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Chroniques d'Irydaë
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 Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï]

George "Chafouin" Deckter
George
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptySam 16 Mar - 15:13
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Daënar -2
Cette petite boutique d''Alexandria avait quelque chose de pittoresque, c'était sans doute en partie dûe au fait qu'elle était bien reculée par rapport au reste du quartier, quartier qui lui-même était situé à la périphérie du plan des versos. Pour Chafouin ce qui était le plus bizarre était bien entendu ce grand mur qui faisait la séparation entre les deux plans d'Alexandria, une telle façon de marquer la séparation entre les niveaux sociaux des Alexandars avait de quoi le mettre en rogne, lui rappelant ses plus sombres désillusions d'enfance concernant le niveau de richesse des classes socioculturelles composant la société Daënar. En revanche, à part ça, la capitale avait tout pour lui plaire, du moins les bas quartiers, c'était des lieux sales, vastes et crapuleux où y disparaître était facile et où la verticalité des bâtiments lui donnait de nombreuses perspectives d'utiliser au mieux ses grappins dynamiques.

Il réfléchissait déjà à la possibilité d'ouvrir un second cabinet ici, Alexandria n'était pas Prorig, le niveau de vie n'était pas le même, mais il pouvait être sûr que le travail ne manquerait jamais ici. La difficulté principale serait juste de se trouver des contacts et des collaborateurs fiables pour se lancer dans l'aventure, mais à terme, oui, travailler à Alexandria serait une idée fort intéressante.

Mais aujourd'hui il n'était pas là pour se faire un trou, mais pour acquérir une nouvelle possession, il avait en effet décidé d'agrandir quelque peu son arsenal en s'achetant une arme particulièrement difficile à se fournir pour un civil, le pistolet magnum. Il profitait donc d'avoir été voir son amie Charline la semaine dernière pour traîner un peu dans la capitale, de là, il s'était débrouillé pour qu'on lui fournisse l'emplacement d'un petit bazar à l'apparence tout à fait honnête. Mais qui refourguait régulièrement de la marchandise volée quand cette dernière tombait totalement par hasard dans l'arrière boutique. On lui avait donc murmuré que le vendeur avait dernièrement reçu à pistolet magnum et qu'il cherchait un preneur le plus rapidement possible pour s'en débarrasser, mais bien sûr ça allait coûter bonbon, Chafouin n'en doutait pas.

Il se tenait donc devant ce magasin, surnommée humblement « le bazar d'André. » Dont il franchit le pas de la porte, à l'intérieur, le vendeur lisait tranquillement un magazine adossé contre sa chaise. En entendant le bruit de la sonnette il se leva tranquillement et fit face à Chafouin en lui demandant ce qu'il pouvait faire pour lui.

-Je voudrais un aéroplane pour faire voyager mon melki jusqu'à My'trä. Lui répondit-il calmement comme si cette phrase était tout à fait logique.

Le vendeur lui fit de gros yeux puis reconnaissait la phrase codé pour sa marchandise il lui répondit qu'il allait chercher le produit dans l'arrière boutique, il fallait juste que Chafouin patiente. Il se retrouva donc ainsi, adossé au comptoir à regarder les diverses bizarreries qui peuplaient ce magasin généraliste. Il entendit la sonnette retentir derrière lui, une personne pénétra dans le magasin à sa suite et Chafouin jeta rapidement un regard derrière, c'était une jeune femme à la peau pale, l'air légèrement souriant. Il détourna son regard, peu intéressé par sa présence, quoique. Il avait l'impression qu'elle lui avait lancée un sourire, il retourna encore la tête une fois, n'analysant pas vraiment son expression et se contentant d'essayer de sourire vaguement, ce qui ressemblait sans doute plus à une grimace qu'autre chose, il n'était pas vraiment doué pour se forcer à sourire. Il retourna encore une fois la tête, toujours adossé au comptoir, bon il faisait quoi le vendeur ? Il commençait de plus à avoir la désagréable impression que le regard de la jeune femme dardait dans son dos, elle lui voulait quelque chose ou quoi ? Il commença à taper du pied, puis se retourna, cette fois il ne souriait pas vraiment, se contenta d'afficher un air neutre.

-Ya un problème ? Demanda-t-il un peu brusquement à l'alexandare.

Cette dernière évita son regard et fit mine de s'intéresser aux objets de la pièce, il la suivi du regard et vit qu'elle s'intéressait aux couteaux de la pièce, elle toucha la poignée de l'un d'entre eux et Chafouin eut un mouvement de recul. « Eh mais qu'est ce qu'elle me fait là ? » Il commença à s'inquiéter, il en mettait du temps le vendeur. Son esprit parano pris le relais et si en fait, tout ça n'était qu'un traquenard et qu'on l'avait délibérément amené ici pour le voler, ou pire ? Chafouin vit que le regard de la jeune femme revenait timidement vers lui et quand elle sembla faire le lien entre ce qu'elle venait de faire et le regard qu'il lui lançait, elle lâcha tout de suite la poignée et se mit en retrait dans l'autre coin de la pièce.

Pour Chafouin s'en était déjà trop, il avait analysé les mouvements de la jeune femme, si son regard était fuyant, son corps lui se déplaçait avec aisance, c'était la marque d'une personne habituée à courir, à voler et sans doute à se battre aussi. Il déboutonna son manteau et mis son holster d'où apparaissait la crosse d'un revolver bien en évidence, une manière non pas de la menacer mais de lui lancer un avertissement, il espérait qu'elle allait bien l'interpréter en tant que tel.

Ils se regardèrent donc ainsi en chien de faïence quelques secondes, ce que Chafouin redoutait c'était qu'aucune arme n'était apparente sur sa tenue, elle n'avait pas l'air dangereuse à première vue et c'était exactement pour cela qu'il refusait de lui tourner le dos. Il lui sembla qu'elle s’apprêtait à lui dire quelque chose, pour dissiper ce malentendu c'est alors à ce moment-là qu'un troisième personnage passa l'entrée de la boutique.


Voix de Chafouin:
 



Chafouin baragouine en #009900

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Dernière édition par George "Chafouin" Deckter le Mar 2 Avr - 23:44, édité 1 fois
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Loreleï Piquier
Loreleï Piquier
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyLun 18 Mar - 20:30
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Loreleï lève un peu les bras et les mains en l’air, à mi-hauteur, bien en évidence, l’air de dire « Vas-y mollo, mec ». Puisqu'elle ne porte pas de gants, il peut voir qu’elle n’a rien à cacher… même si les manches de son manteau sont plutôt larges et qu’elles pourraient facilement y dissimuler une arme.

Depuis tout à l’heure, cet homme semble s’alarmer pour un rien, comme s’il manigançait un mauvais coup. Comme s’il était en train de faire quelque chose d’illégal, de suspect. Et surtout, comme si c’était sa première fois. Plus il s’agite, plus il a l’air louche, plus Laure essaye de surveiller ce qu’il fait. Instinct psychologique classique. Et les signes caractéristiques de la culpabilité s’accumulent, les uns après les autres : la nervosité, les sourires forcés, et même l’impatience viennent compléter le portrait. La peur de cet individu est d'ailleurs si franche que même un chien sentirait le malaise et se mettrait à aboyer. Contre lui uniquement, pas contre elle, puisque Loreleï se contrôle : elle reste calme et posée.
Mais mieux vaut ne pas le provoquer, parce qu’un être humain trop nerveux… ça finit par craquer et attaquer. Comme un animal qui se retrouve acculé.

S’il y avait eu une troisième personne dans le bazar, l’affaire aurait vite été pliée : un homme suspect qui menace une femme sans défense, personne n’aurait donné cher de sa peau. Dans le plan verso, justice est faite de manière quasi-instantanée. Malheureusement, ils ne sont que deux. Il n’y a pas de témoin, et si ce dingue l’agresse, elle n’aura pas d’autre choix que de se défendre, et répliquer. Qui sait, peut-être avec une arme qui se trouve ici-même, ou d’autres qu’elle cache à sa ceinture, sous sa veste.

- Personne ne…

Diling diling. La clochette tinte et un nouveau protagoniste fait son entrée. Dans un premier temps, impossible de dire si la pression augmente davantage ou si elle s’estompe… d’autant que le nouvel arrivant possède un look ultra louche, et ce n’est pas peu de le dire. Veston noir, l’air alcoolisé… et à peine le temps d’en savoir plus qu’il a déjà pointé une carabine sur Loreleï. En deux temps trois mouvements, il s'est également placé de façon à ce que cette dernière se retrouve exactement entre lui et Chafouin. Une femme sans défense au milieu de deux individus dangereusement armés…
… sans doute se pense-t-il ainsi beaucoup plus en sécurité.

- Bouge pas la fille, et tourne-toi ! Pas vers moi, vers lui ! Et toi, le vieux, tu vas me faire le plaisir de mettre tes bras bien en évidence. Sinon, je vous explose la cervelle à tous les deux, pigé ?

Ça sent l’amateurisme à plein nez. « Ne bouge pas », puis « bouge », deux actions antagonistes qui prouvent que le bonhomme ne sait pas ce qu’il veut, ni ce qu’il fait. Mais comme le dit l’adage : « une carabine, qu’elle soit aux mains d’un amateur ou d’un professionnel, elle vous refait un trou de balle »… alors méfiance.
Mais Loreleï reste imperturbable, détendue, obéissant sereinement au malfaiteur. Désormais, elle peut regarder Chafouin de manière beaucoup plus franche, n’ayant plus vraiment d’autre choix. Il peut voir sur son visage qu’elle n’a pas peur, mais qu’elle n’est pas souriante non plus. Ce n’est pas un appel au secours, pas une supplication… elle le dévisage simplement, comme s’ils se rencontraient dans la rue sans le moindre agresseur à leurs côtés.

À priori… puisque personne n'est mort pour le moment, cet homme est simplement ici pour voler. Dérober tout ce qu'il pourra trouver. Tant qu'ils obéiront, les autres n'auront pas à craindre pour leur santé. Il n'a pas non plus l'air de vouloir profiter du fait que son otage soit une femme… alors soit… peut-être que tout le monde pourra s'en tirer indemne.

