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Chroniques d'Irydaë
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Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

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 Les carnivores

Bolgokh
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Dim 17 Jan - 1:35
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Sommaire



Bienvenue dans l’antre des carnassiers chers visiteurs égarés. N’ayez pas peur, approchez, il faut bien une pointe de témérité pour oser les rencontrer au détour de vos voyages ! Mais lisez tout d’abord ces quelques articles d’encyclopédie –sait-on jamais, cela pourrait vous épargner un sort terrible et douloureux…


A
Like a Star @ heaven Aimshgiin
Like a Star @ heaven Aracnobion

C
Like a Star @ heaven Chotgor  [LÉGENDAIRE]

D
Like a Star @ heaven Dragon  [MONTURE]
Like a Star @ heaven Dundaj

K
Like a Star @ heaven Khavcha
Like a Star @ heaven Khyanalt

M
Like a Star @ heaven Mogoï
Like a Star @ heaven Muursüld

N
Like a Star @ heaven Nokhoi

O
Like a Star @ heaven Ovchin  [MONTURE]



Vous souhaitez ajouter votre propre pierre à l’édifice ? C’est tout à fait possible ! Vous pouvez proposer vos créatures et leurs descriptions dans ce sujet-ci. L’équipe du staff vous remercie, d’avance, de nous aider à faire d’Irydaë un univers toujours plus complet. ~


~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~


Dernière édition par Bolgokh le Mer 22 Fév - 18:50, édité 3 fois
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Bolgokh
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Mar 19 Jan - 14:03
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Aracnobion


Artiste : Guild Wars 2

Longévité
Deux à trois semaines grand maximum.


Localisation géographique & mode de vie
Ils aiment les cavités et tunnels sombres. De ce fait, ils habitent en grande majorité dans les dédales souterrains des montagnes. Il arrive cependant de croiser quelques représentants égarés dans les caves des vastes fermes de campagne, voire dans des celliers, puits, ou autres espaces rocheux, humides et sombres. On en trouve également pas mal dans les ruines abandonnées. Ils se déplacent en raid, bien qu'il ne soit pas rare d'en croiser un à deux individus solitaires, ayant perdu le reste du groupe. Celui-ci peut contenir jusqu'à une cinquantaine d'Aracnobions, rarement en-dessous de dix.
Ils creusent eux-mêmes une sorte de vaste fourmilière lorsqu'ils élisent domicile quelque part. Aventuriers, soyez attentifs si d'aventure vous trouviez une multitude de trous dans les parois d'apparence abandonnées d'une montagne : c'est le signe visible de leur activité, surtout si ces tunnels ne sont pas recouverts d'humus. En effet, l'extrême fébrilité des Aracnobions et la chaleur qu'ils dégagent empêchent la mousse de se reformer sur la roche. Il arrive aussi de tomber sur des réseaux abandonnés, reconnaissables par leur dense « végétation » car étrangement le passage de ces bestioles fertilisent chaque micro fissure dans la pierre. Cela reste un funeste présage, car le groupe peut simplement s'être déplacé de quelques kilomètres.
S'ils vivent en groupe, la cohabitation reste toutefois difficile. Les Aracnobions se livrent une lutte sans merci lorsqu'ils ne sont pas occupés à chasser leur nourriture. Carnivores dans un milieu hostile à toute vie réellement conséquente -mis à part les aventuriers malchanceux-, ils sont rapidement réduits à la nécessité de s'entre-tuer, appréciant même la chair des leurs : cela fait d'eux une espèce non seulement carnivore, mais aussi cannibale. C'est d'ailleurs là une astuce pour parvenir à survivre à une attaque d'Aracnobions. Abattez ou blessez le premier qui vous passe sous la main, et laissez-le en offrande aux autres -avec un peu de chance le cadavre les occupera durant de précieuses secondes. En effet, ces charmantes bestioles se repèrent principalement dans leurs galeries à l'aide de l'odeur singulière du sang. Ils chassent un peu à la manière des requins, leurs sens s'émoussant et rendus à une sorte de furie hystérique si la fragrance subtile d'une blessure se fait sentir. Ils ont de fait un excellent odorat, fort utile dans un milieu où la vue est annulée. Et ne s'occupent guère de ce qu'ils se mettent sous la dent tant que l'odeur du sang leur fait tourner les mandibules...
La chasse est cependant un travail de groupe. Un Aracnobion seul ne représente pas grand danger, mais un raid de ces bestioles peut engloutir à lui seul une vache en une minute et une poignée de secondes. Ils saignent leurs proies par une multitude de plaies, tellement qu'elles en deviennent méconnaissables, puis entreprennent de découper de très fins quartiers de viande qu'ils engloutissent tout rond. Ils ne dédaignent que les parties osseuses, trop difficiles à digérer pour leur organisme, raffolant des éléments tendres tels que les organes, la peau, les globes oculaires... etc.


Reproduction
Ici, c'est la loi du plus fort qui prévaut. Les femelles ne valent pas grand chose dans la hiérarchie du groupe, souvent plus faibles, utiles seulement pour la reproduction et la création des œufs. Ce sont les mâles qui font la loi, n'hésitent pas à se massacrer pour obtenir la femelle de leur choix qui ma foi, n'a pas grand chose à dire. Il s'agit d'un accouplement violent, bestial, qui ne dure heureusement pas plus de deux à trois secondes. Les mâles peuvent en saillir plusieurs à la suite, se fichant royalement de notions abstraites comme la fidélité de couple. Il arrive également de temps en temps que le mâle tue sa femelle dans l'excitation du moment, rendu fébrile par une goutte de sang de celle-ci due aux écorchures de l'accouplement.
Lorsque la femelle survit, elle conçoit les œufs en seulement quelques heures et pond le tout dans une salle creusée à même la roche, appelée « couveuse » par les experts. Ces salles sont fort impressionnantes, car il n'en existe qu'une par montagne pour tous les groupes qui y vivent. Tous les œufs y sont regroupés, pondus à vau-l'eau et laissés là dans un abandon quasi total, offrant à la vue une sorte d'immense champ d'étranges globules blancs. Ne traînez surtout pas dans les parages s'il vous arrive de vous y égarer... Les petits naissent à nouveau en moins de cinq heures, et ils ont faim, très faim à la naissance, croyez-moi ! Ils ont si faim que la plupart en viennent à dévorer les œufs voisins des leurs, ce parfois jusqu'à dévaster une génération entière de nouveaux-nés. Heureusement pour la survie de l'espèce (et malheureusement pour nous), une femelle peut aller jusqu'à pondre une trentaine d’œufs à la fois. Ce qui, si l'on comprend leur longévité dans l'équation permet juste assez le renouvellement des individus.


Caractéristiques physiques
Les Aracnobions se rapprochent le plus d'insectes à l'étrange carapace. Néanmoins pas très résistante, celle-ci peut s'apparenter à la chitine d'un scarabée. Ils possèdent en tout et pour tout huit pattes, dont trois sur les côtés vouées au déplacement du spécimen, et deux devant permettant non seulement la saisie d'éléments mais aussi des manœuvres plus complexes comme la confection d'un tunnel solide. Ils se servent aussi et principalement de ces deux pattes pour planter leurs proies et s'accrocher à elles comme une moule à son rocher. Leur corps est long et filiforme, de la tête à la queue, doté d'une carapace rebondie sur le dos. Si de petits piquants sont présents sur la tête, la queue est surtout munie d'un dard fort utile pour transpercer les opposants lors d'une lutte pour l'accouplement, mais aussi bien sûr pour la chasse. Ils achèvent leurs proies de cette manière, répugnant à s'en servir réellement pour l'attaque en elle-même... Le plus singulier chez eux sont sans doute ces appendices en forme d'ailes atrophiées. Tout laisse à penser qu'autrefois les Aracnobions étaient une espèce volante, ayant par la suite choisi d'évoluer sous terre. Ils n'ont pas complètement renoncé à leur utilisation, puisqu'elles servent encore de nos jours à impressionner l'adversaire, ossature déployée, dans une parade guerrière intimidante. Ils ne mordent que très peu -voire pas du tout puisqu'ils n'ont pratiquement pas de dents-, mais leurs pattes coupent comme du verre, traçant d'importants sillons dans la chair tendre. Ils se meuvent comme des scolopendres et parviennent à faire des bonds qui atteignent parfois les cinquante centimètres.
Leur chair est très tendre, mais complètement immangeable. A force de s'être nourris des leurs et d'un certain type de viande, leur corps dégage une étonnante luminosité proche de celle du feu, ainsi qu'une certaine chaleur qui leur permet de survivre à des températures minimales défiant toute imagination. Cette chair est parfois récupérée pour confectionner des lampes d'origine naturelle, sans risque de propagation ni de brûlure, ne dégageant aucune odeur une fois figée dans du miel condensé. Cela n'éclaire pas des masses, mais il s'agit d'une lumière douce, feutrée, utile pour ne pas trop attirer l'attention.


Taille
Les petits font entre 3 et 5 centimètres, et ne grandissent pratiquement pas par la suite. Les plus grands spécimens peuvent faire tout au plus une quinzaine de centimètres, en longueur, et trois de haut.


Caractéristiques psychologiques
Sales bestioles que voilà. Hargneuses, hystériques, elles ne cessent leurs activités fébriles qu'une fois mortes. Heureusement, elles ne sont pas dotées d'une grande intelligence, se résumant à la procréation et à la sustentation. Elles sont aisées à duper, mais presque impossible à effrayer, trop stupides pour comprendre le principe de survie, se jetant immédiatement au devant du danger. Elles ne sont pas à proprement parler conduites par un chef, mais réagissent comme des moutons : il suffit qu'un seul Aracnobion se lance pour que tous les autres viennent à sa suite, au cas où, sait-on jamais. Quitte à sauter dans un précipice à la suite des autres.


