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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 [Terminé] La Mélodie du Renouveau...

Luciole Aldebarra
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Jeu 19 Jan - 22:08
Irys : 96212
Profession : Croc-Mort
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Un jours ensoleillé, dans les vastes campagnes verdoyantes bordant la ville de Blumar, dans la région de "Le Tyorum".

"Plic, plac, ploc..."

Tel est le bruit qui raisonne dans mes oreilles depuis ce jours. Les larmes de ma pauvre mère s'éclatant sur le sol humide du jardin de fleurs orné, à terre, les genoux enfoncés dans la boue tapissant l'entrée de la maison, et cette porte en bois de chêne, symboliquement ouverte, signe de ma libération, et de ma renaissance... Je revois encore mon père, perché sur la terrasse dallée du premier étage, me scrutant du regard, comme le ferait la Mort devant un malade de la peste, agonisant. Ceci était nécessaire, disais-je, mais une partie de moi m'appelait à la réflexion, me demandant de ne pas laisser ma chère et tendre mère aux mains de cet homme. Ce même homme qui, des années auparavant, se languissait de mon malheur et de mes souffrances, et osait lever la main sur celle qui m'avait mit au monde. Mais je dois m'arrêter de rêvasser. Quelque chose me caresse le visage, c'est doux, et puis, c'est inhabituelle...

Je revins à mes esprits quand le vent se mit à souffler sur la plaine, balayant ma sombre chevelure en avant, et m'arrachant partiellement de mes songes.

"Le soleil ne s'est toujours pas couché...", disais-je en soupirant.

Mes deux yeux enfin ouverts, je plantai fermement ma main gauche dans l'herbe fraîchement hydratée par la rosée matinale, puis, me redressa rapidement sur mes deux jambes d'une poussée vive de ce dernier, ne pouvant utiliser mon bras droit, tout juste remplacé avec les moyens du bord, c'est à dire une pince mécanisée, deux-trois boulons de zinc, et un élastique en caoutchouc usagé. Après avoir réaliser cet effort bien au delà de mes capacités habituelles, je levai les yeux vers l'horizon, fixant les alentours avec un intérêt déconcertant.

"Pourquoi m'avaient-ils privé d'un tel spectacle...", me répétais-je alors encore, et encore, tel un requiem réalisé en l'honneur d'un mort.

Le ciel était d'un bleu safre puissant, et mes yeux ne pouvaient s'en défaire. Cette attraction envoûtante me fis réaliser que mon exil n'était pas qu'une simple quête d'émancipation, mais aussi un périple semé d’embûches, où je ne cesserai de me poser la question de l'homme.

Le vent se levai de nouveau, son souffle était encore plus puissant qu'à la première rafale, ce qui me permettais de percevoir le moindre bruit, le moindre sifflement provoqué par l'herbe, les moindres remous de l'eau contre la roche, les moindres ruminements de bétails...

"Fuuuuuhhhhh...Fuuuuuhhhhh...Fuuuuuhhhhh..."

"Qu'est-ce que ce bruit ?", disais-je étonné.

Cette douce mélodie m'apaisait au fur et à mesure de son écoute, me faisant oublier le pourquoi même de mon départ, et toutes autres problèmes me concernant. Mais d'où pouvait-elle venir ? Est-ce une déesse ? Une Muse ? Un Architecte ? Tant de questions sans réponses... Je tournai ma tête de tous les côtés, impatient de découvrir l'artisan de cette légère cantilène.

"Fuuuuuhhhhh...Fiiiiihhhhh...Fiiiiihhhhh..."

Ça recommence... Encore cette mélodie enchanteresse, s'en est trop, je dois découvrir qui en est l'auteur, je le dois, sinon, qu'adviendra-t-il de moi ? Je dois savoir, tout savoir, absolument tout, dans les moindres détails.

L'air s'arrêtai enfin, et je pus me concentrer sur sa source. Quelques minutes plus tard, force de travail et d'acharnement, je réussis à distinguer une silhouette au loin, fine, élégante, celle d'une femme, indubitablement. Elle se mouvait, tel un mirage dans un grand désert blanc... Une flûte accrochée au cou, me semble-t-il.

"Qui est cette femme ?", me demandais-je alors à voix basse.

Dans un élan de curiosité intense et de nécessité accrue, je dirigeai mes pas en sa direction, prêt à la rencontrer, prêt à découvrir la Muse guidant cet instrument de bois formé. Mais si elle refuse, que ferais-je alors ? Je ne le sais point, mais je dois essayer, au risque de le regretter, au risque de ne plus jamais la revoir, au risque de ne plus jamais entendre ses douces sérénades, je le dois.

