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Chroniques d'Irydaë
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 Un réveil difficile

Fabius
Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptySam 15 Juin - 12:00
Irys : 1032067
Profession : Militaire
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Elle est vraiment aussi belle qu’intelligente et j’aimerais beaucoup lui dire ce compliment, mais je pense que ce serais déplacé et je me contente donc de lui sourire en lui disant :

C’est une excellente idée cette diversion. Je prendrais le commandement de ce peloton de dix hommes pour exécuter cette partie du plan, tandis que l’autre section, sous l’autorité du chef des commandos se tiendra prêt à intervenir dans le bâtiment principal. J’espère aussi que nous n’aurons pas à combattre et qu’ils vont se rendre surtout quand ils verront que leur seul moyen de locomotion est bloqué par un navire de guerre, mais je préfère ne pas prendre de risque.

Je regarde ensuite ma montre à gousset, un modèle très précis et solide, afin de mesurer le temps lors d'opération militaire et je lui indique :

Il va faire nuit dans trois heures, je programme donc le début de cette mission, que je nomme opération Suzerain dans cinq heures. Ce délai me permettra de préparer mes troupes et d’avoir plus de renseignements sur nos ennemis.

J’ai toujours beaucoup aimé nommer mes opérations, ça fait mieux dans les rapports et çà donne un petit côté épique à un affrontement. Je réfléchis quelques secondes à ce que j’aurai pu oublier, puis je précise :

Vous pouvez disposez de ma chambre quand vous le voulez, je ne vais pas me coucher avant l’assaut et de toute évidence vous avez besoin de repos, vous êtes encore en convalescence. Je ne sais pas si vous avez fais attention mais dans ma cabine se trouve une grande baignoire en cuivre caché sous un drap, je peux vous la faire remplir avec de l’eau chauffé par les chaudières et dont les circuits passent par la chambre.

C’est en effet un petit luxe que je me suis fais installer, d’habitude je prends un bain une fois à quai, car en vol, il ne faut pas gaspiller l’eau, mais nous pouvons pomper l’eau de la rivière lorsque nous nous serons posés, il n’y a donc pas de problème de pénurie. J’aurais bien aimé d’ailleurs la rejoindre dans la baignoire, mais je ne pense pas que j’y aurai été le bienvenu. Afin de cacher le trouble que cette image a pu provoquer sur mon corps, je me contente donc de lui ouvrir la porte de la salle des cartes maintenant que nous avons fini d’élaborer notre plan.

Puis je pars en direction de l’infirmerie afin de récupérer le maximum d’information sur notre ennemi auprès de Mathias. Ce dernier est réveillé mais ne semble ne pas aller très bien, il a de la fièvre et transpire à grosses gouttes, ma première préoccupation est d’abord de le rassurer :

Nous avons trouvé l’endroit que vous nous avez indiqué, dans quelques heures nous lançons l’assaut et une fois celui-ci terminé, nous partons direction l’hôpital, ce qui veut que dire que demain matin, vous serez choyé par des multiples infirmières toutes plus jolies les unes que les autres.

Je vois le blessé sourire malgré son état, même s’il ne croit pas vraiment la dernière partie de mon discours. Je profite de ses bonnes dispositions pour lui demander :

J’ai besoin d’informations pour que mon opération se passe le mieux possible, pouvez-vous me donner le nom du capitaine de l’Effroyable, le nombre de ces hommes et leurs armements ?

Je vois le patient réfléchir un instant avant de m’indiquer :

C’est l’officier Purge, son équipage est constitué de neuf gardes armés de fusil à verrou et de trois techniciens. Prenez garde au capitaine, il a une énorme épée, et d’après ses hommes, il sait d’en servir.

J’ai maintenant les renseignements qu’il me faut et après l’avoir remercié, je le laisse en compagnie de notre soigneur. Je remonte sur le pont principal de l’Entreprise qui est en ce moment en train de se poser, après un large mouvement tournant, derrière la colline, à proximité immédiate du cours d’eau. Les hommes du commando d’abordage sont présents et aligné sur deux rangs, attendant mes instructions, je sens alors que l’attente va être longue et que j’aurais moi aussi bien besoin d’un bain.




Fabius Solar, militaire de la plus grande des nations
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Gwendoleen Langeley
Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptySam 15 Juin - 21:12
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Daënar +2 ~ Cerka (femme)
Fabius avait approuvé son idée et semblait pouvoir intégrer cette suggestion à son plan. Pour la jeune femme, cette diversion leur donnerait le temps nécessaire pour agir et permettrait rapidement de neutraliser ceux qui seraient restés dans le moulin. Mis à part cela, elle laissa le capitaine gérer ses troupes. Il savait sans doute le faire aussi bien qu’elle et Gwendoleen ne doutait pas de ses capacités à mener cette mission à bien. Une fois encore, le capitaine voulait la ménager et pour cause, la jeune femme n’était certainement pas assez remise pour participer à cet assaut.

« J’ai l’impression de monopoliser ton espace personnel, Fabius mais puisque si c’est gentiment demandé, je me vois mal refuser. J’essaierai de ne pas en mettre partout. Enfin, quand tout ceci sera fini, il faudra que tu te reposes aussi, c’est un ordre ! » Dit-elle en plaisantant.

Gwendoleen tourna les talons et regagna donc la cabine du capitaine. Il y avait effectivement un drap mais la jeune femme n’aimait pas fouiller dans les affaires d’autrui alors elle avait préféré ne pas y toucher. Cependant, puisqu’elle avait eu l’autorisation de Fabius, Gwendoleen tira le drap pour révéler une magnifique baignoire en cuivre. Celle-ci fonctionnait à la vapeur et la tuyauterie était sûrement reliée à la salle des machines par un ensemble de réseaux qui permettaient d’acheminer la vapeur qui réchauffait l’eau. Le système en lui-même était assez simple à prendre en main mais elle sollicita l’aide d’un mousse pour actionner le mécanisme en raison de ses bras encore fragiles. Il ne restait plus qu’à la remplir d’eau et le tour était joué. La doctoresse se déshabilla intégralement avant de s’immerger dans la baignoire. Le sentiment de chaleur procuré par l’eau l’apaisa quelque peu et cela suffit à réduire les tensions de son corps. Elle entreprit de se laver le corps, un exercice qu’elle avait un peu de mal de faire sans assistance mais qui était nécessaire pour le maintien de son hygiène.

Gwendoleen se demandait si c’était à cela que ressemblait la vie de Fabius ? Est-ce que ces malfrats étaient juste une mission parmi tant d’autres ? D’une certaine manière, elle l’admirait car, outre le danger potentiel auquel il était constamment exposé, il avait réussi à réunir autant de gens autour de lui qui seraient prêts à le suivre quoi qu’il arrive et ce, à son âge.

« Et moi ? Qu’ai-je accompli jusque-là ? Je me le demande bien… »
Dit-elle dans son for intérieur.

Gwendoleen ne savait pas vraiment si elle serait capable de diriger à nouveau une escouade, un régiment, voire une armée. La dernière fois, ils avaient tous péris. Des maris, des frères, des fils que leurs familles ne reverront plus jamais. Elle avait déjà songé à aller leur présenter ses excuses, de demander de lui pardonner pour ne pas avoir pu les sauver mais à quoi bon mêmes les plus sincères excuses ne suffiront pas à les ramener…c’est sur ses pensées que Gwendoleen ferma les yeux pour se réveiller plus de 2 heures plus tard. Elle s’extirpa de son bain, peut-être un peu trop brusquement puisqu’elle failli se ramasser sur le bord de la baignoire. La jeune femme était restée bien trop longtemps dans le bain et avait fini par s’endormir d’épuisement. Elle consulta sa montre avant de se rendre compte qu’il ne restait guère plus qu’une vingtaine de minutes avant le début de l’opération. Gwendoleen se rhabilla rapidement avant de se mettre devant le miroir pour ajuster son col et se peigner. Elle ferma les poings, serrant puis desserrant ses doigts avant de constater que, dans son état, elle devait avoir recouvré au mieux 40% de ses capacités physiques.

« Cela suffirait peut-être à me débarrasser du menu fretin mais il suffit que quelqu’un sache manier son arme correctement et je ne serais pas en mesure d’avoir l’ascendant. Rends-toi à l’évidence, Gwendoleen, tu es trop faible pour servir à quoi que ce soit actuellement… »

C’est sur ce triste constat que la jeune doctoresse sortit de la cabine pour rejoindre le capitaine qu’elle trouva sur le pont principal.

« Je me sens un peu coupable de ne pas pouvoir aider sur cette mission. J’ai un peu de mal avec l’inactivité dans laquelle je suis forcée d’être mais je tâcherai de rester en retrait et de soigner les éventuels blessés si besoin. Je pense être capable de me défendre si jamais mais je n’ai pas le droit de faire d’efforts trop éprouvants. Mes prothèses sont encore fragiles alors il ne faudrait pas trop que ça tourne à l’escarmouche. »

Si jamais Gwendoleen devait se trouvait dans pareil situation, elle espérait au moins que l’expérience et la technique suffirait à compenser son manque de force car, si Gwendoleen était médecin de profession, elle n’en demeurait pas moins redoutable au corps à corps…du moins quand elle avait encore ses deux bras…
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Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptySam 15 Juin - 23:43
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Je reste de nombreuses heures avec Perceval Gallick dans la salle des cartes. Le chef des commandos est une véritable force de la nature haut de deux mètres. Une légende indique qu'il a un jour tué un homme en pressant son crâne comme un citron, et je pense que c'est vrais. Il est entièrement chauve et porte en permanence son fusil Mark Vulcain dans le dos même lors de notre briefing.

Nous passons en revue toutes les phases de l’opération soigneusement, car nous devons absolument faire un assaut coordonné pour que tout se passe à la perfection et que l’ennemi soit battu avant même le début de la bataille. Maintenant qu'il est partit je suis seul dans la salle des cartes, pendant que le géant prépare ses troupes et je suis inquiet comme chaque fois avant le début d’un assaut. Bien que je sache que cette boule au ventre va disparaitre quand l’opération va commencer, je ne peux m’empêcher de me demander si j’ai pris la bonne décision.

Le plus simple en effet aurais été de rester tranquillement sur mon vaisseau, détruire à l’aide d’une bordée de canon l’aéronef des bandits, puis bombarder le moulin qui sert de repaire aux pirates de l'air, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien, mais ce serait un assassinat pur et simple et de plus, je ne saurai jamais s’ils font partie d’une véritable organisation ou si ce sont des opportunistes.