Capacités
Rien de bien impressionnant outre ce que nous avons déjà évoqué plus haut. La lumière qu'ils dégagent est tout à fait singulière et bien souvent recherchée pour les expéditions en milieu hostile, voire instable (produits ou gaz inflammables... etc).


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 16:55, édité 1 fois
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Bolgokh
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Mar 19 Jan - 14:04
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
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Dragon


Artiste : Inconnu

Longévité
Ils peuvent vivre jusqu'à 100 ans, soit à peu près la durée de vie optimale d'un être humain. La plupart du temps ils ne vont pas jusqu'aux 90 ans. Toutefois la comparaison s'arrête ici car ils deviennent adultes dès leurs 5 ans, c'est-à-dire une croissance infiniment plus rapide que celle de l'Homme.


Localisation géographique & mode de vie
Créés par Orshin pour sa belle Amisgal à l'origine d'Irydaë, les dragons sont en fin de compte une espèce minoritaire de la planète. Dangereux de par leurs attributs, ils ont été fréquemment chassés par le passé et se font aujourd'hui beaucoup plus discrets. Tout cela en plus d'avoir besoin d'un assez vaste territoire pour vivre, la nature a fait en sorte de réguler leur nombre afin qu'ils puissent bénéficier d'un espace suffisamment oxygéné. Il n'est pas rare d'en rencontrer de loin, une vague silhouette à l'horizon, mais il ne s'agira jamais guère plus que d'un individu esseulé. Mis à part si vous vous aventurez dans les régions les plus hostiles où ils pullulent... Et bien sûr, si vous vous rendez à Dyen, cité des dragons par excellence. Ils ne vivent pas en communauté mais sous forme de couple, deux voire trois individus maximum -auquel cas les mâles commencent à se manifester une animosité réciproque, et cela vire souvent en bain de sang. Seul le domptage sur plusieurs années permet de réguler et d'éliminer en partie cette concurrence, très délicate en période d'accouplement. Il est très rare que les petits restent avec leurs parents une fois leur maturité atteinte, mais le cas existe... Leurs lieux de prédilection varient selon les espèces et les poids, détaillés ci-après. Dans la plupart des cas, n'importe quel lieu peut faire l'affaire tant qu'il bénéficie d'un espace protégé (grotte, corniche...etc) suffisamment grand pour accueillir la famille et suffisamment approvisionné en matière de proies ! Généralement, il s'agit d'un endroit reculé, loin de l'influence des Hommes qui se sont montrés plutôt agressifs à l'égard des dragons ces dernières années. On en trouve sur à peu près tous les continents, en grande concentration sur celui tout au nord, trop hostile pour que les humains y aient tenté une éradication de l'espèce, et dans les montagnes qui environnent Dyen, site protégé des chasseurs.
Les dragons sont purement carnivores, bien qu'ils soient capables de manger de tout si la nécessité s'en fait sentir, un peu à la façon d'un chien. Ils ont besoin d'énormément manger, et peuvent tenir des semaines ensuite sans se sustenter, s'ils sont correctement repus en une seule fois. Ils sont également capables d'entrer dans une forme d'hibernation profonde qui leur permet de dormir sans dégâts durant des mois s'ils ne sont pas dérangés. Dans cet état, ils sont extrêmement fragiles car leur sommeil lourd n'est pas facilement réversible... On ne compte plus les dragons tués, incapables de se réveiller car n'ayant rien perçu du monde extérieur ! Ils apprécient tout particulièrement les siestes au soleil, reptiles avant toute chose, et plus largement les températures chaudes. A moins d'être affamés, ils ne sont pas systématiquement agressifs envers les voyageurs, mis à part s'ils se sentent menacés ou si vous avez l'air particulièrement appétissant. Auquel cas nous ne pouvons plus rien pour vous.


Reproduction
La légende voudrait que les dragons soient fidèles pour la vie au partenaire qu'ils se sont choisis à l'image d'Orshin et Amisgal. Dans les faits, c'est un tantinet plus subtil que cela... Il est vrai que la plupart des spécimens suivent fidèlement cette maxime et ne font qu'un avec leur moitié, notamment les individus qui vivent à l'état sauvage. Si l'un des deux venait à mourir, l'autre le suivrait derechef dans la mort. Cependant le temps et la proximité avec les êtres humains ont apporté quelques changements dans cet instinct amoureux millénaire chez les dragons apprivoisés : les plus jeunes adoptent peu à peu une affection provisoire au même titre que les Hommes, selon les rencontres du moment. Ce changement subtile dans les relations draconiques permet aux éleveurs qui l'encouragent de varier les reproductions et donc de créer des dragons plus performants. Les pedigree d'excellence sont extrêmement demandés à Dyen ! L'une des explications scientifiques à cette déviance serait que leurs dragonniers rempliraient peu à peu ce rôle d'âmes liées dont l'espèce a tant besoin, remplaçant ce qui devenait à l'origine un conjoint. Tant que ce manque est satisfait, le dragon rechercherait beaucoup moins la présence de ses semblables.
Ils obtiennent leur maturité sexuelle au bout de 5 ans. Mâles et femelles étant sur un même pied d'égalité, la plupart des accouplements s'opèrent après une formidable parade amoureuse qui s'achève en un balais aérien -si la demoiselle manifeste son accord-, au cours duquel les deux êtres se lient et chutent ensemble dans le vide jusqu'à l'ultime instant. L'on dit qu'à part l'accouplement d'un Yhal, il n'y a rien de plus beau que celui d'un dragon, extrêmement rare et encore plus difficile à surprendre pour un intrus... En effet, les dragons semblent être une espèce timide lorsqu'il s'agit de s'ébattre devant les yeux d'étrangers. Tout comme les requins, ils apprécient l'intimité et s'éloignent tout d'abord de toute présence de vie. Suite à cette fécondation la femelle entrera en gestation pour une durée d'un an et quatre mois, puis les œufs mettront six mois de plus à durcir et à se former convenablement. Un œuf de dragon est extrêmement fragile (y poser un doigt suffit à le déformer les premières semaines) et un petit sur deux n'arrive jamais jusqu'à l'éclosion pour x ou y raison... En revanche, au terme de ces six mois d'attente, les œufs vont jusqu'à faire entre 1,2 et 1,8 kilos ! Ils doivent être conservés dans une attention permanente, à température extrêmement chaude (entre 40 et 50 degrés). Il est à noter que les dragons souffrent d'un très grand manque de fertilité : généralement la portée ne se compose que d'un seul œuf, deux dans les cas les plus rares ! Une femelle a environ une portée tous les 3/4 ans, ce qui n'empêche pas les adultes de s'accoupler quand bon leur semble.


Caractéristiques physiques
Les dragons sont, pour caricaturer quelque peu, de grands lézards ailés. Ils ont tous une peau écailleuse épaisse, des crocs acérés, des griffes dangereuses et une forme reptilienne. Il en existe de toutes les couleurs et de nombreuses formes, mais les mêmes caractéristiques communes reviennent globalement : la présence de quatre pattes et de deux ailes notamment. La colonne vertébrale très souple est constituée d'un grand nombre de vertèbres très bien articulées les unes par rapport aux autres ; les ondulations du corps sont donc possibles grâce à cette structure d'une part et d'autre part grâce à l'existence de muscles latéraux... Ils se repèrent dans leur milieu naturel en sentant les odeurs et les déplacements d'air grâce à leur langue, et outre le pas de leurs ennemis et ceux précipités de leurs proies potentielles, ils peuvent presque certainement capter les infrasons dans l'air... Ils sont sensibles aux radiations infrarouges et peuvent percevoir les plus infimes changements de température. En analysant les messages thermiques reçus ils peuvent donc localiser leurs proies et déterminer à quelle distance elles se trouvent. Cela signifie qu'ils peuvent mordre avec précision, même dans l'obscurité totale.
Leurs ailes sont le point faible principal de leur métabolisme. Fragiles, elles ne sont que rarement recouvertes de défenses naturelles car cela altère le vol de façon conséquente. Une fine membrane de peau veinée est tendue sur une armature d'os légers, capable de capter les différences de pression qu'occasionnent les courants aériens. Ces capteurs invisibles transmettent alors au cerveau les réglages nécessaires à un bon vol... Une membrane abîmée est capable de repousser sur quelques centimètres (fines déchirures), mais un os fracturé, s'il n'est pas immédiatement repositionné et colmaté, ne sera plus jamais en mesure de recouvrer sa souplesse d'antan voire même ses facultés de vol. Et un dragon coincé au sol est un dragon mort.
Leur amure d'écailles change selon les spécimens, parfois agrémentée de cornes ou autres appendices tranchants/perforants, jusqu'à la collerette composée d'une membrane ou à la queue hérissée de pics. Il arrive même que la kératine de leurs écailles se transforme en plumes pour améliorer leur vol. Les individus sont donc très différents les uns des autres... Néanmoins, des points communs subsistent : leur peau écailleuse épaisse s'affine considérablement sous le cou et sur le ventre, de même qu'au niveau des ailes. A ces endroits clés, il est facile pour une épée bien aiguisée de passer... Une écaille tranchée ou arrachée repoussera au même rythme qu'un ongle humain. Cependant, selon la blessure et la cicatrisation, elle ne sera pas forcément de la même couleur et sera au trois quarts moins résistante que l'écaille précédente. Il est à noter que celles-ci sont très utiles pour la confection de nombreux éléments, autant dans la joaillerie et l’orfèvrerie que pour de vulgaires outils.