Luciole, guidé par son instinct ravageur, se dirigeai alors en direction de la mystérieuse musicienne.


Dernière édition par Rohan "Luciole" le Sam 28 Jan - 20:35, édité 3 fois
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Celwin Zak'Val
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Jeu 19 Jan - 22:46
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Profession : Diplomate/Musicienne
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Je marche, un pied devant l'autre, en tâchant de ne pas laisser mes pieds s'enfoncer dans la terre meuble, qui après une douce et fraiche matinée concentre en son sain tant d'humidité que de petites flaques se forment parfois. Je lève alors lentement la tête pour observer le paysage qui s'offre à moi, les longues et continues terres qui s'étendent encore et encore. Je crois apercevoir au loin le début des montagnes, à moins que ce ne soit mon imagination, qui de paire avec mes souvenirs, me fait entrevoir ce qu'il se trouve derrière ce paysage qui semble déjà si lointain et inatteignable. Je ne sais, mais qu'importe, au fond. Je continue de marcher, et je rejoins  lentement le sentier pour marcher sur une terre un peu plus solide, plus stable.

Sous les pas plus appuyés de mes sandales contre la terre, et du vent qui a présent levé souffle de l'est, je sens une petite chose bougé sur mon épaule. Je me fends doucement d'un sourire, alors que les yeux de la petite créature si familière s'ouvrent timidement. Portant doucement ses mains à ses fines paupières pour se les masser, je m'arrête dans ma marche, tournant doucement la tête sur le coté, pour l'observer. J'ai toujours trouvé les animaux fascinants, quelque part, nous sommes aussi des animaux, nous avons simplement eu davantage qu'un comportement instinctif. Le petit animal penche la tête sur le coté, avant de lentement tendre sa queue pour l'enrouler autour de l'une de mes nattes. Je tourne alors lentement la tête pour reposer mon regard sur le sentier qui s'étire devant moi, avant de reprendre ma route, la petite créature perchée sur mon épaule, accrochée à moi pour ne former qu'un seul et même être. Au fond, depuis qu'il est avec moi, il n'y a jamais eu "Celwin et lui", il y a toujours eu "Celwin". Je me dis parfois que cela doit être bien triste, pour lui, de ne pas être reconnu autrement qu'en tant que familier, par les autres. Malgré le fait qu'il représente pour moi bien plus que n'importe quel familier.

Je m'arrête une nouvelle fois, après plusieurs minutes de marches, et je sens la petite créature tirer doucement sur ma natte, je grimace légèrement avant de me fendre d'un sourire, et de me diriger à l'extérieur du sentier, vers une petite dune de terre et de pierre, donnant une vue circulaire du paysage qui m'entoure.

- "Cesse de me tirer les cheveux, ma belle, on ne fait qu'une petite pause."

Je sais bien qu'elle ne me comprends pas, aussi, je ne m'étonne pas de la voir tirer encore un peu ma natte, avant de se laisser tomber sur mon épaule dans un soupire théâtral, ou du moins, dans un son que j'assimile comme tel, avec les années.

Je m'assois lentement en tailleur sur le sol, dans un endroit qui me semble assez sec, et je penche doucement mon épais couvre-chef vers l'avant, pour me protéger du vent. Je porte ensuite lentement une main gantée à mon cou, et en sort une petite flûte de bois, assez vieille. Depuis mes neuf ans, elle n'a pas prit une ride. Je me fends d'un sourire à cette même remarque, bien naïve. Je porte ensuite doucement l'embout à mes lèvres, avant de fermer doucement les yeux, laissant mon souffle porter doucement une douce mélodie, qui, en accord avec le vent, vient balayer les prairies et faire vibrer chaque feuille de chaque arbre, chaque feuilles de chaque plante, et chaque herbe de chaque lieux.

La petite créature apaisée se laisse alors doucement aller dans mon cou, posant sa petite tête contre le bas de ma mâchoire, comme si les légères vibrations de mes cordes vocales pouvaient lui parvenir, et l'emplir elle aussi de ces douces paroles que ne peuvent entendre les Sourds de ce monde. Je continue ainsi à jouer, pendant de longues minutes, le vent soufflant doucement de l'est, portant ainsi mes douces paroles, ma douce mélodie, jusqu'aux lieux les plus lointains, jusqu'aux oreilles les plus attentives.

