente qu’un côté tranchant, comme tous les sabres, sauf au niveau de la pointe qui est à double tranchant sur quelques centimètres pour permettre les coups d’estoc. La garde, de son côté, semble avoir reçu un soin tout particulier de la part de son artisan pour lui donner un style très travaillé et digne de sa porteuse. Son revolver, de son côté, est au moins tout aussi beau, la crosse étant gravée par de multiples symboles présentant des tiges et des feuilles ainsi qu’un symbole plus abstrait, sur l’arrière, qui évoque les ailes d’un oiseau noble.



Biographie


Partir de rien et monter au plus haut



Il n’est pas aisé de monter lorsqu’on est déjà presque rendu au sommet lorsque l’on commence son ascension. L’ambition, la détermination et les rêves sont autant de moteurs essentiels pour mener une vie épanouissante et intéressante. Partir d’en bas pour finir en haut, gravir les échelons pour obtenir le pouvoir, l’argent et la reconnaissance tant désirés devrait être l’objectif de tout un chacun. Ce fut en tout cas l’objectif de William Earhart, futur père de Charles et Amélia Earhart et mari de Mina North, qui sut éveiller ce sentiment fort et en faire un moteur dans la vie de sa fille.

Né à Alexandria dans une famille moyenne, William a toujours eu le regard tourné vers les tours où vivaient ceux qui constituaient l’élite de la société. Cherchant un moyen de prouver qu’il méritait mieux que ce qu’il possédait déjà, le jeune garçon se dirigea vers l’armée de l’UNE, certain qu’il pourrait tirer son épingle du jeu. Les premiers temps furent difficiles, peu habitué aux contraintes de l’armée qu’il était, mais sa détermination sans faille et sa persévérance allaient lui permettre de marquer les esprits de ses supérieurs. Très rapidement désigné comme chef d’équipe, il multiplia les réussites et les preuves de ses compétences et de sa discipline hors normes au sein de l’armée Daënar, si bien qu’il grimpa dans la hiérarchie en un temps presque record. Froid, intelligent et méthodique, il savait établir des stratégies particulièrement efficaces quel que soit le lieu ou l’ennemi et montrait son sang-froid à toute épreuve chaque fois qu’il devait gérer une situation potentiellement dangereuse.

Au bout de plusieurs années et avec sa montée en grade, son prestige et ses fréquentations changèrent aussi. Entouré désormais de personnes à l’origine bien plus nobles que lui, William fit la rencontre d’une grande architecte du nom de Mina North lors d’une soirée mondaine où étaient conviés quelques hauts gradés de l’armée considérés comme des gens de la haute par leurs semblables. Tombant tous deux sous le charme de l’autre, ils finirent par se marier et William obtint sa place dans l’une de ces tours qu’il convoitait tant.

De ce mariage naquirent deux enfants. Le premier étant un beau garçon intelligent et fort qui fut nommé Charles et le deuxième, de 7 ans son cadet, une jeune fille du nom d’Amélia. Fier de sa descendance, William prit dès que possible son fils sous son aile afin de l’éduquer et de le pousser à poursuivre son œuvre. La vie d’une personne est éphémère, il arrive toujours un moment où un homme ne peut plus avancer et où la vieillesse vient mettre un point final à ses ambitions personnelles. Mais la famille, elle, continuera de prospérer pour peu que ses membres fassent ce qu’il faut et il était hors de question que les enfants Earhart ne se laissent aller.


Une enfance dorée



« Lorsque tu es venue au monde, ma fille, je n’ai pas eu la joie d’être présent. La première fois que je t’ai rencontrée, j’ai su que tu étais promise à un grand avenir. Je suis venu d’en bas et ai réussi à atteindre la hauteur des plus grands de cette ville, toi tu seras celle qui dépassera tous les sommets et saura montrer au monde que tu existes. Sache que ton frère et toi êtes ce que j’ai de plus important au monde et que, si parfois vous n’avez pas compris ou approuvé mes actes, j’ai toujours eu à cœur la réussite de cette famille et de ses membres. Vous êtes mon passé, mon présent et mon avenir. Ceux qui feront que tout cela n’aura pas été vain. Je saurai te guider et te transmettre, Amélia, pour qu’un jour tu mérites le respect que je te porterai, et qu’un jour je sois fier de toi ma fille. Grandis et rejoins ton frère sur le sentier que je lui ai tracé et que tu as décidé d’emprunter. Grandis et montre à tous qui tu es. »
William Earhart dans une lettre à sa fille.

Lorsqu’Amélia naquit, il y a 27 ans déjà, la famille Earhart possédait d’ors et déjà bien plus que ce que pourraient espérer la plupart des gens de ce monde. Le mariage entre ses parents avait rapproché deux êtres complémentaires et, alors que la position de son père lui avait permis d’acquérir un certain sens de la politique, sa mère, elle, avait apporté à la famille le sens des affaires et les connaissances dans le plan des astraux qui permirent de faire prospérer encore plus la petite famille Earhart. Cela dit, William craignait que ses enfants ne se laissent aller à simplement profiter de leur train de vie confortable sans chercher à œuvrer pour leur famille. Maintenant qu’il avait obtenu ce qu’il désirait, son ambition n’avait fait que s’accroître et il était hors de question de laisser sa descendance péricliter et ruiner tous les efforts qu’il avait fournis pour en arriver là.

