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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Nislegiin
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 Un contrat suicide pour de l'argent

Boris Newtown
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Jeu 12 Jan - 19:31
Irys : 62842
Profession : Mafia - Ingénieur en Mécanique
Daënar -1
Pour entreprendre le projet que Boris qu’il a en tête, il a besoin de revenu, de ressources. De plus, dans la culture dans laquel Boris a été élevé, l’argent peut nous obtenir n’importe quoi ! Totalement n’importe quoi ! Tout ce qu’il faut, c’est un sens des affaires,  de l’imagination et avec peu de temps il peut devenir extrêmement riche. L’argent est le pouvoir. L’argent est le contrôle. Et c’était pour lui la meilleure manière d’en faire le maximum. Même avec la présence de sa famille, nulle peut l’aider dans ses dépenses personnelles.

Présentement, son projet n’est qu’une seule hypothèse, une pensée pour essayer de devenir plus dominant dans le monde et avoir plus de présence, mais il ne préfère pas en discuter avec personne. Il ne peut faire confiance à personne de nos jours  avec le marché noir et les mouvements que le gouvernement apporte à la société. Et en tant qu’ingénieur, il est mieux de garder ses créations entre ses propres mains pour éviter qu’ils soient utilisés pour d’autres raisons. Bref, voici comment Boris s’en ai pris pour avoir une bonne base d’argent vite fait et bien fait. Du moins, s’il en ressort vivant…

Les contrats. Ils arrivent dans tous les coins du monde. Besoin d’un assassin? D’un garde du corps? Ou juste de vouloir régler un compte à quelqu’un? Ce mur en a pour tous les goûts. Le contrat que Boris arracha du mur était une job assez simple. Une chasse à l’homme ou plutôt une chasse aux monstres ! Les photos présentées semblait très menaçante, mais la récompense en valait bien le voyage, le temps et le risque d’en perdre sa propre vie.

Au manoir Newtown à Tellora, Boris prit un détour dans la salle d’équipement pour préparer la mission qu’il allait entreprendre. Il prit un petit bagage avec des vêtements de rechange, des provisions et munitions, un fusil, son couteau de poche et son batte de baseball. Il ne savait pas vraiment à quoi s’attendre niveau capacité des bêtes, alors un fusil ne faisait pas trop de mal. Après avoir fini de se préparer, le dernier obstacle qu’il y avait entre lui et son contrat était sa famille. Est-ce qu’ils allaient le laisser partir pour des raisons personnelles?

En traversant dans le hall d'entrée du manoir, il fut stoppé par son grand-frère Alfred qui passait par là.

Où pense tu aller avec toutes cette équipement? Tu pars en voyage sans moi?

Un peu nerveux de la situation et des conséquences qu’il pourrait lui arriver si le parrain requiert son assistance pendant qu’il est hors du pays, Boris avoua tout à Alfred et demanda son aide pour couvrir ses traces pendant son absence.

Écoute Fréro, je dois m’absenter pour un contrat que j’ai accepté en Nislegiin. La récompense est de 80 000 Irys ! Tu imagine qu’est-ce qu’on pourrait faire avec cet argent ? On n’aurait plus besoin de vivre dans le manoir et on pourrait avoir notre propre chez soi en tout faisant partie de la famille.

Mais tu ne dois pas s'absenter trop longtemps tu sais ? Le parrain va s’en rendre compte sinon.

Boris mit sa main sur l’épaule de son frère.

C’est pour cela que j’ai besoin de ton aide pour m’aider à cacher mes traces lorsque je serais parti. Donne-moi moins d’une semaine et je serais revenu ! Tu crois que tu pourrais faire ça pour moi?

Alfred prit quelques minutes pour réfléchir, mais il n’allait jamais refuser quelques choses pour son frère.

D’accord. Je vais masquer ta présence jusqu’à ce tu reviens. Mais apporte Rocky et Max avec toi. Je ne veux pas m’en occuper pendant ton absence.


Avec une poignée de main suivi d’une colle, Boris dit au revoir à Alfred puis d’un coup de sifflet, les deux Rottweilers descendit les escaliers à la hâte pour suivre leur maître en direction d’un aéronefs un peu plus loin en direction de Nislegiin.

Le voyage se fit sans problème. Une météo favorable sans trop de vent ni de précipitation. Ce n’était guère le premier voyage que Boris faisait aéronef, mais c’était bien la première fois qu’il allait en Nislegiin. En regardant une nouvelle fois le contrat de chasse, il fallait qu’il se dirige vers la ferme des Tolbeo dans le sud-est de là. Rien de bien compliqué. Avec quelques directions assignées au captaine de l’aéronef, Boris se déposa très près de l’endroit en question. Il manquait seulement quelques heures de marche de là.

En suivant la route et les panneaux, il arriva à la ferme des Tolbeo sans trop de problèmes. Il remarqua que l’air était bien froid et ce n’était pas le genre de pays qu’il fait bien chaud dans ce temps de l’année. Après tout le contrat disait que l’hiver n’était pas très loin. Cela aurait peut-être une des raisons pour lesquelles ces bestioles attaquent plus fréquemment. La plupart des animaux qui n’aiment pas vraiment la saison on tendance à dormir durant l’hiver avec une énorme réserve de nourriture dans le ventre. Il ne faut pas les blâmer. Bref, arriver sur les lieux, Boris aperçu un fermier qui était en train de travailler sa terre avec divers instruments. C’était peut-être le détenteur du contrat?