- Donnez-lui tout ce qu’il veut, ça vaudra mieux. On peut tout racheter… dit-elle, avant de souffler. Sauf une nouvelle vie…

La voix de la raison ? Le criminel ne répond pas… mais il finit par lâcher un gros rire bien gras. Il guette le retour du marchand. Loreleï, de son côté, se rend compte qu’elle joue gros… parce que vu l’état de stress de Chafouin, la probabilité qu’il fasse une bêtise est très élevée. Elle n’a aucune idée de la valeur de l'objet qu'il est venu acheter… mais s’il tient à sa « commande » comme à la prunelle de ses yeux, il pourrait gaffer et dégainer le premier. Pourquoi est-ce qu’elle devrait recevoir une balle perdue alors qu’elle est la seule à n’avoir finalement rien fait… ? Mais que peut-elle faire après tout…

Le vendeur revient… et le criminel braque une seconde arme sur lui. Un revolver cette fois.

- Viens ici André, et dépose tout ça à mes pieds, tu veux ? Et pas de geste brusque, comme ça, tout le monde pourra retrouver sa petite femme ce soir. Ou ses petites compagnes adorées, pas vrai chérie ? Hé hé hé.

Loreleï baisse les yeux et se mord la lèvre.
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George "Chafouin" Deckter
George
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptySam 23 Mar - 14:19
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Le type qui arrive force au sitôt Chafouin a refermer son manteau pour éviter d'attirer l'attention et la panique de ce nouveau personnage, tant en ne quittant pas des yeux la jeune femme, espérant qu'elle ne fasse pas mine de demander de l'aide à ce nouvel arrivant, mais une situation incongrue se produisit alors.

Déjà, l'odeur d'alcool avait grillé l'apparente sobriété du personnage plutôt louche au veston large, il était clairement alcoolisé, mais aussi armé d'un fusil qu'il pointait à présent sur la jeune femme, bon sang arme et alcool ne faisant pas bon ménage et le type n'était clairement pas sûr de ce qu'il faisait. Il donne beaucoup trop d'ordre à la fois. Mais ce qui dérange le plus Chafouin c'est la façon qu'il a de l'appeler le vieux, combien de fois devra-t-il le répéter, il n'est pas vieux, il n'a que 37 ans et a juste un problème de cheveux décolorés qui sont d'ailleurs d'un gris impeccable et lui confère une silhouette plus que masculine et totalement dans la fleur de l'âge. Mais clairement, argumenter de cette façon équivaudrait directement à une balle dans le buffet, il se contente donc de lancer un regard mauvais au braqueur alors qu'il lève doucement les mains, la jeune femme vint se placer devant lui sous les ordres de cette petite frappe de seconde zone.

Paradoxalement, maintenant que Chafouin a une menace clairement identifié en face de lui, il ne stresse plus autant et parvient mieux à se contrôler, le calme imperturbable de la jeune femme l'aide aussi à se calmer, visiblement elle en a vu d'autres. Comme si ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans une situation pareille. Chafouin lui, se met à analyser la situation, le type est armé certes, mais alcoolisé, ses réflexes doivent être aussi lents qu'une tortue, il n'aurait aucun mal à tendre le bras dans sa direction et à fermer le poing pour activer son grappin de poignet qui irait  perforer le crâne du braqueur de part en part vu la distance, mais ce serait bien trop risqué. Le doigt de l'agresseur n’arrête pas de trembler sur la gâchette et il pourrait tout aussi bien se contracter dans la mort expédiant la décharge dans un endroit totalement aléatoire de la pièce, peux être sur Chafouin ou sur la femme, cette dernière est un peu plus grande que lui, mais aussi plus svelte et si le braqueur pense que la mettre entre lui et Chafouin est une bonne idée, il se met le doigt dans l’œil. Il n'aurait aucun remords à utiliser la jeune femme comme bouclier humain pour tuer le braqueur si cela pouvait le sortir de ce mauvais pas, mais à dire vrai, il préfère le scénario où tout le monde s'en sort en vie, il n'est arrivé que depuis peu et il n'a pas vraiment envie de finir dans les faits divers d'une attaque à main armé tournant mal dans le journal du coin.

La jeune femme indique qu'il serait bien mieux de ne pas jouer les héros maintenant et il ne peut pas dire qu'elle a tort, Chafouin se contente donc d'attendre le retour d'André, mais appréhendant tout de même ce que fera le criminel quand son regard se posera sur l'arme. Quand le vendeur revient il lui intime de poser la petite caisse en bois à ses pieds et fait une référence bizarre à des « petites compagnes adorés ». Le mordillement de lèvres qu'effectue alors la jeune femme n'échappe pas à Chafouin, les deux se connaissent ? Étrange. Le braqueur ordonne ensuite à André d'ouvrir doucement la boite. Son regard s'illumine lorsqu’il découvre son contenu. Il s’accroupit pour récupérer l'arme, Chafouin aimerait bien profiter de cette occasion pour bousculer la femme et se jeter sur lui, mais une petite voix lui dit qu'il vaut mieux encore patienter. Les bottes de l'homme sont sales, elles laissent des traces, il pourra facilement le pister une fois hors de la boutique, du moins si le criminel ne décide pas dans l'abattre avant de quitter la boutique. Tout en rigolant, ce dernier range le magnum dans une poche de son veston et empoigne la jeune femme, il y a quelque chose qui dérange Chafouin mais il n'arrive pas à mettre le doigt dessus.

-J'embarque la fille, t'avise pas de me suivre ou je lui fait un trou dans le buffet.


Chafouin tâche de rester calme et de ne pas agir stupidement maintenant qu'il a un angle de tir sur la tête du braqueur. À contrecœur il le laisse passer le pas de la porte sans réagir, laissant ainsi Chafouin et André seuls dans la pièce. Maintenant que les deux autres personnes ne sont plus là, il arrive enfin à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait. La jeune femme, durant tout l'échange, n'a jamais perdu son calme et sa maîtrise de soi, elle a même indiqué de donner tout ce qu'il fallait au braqueur, comme si... comme si c'était elle qui menait la danse ! Oui c'est plutôt malin de sa part de se faire passer pour une otage, intimant ainsi aux autres de ne pas agir sous peine de faire de bêtises, allant ainsi dans le sens du braqueur et probablement dans le sien aussi vu qu'ils sont en vérité associés.

Du moins c'est ce que l'esprit parano de Chafouin en déduit, cela semble saugrenu, mais alors pourquoi la jeune femme a-t-elle tiqué quand le type bourré a mentionné les petites compagnes ? Elle a eu peur que Chafouin les grilles, elle a même baissé la tête pour éviter de croiser son regard, oui c'est sans doute possible, mais réfléchir à cela n'est pas le plus important. Maintenant, ils sont partis en leur faisant croire à cette histoire d'otage, mais dès qu'ils seront sûrs d'être assez loin, ils arrêteront de jouer la comédie. Finalement, il pousse un soupir et grogne en se retournant vers le comptoir il sort l'énorme somme d'argent demandé pour le pistolet magnum. André le regarde bizarrement.

-Mais, le flingue ?

-T'occupes pas de ça, ce pistolet je vais bientôt le récupérer, contente-toi de te planquer dans ta boutique.


Il attendit encore quelques secondes avant de quitter le bazar, ce pistolet lui avait coûté énormément en terme d'irys, mais il ne s'attendait pas à ce qu'il lui coûte aussi autant d'efforts.


Voix de Chafouin:
 



Chafouin baragouine en #009900

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Loreleï Piquier
Loreleï Piquier
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyLun 25 Mar - 15:58
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Alors qu’elle bout littéralement à l’intérieur, son expression reste neutre. On n’affiche pas sa colère, on ne se laisse pas influencer par ses émotions… bref, on tente de garder son calme dans toutes les situations. Une grande leçon qu’on lui a apprise, et elle s’y conforme, tant bien que mal. C’est son caractère, son style de vie, quelque chose qu’on ne pourra pas lui retirer.
Dès qu’ils ont passé le palier de la boutique et qu’ils se sont un peu éloignés, à travers des ruelles sombres dans lesquelles il serait difficile de les prendre en filature, Loreleï s’arrête d’un coup et se retourne vers son bourreau.

- D’où tu parles de mes « compagnes », comme ça ? fait-elle avec, et c’est perceptible, beaucoup de retenue dans la voix. T’es con ou quoi ?

Le braqueur preneur d’otages s’arrête, et a un mouvement de recul. C’est pourtant lui qui tient l’arme. Mais face à une réaction à laquelle il ne s’attendait pas, il reste coi. Quand Laure va se mettre à avancer vers lui, l’homme va cependant reprendre contenance et rebraquer son arme sur elle, allant jusqu’à poser le canon sur la poitrine de la jeune femme lorsque la distance entre eux diminue trop dangereusement. Il espère ainsi la tenir à l’écart, mais…

- B… ne bougez pas ou je tire ! fait-il, affolé.

Finalement, dès qu’elle désobéit et commence à lever les mains… il la repousse, du bout de son arme. Déséquilibrée, Loreleï fait deux pas en arrière, avant de se prendre le talon dans une brique qui trainait là et de tomber droit dans une pile d’ordures. Si dans sa chute, sa tête avait heurté d’autres gravats, les dégâts auraient pu être sérieux… une chance que ces poubelles soient molles, même si comme coussin, il y a 100 fois plus agréable. Faisant fi de la douleur et de l’étourdissement, la jeune femme se relève rapidement et se précipite sur l’agresseur, saisissant l’arme puis la main qui la tient. S’ensuit une sorte de chamaillerie grotesque pour savoir lequel des deux récupèrera la carabine… et pour ce faire, tous les moyens sont bons.

À force de pincements, de griffures, de torsion de doigts et de frappes aux poignets, le type finit par lâcher prise. Son état alcoolisé amenuise grandement ses possibilités, et c’est pour cette raison qu’elle prend l’avantage… mais ça ne dure pas longtemps. D’un coup d’épaule, il la repousse à nouveau et, dans un vacarme assourdissant, Laure percute plusieurs poubelles en aluminium qui s’écrasent contre le bitume. On jurerait même entendre des miaulements de chats, agacés qu’on les dérange en plein milieu de leur repas. Loreleï se relève une nouvelle fois, alors que son adversaire s’est penché pour ramasser l’arme et le magnum, tombé pendant l’échange de coups, et elle le charge. Dans l’élan, après l’avoir percuté, elle tombe au sol… recouvrant de son corps l’arme volée. Elle entreprend alors de la serrer fort sous elle, entre ses bras, et de ne plus bouger. Le type s’approche, tente de récupérer son butin, tente de le tirer de là-dessous… mais rien à faire : mis à part trainer le corps de Loreleï sur plusieurs mètres, il n’obtient aucun résultat probant. Cette folle ne lâchera plus. Il lui donne alors plusieurs coups de pied dans les côtes. Il la vise, pose le canon de son arme sur sa joue en la menaçant, en hurlant… et finalement, affolé par tout le bruit qu’ils font, bruit qui risque d’attirer l’attention, le bandit finit par s’enfuir sans demander son reste.
Rester plus longtemps ne serait que pure folie… et il sait qu’il n’arrivera plus à obtenir ce qu’il désirait.