Il n’avait pas pu assister à la naissance de sa fille, occupé qu’il était par son travail qui le faisait beaucoup voyager et par la formation de son fils. Amélia était née et, malgré l’absence de son père, elle avait pu trouver tout l’amour qu’il lui fallait dans les bras de sa mère qui ne désirait qu’une chose : élever sa fille et la chérir comme elle aurait aimé le faire pour son fils qui lui avait été pris par son mari.

Les premières années d’Amélia furent donc calmes et remplies de l’amour d’une mère attentive et aimante. Les deux hommes de sa famille étaient très absents, bien plus souvent loin que dans le foyer familial mais elle n’en souffrit pas pour autant. Très proche de sa mère, Amélia eut la possibilité de l’avoir pour elle seule et grandit avec une image forte de son père, fabriquée à partir des nombreuses histoires qu’on lui racontait.

Durant cette période, Amélia apprit la vie en haute société et découvrit tout ce qui se faisait de plus beau dans la capitale. L’art, la nourriture, le luxe et globalement tout ce qui se faisait de mieux dans le pays disait-on et Mina voulait ce qui se faisait de mieux pour sa fille. Les plus beaux vêtements, la plus belle chambre de la maison et la meilleure éducation surtout, choisissant les meilleurs professeurs possibles pour venir apprendre à sa fille tout ce qu’elle pourrait retenir du monde et des découvertes de sa nation. A la maison, grâce à des professeurs particuliers triés sur le volet, elle prit goût à la culture et aux connaissances et travailla durement pour rendre sa mère fière d’elle.

C’est vers l’âge de 5 ans qu’Amélia commença à ressentir un besoin de se rapprocher de son père. Ce dernier apparaissait de temps à autres, l’espace de quelques jours, avant de disparaître à nouveau pendant parfois plusieurs semaines. La jeune fille qu’était Amélia à l’époque ne comprenait pas vraiment pourquoi son père semblait si occupé même lorsqu’il était là et elle cherchait tous les moyens pour le pousser à s’intéresser à elle. Bercée par les histoires et les réussites de son père, elle avait fabriqué une image idéale de celui qu’il était et elle lui portait une admiration sans bornes malgré le fait qu’elle ne le voyait que très peu. Ou peut-être était-ce justement car elle le voyait si peu. Amélia redoubla encore d’efforts pour avoir les meilleurs résultats possibles dans ses cours, sachant que ses professeurs faisaient un rapport complet de ses résultats à son père mais rien n’y fit, elle n’avait le droit de le voir que lors des repas où lui et son frère, qui était toujours avec lui maintenant qu’il avait terminé sa formation, discutaient tandis que sa mère et elle écoutaient sans vraiment pouvoir parler avec eux.


Ne pas être à sa place



Même si elle ne sortait pas beaucoup, et peut-être surtout parcequ’elle ne sortait pas beaucoup d’ailleurs, Amélia ne s’entendait pas vraiment avec les autres enfants. Pas qu’elle n’était pas à l’aise quand il s’agissait d’aller vers les autres mais elle ne les aimait tout simplement pas. La plupart d’entre eux étaient des espèces de petits vantards prompts à juger la moindre action de n’importe qui, profitant de la moindre faiblesse, de la moindre erreur d’une personne pour s’en moquer et se sentir supérieur. Amélia n’aimait absolument pas ça. Elle préférait rester à l’écart des autres, restant à étudier chez elle ou préférant suivre sa mère au travail lorsqu’elle le pouvait mais il lui était malheureusement impossible de totalement s’isoler du monde extérieur.

La mère d’Amélia, de son côté, était quelqu’un de très sociable et gentil et elle espérait de tout son cœur que sa fille se fasse des amis et puisse passer du bon temps avec eux mais, même si elle avait essayé pour faire plaisir à sa mère, la petite Earhart n’avait jamais réussi à s’intégrer à un quelconque groupe parmi la haute société. Elle finissait toujours par se disputer avec l’un ou l’autre lors d’un désaccord et par déclencher une bagarre car elle n’était pas vraiment le genre à se laisser insulter, jusqu’à ce que la mère de l’autre enfant ne vienne la disputer, prenant toujours systématiquement la défense de son rejeton même s’il était totalement en tort. Et lorsque, pleine de bleus, la petite Amélia rentrait chez elle pour retrouver sa mère, elle découvrait les joies de se faire réprimander et punir, chose qu’elle n’avait jamais connue auparavant.
Bien qu’elle ait tenté d’expliquer qu’elle ne voulait pas y retourner car elle détestait les autres enfants, Mina continuait de l’envoyer dans ce parc pour qu’elle aille se faire des amis, ne comprenant tout simplement pas la façon d’être de sa fille. « Tu ne peux pas vivre toute ta vie cloîtrée à la maison ou à l’écart des autres. Sois gentille avec eux et apprends à les apprécier, tu verras que les gens ne sont pas si terribles dès que tu apprends à les connaître. » Et malgré tous ses efforts, rien n’y fit ; Amélia n’arrivait tout simplement pas à accepter les autres et préférait rester à l’écart.


