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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Hinaus
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 Un règlement de compte qui tourne au sang! (PV : Luka Toen)

Boris Newtown
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Jeu 26 Jan - 19:40
Irys : 62842
Profession : Mafia - Ingénieur en Mécanique
Daënar -1
Spoiler:
 

Encore une mission à l’autre bout du continent ! Il y a des moments que je déteste le parrain avec ces missions. Ils sont simples, mais ils me font perdre énormément de temps. J’étais habitué aux missions à Alexandria et les villages aux alentoures. Tout allait bien et j’avais du temps pour moi-même, mais présentement c’est une mission par là et l’autre à l’opposé. Je mériterais une bonne augmentation avec tous ces déplacements. La mission que le parrain m’avait confié se situait à Hinaus. Le coin de pays où qui font principalement l’extraction de magilithes et ils en font ensuite la revente aux compagnies avec surveillance du gouvernement. Le problème, c'est que le gouvernement exige une taxe en se basant sur le poids du magilithes vendu. Ce qui mettait plusieurs compagnies minières en colère. Alors, plusieurs d’entre se fit à la mafia pour vendre leurs produits à partir du marché noir à l’échange d’une part des profits qui sont plus avantageux que la taxe du gouvernement. Cependant, la famille Newtown a beaucoup de problèmes avec certains partenaires qui refusent de payer cette parts en défiant la mafia. Ma mission sera simple. Il suffit d’aller voir l’entrepreneur surnommé Paul Mars d’une petite compagnie minière à Roceas. Ensuite, lui demander de payer sa facture, sinon la force sera utilisée et je suis un expert dans ce genre de situation, même que j’en trouve du plaisir.

J’étais accompagné de deux collègues armés chacun avec un pistolet. Ils étaient de vrais colosses avec plus d’ancienneté que moi, mais pour cette mission, c’est moi qui donnais les ordres. Pour ma part, je gardais mes armes habituelles. Je ne douterai guère que cette mission allait être difficiles alors j’avais pris le minimum avec moi. C’est-à-dire ma batte de baseball constamment à la main et mon couteau de poche. Nous avons pris le train pour se rendre Hinaus. Ce n’était pas cher et moins compliqué qu’un aéronef. De plus, le train menait directement au village enneigée de Roceas près des montages où il y a de nombreux sites de forages. Notre visite n’était aucunement prévue par l’entrepreneur minier, mais les affaires sont les affaires et je devais absolument repartir avec l’argent ou bien un objet avec une valeur équivalente.

C’était en plein milieux d’après-midi, il y avait beaucoup de monde dans chaque route, mais peu de surveillance. Les autorités ne devraient pas avoir autant de problèmes ici. La plupart des gens sont des travailleurs de mines et certains d’entre eux sont escortés hors de la ville pour avoir été trop exposé aux magilithes avant qu’ils ne posent un gros problème. Cependant, avec les technologies d’aujourd’hui, ce genre d’accident arrive très rarement. Bref, le niveau d’intervention à beaucoup diminuer depuis.

En faisant trois ou quatre virages entre les rues, nous arrivâmes finalement chez Paul Mars. Une petite maison avec deux étages. Elle était normale, mais se démarquent des autres maisons  avec l’énorme fenêtre qui était à côté de l’entrée. En cognant à la porte, je criai en disant mon nom et la raison de ma venu toutes en gardant une discrétion au détail.

Monsieur Mars ?! C’est euh.. le comptable ! Nous avons quelques affaires à régler ! Ouvrez nous s’il-vous-plaît !

Avec environ trente secondes d’attentes, une jeune demoiselle d’environ 16 ans ouvrit la porte à la place de Paul Mars. Il n’y avait aucun doute, c’était belle et bien la bonne maison. Elle semblait un peu nerveuse d’avoir des visiteurs, elle qui était si innocente avec sa petite robe blanche et ses cheveux bruns. Avec une courte pensée, j’avais assumé que cette jeune femme était la fille de l’entrepreneur. Avec une voix un peu nerveuse, elle nous dit la bienvenu et nous inviter en rentrer. Son père descendit aussitôt de l’étage en se demandant qui nous étions.

Mais qui êtes-vous et qu’est-ce que vous faites chez nous ?! dit-il avec un air provocateur.

Je suis Boris Newtown. Mon nom de famille vous dit surement quelques choses non?

Je vis le visage de Paul Mars s'inquiéter de ma présence. Il répondit :

Oui en effet… dit-il d’une voix nerveuse.