- Ça aurait pu mieux se passer… mais tant pis, on se reverra ! dit-il en disparaissant derrière un coin de rue.
- Ils feraient mieux d’envoyer des types plus compétents la prochaine fois, réplique Loreleï, tout bas, pour elle-même.

Elle reste là, yeux clos serrés, allongée sur le ventre, recouvrant la marchandise volée qu’elle protège désormais. Un filet de sang s’échappe de sa bouche… mais ce n’est que visuellement impressionnant : les dommages reçus sont finalement peu importants.
La ruelle sombre, servant de dépotoir, redevient calme. Les rats sortent de leur cachette et retournent grignoter les ordures, tandis que Laure attend quelques instants avant de se redresser lentement, sans brusquer son corps. Assise, jambes allongées sur le côté, elle pose sa main sur son estomac puis ses cotes, pour les masser un peu. La douleur s’amenuisera avec le temps, elle ne finira qu’avec un gros bleu. Elle pose donc finalement sa main sur le pistolet, visiblement satisfaite, et un pousse un long soupir de soulagement.

- Pfiouuu…
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George "Chafouin" Deckter
George
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyMer 27 Mar - 20:19
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Les traces de bottes s'amenuisent bien plus vite qu'il ne l'aurait voulu et il se retrouve rapidement dans des ruelles sombres sans indication aucune, il aimerait bien avoir un chien sous la main dans ce moment-là, il trouverait rapidement l'odeur ignoble du braqueur, ou peux être une odeur de parfum venant de la jeune femme. Il s’arrête à une intersection quand un bruit indistinct lui vient à l'oreille. Impossible de savoir d'où cela vient précisément, il décide alors de se servir de ses grappins portatifs pour prendre de la hauteur sur les toits, les bruits s’amplifient quelques peu et il parvient à trouver la source après quelques déplacements à coût de grappins sur les toits.

Un drôle de spectacle s'offre alors à lui en contrebas, une altercation entre ceux qu'il prenait pour des compères de vol, finalement il s'est sans doute trompé après tout, son instinct n'est pas forcément le bon, mais comment en sont-il venus à se disputer ces deux-là ? Le braqueur s'est fait avoir par la fille, ils sont coincés dans un concours de force autour du fusil où personne ne semble avoir l'avantage jusqu'à ce que le braqueur la repousse contre les poubelles. Chafouin lâche un petit rire, c'est comme ça qu'ils se battent les alexandars ? C'est pittoresque, mais au moins c'est drôle à regarder, il serait presque tenté de venir ici avec des sucreries pour les regarder se battre du haut de son perchoir s'ils n'étaient pas occupés à se chamailler pour l'objet qui lui appartenait. Il se surprend à parier sur la jeune femme, des deux c'est celle qui l'amuse et l'impressionne le plus, elle n'hésite pas à risquer sa vie pour récupérer le magnum, se rouler en boule, prendre des coups de pieds, même encaisser le canon de l'arme posé sur sa joue sans broncher ! Il faut avoir un certain courage pour se battre comme cela, ou être sacrément taré, au choix.

Au bout d'un moment le braqueur fini par abandonner, comprenant sûrement que le grabuge qu'il provoque ne lui apportera que plus d'ennuis, il part dans une ruelle sombre sans demander son reste, ne reste alors que la jeune femme, sans doute encore inconsciente que quelqu'un l'observe toujours. Elle met du temps à se remettre debout, elle s'est battue comme une lionne, mais à quand même reçu de bons coups vu comment elle se tient les côtes visiblement, même si elle semble relativement intact c'est peux être sa fierté qui a pris le plus gros coup. Un combat entre les poubelles, rien de bien glorieux et elle ne doit pas sentir la rose à présent, elle se penche pour récupérer l'arme, non, son arme ! Chafouin décide qu'il est temps de mettre un terme à ce petit interlude.

Il active son grappin droit pour le planter dans un mur en contrebas et d'un bond, se jette dans le vide, il active ensuite le retour grappin pour amortir sa chute, mais le contrecoup le fait atterrir un peu plus lourdement qu'il l'aurait voulu. Il observe celle qui ne devait pas s'attendre à le voir tomber des toits comme un oiseau bien lourdaud, Chafouin jette un coup d’œil à son arme volée, il a eu le temps de récupérer en vitesse les balles et le chargeur, il en sort une et la montre à la fille.

-Ça marchera mieux avec ça dans la chambre. Il laisse un moment de flottement, la balle est grosse, elle lui prenait une bonne partie de la main, il s'imagine déjà les trous qu'elle peut causer, ça allait peux être valoir ses précieux 100000 irys après tout, du moins si cette bagarreuse de rue ne faisait pas un truc idiot, du style garder son précieux pistolet magnum.  

-Franchement je dois dire que tu m'impressionnes, ya peu de personnes qui auraient pu se mettre en travers d'un type bourré avec un fusil à la main et même gagner en plus de ça ! Tout ça pour un truc qui t'appartient même pas en plus, Ha ! Franchement à ce point je sais même plus si c'est du courage ou de la stupidité.

Mais l'air amusé qu'il affiche disparaît vite pour laisser place à un regard plus froid et déterminé.

-T'es peux être courageuse ou déterminé, ma petite lionne, mais il va falloir me montrer que t'es intelligente, j'ai fais énormément de chemin pour ce pistolet, en plus de débourser une fortune, je compte pas repartir sans, il m'appartient et tu dois me le rendre.

Il ne dévoilait pas la crosse de son revolver à l'épaule cette fois, il souhaitait se montrer moins agressif que dans la boutique, mais il se tenait tout de même les jambes fléchis, prêt à bondir. Vu comment elle s'était battue, elle ne semblait pas être la plus douée en bagarre, mais on ne savait jamais, il lui restait peux être un atout dans sa manche, littéralement. Chafouin se souvint d'un détail qui pourrait peux être la forcée à réagir de manière sensée.

-Quoi que tu décides de faire, pense bien à tes « compagnes » avant, tu t’appelle comment d'ailleurs petite lionne ?

Il espère en outre qu'elle ne mettra pas longtemps à se décider, ça commence à cocoter dans cette rue !


Voix de Chafouin:
 



Chafouin baragouine en #009900

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Loreleï Piquier
Loreleï Piquier
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyLun 1 Avr - 17:06
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Daënar -1
- Je ne suis pas une lionne, je suis un scarabée, rectifie-t-elle du tac au tac.

Après s’être relevée, elle lui désigne le petit badge représentant l’animal qu’elle vient de nommer, insigne en bronze qu’elle porte aujourd’hui en barrette à cheveux. Elle joue clairement la carte de la jeune fille étrange, voire « stupide », comme il a tenté de la caractériser. C’est un humour et un comportement qui lui convient tout à fait.
Sans ajouter un mot, elle regarde la balle que tient l’homme inconnu, puis porte son attention sur l’arme en elle-même. Elle passe son doigt sur la gâchette, et tourne l’instrument de tuerie dans tous les sens pour l’observer sous toutes les facettes, sans jamais pointer le canon sur elle-même ni sur son interlocuteur. Puis elle pose son autre main sur la crosse, tend les bras, penche un peu la tête et vise une poubelle face à elle. Enfin, après avoir poussé une interjection plutôt admirative, elle regarde à nouveau le pistolet… et repose sa main libre sur ses côtes, toujours douloureuses, qu’elle vient de faire souffrir inutilement en prenant cette posture offensive.

- Loreleï, ou Laure si vous préférez, se présente-t-elle finalement, visiblement satisfaite d’intéresser son interlocuteur au point qu’il lui demande son nom. Un bon signe. Et bien sûr que je vais vous le rendre, je ne suis pas folle à ce point. Entre nous, je ne suis pas certaine de savoir qui est le plus dangereux entre vous et cet homme qui a essayé de vous voler.

Elle désigne le truand comme « l’homme qui a essayé de le voler », pas comme « l’homme qui vient de la prendre en otage »… et pourtant, pour faire monter les enchères, elle aurait peut-être dû. Mettre en avant le fait qu’elle a risqué sa vie, tout ça. Mais vu le peu d’empathie que semble ressentir cet individu à son égard – et c’est bien normal, ce n’est pas l’un de ces faibles qui se laissent embobiner par les combines d’une femme –, Loreleï préfère jouer la carte du « précieux objet perdu ».

- Cette arme a l’air de valoir cher, je l’avoue, dit-elle en la levant, bien en évidence, et en continuant de l’admirer. Un peu lourde tout de même, le recul doit être violent. Si on rate son coup, on perd du temps à repointer le canon sur l’ennemi… mais pour un expert tel que vous, il ne doit pas y avoir de problème.

S’il ne l’était pas encore, il peut désormais se rassurer : l’arme n’intéresse pas Laure. Elle n’est pas à sa mesure, pas idéale pour elle.
Également facile de s’apercevoir qu’elle le caresse dans le sens du poil ; difficile en revanche d’en comprendre la raison intrinsèque. Elle joue un peu, fait monter la pression en perdant du temps… une façon de le taquiner, de voir s’il s’enrage rapidement ou s’il parvient à contrôler son tempérament. Elle connait cette envie que chacun a de récupérer son bien le plus vite possible… elle sait aussi à quel point les gens sont parfois prêts à faire n’importe quoi pour qu’on leur rende. Même les actions les plus idiotes.

- Ah, et je suis sûre que vous vous posez la question : pourquoi diable est-ce que l’autre gugusse a parlé de mes « compagnes » ? continue Loreleï, plutôt pensive cette fois. C’est parce que je le connais, bien sûr, et qu’il me connait en retour. Il fait partie d’un petit gang du coin. Ils commettent pas mal de vol à la tire, comme il a essayé avec vous, mais en général… ils font tout pour ne pas ouvrir le feu. Vous savez, par ici, quand on tire, ça finit toujours en boucherie. Il vaut mieux soit laisser tomber et abandonner, ce que je vous ai conseillé de faire, soit être plus malin que l’agresseur. Ou borné. Ou stupide, si vous préférez. Honnêtement, je ne pensais pas qu’il me prendrait en otage, mais ça nous a bien servi, n’est-ce pas ?

Voilà qu’elle lui lance enfin un sourire… mais elle ne le regarde pas dans les yeux très longtemps. Seule l’arme semble la passionner. Elle la touche cette fois du bout des doigts, détaillant chaque centimètre. Et enfin, après une attente interminable… elle ajoute, satisfaite.