Les contraintes d’une vie au sommet



Le temps passa, 2 ans en fait, durant lesquels Amélia continua d’évoluer, toujours seule, et découvrant de plus en plus le monde dans lequel devait évoluer sa mère. Maintenant âgée de 7 ans, elle comprenait mieux sont environnement et avait appris à prendre du recul sur les choses durant ses longs moments de solitude. Elle se battait toujours de temps en temps avec les enfants qui se moquaient d’elle mais cela était plus occasionnel car elle cherchait avant tout à les éviter, ce qui n’était pas si difficile vu qu’elle prenait toujours ses cours chez elle. Elle avait pris l’habitude de se faire disputer par sa mère lorsqu’elle se battait et n’en faisait plus grand cas. Cette dernière était toujours aussi aimante envers sa fille mais semblait cependant moins attentive, moins présente et surtout de plus en plus fatiguée. Son travail avait pris le dessus sur le reste et, si elle voulait que la famille garde de sa splendeur, disait-elle, elle devrait s’assurer qu’elle ne perde pas de sa fortune ou de sa renommée. C’est à cette période qu’elle décida qu’Amélia était assez grande pour venir avec elle dans les soirées, repas et autres événements entre familles de la haute. « Être d’une grande famille, ce n’est pas simplement avoir une grande maison et de jolies affaires Amélia. » lui expliquait souvent sa mère. « Tu dois savoir préserver l’image de ta famille. Montrer que tu as ta place ici, peut-être plus encore que les autres, et faire attention à ton comportement. »

Chacun venait habillé avec la tenue la plus chère possible, quand bien même celle-ci ne ressemblerait plus à rien, et essayait de discuter avec les autres pour leur exposer leurs derniers exploits qui se résumaient la plupart du temps au fait d’avoir gagné de l’argent en faisant travailler d’autres personnes. Tout ça en tentant d’approcher ceux qui pourraient un jour leur servir. Amélia détestait ça. L’hypocrisie, les faux semblants, ce n’était clairement pas son truc. Elle, ce qu’elle voulait, c’était faire de vraies choses, sortir de ces événements de communication pour affronter et dominer le monde, pas faire croire aux autres que c’était le cas.

Le pire pour elle était de se rendre compte que sa mère était totalement dans son élément parmi les autres personnes présentes dans ces soirées et, même si elle avait longtemps cherché à se convaincre qu’elle faisait seulement très bien semblant, elle fut forcée d’admettre que sa mère était simplement à l’aise avec toutes ces choses, aimant même visiblement participer à tous ces événements. C’était incompréhensible, comment pouvait-on s’épanouir dans de tels environnements, entouré de tous ces gens qui n’auraient même pas accepté de baisser les yeux pour nous regarder si nous n’avions pas assez de fortune ou de prestige ? Amélia ne comprenait pas comment il était possible de trouver une réponse à cette question.


Changer de décor



Un jour, une semaine après son huitième anniversaire, Amélia rentra une nouvelle fois couverte de bleus et d’éraflures. Malgré les tentatives répétées de sa mère pour la faire participer aux soirées avec les autres familles afin de lui apprendre les responsabilités d’être dans une telle famille, elle continuait de se battre et même de plus en plus souvent, n’acceptant plus du tout ce qu’elle avait autour d’elle, s’accrochant de plus en plus avec les autres enfants. Allant dans le séjour pour se faire disputer par sa mère pour son attitude « plus qu’inacceptable », elle fut cette fois-ci accueillie par un grand homme en uniforme. Se figeant et levant de grands yeux ronds vers son père, Amélia n’osa pas prononcer un seul mot tant elle était terrifiée à l’idée que ce dernier ne la voit dans cet état. Se tournant vers la jeune fille et baissant deux yeux marqués par les années vers l’enfant plein de terre et de griffures qui lui faisait face, le grand homme inspira longuement avant de dire sur un ton strict et formel.

-« Eh bien Amélia, je peux savoir ce qui s’est passé ? Qu’as-tu fait pour finir dans un tel état ? » Toujours figée face à la stature si imposante de son père, Amélia ne répondit pas et il reprit au bout de quelques instants. « J’attends une réponse jeune fille. » dit-il en fronçant légèrement les sourcils.

- « Ben je… je me suis battue... » bredouilla-t-elle doucement, espérant ne pas trop énerver son père.

- « Pardon ? Avec qui et pourquoi t’es-tu battue ? »

- « Avec un garçon dehors… Et je l’ai frappé parce que… Parce qu’il en avait besoin… Lui et tous les autres, je les déteste tous ! Ils ne méritent rien d’autre, ils savent rien faire d’autre que de se vanter alors qu’ils savent rien faire par eux-mêmes, même pas se battre correctement. Au moins maintenant il va arrêter de se vanter alors que c’est juste un lâche. Il mérite rien de tout ça et tous les autres non plus ! Je déteste les autres enfants, je déteste les soirées avec mère et je déteste tout ceux qui vivent dans ce quartier ! Ils sont juste tous nuls ! »

Les yeux légèrement embués de larmes refoulées, Amélia crut cependant déceler un semblant de sourire sur le visage pourtant si sévère de son père. Il marqua un temps de pause avant de répondre par un simple « File. » autorisant sa fille à éviter les remontrances qu’elle aurait pensé recevoir après tout ça, rangeant le paquet qu’il avait caché dans son dos à l’approche d’Amélia.

Ce soir-là, Amélia fut réveillée par des cris provenant de la salle de vie de son appartement. Se levant pour aller voir discrètement ce qui se passait, elle sortit de sa chambre et reconnut la voix de sa mère sans pour autant comprendre ce qui se disait. Approchant du séjour, elle décela une voix plus grave qui lui répondait, la voix d’un homme. Son père. Plus calme et toujours avec son ton strict, il tentait d’expliquer quelque chose à sa femme qui n’arrivait pas à décolérer.