Vous avez des comptes à régler monsieur Mars. 25 000 Irys ! C’est tout ce que vous avez à nous payer et nous partons sans aucune violence requise.

Il semblait de plus en plus inquiet face à la situation. Ses mains tremblaient, son visage transpirait et il avait du mal à rester droit. Il affirma avec une voix semi-élevé :

Mais, je n’ai pas une telle somme ! Vous devez me donner un peu de temps !

Malheureusement, l’attentes n’ai pas une chose que j’aime faire. Mais j’ai quelques choses à vous proposez...

En regardant autour de moi, je ne vis rien de valeur. Aucun bijou, aucune oeuvre d’art. Ce n’était qu’une vieille maison remplie de poussières et de moisissures. Ah ! Voilà quelque chose qui pourrait le pousser à nous payer ! Normalement, je ne faisais pas ce genre de choses souvent, mais au moins je ne partais pas les mains vides et loin de là. Avec un mouvement sec de la tête, j’ordonnais à mes collègues :

Attrapez la fille ! Elle serait une monnaie d’échange lorsque vous aurez la somme ! Vous avez une semaine, sinon vous n’allez plus jamais revoir votre fille.

Non !! Ne prenez pas Alice !

Sans trop perdre de temps, l’un de mes collègues agrippa la jeune femme qui essayait de se débattre, mais il n’y avait rien à faire. L’autre homme donna coups de poing dans le ventre à Paul Mars pour éviter qu’il ne fasse rien d’hostile. Rendu à l’extérieur, je pris mon batte de baseball et fracassa la grande vitre en face de la maison en guise de souvenir de notre passage ce qui, en même temps, attira le regard de plusieurs citoyens. Cela n’avait aucune importance. Nous eûmes ce qu’il nous fallait. Par après,  je m’allumai une petite cigarette bien vite.

Allez ! Partons d’ici !



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Dernière édition par Boris Newtown le Lun 30 Jan - 19:47, édité 2 fois
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Luka Toen
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Ven 27 Jan - 0:58
Irys : 353596
Profession : Historienne et naturaliste
Pérégrin 0
Il arrivait parfois à Luka d’errer. Non pas le type d’égarement provoqué par quelques folies antérieures, mais bien une sorte de flânerie passagère qui l’engourdissait et la poussait alors à prendre ses maigres possessions et s’élancer à la conquête de terres inconnues. Après tout, les âmes les plus riches de ce monde achetaient parfois ce qu’ils nommaient vacances, s’offraient le luxe d’une embarcation à bord d’un aéronef ou d’une monture et s’envolaient pour des terres plus exotiques. Qu’il s’agisse de découvrir réellement la culture locale ou d’au contraire étaler leurs richesses aux yeux des autres tout en piétinant des millénaires de mœurs et coutumes, le résultat était le même : un voyage qui n’avait pas d’autre finalité que le déplacement lui-même. L’égarement de Luka n’était donc pas une originalité si poussée. L’ennui était une denrée exceptionnellement raréfiée tant tout un chacun passait son quotidien à vous prôner l’essence d’un temps bien rempli. Il fallait courir, toujours vers l’avant, sans un regard en arrière au risque d’être alpagué par le plaisir d’une tasse de thé au coin d’un feu, ou n’importe quel autre loisir susceptible de vous détourner du droit chemin. La sainte route du travail, que les hommes vénéraient et convoitaient tout autant qu’Orshin rêvait d’Amisgal. Quelle romance…

Ne croyez donc pas cela si surfait d’imaginer une jeune demoiselle se promener sur les chemins d’Hinaus sans égard pour les heures qui s’égrenaient. Parmi toutes les tâches qui hantaient sa vie, l’une et non des moindres l’obligeait à parcourir le monde dans l’espoir de découvrir de nouvelles choses, de nouvelles connaissances. Et cela passait souvent par la nécessité de fermer sa porte au nez des belligérants et de s’éclipser dans la nature. Allons, elle avait été adorable cette fois-ci ! Elle avait daigné laisser une fine affichette placardée sur sa porte, un « Je reviens bientôt » griffonné à la va-vite d’une écriture penchée. C’était ainsi ; elle ne pouvait vivre sans respirer et son oxygène était fait de voyages, de paysages et d’aventures. C’était au cours de ces dernières qu’elle apprenait le plus d’Irydaë, et pourquoi pas ? Il était probable qu’elle rencontre une nouvelle espèce animale, ou Bolgokh savait quel mystère noué rien que pour elle ! Elle en frémissait d’avance et ne cessait de jeter aux alentours un regard rêveur, quoique fort attentif aux moindres détails que cette épopée pourrait lui rapporter.