Je sors donc de la pièce, le cerveau encore en ébullition et je tombe sur Gwendoleen toujours plus belle depuis qu’elle a pris un bain et que les cernes de son visage sont partis, et qui m’indique qu’elle regrette de ne pas pouvoir participer à l’action ! Je ne lui réponds pas tout de suite, car nous sommes entourés de personne, en effet il ne reste que vingt minutes avant le début de l’opération, et il y a beaucoup d’agitation, c’est pourquoi je lui fais signe de me rejoindre dans ma cabine.

Lorsque nous sommes seuls, je lui dis, en souriant :

Tu as déjà sauvé deux personnes aujourd’hui, et pourtant tu es en vacances. Comme je te l’ai déjà dit, tu te sacrifies pour les autres, sans penser à toi. Il reste encore cinq jours pendant laquelle j’ai juré de te protéger et c’est très exactement ce que je compte faire, tu vas me faire plaisir et arrêter de t’inquiéter pour tout le monde.

Pour la déridé, je lui précise :

J’ai parfois l’impression d’être un mari qui parle à sa femme, donc n’hésite pas à me remettre à ma place dans ce cas. Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te demander un baiser d’adieu avant de partir dans cette opération périlleuse, ce serait profiter de la situation.

Je lui souris encore plus largement, content de ma blague et je termine en lui indiquant :

Je doute parfois de mes décisions et c’est dans ses moments-là, que j’ai besoin de relâcher un peu de pression pour garder l’esprit clair et que je dis plein de bêtises, n’y fais pas attention. Je t’assure que tout va bien se passer, il n’y aura pas le moindre incident et tu n’auras plus à recoudre personne.

Sur ces dernières paroles, je quitte la pièce, et je donne les ordres pour l’opération commence, nous quittons donc l’Entreprise en deux colonnes, pendant que le bric prends de la hauteur, il est d’ailleurs très vite hors de vue et nous commençons notre mouvement à travers la végétation, la nuit nous engloutissant et bientôt nous disparaissons nous aussi dans l’obscurité.



Fabius Solar, militaire de la plus grande des nations
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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyDim 16 Juin - 14:27
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Fabius avait le don pour dédramatiser les situations de tensions. Gwendoleen riait de bon cœur à sa dernière blague. Effectivement, elle pensait également qu’il agissait comme une sorte d’époux aimant envers sa compagne mais cela lui faisait plaisir de voir qu’il s’inquiétait pour elle. Fabius avait bien raison sur une chose cependant, Gwendoleen s’inquiétait bien plus pour ses camarades que sur son propre sort et plus elle grimpait les échelons et plus ce sentiment se renforçait. Peut-être était-ce les postes à responsabilités qui l’avaient amenée à penser ainsi et elle ne voulait sans doute pas que quelqu’un périsse à cause d’une décision qu’elle aurait elle-même prise. Malgré sa force de caractère, Gwendoleen avait toujours eu du mal à envoyer quelqu’un à la mort. Combien en avait-elle sacrifié pour rester en vie un peu plus longtemps ? C’était malheureusement la dure loi de ce monde. Les faibles devaient être sacrifiés pour que les forts puissent être préservés. Pourtant, la jeune femme n’avait jamais considéré un soldat comme inférieur à elle. L’on disait que le pouvoir incitait parfois les gens à prendre de haut quiconque avait le malheur de se trouver plus bas dans la hiérarchie mais ce n’était pas le cas de la doctoresse.

« Je sais bien Fabius mais j’ai l’impression que c’est juste plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter pour les autres. Je suis médecin après tout donc c’est un peu mon métier qui veut ça. En tout cas, j’apprécie ton soutien, ça me soulage un peu de savoir qu’il existe encore des gens qui pensent comme moi. Je suis consciente que ce serait bien plus facile de tout saccager et de rester sagement ici à observer le spectacle et que le genre de tactique que je propose et bien plus périlleuse. Mais n’est-ce pas ce qui fait de nous des humains ? »

C’est sur cette phrase que Gwendoleen laissa le capitaine préparer l’opération. A vrai dire, rester à bord du vaisseau ne l’enchantait guère et cela la tourmenterait plus de savoir si la mission se déroulait bien que si elle accompagnait l’une des deux escouades. Fabius avait appliqué son conseil et divisa ses troupes en deux groupes distincts. Quant à la doctoresse, elle choisit d’aller avec le groupe d’assaut mais elle décida de rester bien en retrait, derrière la ligne d’hommes qui progressait maintenant à travers la végétation. C’était une nuit sans lune et le seul véritable repère qu’ils avaient étaient les feux qui provenaient du moulin. Sans doute que les membres de l’équipage de l’Effroyable s’étaient accordés une pause après leur potentiel méfait et l’on pouvait vaguement entendre l’euphorie du festoiement qui avait lieu à l’intérieur du moulin. Gwendoleen passa plusieurs minutes à scruter les environs et essaya d’évaluer le nombre de gardes qui surveillaient le moulin. Elle pouvait calculer la trajectoire de la ronde de certains d’entre eux à la lumière qu’ils portaient sur eux.

Une légère ombre provoquée par la réverbération des feux indiquait qu’un homme était posté en hauteur, ce qui suggérait que le moulin était composé de plusieurs étages. Enfin, la garde se terminait par deux derniers hommes qui gardaient l’entrée du moulin et dont l’un des deux entamait une patrouille d’environ une demi-dizaine de minutes avant de revenir à sa position initiale. Gwendoleen supposa que tous ceux à l’intérieur devaient être trop saouls pour prendre les armes mais ils devaient avoir pris leurs précautions pour faire preuve d’autant d’oisiveté.

Elle serra son couteau de combat dans sa main droite puis détourna le regard du moulin. Jadis, Gwendoleen se seraient glissée derrière chacun d’eux et les auraient égorgés sans la moindre hésitation mais pas cette fois-ci. Elle s’était jurée de ne plus jamais ôter de vie inutilement.  La jeune femme attira l’attention du chef de l’escouade pour lui exposer son plan d’attaque en faisant le moins de bruit possible. Ses yeux cyans brillaient dans la nuit et la doctoresse semblait être comme un prédateur prêt à fondre sur sa proie au moment où celle-ci aurait baissé sa garde. Décidément, il y avait des habitudes qui ne se perdaient pas.

« Ecoutez, vous l’avez sûrement remarqué mais l’un des deux hommes qui garde l’entrée effectue des rondes toutes les demi-heures. Vous attendrez que l’escouade du capitaine Fabius fasse repartir les pales. Cela devrait attirer l’attention du garde qui est posté en hauteur en premier lieu. A partir de là, l’un des deux hommes postés à l’entrée devrait aller jeter un coup d’œil au « problème » sûrement accompagné par d’autres de ses camarades. La suite dépend de vous mais soyez vigilants car je doute que le capitaine de l’Effroyable soit aussi bête pour ne pas s’être pris de garantie. Si ce que nous soupçonnons s’avère être juste, j’ai bien peur que celui-ci ait pris des otages avec lui. Surtout des femmes d’ailleurs. La suite dépend de vous. Vous avez l’effet de surprise mais tâchez de l’utiliser à bon escient. La plupart des gens à l’intérieur sont certainement trop saouls pour prendre les armes mais soyez vigilants et tâchez de ne pas blesser de civils. Le capitaine est réputé pour être redoutable au corps à corps donc ne prenez pas de risques inutiles. »

Elle lui déposa une tape sur l’épaule avant de s’adresser aux autres soldats.

« Je ne veux avoir à opérer aucun d’entre vous aujourd’hui. Je vous ordonne de revenir vivants. »
Dit-elle sur le ton de la rigolade.

La jeune femme laissa ensuite l’escouade se préparer pour l’assaut tandis qu’elle-même resta dans les fougères. Cependant un léger cri la fit détourner son attention. Il provenait de derrière des rochers, à proximité des côtes. Ce n’était pas le moment de se détourner de l’objectif principal et comme elle n’était de toute façon pas très utile à l’opération, Gwendoleen décida d’y aller elle-même. Elle se retourna vers les soldats une dernière fois vers l’escouade qui était visiblement aussi intriguée qu’elle.

« Restez en position et attendez le signal du capitaine. Ce n’est pas le moment de vous laisser distraite. Je vais aller investiguer sur la provenance de ce bruit et m’assurer que l’on n’essaie pas de nous prendre à revers. Si vous croisez le capitaine Fabius, dites-lui que je suis parti en direction des rochers, près de la plage. Ceux-ci surplombent un brise-lames, vous ne pouvez pas le rater. Bonne chance, soldats. »

C’est ainsi que la jeune soldate s’éloigna du cœur de l’action pour s’aventurer vers la plage, le couteau à la main. L’on disait que le meilleur moyen pour oublier la douleur était de s’occuper l’esprit. Force est de constater que cela était vrai car Gwendoleen sentait que ses réflexes de soldat revenaient au fur et à mesure qu’elle était exposée à des situations telle que celle qu’elle vivait actuellement. Elle priait simplement que cela se passait bien pour le capitaine.
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Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyDim 16 Juin - 21:38
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Il faut pas mal de temps pour monter tout en haut de la colline et je peste silencieusement sur la végétation qui n’arrête pas s’accrocher à mes bottes. C’est dans ces moments là que ma blessure se rappel à moi et que je me rends compte que je ne suis pas encore complètement guéri en faisant ce trek dans la nature.

Lorsque nous arrivons au mécanisme, je suis soulagé car je n'aurais pas fais un pas de plus, et prenant une gourde remplie d’huile que j’avais pris soin d’emporter, j’en verse sur les rouages, puis deux des soldats parmi les plus musclés de mon groupe, ouvrent grands les vannes, tout en faisant un bruit d’enfer, et l’eau jaillis d’un seul coup, en un jet puissant qui dévale la pente.

Je camoufle mes hommes à l’aide de diverses branches tel que l’on me l’a expliqué à l’académie militaire, puis je me cache moi-même, et nous attendons qu’une proie se précipite dans notre piège ce qui ne manque pas d’arriver quand je vois arriver trois hommes, qui discutent à haute voix, maudissant les ronces qui les empêchent d’avancer aussi vite qu’ils le voudraient, ce qui me rappel mes propres observations.

Dès qu’ils sont à portés, je vois mes hommes leur tomber littéralement dessus, prenant complètement par surprise les pauvres pirates de l’air, ils sont proprement assommés et tous ensemble nous les ligotons avec un bâillon pour les empêcher d’appeler à l’aide quand ils se réveillerons. Je laisse un homme pour les surveiller et nous redescendons la colline, toujours dans ce satanée enfer vert, j’arrive complètement épuiser à notre but et je rejoins la deuxième escouade qui a fait du bon boulot car je vois deux autres hommes à terre, dans le même état que ceux que j'ai laisser plus haut.