- « Je t’interdis de décider de son sort par toi-même sans te soucier des autres, William ! Je me suis occupée de son éducation jusqu’ici pendant que tu étais je ne sais où, je me suis occupée d’elle et j’ai fait en sorte qu’elle ait une enfance la plus comblée possible pendant que toi tu étais je ne sais où ! »

- « Écoute-moi, Mina. Elle n’est pas à sa place ici, et que tu le veuilles ou non, elle sera bien plus épanouie à mes côtés. »

- « Tu ne la connais pas ! Je t’interdis de me prendre Amélia comme tu m’as pris Charles ! Tu n’as aucune idée de ce qui est mieux pour elle ! »

- « Je sais ce que je… Amélia ? Tu ne dors pas ? » demanda William en la regardant tandis qu’elle venait de faire irruption dans la pièce.

- « Amélia, retourne vite te coucher, tu vas être fatiguée demain. »

- « Je veux partir avec père. » dit la petite fille d’un ton sur et déterminé.

Quelques secondes de silence s’installèrent durant lesquelles Mina sembla chercher ses mots.

- « Qu’est-ce que tu racontes… Retourne te coucher maintenant. »

- « Je veux aller avec père. Je ne veux pas rester ici, j’aime pas la vie ici. Je veux pas devoir faire comme toi, participer à toutes ces réunions où je dois faire semblant d’être quelqu’un d’autre et d’aimer les gens. Je… ne veux pas rester ici. »

Un long silence suivit les mots de la jeune fille durant lequel un sourire fier se dessina sur le visage de son père. Il s’avança de quelques pas vers sa fille et s’agenouilla devant elle avant de poser ses mains sur ses épaules.

- « C’est entendu alors, nous partirons tous les deux demain. Vas dormir maintenant, c’est important. »

Et c’est sur ces mots qu’Amélia se détourna, voyant sa mère figée derrière, une expression de trahison sur le visage.

Lorsqu’Amélia se leva le lendemain, elle eut toute la matinée pour préparer ses affaires. Elle alla prendre son petit déjeuner, rejoignant sa mère qui ne décrocha pas un mot. Aucune des deux ne dit rien durant toute la matinée et c’est sur les coups de midi que William vint chercher sa fille pour l’emmener avec lui. Au moment de franchir la porte pour quitter l’endroit où elle avait toujours vécu, Amélia se retourna une dernière fois et vit sa mère, les yeux rouges, qui la regardait sur le pas de la porte. Se dirigeant vers elle, elles s’étreignirent une dernière fois. Se reculant finalement, Mina regarda sa fille dans les yeux avec un léger sourire mais un regard triste.

- « Si un jour tu as besoin, rentre à la maison. Je serai toujours là pour t’aider, quoi qu’il arrive. »

Et sur ces mots elles se séparèrent pour de bon.


Un nouvel univers



Amélia s’attendait à passer du temps avec son père. Elle n’avait pas vraiment d’idée précise sur ce qui l’attendait mais elle était persuadée que, comme elle partait avec lui, elle allait passer du temps avec lui, même si c’était pour travailler. Peut-être était-ce aussi cela qui l’avait motivée à partir, elle-même n’en était pas sure, mais elle ne tarda pas à se rendre compte qu’elle s’était bien trompée. Le voyage fut assez long. Ils rejoignirent tout d’abord d’autres adultes à une aérogare avant de prendre un aéronef qui les emmena tous bien loin de la capitale. Tout était absolument magnifique. Amélia se pressait contre les vitres de l’engin pour voir la ville devenir de plus en plus petite et laisser place à un paysage absolument somptueux. Elle avait vu des images et lu des descriptions de toutes ces choses, bien sur, mais les voir en vrai n’avait absolument rien à voir.

Lorsqu’ils arrivèrent à destination, l’endroit n’avait plus rien de charmant. La grande ville qui les accueillit n’avait finalement que peu à voir avec Alexandria, ou en tous cas avec ce que la jeune Amélia connaissait de la capitale. C’est ici qu’elle fut déposée, dans un des quartiers moyens de la ville, aux mains de l’instructeur chargé de lui apprendre tout ce dont elle aurait besoin pour devenir un grand soldat. Elle reprit les cours là où elle en était et dût travailler encore plus dur pour convenir aux exigences de son instructeur et elle commença dans les mêmes coups son entraînement.

Amélia rêvait de liberté. C’est la principale raison pour laquelle elle avait quitté son nid douillet à Alexandria. Cette raison qui avait pu la pousser à quitter sa mère qu’elle aimait tant pour suivre son père qu’elle idéalisait autant qu’elle craignait. Les contraintes imposées par la vie dans la bourgeoisie étaient insupportable pour elle et la jeune fille qu’elle était rêvait de pouvoir enfin trouver une vie dans laquelle elle pourrait être libre. Être elle-même. La vie qu’elle avait trouvée en suivant son père était cependant tout l’inverse de tout ça.