J'arrête alors doucement de jouer, dans une chute qui se veut aussi douce que lente, et je prend une grande inspiration, je sens alors, comme à chaque fois, les muscles de mes épaules détendues, supportant le faible poids de la petite créature comme si il s'agissait d'une plume. Les muscles de mes bras, de mes jambes, refusant de répondre à mes ordres, préférant continuer de vibrer avec le vent, continuer de vibrer avec les restes de paroles flottantes dans l'air comme un éclat de voix ou de rire reste dans nos souvenirs les plus anciens.

La petite créature finit par se redresser après quelques instants, venant lentement se cacher derrière ma nuque, dans mes cheveux, en tendant sa queue devant moi. Perplexe, je me redresse alors à mon tour et vient donner un petit coup de mon index ganté sur le bout de mon couvre-chef, pour le redresser. Toujours rien. Je plisse alors les yeux, et aperçoit une silhouette, dans l'ombre de quelques arbres, sur la terre meuble, qui s'approche de moi. Voilà qui est intéressant, ma mélodie a t-elle attirée quelqu'un ? C'est un fait, reste à voir si cette personne sera une bonne, ou une mauvaise rencontre. Je prend une lente inspiration, avant de me diriger vers cette personne d'un pas qui se veut lent et détendu, libre.

Chacun de mes pas m'approche davantage de l'homme, et je distingue bientôt sa silhouette, son visage, ses bras, ses jambes... ses.. spécificités, j'analyse ce que je peux analyser, son air et sa démarche ne me semblant pas agressive, je m'avance alors dans sa direction, avant de doucement lever ma main droite pour la posée sur ma côte gauche, avant de m'incliner doucement dans sa direction, je me relève ensuite pour lui tendre une main, le gratifiant d'un lent sourire, qui lui n'est pas masqué par mon couvre-chef. Un sourire qui se veut chaleureux, amical. La petite créature restant bien immobile dans ma nuque, comme une feuille posée sur une branche, elle a toujours été douée, pour ça.

Je prends alors lentement la parole, un sourire aux lèvres.

- "Salutations. Je suis Celwin Zak'Val. C'est un honneur de vous rencontrer, et j'ose espérer que mes mélodies ne vous ont pas dérangé dans un moment important."



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Luciole Aldebarra
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Ven 20 Jan - 23:08
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Profession : Croc-Mort
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Plus je m'approchais de cette mystérieuse femme, plus mon rythme cardiaque s'accélérait, réchauffant mon frêle corps mécanisé. C'est ainsi que de larges gouttes se mirent à apparaître sur mon front, coulant le long de mes tempes, et trompant encore une fois mon anxiété débordante. De plus, mes jambes se faisaient de plus en plus lourdes, rendant ma démarche d'autant plus difficile à tenir et m'obligeant à user de mes dernières forces. Ainsi, ma vision pourtant très bonne, se mit à baisser à son tour... Mais je devais tenir, tenir pour savoir, tout savoir. Quel est donc cet instrument aux propriétés enchanteresses ? Comment marche-il ? Est-ce dû au vent frappant en son robuste cœur de bois, ou à la séduisante voix de son manieur ? Quoi qu'il en soit, il était trop tard pour faire machine arrière, je n'étais plus qu'à quelques mètres de la créature, elle m'avait vu, elle aussi se dirigeait en ma direction...

"Qu'elle est belle...", disais-je alors à voix basse, tirant un léger rictus de mes fines lèvres.

Quelques trois pas plus tard, mon regard fût capté par une étrangeté roulée en boule autour de son cou, elle était vêtue d'une épaisse fourrure, et accrochée à l'une de ses longues nattes tressées à la main, figée, telle une feuille morte dans un arbre automnal, tel un cadavre sur un champs de bataille.

"Que de sinistres idées, je dois vraiment arrêter, ça en deviendrait presque effrayant...", disais-je en ricanant.

Voici cinq pas de plus vers ma libération, vers la connaissance...

A présent, je la distingue parfaitement, elle semble me regarder, mais son couvre chef me prive encore de son véritable visage. Ce même couvre-chef de clochettes décoré dicte mes pas aux sons de leur glas, et cette flûte de bois, flottant au cou de cette dernière, tel un astre dans le ciel étoilé, berce mes mémoires de son mouvement épidémique.

Je m'arrête, son corps se dresse devant moi, on dirait un mur infranchissable, de part sa stature et son aura dédaigneux.

C'est alors qu'elle me dicta ces quelques mots.

"Salutations. Je suis Celwin Zak'Val. C'est un honneur de vous rencontrer, et j'ose espérer que mes mélodies ne vous ont pas dérangé dans un moment important.", me dit-elle alors de sa voix suave.