Taille
L'espèce se divise en trois catégories de dragons, ce qui simplifie grandement leur recensement face à tant de différences. Ces catégories se basent sur la taille de l'animal : entre 1 et 2 mètres de hauteur pour les poids légers (à peu près la taille d'un cheval standard), de 3 à 5 mètres pour les poids moyens, et de 6 à 8 mètres pour les poids lourds. Il est à noter que les poids lourds possèdent une armure d'écailles quasi infranchissable mais sont extrêmement ralentis par elle et ne peuvent s'envoler qu'en se jetant d'une hauteur, et qu'à l'inverse, les poids légers sont très fragiles mais d'une habileté et d'une vitesse impressionnante. Les poids moyens sont un savant mélange des deux.


Caractéristiques psychologiques
Les dragons, tout comme les crocodiles et autres prédateurs, sont dangereux. Beaucoup de touristes et autres voyageurs imprudents ont tendance à l'oublier, ayant perdu le sens de la rationalité à l'abri de leurs cités durant trop de temps. On ne peut pas les considérer comme des chevaux ou des chiens que l'on apprivoise facilement : les dragons de Dyen sont par exemple le fruit de décennies d'apprentissage, de travail au corps à corps avec eux, d'une relation de confiance entre maître et animal qui ne peut se permettre aucune concession. Une concession est souvent synonyme de l'agression d'un civil. Allez faire comprendre à un prédateur né qu'il doit désormais écouter et obéir à un morceau de viande. La bête sauvage n'est jamais très loin en eux malgré leur étonnante intelligence... Car ils comprennent beaucoup plus de choses que les canidés, et savent s'adapter et évoluer selon l'individu qu'ils ont en face d'eux, preuve de l'efficacité de leur terrible instinct de chasse : pour survivre, ils ont dû faire face à la hargne des Hommes et à la recherche toujours plus pesante de gibiers habitués à les craindre. Si certes la plupart n'ont toujours pas pris l'habitude de surveiller le ciel par lequel peut aussi venir leur mort prochaine, leurs proies ont développé en grande majorité des techniques de survie aptes à les soustraire aux serres des dragons. Et c'est qu'il faut nourrir sa famille ! Surtout les femelles. N'allez jamais chercher des noises à une femelle qui protège ses œufs, vous comprendrez qu'une lionne fait pâle figure face à la folie destructrice d'une dragonne angoissée... Même les mâles n'osent s'y frotter.
Toutefois, lorsqu'un dragon est apprivoisé en bonne et due forme, il se révèlera être le plus formidable compagnon que vous n'ayez jamais eu. Il déploiera des trésors d'intelligence pour vous satisfaire et une relation correctement menée sera à la vie ou à la mort. Certains deviennent même un tantinet trop possessifs à l'égard de leur dragonnier... Attention néanmoins, seuls les dragonnets peuvent avoir une chance d'être apprivoisés. Passés les premiers jours, les dragons restent ensauvagés, même s'ils peuvent être attendris et habitués dans une certaine mesure à votre présence.


Capacités
Chez certains poids moyens, un don naturel peut se manifester lors de la maturité sexuelle. Ce n'est pas systématique, mais cela arrive, d'autant plus souvent chez les spécimens apprivoisés dont les lignées sont étroitement surveillées pour donner de plus en plus de représentants capables de telles prouesses. Le cas existe également chez les poids lourds et les poids légers, mais le don est généralement beaucoup plus affaibli et moins performant chez eux, surtout chez les poids lourds qui sont déjà en eux-mêmes une certaine force de la nature. Ce cas-là reste de toute façon extrêmement rare.
Ce don se présente sous la forme d'un souffle d'élément. Il varie selon les spécimens en force et en endurance, et se décline en trois possibilités : un souffle de feu, un crachat empoisonné, et un souffle d'air. Puisque le souffle de feu est assez commun dans notre culture, penchons-nous sur les deux derniers. Le crachat se présente sous la forme d'un mince filet d'acide projeté par le dragon, et capable de dissoudre même les matériaux les plus durs sur le long terme. Il peut provoquer des brûlures atroces sur la peau, voire la perte de membres si laissé trop de temps. L'astuce est d'engloutir immédiatement l'acide sous du sable ou de la terre, ce qui annihile ses effets. Et non de l'asperger d'eau, erreur fatale de bien des aventuriers, ce qui ne fait que renforcer son aspect corrosif et bouillir l'acide... Il est à noter que ce crachat, contrairement au feu, fait autant de dégâts au dragon concerné voire à ses alliés, ce qui nécessite un emploi extrêmement mesuré de la part de ce dernier. Quant au souffle d'air, il s'agit d'une vibration provoquée dans l'air par le rugissement, capable si lancée à la bonne fréquence, de faire exploser une coque de navire. Mais cela demande des années de pratique, car le dragon doit savoir le concentrer selon l'ouverture de sa mâchoire. Sur les êtres vivants, mieux vaut ne pas se prendre un tel souffle de plein fouet, car l'on peut écoper au mieux de saignement des tympans voire s'évanouir sur le coup, et au pire, une mort tout à fait prématurée.


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 17:08, édité 1 fois
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Bolgokh
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Mar 19 Jan - 14:07
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Mogoï


Artiste : Marco Gorlei

Longévité
Jusqu'à 50 ans si leur environnement est favorable.


Localisation géographique & mode de vie
Ô combien de légendes ont vu le jour autour des Mogoï ! Les plus prosaïques établissent un lien de famille très étroit entre cette race ancienne et leurs probables cousins dragons. A cela près qu'ils n'ont pas évolué de sorte à conquérir le ciel, trouvant parfaitement leur bonheur à la surface du sol. Ces rampants aiment tout particulièrement vivre dans les jungles et forêts très denses et touffues. Ils ont besoin d'un environnement très fourni en matière de végétaux, mais aussi de dénivelées et de kilomètres de territoire. En effet, massifs à l'âge adulte et fortement territoriaux, un adulte domine généralement un domaine de trois à quatre kilomètres. Cette sélection par la force a rapidement contraint la plupart des spécimens à une errance définitive : de nos jours, il ne reste que très peu de Mogoï encore en vie et il est encore plus rare d'en croiser un. Et grand bien nous en fasse car ces Seigneurs de la forêt sont intraitables avec tout étranger qui oserait poser le pied sur leur terrain de chasse ! Il n'est pas anodin de tomber sur des scènes de dévastation forestière, un Mogoï ayant laissé libre cours à sa rage écumante face à un autre Mogoï, voire parfois d'autres espèces tout aussi territoriales et aptes à rivaliser avec eux.
S'ils sont capables d'ingurgiter des plantes, ils ont une prédilection pour la viande encore chaude, ce qui en fait des prédateurs hors pair dès que la faim se fait trop sentir. Ils traquent leur proie à l'aide de leur langue effilée, et détectent principalement les sources de chaleur : veillez à vous couvrir de boue fraîche ou vous précipiter à l'eau si d'aventure l'une de ces bestioles venait à vous prendre en chasse, elle perdrait presque immédiatement votre trace. De même peuvent-ils être éblouis par une subite et forte source de chaleur, ce qui leur fait craindre tout particulièrement le feu qui abîme douloureusement leurs précieuses rétines. Ce sont des animaux en grande partie diurnes car ils aiment sentir une certaine tiédeur sur leurs écailles. Ils chassent toutefois surtout la nuit, et parsèment leur temps d'une série de petites siestes après la digestion.
Leur régime alimentaire initial est celui de petits gibiers qu'ils chassent et gobent à loisir, tels que des oiseaux, de petits mammifères (lapins, souris, écureuils...), ou même certains invertébrés (escargots, vers de terre, ou encore scarabées qui croustillent mieux sous la dent...). Ils n'ont pas grand appétit pour des proies plus grosses, mis à part en période de carence. L'humain est même un tantinet trop filandreux pour leur palais fragile... Mais il n'est pas impossible de voir un Mogoï dévorer un aventurier malchanceux, cela s'est déjà vu par le passé, de la même manière qu'un requin confondrait les gesticulations d'une otarie avec celles d'un surfer imprudent. Une source de chaleur reste une source de chaleur comme une autre ! En dehors de cela, il arrive que l'animal « broute » quelques minéraux qu'il trouve principalement au fond des fleuves qui serpentent dans leurs forêts, ce afin de renouveler sa cuirasse naturelle. De même, ils aiment prendre de longs bains dans ces mêmes eaux, toujours en haut fond car ils ne savent pas nager pour autant, très soigneux de leur amure d'écailles. Cela leur permet également de se débarrasser des parasites indésirables en grand nombre dans les zones tropicales, et de soulager toute éventuelle piqure.
Effrayés qu'ils sont par le feu, les Mogoï ont peu à peu développé un instinct de survie pour le moins étrange et brutal. Lorsqu'un départ de flammes est détecté par un Mogoï à proximité (qu'il s'agisse d'un éclair mal placé ou d'un feu de camp...), celui-ci se mettra à charger cet élément indésirable sur son territoire, entreprenant de se rouler sur les cendres jusqu'à les étouffer puis de les mâcher consciencieusement. Son épaisse armure d'écailles lui permet de venir assez vite à bout de toute étincelle, et cela donne bien souvent pour résultat bon nombre de campements dévastés.