Le principe était simple, fille d’un colonel de l’armée, il était inconcevable qu’elle ne soit pas dans le top du top des futures recrues des écoles militaires lorsqu’elle aurait le droit d’y entrer. Son frère ayant débuté son entraînement bien plus tôt, il fallait qu’Amélia rattrape son « retard » pour atteindre le niveau d’excellence exigé par son père et l’instructeur qu’il lui avait trouvé avait accepté cette mission avec un enthousiasme qui ferait bientôt le malheur de la pauvre fille. Levée aux aurores, la matinée était toute entière consacrée aux études. Les cours ne lui étaient pas tous dispensés par son nouveau tuteur mais chaque professeur était plus exigent que ceux qu’elle avait connus et elle devait mériter son repas du midi pour y avoir droit, ce qui ne lui laissait pas la possibilité d’y aller en dilettante. Ensuite, une fois son repas pris, son entraînement physique débutait. Amélia avait « la carrure d’une gosse de riches » comme disait son tuteur et il fallait apparemment y remédier. Dans les premiers temps elle n’eut droit qu’à des exercices de musculation, de la course d’obstacles et autres choses particulièrement désagréables dans le but d’améliorer ses capacités physiques et, lorsqu’il fut établit qu’elle était prête, elle commença l’entraînement au combat.

On raconte que les humains sont capables de s’habituer à absolument tout et finissent toujours par tomber dans la routine et accepter ce qu’ils vivent sans trop se poser de questions. Ce n’était clairement pas le cas ici. Amélia rêvait de pouvoir partir de cet endroit et détestait sa nouvelle vie. Partie en quête de liberté, elle s’était finalement retrouvée dans un endroit où elle n’en avait plus aucune. Loin de chez elle et incapable alors de se débrouiller par elle-même, elle réfléchit encore et encore à un moyen de se tirer de cette situation et prépara un plan. Sa mère l’attendait à Alexandria et avait promis de l’aider si elle en avait besoin et elle rêvait de pouvoir la contacter pour qu’elle vienne la sauver de cet enfer. Le tout était d’attendre de pouvoir la revoir.


Enfin de retour



Quatre ans passèrent. Quatre ans d’entraînement intensif durant lesquels elle voyait son père venir s’enquérir de ses progrès de temps en temps et durant lesquels elle ne rentra pas chez elle. La petite Amélia avait 12 ans passés et s’était endurcie. Ces années de dur labeur avaient non seulement renforcé son corps mais aussi son mental et la petite fille un peu turbulente mais gentille qu’elle était jadis avait laissé place à une fille discrète au regard vif. Elle avait appris à se battre au corps à corps et à manier le sabre, les bases de la stratégie et le fonctionnement d’une arme à feu. Bien qu’elle n’ait pas encore vraiment appris à tirer, elle démontrait un certain talent dans le maniement du sabre.

Ce jour-là était assez spécial. Le père d’Amélia vint lui rendre visite, comme il le faisait parfois, mais cette fois il semblait plus souriant que d’habitude. Enfin, moins strict serait plus correct mais passons, il semblait y avoir quelque chose de différent lors de cette visite. Lorsqu’il arriva, il discuta un moment à l’écart avec celui qui avait formé Amélia tandis que cette dernière s’entraînait avant de venir la voir. S’arrêtant tous deux face à la jeune fille, cette dernière les salua conformément aux traditions militaires et ils se regardèrent un instant avant que le père d’Amélia ne prenne la parole.

- « Repos. Amélia, tes progrès ont été impressionnants ces dernières années, félicitations. » Cette dernière cligna des yeux de surprise, peu habituée à recevoir des congratulations de la part de son père. « Tu vas venir avec moi quelques temps. Nous allons rentrer à Alexandria quelques jours, j’ai des affaires à régler, ensuite tu m’accompagneras quelques temps pour rencontrer certains de tes futurs supérieurs et apprendre la vie dans l’armée en tant que sous-officier. Tu continueras ta formation en même temps et la reprendras vraiment d’ici peu. Compris ? »

- « Oui mon colonel. » dit-elle, essayant de cacher son excitation face à ces déclarations.

- « Ah et j’ai quelque chose pour toi. »

A ces mots, William se retourna pour récupérer une longue boîte joliment décorée. Faite dans un bois visiblement précieux, elle arborait des gravures diverses et stylisées ainsi qu’une inscription : Amélia Earhart. L’ouvrant délicatement, la jeune fille découvrit un magnifique sabre à la lame fine et à la garde très élaborée. Se saisissant de l’arme, Amélia la soupesa et découvrit un sabre parfaitement équilibré et assez léger, visiblement forgé par le meilleur artisan que son père avait pu trouver. Cette arme était parfaite pour elle. Élégante et meurtrière, elle semblait témoigner du passé de sa nouvelle propriétaire comme si elle avait été témoin de sa vie et en était la représentante. C’était assurément un magnifique cadeau et Amélia récupéra le fourreau qui allait avec, le passa à sa taille avant de ranger son arme à son côté, bien décidée à ne jamais s’en séparer.

Lors du voyage de retour, Amélia et William étaient seuls. Cette fois-ci, la jeune fille fille ne se laissa pas aller à s’extasier devant le paysage mais préféra l’observer sans bouger, les bras croisés, tout de même attirée par ce qui défilait par le hublot. Au bout de quelques minutes, son père s’éclaircit la gorge et entreprit un long monologue dont les premières phrases allaient changer le destin d’Amélia.

- « Je suis fier de toi Amélia. A ce train-là tu vas pouvoir entrer rapidement dans une école militaire puis en école de sous-officier. Quand tu sortiras de là je suis certain que tu sauras t’illustrer et monter rapidement dans la hiérarchie et, à terme, peut-être dépasseras-tu même le grade de colonel. J’ai déjà réglé l’inscription au lycée militaire, comme tu n’étais pas dans une école publique tu auras juste à passer un examen d’entrée que tu réussiras et ensuite tout ira tout seul. »

Il continua son monologue tandis qu’Amélia détourna son attention, regardant à nouveau le paysage dehors tout en réfléchissant. Alors c’était ça ? Ça la vie qu’elle allait mener ? Suivre un plan préétabli point par point en devant se donner à fond pour suivre ce qu’un autre avait décidé pour elle ? Son père parlait comme si tout ce qu’il avait prévu pour elle allait arriver et était déjà décidé à l’avance et peut-être avait-il raison au fond. Pourtant… pourtant Amélia n’arrivait pas à accepter de suivre cette voie toute tracée dans le simple but de rendre fier son père.