Je ne savais quoi dire, j'étais comme perturbé, perdu... Que répondre, si ce n'est que sa musique a révélé en moi une passion cachée, un amour méconnu pour l'art antique de nos ancêtres...

Je repris alors mes esprits, tout en levant mes yeux vers son visage, j'essayais de décrypter les moindres de ses faciès, et ainsi, savoir si ses intentions étaient de bonne augure, ou non. C'est alors que, dans un élan de courage et d'assurance démesurée, j'ouvris la bouche, et répondis à sa question.

"Bonjour... Je me présente, Luciole Aldebarra, jeune vagabond en quête de connaissances... Si votre musique m'a dérangé ? Oh, loin de là Mademoiselle... Tout au contraire, elle m'apaise, moi, mes colères, elle soulage mes mœurs, elle charme mon esprit."

Je me frottis le menton de ma main gauche lentement, puis, quelques secondes de réflexions plus tard, ne pouvant me retenir plus longtemps, lui posa la question suivante.

"Etes-vous musicienne ? D'où vous vient ce don fantasmagorique de l'art symphonique ? Quel est votre secret..."
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Celwin Zak'Val
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Ven 20 Jan - 23:36
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Relevant davantage la tête, pour lui laisser apparaître les traits de la partie supérieure de mon visage, et pour l'observer lui même avec plus de précision, je me permis d'étendre doucement le sourire qui flottait sur mes lèvres. J'avais en face de moi quelqu'un qu'on ne pouvait caractériser de "banal". Mais au fond qui pouvait bien être banal dans un monde si vaste, peupler de temps d'âmes ? Je remarquais son regard, qui scrutait mon visage comme si il était le seul qu'il n'ai vu depuis bien des jours. Ou peut-être se demandait-il simplement si mes intentions étaient bonnes ? Ou si je comptais l'ensorceler de mes douces mélodies pour le contrôler tel un joueur contrôle les pions de son échiquier. Une hypothèse qui paraît bien absurde lorsque l'on met connaît bien... Quoi que. La diplomatie est un art qui demande de savoir manipuler les opinions.

Je laisse doucement tinter les clochettes de mon couvre chef dans un nouveau mouvement de la tête, lorsque j'aperçois ses lèvres s'entrouvrir, spontanément, comme si un flot de paroles, source d'une cascade engendré de sentiments allait s'en déverser. J'haussais alors légèrement un sourcil, face à la voix posée, bien que légèrement hésitante de mon interlocuteur, surprise par une diction si linéaire et maîtrisée.

- "Bonjour... Je me présente, Luciole Aldebarra, jeune vagabond en quête de connaissances... Si votre musique m'a dérangé ? Oh, loin de là Mademoiselle... Tout au contraire, elle m'apaise, moi, mes colères, elle soulage mes mœurs, elle charme mon esprit."

J'hoche alors doucement la tête, comme un mouvement involontaire, automatique, pour montrer ma compréhension, tout en masquant ma surprise encore présente, et mon désarroi devant tant de franchise face à une personne qui lui est inconnue, sans même ne savoir ses intentions. Je laisse alors un court silence s'installer, me demandant brièvement si une réponse est attendue de ma part, ou si l'homme n'en a pas encore finis, c'est alors que sa voix met fin à mon bref questionnement, me faisait encore une fois remarquer son ton maîtrisé, et son vocabulaire recherché.

- "Etes-vous musicienne ? D'où vous vient ce don fantasmagorique de l'art symphonique ? Quel est votre secret..."

Je me fends alors d'un lent sourire. Moi, musicienne ? Ah, si il savait. Mais puis-je seulement m'ouvrir à lui sur la raison de ma présence, alors même que je me trouve surprise de sa propre franchise envers une inconnue ? Je n'ai aucune raison de lui mentir, mais il faut parfois laissé transparaître la vérité derrière un léger voile, comme on peut observer la Lune, derrière les nuages.

Moi, un secret.. ? Il y a t-il vraiment un secret à avoir, pour maîtriser un art.. ? Non.. il n'y a jamais eu de talent, mais bien uniquement du travail et de l'entrainement, n'est-ce pas ce que mère répétait souvent ? Et si son niveau s'est tant abaissé par la suite, n'est-ce pas du au fait qu'elle ne joue plus.. ? Mes sourcils se fronce alors très brièvement dans ce déjà bref moment de réflexion, j'ouvre alors davantage les yeux pour reposer mon regard sur l'homme, gardant un sourire, avant de doucement prendre la parole à mon tour, de la même voix qui se veut chaleureuse et amicale, mélodieuse.