- Ça va, il n’a pas une égratignure ! C’est à un service après-vente de très bonne qualité que vous avez pu bénéficier.

Humour… ou pas. Reste qu’elle lui sourit une nouvelle fois, malicieusement.
Parce que bien sûr, elle ne propose rien, elle sous-entend.
Elle sous-entend, ou elle taquine.
Dans tous les cas, elle trouve ça amusant.
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George "Chafouin" Deckter
George
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyMer 3 Avr - 0:26
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Elle le rectifie du tac au tac en se donnant un autre surnom, « scarabée », ah pourquoi pas, de toute manière surnommée quelqu'un « petite lionne » alors que la personne en question s'est battu dans une ruelle sombre au milieu des poubelles ça ne le fait pas vraiment. Au moins pour le coup il n'aura pas besoin de chercher un surnom pour la jeune femme, cela l'aiguille de plus sur le genre de milieu dans lequel elle vit, bien qu'il commence à s'en douter fortement.

Par contre il arque un sourcil quand elle commence à manipuler le pistolet dans tous les sens comme s'il s'agissait d'un jouet, heh, c'est une arme de guerre capable de littéralement déchirer des membres avec la bonne munition et elle regarde ce magnum comme s'il s'agissait d'un pistolet en bois qu'on trouve dans les foires. Puis elle fait mine de viser la poubelle en face d'elle, en visant à deux mains, Chafouin roule les yeux au ciel et s'adosse contre un mur en la regardant faire  mu-muse, la position est bonne, mais il sait d'expérience que le recul, si elle tirait pour de vrai, la surprendrais. Il avait déjà eu l'occasion de tirer quelques balles à l'armée et ce truc en plus de vous exploser les oreilles, demandait une poigne d'acier pour garder un recul et une précision convenable.

Puis la jeune femme ou plutôt Loreleï/Laure comme elle se présente, lui annonce qu'elle va bien évidemment lui rendre l'arme, mais sans le faire au sitôt bien sûr en indiquant au passage qu'elle ne sait pas vraiment qui est le plus dangereux entre les deux hommes. Déjà, il ne l’appellerait jamais Loreleï et surtout pas Laure, cela lui rappelle déjà une certaine personne. Scarabée c'est bien, peux être Scarab même, c'est plus direct, mais pas très joli. Quant à hésiter sur sa dangerosité, c'est bien mieux comme ça, parfois il vaut mieux ne pas paraître dangereux, c'est toujours plus facile pour avoir l'avantage ensuite. Il hoche légèrement la tête et s'allumant une cigarette, plus pour essayer de chasser l'odeur de poubelle qui règne dans le coin que par réelle envie.

-C'est pas un jouet. Dit-il le regard dans le vague, interdit.

Et elle continue de blablater la jeune femme, il sourit intérieurement, en vérité il a l'impression de se revoir plus jeune vers ses quatorze ans, elle réagit exactement de la même façon que lui lorsqu'il s’amusait à voler les affaires des autres et à se moquer de ses victimes en les narguant avec l'objet de ses méfaits. Il connaît bien cette méthode, faire durer le plus longtemps possible le suspens pour jauger la patience des autres, heureusement qu'il a tout son temps et qu'il est un peu plus fixé sur le caractère de celle qu'il a en face de lui. Tout en continuant d'admirer le flingue, elle se permet même de vanter l’ego de Chafouin, les flatteries, c'est un peu son point faible il y est assez sensible à vrai dire.

-Oh bah, c'est vrai que je me débrouille...Attends un peu voir comment peut-elle le traiter d'expert alors qu'elle ne l'a même pas vu tirer, une petite ruse pour l'amadouer ! Elle fait sa maligne la petite scarabée, il reprend un peu le contrôle de sa voix et arrête de se gratter la tête avant de tirer une taffe de cigarette et de croiser les bras. Je me débrouille, mais c'est loin d'être l'aptitude où je suis le meilleur, j'excelle dans d'autres domaines cependant. Fait-il avec un léger sourire.

Il commence lentement à voir où mène ce petit interlude, on ne flatte pas quelqu'un sans raison et garder aussi longtemps son arme alors qu'elle a déjà vu qu'il était déjà armé et qu'elle a montré qu'elle allait lui rendre, elle doit bien avoir une idée derrière la tête. Elle en vient au sujet de ses compagnes, en effet cette partie l'intéresse. Et ce qu'elle dévoile indirectement est tout aussi intéressant, le braqueur bourré fait partie d'un petit gang de rue visiblement, ce qui sous-entend que scarabée et ses compagnes forment elles-mêmes leur propre gang. Ainsi il est tombé en quelque sorte dans une chamaillerie de gang. Il en vient à penser que cela pourrait lui être profitable, après tout pour se créer des contacts, rien ne vaut les petits gangs pour commencer et entre deux représentants. L'un, un jeune homme qui se bourre la gueule pour se donner du courage mais qui n'a même pas la force d'utiliser son arme et une jeune femme parfaitement maîtresse de ses émotions et à l'esprit taquin, il n'a pas trop de mal à savoir où va sa préférence. Il tire une autre bouffée de cigarette en analysant la situation, en vérité cela aurait pu se passer mille fois plus mal, combien de fois il avait assisté à des interactions qui viraient au bain de sang, tout ça à cause d'un regard trop long, de paroles lancées à la volée ou d'actions mal interprétées qui tournaient aux coups de surins ou aux strangulations, parfois des semaines plus tard. Il se demandait si les Alexandars faisaient preuve de plus de retenue que les petites frappes de Skingrad.

Il y a aussi un petit détail qui le fait lâcher un petit rire quand le mot sort de la bouche de scarabée.  

-Nous hein ?

Il lui lance un regard plein de malice, depuis quand est-ce qu'ils formaient une équipe ? C'est marrant personne ne l'avait mis au courant, il avait plutôt l'impression que cela ne l'aurait pas dérangée de partir avec l'arme volée par le braqueur. Mais d'un coup elle était devenue sa fidèle alliée qui s'était battue malgré le fait qu'elle aurait pu se prendre une bastos dans le crâne, ce qui aurait transformé le mur de cette ruelle en tapisserie d'art moderne. À d'autres oui, mais le fait qu'elle garde le précieux magnum lui montre bien qu'elle attend quelque chose en retour, un simple merci suffirait peux être ? Enfin qu'est-ce que je raconte ? Chafouin fini son bâtonnet de tabac et lâche un rire, qui se transforme en grande exclamation.

-Ah franchement toi, t'es un sacré numéro, en vérité tu me plais bien scarabée, j'suis content d'avoir affaire à toi plutôt qu'à l'autre minable.

Il s'approche, les mains dans les poches, se mettant à l'aise.

-Donc mon service après vente est gentiment venue récupérer mon arme au péril de sa vie sans que je lui ai rien demandé ? Trop aimable, t'es vraiment bien urbaine. Il se met à tourner autour d'elle, l'air pensif. Heureusement que je suis arrivé juste à temps pour retrouver mon précieux magnum, mais je suis sûr que si j'étais arrivé en retard, la personne en question me l'aurait gentiment gardé au chaud en attendant mon retour. Il s’arrête derrière elle. Pas vrai ?

Il décide de revenir devant elle, en arrêtant de faire l'idiot qui pose des questions ambiguës et en lui parlant directement. C'est pas la peine d'être menaçant maintenant, mais il voulait juste un peux faire monter la pression.

-Viens on bouge, ça pue ici et manquerait plus que l'autre merdeux revienne avec des potes pour se venger. Il parcourt quelques mètres en vérifiant qu'elle cache bien le pistolet et qu'elle le suit bien, il repère une autre ruelle.

-J'mapelle Chafouin au fait.

Il trouve un endroit un peu plus tranquille, enfin un peu moins embaumant, d'ailleurs la jeune femme ferait bien de veiller à prendre une douche rapidement mais mieux vaut ne pas la titiller sur ça, ce ne serait pas très poli de sa part et tout le monde est bien passé par ces petits moments de galère un peu gênante.

-Concernant, le service après-vente. Il s'adosse de nouveau à un mur. Tu vois si je suis venu à Alexandria, c'est pas pour votre superbe nourriture locale, pour les jolies filles ou même votre mur horizontal géant qui sépare les pauvres des riches. J'étais venu pour aider une amie, mais je me suis dit que je pouvais peux être faire un tour dans le coin, chercher à me faire des contacts, acheter quelques outils intéressants. Finit-il en lui lançant un regard appuyé. Puis il détourna la tête.

-On va pas faire de faux semblants, on côtoie plus ou moins le même environnement, on sais que les mercis, dans notre milieu, ça vaut que dalle. T'as récupéré mon arme et t'as eu l'intelligence de pas risquer de la garder pour toi. J'imagine que ça vaut bien une sorte de contrepartie en retour. Ça tombe bien, parce que mon métier c'est de rendre des services, légal, illégal, je fais de tout et je me débrouille pour toujours faire ça de manière professionnelle. J'imagine que le petit con de tout à l'heure a encore sa défaite coincé profondément dans la gorge. T'es sûre qu'il va pas chercher à se venger ? J'ai déjà vu des mecs avoir des réactions disproportionnées pour moins que ça quand j'étais jeune.

-Tiens au fait, ça n'a rien à voir, mais le scarabée, c'est pourquoi ? Juste de la curiosité. Évite de me vouvoyer aussi, je suis pas habitué et je préfère largement le tutoiement.

Il sorti de nouveau son paquet et le lui tendis, elle partageait peux être son vice, d'ailleurs il patientait encore avant de lui demander de rendre son arme, il espérait que ça prouvait bien que ce vilain quiproquo qui avait servi de première rencontre était déjà bien loin derrière eux.


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Chafouin baragouine en #009900

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Loreleï Piquier
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyVen 19 Avr - 11:34
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Oui, intéressant. En même temps qu’elle le suit pour sortir de cette rue puante, Laure hoche la tête à plusieurs reprises quand il se lance dans son explication sur sa présence dans ce bas monde. Il use et abuse de la même technique qu’elle : blablater et l’obliger à patienter avant d’enfin connaitre la récompense qu’il prévoit de lui donner. Ce comportement séduit beaucoup la jeune femme, qui lui rend de larges sourires amusés à chaque nouvelle remarque qu’il vient à prononcer. Ils jouent au même petit jeu tous les deux.