En s’approchant de lui tout en lui faisant un signe de la main, Boris lui montra le contrat ramasser contre le mur des contrats à Tellora. Ensuite, tout en lui serrant la main, Boris engagea la conversation.

Salut ! Je m'appel Boris! Je suis ici pour régler votre problème de destruction d’habitats et de bétails.

Le monsieur semblait content de le voir arriver et se présenta lui-même. Boris lui demanda ensuite des informations plus détaillées pour établir un plan d’action.

Pouvez-vous me décrire les événements dans les moindres détails? Disons leurs nombres? Le moment de l’attaque? Les lieux de l’attaque? Et s’il reste des corps de votre bétail cela pourrait sûrement aider.

En vérité, Boris ne savait pas vraiment à s'attendre, mais c'était le bon moment mettre en pratique ses méthodes d'analyses.

Spoiler:
 



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Lenora Armand
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Ven 13 Jan - 5:41
Irys : 320335
Profession : Aucune
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Une soirée fraîche et paisible. Du moins jusqu'à ce que les péripéties surviennent. C'est souvent le cas dans les histoires. Qu'en était-il de la vraie vie ? Tout dépendait déjà de quel sens chacun voulait bien donner au terme péripéties. Pour Lenora, avoir quitté les siens en avait été une. Le voyage n'avait nullement besoin d'être parsemé de dangers mortels pour toutefois livrer son lot de surprises lorsque les Architectes le désiraient. Fut-ce la volonté de ces derniers ou non, les pas de Lenora l'avait mené devant le tableau d'affichage d'une auberge. Le temps que le repas qu'elle avait commandé lui fut servi, son regard avait été attiré par le tableau sur lequel plusieurs affiches étaient disposées. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait ce genre d'installation. Elle y jetait un coup d’œil de temps à autres. Mission de secours, requêtes en tout genre. Souvent tout un autre monde qu'elle ne faisait qu'observer. D'autres personnes qui avait fait de ces requêtes diverses et variées leur manière de gagner leur pain, avait bien plus d'expérience qu'elle sans nul doute.

Se levant de table, elle s'approcha pour voir de plus près dans quoi ces braves guerriers ou ces fous, tout dépendamment du point de vue, étaient prêt à se lancer. Une en particulier attira son regard. Elle était classifiée comme étant relativement dangereuse, l'image de créatures illustrant la détresse des commanditaires face à ces ennemis devant lesquels ils se sentaient complètement démunis.

*Ce sont des gens tranquilles après tout. Comment pourraient-ils régler le problème sans une aide extérieure...*

La khaaralienne s'attarda sur les créatures qui visaient le bétail de ces pauvres gens et dévastaient l'habitat avoisinant. Outre de les trouver menaçante, Lenora dans toute l'ampleur de sa vision artistique auraient bien aimé pouvoir observer ces prédateurs de plus près, du moins aussi près que possible, afin de les dessiner. La jeune femme ne doutait pas hormis d'être une problématique pour la population, ces animaux devaient être fascinants à regarder.

L'aubergiste vint lui apporter son plat qu'il déposa sur la table, tout en tournant la tête vers sa cliente. Il s'éclaircit la gorge pour éviter de surprendre Lenora et prit la parole :

- Vous vous intéressez à une requête ?


- Non pas vraiment. Je regardais simplement par curiosité.

*Après tout, ces gens sont dans le besoin. Y aller pour simplement dessiner... je ne trouve pas cette attitude très correcte. Très peu pour moi. Et vu que je ne pourrais certainement pas les aider...*

- Je ne pense pas être faite pour ce genre de travail. Je ne risque pas d'être d'une grande aide, le combat n'étant pas ma tasse de thé, précisa-t-elle en regagnant sa place.

L'aubergiste s'était attardé, jetant des coups d’œil à l'annonce en question que Lenora avait posé sur sa table. Il se gratta l'arrière de la tête, ne sachant pas vraiment quoi répondre à cette jeune femme qui avait énoncé son manque de capacité au combat avec son impassibilité coutumière. Il s'apprêtait à tourner repartir, ayant tourné le dos lorsqu'il lança finalement.

- Vous savez, si le combat n'est pas votre fort, vous avez sûrement d'autres qualités qui pourraient aider. Le combat n'est pas la seule manière de se rendre utile.
Puis il s'en alla.

* * * * *

Arrivée devant ce qui semblait être sa destination, Lenora sortit l'affiche un peu plissée de son sac. Après ce que lui avait dit l'aubergiste ce soir-là, elle avait longuement médité au cours de la nuit, pesant le pour et le contre. À l'heure actuelle, la demoiselle n'était pas encore certaine de la façon dont elle pourrait aider les commanditaires mais elle avait tout de même tentée sa chance. C'était la première fois de sa vie qu'elle quittait le continent et elle avait prit, depuis la région de Khurmag, un voilier en direction de Nislegiin. Le bateau avait vogué près d'une semaine sur les flots, laissant à la jeune femme tout le loisir de repasser en revue ses effets personnels pour s'assurer finalement avant de mettre pied à terre, qu'elle n'avait rien oublié sur le navire. Elle avait son sac qu'elle portait en travers de l'épaule, dans lequel elle avait amené un peu de vêtements de rechange, sa bourse, des crayons et ses trois carnets : son carnet de notes, son carnet à dessin et le carnet des milles murmures. C'était à peu près tout ses bien, le manteau de fourrure qui lui avait été offert par les habitants de Cedren, directement sur elle.