Reproduction
Les Mogoïs ne quittent leur territoire qu'à une seule occasion dans leur vie : lorsqu'il s'agit d'une femelle et qu'elle connait ses premières chaleurs. Les femelles en quête d'un mâle sont nomades, et ne s'arrêtent qu'une fois seulement après avoir trouvé le grand amour. En effet, cette espèce est redoutablement fidèle, ne changeant jamais de partenaire jusqu'à la fin de leur existence. Par conséquent, la vie d'une femelle peut être assez risquée... Il suffit de mettre les pattes sur le territoire d'un mâle dont le cœur est déjà pris pour se retrouver confrontée à la maîtresse des lieux à coup sûr enragée : la jalousie maladive est un trait de caractère à part entière chez elles, prêtes à aller jusqu'à la mort pour virer l’intruse de leur territoire. Majoritairement, ces dernières n'insistent pas, sachant pertinemment que le mâle ne démordra pas de la précédente propriétaire des lieux. Mais tout comme l'être humain, il arrive que certaines s'entichent d'une situation impossible... Lorsque la femelle rencontre un mâle tout disposé à une histoire romantique, ce n'est pas elle mais lui qui se livre à une parade nuptiale pour le moins... Brutale. Bien dressé sur ses appuis, celui-ci arrache les arbres environnant tour à tour et les brise entre ses mâchoires. Plus l'effet est théâtral, dévastateur, plus la femelle sera conquise. Par la suite, les copeaux de bois sont entassés de sorte à créer un nid très vaste et circulaire, et c'est là précisément que le couple établira domicile pour dormir.
Le taux de fertilité chez les femelles étant plutôt faible, elles ne pondent généralement qu'un seul œuf, deux au grand maximum. Ils incubent durant dix à douze mois pendant lesquels le couple se succède à tour de rôle pour les couver : ils se lovent autour de la coquille à la manière des serpents. Le petit, une fois adulte et ce peu importe son sexe, sera chassé du territoire par le mâle dominant. Il n'est pas rare que le jeune adulte soit tué dans cet exercice.


Caractéristiques physiques
Le Mogoï est une sorte d'immense lézard écailleux, doté d'un masque de cornes : deux sur le dessus du crâne, généralement recourbées, et deux autres en forme de patte d'oie sur la mâchoire. Sa cuirasse naturelle est assez efficace, bien que non invulnérable. Les écailles sont fort bien agencées entre elles en un fin réseau à l'image des varans. La peau n'est donc pas tellement dure, mais glissante et au cuir assez épais pour dévier une lance. Elle se renforce à certains points anatomiques stratégiques : l'épine dorsale, la tête, les coudes, et le bout des pattes. Le ventre, plus fragile, est généralement maintenu soigneusement hors de portée de tout danger. Sa queue, courte et pataude, ne lui est pas d'une grande utilité mis à part pour maintenir un certain équilibre avec sa stature. Il est également à noter que son armure naturelle est parfois filée de quelques joyaux lumineux. En réalité, il ne s'agit pas de pierres précieuses mais de ces fameux minéraux qu'il absorbe pour renforcer ses écailles, agglutinés ensuite en un amalgame si finement filtré qu'il en devient translucide et lumineux. Ces pierres ne valent pas très cher sur le marché et font d'excellents bijoux, faciles à modeler et de couleurs vives, représentant un bon parti pour tous les foyers de caste sociale moyenne. Ses prunelles, quant à elles, sont très sensibles au point de diffracter et de renvoyer la lumière au même titre que les yeux des chats, si ce n'est que le phénomène est même diurne.
S'il charge la plupart du temps lorsqu'il attaque, ce n'est pas systématique. Il distribue aussi généreusement quelques coups de crocs bien placés. Sa mâchoire est en effet l'une des plus puissantes du règne animal, il peut aller jusqu'à exercer une pression de 800 kg ! Il ne se sert néanmoins de cette force prodigieuse que pour broyer les troncs des arbres ou les déraciner, n'ayant guère besoin d'une telle pression au quotidien, heureusement pour l'état des rongeurs qu'il avale tout rond... Étonnamment, il ne possède que deux pairs de canines, le reste de ses dents ressemblant davantage à des molaires épaisses. L'espèce était probablement herbivore jusqu'à il y a peu de temps, sans parler du fait qu'il se sert encore de ces « restes » pour sa parade amoureuse.


Taille
Entre 4 et 5 mètres de haut pour à peu près autant de longueur pour un adulte. Les petits, eux, naissent autour d'un mètre 50 à 2 mètres.


Caractéristiques psychologiques
Le Mogoï est une sorte de croisement entre le tricératops et le rhinocéros. Il tient également d'eux une partie de son caractère : plutôt indifférent tant qu'il ne voit pas rouge et que vous n'excitez pas sa colère ! D'ordinaire le Mogoï ne se sent pas en danger lorsqu'il croise un humain sur son territoire. Il est rare qu'il le considère comme un ennemi potentiel venu lui dérober ses terres, au même titre qu'il ne considère pas les lombrics et les lapins qui frétillent à ses pieds. En revanche, si cet humain s'excite à grands renforts de gestes larges et amples, ou présente un aspect agressif, vous avez une chance sur deux pour que le Mogoï daigne reconsidérer son choix et décide que finalement, vous êtes un trop grand danger potentiel... Et croyez-moi, la charge d'un telle bestiole peut faire trembler la terre ! Les guides bien avertis ne sauront que trop vous conseiller dans l'éventualité d'une telle rencontre de rester immobile, voire de bouger excessivement lentement, sans geste brusque, et surtout en évitant de croiser et de soutenir le regard du Mogoï. Pensez écureuil, vivez écureuil.
Au-delà de cela ils sont plutôt indifférents à tout le règne humain, n'ayant cure de piétiner votre campement lors d'un aller toilette, ne songeant pas même à éviter la proximité humaine tant la conviction qu'ils sont sur leur territoire est ancrée en eux. Ils sont de fait extrêmement butés, et ne passent pas généralement par quatre chemins lorsqu'ils ont décidé de passer par un seul : il est pour ainsi dire impossible de faire changer d'avis un Mogoï, à moins d'avoir de bons, très bons arguments, ou de sortir de son territoire. Gardez toujours à l'esprit qu'ils sont combatifs par nature, surtout et principalement envers les étrangers. Lorsqu'ils sont seuls et paisibles, rien d'autre ne les distingue d'un bovin que leur étrange silhouette.


Capacités
Sa salive véhicule énormément de bactéries nocives pour l'être humain, et plus globalement tout être vivant qui se respecte. Elle n'est pas dangereuse en soi, mais appliquée sur une coupure elle devient très rapidement problématique : la chair se gangrène en l'espace d'une journée si elle n'est pas correctement assainie, jusqu'à nécroser le membre puis tuer l'hôte. Une morsure de Mogoï, non content de vous avoir probablement brisé les os, doit être très rapidement soignée en conséquence. Il est à noter qu'elle n'a pas non plus d'effets si elle est ingurgitée, lesdites bactéries se heurtant aux sucs gastriques puissants présents dans l'estomac humain.


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Bolgokh
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Mar 19 Jan - 22:42
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Nokhoi


Artiste : Brent Hollowell

Longévité
13 ans, jusqu'à 16 une fois apprivoisé et s'il bénéficie des soins appropriés toute sa vie.


Localisation géographique & mode de vie
Les Nokhoi parcourent à l'origine les terres volcaniques, ou du moins, les régions plutôt désertiques offrant un climat sec et très chaud. Ils n'aiment pas vraiment l'humidité, et craignent le froid qui peut se révéler rapidement terriblement mortel pour eux. La raison de cette préférence se trouve au sein même de leur organisme : appartenant au règne des reptiles, ils ont le sang froid et doivent régulièrement s'exposer à une certaine source de chaleur afin de maintenir le fonctionnement de leurs organes vitaux. Inversement, ils sont donc aptes à supporter des températures démesurément hautes voire de franchir un feu sans qu'il n'en résulte la moindre égratignure ni brûlure. Leur peau se rapproche en effet de celle des dragons, composée d'une kyrielle d'écailles enchâssées les unes entre les autres, un maillon si fin qu'il est indécelable à l’œil nu mais rend leur cuir très dur.
Ils sont férocement carnivores, tristement célèbres car ils sont extrêmement lestes et d'une précision mordante. Ils sont aux régions désertiques ce que les loups sont aux forêts tempérées, connus des voyageurs qui ont l'habitude de fouler leur terre et avec qui la cohabitation est parfois très difficile. Au même titre que les canidés précédemment cités, ils fonctionnent en meute hiérarchiquement organisée : un couple alpha domine généralement tous les autres, suivi d'un système de paliers basé sur la force et l'endurance de chaque individu. Le plus faible d'entre eux n'aura pas plus de valeur que la progéniture, voire moins encore puisqu'il ne représente pas même l'avenir de la meute. Ainsi, cette espèce ne prend pas compte du sexe de chaque Nokhoi, mais de la qualité de ses aptitudes. Tout autant que les mâles, les femelles sont parfois amenées à les dominer largement, et inversement ! En revanche, les meutes ne se mélangent pas et se livrent de féroces batailles si d'aventure l'une d'entre elles devait pénétrer le territoire extrêmement surveillé de l'autre. Il arrive néanmoins étrangement rarement que ces affrontements donnent lieu à la mort de l'un d'entre eux, et si c'est le cas, ce ne sera que des suites de ses blessures devenues trop graves avec le temps ou l'ayant trop handicapé pour la chasse. Effectivement, les Nokhoi ont un esprit de famille très développé et ne laisse pratiquement jamais l'un d'entre eux sur le tapis, malgré toutes les brimades qu'il peut subir de la part des siens. Un Nokhoi est loyal et le restera toute son existence, de fait, les meutes semblent toujours respecter un certain accord tacite quant à la vie d'autrui. Il est même arrivé par le passé de voir plusieurs meutes s'entraider dans les temps difficiles, surtout en période de famine, mettant de côté leurs différents territoriaux. Inutile de préciser que si les rongeurs les satisfont un moment, ils ne lésinent pas sur la chasse à un gibier plus gros, quitte à parfois même s'attaquer en grand nombre aux caravanes...