- Oh, détrompez-vous, déclare-t-elle finalement, un simple merci m’aurait convenu. Qu’on côtoie le même monde ou non, des remerciements sincères sont toujours appréciables et appréciés… parce que trop rares. Les gens remercient plutôt avec leurs poings ou en s’enfuyant sans demander leur reste. Mais puisque vous proposez un service… Elle passe ses mains derrière sa tête, limite embarrassée… j’accepte, même si je ne sais pas vraiment quoi vous demander.

Il faut croire que non, elle ne se fiche pas de lui. Peut-être un peu sur le « simple remerciement »… mais son visage ne trahit aucun sarcasme. Et sa gêne est naturelle. Elle aurait préféré obtenir de l’argent plutôt qu’une telle proposition, qu’un tel dévouement. Tout ce cinéma était réalisé dans ce but. Certes, ce ne sera qu’un service, sans doute équivalent à celui qu’elle lui a rendu… mais demander quelque chose au premier venu, à un inconnu, c’est compliqué.
Une prestation importante ? C’est risqué.
Une faveur insignifiante ? C’est gâché.
Que pourrait faire cet homme pour Loreleï, chose qu’elle ne pourrait demander à aucune autre personne ? Si elle voulait l’intégrer au clan, il faudrait d’abord vérifier si elle peut lui faire confiance, s’il est réellement compétent… et pour ça, il faudrait lui faire faire une mission. Mais ce serait stupide, parce qu’immédiatement après avoir conduit cette mission à bien, il disparaitrait sans qu’elle ait le temps de lui proposer quoi que ce soit. Maintenant, à l’inverse, si elle lui demandait un service sans arrière-pensées et qu’il l’accomplissait à la perfection… Laure serait frustrée de le laisser s’échapper. Difficile de se décider…
Un détail reste pourtant clair et net dans son esprit.

- Et pour l’autre type, je suis convaincue qu’il ne faut pas s’en faire. J’ai dû le croiser deux trois fois dans ma vie, c’est suffisant pour confirmer qu’il est mauvais. Un bon à rien. Après ce qu’il a osé faire… soyez assuré qu’il ne remontrera pas sa trogne de sitôt.

À l’instant où Amelia et Linia sauront… mieux vaut qu’il ait quitté cet endroit. Qu’il ait disparu du plan verso. Parce que dans le cas contraire, ce sont sûrement elles qui l’y aideront. On ne s’attaque pas à un membre de cette trinité sans impunité, les conséquences sont toujours désastreuses. Voir mortelles.
Alors que dans son esprit, Loreleï continue de débattre sur la meilleure façon de profiter de la situation, le dénommé Chafouin l’entraine sur une question plus personnelle. Elle le regarde un instant, puis baisse les yeux, faisant finalement un geste de la main pour montrer son refus de prendre une cigarette. Gâcher de l’argent en consommant ce genre de chose… tss. Les gens d’en haut ont décidément des goûts de luxe.

- Pourquoi le scarabée ? Hm… hésite-t-elle, pas fana de ce genre d’explications. Pour pas grand-chose. Quand j’ai trouvé ce badge au milieu d’ordures et que je l’ai ramené, on m’a expliqué que ça m’allait très bien. Que ça me décrivait bien. Aujourd’hui, c’est ma façon de dire « on ne juge pas sur l’apparence, ni sur ce qu’on voit et croit comprendre en observant les actes ». Tu penses observer un insecte répugnant rouler sa boule de merde jusqu’à son terrier… mais méfie-toi du scarabée.

Elle n’ira pas jusqu’à tout lui expliquer… mais il peut très bien comprendre par là qu’il doit se méfier de ce qu’il voit, lui aussi. Et en prononçant ces mots, elle lui tend finalement l’arme pour qu’il la récupère. C’est bon, elle a obtenu ce qu’elle voulait, elle a confiance – plus ou moins – et sait qu’elle que le magnum ne lui est plus d’aucune utilisé.

- Voilà, reprenez votre bien monsieur Chafouin, dit-elle avec le sourire. Enfin… « reprends-le », si tu préfères. Quant au service…

Elle se stoppe soudainement. C’est le déclic. Pourquoi est-ce qu’elle n’y a pas pensé plus tôt ? Il faut faire attention aux questions qu’il posera par la suite, s’assurer qu’il n’est pas trop curieux… mais c’est une bonne idée, Loreleï en est certaine. Quand l’intuition s’allie à la chance et à l’opportunité.

- … mais oui, suis-je bête ! s’exclame-t-elle finalement d’un ton enjoué, oubliant toute discrétion. Tu pourrais me rapporter quelque chose du monde d’au-dessus ! Te le traverserais facilement avec du matériel ? J’aurais besoin de pièces spécifiques, de ce qui permet à un Brik de voler. Si je te fais une liste, tu saurais me rapporter tout ça ?

Pas de doute : en cet instant, la jeune femme rayonne, malicieuse.

- J’ai vraiment de la chance d’être tombée sur toi, Chafouin !
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George "Chafouin" Deckter
George
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyLun 22 Avr - 0:51
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Chafouin remarque bien vite que malgré que lui et scarabée vivent plus ou moins dans le même monde, ils n'ont clairement pas la même façon de penser, peux être est ce dû à leur différence d'âge ? Leurs propres expériences ou alors le fait que la vie dans la capitale soit très différente de celle du sud ? Quoi qu'il en soit, cela n'empêche pas Chafouin de bien aimer la façon de se comporter de la jeune femme. Elle semble totalement à l'aise dans son milieu et sait sans doute déjà quoi faire par rapport à l'autre garçon, Chafouin aurait presque l'envi de le poursuivre lui-même pour bien lui faire comprendre qu'il ne faut pas rigoler avec ce genre d'attaque. Mais bon, il n'a pas vraiment de temps à perdre à s'occuper du branleur et nul doute que scarabée et sa bande sauront lui refaire le portrait.

Elle a aussi un peu de mal à trouver un service sur le coup, bah il ne lui demande pas de savoir ce qu'elle veut là tout de suite, elle a largement le temps d'y réfléchir. C'est juste que répondre par un simple merci, vide de toute substance, ne correspond pas aux habitudes de Chafouin. Les mercis, on peut en avoir à toutes les sauces, sincères, hypocrites, non voulu, prononcé par nécessité. Ça l'a toujours soûlé de devoir dire merci et pour lui, les actes sont bien plus significatifs que les mots.

Quand elle lui explique le pourquoi du comment sur le pseudonyme de scarabée, il hoche la tête, mais est aussi un peu déconcerté. C'est une façon humble de se décrire, sans trop de réflexions pseudo-intellectuelle à la con, bref, ça lui convient largement d'appeler Loreleï Scarabée à partir de maintenant. Et puis le scarabée c'est quand même pas le plus minable des insectes, c'est même un sacré guerrier si Chafouin se rappelle bien le peu de livres qu'il a pu lire sur le règne animal. Ça à quand même bien plus de gueule que des surnoms comme criquet, blatte, cafard ou mouche à merde. Est-ce que quelqu'un s'est déjà surnommée mouche à merde de sa propre volonté ? Sûrement pas, en tout cas, pas volontairement.

Mais ce qui le déconcerte, c'est la manière qu'elle a de lui rendre le pistolet, en lui disant de se méfier du scarabée et des apparences. C'est vrai, il n'oublie pas qu'il se trouve dans un lieu malfamé dont il a du mal à saisir tous les codes pour l'instant. Et que malgré qu'ils aient échangés quelques mots, Loreleï reste une inconnue dont il ne sait quasiment rien, à part le fait qu'elle fasse partie d'un gang, ce qui pourrait la rendre dangereuse aux yeux de n'importe quelle personne. Mais Chafouin connaît déjà ce genre de risque, ce n'est pas vraiment nouveau pour lui et Scarabée à vraiment l'air de quelqu'un de sensée. Il lui prend finalement le pistolet des mains en réfléchissant à ce qu'elle vient de dire, il n'ira pas jusqu'à lui accorder sa pleine confiance, mais c'est un début déjà. Il est déconcentré au point de commencer à murmurer un « merci » machinalement, mais le son s’arrête avant même de sortir de sa bouche alors qu'il entend ces mots :

-Voilà, reprenez votre bien monsieur Chafouin.

-Hey ! J'ai dit quoi sur le vouvoiement ? Et me balance pas du monsieur, j'ai quand même pas l'air d'un vieux, quand même ? Répond-il d'un air peu assuré.

-Enfin… « reprends-le », si tu préfères. Quant au service…


-Ah bah je préfère !
Dit-il en souriant. Et en étant tout ouïe quant au service qu'elle lui demandera.

Elle s'exclame de vive voix, comme si elle venait de résoudre un puzzle qui l'avait maintenue occupée durant des semaines. Elle lui adresse finalement une requête et une question des plus simple, peut-il se rendre en haut pour trouver les pièces d'un brik et les ramener dans le verso ? Chafouin passe outre les raisons de cette étrange demande, pourquoi un brik ? Ça a pas l'air d'être un coin réputé pour l’aéronautique le verso, mais bon c'est pas ses oignons et ce service lui convient très bien, enfin à certaines conditions.

Finissant sa cigarette, il la jette par terre, l'air pensif, ce qui lui fait jeter un coup d’œil en l'air, cet immense plafond situé à des centaines de mètres, il imagine qu'avec l'habitude on ne le remarque même plus. Mais depuis qu'il est dans le verso, ce toit céleste lui procure un sentiment de claustrophobie désagréable. Comment les gens peuvent-il faire pour s’accommoder d'une vie souterraine sans voir le soleil. Bah les réponses doivent-être simple évidemment, manque d'argent, la famille, l'ignorance. Autant de facteurs qui empêchent les gens d'ici d'avoir la moindre idée du monde extérieur. Chafouin reporte son attention sur scarabée.

-Ouais, trouver des pièces de brik, c'est largement dans mes cordes, m'enfin ça dépend la taille pour les transporter et je paierais pas avec mon argent bien sûr. Mais ptit Scarabée, ça me fait bizarre la façon dont du parle du monde d'au-dessus, comme si, comme si...

Il perd ses mots alors qu'il se rend compte d'une chose pourtant évidente et si terrifiante à la fois, c'était sous son nez depuis le début, il aurait dû le comprendre à cause du teint pâle de Scarabée. D'un coup il sent ce sentiment de claustrophobie se renforcer alors qu'il pose un regard triste sur la jeune femme.

-Putain... Tu n'as jamais vu le soleil une seule fois dans ta vie, c'est ça ?


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Chafouin baragouine en #009900

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Loreleï Piquier
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyJeu 25 Avr - 17:05
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Surprise par cette dernière tirade, Loreleï ouvre de grands yeux ronds et a un mouvement de recul… comme si elle avait été soufflée par son étonnement.