Lorsqu’ils arrivèrent au quartier des astraux, rien n’avait vraiment changé. Il y avait eu tout un tas de nouveaux aménagements mais l’ambiance était toujours telle que dans ses souvenirs. Lorsqu’Amélia rentra finalement chez elle et revit sa mère après si longtemps, aucune des deux ne sut comment réagir. La fille qui se trouvait devant sa mère n’avait absolument plus rien à voir avec celle qui l’avait quittée quatre ans plus tôt. Amélia retrouva sa maison d’avant et son ancienne chambre. Déambulant parmi ses anciennes affaires, elle se prit à repenser à la vie qu’elle menait auparavant et à la phrase que sa mère lui avait dite avant qu’elles ne se séparent. « Si un jour tu as besoin, rentre à la maison. Je serai toujours là pour t’aider, quoi qu’il arrive. »

Ces mots tournèrent dans l’esprit d’Amélia pendant une bonne partie de la nuit mais elle ne put jamais se résoudre à aller la voir pour prononcer les mots qui lui permettraient de se sortir de cette vie. « Aide-moi ». Ces deux simples mots lui permettraient de... quoi ? Reprendre sa vie d’avant ? Participer à nouveau à la passionnante vie de cour, aux soirées et aux repas interminables entre gens qui se détestent mais ne veulent pas le dire de peur de perdre quelque chose ? Alors c’était ça les deux possibilités qu’elle avait ? Vivre la vie de son père ou celle de sa mère, quand bien même aucune des deux ne lui convenait ? Elle devait faire un choix mais aucune des deux solutions ne la satisfaisait assez pour qu’elle puisse s’y résoudre. A moins que… A moins qu’une troisième solution n’existe…


Assumer ses choix



Se relevant en trombe, Amélia se rhabilla et récupéra son sabre. N’étant plus une simple fille de la haute mais une militaire en devenir, elle ne portait pas de robe mais une tunique élégante et pratique ainsi qu’un chapeau surmonté d’une plume, le tout offert par son père pour qu’elle puisse faire bonne figure une fois chez les astraux. Récupérant quelques affaires, Amélia entreprit au beau milieu de la nuit de sortir du foyer familial sans être vue mais fit un crochet par le bureau de son père d’abord. Forçant la serrure de celui-ci, elle y trouva son revolver et s’en saisit avant de partir de chez elle. Une fois dehors, elle se dirigea vers les fameux ascenseurs du mur Cyrus, ceux qui garantissaient la séparation entre les gens du haut et ceux du bas comme disaient les habitants du coin. Arrivant devant le passage, Amélia s’arrêta histoire de réfléchir un instant. Si elle décidait de descendre, elle ne pourrait pas remonter si facilement et il serait de toute façon inacceptable pour elle comme pour son père qu’elle ne revienne simplement si sa fugue ne se passait pas comme prévu. Elle ne savait pas grand-chose des strates inférieures de la ville, tout ce qu’elle savait venait des discours dégoulinants de méprise qu’elle avait pu entendre de la part des gens du haut ou même de sa mère. Inspirant longuement, elle se sentit fin prête à faire face à ce qui l’attendait en bas. Après tout, elle n’avait pas su trouver sa place dans le monde d’où elle venait et méprisait ceux qui en faisaient partie, peut-être serait-elle bien chez ceux que les gens de son monde méprisaient de leur côté.

Le passage vers la zone inférieure fut assez facile. Bien qu’un contrôle d’identité était obligatoire même pour descendre, la sécurité imposée pour aller dans le verso était bien moindre comparée à celle pour venir dans le plan des astraux. La descente fut plus rapide que ce à quoi Amélia s’attendait et, bientôt, elle fut rendue dans le plan des versos. La première chose qui marqua la jeune fille lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent fut l’odeur. Un genre de mélange de saleté, de renfermé et d’urine. Fronçant les sourcils en sortant de l’ascenseur, Amélia leva les yeux pour constater l’absence total d’étoiles, cachées derrière le plafond fabriqué par ceux vivant au-dessus. C’était le moment de vérité et la jeune fille qu’elle était allait savoir si elle pouvait trouver sa place ici ou juste se faire assassiner dans un coin de rue à la première occasion.

Inspirant un grand coup et retenant un haut-le-cœur à cause de l’odeur, Amélia s’avança pour s’enfoncer dans les rues du quartier sans trop savoir ce qu’elle cherchait. Maintenant qu’elle était là, elle se rendit compte qu’elle n’avait pas du tout pensé à ce qu’elle ferait une fois descendue. Où est-ce qu’elle dormirait ? Comment trouverait-elle à manger ? Toutes ces questions vitales pour lesquelles elle n’avait pas la moindre réponse. Continuant d’avancer, elle entendit un cri qui venait d’une des ruelles sur le côté. Un cri de fille.