Pourquoi Hinaus ? Elle n’avait jamais mis les pieds dans cette région froide et reculée. Jamais. C’était une injure absolue faite à ses connaissances, et une tare à laquelle elle se devait d’immédiatement remédier. On avait pas idée d’être historienne et d’ignorer une partie de Daënastre. Technologie ou magie, elle s’en fichait comme d’une guigne. Tout était au même plan lorsqu’il s’agissait d’apprendre… Elle avait par conséquent payé un rapide voyage en aéronef jusqu’à la capitale, salué son capitaine d’une main joyeuse, puis s’était élancée en pleine nature à la conquête des premiers contreforts venus. Depuis ses nombreuses années de vie, elle était tout à fait rôdée à ce petit jeu de survie qui consistait à bénéficier de son environnement pour vivre en toute indépendance du confort moderne. Même à présent que son âme était tronquée, ce n’était pas une prouesse si ardue à atteindre. Seulement plus longue.

Ce fut sans doute pour toutes ses raisons que son chemin fut ralenti et que ses pas la conduisirent à cet instant T où éclatait l’esclandre. Un gros bruit de débris attira tout d’abord son attention, comme du verre que l’on brise puis que l’on piétine. Elle dut faire un pas de côté pour voir ce qu’il se passait à travers la foule, la mine naturellement curieuse. Des cris. Et un gémissement, celui de cet homme là-bas, à terre. Il se tenait le ventre à deux mains, les yeux écarquillés sur une pensée qui n’en finissait plus de s’entrechoquer dans sa boîte crânienne. Peut-être à cause de cette fille, songea machinalement Luka, et ses prunelles glissèrent sur la silhouette frêle qui se débattait toujours, bien que de plus en plus faiblement. Elle n’avait pas la bonne technique, se surprit-elle à penser, tous ces gestes inutiles à brasser l’air ne pouvait décemment ébranler d’un chouïa ses deux accompagnateurs. Elle n’avait pas non plus eu le temps de revêtir un manteau, et pourtant sa peau n’était pas hérissée malgré la froideur d’Hinaus. L’adrénaline. Fichtre, quelle situation compliquée ! Et ces badauds figés dans leur gangue minérale, quand ils ne détournaient pas les yeux de cette scène pénible et pourtant irrémédiable…

« Messieurs. »

La voix de Luka raisonna aux alentours avec une note goguenarde, et le vert de ses prunelles se nuança de fines lames dorées. Elle s’était avancée. D’un pas, d’un mètre, droit en face du trio dont sa menue silhouette longiligne barrait le passage en toute absurdité. La fraîcheur de l’air glaçait sa respiration sur ses lèvres en un fin nuage gelé, mais elle n’en avait cure. Sous les pans de Kharan Shar, son long manteau de plume noire et obscure, ses mains étaient cachées. Son visage, lui, se laissait deviner sous l’amplitude de sa vaste capuche, comme un feu couvant sous les braises.

« Je crains que vous ne soyez en train d’emporter ma chère petite sœur. Et ça, c’est fort problématique. »

La demoiselle en question se figea dans sa lutte éperdue et contempla Luka, une moue assez éberluée sur le visage. Quoi, était-ce ainsi qu’elle accueillait sa grande-sœur nouvellement proclamée ?

« Papa, salua-t-elle de loin le dénommé Paul Mars, juste ce qu’il fallait d’intonations révérencieuses dans la voix. »

Elle ignora les deux gorilles qui lui faisaient face. Pencha sensiblement la tête de côté, emprisonna le tiers personnage de cette scène dans son champ de vision. Eux lui étaient inutiles. Ce n’était de toute évidence pas eux qui prenaient les décisions ici, à peine seraient-ils bon à étaler leurs muscles inutiles sur la place dans des râles bestiaux. Et encore, elle s’excusait auprès des pauvres animaux qui n’avaient pas demandé à être la cible d’une si odieuse comparaison…

« Bonjour. »

Son bonjour avait volé au-dessus de la place avec l’élégance d’une grande dame daënar. Et un brin de nymphe facétieuse, un revers sombre tout de crocs et de répondant… Oui, c’était à lui qu’elle s’adressait. L’homme blond à la batte qui possédait les ficelles des deux autres pantins. Elle souleva l’une de ses mains, et l’espace d’un court instant ses longues manches dévoilèrent le bout d’un ongle, et peut-être les prémices d’un éclat métallique. Bague, gantelet ou lame, nul n’aurait su le dire… Elle tira sa capuche en arrière et ses longues mèches flammes glissèrent sur ses épaules avec une fluidité liquide.