- Euh… j’en ai… des représentations je crois ? répond-elle, hésitante devant le ton et l’expression pantoise de son interlocuteur, en posant son index sous ses lèvres et en regardant le plafond du plan verso. Chez moi, on a un portrait d’un membre de ma famille, et le peintre a proposé de dessiner un décor du monde extérieur en arrière-plan. Ça donne grosso modo un plafond bleu et une boule jaune. Mais… je ne sais pas, je me demande s’il l’a vu et retranscrit à la perfection, ou s’il l’a juste inventé. Et je ne peux pas savoir si c’était un honnête homme ou un charlatan, non.

Ici, n’importe quel artiste en fait de même : proposer de représenter une personne et l’inclure dans un décor « fantastique », ça donne envie, en même temps que de faire monter les prix. Les tonalités claires, vertes et bleues n’étant pas très fréquentes dans le plan verso… il suffit alors d’en étaler un peu partout pour impressionner. Ça marche au début, mais à force, les gens finissent par se méfier et ne plus y croire. Sauf Laure. Parce qu’elle adore rêver.

- Par contre… hm… tu as parlé de « service légal ou illégal » tout à l’heure. Je pensais que tu pourrais… disons, « emprunter » les objets dont j’ai besoin, si tu vois ce que je veux dire, fait-elle, certaine qu’il comprend le message sans qu’elle ait besoin d’employer des mots plus précis. Les fabricants se font tellement d’argent que je regretterais de les enrichir davantage. Si ce n’est pas possible, dis-moi et j’aviserai. Pour les tailles… je pense que le plus gros doit être environ… de cette largeur-là ?

Et elle tente de décrire cette taille dont elle parle en écartant les bras, montrant l’espace qui sépare ses deux mains. À vue d’œil, Chafouin pourra remarquer qu’il est légèrement plus large que le buste de Loreleï, d’épaule à épaule… ce qui n’est pas non plus énorme, compte-tenu de la fine silhouette de la jeune femme, alors même qu’elle porte cet épais manteau. Il pourra au moins en déduire que les choses qu’elle lui demande de voler ne pourront pas être dissimulées sous un vêtement. Dans un sac, à la limite… ou en pièces détachées. Du moment qu’ils arrivent à tout remonter une fois dans le plan verso, ça ne pose pas de problème particulier.

- En gros, j’ai besoin… reprend-elle, posant sa main sur ses doigts au fur et à mesure qu’elle énumère les éléments. D’une partie du moteur du système de soufflerie, d’une toile qui constitue un petit ballon une fois gonflée, et du mécanisme qui permet l’aspiration et la redistribution de l’air. Ces trois choses, conclue-t-elle en tendant son bras et en montrant pouce, index et majeur levés. Ça irait ?

« … pour un professionnel comme toi ? » a-t-elle failli ajouter avant de se raviser. Un petit compliment qui ne paye pas de mine et qui l’aurait forcé à accepter pour prouver sa valeur et ne pas perdre la face. Mais user d’une telle méthode aurait été… déloyal. Et Loreleï préfère utiliser des méthodes honnêtes, pour ne pas que Chafouin ait l’impression d’être manipulé. Elle le considère d’ailleurs davantage comme un partenaire de travail que comme un employé. S’il ne peut pas, elle ne lui en voudra pas : elle essayera plutôt de trouver une solution pour que tous deux puissent s’entendre sur une autre méthode, une autre idée.

- Et… bon… pourquoi des morceaux de Brik tu vas me demander. Pour l’étudier en fait. Je suis un peu bricoleuse, j’essaye de me faire de l’argent en réparant les choses… alors si je peux comprendre comment fonctionnent ce genre de moteurs, ça me fera un nouveau bagage. On ne dit pas « non » à de nouvelles connaissances, pas vrai ?

Peut-être qu’il se doute, peut-être pas. Laure n’a pas menti : dans l’état actuel des choses, elle n’a pas les connaissances pour réparer un Brik, quand bien même elle en possède des plans précis. Trifouiller au hasard lui prend beaucoup de temps… alors, si elle pouvait étudier un moteur fonctionnel, gage qu’elle serait alors capable, non seulement l’utiliser, mais également le réparer et, pourquoi pas, le reproduire. Alors c’est avec un grand sourire, des étoiles dans les yeux et beaucoup de passion dans la voix qu’elle a prononcé cette dernière question, sachant pertinemment qu’il serait d’accord avec elle… et que, peut-être, cela le séduirait.
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George "Chafouin" Deckter
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyDim 28 Avr - 19:04
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Comme il l'avait supposé, elle lui répond à l'affirmative, évidemment, elle doit le prendre pour un nigaud, bien sûr que les habitants du verso ne voient jamais le soleil. Ils doivent passer leur vie ici, Chafouin n'a pas vraiment l’habitude de faire preuve d'empathie, mais cette simple privation lui paraît plus que cruelle. Mais peut-on envisager le manque de quelque chose que l'on a jamais connu. Scarabée lui explique qu'elle a un portrait où serait dessiné un soleil chez elle, elle le décrit d'une façon très simple. Ce qui fait sourire Chafouin, surtout quand elle semble douter de l'existence d'une telle chose.

-L'homme qui la peint n'est pas un charlatan, le soleil, c'est bien comme ça et le plafond bleu aussi, c'est ce qu'on appelle le ciel. Mais il n'est pas tout le temps bleu, en fait il, c'est compliqué d'expliquer.

Oui, il a l'impression de devoir expliquer les couleurs à un aveugle. Le monde est en effet bien étrange. Pour Loreleï ce monde doit se résumer aux murs du verso et au plafond qui la sépare des astraux. Chafouin ne peut s’empêcher de se mettre à sa place et se rend compte qu'il se reconnaît en elle, il y a des années, quand son monde se résumait aux quelques rues qu'il arpentait, pour lui, le reste du monde était identique à ces rues poisseuses de Skingrad. Il avait mis du temps à se rendre compte qu'il ne connaissait rien du vaste monde, un peu comme Scarabée.
Mais ils reviennent finalement à leur principal sujet, les pièces du brik. Il grimace légèrement quand elle lui propose de voler l'endroit où il pourra trouver les pièces, voler pour éviter d'arroser les riches industriels, bien sûr qu'il est d'accord avec elle, mais bon c'est pas elle qui va prendre le risque. Elle lui détaille aussi la taille du mieux qu'elle peut. Elle écarte les bras pour lui donner une idée, avec sa silhouette fine et athlétique, malgré les vêtements épais qu'elle porte, les pièces n'ont pas l'air si imposante que ça, rien qui ne puisse tenir dans un sac visiblement.

-Mouais mouais, ça doit se faire. Répond-t-il, le regard interdit.

Elle finit par lui décrire les trois parties dont elle a besoin, Chafouin fait rapidement le plan dans sa tête. Il a assez de connaissance pour se rendre compte que ces pièces ne sont d'aucune utilité sans une base de moteur pour les faire fonctionner. Ce qui indique indirectement que Scarabée s’entraîne déjà sur des pièces de brik.

-Pour un truc comme ça, il me faut au moins 24, voire 36h pour être sûr de récupérer les pièces sans problème. Bien sûr, ça irait plus vite d'une autre manière.

Ce n'est pas une reproche, mais une constatation, il n'a pas répondu de manière négative à sa demande, pour l'instant du moins.
Puis elle lui indique quelque chose d'important, elle a besoin de ces choses pour apprendre, c'est une bricoleuse, ambitieuse en plus de ça. La façon dont elle le regarde et lui parle lui fait comprendre que la mécanique n'est pas seulement qu'une simple occupation, c'est sa passion et elle semble prêt à se dépasser sur ce moteur. Bien sûr que Chafouin à envie de l'aider, comment dire non à ces grands yeux plein de vies et à ce sourire enjoliveur. Réparer un moteur de brik, ça pourrait de plus lui permettre de se faire un bon paquet de blé, peux être assez pour quitter cet endroit d'Alexandria où la seule lumière existante est artificielle. Il se souvient de lui étant plus jeune, cherchant à quitter la misère de Skingrad par tous les moyens possibles, dès qu'il avait lu son premier livre. Sans cela il n'aurait jamais eu idée du monde qui l'entourait. Mieux vaut éviter de trop parler de l'extérieur à Loreleï pour l'instant, ne rien savoir est parfois plus bénéfique que d'imaginer tout ce qui peut être hors de sa portée pour l'instant.
Alors, bien sûr Chafouin a envie de l'aider, mais il a aussi ses propres besoins. Et aider une étrangère  qu'il ne connaît à peine que depuis quelques minutes n'est pas vraiment dans ses habitudes. Seulement, il n'est pas du genre à abandonner au premier défi venu.

-Les connaissances, c'est important, plus que tu peux l’imaginer. Fait-il songeur. Moi j'ai ma méthode bien à moi, j’essaie d'apprendre régulièrement, sur un sujet que je ne connais pas, sans entrer dans les détails trop pointus pour moi. De cette façon j'apprends régulièrement, par exemple, tu savais que certains scarabées sont capables de soulever 850 fois leur propre poids ? Ça paraît incroyable pas vrai ? Lui dit-il malicieusement.

-Par contre, je dois te prévenir d'une chose, je suis bien évidemment content que tu aies récupéré mon arme et qu'on s'entende sur ce point. Mais le service que tu me demandes comporte son lot de risques. Rien d'insurmontable pour moi, mais quand j'irais récupérer les pièces dont TU as besoin, là haut, ce sera bien plus compliqué que de récupérer un flingue aux mains d'un type bourré. Ce que tu me demandes, c'est plutôt un service que je rendrais à un bon ami et on ne se connaît pas encore assez pour que je te considères comme tel.

C'est vrai, il ferait ça  pour un client important ou si la prime était vraiment conséquente, mais un casse comme ça semble être une contre-partie un peu trop gourmande de la part de Scarabée. Même s'il apprécie bien la jeune femme à première vue, il aurait besoin d'une motivation supplémentaire.

-Je suis prêt à t'aider, mais quand je reviendrais. Et je reviendrais. J'aimerais bien avoir une récompense supplémentaire vu la dangerosité du travail, je demande pas forcément grand chose, une bonne bouteille locale, ou plutôt, des conseils en mécanique par exemple. T'as l'air calé, tu pourras sans doute m'apprendre un truc ou deux.

Et pour motiver Loreleï à aller dans son sens, il faut peux être employer un peu la flatterie.