Perceval Gallick m’indique qu’il reste un bandit en sentinelle, très en hauteur mais que ce dernier est mis en joue par un sniper de notre équipe armé d’un fusil à lunette, si le malfrat fait mine de dégainer, il sera immédiatement abattu. Je suis donc rassuré sur ce point, il ne reste plus qu’à lancer l’assaut du moulin et de cueillir tout ce petit monde, sachant que cinq gardes ont été neutralisé avec douceur, il doit en rester à peu près le même nombre à l'intérieur du moulin, sans oublier le capitaine et les trois techniciens, qui sont peut-être eux sont toujours dans l’aéronef.

Je cherche Gwendoleen du regard afin de lui signaler que nous allons entrer dans le bâtiment mais je ne la trouve pas, le chef des commandos m’indique alors qu’ils ont entendu un bruit et la jeune femme est aller voir ! On se croirais dans un livre d’horreur où les héros se séparent en équipe de un pour lutter contre un danger, et ils se font tuer les uns après les autres, complètement isolés. Même si j’espère que ce sera ne pas le cas ici, je ne peux m’empêcher d’éprouver de l’appréhension devant cette disparition.

Je pars donc moi aussi, mais accompagné d’un garde pour ma protection rapproché et nous nous dirigeons vers les rochers près de la plage, en direction du brise-lames, craignant à tout moment de trébucher sur le cadavre du médecin.


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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyLun 17 Juin - 1:37
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Gwendoleen s’aventura entre les fourrées, se rapprochant doucement de la plage de laquelle provenait le bruit. Ses sens étaient en alerte et elle essayait d’être à l’affut de moindre son qui viendrait perturber les bruits naturels que les vagues produisaient en venant rencontrer le brise-lames. Sa couverture devenait ténue au fur à mesure qu’elle approchait de l’endroit où elle avait entendu le cri et bientôt, la végétation ne lui permettait plus de se camoufler. Pour remédier à cela, la jeune femme se dirigea vers les rochers, qui lui offrait une couverture partielle mais permettait au moins de progresser plus loin.

Cependant, Gwendoleen remarqua un renfoncement. Une petite entrée naturelle creusée à même la roche et une petite lueur qui lui parvenait de là où elle était positionnée. La jeune femme s’approcha prudemment et quand elle fut à portée, Gwendoleen entendit des petits cris étouffés, semblables à des gémissements et une autre voix bien plus musclée d’un homme et qui en disait long sur ses intentions.

« Tais-toi, salope et laisse-toi faire ! » Grogna-t-il.

Visiblement le gredin s’était isolé de ses confrères pour profiter d’une soirée un peu plus intime avec sa compagne d’un soir qui, elle, ne semblait pas du tout consentante. L’homme la surplombait d’une bonne tête et il la plaqua contre un mur, essayant désespérément d’accomplir son méfait. Son état d’ébriété ne lui permettait même pas de distinguer le danger aux alentours et la doctoresse était sûre de pouvoir le maitriser sans trop d’efforts. Elle se glissa donc derrière lui et lui porta un coup sec à la nuque avec le manche de son couteau. L’énergumène s’effondra de tout son poids sur la dame mais Gwendoleen le repoussa de sa botte et l’étala un peu plus loin. Elle tendit ensuite la main vers la victime, une jeune femme d’une vingtaine d’années aux vêtements sales. A juger par la situation, Gwendoleen était arrivée à temps et avait au moins pu éviter le drame.

« Pitié ne me faites pas de mal.. »
m Dit-elle, effrayée.

« Ne t’inquiète pas, je suis un médecin de l’armée de Daënastre. Tu n’as plus rien à craindre. »

La jeune femme attrapa sa main en tremblotant puis Gwendoleen la releva et lui offrit son épaule. Faute de liens, elle ligota l’assaillant avec sa ceinture et le bâillonna pour éviter qu’il appelle à l’aide en prenant soin de lui ôter le pistolet qu’il portait à la ceinture. En repartant, la jeune femme entendit des pas qui se rapprochaient de la grotte et elle était prête à en découdre avant de découvrir que ce n’était rien d’autre que le capitaine Fabius qui venait aux nouvelles. Visiblement, il avait mené sa mission à bien.

« Raccompagnez cette femme au vaisseau le plus vite possible. Elle vient de se faire agresser par l’homme qui se tient derrière moi. Je l’ai neutralisé avant qu’il ne passe à l’acte et l’ai solidement ligoté avec ce que j’ai trouvé sur lui. »

Des gémissements se firent entendre mais cette fois-ci, c’est son captif qui les émettait. Gwendoleen s’approcha de l’homme dont le regard était injecté de sang et s’accroupit en s’approchant de son visage avant de lui sourire d’un air faussement gentil.

« Estime-toi heureux que j’ai fait en sorte de t’assommer et de t’éviter la commotion cérébrale mais la prochaine fois que je te reprends à abuser d’une femme, je te tranche la jugulaire et je te la fais manger, c’est compris ? » Dit-elle sur un ton froid.

La lueur de défiance dans son regard s’estompa et le malfrat hocha sagement la tête comme effrayé par ce que venait de lui dire la doctoresse.

« Emmenez-le ! »
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Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyLun 17 Juin - 18:18
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Daënar +2 ~ Alexandria (homme)
A la place d’un cadavre, je vois trois silhouettes dans une grotte faiblement éclairé et je me précipite avec l’homme qui m’accompagne, arme au poing, craignant que Gwendoleen soit en danger. Heureusement, ce n’est pas le cas et c’est même elle qui a mis hors de combat son adversaire et sauvé une jeune fille, d’un des gardes manifestement peu soucieux de respecter la gente féminine. Gwendoleen m’indique de mettre la jeune fille à l’abri puis fais une chose à laquelle je ne m’attendais pas et menace de façon très virulente l’homme couché à terre.

Je commence tout d’abord par m’occuper du malfrat et je lui mets en plus une paire de menotte et un bâillon. Le bandit s’agite un peu et je lui dis d’un ton ferme :

Ta gueule, sac à merde.


L’homme ne bouge plus, se demandant sans doute qui nous sommes et je le laisse pour aller voir celle qu’il a agressé, elle est plutôt jolie, sans doute plus jeune que moi, très sale, mais je fais signe au soldat de lui mettre également les menottes et un bâillon, pendant cette opération et pour couper court à toute récrimination, je lui indique :

Nous sommes dans le cadre d’une opération militaire, si vous n’avez rien fais, nous vous relâcherons dès que celle-ci sera terminé.

En effet, cette jeune personne est peut-être un des membres d’équipage de l’Effroyable et par conséquent une pirate de l’air. J’indique ensuite au commando de rester ici afin de surveiller les deux prisonniers. C’est donc comme un véritable couple que nous reprenons le chemin du moulin, le médecin et moi-même sommes tout d’abord silencieux mais je romps ce moment de calme en lui parlant d’une voix basse pour ne pas être entendu :

Gwendoleen, il m’est difficile de te protéger si tu pars seule dès que tu entends du bruit, je me suis fait beaucoup de soucis quand Perceval m’a indiqué que tu as voulu faire cette action en solitaire et je me suis dépêché de te rejoindre. Tu sais que tu es pour moi, beaucoup plus qu’une simple invitée, même si ce n’est ni le lieu, ni le moment pour en parler, je voulais simplement te dire que je reste à tes côtés si tu as besoin de moi.


Voilà, c’est dit, reste à savoir comment elle va apprécier ma remarque, mais je devais lui faire remarquer que j’avais jurer sur mon honneur et qu’elle ne peut pas tout le temps se mettre en danger pour protéger les autres, sinon elle risque de finir de nouveau à l’hôpital, voir pire. Alors que nous arrivons près de notre objectif, j’arrête d’être Fabius, le gentil protecteur pour devenir le Capitaine Solar, responsable de l’opération Suzerain, j’indique à ma compagnonne de marche la situation militaire :

Les hommes du commando sont prêts à lancer l’assaut, il ne doit rester que deux gardes et les membres d’équipages, sans compter Purge leur capitaine. Il y a également un guetteur sur le toit mais un sniper l’a mis en joue, je les rejoins et nous attaquons.


Je rejoins ainsi mes troupes et à mon signal, Perceval ouvre la porte, son fusil à la main et s’élance, bientôt suivit par une escouade de neuf hommes. Le reste des commandos qui ne garde pas de prisonnier, ce sont dispersé devant chaque ouverture au cas où un bandit prendrait le risque de s’enfuir par une fenêtre.

J’entends des cris et je m’élance à la suite de mes hommes, conscient que dans mon état de fatigue, je n’aurais pas pu être à la hauteur de ces vétérans sur entraîné, et de toute façon ma présence à la pointe de l’attaque n’aurais servi à rien, car je n’entends pas un seul coup de feux. Je passe devant différentes pièces plutôt bien aménagé, de toute évidence cette construction sert depuis longtemps de base à leur équipage. Je compte mentalement les hommes que le groupe d’assaut à ainsi mis hors de combat et je tombe sur un chiffre de quatre personnes, d’après mes sources, il ne reste plus que le capitaine et un membre d’équipage plus le guetteur.

Juste au moment au je me fais cette réflexion, j’entends un coup de feu suivit du bruit très caractéristique d’un homme qui s’écrase par terre, je peux donc raisonnablement railler l’homme qui servait de veilleur de ma liste.

J’arrive alors au dernier étage de cette structure qui en compte deux, heureusement d’ailleurs, car je commence à avoir mal aux jambes. Perceval est là à attendre devant une porte en chêne qui est de toute évidence fermé, et je comprends pourquoi quand deux soldats arrivent avec un petit bélier portable, dont il ne faut que quelques secondes de manipulation pour que la serrure cède. Nous sommes avec Perceval d’un côté et de l’autre de l’encadrement, n’osant pas passer le seuil.

Je jette un rapide coup d’œil et je vois un petit homme armé d’une grosse épée, qui utilise comme bouclier un homme plus grand que lui, d’après sa tenue un mécanicien. Il m’indique alors d’une voix aiguë presque hystérique :

Dégagez de là ou je le transperce.


Fabius Solar, militaire de la plus grande des nations
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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyLun 17 Juin - 19:36
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Gwendoleen vit la femme se faire menotter sans intervenir. A vrai dire, elle n’était pas très d’accord mais pouvait comprendre que c’était une précaution nécessaire. Il apparaissait clairement que cette femme était captive que l’homme voulait juste assouvir ses pulsions. Elle arrêta le soldat un instant et se rapprocha de la femme en lui glissant à l’oreille des paroles rassurantes.