Elle avait fait ce qui restait de chemin à pied et se demandait si la famille ayant fait la requête avait déjà reçue de l'aide. Il était même possible que l'affaire soit réglée d'ici à ce qu'elle arrive. Après tout, elle n'était pas sûre de comment se déroulaient les choses dans ce genre de situations. Si jamais le tout était réglée, elle se garda en tête de se promener et sûrement réaliser quelques dessins de la région, histoire de ne pas être venue pour rien.

À sa surprise, justement, deux personnes proches d'un champ étaient en pleine conversation. L'un des deux semblait être Ruth Tolbeo, le commanditaire. L'autre n'avait pas trop l'air à travailler dans les champs ou l'élevage. Peut-être même ce jeune homme blond était-il étranger à la région, comme elle. Ou peut-être pas. En tout cas, une chose était sûre, il semblait parler de la mission pour laquelle la jeune mage s'était déplacée. Elle le devina du reste de la conversation qu'elle put entendre en s'approchant.  

- ... événements dans les moindres détails? Disons leurs nombres? Le moment de l’attaque? Les lieux de l’attaque? Et s’il reste des corps de votre bétail cela pourrait sûrement aider.

La jeune femme s’avança encore jusqu'à eux et avant que le commanditaire n'eut pu répondre, elle se présenta.

- Bonjour. Pardonnez mon intrusion un peu abrupte. Je me nomme Lenora et je suis venue proposer mon aide. J'ai cru comprendre que vous parliez du travail pour lequel vous avez posé une annonce. Je n'aurais pas voulu vous faire répéter, aussi veuillez excuser encore une fois mon interruption. Mais je vous en prie, veuillez continuer. J'aimerais également en apprendre plus.



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Khugatsaa
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Ven 13 Jan - 20:11
Irys : 34993
Administrateur
Rappel du contrat:
 


La vie des Tolbeo n'avait jamais été de tout repos, et de manière plus générale, la vie en Nislegiin n'a jamais été de tout repos. Qu'il s'agisse de son climat, sa faune ou même sa flore, rien ici ne pouvait laisser croire qu'une vie paisible y été possible, et pourtant. Voilà désormais plus de huit générations qu'un certain Yitar Tolbeo avait choisi de s'installer ici avec sa famille. Éleveur de père en fils, cette famille a réussi l'exploit de se spécialiser dans l'élevage de Khippogin, qu'ils sont parvenu à faire cohabiter avec leur troupeau de mouton et autre bétail plus commun.