-En plus, tu me rappelles un peu moi, plus jeune, j'avais tout le temps envie d'apprendre, de dépasser mes limites et de sortir de ce trou à Skingrad, mais on n'est quand même assez différent. Depuis que je t'observe je me suis rendu compte d'un truc. T'es d'un calme imperturbable en situation en danger et tu sais prendre les bonnes décisions. Il ajoute en souriant. Mais quand tu parles de quelque chose qui te passionne ou te fait plaisir, t'es incapable de cacher ta joie et ton enthousiasme. C'est peu commun, même assez rare et franchement, j'aime bien.

Il lui tend la main et ajoute :

-Toujours intéressée pour réparer ton moteur, Scarabée ?


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Chafouin baragouine en #009900

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Loreleï Piquier
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyLun 6 Mai - 16:41
Irys : 94982
Profession : Mafieuse, Bricoleuse
Daënar -1
« Soulever 850 fois leur propre poids ». C’est peut-être sa façon de comprendre ce que Loreleï a voulu dire, quand elle parlait de se méfier des apparences. Souvent trompeuses. La jeune femme ne soulève pas une telle charge, certes, mais ses talents et atouts sont ailleurs, cachés. Alors pour confirmer, elle hoche la tête avec un petit sourire en coin.
Puis il explique et résume la difficulté et la dangerosité de la tâche, un peu comme Laure l’aurait fait si elle avait voulu faire monter les prix. Au fur et à mesure qu’il parle, elle comprend que c’est ce qu’il va faire… mais elle ne l’arrête pas, acceptant d’ores et déjà un acompte. Et finalement… le coût n’est pas aussi élevé qu’elle l’aurait imaginé.

- Eh ben… je ne suis pas spécialement calée, il faut plutôt voir ça comme de la débrouillardise, fait-elle, toujours encline à se dévaloriser afin que les autres revoient leurs attentes à la baisse. Je n’ai pas fait d’études là-dedans, je n’ai participé à aucun projet d’envergure… mais oui, si tu veux que je te donne quelques astuces, il n’y a pas de problème.

À tel point qu’elle aurait pu le faire gratuitement. Oui, elle adorerait partager ses connaissances avec quelqu’un qui serait attentif et intéressé. Elle adorerait expliquer ses réussites comme ses échecs, demander un avis pour apprendre et s’améliorer. La seule chose qui pourrait lui faire peur dans un transfert de connaissances, c’est de tout enseigner à quelqu’un qui finirait par la surpasser et par la remplacer dans le cœur des autres… la rendre inutile. Remplaçable. Ou la faire passer pour une escroc, une arnaqueuse, une affabulatrice auprès de ses sœurs. Le bricolage, c’est son domaine de prédilection, ce qui la rend unique et précieuse, pas question de risquer de perdre ça. Avec Chafouin, aucune crainte. Elle vient à peine de le rencontrer, mais elle sait déjà qu’il n’a ni l’intérêt, ni la moindre envie de venir s’incruster dans leur fratrie.
Alors partager… ce sera du bonus, rien de plus.

- Et franchement, pour récupérer ce que je t’ai demandé, tu peux prendre le temps que tu voudras hein. Enfin… le temps qu’il faudra, rectifie-t-elle, soucieuse d’employer les bons mots. Je ne suis pas à quelques jours près. Une semaine, ou un mois, ça convient tout à fait et ça me parait justifié. Fais à ton rythme, au plus simple et au moins risqué.

Autant soucieuse de son interlocuteur que du matériel qu’il pourrait lui rapporter : perdre l’un reviendrait à perdre l’autre, et ce n’est pas souhaitable. Loreleï n’a jamais été pressée, elle sait faire preuve de patience ; les réparations sont encore très nombreuses sur le Brik, elle saura trouver de quoi s’occuper le temps de sa longue besogne.
Suite à ses compliments et sa longue tirade, Chafouin lui adresse un signe pour sceller leur accord. Il s’avance le premier. Sans hésiter, Laure tend ses deux mains et serre la sienne chaleureusement – il peut alors constater à quel point elles sont froides – sans pour autant faire preuve de mollesse. Elle ne cache aucune arme, ne croise pas les doigts dans son dos, fait durer le contact… bref, la poignée de main parfaitement confiante. Elle n’en oublie pas de répondre cependant, avec la touche d’humour et d’amusement qu’il lui connait désormais.

- Attention : c’est peut-être encore le Scarabée qui te joue des tours, fait-elle en lui adressant un clin d’œil furtif. Marché conclu Chafouin. Par contre, ne parle pas comme ça de ta jeunesse, un dirait un vieux au bout de sa vie… Tu as l’air de pouvoir tenir encore quelques années, hein !

Et en plus de tout ce qu’il a dit, elle se permet également la familiarité et le titillement, se montrant ainsi plus à l’aise dans son attitude et dans sa façon de parler que dans sa capacité à soutenir le regard des autres… pas plus de trois ou quatre secondes en tout cas. On ne peut pas être parfait.
Elle lâche finalement sa main, toujours toute sourire, semblant rayonner encore davantage.

- Difficile de ne pas être enthousiaste quand on sait ce qui nous attend. Le ciel, le Soleil… les voyages dans les airs… on m’a même parlé de grands lacs d’eau. Oui, lâche-t-elle, qui pourrait résister ? C’est trop difficile d’intérioriser, il faut que ça sorte ! Je suis sûre que tu ressens la même chose pour ton pistolet. Même si… toi, tu intériorises plutôt bien. C’est toi qui as réussi à rester calme, alors même que l’autre était en train de te voler. Des années d’expérience, pas vrai ?

Loreleï n’en fera jamais assez.
Mais le détail qu’elle affectionne particulièrement dans ces derniers échanges : si elle lui fait penser à sa jeunesse… sans doute qu’elle pourrait aimer vieillir comme lui. Mais pas tout de suite, elle veut rester jeune, on se calme. Quoique vingt-cinq ans, dans le plan verso… c’est déjà un âge plutôt avancé.
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George "Chafouin" Deckter
George
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyJeu 9 Mai - 12:07
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Profession : Homme à tout faire
Daënar -2
Elle lui serra la main avec ses deux petites mains dans une étreinte qui semblait bien chaleureuse, ou du moins qui le serait si ses deux mains n'étaient pas glacées. Il tâche de sourire pour dissimuler le fait qu'il lui gèle littéralement les pattes, mais bon au moins le contact est sincère et plein de bonnes intentions. De plus, la petite touche d'humour dont elle fait preuve est toujours la bienvenue. Et puis il la titille quelque peu sur son âge, sujet toujours sensible pour lui. Mais pour une fois ce n'est pas une moquerie considérant ses cheveux ou autre chose. Loreleï a sans doute bien remarqué qu'il n'avait pas de marque de ride particulière malgré un visage quelque peu buriné et ça, ça fait vachement plaisir à attendre. Il veut aussi bien mettre les choses au clair.

-Oui, tu as raison, je suis pas si vieux que ça, on se trompe souvent sur mon âge à vrai dire. Surtout à cause de mes cheveux, ils ont toujours été de cette couleur-là, même quand j'étais tout petit.


Mais bon arrêtons un peu de radoter, Loreleï elle est bien plus tournée vers l'avenir et celui-ci lui semble radieux quand elle parle de son futur avec passion. Sortir du verso, découvrir le vaste monde. Comme Chafouin se rend bien compte maintenant qu'il se met à sa place, le monde d'en dehors le verso, ce n'est pas seulement un soleil et un toit bleu, c'est aussi une myriade de couleurs différentes. D'odeurs bonnes ou mauvaises, qui honnêtement sont bien plus ragoutantes que les senteurs peu engageantes dans certains endroits du verso, il faut bien l'avouer. Des centaines de choses différentes à découvrir, d'endroits à parcourir, mais aussi de dangers à affronter, ça Chafouin connaît bien. Lui qui aura la chance de pouvoir sortir facilement de cet endroit.

L'espace d'un instant il se demande pourquoi il ne propose pas justement à Scarabée de partir, sortir justement quelques moments. Il a eu le temps de trouver des points d'accès dans les murs du verso qui mène au 2éme quartier, le genre de couloir de maintenance, désert et facile à emprunter à l'aide de grappins dynamiques. Mais alors que la jeune femme parle, il se résigne à lui proposer l'idée. Si elle avait vraiment voulu partir, elle aurait sans doute avancée un plan bien plus tôt. Chafouin se dit que toute cet entraînement pratique et les pièces qu'elle lui demande servent sans doute à réparer un appareil aérien. Mais un brik dans le verso tout de même ! Comment compte elle faire sortir l'appareil ? Mais ce n'est pas important pour le moment, il garde tout de même cette question dans un coin de sa tête pour lui demander un autre jour.

Puis, elle lui parle aussi de leur différence, du fait qu'elle extériorise plus, contrairement à lui. Il ressent cela un peu comme de la flatterie et hoche la tête en croisant les bras.

-Bah, l'important c'est d'essayer de garder la tête froide, dans n'importe quelle situation, d'envisager toutes les possibilités et de s'adapter continuellement. Pour tout te dire quand le type était partie de la boutique j'avais déjà pensé à au moins cinq manières de récupérer mon arme, parfois ça ne tournait pas non plus à ton avantage. Il sourit et lui fait un clin d’œil. Mais t'inquiète pas, ce Chafouin-là, qui te mange, à disparu. Il prit un air faussement pensif. Hum quoique, il est peux être toujours dans le coin.

Il rit quand il vit sa réaction, puis ne sut plus quoi dire durant quelques secondes, il avait l'impression qu'il avait fait le tour de la question et qu'il ne restait plus qu'à agir maintenant. Il n'aimait pas traîner dans une tâche et il préférait réaliser le travail le plus rapidement et le plus efficacement possible. Mais pourtant, il n'avait pas envie de partir tout de suite, malgré l'endroit un peu reculé et qui ne sentait pas la rose dans lequel ils se trouvaient. Finalement, pour briser le silence et se motiver à bouger, il dit :

-Bon, je suppose que je devrais m'y mettre ? Quand j'en aurai fini, je dois te retrouver où ?


Voix de Chafouin:
 



Chafouin baragouine en #009900

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Loreleï Piquier
Loreleï Piquier
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyLun 17 Juin - 22:03
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Il la fait rire, de bon cœur. Quand on pense que quelques minutes auparavant – une dizaine maintenant – tous deux se faisaient agresser dans une petite boutique… et qu’ils sont désormais attelés à faire affaire ensemble… on se dit que parfois, le hasard de la vie nous offre de belles opportunités. Il faut savoir les saisir quand elles se présentent. Et ne pas s’en faire quand notre interlocuteur déclare qu’il aurait pu nous laisser mourir s’il en avait décidé ainsi.
Loreleï étant qui elle est, elle ne s’inquiète pas plus que de raison. Chafouin a beau afficher ces expressions détendues, elle sait qu’au fond, il dit la vérité : neuf fois sur dix, il aurait récupéré son arme sans se préoccuper de l’otage. Le pourcentage pourrait même être bien plus élevé… la jeune femme n’en a finalement aucune idée. Instinctivement, elle pense néanmoins le deviner.