Reproduction
Le Nokhoi atteint sa maturité sexuelle à 22 mois. La saison des amours donne lieu à de nombreux jeux de séduction, les femelles ayant autant leur mot à dire que les mâles. C'est une parade nuptiale qui ne tolère aucune violence, ou très peu, à peine quelques grognements et sifflements reptiliens de mécontentement lorsque celui ou celle qu'ils se sont choisis leur refuse l'accès. Un couple restera lié jusqu'à l'année suivante, ou chacun sera libre de trouver un autre partenaire voire de remettre le couvert si vous me pardonnez l'expression. Concrètement, la polygamie n'existe donc pas chez eux puisqu'il s'agit chaque fois d'être avec un seul partenaire pour tout un temps, sachant que nombreux sont les Nokhoi à rester toute la durée d'une vie avec le même conjoint. Il est à noter que le niveau hiérarchique d'un individu joue beaucoup dans la séduction qu'il peut apporter, les alphas étant bien entendu plus prisés que ceux tout en bas de l'échelle alimentaire. Les Nokhoi cherchent toujours une âme sœur de force équivalente à la leur. Au terme d'une courte gestation, la femelle peut mettre au monde entre un à sept œufs. Ils seront en gestation durant une soixantaine de jours avant que les petits n'éclosent. Une fois l'âge adulte atteint, ceux-ci choisissent s'ils veulent ou non rester dans leur meute. Il y a toutefois très peu de rapports sexuels entre les individus d'une même famille, car l'espèce semble capable d'appréhender des liens de parenté très proches : les petits savent toujours qui sont leurs parents, de même que leurs frères et sœurs avec lesquels ils entretiennent une relation toute particulière.


Caractéristiques physiques
Les Nokhoi ressemblent à de grands chiens, pour ne pas dire loups. Si ce n'est qu'ils tiennent davantage du lézard que du canidé, appartenant aux espèces au sang froid et à écailles. De fait, leur apparence varie quelque peu : à la place d'une fourrure, ils sont recouverts d'un cuir renforcé, agrémenté de proéminences cornues et bigrement pointues. Leur tête est ainsi ceinte de deux paires de cornes élégamment recourbées, aussi redoutables que leurs crocs et leurs griffes en combat. De même pour leurs reins, quoiqu'un tantinet moins développées. La nature a fait en sorte qu'il est difficile de les attaquer par derrière et de sauter sur leur dos. Ils peuvent atteindre des pointes de vitesse non négligeables, jusqu'à 50 km/h mais sont de médiocres nageurs. En revanche, ils sont d'une endurance à toute épreuve et peuvent tenir de longues heures à leur vitesse de pointe sans faire mine de fléchir. L'espèce est ainsi capable de faire plus de 70 km en une seule et même nuit en cas de besoin. Par ailleurs, ils n'ont besoin que de très peu d'eau pour survivre, s'étant adaptés à leur milieu naturel peu propice à l'humidité : ils emmagasinent le peu d'eau qu'ils boivent dans les poches qui naissent sur leur poitrail et peuvent la conserver et l'économiser jusqu'à plusieurs semaines d'affilée.
Si leur ouïe est quasi inexistante -à noter qu'ils ne possèdent pas d'oreilles mais simplement des orifices tenant lieu d'appareil auditif- ils saisissent à peu près les bruits forts mais peu les subtilités. En revanche, leur vue est redoutable et excellente, sans parler de leur odorat... Ils sont capables de repérer le moindre mouvement à des kilomètres de là sur terrain plat, et possèdent toujours la capacité commune aux serpents de détecter les sources de chaleur, et ce même dans le noir total. Ils sentent avec leur langue, goûtent l'air et peuvent traquer de la sorte une proie jusqu'aux confins du monde s'il le faut, à moins qu'ils ne se lassent avant. Ce qui est bigrement pratique pour survivre dans un lieu aussi hostile qu'un désert, surtout pour repérer les très rares proies disponibles. Leur queue, quant à elle, est très souple et leur permet d'exprimer leurs humeurs. Imaginez un chat, et vous aurez à peu près une idée de la signification de chaque position de ladite queue !
Enfin, l'élément le plus notable chez les Nokhoi est sans doute leur dentition. Un adulte peut avoir jusqu'à 42 dents, des crocs qui peuvent aller jusqu'à six ou sept centimètres et sont capables de broyer autant les os que la chair ferme.


Taille
La hauteur au garrot varie de 66 à 81 cm. Ils peuvent atteindre les plus de deux mètres d'envergure de la tête à la queue grâce à cette dernière qui peut se révéler très longue.


Caractéristiques psychologiques
Les Nokhoi sont à l'état sauvage de viles bestioles. Fourbes, très intelligents, ce sont de véritables scélérats capables de rester assis à plusieurs mètres de vous durant des jours pour guetter l'infime instant où votre attention déclinera. Ils sont d'une nature opportuniste, n'hésitant pas un infime instant à saisir leur chance de se nourrir quand elle se présente. Qui plus est, chassant en bande la grande majorité du temps ils parviennent à développer des stratégies toujours plus performantes : vous ne verrez jamais la meute complète de front, mais généralement un ou deux individus quelque peu entreprenants, juste le temps de détourner votre attention et... Vous serez ferré par un splendide revers. Ils visent d'ailleurs toujours les parties sensibles des proies qu'ils chassent, privilégiant un mollet, plus un autre pour vous immobiliser d'abord, puis ensuite et seulement un point vital. Ils peuvent en effet ressentir les faiblesses d'un être vivant, savoir s'il est malade, déjà blessé... etc. Et cherchera toujours à en tirer parti.
Toutefois, s'ils sont agressifs quand ils ont faim ou qu'ils se sentent menacés, l'espèce est capable de vivre en harmonie avec ses proies le reste du temps. Tout comme les gazelles n'ont pas peur de s'approcher des lions lorsqu'ils sont rassasiés, les Nokhoi n'attaquent pas tout ce qui bouge et peuvent faire preuve d'un tempérament curieux voire joueur. De fait, il n'est pas du tout impossible de les apprivoiser. Bien sûr, la technique fonctionne mieux avec les jeunes non encore sortis de l’œuf, de sorte à lui faire croire que vous êtes sa meute en le nourrissant et le rendant redevable envers vous dès la première seconde. Les adultes quant à eux sont beaucoup plus récalcitrants car ils ont déjà pris le goût de la liberté et savent différencier un semblable d'une proie naturelle. Vous pourrez vous en faire un ami tant qu'il n'aura pas faim, guère davantage. Si toutefois vous parveniez à apprivoiser un jeune Nokhoi, alors il se montrera rapidement d'une singulière utilité. Ils remplacent très souvent les chiens chez les peuples qui frayent avec les régions chaudes, car ils sont un tantinet plus intelligents, même si plus difficiles et délicats à apprivoiser, et sont autrement plus impressionnants et résistants. Ils servent à la chasse, tout comme à la prévention, ou même à tirer de la solitude leurs maîtres aimants. Ils comprennent une kyrielle d'ordres différents et peuvent obéir au doigt et à l’œil.


Capacités
Ils sont très résistants face à la chaleur, et donc par extension au feu, voire au magma dans une certaine mesure. Ils peuvent le franchir mais au-delà d'un certain temps de contact, se brûleront tout de même puis finiront par mourir. Outre cela, il n'y a rien de plus à signaler que ce qui a déjà été évoqué.


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Bolgokh
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Ven 26 Fév - 18:06
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Administrateur
Ovchin


Artiste : jarold Sng

Longévité
Ils vivent aisément jusqu’à 110 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Les Ovchins apprécient les paysages désolés ou rocailleux, telles que les hautes montagnes inhabitées et fortement escarpées. On les retrouve aussi beaucoup dans les zones semi-enneigées, telles que les steppes, les plaines à moitié givrées et à la végétation rase et assez misérable. De ce fait, il n’est pas absurde qu’ils se traînent depuis la nuit des temps une réputation d’animal portant malheur, guère améliorée par leur aspect plutôt rebutant. Les populations les évitent donc soigneusement, et il est de coutume de ne pas construire une maison près de l’habitat d’un Ovchin, car c’est source de futurs grands cataclysmes dans les croyances locales… Pourtant cette espèce n’est que la victime de son apparence, et souffre de cette image. S’il est très déconseillé de tuer un Ovchin car son esprit vengeur pourrait venir maudire la famille, nombreuses ont été les générations à les chasser avec rage hors des terres, et leur manifester une hostilité évidente.
Il s’agit d’une espèce essentiellement solitaire, les individus ne vivant jamais longtemps ensemble au-delà de la courte période durant laquelle la mère s’occupe du nid et enseigne à sa progéniture à voler. Dès lors que cette dernière est indépendante, la famille se sépare et n’aura à priori plus jamais le moindre contact ensemble. Même les couples ne restent pas liés, une fois passé l’accouplement. Pour ajouter à ce tableau plutôt déprimant, il est nécessaire de préciser que les Ovchins sont charognards. Rien n'est comparable à leurs yeux que la chair en putréfaction, si ce n’est le craquant des os… Ils picorent tout d’abord les parties tendres des cadavres puis les avalent tout rond à la manière des serpents. Leur appareil digestif extrêmement puissant se charge alors de dissoudre le tout, en concassant les ossements à l’aide de roches et cailloux qu’ils absorbent de temps en temps. Ils effectuent au quotidien d’énormes trajets car ils ne disposent pas de territoires précis : ils se contentent de déambuler comme des âmes égarées, à la recherche de nourriture ou d’un morceau de ciel dans lequel voler librement. Les Ovchins ne sont pas bien bruyants. A vrai dire, ils disposent d’un métabolisme vraiment statique, c’est-à-dire qu’ils peuvent rester très longtemps sans bouger un seul muscle ni nerf, sans parler de cligner des yeux. Ils ne s’expriment par le chant que rarement, dans des situations extrêmes, car une majeure partie de leur pouvoir réside dans leurs croassements.