Comme à l'approche de chaque hiver, Ruth et Velae (sa femme) ont petit à petit fait migrer leur troupeau plus haut dans les montagnes, là où les pâturages se montrent plus garnis que dans les plaines. Comme à l'approche de chaque hiver, le couple est confronté à une multitude de problèmes qui, habituellement, ne nécessite aucune aide extérieur. Ils connaissaient la propension des Arachnobions à quitter les montagnes pour s'attaquer au bétail isolé, mais généralement, la présence du Khippogin dominant suffisait à les en dissuader. Mais cette année, quelque chose avait changé ...

~~~

Ruth travaillait dur. Si les Architectes avaient décidé de mettre fin à leur production de laine et d'huile protectrice, le chef de maison n'avait d'autre choix que de tout miser sur ses récoltes, qui a défaut de les enrichir, leur permettraient au moins de passer l'hiver. Mais le quinquagénaire n'avait que peu d'espoir. La prolifération des Arachnobions avait au moins triplé au cours de ces six derniers mois, et l'intérêt que les Soroghs avait commencé à porter sur ces insectes avait provoqué la fureur de son propre troupeau, occasionnant une multitude d'accident mortels chez les autres herbivores et sur ses installations. Il n'était pas nécessaire d'être un expert pour se rendre compte que les choses ne tournaient plus rond. Même les Erveekheis qui se plaisaient à roder autour de la demeure familiale avaient désertés les lieux depuis des semaines déjà.

Mais sa femme, elle, gardait espoir. Comme elle s'était évertuée à lui répéter :

« A finir pauvre, autant que ce soit en ayant tout essayé ! »

Certes la qualité hors du commun de leur huile protectrice avait assurer une vie relativement confortable aux Tolbeo, mais la somme proposée par Velae suffit à faire recracher le vin que dégustait son mari. C'était presque les revenus d'une saison complète, qui iraient dans les poches d'hommes ou de femmes sans doute peu recommandables, qui n'hésiteront pas à bâcler le travail pour empocher le pactole. Mais force d'arguments et de discussion, elle fini par convaincre Ruth de proposer ce contrat de chasse dans toute les tavernes et auberges du continent. Cela faisait maintenant plus d'un mois que l'annonce avait été publiée, et enfin, quelqu'un avait répondu à leur appel.

L'air était humide, la pluie approchait. Bêche à la main, Ruth accéléra la cadence afin de finir d'ameublir son champ, avant que les averses ne viennent lui faire prendre un nouveau retard de plusieurs semaines. Mais c'était sans compter sur l'arrivée d'un illustre inconnu, qui vint lui faire perdre de son précieux temps.

- Salut ! Je m'appelle Boris ! Je suis ici pour régler votre problème de destruction d’habitats et de bétails.

Bien que contrarié, la raison de la venue du jeune homme finit par illuminer son visage, si bien qu'il s'empressa de répondre à la poignée de main qui lui était tendue. Certes, la carrure et la prestance du gamin étaient à mille lieux de ce à quoi s'attendait le fermier, qui espérait voir arriver un valeureux aventurier charismatique, épée à la taille et maître d'une magie ancestrale, mais soit. Mieux valait "ça" que rien.

- Enchanté Boris, je suis Ruth ! Vous n'imaginez pas le soulagement que c'est pour moi de vous voir !

- Pouvez-vous me décrire les événements dans les moindres détails ? Disons leurs nombres ? Le moment de l’attaque ? Les lieux de l’attaque ? Et s’il reste des corps de votre bétail cela pourrait sûrement aider.

Il fut contraint d'avouer qu'il ne s'attendait pas à un tel interrogatoire. Son problème méritait enquête, mais ils étaient très loin de ce que l'on pouvait retrouver sur une scène de crime. Pas d'alibi ou d'ambitions retorses, seulement des animaux à la recherche de nourriture. Mais après tout, ce n'était pas lui le professionnel, aussi s'apprêta-t-il à répondre lorsqu'une nouvelle voix, plus cristalline, se fit entendre.

- Bonjour. Pardonnez mon intrusion un peu abrupte. Je me nomme Lenora et je suis venue proposer mon aide. J'ai cru comprendre que vous parliez du travail pour lequel vous avez posé une annonce. Je n'aurais pas voulu vous faire répéter, aussi veuillez excuser encore une fois mon interruption. Mais je vous en prie, veuillez continuer. J'aimerais également en apprendre plus.

Ruth ne savait décidément plus s'il devait se réjouir ou s'inquiéter. Ces deux enfants savait-il vraiment dans quelle aventure ils s'engageaient ? Même s'il n'y a pas d'âge pour être aventurier, Ruth avait tout sauf envie de se sentir responsable si leur vie s'achevait prématurément.

- Enchanté Lenora. Comme je le disais un peu plus tôt à votre ... collègue, je suis Ruth. C'est bien moi qui ait déposé ce fameux contrat.

Une goutte vint s'écraser sur le visage du vieil homme, puis une autre.

- Humpf ... par contre, puis-je me permettre de vous demander de patienter une petite heure ? La pluie arrive et si je ne termine pas de labourer ce champ, je vais me retrouver avec un nouveau problème sur le dos.

Il désigna une écurie vers laquelle les deux jeunes gens pouvaient s'abriter en attendant. Ruth se remit donc à travailler la terre en rassurant une dernière fois les nouveaux venus.

- Ne vous inquiétez pas, nous les Tolbeo ne sommes pas des rustres. Nous rejoindrons ma femme chez moi et l'on discutera de tout ça tranquillement autour d'une soupe bien chaude.
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Boris Newtown
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Lun 16 Jan - 22:53
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Profession : Mafia - Ingénieur en Mécanique
Daënar -1
Ruth Tolbeo semblait un peu contrarié du physique de Boris. À vrai dire, le fermier s’entendait plus à quelqu’un de plus “mercenaire”. Même si Boris était habillé plus en civil avec son veston en cuir brun et son pantalon beige un peu usagé. La boue sur son visage et les traces d’usure sur ses vêtements montrent vraiment que Boris n’est guère un membre des affaires, mais plus comme un habitant daënar qui n’a rien à perdre. C’était un peu le but de Boris après tout de passer inaperçu. Les deux Rottweilers suivaient près de leur maître. Malgré que l’un d’entre eux à plus de difficultés à suivre les consignes, Boris les aiment autant l’un que l’autre.

Peu après que Boris s’est présenté avec le commanditaire, une jeune femme d’environ du même âge du jeune homme s’approcha puis se présenta elle-même avec une attitude un peu trop respectueux en s’excusant deux fois.

-Bonjour. Pardonnez mon intrusion un peu abrupte. Je me nomme Lenora et je suis venue proposer mon aide. J’ai cru comprendre que vous partiez du travail pour lequel vous avez posé une annonce. Je n’aurais pas voulu vous faire répéter, aussi veuillez excuser encore une fois mon interruption. Mais je vous en prie, veuillez continuer. J’aimerais également en apprendre plus.


À première vue,  Boris là trouvais quand même jolie en la dévisageant de haut en bas sans n’être très discret. La jeune femme avait un corps en parfait harmonie. Du visage fin jusqu’à la poitrine avec la forme d’une main et les jambes d’une magnifique forme définie par sa musculature. Les cheveux pas trop court ni trop long, c’était un idéal pour Boris. Au même moment, il était un peu sans mot face à une telle surprise. Lui qui pensait qu’il allait être seul pour faire cette mission et avoir à l’idée qu’il devrait peut-être partager la récompense avec quelqu’un d’autre l’un rend incertain de sa participation au contrat. Cependant, après réflexion, il serait mieux avoir un peu d’aide à l’échange d’une part des gains que de mourir et ne rien n’avoir du tout.