« Vous vous trompez de monnaie d’échange. Ma petite sœur n’est bonne à rien, à peine prépubère. Regardez-la… Aucune poitrine, aucune compétence. Trop jeune. En revanche, si vous me prenez à sa place… J'ai l’âge de me marier, l’âge où toute jeune femme devient une denrée précieuse car elle peut rapporter gros à sa famille. Qui plus est, je ne panique pas facilement. Vous vous faciliterez le voyage, plutôt qu’avec cet asticot hystérique. Elle serait capable de se tuer en tentant quelque chose d’idiot, et alors, disparue votre monnaie d’échange… »

Ses prunelles ne s’étaient pas un instant détachées du regard du jeune homme qu’elle fixait avec un magnétisme prenant. Elle n’avait aucun doute quant à son aptitude à se débarrasser des deux autres plus tard. Lui, ce serait plus compliqué… Sa stature approchait déjà davantage de son style de combat, si tant est qu’il soit rapide. Mais elle aviserait pour sa future fuite, pour le moment, il fallait avant tout mettre de côté père et fille !



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Boris Newtown
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Lun 30 Jan - 19:41
Irys : 62842
Profession : Mafia - Ingénieur en Mécanique
Daënar -1
Tout allait bien, nous eûmes une monnaie d’échange, le contact avait bien compris le message et nous pouvions rentrer chez nous sans trop de problèmes. Jusqu’au moment où cette femme apparut à travers la foule. Elle était enveloppée d’une longue cape noir qui entourait le devant de son corps et également la majorité de son visage. On pouvait à peine voir ses yeux. Cependant, il était possible de voir quelques mèches rouges qui s'échappait sur chaque côtés de son profil. Une jolie femme, mais cela n’allait pas la sauver pour autant. Elle se démarqua rapidement à travers la foule en faisant quelques pas d’avant en s'adressant au même moment à moi et mes “collègues”.

Messieurs. Je crains que vous ne soyez en train d’emporter ma chère petite soeur et ça, c’est fort problématique.

Quoi ?! J’étais un peu désorienté pour un moment. Serait-elle assez stupide pour faire face à trois personnes armées et prétendre qu’elle serait capable de l’avoir en retour? Elle devra utiliser la force ou une très grande sommes d’argent pour la ravoir. De toutes façons, les affaires que j'étais en train de négocier était avec Paul Mars et pas avec cette garce qui se croit plus fort que moi. Elle me faisant bien rire. C’était une autre cible facilement prise. J’en connais un qui va être content ! Je répondis ensuite tout simplement de la sorte.

Tu penses pouvoir l’avoir aussi facilement? Il va falloir faire mieux espèce de garce ! Hahahaha ! Veu.. Veuillez-m'excuser Hahahahaha !!!

Mon rire était très aigu et agressant. Il n’y avait rien d’aussi comique en dehors de ce qui est proprement humain. Cette femme seule, sans arme ! Pense-t-elle vraiment pouvoir être à la hauteur ? Malgré mes rires déplacés et quelques peu démoniaques, elle était vraiment ambitieuse de vouloir reprendre possession de sa petite soeur. Elle se mit à réfléchir pendant un court moment puis elle arriva avec un marché qui semblait plus ou moins intéressant.

Vous vous trompez de monnaie d’échange. Ma petite soeur n’est bonne à rien, à peine prépubère. Regardez-la… Aucune poitrine, aucune compétence. Trop jeune. En revanche, si vous me prenez à sa place…

Elle continua son discours en disant qu’elle serait prête à me marier et devenir une maîtresse et elle expliqua également que sa valeur en tant que fille était énormément plus grande que celle de sa petite soeur.

À première vue, l’offre semblait très tentative. Cependant, j’avais de la misère à lui faire confiance. En fait, j’ai toujours de la misère à faire confiance à quelqu’un. La plupart des marchés que j’accepte, s’était tout le temps un dériver de ma version pour que je sois d’accord. Sinon les négociations peuvent durer des heures. Il est vrai que pour une monnaie d’échange, elle était très jeune. Trop jeune pour avoir des enfants, trop jeune pour tuer et ne peut sûrement pas faire les tâches qu’une femme normale fait dans une maison. Elle était tout simplement trop jeune. Quand elle se proposa en retour, j’hésitai, je n’avais aucune idée à quoi m’attendre. Mais bon, j’avais le contrôle de la situation et je n’avais rien à perdre. Cependant, je n’avais pas d’autres choix que la libérer sinon la police allait arriver bientôt. Alors, avec un petit moment d’hésitation, je lui répondi :

Marché conclu. Aller relâche-la !
Mais boss…
J’AI DIT : RELÂCHE-LA !