« Je suis une haute gradée de Cerka, si ça tourne mal, je vous sortirais de là. »

Elle hocha la tête docilement et se laissa emmener par le soldat avant de rejoindre Fabius. Gwendoleen était perdue dans ses pensées, pensant déjà à la possibilité de plaider en faveur de la victime qu’elle venait de sauver mais la jeune femme fut tirée de sa réflexion par le capitaine. Sa « déclaration » la surprit un peu. C’était vraiment gênant d’être confronté à ce genre de réflexions surtout en pareille situation. La jeune femme n’avait jamais su comment répondre à ce genre de propos et cela avait l’air de sonner comme des avances. En temps normal, elle les aurait juste ignorées mais Fabius était quelqu’un avait qui elle avait fini par sympathiser et garder le silence n’aurait rendu la situation que plus gênante qu’elle ne l’était déjà.

« Ça ressemblerait presque à une tentative maladroite de déclaration. J’apprécie que tu te fasses du souci pour moi mais tu ne croyais tout de même pas que j’allais me faire abattre par une bande de malfrats de bas étage ? Ça serait vraiment mal me connaître Fabius. »

Elle continua à avancer doucement dans les fourrées avant de continuer.

« Ecoute, je sais que c’était risqué de faire ça mais j’aurais perdu du temps à aller te prévenir et le mal aurait déjà été fait. Parfois, un soldat doit savoir prendre une décision rapidement même si ce n’est pas la plus sûre. Il vaut mieux agir rapidement que pas du tout et si j’ai pu éviter un traumatisme à cette jeune femme alors je ne regrette pas mon action. »

Elle coupa court à la discussion puisqu’ils arrivèrent près du lieu de l’assaut. A partir de là, tout se passa très vite et les membres d’équipages de l’Entreprise eurent vite fait de neutraliser tous les hommes qui étaient à l’intérieur de moulin. La mission se déroulait parfaitement bien jusqu’à ce qu’un coup de feu retentisse. Le guetteur venait de tomber, un geste de folie lui ayant coûté la vie. Il ne restait plus qu’à mettre la main sur la capitaine et ils pourraient tous rentrer sains et saufs. C’est un véritable géant qui s’occupa de venir à bout de la porte qui devait constituer le dernier rempart entre eux et le capitaine de l’Effroyable. Celui-ci s’était visiblement préparé à leur visite puisqu’il menaçait de tuer un homme qu’il avait eu aucun scrupule à prendre en otage pour se cacher derrière, empêchant ainsi quiconque de lui tirer dessus sans risquer de blesser le mécanicien.

Gwendoleen n’était nullement impressionné par ce genre de personnes. Des couards comme lui, elle en avait vu des dizaines et c’était peut-être ceux qu’elle détestait le plus dans le lot de personnes que la jeune femme avait dû capturer. Elle s’avança lentement vers la porte, restant à bonne distance du capitaine avant d’applaudir doucement. Le tintement du métal résonnait quelque peu dans la pièce.

« Donc c’est ça le capitaine de l’Effroyable ? Un couard qui se cache derrière un homme en menaçant de le transpercer de son sabre ? Regarde autour de toi, si nous avions décidé de tous vous exterminés, nous l’aurions fait depuis le ciel sans que vous vous soyez rendus compte. Je pense qu’il est préférable de te rendre avant que cela ne te dégénère. Pour ma part, je ne négocie jamais avec les bandits. »

Gwendoleen ouvrit sa main droite et la leva devant elle.

« Je te donne cinq secondes pour te décider. Après ça, les hommes qui sont ici te transformeront en gruyère. »
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Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyLun 17 Juin - 23:27
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Je sursaute involontairement quand j’entends un applaudissement mais métallique et je suis très surpris quand je vois une jeune femme que je connais bien entrer dans la pièce et provoquer le capitaine de l’Effroyable, le traitant même de couard. Elle lui laisse cinq secondes pour se rendre avant que nous ouvrions le feu.

C’est une bonne idée, le seul problème dans son plan, c’est que Perceval a sa ligne de vue un peu bloqué par Gwendoleen et ne peut tirer à coup sûr, ce qui rend la situation possiblement dangereuse, et bien entendu, ce qui devait arriver arriva et le bandit rendu fou de rage par les insultes, pousse son bouclier vivant sur le côté et charge avec son épée droit devant près à embrocher la médecin, sans lui laisser l’ombre d’une chance.

C’est à ce moment précis que je ne réfléchis plus et uniquement grâce à mes longues années d’entrainement, j’entre à mon tour dans la pièce et dévie à quelques centimètres de la tête de Gwendoleen l’arme blanche avec ma propre lame, mais ce faisant celle-ci me fais une belle entaille sur le torse. Je serre la mâchoire pour ne pas hurler car j’ai la sensation que l’on m’a brulé au fer rouge, je fais une botte d’escrime comme mon père me l’a appris et j’arrive à le désarmé, puis je le menace avec mon épée lui intimant :

Ne la touche pas, Salope !

Décidément depuis que je traine avec l’officier mon langage deviens de plus en plus fleurie, mais j’ai dit la première chose qui me passe par la tête. Dans tous les cas cela fonctionne car le chef des malfrats ne bouge plus et Percival rentre à ce moment pour lui mettre les menottes, le bâillon ne servant plus à rien car tous les ennemis ont été vaincus. Pendant que je m’assois sur une chaise, gémissant de souffrance à chaque mouvement, le commando met également une autre paire à l’homme dont la vie, il y a peu, se trouvait entre les mains de ce furieux, par mesure de sécurité. Ce dernier se laisse faire comme frappé de stupeur mais lorsqu’il revient à la réalité, la première qu’il fais quand il se rend compte que tout est terminé est de dire :

Où est ma femme ? Vous l’avez-vu ? Un des gardes l’a prise, retrouvez là, je vous en supplie !

Je comprends très vite qu’il doit s’agir de la jeune personne que la lieutenant-major a sauvé des griffes du soudard. Heureusement la blessure est plus impressionnante que dangereuse car le muscle n’a pas été atteint, je peux donc lui répondre d’une voix à peu près normale :

Votre épouse n’a rien, grâce à la Lieutenant-Colonel, qui ce soir, vous a sauvé tous les deux. Vous devriez la remercier, et pas qu’un peu.


Pour ma part, je me sens vraiment très fatigué, je pense que je pourrais m’endormir sur place, pourtant il reste encore beaucoup à faire comme la fouille complète de la structure mais je pense que je vais remettre çà à demain. Prenant sur une table un verre et une bouteille de whisky, je vais me servir un verre mais juste quand je pensais pouvoir être tranquille, le moulin vibre d’un coup et je lâche ma chope qui tombe à terre, c’est l’Entreprise qui ayant entendu un coup de feu se met en place au-dessus de la frégate en passant juste au-dessus de nous.

Je regarde le liquide renversé comme si c’était le pire malheur du monde, surtout que je n’ai plus le courage de me servir un autre gobelet. Je regarde Gwendoleen, toujours aussi belle et je lui demande d’une voix douce, lui désignant la bouteille :

Et si nous trinquions ?


Fabius Solar, militaire de la plus grande des nations
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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyMar 18 Juin - 15:33
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La petite provocation de Gwendoleen eut l’effet escompté. Cependant, le capitaine de l’Effroyable était bien plus sanguin que ce que la jeune femme avait imaginé puisque celui-ci n’hésita pas à se ruer sur elle pour l’agresser. La doctoresse n’avait pas gardé son couteau en main et elle était prête à interposer ses bras métalliques entre l’énorme épée et sa tête. Elle priait pour que celles-ci soient assez résistantes pour tenir le choc, sans quoi elle se retrouvait manchot encore une fois. Cependant, l’entrechoquement du métal ne vint jamais puisque c’est Fabius qui s’occupa de dévier la lame avant que celle-ci n’atteigne Gwendoleen mais au prix d’une entaille sur le torse. Fabius eu ensuite aucun mal à désarmer le chef des malfrats étant donné la tentative désespérée qu’il venait de réaliser.

Cette diversion permit d’ailleurs à Perceval de le ligoter solidement pendant que la doctoresse s’affairait à traiter la nouvelle blessure du capitaine. Rien d’alarmant en soit, un peu d’alcool et un pansement suffisaient amplement. La dernière action de Fabius lui faisait ressentir qu’elle était une véritable demoiselle en détresse et qu’elle avait été défendue par son preux chevalier. En tout cas, elle avait eu la preuve de ce que disait Fabius plus tôt, à savoir qu’il mettrait sa vie en danger pour la défendre. Gwendoleen pensa, avec amusement, que cela en était presque mignon.

« Merci de m’avoir sauvé Fabius. » Dit-elle simplement.

Le bruit des moteurs de l’Entreprise la fit sursauter et visiblement elle ne fut pas la seule puisque Fabius lâcha la choppe qu’il tenait en main. Lui aussi était fatigué et la doctoresse ne se sentait pas de retourner sur l’Enterprise cette nuit. Les voyages dans les airs ne la dérangeaient pas mais elle souhaitait dormir à terre pour changer et maintenant que le moulin avait été sécurisé, il n’y avait, à priori plus de dangers à l’horizon.

« Je pense passer la nuit dans le moulin. Ça me changera un peu des ballottages qu’on subit là-haut dans les airs. Je ne suis pas particulièrement sujette au mal de l’air mais je t’avoue que la terre ferme me manquait un peu. »

Fabius lui proposa ensuite de partager un verre avec elle, ce à quoi Gwendoleen répondit négativement.

« Je n’ai jamais consommé d’alcool Fabius. Je préfère avoir les idées claires en toutes circonstances. Je comprends que les gens puissent y trouver du réconfort mais ce n’est pas le genre de choses que je fais pour me divertir. »

Elle s’assit tout de même en tête à tête avec le capitaine avant de continuer.

« J’espère juste qu’on ne rencontrera pas d’autres bandits dans la suite de notre voyage. Il faut également qu’on emmène les deux blessés à l’hôpital demain quoi qu’il arrive. J’ai peur que leur état ne s’aggrave alors qu’ils sont sous ma responsabilité. Aussi, dans le cas où il y a une éventuelle prime sur l’équipage de l’Effroyable, je ne désire pas avoir ma part. Je pense que l’escouade d’attaque l’aurait largement mérité et je suppose qu’il y a des gens qui viennent de familles démunies et qui sont bien plus dans le besoin. »
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Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyMar 18 Juin - 18:13
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Lorsque la jeune officier m’indique qu’elle souhaite passer la nuit ici, je ne peux que lui répondre en lui souriant, maintenant que la douleur s’en est en partit aller :

C’est une bonne idée, je vais demander que l’on amène le nécessaire, merci pour m’avoir soigné, je ne suis vraiment pas assez prudent, à chaque fois que je rencontre mon amie Gojo, la soigneuse des Cercles dont je t’avais déjà parlé, elle me sermonne de ne pas prendre assez soin de moi, et je pense qu’elle n’a pas tort, même si là, j’avais une très bonne raison de me mettre en danger.