- "Je suis ce que ce monde veut que je sois. Mais j'ai en effet des connaissances musicales. La douce mélodie que vous avez entendu se nomme "Chant du Rêveur", c'est une très ancienne balade que m'a enseigné ma mère. Et sachez qu'il n'y a nul secret. Il n'y a que du travail, et de la passion. Un cœur vibrant pour chaque mélodie qui par ma volonté accompagne le vent et guide les oreilles attentives."

Je me redresse alors lentement, pour laisse mes bras retomber le long de mon corps, tandis que le petit poids sur mon épaule, auquel je ne prêtais déjà plus attention par une habitude née des années, se mouvoie doucement, pour se redresser. Le petite créature se met alors debout sur mon épaule gauche, et vient doucement lâcher ma natte pour laisser battre sa queue dans son dos, de gestes lents et précis. Elle vient doucement pencher la tête sur le coté, pour fixer ses grands yeux sur l'homme, les prunelles élargies, l'air curieuse. J'aperçois au coin de mon champ de vision l'une de ses oreilles battre, avant de me fendre d'un sourire plus large, destiner à mettre l'homme en confiance, tandis que je reprends doucement la parole.

- "N'ayez crainte. Elle n'est pas méchante. Elle ne s'est jamais montré agressive envers quiconque."



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Luciole Aldebarra
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Sam 21 Jan - 19:27
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Musique de fond à partir de 7.20.

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Voila... Je l'ai fait. J'ai osé bravé mes peurs, mes  appréhensions et mes doutes. Me voici donc face à cette femme, Celwin... Celwin Zak'Val, qu'elle se fait appelée, la dame. C'est alors que tout se mélange dans ma tête, pourquoi tant de gentillesse ? Est-ce courant chez l'être humain ? Est-ce que mes parents voulaient me préservés de cette agréable sensation qu'est le lien d'amitié entre deux personnes ? Fort possible... Mais pourquoi ? Dans qu'elle optique ? Ça, je ne le saurai probablement jamais. Alors à quoi bon me lamenter ? Je dois aller de l'avant, maintenant, c'est à moi d'écrire l'histoire, ma propre histoire, celle qui me permettra de vivre heureux, ou inversement.

Celwin semble rigoler, je l'ai vu, ce léger rictus qu'elle affichait durant ces quelques secondes passées à scruter son blanc visage. Mais pourquoi ? Ais-je dit quelque chose de stupide, ironique ? L'ais-je blessé dans mes propos ? Suis-je trop curieux, incorrect ? Je ne le sais point... Et puis, là, à ce moment précis, elle a froncé les sourcils, serait-elle finalement vexée ? Je suis vraiment qu'un idiot, je dois continuer à lui parler.

Je laissai transparaître un dernier soupire de soulagement de mes fines lèvres, puis, me replongeai dans mes pensées les plus personnelles, figeant mon visage tel un fragment de marbre brute, froid, inanimé, mort.

"Pfiouuu...".

Eh, bien... Que la nature humaine est passionnante. Je la comprends mieux à présent. Chaque être humain est unique, et c'est cette authenticité qui les rends agréables, ainsi, toutes personnes peut trouver chaussures à son pied, vivre et côtoyer des personnes qui lui sont cher, qui lui donne du baume au cœur...

C'est alors que je fus coupé dans mon élan philosophique, Celwin me répondais enfin, usant une nouvelle fois de sa douce et tendre voix, faisant tant d'effets chez moi, pour une raison qui ne peut être expliquée.

"Je suis ce que ce monde veut que je sois. Mais j'ai en effet des connaissances musicales. La douce mélodie que vous avez entendu se nomme "Chant du Rêveur", c'est une très ancienne balade que m'a enseigné ma mère. Et sachez qu'il n'y a nul secret. Il n'y a que du travail, et de la passion. Un cœur vibrant pour chaque mélodie qui par ma volonté accompagne le vent et guide les oreilles attentives."

Le monde... Serait-il lui aussi vivant, matériel ou encore organique ? Serait-il à l'origine même des Architectes le façonnant au cours des années ? Je crois que je m'égare... Ah, curiosité exécrable, laisse-moi donc profiter de mes cordiales conversations, laisse-moi profiter de ce curieux bout de femme se présentant devant moi, celui qui nourrit mon esprit à chaque instants. "Chant du Rêveur", dit-elle ? Rêveur, suis-je ? Qu'est-ce qu'un rêveur ? Le rêveur est-il une personne se questionnant sur le monde tout comme moi ? Est-ce une personne désireuse d'aventures, de découvertes ? Quoi qu'il en soit, je dois travailler, voici mon destin et mon envie.