Mon collègue la relâcha aussitôt puis elle se mit à courir en direction de sa soeur pour être en sécurité. Au même moment, j’avais un sentiment d’être vaincu, détourner. Je ne pouvais pas accepter ce genre de sensation. Dans mon entourage, je devais être toujours l’homme le plus puissant de présence et l’homme qui donne les ordres et je venais juste de me faire battre psychologiquement par une femme qui n’était aucunement armée. Je pris aussitôt le pistolet qui était sur la ceinture de mon collègue. C’était un revolver usagé, mais bien fonctionnelle, une belle taille, un joli poid et parfait pour les tires à courte distance.

Donne-moi ça!

Je pointai rapidement sur la jeune femme qui était en train de courir puis lui tira dans le dos. Elle fit trois autres pas rapide avant de s'écrouler sans vie devant les pieds de la négociatrice. On pouvait facilement voir l’impact de la balle entourée de sang à travers sa robe blanche. Suivi d’un énorme bain de sang autour d’elle qui se démarquait dans la neige. Je ne pouvais guère m’empêcher de rire, de rire et de rire ! J’avais les mains sur mes genoux en essayant de reprendre mon souffle après toutes ces amusements. Je me pensais de nouveau l’homme en charge et j’allais bien. Je me tournai vers mon collègue puis lui adressant la parole.

C’est un joli fusil ! C’est mon pistolet maintenant ! D’accord ?!
Mais non c’est la mie...

*Coup de fusil*

C’est le mien maintenant !

Il avait même le temps de rouspéter contre moi et je lui avais déjà rentrer une balle dans le crâne en lui passant mon revolver sur le menton. En me tourna vers l’autre direction où mon second collègue était placé, il avait déjà son revolver sorti pour être prêt à se défendre contre tout. Malheureusement, j’étais trop rapide pour lui. Ensuite, je décocha une seconde balle qui s’enfonça dans le torse de mon collègue s’écrasa de lui-même au sol. Personne ne devait contredire mon autorité ! Personne ! Même pas un membre plus haut classé de la famille ! Peut-être ce geste allait me faire exclure et condamné à mort, mais j’avais plusieurs tours dans mon sac pour faire disparaître mes actions. C’est-à-dire de faire disparaître toutes les personnes qui auraient la chance de témoigner contre moi à la mafia et il y avait seulement mes deux collègues qui étaient au courant durant cette mission.

Encore une fois, j’étais en éclat de rire. Tellement que pouvais à peine tenir debout. En s’opposant à la jeune femme qui était en train de faire face à la mort de sa petite soeur, je continuai la conversation en disant :

Oui oui ! Vous aviez tout-à-fait raisons! Hahahaha! Votre soeur n’est bonne à rien… Autant s’en débarrasser ! N’est-ce pas !



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Luka Toen
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Dim 12 Fév - 15:12
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Profession : Historienne et naturaliste
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L’existence n’est souvent qu’un long flottement continu. Et l’espace de cet instant suspendu comme les ailes d’un oiseau, où les doigts de la jeune femme effleurèrent la main tendue de Luka, demeura entre elles comme un pont entre les mondes. Puis ses prunelles de jeune enfant s’arrondirent et une once de surprise passa sur son visage pas tout à fait sorti de l’adolescence, à peine les prémices d’une femme. Elle fut abattue en plein vol, juste le temps d’une dernière brassée d’air et son corps s’effondra cloué dans la neige. Cette neige si blanche, si blanche… Elle en blessait les sens, cette étendue vierge de toute trace réfractant une lumière absolue, cette grande place inondée de lumière comme au premier jour de la vie. « Je ne comprends pas » semblait avoir dit son regard, une dernière interrogation muette à l’intention de l’étrange voyageuse aux cheveux de feu qui lui faisait face. Et déjà trop loin pour être rejointe. Ces quelques quatre mètres s’étaient révélé une distance infranchissable. La stupéfaction régna en maître durant quelques secondes de haute voltige, où tous les visages des badauds alentours se tournèrent en direction de la scène de crime comme tout autant de flamants roses abasourdis. S’il était possible d’ignorer un esclandre, l’indifférence devenait obsolète face à un coup de feu. Alors, la scène vola en éclat.