Reproduction
Il arrive que lorsque deux Ovchins se croisent, s’ils sont de sexe opposé, il en résulte un accouplement. Celui-ci n’a rien à voir avec une éventuelle période amoureuse, et peut s’effectuer n’importe quand dans l’année. Le mâle poursuivra immédiatement sa route tandis que la femelle partira en quête d’un endroit où construire son nid : jusqu’à ce que l’endroit parfait se révèle, elle sera capable de contenir ses œufs en son sein, et ce jusqu’à plusieurs années s’il le faut. Elles apprécient tout particulièrement les corniches des hautes-montagnes, lieux hors de toute atteinte pour les humanoïdes ou d’éventuels prédateurs. Elles ne se servent toutefois ni de paille ni de bois pour construire le réceptacle de leurs œufs, mais chasseront un bovidé, ou du moins un animal à la cage thoracique de suffisamment grande taille pour être matelassée de sa progéniture. Ce n’est qu’en cette occasion et en période de grande famine que les Ovchins usent de prédation. Les femelles dévorent le reste de la carcasse qu’elles emmagasinent pour ne pas avoir à manger sur les prochains mois et ainsi se consacrer à couver les œufs et entasser des carcasses pour les petits à naître. Elles ne laissent donc que la cage thoracique, parfois un crâne s’il est du plus bel effet, et font preuve d’un étonnant sens esthétique dans la conception du nid !
Les œufs éclosent au bout de trois mois. Les Ovchins donnent ainsi naissance à 6 à 7 petits, dont la moitié seulement survivra les premiers jours de leur indépendance. En effet, dès lors qu’ils apprennent à voler, même s’ils n’ont pas encore achevé leur croissance ni même atteint leur majorité sexuelle, la femelle les abandonne et les laisse livrés à leur sort. Beaucoup de prédateurs attendent cet instant propice.


Caractéristiques physiques
La nature ne les a pas dotés d’une apparence jolie et mignonne. Bien au contraire, leur silhouette paraît torturée, quelque peu tordue, dérangeante par certains aspects. Leurs pattes tout d’abord sont arquées de la même manière qu’il s’agisse des membres avant ou arrière, au contraire de la grande majorité des autres animaux. Leurs genoux et leurs épaules sont proéminents, déliés. Lesdites pattes se terminent également par de grandes serres d’oiseaux redoutables, écailleuses, mais dont l’empreinte est désagréablement proche d’une immense main humaine aux doigts disproportionnés. En réalité, ils ont l’air maladroit à première vue mais disposent d’une vitesse de course étourdissante, de par l’angle que leur offre leurs pattes… Ils sont prestes, ce qui contraste énormément avec leur fixité habituelle lorsqu’ils ne sont pas en position offensive. Car l’Ovchin est un animal qui ne cligne pratiquement pas des yeux, et peut rester à vous observer des heures durant sans bouger d’un millimètre, à plusieurs mètres de vous, leurs yeux ronds et vides braqués sur votre silhouette… Et tout à coup user d’un geste si vif que vous aurez du mal à le suivre.
Non, tout en eux est conçu pour rendre l’atmosphère autour d’eux terriblement angoissante. Ils sont pourtant robustes, peuvent voler des jours durant grâce à leurs ailes immenses, dotées de plumes silencieuses comme celles des chouettes. Leur queue peut s’ouvrir comme un étendard ou un éventail, leur permettant de négocier des virages serrés, et d’atterrir en raclant la pierre de leurs serres même sur des terrains d’ordinaire impossibles d’accès. Ils ne sont pas du tout affectés par l’altitude, ni les températures basses. Bien que de couleurs sombres, ce n’est pas là le pigment habituel de leurs plumes. En effet, par jour de grand soleil et si l’Ovchin est heureux, son plumage prend une teinte multicolore, renvoie une kyrielle de nuances incroyables et différentes comme la lumière se réfracterait sur la surface de l’eau en infimes reflets. C’est là que se situe leur véritable beauté, seulement accessible à ceux qui ne s’attarderaient guère sur leurs premières impressions… L’Ovchin reste un animal curieusement très propre, qui n’hésite pas à faire sa toilette régulièrement, à s’ébrouer dans l’eau basse pour soigner son pelage.


Taille
Ils frôlent les 2 mètres, 2 mètres 50 pour les plus grands spécimens. Ils sont en vérité surtout beaucoup plus longs que hauts sur pattes, sans même évoquer l’envergure étonnante de leurs ailes.


Caractéristiques psychologiques
L’Ovchin est un être tout à fait paradoxal. D’une part il est indifférent à la plupart des choses, ne s’intéresse qu’à sa propre survie et à son bien-être immédiat. Même les mâles ne se battent jamais entre eux, se manifestant s’il le faut une amabilité tout à fait cordiale, n’hésitant pas à partager leurs repas si d’aventure ils se croisaient sur un même territoire. D’autre part, il s’agit cependant d’un animal d’une intelligence rare dans la nature, capable d’apprendre la signification d’une infinité de gestes et de mots, voire de tirer ses propres conclusions d’une situation. Les pièges ont très peu d’effets sur eux, car ils réalisent leur nature presque immédiatement, et savent les contrer pour obtenir la nourriture qui sert d’appât sans daigner les déclencher d’un seul millimètre. Ils ne sont pas du tout curieux, et sont fortement déstabilisants par le contraste qui existe entre leur placidité, cette sorte de lenteur presque immobile dont ils usent, et les rares gestes violents mais extrêmement vifs qu’ils sont capables de produire.
Malgré tout cela, quelques voyageurs se plaisent à les apprivoiser pour en faire leur monture, car ils sont excellents à cela. Ils restent rares seulement à cause de leur aspect, que le genre humain ne parvient pas souvent à outrepasser et ignorer. Mais lorsqu’ils sont correctement éduqués, ils sont loyaux, obéissent à une multitude d’ordres précis et complexes sans rechigner, et peuvent même vous manifester une certaine tendresse ! Ils restent néanmoins assez indépendants, n’hésitant pas s’éloigner de leurs maîtres lorsque celui-ci n’a plus besoin d’eux, cherchant par eux-mêmes leur nourriture ou un endroit où s’allonger. Cependant toujours à proximité de voix, capables de rappliquer immédiatement.


Capacités
L’Ovchin n’est pas qu’un oiseau de malheur pour son apparence. Cette peur du genre humain trouve également ses sources dans les mystérieuses capacités qu’il possède. On dit qu’un Ovchin fixera plus longtemps, jour et nuit, quelqu’un dont la mort est proche. Ils semblent sentir lorsqu’un accident ou un cataclysme de grande ampleur se prépare, et s’amassent en longue file silencieuse et statique près du lieu concerné pour attendre de déguster les futures charognes. Aucun sentiment ne se reflète jamais dans leurs yeux à la pupille indiscernable car ils sont entièrement noirs, réverbérant juste comme un miroir la scène alentour. Outre cela, leur chant est… Malsain. Leurs croassements sont aussi rares que la gentillesse d’une marâtre, même l’ordre de leur maître ne pouvant les pousser à crier sciemment. Mais lorsqu’ils ouvrent le bec pour chanter… Certains disent qu’ils plongent leurs victimes dans un désespoir sans fin, un pressentiment qui vous remonte le long du dos jusqu’à la nuque en frisson horrible, vous étreint le cœur d’une terreur presque enfantine. Ils seraient ainsi capables de vous faire revivre vos pires souvenirs et d’en inventer pour vous.


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Bolgokh
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Jeu 31 Mar - 2:18
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Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Chotgor


Artiste : Mobius-9

Longévité
Oh, pas grand-chose… Quelques 1800 ans de joie et de bonne humeur.


Localisation géographique & mode de vie
Le chotgor est l’une des plus terribles abominations à laquelle Irydaë ait jamais donnée naissance. C’est un titan des océans, tristement célèbre pour son cimetière d’épaves et le nombre de désastres qu’il abandonne dans son sillage. Le plus inquiétant est qu’il ne laisse jamais aucun corps derrière lui, ni même rien d’organique. A partir de cet infime instant où ses victimes entrent en contact avec l’eau, il devient capable de les détecter à sa périphérie et ne quittera cette nouvelle zone de désolation qu’une fois seulement chaque proie dévorée. Ainsi, vous ne verrez aucun animal marin chapardeur s’aventurer sur son terrain de chasse avant qu’il ne soit à des milles de celui-ci, de peur d’être absorbé dans l’attaque. C’est d’ailleurs un très bon moyen de savoir si l’eau est de nouveau sûre ou si un chotgor approche : si les fonds marins sont absolument totalement vides et dénués de vie, c’est peut-être qu’il est l’heure de commencer à vous angoisser. Heureusement, rassurez-vous, il n’en existe que trois spécimens avérés de par le monde et ils restent extrêmement rares à croiser. Ils évoluent la grande majorité du temps dans les abysses les plus reculées et ne remontent qu’en période de grande famine ou attirés par un bruit, une lumière, quelque chose de singulier qui passerait à proximité. Dans son état naturel il n’est pas non plus spontanément agressif, mais devient fou à la vue du sang en plus d’être extrêmement territorial. Il arrive qu’il prenne un navire pour un concurrent venu lui disputer son terrain, et une fois l’une de ses premières victimes blessées, c’en est fini de sa rationalité. Il achèvera le navire et tout son équipage jusqu’à la dernière miette. C’est pour cette raison qu’il est extrêmement déconseillé aux pêcheurs de créer de trop gros charniers en haute mer, au cours d’une chasse à la baleine ou même en éliminant d’immenses bancs de poisson : il est probable que le sang flottant attire un chotgor, même si sa venue à plus figure de légende que de réalité concrète. Les marins le font toujours par précaution, et par superstition. Il est également de mise de disperser le plus vite possible les cadavres pour atténuer la trop grande concentration sanguine dans l’eau.
Les chotgors sont essentiellement carnivores et outre leurs rares remontées vers la surface, ils se contentent de parcourir les failles marines comme de grands requins en perdition, gobant ici ou là tout être vivant qui passerait à leur portée. En effet, dans l’obscurité des profondeurs, les poissons ont plus de mal à repérer sa présence, d’autant plus qu’il sait se faire totalement immobile durant des semaines si ce n’est des mois s’il le faut pour se camoufler dans le paysage. Et les quelques animaux attirés par la lueur qu’émet le bout de ses antennes se retrouvent généralement tout droit dans sa gueule hérissée de crocs… Il lui arrive d’hiberner, également. Il peut se plonger dans un profond sommeil de plusieurs années, jusqu’à se recouvrir de poussière, de rochers et de coraux marins, totalement invisibles à un œil extérieur non initié. C’est pour toutes ces raisons que l’on peut comprendre la rareté du spécimen, qui n’apprécie pas qui plus est les eaux trop chaudes. On ne sait pas vraiment de quoi est originaire cette espèce, mais la légende raconte qu’il s’agirait d’une création déviante de Dalai, véritable incarnation de ses sentiments négatifs et malédiction incarnée destinée à abattre ses ennemis … On sait en revanche qu’il existait auparavant cinq chotgors de par le monde, mais qu’un jour le destin en a conduit deux sur le même territoire. La bataille qui eut lieu là-bas en pleine mer a laissé des séquelles à tout jamais irréversibles et la végétation marine ne repousse plus sur des kilomètres à la ronde, ne laissant qu’une immense parcelle asséchée et deux gigantesques squelettes échoués…