Mais l'heure n'est pas aux songes, je dois lui répondre, vite ! Sous peine de la laisser partir, loin, très loin, ailleurs ! Telle une luciole dans le vaste marais aux grenouilles. D'ailleurs, en parlant de lucioles, je pense que les miennes doivent avoir faim, je devrais les nourrir, mes déesses... Et puis, cette drôle de bête me scrutant de ses yeux rouge perçants, comme le ferait un loup devant une brebis égarée, comme je le fais avec les morts que j'enterre...

"N'ayez crainte. Elle n'est pas méchante. Elle ne s'est jamais montré agressive envers quiconque.", me dit-elle alors amusée.

C'est vrai qu'elle est drôlement originale, c'te bestiole ! Sa fourrure est semblable à un assemblage de feuilles, c'est un feuillage, voila tout !

Je repris alors ma respiration, gonflant mon torse de tout mon air, puis, lui dicta ces quelques mots à voix haute.

"Ceci est tout à votre honneur, Mademoiselle... Qui ne reverrait pas d'être le propriétaire d'une partition si parfaite. Si le travail et l'acharnement vous a rendu ainsi, j'en ferai de même, et même plus, si il le faut ! Oui, je le veux, devenir musicien ! Tel est mon objectif, et mon envie."

A ces mots, le vent se mit à refaire de siennes, balayant l'herbe dorénavant sèche des grandes plaines nous entourant, et amenant à nous les noirs cumulus des grandes montagnes enneigées de Jorund. Ainsi, la luminosité se mit à baisser progressivement, et je dus sortir mon bocal en verre soufflé, celui contenant mes précieuses, mes lucioles.

Mon sac en cuir était à terre, à mes pieds, devant moi. Je me baissai alors lentement vers lui, tout en exerçant une légère flexion de mes deux jambes. Une fois à porté de mon sac, je l'ouvris, me saisis du bocal déjà reluisant, et le sortis du sac. Oh, mais qu'elles merveilles, tant de brillance et de beauté en un si petit être, que la vie est injuste, parfois...

"Fuuhhhhh, fuuhhhh, fuuhhhh..."

Je crois entendre leurs chants, mon requiem, celui qui m'accompagnera tout au long de ma vie, mon trésors.
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Celwin Zak'Val
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Dim 22 Jan - 11:42
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Je tourne doucement la tête pour venir poser mon regard sur mon petit Khulgana après mes paroles. Cette petit bête bien à sa place dans ce climat tempéré, légèrement humide, ceci dit. Immobile sur mon épaule, la petite bête continue de fixer l'homme, comme si ce même homme avait une chose qu'elle désirait comprendre. Pas vouloir, les Khulgana ne sont pas sujets à la possessions, vivant par groupe de vingt ou trente. Non, il y a simplement une chose qui l'interpelle, je suppose.

- "Ceci est tout à votre honneur, Mademoiselle... Qui ne reverrait pas d'être le propriétaire d'une partition si parfaite. Si le travail et l'acharnement vous a rendu ainsi, j'en ferai de même, et même plus, si il le faut ! Oui, je le veux, devenir musicien ! Tel est mon objectif, et mon envie."

Je tourne doucement la tête vers l'homme de nouveau, tendant lentement mon index ganté droit pour venir donner une petite tape du bout du doigt sur l'avant de mon couvre chef pour le relever une nouvelle fois. Mes yeux émeraude viennent alors balayer la silhouette en face de moi tandis que le vent se relevait de l'est, pour venir balayer les plaines d'un air froid, frigorifiant, venant tout droit des hautes montagnes. J'observe alors la silhouette se baisser lentement vers le sac à ses pieds, tout en douceur.

J'ai alors profité de cette occasion d'échapper à son intérêt pour l'observer. De près, il était finalement un peu plus petit que moi, au niveau de la taille, mais ses imposantes épaules et ses bras volumineux ne laissaient personne douter de son habitude des travaux pratique, ou d'un entrainement régulier. En outre, son bras gauche était fait de métal et d'engrenages. C'est une chose rare que de voir de tels mécanisme lorsque l'on n'appartient aux Däenars. Me concernant j'en avais déjà vu quelque uns, mes longues balades dans les villes et contrées obligeant. Le temps passait alors comme moins lentement, et j'en profitais pour balayer la silhouette face à moi, pour en relever les particularités. De nombreux tatouages, un tenue soignée, un corps maintenu en bonne forme physique. Cette personne attribuait-elle beaucoup d'intérêt à l'apparat ? C'est possible, ceci dit son style vestimentaire contraste avec des tatouages qui a mon goût reflètent davantage de la négligence qu'un véritable soin de soi même. Enfin. Peut-être est-ce ce qu'il recherche.