Seule Luka demeura muette dans la cacophonie qui se déclencha sur la place. Des hurlements épars, des cavalcades dans les ruelles adjacentes et des murmures effrayés tandis que les passants vidaient à vitesse grand V les plus proches environs de cette mascarade. Le tireur semblait fou, dérangé. Hériter d’un tir perdu était parfaitement inconcevable pour ces honnêtes travailleurs d’Hinaus. Qu’auraient-ils pu faire ? Face à quelqu’un de raisonné, il était encore possible d’agir pour une personne un tant soit peu courageuse. Face à quelqu’un de visiblement détraqué et par extension imprévisible, gâcher une vie par une tentative de sauvetage ne paraissait pas une idée attrayante.

« Navrée pour tout cela… murmura Luka à l’unique attention de la jeune fille à ses pieds. »

Elle s’était accroupie dans toute cette blancheur, indifférente au monde comme à ses soubresauts. Autour de ce petit corps menu s’ouvrait une fleur sanglante, des corolles crénelées et rougeoyantes qui s’épanouissaient à travers tout autant de flocons de dentelles ; cela tranchait sur sa peau déjà pâle en un contraste saisissant, aussi blanche que la neige. D’un geste fluide et doux Luka referma ses paupières sur son regard éternellement surpris, deux perles cristallines qu’elle emporterait avec elle dans la mort. Elle eut une rapide pensée pour le père toujours replié sur lui-même quelques mètres plus loin. Il aurait mieux valu qu’il naisse My’trän, au moins aurait-il pu rapidement oublier cette mésaventure. Et ce fut cette considération pensive qui la reconnecta à la situation présente, et surtout au blondinet très énervé qui brandissait son arme à qui mieux mieux.

« Pourquoi avoir tué vos acolytes ? »

Sa question était réelle. Elle avait fusé avec la spontanéité qui lui était caractéristique, sans guère se soucier de son propre cas ou de son avenir. Par bien des aspects, ce jeune excité et elle n’étaient pas si différents. Ils avaient simplement une façon divergente d’envisager leur contradiction avec la réalité, lui par la violence, elle par une soif à jamais brûlante de nouvelles connaissances. Pas plus logique que lui elle se fondait à cette scène aussi naturellement qu’un tableau daënar, personnage à part entière de cette comédie et pas du tout inquiétée de la possible fin de la pièce. Sa vie propre ne comptait pas : elle était morte avec Selhan, bien des années auparavant. Sa stabilité mentale ne comptait pas non plus, elle lui avait été ôtée, arrachée durant dix ans où elle avait erré sans but et détraquée, Anomalie psychologique dans toute sa splendeur. Etait-il d’ailleurs lui-même une Anomalie… ?

« Non, laissez tomber, cela n’a pas d’importance. »

Elle eut un léger mouvement de tête négatif, chassa cette interrogation absurde de son esprit. Ils étaient illogiques par essence, le pourquoi était stupide et n’avait pas de justification précise. Elle se releva donc, de la poudre neigeuse tombant en léger rideau de son manteau.

« J’espère que vous savez courir, Monsieur le blondinet. »

Et son calme intérieur s’approfondit d’un semi sourire paisible, incongru dans un tel cas de figure où un cadavre gisait à ses pieds. Alors, contre toute attente et prédiction, elle s’anima d’une brusque détente et vira sur la droite, aussi foudroyante qu’un réflexe reptilien. Une balle siffla juste à sa gauche, rasa sa tempe et vint lui arracher une mèche infime de cheveux. Une autre ricocha à une fraction de seconde près sur le mur derrière lequel elle venait de se précipiter. Une ruelle annexe, justement. Dans laquelle elle allongea sa foulée, revira plusieurs fois jusqu’à déboucher sur une carrière abandonnée, à une extrémité du village. Le pied sûr et souple sur ses hanches, elle s’engagea sans hésiter sur la structure branlante des tréteaux qui n’avaient pas encore été nettoyés, en suspension au-dessus d’un gouffre obscur menant vers les entrailles creusées de la terre. Le nombre de caisses abandonnées était suffisant pour la prémunir contre d’éventuels coups de feu à distance. S’il voulait gagner le défi qui lui avait été lancé, et ainsi s’établir comme le mâle dominant de la zone, il devrait s’approcher et s’aventurer lui aussi dans ce décor instable… Au jeu du chat et de la souris, il lui faudrait se débattre férocement pour obtenir sa part.



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