Reproduction
Il n’existe aucune donnée sur la question, on ne sait pas même si les chotgors sont mâles ou femelles. Il en existait probablement beaucoup plus par le passé, mais leur caractère si vindicatif a suffi pour qu’ils s’entretuent avec le temps et qu’il n’en reste plus qu’une poignée négligeable. Toutefois les chercheurs ont déjà admis par le passé la nouvelle venue d’un spécimen qui n’était pas répertorié jusqu’alors : il y a des siècles de cela, leur nombre est passé de cinq à six, juste avant que le plus vieux d’entre eux ne meurt de sa mort naturelle. On ne sait toujours pas comment ils naissent, ils se contentent d’apparaître au hasard du temps et au fil des millénaires, sans lien logique autre que le décès proche d’un des leurs. Leur nombre se régule ainsi depuis qu’ils se sont tous entre-tués dans les temps anciens.


Caractéristiques physiques
Les chotgors sont si grands qu’il est impossible de visualiser d’une traite l’entièreté de leur corps sous la surface de l’eau. Ils disposent d’une série de huit branchies de part et d’autre de leurs flancs, et d’un nombre incalculable d’arrêtes tranchantes sur la moindre aspérité de leur silhouette effilée. Ils ressemblent à un immense serpent à ceci près qu’ils disposent de pattes avant redoutables ainsi que d’une paire de nageoires fort semblables à des ailes, proches de celles des raies. Leur tête s’évase en crête dotée de plusieurs antennes ainsi que de deux longs filaments de part et d’autre de la mâchoire dont les extrémités luisent d’un halo bleuté dans l’obscurité des eaux. Tout comme les requins ils possèdent plusieurs rangées de canines démesurées, et il est à noter que lorsque celles-ci se brisent ou tombent, il en repousse presque immédiatement une nouvelle. Puisqu’elles suivent un cycle de maturité précis, il est tout à fait possible de trouver des crocs tombés et rejetés vers les côtes ! Matériau rare, d’une solidité exemplaire et d’une beauté exquise (les mailles de ses dents réfractent la lumière comme un coquillage), cela vaut très cher sur le marché et peut être utilisé pour à peu près tout. Attention toutefois à son tranchant qui ne peut s’émousser ! Ils ont également de longs tentacules épars le long de leur corps, qu’ils peuvent mouvoir à leur guise pour provoquer de violents courants voire propulser l’eau à une telle vitesse qu’elle peut en devenir mortelle.


Taille
A ce que l’on en a aperçu, sa longueur atteint probablement les quarante mètres si ce n’est plus, pour plus de 200 tonnes de graisse et de muscle.


Caractéristiques psychologiques
Nombreux témoignages portent à dire que les chotgors seraient bien plus intelligents qu’on ne le pense, véritables incarnations et envoyés sacrés de Dalai sur Irydaë. A voir leur technique de chasse extrêmement méthodique, surtout lorsqu’il s’agit de couler une flotte entière et de se jouer des armes tournées contre eux, ils seraient effectivement dotés d’une intelligence bien supérieure à celle d’un animal standard. On ignore presque tout sur leur espèce, si ce n’est qu’elle est d’une dangerosité atteignant le niveau légendaire, et que rien ni personne jusqu’alors n’a pu abattre sciemment un tel monstre mis à part un autre chotgor. Ils ne sont toutefois pas nécessairement hostiles, surtout lorsqu’ils n’ont pas goûté au sang, qu’ils sont suffisamment rassasiés, et qu’ils se contentent de nager paisiblement. Dans l’histoire de l’humanité, il est arrivé une fois qu’un homme tombé à la mer nous rapporte un témoignage éloquent de sa survie face à un tel titan. Celui-ci se serait contenté de le fixer de ses yeux froids, avant de disparaître dans les méandres des tréfonds marins comme s’il n’avait jamais existé… Combien de navires survivent ainsi sans le savoir, frôlant de quelques mètres à peine une telle créature ?


Capacités
Vous pensiez peut-être que la taille de l’animal suffisait à elle seule à expliquer sa dangerosité. Vous vous trompiez. La nature a également doté les chotgors d’une réaction chimique qui leur permet tout bonnement d’électriser leurs filaments et tentacules. C’est avec elle qu’ils allument le bout de ceux-ci d’ordinaire, mais ils peuvent les électriser entièrement en cas d’attaque, ce qui, dans l’eau, fait des ravages assez spectaculaires !


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 17:00, édité 1 fois
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Bolgokh
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Jeu 31 Mar - 2:19
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Dundaj


Artiste : Aleksi Briclot

Longévité
6 à 7 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le dundaj appartient à l’origine à l’ordre des batraciens. Si si. Il s’agit sans aucun doute d’un cousin de notre charmante petite grenouille, qui aurait rencontré quelques soucis au cours de son évolution… Ils ont quitté définitivement la chaleur de la terre ferme pour se tourner vers les fonds marins. Ils vivent cependant principalement dans les eaux chaudes et tropicales, et plutôt dans les eaux mortes dénuées de courant telles que les réserves protégées par des barrières de corail ou les archipels. Il leur arrive en de rares occasions de quitter leur milieu familier pour s’aventurer au bord de l’eau. Dans ce cas-là, ils s’appuient sur leurs pattes avant qui sont très similaires à des bras humains (pourvus de griffes et beaucoup moins appétissants, certes…), juste le temps de saisir entre leurs mâchoires la proie éventuelle qu’ils auraient repérée et qui se serait aventurée trop près de l’eau. Ils l’entraînent alors dans une noyade sans retour un peu à la manière dont les crocodiles chassent. Ils sont tout à fait carnivores, bien qu’ils ne répugnent pas à se livrer à des actes charognards quand l’occasion se présente. Comme il est rare que le gros gibier s’approche de l’eau salée, ils se nourrissent couramment de tous les poissons qu’ils peuvent trouver au périmètre, y compris les requins. Les dundajs se montrent très boulimiques lorsqu’il s’agit de nourriture et avalent généralement tout ce qui passe à leur portée jusqu’à n’être plus vraiment capables de nager… Ils roulent alors sur le flanc et flottent misérablement jusqu’à ce qu’un autre dundaj se décide à tenter sa chance. En effet, ils n’ont aucun problème de conscience avec le cannibalisme, et toutes les occasions sont bonnes pour prendre le dessus sur les autres ! Peu intelligents également, il arrive qu’un dundaj prenne en chasse sa propre queue ou ses propres tentacules et tourne en rond jusqu’à s’être dévoré plusieurs membres… Heureusement pour nos yeux, ils sont la plupart du temps vite repus et ne songent pas à pareille extrémité. Voire la douleur les fait lâcher spontanément leur propre corps.
Au contraire de ce que l’on peut penser à première vue, ce ne sont pas des prédateurs nés. Ils se contentent de se cacher et de saisir les opportunités qui passent à leur portée, tout comme certains spécimens attendent durant des jours qu’un animal se présente au bord de l’eau, cachés sous la surface de celle-ci, jusqu’à en mourir bêtement de faim… Oui, ils sont aussi obtus qu’un rocher.



Reproduction
Les dundajs sont libertins. Ils n’attendent pas de saison précise pour s’adonner à l’accouplement, et se contentent d’obéir à leurs pulsions lorsqu’un mâle et une femelle se rencontrent. Ils se jettent alors l’un contre l’autre et se quittent immédiatement derrière, mis à part lorsque la femelle décide de dévorer le mâle à la manière des mantes religieuses. Elle produit par la suite des œufs qu’elle cache sous le corail à l’abri des prédateurs. Il est à noter que les œufs de dundajs sont très réputés dans certaines traditions culinaires, on dit qu’ils ont un goût divin !
Les œufs éclosent un mois plus tard et donnent naissance à des têtards encore dénués de membres avant. Pour résumé, ils ne sont qu’un estomac et une bouche vivants… De fait, très peu viennent à maturité car la quasi-totalité soit meurt de faim faute de savoir correctement chasser, soit meurt dévorée par les prédateurs alentours, y compris ses propres congénères. Les membres avant ne commencent à poindre que deux à trois ans plus tard, alors que leur taille commence à atteindre celle qu’ils auront adultes.