Le fermier semblait autant enchanté par la présence Lenora. Plus de main pour la mission, le mieux...

-Enchanté Lenora. Comme je le disais un peu plus tôt à votre… collègue...

*J’espère qu’il n’a pas les mauvaises idées sur la situation. Je n’ai aucune idée qui elle est.*

-...Je suis Ruth. C’est bien moi qui ait déposé ce fameux contrat. Par contre, puis-je me permettre de vous demander de patienter une petite heure? La pluie arrive et si je ne termine pas de labourer ce champ, je vais me retrouver avec un nouveau problème sur le dos.

Suite à cela, le vieillard pointa vers une écurie à environ cinquante mètres, pour éviter d’être dévasté par la pluie. Il demanda à Boris et Lenora de s’y diriger pendant en attendant qu’il termine ses travaux et par la suite, il les invitait à la soupe pour continuer la discussion sur le contrat. Boris n’avait aucun problème avec la suggestion et comprend parfaitement la situation de son commanditaire. Avec un simple signe de la tête, Boris se dirigea vers l’écurie suivi de ses chiens et de Lerona qui suivait de pas très loin.

L’intérieur de l’écurie semblait très standard. Du foin, du foin et quelques chevaux. Il avait un peu besoin d’entretien, mais cela doit être pour un manque de main d’oeuvre aux alentour de la ferme. Bref, Boris donna une direction simple à ses chiens pour l’installer un peu plus loin dans le foin au chaud. Il se sortit une cigarette de son paquet puis l’alluma puis il se tourna avec son nouveau collège pour le contrat. Comme un peu la routine pour rencontrer des nouvelles personnes, Boris s’approcha de la jeune femme en tendant sa main en ayant l’intention de l’embrasser sur la main comme un vrai gentleman.

-Ravi de vous rencontrer mademoiselle, je m’appelle Boris de Ünellia.

Peu importe sa réaction face à la présentation, le blond continua la conversation en disant:

-Alors, vous faites souvent ce genre de choses? Les contrats… Les voyages… Ça doit être dur de voyager seul pour si une jolie femme comme vous non?

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Lenora Armand
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Sam 21 Jan - 17:44
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Prenant place à côté du jeune homme, elle focalisa son attention dans un premier temps sur Ruth. Celui-ci eut à peine le temps de confirmer son identité à la mage de terre que les cieux capricieux décidèrent que  l'heure était venue d'abreuver la terre. Quelques gouttes, épaisses, éparses, s'écrasèrent sur les trois protagonistes. Celles qui tombaient sur la terre rendaient la coloration de celle-ci plus foncée tandis que l'eau s'infiltrait dans le sol. Dans les steppes où le temps est moins humide, ce spectacle est plus rare et seule l'eau apportée par les agriculteurs permettaient aux plantes de poursuivre leur croissance dans les temps les plus secs. Sortant de sa contemplation, la jeune brune dirigea son regard vers l'écurie que leur indiquait l'homme.

Le fait de patienter ne la dérangeait pas en soi, mais peut-être aurait-elle pu apporter son aide à l'homme avant l'arrivée de la pluie. Lenora qui d'ordinaire ne se serait pas gênée pour prendre la parole, se surprise à hésiter. Il la trouverait peut-être étrange. Ou alors, elle serait juste une gêne. Il avait peut-être, depuis le temps qu'il vivait ici, établi ses propres techniques quant au travail du sol.

- Ne vous inquiétez pas, nous les Tolbeo ne sommes pas des rustres. Nous rejoindrons ma femme chez moi et l'on discutera de tout ça tranquillement autour d'une soupe bien chaude.

Se disant, il reprit son travail. Coupant la poire en deux, Lenora se décida à donner un petit coup de pousse à l'agriculteur qui, qui plus est, se montrait vraiment accueillant envers eux. Elles ne savaient pas si tous les clients qui postaient des requêtes se comportaient de la sorte, mais il n'était en aucun cas obligé d'en faire autant pour eux comme de leur montrer où s'abriter et aller jusqu'à les inviter à manger. Et puis ...

*Delkhii ne m'en voudrait certainement pas de venir en aide à un homme qui prend soin de son œuvre* pensa-t-elle.

Aussi, faisant mine de relacer l'une de ses bottes, elle se pencha et posa une main sur le sol. Elle sentit la chaleur de la terre se communiquer à sa main, vibrant légèrement tel le ronronnement d'un chat. La mage de terre pria silencieusement son élément de répondre à sa demande et de soutenir l'action de Ruth Tolbeo. Les éléments du sol pré-mélangés rendraient le labour de la parcelle facilité, demandant moins d'efforts de la part de l'agriculteur. Le pouvoir de Lenora ne lui permettait pas de couvrir toute la zone de là où elle se trouvait mais puisse cette petite action être pour lui le début de bonnes nouvelles.

Se relevant avant que son comportement ne finisse par lui valoir des questions, elle trottina pour rejoindre Boris et tous deux entrèrent dans l'écurie. Elle était modeste mais il y faisait bon. Les chevaux étaient installés des box et quelques têtes parmi les plus curieuses vinrent passés leur tête au dessus du muret de leur box. Un chien frôla également ses jambes pour s'installer dans le tas de foin. Deux rottweiler que la khaaralienne trouva vraiment splendides. Elle tourna la tête lorsqu'elle entendit quelqu'un s'approcher. Il s'agissait de son futur partenaire de travail.

- Ravi de vous rencontrer mademoiselle, je m’appelle Boris de Ünellia.

*De Ünellia ? Son nom de famille ? Ou bien... l'endroit d'où il vient ?*

La jeune femme n'en était pas sûre. S'il s'agissait bien du lieu dont il venait, alors Lenora ne se souvenait pas de l'avoir entendu. Malgré tout, elle répondit à sa politesse, posant sa main dans la sienne tandis qu'il lui faisait un baise-main des plus galant. Ce jeune homme avait l'air gentil. Un peu plus petit qu'elle, il avait des cheveux blond doré et des yeux bleus profonds qui semblaient l'analyser.

- Tout le plaisir est pour moi Boris. Lenora Armand.

Lenora récupéra sa main et lui sourit poliment.

- Alors, vous faites souvent ce genre de choses? Les contrats… Les voyages… Ça doit être dur de voyager seul pour si une jolie femme comme vous non?

La jeune femme secoua la tête en guise de réponse et caressa le chanfrein du cheval du box à côté duquel elle se trouvait et qui furetait malicieusement sur son épaule. C'était un cheval de race frison, à la robe noir dans sa totalité. Au contact de Lenora, ses oreilles se mirent à bouger, traduisant une curiosité à peine réprimée.

- Non, c'est la première fois que je fais ce genre de travail. Je ne voyage pas depuis si longtemps non plus. J'ai longtemps résidé chez les miens. Alors, je ne pourrais dire si c'est réellement dur. Les choses peuvent sembler plus compliquées les premières fois et je suppose que j'ai encore beaucoup à découvrir et des difficultés à rencontrer que je ne connais pas encore. Mais je compte faire de mon mieux pour aider ces gens. J'essaierai de ne pas vous causer d'ennuis.