Je plonge mon regard dans ses beaux yeux, mais je n’y reste pas très longtemps pour ne pas la mettre à l’aise et je continu la discussion :

Il y a d’autre boisson non alcoolisée ici, tu pourras toujours te servir un verre, après tout, ce sont des prises de guerre.

Je souris à la pensé de ce fameux butin, quelques bouteilles de méchant alcool et un moulin délabré, en plus, en tant que militaires, nous n’avons pas accès aux primes pour avoir arrêter des bandits recherchés, après tout, nous ne faisons que notre travail, mais elle a raison sur un point, le transport des blessés ! Dans le feu de l’action, je les avais complètement oubliés et je me tourne vers Perceval, qui a toujours en joue le capitaine des pirates de l’air :

Monsieur Gallick, il est temps pour nos gentils invités d’aller se reposer dans les geôles luxueuses de l’Entreprise, vous mettez bien la jeune femme et l’homme qui se prétend son mari à l’écart des autres, nous les interrogerons demain matin.


Une fois mes ordres donnés, c’est mon second Michael qui arrive, essoufflé par la monté de l’escalier sur les deux étages, ce qui me rassure quelque peu, je ne suis pas le seul à ne pas faire assez d’exercice physique. Il reprend son souffle pendant quelques minutes, sur une chaise que je lui apporte puis il m’indique :

Il n’y avait personne dans l’Effroyable, il est donc tombé entre nos mains intactes.

C’est une très bonne nouvelle, et je profite immédiatement de cette opportunité pour lui apporter de nouvelles consignes :

Nous allons utiliser cet aéronef que vous avez capturé pour convoyer immédiatement les deux blessés dans un hôpital militaire, je souhaite que Jean Tuort, notre médecin de bord, les accompagne pour s’assurer qu’ils seront bien traités. Je vous laisse le soin de choisir le reste de l’équipage qui devront revenir par leur propre moyen. Nous allons rester ici pendant quelques jours, donc dès demain vous pourrez donner quartier libre à la moitié des hommes.

Je vois l’officier partir, mais je pense avoir oublié de lui demander une chose, et ce n’est qu’en regardant la jeune médecin que je me souviens et je reprends la conversation :

Monsieur Lars, pouvez-vous également faire apporter deux hamacs, madame Langeley et moi-même dormons à terre.



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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyJeu 20 Juin - 1:55
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Gwendoleen se fit apporter le nécessaire pour qu’elle puisse dormir dans le moulin. La brise nocturne qui soufflait sur l’île était agréable et maintenant qu’ils avaient libéré l’endroit de toute menace, il y faisait presque bon vivre si l’odeur de l’alcool ne prédominait pas dans la pièce. Fabius ne fut pas surpris par son refus de consommer de boissons alcoolisées et la jeune femme se leva doucement pour aller trouver quelque chose qui lui convenait. Finalement, elle ne put trouver que du jus de fruit pressé. Sans doute s’en servaient-ils pour effectuer des mélanges et obtenir des cocktails fruités. Elle revient à la table et s’assit en face du capitaine. Malgré ce qui s’était passé, Gwendoleen restait de bonne humeur.

« Ce n’était pas grand-chose mais la mission est un succès. Peut-être que je peux m’en servir de justification auprès de l’état-major pour montrer mon dévouement à la nation et éviter que l’on me renvoie trop tôt au travail. »

La jeune femme n’avait jamais vraiment aimé faire des rapports et laissait souvent ses subordonnées le faire, ce qui limitait grandement les rencontres en personne avec ses supérieurs. Elle osait espérer que Fabius fasse le nécessaire lorsqu’ils seront de retour à Cerka. Elle fut d’ailleurs soulagée d’apprendre que les blessés avaient été évacués et étaient en route vers l’hôpital le plus proche. Leur situation méritait des soins plus adéquats que ce qu’elle leur avait administrés et Gwendoleen espérait que ceux-ci s’en sortent sains et saufs.

Maintenant que l’adrénaline était retombée, la jeune femme se sentait fatiguée et pensait qu’il ne fallait pas trop tarder avant de se coucher. D’après ce que lui avait dit Fabius, ils leur restaient encore des choses à visiter. Elle espérait seulement qu’ils ne doivent pas à nouveau jouer les justiciers car elle ne savait pas combien de temps ses bras pouvaient tenir si elle devait encore voler au secours de la veuve et l’orphelin. Le capitaine n’était pas au mieux de sa forme et même s’il aimait jouer les casse-cous pour les beaux yeux de Gwendoleen, il ne fallait pas que ce genre de situation ne se reproduise trop souvent au risque de recevoir des blessures bien plus graves.

Gwendoleen installa donc le hamac et dormit presque immédiatement sans se soucier de ce qui l’entourait et sa nuit fut très paisible. Elle fut réveillée le lendemain par les premiers rayons de soleil. S’extirpant doucement du hamac, la jeune femme regarda aux alentours. Le moulin semblait plus délabré que vu de nuit mais au moins, elle avait passé une bonne nuit de semaine. La jeune femme se leva d’un bond puis remonta la rivière jusqu’à sa source, en essayant de trouver un coin où elle serait cachée par les rochers. Lorsqu’elle fut sûre que personne ne l’épiait, la jeune femme se déshabilla et posa ses vêtements sur un rocher avant de plonger dans la rivière. Gwendoleen pouvait enfin se baigner dans de l’eau fraîche. La jeune doctoresse apprécia ce petit moment en solitaire pendant une bonne demi-heure avant de ressortir, imprégnée d’une vigueur nouvelle. Elle rejoignit ensuite le capitaine Fabius.

« Je pense qu’il n’y a plus grand-chose à faire pour l’Effroyable. Je ne pense pas que la femme et son mari mécanicien ne soient complices dans cette affaire. Dans le doute, nous pouvons toujours les interroger mais c’est vraiment pour la formalité. Pour le reste, je propose juste de livrer les bandits aux autorités et de continuer notre croisière tranquillement. Ça serait dommage que cet incident perturbe le programme que tu m’avais préparé alors que je m’amusais si bien jusque-là. »
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Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyJeu 20 Juin - 19:08
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J’espère que je n’ai pas ronfler ! C’est ma première pensée en ouvrant les yeux, la seconde c’est que je suis tout seul dans la grande pièce où j’ai passé la nuit avec Gwendoleen, malheureusement avec plus deux mètres de distance l’un par rapport à l’autre, ce qui au niveau intimité, est égale à deux cents mètres. Je trouve au moins une chose de positive à cette nuit très calme, c’est que ma blessure me fait très peu souffrir, et que d’après moi, je n’en garderai même pas une cicatrice.

Je sors quand même de mon hamac avec précaution, car le sol est parsemé d’éclat de verre et je retourne sur l'Entreprise afin de faire ma toilette matinale et me changer, il n’est en effet pas convenable que je me promène avec une chemise déchirée et sale. J’en aurai bien profité pour aller voir le médecin de bord, mais il n’est pas encore rentré et je me contente de changer mon pansement du mieux que je le peux.

Ensuite je vais voir les prisonniers dans les cales, les cellules sont composées de quatre panneaux grillagés, d'une paillasse et d'un pot de chambre, elles sont vraiment très sommaires. Au nombre de quatre, les cellules sont relativement propres mais un peu surchargées en ce moment. Deux membres des commandos, armés de leurs fusils réglementaires montent la garde à tout de rôle, et je décide de commencer mon interrogatoire dès ce matin, je donne donc mes directives :

Dans une heure vous allez les faire monter un par un dans le moulin, en commençant par le couple, puis les autres, en finissant pas notre cher capitaine.

Je jette un regard dans la cellule de ce dernier, mais il semble complètement abattu et ne réagit pas à ma boutade. Je suis un peu déçu et pour m’en remettre je décide de prendre un solide petit déjeuner. Arrivé au réfectoire, j’emporte assez de nourriture pour moi et la médecin et c’est ainsi que je croise en partant mon second, surpris devant la quantité de victuailles que j’emporte dans mes bras. Sans me laisser démonter, je lui rappel mes directives d’hier à laquelle j’en rajoute d’autre :

La moitié des hommes peut aller se dégourdir les jambes, mais nous partons en fin d'après-midi. Je veux que dans cet intermède, le moulin soit entièrement vidé du butin qu’il renferme et qu’un inventaire précis soit établis, afin de tout remettre au quartier général à notre prochaine escale comme l’indique l’article 7 du règlement des forces aériennes. Ce dernier s’occupera de retrouver les victimes comme d’habitude et de leur rendre leurs biens.

Une fois mes dernières directives données, je remonte au moulin et peux ainsi disposer le copieux petit déjeuner sur la table que j’ai débarrassé au préalable. J’ai à peine terminé que mon invité revient, toute fraiche et visiblement de bonne humeur et m’indique son opinion sur le couple de prisonniers que nous avons libéré hier soir et je lui réponds en souriant :

Les détenus vont nous être amenés d’ici une demi-heure, ce qui nous laisse le temps de manger. Nous repartons dès que nous aurons récupéré le reste de mon équipage et remis les prisonniers aux autorités ce qui devraient arriver en début d’après-midi

Je lui avance une chaise et j’attends qu’elle s’assoie avant d’en faire de même. J’aime beaucoup manger, et je lui sers un grand verre de lait avec une paille, le tout accompagné par des tartines que j’ai découpé en petits bouts pour que ce soit plus facile à manger, avant de lui dire toujours en souriant :

Tu n’as pas à être gêné de manger devant moi, nous nous connaissons assez bien maintenant. D’ailleurs, as-tu bien dormi ? Et ne t’inquiète pas pour la suite de ta croisière, ce soir je t’emmène dans un lieu très relaxant.

Je ne dis rien d’autre sur ma surprise car, d’une part c’est bien évidemment une surprise, et d’autre part j’aime garder un peu de mystère, d’après mes ex, cela fais partie de mon charme.