- Bah, je comprends… « dommages collatéraux », fait-elle, les yeux dans le vague, repensant un instant à un passé plus lointain encore. Faut pas s’en faire, ça arrive souvent. On ne demande pas à un inconnu de nous sortir d’une situation inconfortable, c’était à nous de ne pas nous y fourrer. ‘fin, tu imagines bien : si quelqu’un nous sauve, il nous demandera quelque chose en retour… rien n’est gratuit, tout ça. Du coup, merci de ne pas m’avoir sauvée, ça m’aurait couté un bras.

Chacun se permet un trait d’humour, le courant passe plutôt bien entre eux deux. Si la mission de Chafouin s’avère être un succès, ils pourront devenir de très bons collègues à l’avenir. Enfin… si tant est qu’il apprécie renouveler ses allers-retours dans le Verso.
Après un instant de flottement, où ils se contentent de sourire sans rien dire, Chafouin reprend la parole… pour signifier la fin de l'entrevue. Il s'avère être plus pressé de partir qu’elle ne l'imaginait… mais soit, Loreleï n’en est pas offusquée. Il a à faire, et elle aussi. La jeune femme baisse la tête et fourre sa main dans son vêtement pour en sortir un carnet de notes et un crayon à papier. Elle se met à en mâchouiller le bout, la main sous le menton, réfléchissant à un bon lieu de rendez-vous. Le Brik ? Même si ce serait plus pratique, faut pas rêver : c’est une cachette secrète dont peu connaissent l’existence… et cela doit rester ainsi. Un autre repère alors… comme un bar ou une boutique qui serait sous le contrôle de la bande. Ou un garage. Un entrepôt de stockage. Le plus proche d’ici sera le mieux ; Chafouin doit pouvoir s'y rendre facilement, sans être vu.

Cette dernière contrainte entraîne le déclic : ce sera donc un garage, à quelques pâtés de maisons.
La jeune femme commence à griffonner des indications.

- Désolée, je ne sais pas trop écrire, je préfère te dessiner une sorte de plan, dit-elle en commençant à dessiner… en le regardant… en se mettant à côté de lui plutôt qu’en face pour qu’ils aient les mêmes repères cardinaux… en hésitant un instant… puis en se remettant face à lui et en lui demandant plutôt de se tourner, lui. Alors voilà, ici, c’est cette croix. Je pars de là, donc j'espère que tu retrouveras… En tout cas, la rue fait comme ça, tac, là c’est une intersection mais on s’en fiche, faut continuer tout droit. Ensuite tu tournes à gauche, ça va descendre un peu…

Laure continue de lui détailler le plan en même temps qu’elle le dessine, lui jetant par moment des coups d’œil pour vérifier qu’il n’est pas perdu. Elle trace des traits, des flèches, hachure des zones qui servent de points de repère… bref, elle tente de lui indiquer au mieux l'endroit où elle souhaiterait être livrée. Une seconde croix au bout du parcours, et le tour semble joué.
La jeune femme se remet ensuite face à lui, complétant les dernières infos sur le plan sans lui montrer.

- … ce n’est pas verrouillé, tu pourras entrer et tu verras, la pièce est vide. Tu déposes le matériel, tu refermes la porte derrière toi et ce sera suffisant. Pas besoin de plus de sécurité, c'est un peu paumé, en cul-de-sac. Il n'y a quasiment plus personne depuis… une… « certaine histoire ». Enfin, je passerai devant tous les jours pour vérifier si tu es passé, au cas où. Et si tu veux me retrouver personnellement pour me prévenir… hm… disons que tu pourras me trouver… là.

Quelques gribouillages supplémentaires puis elle range le crayon dans une poche de son manteau, déchire la page de son carnet de notes et lui tend la feuille, un grand sourire aux lèvres.

Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] Planchaf


- J’irai dans ce bar tous les jours pendant les deux prochaines semaines, sans exception. Du plus tôt possible, jusqu'à la fermeture. Si tu ne me vois pas, c'est que je ne suis pas encore arrivée, mais dans tous les cas, sache que je serais ravie de t’y retrouver !

Ravie parce que d’une, ça voudra dire qu’il est vivant, de deux, qu’il a bien fait le travail et de trois, qu’il ne lui déplairait pas de la revoir alors qu’elle lui offre la possibilité de ne pas se présenter à nouveau devant elle. Autant d'informations nécessaires, qui lui permettront de fabriquer de bonnes fondations pour leurs futures collaborations.
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George "Chafouin" Deckter
George
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Quand la méprise mène à l'infortune. [Pv Loreleï] EmptyVen 5 Juil - 21:25
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Chafouin écouta d'un air attentif les explications de ce scarabée, ainsi que le plan qu'elle se met à dessiner. Après quelques pas hésitants pour bien définir les points cardinaux. Elle dessine un plan en apparence assez simple, mais qui peut mettre de côté l'imposante stature des rues du verso. De plus il suffit que Loreleï oublie quelques détails de son environnement quotidien comme des ruelles jamais empruntées ou inutiles pour que leur vision de la carte diverge pour chacun. Mais sur le moment Chafouin n'a pas de doute sur les compétences de cartographie de la jeune femme. De toute manière il compte bien faire du repérage avant de partir pour ne pas se tromper sur le chemin du retour.

Il hausse un sourcil quand elle lui parle de l'endroit où il doit la livrer, un coin assez louche à première vue, « une certaine histoire » qui pose plus de questions que de réponses sur ce mystérieux endroit. Et l'esprit rêveur de Chafouin ne peut s'empêcher d'imagination moult histoires tordues ou cocasses sur ce fameux incident, une partie de lui l'ordonne aussi de rester sur ses gardes, mais il la fait rapidement taire, ne trouvant pas d'explication rationnelle au fait de se méfier pour l'instant.

Elle finit de dessiner une indication plutôt claire d'un coup de crayon, Chafouin sourit en voyant le dessin on ne peut plus clair et le visage de Scarabée, puis récupère la feuille. Il a bien retenu, elle sera disponible pour un paquet de temps dans ce bar, nulle raison de se presser, mais nulle raison de faire traîner les choses non plus. Et puis plus il s'y mettra rapidement, plus cela lui donnera l'occasion de la revoir dans un endroit bien plus chaleureux, avec une odeur plus agréable de surcroît !

-Magnifique coup de crayon, penses à t'inscrire à l’académie des arts d'Alexandria si t'en a l'occasion. Fit-il d'un clair d’œil, l'air malin.

Puis, il fourre le papier dans sa poche et lui fait un signe de tête entendu. Il est temps de se séparer, mais quitte à partir en beauté, autant partir d'une manière théâtrale pour l’impressionner. Il lève donc la tête vers les hauteurs et active son grappin de poignet droit, quelques secondes à peine plus tard, il se retrouve sur un des toits les entourant. Il se redresse sur le toit et lui lance d'une mine enjouée.

-Je reviens dans quelques jours, prépare moi une bonne table, j'ai hâte de tester la bière de la capitale et de voir si elle est meilleure quand dans le sud !

Il se redresse ensuite l'air fier, plaque ses doigts contre sa tempe dans un salut tout militaire, puis rompt le salut dans la direction de Laure, avant de disparaître de sa vue, tel un héros de roman. Oui, il aime amuser la galerie, mais après tout, être vieux c'est juste une question de mental, comme il l'a compris de la part de Loreleï.


3 Jours plus tard.


Cette devanture semblable à un petit garage n'inspirait vraiment pas confiance, c'était sans doute dû à la poussière accumulée devant cet entrepôt, le fait qu'il se trouve dans un cul-de-sac peu éclairé ou sans doute la tache de sang séché sur le sol à ses pieds. Mais clairement, ce n'était pas le genre d'endroit où on souhaitait rester plus de quelques secondes et de plus le sac qu'il portait commençait à être sacrement lourd.

Il ouvrit donc la porte doucement, encore un peu méfiant. Mais rien ne bougeait dans ce petit garage. Il fit quelques pas, et coinça le sac contenant tout ce que Loreleï avait demandé et s'éloigna un peu plus vite que de raison, il détestait se trouver dans le noir, surtout dans un environnement qu'il ne maîtrisait pas. Chacun ses petites peurs.

En revanche, il se rendit avec bien plus d'entrain à sa destination suivante, le bar que lui avait indiqué la jeune femme. Il tenait son plan dessiné comme une relique sacré pour être sûr de ne pas se tromper d'endroit alors qu'il avançait d'un pas motivé. D'ailleurs il regardait à plusieurs reprises les indications pour confirmer sa destination dans son esprit. Il n'était pas loin de 18 heures et il se demandait même s'il n'arrivait pas un peu trop tôt. Mais l'impatience de revoir Loreleï continuait de lui faire presser le pas.

Il arriva dans la rue bien plus animée que le coupe-gorge qu'elle lui avait et se sentit tout de suite plus à l'aise. Paradoxalement au milieu de cette foule d'inconnus du verso il se sentait bien plus en sécurité que les jours précédent. Sa petite préparation avait demandé un jour et demi pour repérer un aérodrome où il n'aurait pas de difficulté à chaparder ce que lui avait demandé Loreleï. Et autant plus de temps pour récupérer la marchandise en toute illégalité et s'assurer qu'on ne l'avait pas suivi dans le verso. De toute manière il n'avait pas de crainte, Alexandria c'était grand, d'ailleurs définir la capitale par « grande » relevait plus de l'euphémisme qu'autre chose.

C'est donc l'esprit léger et un sourire aux lèvres qu'il tacha de faire disparaître dès qu'il rentra dans le bar, qu'il franchit les portes de l'établissement. Ayant malgré tout du mal à cacher son impatience de retrouver la jeune femme. Il regarda l'environnement autour de lui. Ça avait l'air plutôt fréquentable, même s'il y avait quelques inévitables gros bras. Il se demandait si certains d'entre eux faisaient partie de la bande à Loreleï. La jeune femme en revanche n'était pas dans les parages à première vue. Pas de soucis, Chafouin alla d'un pas décidé vers le comptoir souhaitant commander une petite consommation, elle ne devrait pas tarder à venir logiquement.


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Chafouin baragouine en #009900

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