Je baisse alors lentement mon regard vers ce que ses mains portent alors dans mon champs de vision. Un bocal de verre, un verre soufflé entretenu. A l'intérieur duquel de petites lumières volètent de manière désordonné pour parfois se frotter au verre.

Je me rends alors compte que je n'ai pas répondu, alors lorsqu'il se redresse lentement pour se placer à mon niveau, je place lentement mes mains gantées dans mon dos, redressant la tête dans son même mouvement, avant de lui adresser un lent sourire pour prendre la parole de la même voix douce et amicale, chaleureuse.

- "J'ose penser que ces Terres abritent des personnes qui sauront vous l'enseigner, après tout, ne sommes-nous pas dans le territoire même qui a conçu les pianos ?"

J'inspire doucement, mon sourire s'élargissant alors lentement. C'est un plaisir de donner l'envie de jouer à d'autre personnes. Il va être intéressant de voir si cette personne aura la patience, et l'envie d'aller jusqu'au bout des choses. Ou si, comme mère, il va perdre lentement l'envie de jouer, l'envie de faire jouer, et même l'envie de regarder par la fenêtre le monde qui s'offre à elle. Mon regard se voile alors doucement tandis que mes pensées se dirigent vers celle qui m'a élevé, je baisse d'un mouvement presque mécanique ma tête vers l'avant pour masquer la partie supérieure de mon visage à l'homme, soupirant discrètement pour reprendre le contrôle de mes émotions. En me répétant toujours la même phrase dans ma tête, la seule et unique phrase qui vaille le coup de vivre. "Si j'y arrive. Elle vivra en paix. Ils vivront tous en paix. Et nos regards se porteront vers l'avenir."

Je sens alors le petit poids sur mon épaule recommencer à tirer sur l'une de mes nattes, a laquelle elle s'était accroché sans que je ne m'en rende compte. Elle se pencher à présent par dessus mon épaule, en tendant la main vers le pot de libellule. Les yeux grands ouverts et les prunelles agrandis, battant des oreilles comme si chaque petite vibrations émise dans le petit bocal lui parvenait comme une invitation. Je sors alors de mes pensées, pour doucement tourner la tête vers la petite créature, mes sourcils se froncent doucement alors que je dis d'un ton moins amical, plus sévère à l'adresse de celle-ci

- "On ne mange pas les insectes domestiques !"



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Luciole Aldebarra
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Ven 27 Jan - 21:51
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Les voila... Mes précieuses. Illuminant mon teins blanchâtre de leur douce et pétillante lumière jaune. Je les vois battre rapidement des ailes, et ainsi, se maintenir en totale apesanteur dans ce bocal de verre soufflé. Je relève alors mon bras lentement, les portant à hauteur de mes yeux pour mieux les contempler. Mais un détail réveilla en moi une colère familière, beaucoup trop familière, une colère meurtrière... D'un passage vif de mes deux yeux à travers le bocal, je vis une luciole sans vie, éteinte, le corps recroqueviller sur elle même, pourrissant sur le tas de feuilles tapissant le fond du conteneur. Dans un élan de raison et de sobriété, je baissa les yeux vers le sol, fixant la pelouse sans faire attention à ce qu'il m'entourait, et afin de canaliser mon redoutable énervement.

"Pas maintenant... Non... Il faut que je me sorte d'ici...", disais-je d'une voix basse et tremblotante.

Après m'être relevé, je fixai Celwin du regard, qui, à mon grand étonnement, affichait un large sourire amicale du bout de ses lèvres.

"J'ose penser que ces Terres abritent des personnes qui sauront vous l'enseigner, après tout, ne sommes-nous pas dans le territoire même qui a conçu les pianos ?", disait-elle.

Je ne savais quoi répondre, mon attention était captivée par le décès de l'une de mes belles.

De même, sa petite bestiole en poils feuilletés se mouvait sur son épaule avec une drôle d’excitation, fixant mon bocal avec intérêt. Méfiant, je le blottis contre mon ventre de ma main gauche, puis la recouvris de la pince en féraille me servant de main droite. Mais cela n'avait pas l'air de décourager la petite créature qui s'étira de toute sa longueur, tout en tendant les pattes vers l'avant, afin d'attraper mon trésor.

"Que faire...", me répétai-je alors, encore, et encore, tout en maintenant le bocal contre mon torse humide de sueur.