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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptySam 22 Juin - 12:53
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Gwendoleen profita de la légère brise matinale en se balançant sur sa chaise pendant que le capitaine s’occupait de donner des directives à ses hommes. Elle le revit une demi-heure plus tard, les bras chargés de nourriture. La jeune femme n’avait pas eu droit un vrai repas depuis hier après-midi et elle devait avouer que son estomac criait famine. La doctoresse ne se fit pas prier pour commencer et on pouvait dire que son appétit rivalisait peut-être avec les hommes les plus costauds de l’équipage de l’entreprise. Ce n’était peut-être pas très élégant pour une femme mais Gwendoleen avait toujours eu un appétit presque insatiable et ce, même bien avant son admission à l’armée. Elle leva la tête vers Fabius un instant entre deux bouchées pour lui répondre.

« Je n’ai jamais eu de difficultés à dormir Fabius. Mes bras me font encore souffrir un peu mais ça commence à s’estomper avec le temps. Je pense que d’ici quelques semaines, ça ira mieux. »

Le repas terminé, elle attendit simplement que les prisonniers leur soient amenés. L’on fit entrer le couple en premier. Vu leurs têtes, ceux-ci avaient très peu dormis et la femme qu’elle avait sauvée hier était littéralement collée à son mari et semblait anxieuse. Autre fait remarquable, celle-ci semblait boitiller quelque peu, ce qui suscita l’intérêt de la jeune doctoresse.

« Très bien. Nous allons commencer par vous posez quelques questions. Comme vous devez sûrement déjà le savoir, je suis le lieutenant-colonel Gwendoleen Langeley. Je ne fais pas parti de l’équipage de l’Entreprise et je suis censé être en vacances mais ce petit contre-temps m’oblige à endosser mon rôle de soldat. Pour commencer, que faisiez-vous dans ce moulin ? »

Un moment de silence se fit percevoir où le couple hésita un moment avant de répondre. C’est le mari qui finalement délia la langue.

« Je ne suis qu’un simple mécanicien, madame. Ma femme et moi travaillions sur l’effroyable pour subvenir aux besoins de notre enfant. Voyez-vous, celle-ci a une santé fragile et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour lui offrir la meilleure vie qu’il soit mais nous n’avons malheureusement pas assez d’argent pour lui offrir les soins adéquats. Pour ce qui est du moulin, et bien le capitaine que vous avez menacer hier était un tyran. Il régnait par la force et la peur sur son équipage et il punissait quiconque se dressait sur son chemin en lui infligeant les pires supplices.

Aucune erreur n’était tolérée et nous n’avions pas le droit de nous plaindre sous peine d’en subir les conséquences. Tout le monde était terrifié. Vous me diriez sans doute pourquoi est-ce que je n’ai pas quitté mon post n’est-ce pas ? Et bien je vous répondrai simplement que l’on ne ressort de l’Effroyable qu’en étant mort et la moindre tentative de fuite se serait répercutée sur ma famille. Le capitaine nous a menacé que si on essayait de déserter, nos femmes seraient vendues et nos enfants seraient traqués. »

Il marqua une pause pendant laquelle il jeta un regard à sa femme.

« Punissez-moi si vous le voulez mais épargnez ma femme, elle n’a rien à voir dans tout cela. Ne l’envoyez pas croupir dans une cellule, elle n’y survivra pas… »

Gwendoleen resta calme pendant toute la durée de l’entrevue avant de se tourner vers le capitaine. Elle se leva et s’approcha du couple, les dominant de sa hauteur.

« Très bien, j’en ai suffisamment entendu. N’ayez crainte, aucun de vous deux ne finira en prison. Pour votre enfant, et bien…que diriez-vous que je lui rende visite ? Je pourrais peut-être faire quelque chose pour elle. Et inutile de me payer, c’est quelque chose que je ferais de bon cœur. »

Elle s’accroupit au niveau de la femme qui était toujours accrochée à son mari avant de tendre sa main, se voulant rassurante.

« Tu es blessée, n’est-ce pas ? Ta cheville est enflée mais tu t’efforces à le cacher. »

Gwendoleen lui toucha le ventre doucement.

« Ça serait dommage que la maman de ce futur bébé ne se ménage pas un peu. »

« Mais comment… »

« Je suis médecin après tout. »
Répondit-elle avec un clin d’œil.

Gwendoleen prit ensuite la femme dans ses bras et la transporter en dehors du moulin.

« Fabius, je te laisse gérer l’interrogatoire avec le capitaine de l’Effroyable. Dis-lui que la prochaine fois qu’il osera lever la main sur un officier supérieur, je m’assurerai qu’il ne puisse plus jamais manier son épée. »

Elle se tourna ensuite vers le mécanicien.

« Je vous emprunte votre femme, un moment. Je vais la soigner et m’assurer que le bébé va bien. Je vous la rendrais quand j’aurai fini. »

Gwendoleen sortit définitivement de la pièce et remonta sur l’Entreprise.
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Un réveil difficile - Page 3 EmptySam 22 Juin - 23:32
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Je suis content que mon invité se sente à l’aise, même si je suis surpris par la quantité de nourriture que celle-ci dévore, je me demande bien où elle met tout cela ! Elle mange même plus que moi et je dois me rationner si je ne veux pas la restreindre. Une fois le repas terminé, je fais rapporter la vaisselle par un des gardes qui vident le moulin de toutes les possessions qui se sont accumulé au fur et à mesure des pillages.

Le butin est en effet particulièrement impressionnant, de toute évidence, l’équipage de l’Effroyable n’en était pas à son coup d’essai ! En parlant d’eux, les premiers prisonniers arrivent et la lieutenant-colonel commence l’interrogatoire, où j’apprends, avec le pathos habituel, les horribles choses qu’on leur a obligé à faire et que si ils avaient essayé de s’enfuir avec leur famille, le capitaine les aurais tué ou pire.

Je lève les yeux devant ce ramassis de couardise, comment un homme un tant soit peu intelligent peux sérieusement penser qu’un petit capitaine d’un rafiot peux lutter contre la justice de notre pays ? S’il s’était enfui à une escale et rendu à un poste de police, les malandrins auraient immédiatement arrêtés. Ce ne sont surement que des suiveurs mais de lors de toutes les époques, les hommes ayant un minimum d’autorité ont manipulé les plus faibles, ce n’est pas une excuse.

Je m’attendais donc à ce qu’ils soient juger comme les autres mais à ma grande surprise, la docteur leur indique qu’ils ne vont pas aller en prison et en plus prends soin de la femme qui attend un enfant. Pour la seconde fois en moins de cinq minutes, je reste bouche bée, et je me contente de suivre des yeux les deux demoiselles quitter la pièce, nous laissons seuls avec le garde de faction. Je vois que le mari est inquiet pour sa compagne mais je m’en fiche totalement, je lui indique donc :

Vous avez de la chance, encore une fois, l’officier qui vient de sortir est vraiment votre ange gardien à tous les deux, car je n’aurais pas été aussi indulgent. Vous quitterez donc cet endroit avec le reste de votre bande mais libre, j’espère pour vous que cette affaire vous servira de leçon et que je ne vous reverrai jamais au sein d’un équipage pirate, car alors, rien ne m’empêchera de vous passez par les armes, j’espère que je me suis bien fais comprendre.

Le pauvre homme tremblant acquiesce, et j’indique au soldat de le ramener sur le navire et de faire entrer le prochain prisonnier. Tous me racontent à peu près la même histoire, comme quoi ils ont également été obligé, mais je les considère comme coupable et je les enverrai tous devant le juge par le prochain vol. J’ai gardé le « meilleur » pour la fin et le dernier à entrer est le capitaine lui-même. Contrairement aux autres qui devais rester debout, je lui offre une chaise, et je lui parle d’une voix presque amicale :

De capitaine à capitaine, votre équipage n’était vraiment pas terrible, vous les avez trouvés où ?

Je vois mon interlocuteur surpris, il pensait sans doute être torturé, ou au minimum insulté, mais au lieu de cela, il tombe sur quelqu’un de compréhensif, c’est pourquoi il me répond d’une voix calme :

Je sais bien que ce n’est qu’une bande de bras cassé, sans moi, ils seraient morts de faim depuis bien longtemps !

Je ne peux qu’acquiescer, car il a certainement raison, je continu donc :

Vous semblez être une personne intelligente, pourquoi alors avoir gardé tout ce butin ici ? Il ne vous servait à rien d’entreposer, vous auriez dû le vendre.


J’ai là toucher un point sensible, car le visage du commandant devient rouge et il m’annonce :

C’est exactement çà ! Mais Big Boss a préféré tout vendre d’un coup à son prochain voyage à Aildor ! Et voilà le résultat, mes hommes ont préféré picoler que monter la garde !

Voilà l’information que je voulais, il y a donc bien une véritable organisation derrière et j’essaye d’en savoir plus :

Oui, votre fameux Big Boss est un imbécile et c'est en grande partie à cause de lui que vous vous êtes fais prendre, vous l’avez déjà vu ?

Mon interlocuteur qui ne cherchait qu’une excuse pour blâmer un autre que lui, saute sur l’occasion :

Oui, c’est un véritable idiot ! Personne n’a jamais vu son visage, il vient avec un vaisseau grand comme le votre et armé comme un navire de guerre, prend le butin et nous verse notre part. C’est lui également qui nous a fournis la bombe qui a fait sauter le Redoutable.

J’ai toutes les informations nécessaires et je donne l’ordre au vétéran de remettre le petit homme en cellule, en attendant que le navire de transport revienne, ce qui ne devrait pas tarder. En attendant je remonte sur l'Entreprise pour partager ce que j'ai appris avec Gwendoleen, espérant qu'elle n'a pas encore une fois cédez sa chambre.


Fabius Solar, militaire de la plus grande des nations
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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyMer 26 Juin - 21:52
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Gwendoleen remonta dans l’Entreprise avec la femme dans ses bras. Certains membres étaient un peu surpris de la voir revenir ainsi mais aucun ne semblait vraiment pouvoir contester sa décision et la jeune femme était de toute façon persuadée qu’elle avait fait le bon choix. Elle conduisit la femme à l’infirmerie afin d’examiner sa cheville. Le gonflement avait été provoqué par une chute lorsque la femme avait voulu échapper à son agresseur. La faible luminosité due à une nuit sans lune la fit se prendre les pieds dans les chemins tortueux de la caverne et c’est comme cela qu’elle fut blessée. Un rapide examen lui permit de constater que sa cheville n’était pas cassée mais que certains des ligaments avaient certainement dus s’étirer au-delà de leur élasticité habituelle, provoquant ainsi ce gonflement local.