La mage de terre tout en continuant ses flatteries au cheval se tourna de côté pour pouvoir observer le blond en même temps.

- Qu'en est-il de vous ? Voyagez-vous souvent ?



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Boris Newtown
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Mar 24 Jan - 3:43
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Profession : Mafia - Ingénieur en Mécanique
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Elle semblait désorienté au moment où que je me présentai pour la première fois à la jeune dame, mais elle trouvait peut-être mon nom drôle? Ou bien l’endroit où je venais? Néanmoins, je me tenais plus vers la troisième option. C’est-à-dire qu’elle ne s’entendait peut-être pas à une approche aussi galant que la mienne. Il est vrai que je peux être un vrai tombeur de femme sur tous les recoins de Tollera. Enfin bref, elle reprit possession de sa main en faisant un sourire qui voulait tout dire pour moi ! Elle n’était pas intéressée à un blond plus petit qu’elle… Je n’y pouvait rien… C'était vraiment dommage. Elle était si belle avec sa robe noire et son décolleté qui formait une paire parfaite accompagné de ses cheveux également noir qui encadrait son visage de déesse…. Aaahhh! Je devais arrêter de la fixer trop longtemps à ces endroits inappropriés. Cela rendait la situation très instable malgré ma perversité énorme. J’étais ici pour faire un contrat et rentrer le plus tôt possible avant que le parrain s’en rend compte et rien d'autre !

Peu après, elle s’approcha de l’un des enclos de l’écurie pour caresser la jument sur le museau. Puis, elle répondit à la question que je lui ai posée précédemment.

Non, c’est la première fois que je fais ce genre de travail. Je ne voyage pas depuis si longtemps non plus. J’ai longtemps résidé chez les miens. Alors, je ne pourrais dire si c’est réellement dur. Les choses peuvent sembler plus compliquées les premières fois et je suppose que j’ai encore beaucoup à découvrir et des difficultés à rencontrer que je ne connais pas encore. Mais je compte faire de mon mieux pour aider ces gens. J’essaierai de ne pas vous causer d’ennuis.

Je la regardai d’un air menaçant, j’avais quelques frissons dans le dos qui me rappelait certaines missions d’affaires. Cela ne m’avait guère surpris. Elle ne semble pas vraiment être du genre à se battre. Innocente et fragile… Au même moment, je commençais à avoir des idées noires, de mauvaises intentions. Ce genre de femme était la cible parfaite pour un kidnapping et ensuite l'échanger contre de l’argent ou bien la mettre à l’esclavage. Ce n’était pas la première fois que je le faisais et j’aurais sûrement à le faire dans l’avenir. Si c’est vrai qu’elle ne connait pas vraiment les difficultés, avec moi il sera trop tard des connaîtres lorsque le moment arrivera. Mais j’ai encore de choix. La prendre dans un tel endroit serait très mal organisé. Un continent inconnu et un moyen de transport public sur le chemin de retour. Bref, les chances étaient toutes contre moi. Je devais renoncer immédiatement à cette tentative.

Tout en caressant  le cheval, elle se tourna la tête vers moi et continua la conversation en me posant une question à son tour. J’ai réussi à reprendre contrôle de moi-même avant qu’elle puisse me regarder au visage de nouveau. Une chance que j'avais allumé cette cigarette sinon je serais en train de péter un câble.

Qu’en est-il de vous ? Voyagez-vous souvent ?

Au même moment, Jack demanda de se faire caresser la tête en s'asseyant devant moi et me regardant avec les gros yeux mignons. Ce chien demandait beaucoup d’affection. Malgré qu’il est parfois stupide et n'obéit pas à mes ordres, c’était un chien adorable. Je mis ma cigarette entre mes dents et commença à entre le dos de mon chien avec mes mains.

Tout en remplissant la demande de mon Rottweiler, j’avais décidé de dire une parcelle de vérité en gardant mon travail un secret. En espérant que mon non-verbal ne disait pas le contraire.

Non pas vraiment, je ne suis pas du genre à voyager beaucoup. À Daënastre, je suis plus un homme d’affaire. Disons que je fais partie d’un “groupe” qui assure la sécurité de plusieurs entreprises en échange d’un loyer mensuel. Mon rôle dans tout cela est d’assurer que toutes transactions se font sans problème et selon les normes. Il y a également d’autres choses que je fais, mais ceci est la principale.


En laissant Jack rejoindre son frère plus loin dans le foin, je m’approchai en tendant ma main de nouveau vers Lenora en ayant comme but de la serrez comme les hommes d'affaire font pour confirmer une entente.

En tout cas, je suis ravi de faire équipe avec vous pour ce contrat.


Peu après, le tonnerre commençait à gronder suivi d’une averse très épaisse. C’était un fin réseau discontinu, une chute implacable, mais relativement lente de gouttes probablement assez légères. La sonnerie au sol des filets verticaux, le glou-glou des gouttières, les minuscules coups de gong se multiplient et résonnent à un rythme saccadé et aucune délicatesse. Je me demandais s’il fallait attendre encore un bout avant que notre employeur en était fini avec son champ. Je pris une autre dose de nicotine avec ma cigarette et suivis la conversion en disant :

J’espère qu’il ne faudra pas attendre trop longtemps. Je commence à être impatient avec ce commanditaire.



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Khugatsaa
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Mar 11 Avr - 14:47
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Ruth était songeur. Alors que quelques heures plus tôt, la terre qu'il travaillait sous pieds semblait aussi récalcitrante qu'un Novsh à se faire labourer, voilà qu'il n'avait presque plus de difficulté à retourner la terre. Mais contrairement à beaucoup de personnes, le bonhomme n'était pas dupe. Une vie entière passée à arpenter les contrées sauvages de Nislegiin et à commercer avec les nomades du coin forge certains "dons", ou plutôt certaines intuition qui ne trompent pas. La pluie n'était pas responsable de ce coup de main inattendu, et ce simple état de fait commença à le rassurer sur le devenir des deux gamins qui avaient fait le choix de s'aventurer aussi loin de chez eux. L'une de ces deux personnes était mage, de l'eau ou de la terre, il n'en savait trop rien, mais il en était persuadé, et cela pourrait grandement les aider dans sa lutte contre ces saletés de bestiaux.

Une demi-heure suffit pour ameublir le reste de son champ, si bien que la tempête n'avait pas encore frappé à sa porte. Tout en travaillant, l'éleveur s'était amusé à observer les deux jeunes gens qui, contrairement ce qu'il avait pensé au premier coup d’œil, ne se connaissaient visiblement pas. En revanche, le petit blondinet ne semblait pas rester indifférent aux charmes certains de cette Lenora. Ah la jeunesse ! Les voir ainsi éveillait en lui un nombre incalculable de souvenirs.

Il revint donc vers eux, bien plus enthousiaste qu'à l'accoutumé.


- J'en ai enfin terminé avec ce foutu champ ! Permettez-moi de vous remercier en vous offrant l'hospitalité pour cette nuit. Au diable cette fichu tempête, elle ne nous laissera pas faire la moindre chose pour aujourd'hui. Velae doit s'impatienter, dépêchons-nous !