Je ne dois pas laisser cette affreuse bête toucher à mes belles... Je dois m'en débarrasser, l’étriper, l'étrangler, je dois partir loin, très loin, et vite !

Mes faciès trompaient mon anxiété débordante, ainsi que ma peur, et je ne voulais point révéler le second moi qui réside au plus profond de mon être, ce second moi, qui, une fois en pleine possession de mon corps, me rend plus obscure, plus cruel... Oh non !

Le vent continuait de souffler rafale sur nos corps maintenant refroidit.

Puis, Celwin prit la parole d'un ton beaucoup plus sévère, s'adressant à son animal, et le rappelant à l'ordre, ce qui apaisai quelque peu ma tension du moment, mais il était trop tard, il était en train de s'emparer de moi, de mes articulations, de mes muscles, de mes pensées, de mon être...

"On ne mange pas les insectes domestiques !", disait-elle.

Je répliquai alors.

"Je... Je vais y aller !", d'un ton précipité et désordonné.

D'une rotation rapide de mes deux jambes tremblantes sur le sol, je me retournai dos à Celwin, la tête droite, fixant l’horizon, puis, éleva mon bras mécanisé dans les airs tout en dictant ces quelques mots.

"A bientôt, l'amis !"

Je me mis alors en marche vers ma prochaine destination, et non des moindres ! La ville maritime qui se trouvait à quelques kilomètres d'ici, celle que je pouvais distinguer de mes yeux mais dont je ne pouvais prononcer le nom.
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Celwin Zak'Val
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Sam 28 Jan - 17:26
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Je n'avais pas remarqué, lorsque j'étais dans mes pensées, que l'air de mon interlocuteur avait pour le moins changer. En effet, lorsqu'une nouvelle fois mon couvre-chef se redresse, engendrant le tintement caractéristique des clochettes qui y étaient fixés, je remarque que mon interlocuteur a à présent des traits plus durs, plus austères. Je tourne donc de nouveau mon visage vers lui, tandis que la petite créature sur mon épaule pousse un long soupire théâtral avant de s'assoir sur mon épaule, la queue enroulée autour de l'une de mes nattes, l'air boudeur. Il m'était souvent arrivé de la voir dans cet état, mais il ne durait généralement pas plus de quelques heures, je ne m'en inquiète donc pas, et pose mon regard sur Luciole, fronçant légèrement les sourcils face à son nouvel air, radicalement différent du précédent.

- "Je... Je vais y aller !"

Je cligne alors doucement des yeux, prenant un petit temps pour assimiler l'information, avant de le voir pivoter pour s'éloigner en lâchant une brève parole, a laquelle je réponds immédiatement.

- "A bientôt, l'amis !"

- "Bonne chance à vous, Luciole Aldebarra."

Je regarde la silhouette s'éloigner, d'un pas qui semble à la fois rapide et préoccupé, la distance qui s'installe rapidement m'empêche de percevoir les mouvements précis qu'il exécute. Cet homme a quelque chose d'étrange, c'est une âme qui semble être tourmentée. Je repense alors au regard porter à ses insectes, et j'hoche doucement. "Luciole" Aldebarra. C'est un joli nom, mais je doute qu'il soit le sien. Il se l'est sans doute attribuer. Mais qu'est-ce qui peut pousser une âme à laisser le nom que ses parents lui ont attribué, en signe de leur amour ? Je repose alors mon regard sur mon petit Khulgana, toujours assis sur mon épaule, l'air boudeur.

- "Comme quoi, le repos n'est pas à négliger, ma belle. Repartons-nous ?"

Je me fends d'un lent sourire, en voyant la petite créature battre des oreilles sur mon épaule avant de, comme si elle avait compris le sens de ma phrase, se redresser pour venir se serrer contre mon cou, avec ses petites pattes. J'inspire alors longuement à mon tour, avant de jeter un regard circulaire à ce qui m'entoure. La journée n'est pas finit. Elle vient à peine de commencer, je ferais bien de ne pas l'oublier. Je pivote alors vers le sentier, m'en approchant a pas lent, mon regard posé sur le paysage qui m'entoure. Il n'a pas changé en l'espace d'une discussion, le ciel en revanche s'est couvert, comme annonciateur d'une nuit froide, et d'une potentielle pluie. Je rejoint donc rapidement le sentier et une fois atteint, je pose mon regard sur la longue ligne comme tracée à travers les terres, qui s'étend devant moi comme un chemin tracé, dans la terre, dans le temps. Et je marche, un pas devant l'autre. En tâchant de ne pas laisser mes pieds s'enfoncer dans la terre meuble.



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