La doctoresse ne disposait pas du matériel adéquat pour confirmer son diagnostic mais vu que la femme semblait pouvoir se tenir sur sa jambe, bien que cela lui faisait mal, Gwendoleen en conclut que la blessure n’était pas très grave. La jeune femme immobilisa donc le pied de la jeune mère à l’aide d’un attèle et lui recommanda quelques semaines de repos avant de reprendre une activité nécessitant un effort physique. L’épouse du mécanicien resta silencieuse le temps du traitement, finissant tout de même par demander simplement :

« Pourquoi vous faites ça ? »

Gwendoleen sourit avant de relever la tunique de la jeune femme pour continuer son examen.

« J’ai vu bon nombre de gens essayer de jouer la carte de la pitié pour obtenir des circonstances atténuantes mais vous sembliez être prêts à accepter votre jugement. N’en voulez pas au capitaine Fabius, c’est un homme bon qui se soucie du bien être de son équipage. Il ne fait qu’appliquer les règles et il est vrai que si je n’étais pas intervenu, ils vous auraient probablement tous envoyés en prison. »

La doctoresse palpa le ventre de la femme, essayant de détecter une anomalie quelconque mais il était assez difficile de juger de la bonne santé du bébé sans le matériel adéquat. Enfin, elle ne semblait pas avoir subi de coups au ventre, ni d’avoir été victimes de saignements qui auraient été des signes alarmants d’une éventuelle fausse couche imminente. Le mieux encore était de recommander des examens médicaux appropriés, pour peu que le couple puisse se les permettre.

« Les lois sont faites pour être respectées et appliquées mais, honnêtement, j’essaie aussi de me fier à mon instinct. Il est vrai que vous auriez pu vous plaindre aux autorités mais je comprends votre peur de perdre votre famille. Nous avons tous quelque chose à protéger et cela fait de nous des humains. »

Gwendoleen sortit ensuite de la pièce et alla rejoindre le capitaine qui avait fini son entretien avec les membres d’équipages de l’Effroyable. Le debriefing lui apprit que le capitaine de l’Effroyable était à la solde d’un autre que les méfaits de ce vaisseau faisaient parti d’un projet plus grand encore et bien plus dangereux.

« Ce n’est pas vraiment étonnant à vrai dire. L’effroyable n’aurait jamais pu commettre tous ces délits en toute impunité sans bénéficier d’une aide extérieure. Il vous faudra bien plus que les petits subterfuges que nous avons utilisés pour faire tomber ce fameux « Big Boss », surtout que selon les dires du capitaine, il semblerait que celui-ci se batte à armes égales avec ton vaisseau. Fabius, je sais que le morceau est alléchant, mais réfléchis-y à deux fois avant de t’attaquer à ce genre d’ennemi. Cette fois-ci, ce sera autrement plus difficile que de coincer un bandit de seconde zone. »
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Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyMer 26 Juin - 23:35
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Comme d’habitude Gwendoleen a raison, et je ne peux qu’acquiescer à ses sages paroles puis je lui réponds en souriant :

Dès que j’ai récupéré mon équipage, nous partons et…

Je suis interrompu par un bruit que je connais bien, celui d’une frégate, et prenant ma longue vue, je vois arriver un navire volant des forces célestes, qui après avoir fais les signaux d’usages, se pose non loin de l’Entreprise. J’attend devant la rampe d’embarquement et je vois arrivé Jean Tuort, accompagné par les trois membres d’équipage qui ont servis à manœuvrer l’Effroyable et d’une jeune fille que je n’identifie pas tout de suite.

L’aéronef est un modèle courant qui sert à transporter les prisonniers, lors des transferts et c’est exactement le type de navire qu’il me fallait. Je vais à leur rencontre reconnaissant la personne qui les accompagne, c’est Ramona Lens, la matelot que nous avons retrouvé dans l’épave du Redoutable. Elle semble aller beaucoup mieux, mais je n’ai aucune idée du pourquoi de sa venue, c’est d'ailleurs elle qui prend l’initiative de se positionner devant moi et m’indique après m’avoir salué réglementairement :

Je viens de signer un contrat d’un an pour intégrer les forces aériennes, et j’ai demandé à faire partie de votre équipage.

Elle s’interrompt une minute, en regardant à gauche et à droite, puis me demande d’une petite voix :

Gwendoleen n’est pas là ?

Je lève les yeux au ciel devant sa remarque, évidemment, la jolie jeune femme n’est pas venu pour mes beaux yeux mais à cause de la lieutenant-colonel. J’hésite un moment à lui dire que c’est moi le capitaine du vaisseau et que je suis donc son supérieur hiérarchique, mais je décide de reconnaitre ma défaite et je me contente de lui dire en pointant du doigt mon navire :

Elle est sur le pont principale.

Ramona me remercie d’un signe de tête et s’élance, toute contente à l’idée de revoir la personne qui lui a sauvé la vie, je remarque alors, qu’elle se tient le côté où la pièce de métal lui était rentré dans le corps, sa blessure n’est pas tout à fais guéris. Je soupire devant tant d’inconscience, et je fais signe à mes hommes d’amener les prisonniers. Ces derniers passent devant moi, solidement gardé jusqu’à leur nouveau moyen de transport, équipé de tout le confort moderne, soit d’une cellule individuelle d’un mètre carré où ils seront obligés de rester debout durant tout le trajet.

Le jeune couple quitte également l’Entreprise, en remerciant avec effusion la médecin, et je reçois même un merci de la part des deux tourtereaux. Je ne réponds pas, me contenant de fixer le mari, pour bien qu’il se souvienne de mes dernières paroles sur le fais que si je le revoie dans ce genre de combine, je le fusille sur le champ.

Finalement, tout le monde reprend sa place et je vois la frégate s’élever dans les airs et disparaitre à l’horizon, comme happé par les montagnes. Pour ma part, je remonte à bord de mon brik, et je rejoins Gwendoleen, à qui j’indique en souriant :

Nous partons maintenant vers les fameuses sources d’eau chaudes dans les montagnes où un établissement à ouvert ses portes, le fameux « Onsen ». Je vous promets beaucoup de calme, nous devrions y arriver en début de soirée.

A peine ai-je fini de parler que l’Entreprise s’arrache du sol, direction le nord-est, la chaîne de montagne situé à droite de la capitale régionale de Rathram.


Fabius Solar, militaire de la plus grande des nations
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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyVen 28 Juin - 1:24
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Gwendoleen était retournée dans sa cabine après sa brève entrevue avec le capitaine. Sa présence n’était plus vraiment nécessaire et les prisonniers allaient bientôt être transposés vers le lieu de leur jugement et probablement de leur emprisonnement. D’un point de vue personnel, la jeune femme n’avait pas vraiment d’avis sur la question. Ceux qui c’étaient rangés auprès de l’ex-capitaine de l’Effroyable ne méritaient que ce qu’ils avaient récolté. La frégate arriva quelques heures plus tard alors que la jeune femme était sur le pont principal, fixant le ciel à l’horizon. La doctoresse n’alla pas à leur rencontre et préférait largement profiter du calme que lui offrait le paysage.

Gwendoleen fut interrompu par une personne qu’elle reconnue comme étant la rescapée que le capitaine avait trouvée dans les cales après la chute du Redoutable. Elle l’informa du contrat qu’elle venait de signer et son désir de vouloir rejoindre l’équipage de l’Entreprise. Ramona semblait plus épanouie à l’idée de sa nouvelle affectation et Gwendoleen ne pouvait que lui souhaiter du bien en espérant que ce nouveau départ aiderait la pauvre femme a oublié le passé.

« Je vous remercie de m’avoir sauvé Gwendoleen… » Dit-elle lorsqu’elle fut à la hauteur de la doctoresse.

« Inutile de me remercier, Ramona, c’est mon travail de soigner les gens. N’importe quel médecin sensé aurait fait la même chose à ma place. Au fait, comment va ta blessure ? »

Ramona releva son haut légèrement pour découvrir son bandage. Malgré son manque de compétence, Jean, le médecin de bord, avait bien fait son travail. La jeune femme devait se ménager un peu avant de vraiment reprendre du service, sans quoi, elle risquerait de rouvrir sa blessure.

« Viens, allons à l’intérieur, je vais changer ton bandage. »

Ramona hocha la tête avant de suivre la soldate. Elle l’accompagna à l’infirmerie où elle défit son bandage. Les points de sutures avaient l’air de toujours tenir et la blessure ne présentait pas de signe d’infection. Gwendoleen se contenta donc juste de la nettoyer un peu délicatement avant de lui poser un nouveau bandage propre. Elle alla ensuite se laver les mains.

« Tu as fait le bon choix Ramona. Le capitaine Fabius est un bon gars, un peu excentrique parfois mais ça fait partie du personnage. Chaque personne ici contribue à la vie du vaisseau et le capitaine traite ses hommes également. Fabius ira loin, je le sens… »

« Et vous dans ton ça alors ? »

Gwendoleen se tourna pour lui faire face.

« Moi ? Je ne fais pas partie de son équipage. A la base, on m’avait promis des vacances mais comme tu le vois, c’est un peu délicat. J’officie dans un hôpital dirigé par l’UNE à Cerka et je participe parfois à des missions de terrain quand l’état-major me le demande. Je sais me battre, utiliser des armes mais mon boulot reste avant tout de sauver des gens. »

Elle regarda ses bras un instant avant de continuer.

« Du moins…ça c’était avant. Maintenant je ne sais pas si un jour je pourrais recouvrer mes facultés que j’avais avant mon accident. »

« Je pense que vous y arriverez. Vous êtes une femme forte, Gwendoleen. J’ai entendu dire que beaucoup de gens ont pu continuer de vivre grâce à vous. Je…vous m’avez donné le courage d’aller de l’avant alors que j’étais vouée à une mort certaine. »

Gwendoleen sourit à la réponse de Ramona.

« Oui, peut-être bien. »

Un moment de silence suivit leur échange avant que Ramona embraie sur une autre question avec une teinte de gêne dans la voix.

« Gwendoleen…pardonnez-moi mon indiscrétion mais quel genre de relation entretenez-vous avec le capitaine Fabius ? »

La question surprit un peu la doctoresse. Gwendoleen avait été pris de court et ne s’attendait absolument pas à ce genre de question. Elle prit quelques instants pour se ressaisir avant de continuer.

« Une relation amicale, Ramona. Il n’y a rien entre Fabius et moi si c’est ce que tu veux savoir. »

Ramona soupira un peu. Ses joues étaient colorées et son regard fuyait celui de la doctoresse tellement elle était gênée. Gwendoleen voulait la taquiner un peu mais ce n’était pas très sage au vu de sa blessure alors elle se contenta simplement de continuer en lui faisant un clin d’œil.