~~~

Tous étaient assis autour d'une grande table ovale en bois massif, cependant, la taille du meuble faisait contraste avec le peu de victuaille qu'il soutenait. Et pour cause. Compte-tenu de la situation précaire dans laquelle se retrouvait la famille, ils n'avaient d'autre choix que de se serrer la ceinture jusqu'à la fin de l'hiver, et ce, même en présence d'invités.
Intimidés par leur présence, les trois enfants de Velae et Ruth se faisaient tout petit par peur que les deux molosses ne les mangent eux, ce qui ne manquait pas de faire rire la mère, qui était extatique à l'idée que des aventuriers se soient inquiétés de leur sort ! Une ambiance chaleureuse régnait dans la pièce, où le feu de cheminé fait contraste avec les rafales qui soufflaient à l'extérieur, ne laissant aucun répits aux volets qui ne cessaient de claquer.


- Humpf, venons-en au fait. dit le quinquagénaire en finissant d'avaler son morceau de pain.


- Si vous le voulez bien, nous partirons demain à l'aube, en direction de notre étable qui se trouve à quelques kilomètres d'ici, sur les flancs de la montagne. C'est là-bas que se trouve nos troupeaux ...

Ruth hésita quelques secondes, avant de soupirer profondément.

- Honnêtement, je ne sais pas par où commencer. Seul, un arachnobion n'est pas dangereux, mais c'est une véritable fourmilière qui grouille sous nos pieds, et lorsqu'ils s'en prennent à mes khipoggins, il ne leur faut pas plus de 3 minutes pour le réduire en charpie. Je vous aurai bien proposé d'examiner les cadavres, mais il ne reste rien d'autre que des os. Et si les arachnobions sont de sortis, les Sorogh aussi. Et là, c'est une autre paire de manche, puisque notre khipoggin alpha voudra protéger son troupeau ...

L'homme jeta un regard désespéré à sa femme, qui se résolu à poser la question que son mari n'osait pas prononcer.

- Comment comptez-vous vous y prendre ?




- Note HRP -
Lenora m'ayant contacté pour me signaler quelle ne pourra pas répondre avant un certain temps, nous considérerons quelle restera à la ferme avec la femme de Ruth jusqu'à la fin du contrat
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Lenora Armand
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Ven 21 Avr - 17:41
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Homme d'affaires ? Sécuriser des entreprises pour un loyer mensuel ? Avec sa tenue, il ressemblait davantage à un mercenaire ou quelque autre joyeux dénominatif. Pourtant, le voyant répondre avec une certaine affection aux attentes de son animal, Lenora se dit qu'il n'avait rien d'un mauvais bougre. Au moins, n'avait-elle rient à lui reprocher. Aussi, lorsqu'il lui tendit la main en signe de partenariat, elle n'hésita pas à la lui serrer en  retour.