Se précipitant dans sa direction, Amélia déboucha dans une petite ruelle dans laquelle 4 personnes semblaient se liguer contre une autre, une fille à peine plus âgée qu’elle. Cette dernière se débattait avec férocité, mordant et frappant ses agresseurs qui n’arrivaient pas à la maîtriser malgré leur surnombre. Dégainant son sabre, Amélia entreprit de se mêler à l’affrontement.

- « Eh vous ! Veuillez tout de suite vous éloigner de cette fille et la laisser tranquille ! »

Un léger flottement suivit son interjection. L’un d’entre eux fit signe à un autre et ce dernier se retourna vers Amélia avec l’air amusé.

- « Comment elle parle celle-là ? Dis-donc petite, c’est pas bien d’interrompre les adultes, tu sais ? Allez, r’tourne d’où tu viens. Oh mais c’est une bien jolie épée que tu as là, fais voir ? » dit-il tout en s’approchant, la main tendue pour attraper le sabre.

Inspirant longuement, Amélia rassembla tout ce qu’elle avait de sang froid pour réagir correctement.

- « Reculez tout de suite, malotru. Je vous aurai prévenu ! »

Et à ces mots, Amélia appliqua ce qu’elle avait apprit ces dernières années et, d’un mouvement rapide et net, vint trancher la main de celui qui la menaçait. Hurlant de douleur, les autres se retournèrent pour venir l’aider, attaquant Amélia. Laissant son entraînement parler pour elle, elle neutralisa un, puis deux de ses adversaires avant de se faire plaquer au sol par celui à la main tranchée, oubliant de s’occuper de lui, le pensant trop blessé pour se battre. Coincée au sol et ayant lâché son sabre dans sa chute, elle était totalement à la merci de son adversaire. Ce dernier ramassa le sabre d’Amélia et s’apprêta à lui porter un coup lorsqu’il se prit un coup sur le côté de la tête, s’écroulant aussitôt. Abasourdie, Amélia leva de grands yeux vers celle qui venait de la sauver et qui lui tendait la main.

- « Viens on se tire d’ici ! »

Les deux jeunes filles partirent en courant pendant plusieurs dizaines de minutes avant d’arriver enfin à ce qui devait être l’endroit où habitait l’autre fille, une espèce d’épave de brik retournée aménagée avec trois fois rien pour en faire un lieu à peine vivable. Une fille encore bien plus jeune les attendait à l’intérieur. C’est ainsi qu’elle fit la rencontre de May et de Linia.


La troisième sera la bonne



Toutes les trois formèrent rapidement une équipe de choc et apprirent ensemble les rudiments du petit banditisme. Suivant May, l’aînée, dans ses plans toujours plus audacieux pour obtenir ce dont elles avaient besoin et parfois plus. Deux ans plus tard arriva la quatrième membre de la famille. Une autre fille de deux ans sa cadette et à l’attitude plus renfermée se joignit à la bande : Loreleï Piquier et, même si elle gardait un air strict et semblait ne pas faire grand cas des autres filles, Amélia se prit à aimer sincèrement celles qu’elle considérait comme ses sœurs. Elle aimait passer du temps à essayer de comprendre ce que faisait Loreleï lors des réparations du brik ou d’autres choses ou raconter ce qu’elle avait pu voir et apprendre depuis le plan des astraux à Linia, allant même parfois lui donner des cours pour lui apprendre à lire et à écrire. Et elle aimait May, celle qui avait créé la bande et qui avait su les guider jusqu’à elle. Elle l’aimait et l’admirait et cette dernière les aimait en retour, donnant même le surnom de Amy à Amélia, en rapport avec son propre prénom. Et Amélia aimait partager ce qu’elle savait avec elles, même si elle ne leur avoua jamais vraiment de quelle famille elle venait, les laissant deviner qu’elle était de la haute société mais ne leur donnant jamais son nom de famille.


Bien des années passèrent dans cette ambiance si particulière. May était toujours la chef, secondée plus ou moins par Amélia qui tentait tant bien que mal de faire valoir son avis lors des décisions de la dirigeante. Cherchant absolument à amasser un maximum d’argent, May cherchait des coups à faire et était de moins en moins exigeante quant à la simplicité des opérations et la préparation des plans pour les exécuter. Se rendant compte de cet état de fait, Amélia se prit la tête de nombreuses fois avec sa grande sœur sans jamais réussir à la convaincre de quoi que ce soit. Malgré toutes ses qualités, l’aînée de la bande était bornée et avait trop confiance en elle et, Amélia le savait, c’est la précipitation qui pouvait mettre en danger toute une opération, militaire ou non.

Cette fois-là, l’objectif était une usine, ou plutôt le contenu d’un coffre-fort dans les bureaux des gérants de cette usine. Il était, disait-on, rempli de beaucoup d’argent ou en tous cas d’objets de valeur pouvant rapporter gros pour ceux qui auraient l’audace d’en piller le contenu. May prépara rapidement un plan, trop rapidement. Appâtée par le gain et ayant peur de se faire devancer par un autre groupe, elle laissa de côté toute la partie consistant à l’observation minutieuse de la cible pour noter tous les tours de garde et toutes les informations importantes pour limiter au maximum les imprévus. De plus, l’ouverture du coffre avait été laissée entre parenthèses, May espérant probablement que Loreleï trouverait un moyen une fois sur place. Une nouvelle dispute éclata entre les deux aînées de la fratrie mais rien n’y fit, le plan allait se faire avec ou sans Amélia.