« Fais attention car tu auras sûrement d’autres concurrentes sur ce vaisseau. »

Gwendoleen quitta l’infirmerie laissant la jeune femme dans l’incompréhension et le doute. Car en réalité, ce n’était pas du capitaine que Ramona s’était éprise…

La doctoresse recroisa le capitaine en sortant et il lui fit part de la suite du programme. Ils allaient enfin pouvoir se détendre mais avant, Gwendoleen devait lui faire part de son entrevue avec la jeune femme.

« Ramona a décidé de rejoindre ton équipage de plein gré mais je te demanderai de la ménager un peu pour les deux semaines à venir. Sa blessure n’est pas encore guérie et si on lui confie des tâches trop lourdes, les points de sutures risquent de sauter. »

Elle marqua une pause avant de continuer sur un ton plus enjoué.

« Ah et elle semble beaucoup t’apprécier aussi apparemment. »
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Fabius
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyVen 28 Juin - 18:38
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J'acquiesce à la remarque sur l'état de santé de Ramona, j'ai déjà prévu de la faire former par mon second sur la gestion de stock qui est légèrement différente de celle qui a court sur un vaisseau civil.
Je suis par contre dubitatif sur son observation concernant les sentiments de la jeune fille à mon égards et je ne peux m'empêcher de lui en faire part:

Bien que je ne doute pas de mon charme, même si tu y restes insensible, à mon humble avis, je ne suis pas la raison principale pour laquelle la matelot s’est engagé. Ses premières paroles furent pour demander où tu étais.

Je souris en disant ces mots car, sur ce navire je m'efforce de garder une certaine distance avec mes subalternes. Alors que j'allais continuer avec une phrase magnifique qui aurais fait tomber Gwendoleen dans mes bras musclé, Ramona sort de l'infirmerie et nous voyant en train de discuter, s'approche de moi et demande :

Matelot Lens à vos ordres, quel sera mon poste ?


Elle a parlé d'une voix forte et claire mais jette de fréquents regards vers la médecin, comme si elle cherchait son approbation. Je décide, vu son état de santé de continuer à être conciliant, c'est pourquoi je fais signe à une mousse qui nettoyais le pont à proximité et à qui j’indique :

Florence, merci d'amener notre nouveau membre d'équipage au magasin où on l'attend. Elle sera chargée du chargement et du déchargement du navire.

La très jolie blonde me fais un sourire que je pourrais qualifier d’enjôleur et acquiesce avant de prendre la direction du pont arrière suivit par Ramona qui ne peut s'empêcher de se retourner et de faire un signe de la main à la personne qui lui a sauvé la vie. Quant à moi, je me retourne vers Gwendoleen pour lui signifier :

Tu vois ce que je veux dire ? Ce n'est pas moi qui occupe ses pensées.


Sur ces dernières paroles, je prends congé afin de vérifier la manœuvre et m'assurer que chacun fasse correctement son travail. Le trajet se passe sans incident notable et nous arrivons à notre destination en début de soirée comme prévu. L'établissement que j'ai choisi est le meilleur de la région et on peut même apercevoir les nombreux bassins d'eau chaude aussi bien ceux des hommes que ceux des femmes séparées par l'habituelle palissade en bois de près de cinq mètres de haut, empêchant ainsi tout voyeurisme. La fumée qui s'en dégage forme une espèce de léger brouillard qui rend tout le lieux comme hors du temps.

Tout l'équipage est invité, c'est un cadeau de l'amirauté pour les jours de congé qui ont été décalé pour donner suite à notre mission sur l'île des Cercles. L’hôtel qui va nous héberger ressemble plus à une demeure qu’à un immeuble comme j’en ai l’habitude, impression renforcée par sa structure en bois peint en rouge et ses nombreux petits lacs, que l’on peut traverser grâce à de multiples passerelles en pierre.

Je fais atterrir l’Entreprise sur le l’astroport prévu à cet effet, au milieu de quelques navire de plaisance et tout l’équipage débarque dans la joie et la bonne humeur. Il ne restera à bord que quelques soldats qui seront relevé dès demain. J’indique alors à Gwendoleen le programme des réjouissances :

Il y a aura tout d’abord un grand repas, j’ai veillé à ce que la nourriture soit facile à manger, puis un bain du soir dans une des sources d’eau chaude. Une chambre individuelle est à ta disposition et Jasmine sera dans une grande chambre avec quatre lits juste à côté. Me concernant, je serais dans l’autre aile, les hommes et les femmes étant séparés, mais si tu as besoin de moi, il y a de nombreux serviteurs qui passent les messages.

Je réfléchis une minute pour être sûr de n’avoir rien oublié, puis je conclu :

La maitresse des lieux s’appelle Madame Ying, elle est déjà au courant de ta venue, si tu souhaite un massage ou autre chose, elle fera le nécessaire. Nous restons ici deux jours, alors profites bien.


Je souris en prononçant cette phrase, impatient de connaitre son ressentit après cette surprise.


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Gwendoleen Langeley
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Un réveil difficile - Page 3 EmptyDim 30 Juin - 16:46
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Gwendoleen donna une petite tape sur l’épaule de Fabius en souriant.

« Reviens me voir dans quelques années, peut-être que tu auras une chance. »

Leur discussion fut interrompue par Ramona qui venait de sortir de l’infirmerie. Visiblement, elle ne pouvait plus supporter l’inactivité et avait hâte de se remettre au travail. La rousse fut rapidement prise en charge mais Gwendoleen ne pouvait s’empêcher de penser à ce que lui avait dit Fabius. La jeune doctoresse bougea machinalement la main pour répondre à la mousse qui s’éloignait maintenant d’elle pour rejoindre son nouveau poste. Gwendoleen rejoignit sa cabine pour le reste du voyage, plongée dans ses pensées. Si ce qu’elle pensait était vrai alors la jeune femme pourrait bien avoir une surprise durant ce séjour aux sources chaudes.

L’Entreprise se posa donc à l’heure que le capitaine avait estimée, toujours à l’heure, comme à son habitude. Gwendoleen n’avait jamais eu le loisir de visiter ce genre d’endroit mais il dégageait une sorte d’aura apaisante qui suffisait à détendre la jeune femme. Fabius lui expliqua le programme qu’il avait prévu pour ces deux jours de vacances et Gwendoleen hocha la tête pour signifier son approbation. L’équipage fut dirigé vers une grande salle où on leur servit à manger. C’était un banquet royal qui s’offrait à eux et les membres de l’Enterprise ne se firent pas prier pour commencer à manger. Bientôt, la salle fut couverte de rires et Gwendoleen ne put qu’observer l’équipage festoyer de bon cœur après la mission qu’ils avaient mené au moulin.

La doctoresse se rendit compte que le boulot dans les forces aériennes devait être bien compliqué pour les gens situés au bas de l’échelle mais chaque membre d’équipage semblait travailler de bon cœur et en cette soirée, les grades hiérarchiques étaient oubliés et tout le monde fêtait ces vacances dans la joie et la bonne humeur. L’alcool coulait à flots et la doctoresse avait dû s’y prendre plusieurs fois pour faire comprendre à ses camarades de voyage qu’elle ne buvait pas et certains d’entre eux étaient tellement saouls qu’elle avait dû les recadrer un peu plus sévèrement. Ramona avait pris place à sa droite et semblait également rire de bon cœur et semblait avoir oublié sa blessure le temps d’un soir. La rousse était déjà bien éméchée et était restée collée à la doctoresse pendant toute la soirée. La soirée battait son plein mais Gwendoleen était peu habituée à ce genre de fêtes et, ne supportant plus la cacophonie ambiante, elle se retira et sortit à l’extérieur au grand dam de Ramona, s’éloignant un peu du monde pour trouver un peu de calme.

La jeune femme s’assit sur un rocher et contempla les étoiles. Une ombre se glissa derrière elle d’un pas lent et assuré avant de s’asseoir à côté de la doctoresse. C’était la gérante de l’établissement que Gwendoleen avait entraperçue en entrant.

« Que fais-tu seule ici ma jolie, tu devrais rejoindre tes amis à l’intérieur. » Dit-elle simplement.

« Je ne suis pas très friande de ce genre de festivités madame Ying, à vrai dire, je préfère le calme de la nuit. »

La gérante passa une main sur son menton, légèrement intriguée par l’attitude de Gwendoleen.

« Tu es si jeune et pourtant j’ai l’impression que tu as vécue bien des choses dans ta vie qui t’ont rendue aussi inflexible que l’acier de tes bras. »

Gwendoleen tourna nonchalamment la tête vers la dame.

« Que voulez-vous dire ? »


« Je veux dire que tu as le pouvoir de posséder tout ce que tu veux mais que tu te brides volontairement pour une raison que j’ignore. Je t’ai observée pendant toute la soirée Gwendoleen…il te suffirait d’un rien pour que tous les hommes soient sous ton charme…et les femmes d’ailleurs. »


Gwendoleen gloussa légèrement avant de répondre.

« Pour qui me prenez-vous ? Une succube ? Avec tout le respect que je vous dois madame Ying, je n’ai jamais vraiment été encline à user de la manipulation pour arriver à mes fins. J’ai toujours vécu ma vie comme je l’entendais et ai toujours agi avec ce que la vie avait bien voulu m’offrir. »

Madame Ying secoua la tête négativement avant de continuer.

« Quel gâchis vraiment…mais j’apprécie ta philosophie de vie bien que ce soit une manière bien incongrue de vivre sa vie. Tu es une perle rare Gwendoleen mais comme toute chose qui est rare, il se peut que tu deviennes l’objet de convoitises. »

La femme se leva finalement avant d’adresser ses salutations à la jeune femme.

« Je te souhaite bon courage ma petite. J’espère que ton séjour ici te plaira. »

Elle s’en alla ensuite en laissant Gwendoleen seule. La jeune doctoresse resta à l’écart pendant encore quelques heures jusqu’à ce qu’elle soit assurée que la majeure partie de l’équipage se soit endormi avant de rejoindre les bains. La jeune femme se dévêtit et posa ses affaires dans le vestiaire avant de s’immerger dans l’eau. Ces eaux avaient des vertus thérapeutiques puisque l’eau chaude possédait une meilleure capacité de dissolution et était plus chargée en minéraux. De ce fait, elles permettaient une revitalisation du corps par le biais de cures thermales. La doctoresse s’adossa contre un rocher et ferma simplement les yeux en profitant de la chaleur offerte par le bain. Pour l’instant, Gwendoleen voulait juste profiter d’un peu d’intimité sans être dérangée. Après le bain, si personne ne venait la perturber, la doctoresse irait sûrement se coucher directement jusqu’au petit matin.
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