- Le plaisir est partagé.

Une dernière chose lui tournait en tête. Une pensée, fourbe comme le serpent s'insinuait de plus en plus dans son esprit. La précédente mention d'Ünellia l'avait déjà interpellée bien qu'elle n'est aucun moyen de savoir en quoi ce nom la chiffonnait. Toutefois, l'ajout de Daënastre n'avait fait que renforcer son envie de savoir. Certainement de la manière dont il l'avait énoncé, Daënastre était un lieu. Mais les sonorités lui en étaient toutefois inconnues. Son expérience du voyage était encore fragile mais jamais dans les rares endroits qu'elle avait vu ces derniers mois, la jeune femme n'eut entendu un nom semblable.

*Me trouverait-il étrange à le lui demander ?*

Elle n'eut malheureusement pas cette opportunité car tandis que la pluie s’abattait sur le toit de la grange, réduisant des sons pour mieux en amplifier d'autres, leur cher commanditaire revenait juste à temps pour éviter les dégâts d'un orage qui semblait vouloir nettoyer les lieux pour les prochaines heures. Si toutefois, elle pouvait éviter de les envoyer danser dans le ciel, eux ou la maison de Ruth, la mage de terre en aurait été reconnaissante aux Architectes.

L'agriculteur ne prit même pas la peine de s'attarder dans la grange. Le temps de quelques paroles, il repartait déjà en direction de sa maison où sa famille l'attendait. La khaaralienne n'aurait pas l'occasion d'étancher sa curiosité cette fois.

*Tant pis. Oublions ça pour le moment. J'aurais sûrement d'autres occasions de lui demander.* pensa-t-elle en saluant le cheval d'une dernière caresse avant d'emboîter le pas à Ruth.

***

Dans la maisonnée, il faisait bon. Fut-ce dût au fait de se retrouver à l'abri alors que les éléments fêtaient joyeusement à l'extérieur, ou encore à l'accueil agréable de la maîtresse de maison. Sûrement un peu des deux. Les épaules de son manteau ayant été touchées par la pluie, la jeune femme le retira avant de s'aventurer plus loin et demanda à Velae où elle pouvait le mettre. Elle souhaitait éviter de salir la maison de ses hôtes. Elle retira également ses chaussures boueuses et les plaça dans un petit coin. Suivant ensuite les indications de la femmes, elle suspendit son vêtement à un des crochets à proximité de la cheminée pour que la chaleur dégagée par le feu facilite le séchage et réchauffe les habits. Elle disposa également le manteau de Khurmag, soigneusement pour ne pas abîmer le précieux cadeau. Après quoi, elles rejoignirent toutes deux les hommes tandis que Ruth s'installait à table.  

La mage de terre prit place à son tour, encadrée par une chaise vide à sa droite et l'une des trois petites têtes timides dépassant de la table et qui composaient la famille de l'agriculteur. Le jeune enfant qui se trouvait près d'elle avait vivement retiré ses yeux des chiens de Boris pour observer cette inconnue assise à côté de lui et en jeune être fragile, évaluer si Lenora était une menace plus importante que les deux quadrupèdes. La jeune femme lui adressa un sourire amicale et l'effet de la menace semblait s'être amoindrie car l'enfant jugea semble-t-il plus prudent de reporter son attention sur les canidés.

Le repas passait ainsi. Lenora appréciait la bienveillance des hôtes qui avaient partagé avec eux leur ressources amoindries et fit honneur au repas qui lui était servi. D'autres auraient sûrement refusés pour ne pas entamer dans leurs réserves de nourriture déjà faibles mais Lenora ne le voyait pas de cet œil. Pour elle, refuser le repas qui lui était offert serait faire montre d'une grande impolitesse envers cette famille. Même avec leur savoir, il arrivait par chez elle aussi que certaines années soient plus fructueuses que d'autres. Elle n'avait jamais connue de période de longue et importante famine mais elle connaissait la valeur du labeur de la terre et les caprices de celle-ci.

- Humpf, venons-en au fait, annonça finalement le client coupant court aux discussions précédemment plus détendues.

Tout le monde retrouva son sérieux et le silence se fit. Même les enfants se tenaient tranquilles, pressentant ou peut-être ayant déjà connaissance de la situation. Ruth se mit à leur fournir plus de détail sur les interactions qu'entretenaient les trois espèces qui les intéressaient dans cette affaire : les khipoggins, les arachnobions et les soroghs.

*Les deux premiers entretiennent une relation relativement stable quand il n'y a qu'un ou deux individus. Quant aux Sorogh...*

- Ce qui semble attirer les Soroghs, c'est la forte concentration d'Arachnobions. dit-elle, plus pour elle-même bien qu'elle fut audible. Puis, s'adressant cette fois à son auditoire, Lenora reprit. Je ne voudrais pas m'avancer mais je ne pense pas que vous ayez toujours eu ce problème à une telle ampleur, si ? Quelque chose a dû se produire. Si nous pouvions trouver la cause de ces déplacements, cela nous aiderait peut-être.

La fille de Delkhii n'était pas sûre d'avoir répondu ou non à la question de Velae. Ses paroles s'apparentaient plutôt à une réflexion personnelle sur le problème. C'est son premier contrat mais c'est ce sur quoi son regard se pencherait en premier. Si elle avait été seule. Or ce n'était pas le cas. Aussi, elle se tourna vers son coéquipier, se demandant quel était son avis sur la question.



Couleur de Lenora : #33cc66
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