Le plan était simple, comme d’habitude. Linia leur ouvrait une porte en passant par un des chemins qu’elle se créait toute seule, agile comme elle était, puis elle sortait faire le guet pendant que les trois autres entraient faire ce qui était prévu. Suivant leur grande soeur, Amélia et Loreleï arrivèrent rapidement à destination et elles s’affairèrent immédiatement à la difficile tâche d’ouvrir le coffre. Tout se passait comme prévu jusqu’ici sauf que, comme s’en doutait Amélia, la serrure du coffre ne se laissait pas faire. C’était un coffre-fort après tout, ç’aurait été bête qu’il s’ouvre si facilement sans préparation au préalable. Soudain, l’air sembla se tendre et un cliquetis se fit entendre. Le sang glacé, Amélia se tourna pour voir May, retenue en otage par un homme avec un pistolet dont le canon était posé contre sa tempe. C’était terminé.

Restant un instant sans bouger, l’homme leur ordonna de sortir et elles commencèrent par s’exécuter. Soudain, May s’agita, mordant et griffant l’homme, tant qu’elle réussit à écarter le pistolet de sa tête, essayant d’empêcher l’homme de la menacer avec.

- « Amy ! Choppe le flingue ! » cria-t-elle.

Observant la scène, Amélia jeta un regard à la main de l’homme tenant l’arme et constata qu’elle avait effectivement la possibilité d’agir. Elle n’avait pas beaucoup de temps mais un simple coup de sabre permettrait de désarmer l’homme et de retourner la situation. Se penchant légèrement pour se jeter sur le garde, Amélia s’immobilisa soudain. Dans sa tête, une seule idée lui revient encore et encore et la paralyse. Si elle sauve May aujourd’hui, sa trop grande ambition et son avidité finiront par les conduire toutes les quatre dans une situation encore pire d’où elles ne pourraient pas se sortir. Se reculant finalement, Amélia jeta un dernier coup d’œil à May, décelant dans son regard le même sentiment d’abandon que sa mère des années auparavant. Se tournant vers Loreleï, elle lui cria une simple phrase pour la pousser à l’action et la sortir de sa torpeur :

- « Vite, on se tire ! »


Le deuil d’une époque



les jours suivants furent les pires de tous. Amélia arriva à garder sa contenance, elle était certaine d’avoir fait le bon choix, ou en tous cas s’en persuadait-elle. La plus grande consolation qu’elle obtint fut de se rendre compte que ses deux collègues n’avaient pas particulièrement remarqué la trahison dont elle avait été l’auteure. La panique et la précipitation, ça fait rater des détails… et là, c’était clairement tant mieux. Au moins le gros de la famille était sauvé…

Lorsque Loreleï quitta le groupe pour rentrer chez elle, ce fut comme un coup de massue pour Amélia. La perte de May avait été un véritable coup dur mais elle savait qu’elle pourrait surmonter ça grâce au reste de la famille. Elle avait peut être perdu un membre, mais grâce à cela les deux autres étaient toujours là et en bonne santé… Mais avec le départ de Loreleï… ça remettait en question tout ce qu’elle pensait… Et si Linia partait aussi en fin de compte ? Avait-elle sauvé la famille ou l’avait-elle simplement condamnée à se dissoudre encore plus vite que si May s’en était chargée ? Pourvu qu’elle n’ait pas la réponse trop rapidement.

Les jours passèrent, puis les semaines et les mois. Maintenant que le groupe était devenu un duo, Amélia tentait tant bien que mal de subvenir à leurs besoins. Linia continuait de voir Loreleï de temps en temps mais Amélia s’y refusait. Si elle voulait faire sa vie ailleurs alors tant pis, mais il était hors de question qu’Amélia la regarde faire. Puis une nuit, Linia partit à son tour. L’entendant mais ne faisant rien, Amélia resta dans son lit, essayant en vain de s’endormir tandis qu’elle sentait que tout était terminé. Lorsque le matin arriva, Linia était de nouveau là, comme si de rien n’était et un sac de provision avec elle en plus. Puis elle fut suivie, quelques jours après, de Loreleï. Couverte de sang, elle se présenta au Brik et vint enlacer Linia puis Amélia qui ne bougea pas, interdite, soupirant longuement avant de dire simplement « T’en as mit du temps. »


Et le temps reprend son cours



Tout va bien. Les années passent à nouveau normalement et chacune trouve sa place. Linia est un peu la tête pensante, le lien du groupe. Elle devient celle que l’on vient voir quand on s’interroge sur la bonne marche à suivre. Loreleï reprend son rôle de mécano et s’occupe autant du Brik que de tout ce qui nécessite ses capacités si utiles. De son côté, Amélia devient un peu la porte-flingue du groupe. Chargée de sécuriser la famille, de tenir les autres au respect, elle se trouve deux acolytes pour l’aider lorsqu’elle en a vraiment besoin. Chacune remplit sa part du travail tout en gardant une grande liberté d’action, faisant du trafic et tout un tas d’autres choses pour le bien de la famille. Aujourd’hui Amélia a 27 ans et compte bien montrer au monde que son père ne s’était pas trompé à son sujet. Qu’elle atteindrait le sommet mais par elle-même. Pas grâce au travail d’un autre mais grâce à ses propres efforts et en partant du plus bas. Elle irait jusqu’au sommet et irait avec Loreleï et Linia à ses côté. Elle irait avec sa nouvelle famille.





Dans la vraie vie ?


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Dernière édition par Amelia Earhart le Mer 13 Mar - 15:52, édité 1 fois

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