Caractéristiques physiques
Leur corps est intégralement dénué de nageoires, on ne peut donc pas dire qu’ils peuvent « nager » à proprement parler. Ils se déplacent grâce à leurs membres avant, très musclés, et les nombreux tentacules qu’ils ont sur le dos, un peu à la façon d’une méduse. Ils règlent les derniers détails de l’orientation de leurs mouvements grâce à leur queue pointue qui peut serpenter dans le sable. Ils ne sont par conséquent pas connus pour leur vitesse d’exception, et se contentent de se traîner près du fond marin. Ils peuvent tout au plus sauter à une certaine distance, et se servent de leur remarquable maniabilité pour combler leur déficit en accélération.
Ce n’est pas évident au premier abord, mais beaucoup de gens se font avoir par leur apparence pour le moins… Originale. Autrefois, les croyances locales étaient persuadées qu’il s’agissait de trois créatures uniquement reliées par le corps, mais possédant des têtes séparées comme une sorte d’hydre. En réalité, tout cela ne compose qu’une seule tête. La bouche centrale est celle qui absorbe la nourriture, et elle est pourvue de deux prolongations de part et d’autre du crâne, telles les antennes d’un escargot. Des antennes chacune dotée de deux yeux, et d’une bouche. Ces crocs-ci servent à la morsure, beaucoup plus aisés à magner que la bouche principale trop renfoncée au sein du corps. Il y apporte la nourriture grâce à ses puissants membres antérieurs et ses longs doigts griffus. Tout ceci n’est qu’un stratagème pour impressionner l’adversaire, une parade pour le rendre plus monstrueux, plus difforme, et faire croire à l’autre qu’il s’attaque à trois individus au lieu d’un.


Taille
Le dundaj ne fait qu’1 mètre 50. Je sais, c’est plutôt décevant pour une apparence aussi spectaculaire. Mais cela suffit amplement pour faire son petit effet.


Caractéristiques psychologiques
Ce n’est pas qu’ils sont stupides… C’est qu’ils sont très volatiles et lunatiques. Ils errent dans leur propre monde mental et oublient l’instant d’après ce qu’ils étaient en train de faire celui d’avant. Cela, mis à part lorsqu’ils se sont vraiment mis quelque chose en tête. A partir de cet instant, ils sont capables de se laisser mourir s’il le faut pour atteindre leur but. Et celui-ci est rarement intelligent… En fait, c’est plutôt qu’ils oublient qu’ils ont autre chose à faire que ce qu’ils font au moment x. Du coup, ils peuvent même en oublier de se nourrir, tel ce fameux pauvre dundaj qui a attendu des jours durant qu’une bestiole se présente à sa portée sur la plage, tout cela parce que le lézard d’hier avait un goût excellent. Leur psychologie est donc un tantinet tortueuse et n’a pas la moindre logique. De fait, on ne peut pas vraiment dire qu’ils sont dangereux, car il est assez facile de s’en débarrasser ou de les éviter, d’autant plus qu’ils passent plus de temps à s’attaquer mutuellement qu’à se concentrer sur vous. Toutefois, cela reste une créature dotée d’armes naturelles mortelles, et il serait naïf de ne prendre aucune précaution lorsqu’il s’agit de franchir leur zone d’habitat ! Il suffit de se retrouver coller à une ventouse pour finir dans l’estomac d’un dundaj récalcitrant.


Capacités
Les dundajs peuvent légèrement influencer le pigment de leur peau afin de le rendre semblable à leur environnement. Ce n’est pas grand chose, mais c’est déjà très effectif sur la quasi-totalité des habitants du monde marin.
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Bolgokh
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Jeu 13 Oct - 19:49
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Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Khavcha


Artiste : Espen Olsen Sætervik

Longévité
Un à deux ans uniquement.


Localisation géographique & mode de vie
Il s’agit d’une espèce extrêmement répandue dans les eaux salées d’Irydaë. Elle n’est un mystère pour personne et les pêcheurs et baigneurs la rencontrent quotidiennement sur les côtes où les Khavchas sont les plus visibles. Ils ne sont pas du tout timorés, et s’inquiètent peu de frayer avec l’espèce humaine tant qu’on ne les approche pas de trop près. Ils n’hésitent donc pas à s’aventurer sur les littoraux et plages, quitte parfois même à faire quelques pas rampants et précipités hors de l’eau pour attraper des objets ou quoi que ce soit susceptible d’éveiller leur appétit. Ils sont essentiellement carnivores, c’est-à-dire qu’ils ne rechignent jamais à se nourrir de viande et de poissons, qu’ils consomment à loisir dans leur environnement naturel. Mais il n’est pas rare de les voir s’attaquer à de plus gros gibiers, comme des oiseaux marins qui s’aventureraient un peu trop loin sans conscience dans l’eau ou encore de gros crustacés. A l’aide de leurs quatre membres préhensibles, ils parviennent en général à manipuler les coquilles voire à les briser sur des rochers durs pour en extraire la chair filandreuse.
La faune maritime les laisse la plupart du temps tranquilles depuis que la nature les a dotés de dard venimeux. Leur poison n’est pas vraiment dangereux pour l’Homme mais il pose régulièrement de sérieux problèmes aux travailleurs qui longent les littoraux : attention à là où vous mettez vos pieds sur les fonds marins, un Khavcha écrasé réagira toujours par une agressivité immédiate. L’enzyme contenu dans leur venin provoque de grosses crampes assez difficiles à vivre car elles viennent par saccades et sont assez imprévisibles. Vous serez alors soumis à des sortes de convulsions durant environ 5 minutes, ce qui laissera l’opportunité au Khavcha de fuir, et accessoirement de vous noyer si vous vous trouvez en eau profonde. Contrairement aux créatures de petites tailles, vous n’en sortirez heureusement qu’avec des courbatures douloureuses et la vague impression d’être passé sous un train. Récemment, le prix de cette substance sur le marché noir a considérablement augmenté. On constate donc une chasse accrue des Khavchas qui tendent de plus en plus à se méfier des êtres humains... Ce produit est très apprécié des nobles et des malfrats, car il s’agit en fin de compte d’une arme de défense très pratique pour se débarrasser d’un adversaire sans attenter à sa vie.


Reproduction
Dans le but évident de compenser leur faible longévité, les Khavchas s’accouplent très régulièrement et peuvent pondre jusqu’à une centaine d’œufs. Leur parade nuptiale peut durer de quelques minutes à plusieurs heures, l’espèce se retrouvant généralement en immense banc mouvant de sorte à mélanger les partenaires et donc augmenter les chances de fécondation. Comme ils font une proie facile pour les prédateurs à cet instant T, les individus trop âgés pour se reproduire montent la garde aux alentours du banc, et forment une sorte d’anneau extérieur assez agressif. Ainsi, s’il y a toujours beaucoup de pertes, il subsiste malgré tout toute une kyrielle de jeunes femelles prêtes à pondre.
La nidification se fait en général sur la paroi haute d’une grotte sous-marine, la plupart du temps juste assez grande pour accueillir le corps de la mère sans qu’elle n’écrase les œufs. Durant six semaines, c’est elle et uniquement elle qui se charge de la protection rapprochée de sa progéniture, omettant de se nourrir durant ce laps de temps. Chaque jour, elle retourne chaque œuf sur un versant différent, de sorte à ce que les algues marines ne puissent pas altérer leur fragile coquille. Si tout se passe sans incident et qu’elle parvient à survivre à son régime, elle rejoindra alors les autres Khavchas dans le grand espace de l’océan et reprendra le cours de sa vie sans plus se soucier des nouveaux nés. Il est à noter que ces derniers ne font guère plus que dix millimètres à la naissance, mais grandissent extrêmement vite. Les dards venimeux, eux, n’arrivent qu’un à deux mois après si le petit est toujours en vie.


Caractéristiques physiques
Contrairement à leurs cousins d’eau profonde, les Khavchas ne sont pas des octopodes. S’ils possèdent bel et bien toute une série de ventouses sur quatre de leurs membres, ils n’en possèdent que cinq au total dont un exclusivement réservé à la locomotion. Pour se déplacer, ils se propulsent en arrière par le biais de leurs quatre tentacules, et accentuent leur élan par leur unique nageoire qui sert également de gouvernail. Les tentacules ne servent donc qu’à générer le premier mouvement, et sont par la suite ramassés contre le corps du spécimen pour ne pas gêner ses manœuvres. Le globe qui leur sert de tête est très proéminent car il contient un système de vannes et d’évacuation d’eau capable de leur octroyer une vitesse d’accélération soudaine. Ils chassent d’ailleurs essentiellement avec l’aide de cet outil, traquant discrètement leurs proies en se mêlant au sable jusqu’à l’ultime instant : ils se projettent alors sur elle en expulsant une grande quantité d’eau à très forte pression par leur tête, un peu comme de petits moteurs rechargeables. Leur front est revêtu d’une plaque de cartilage étonnante, exactement comme la texture d’un coquillage, ce qui leur procure un bec assez résistant pour déchiqueter leur nourriture. Enfin, ils ne possèdent non pas deux yeux, mais six, ce qui leur permet de repérer avec une facilité déconcertante les mouvements alentours. Au moindre risque ou présence d’un prédateur, ils peuvent alors détaler et s’extraire d’une situation dangereuse puisqu’ils l’auront vue venir de loin.
Ils ne sont pourtant pas de très bons nageurs en cela qu’ils préfèrent se déplacer directement sur les fonds marins à l’aide de leurs tentacules. Ils peuvent sprinter, mais leur vitesse ralentit très vite après cette propulsion. Leur technique de fuite consiste par conséquent à prendre par surprise l’adversaire en disparaissant très vite dans le décor sans jamais aller bien loin : ils se camouflent en général dans tout ce qu’ils trouvent. Il faut également savoir que les rayures sont très importantes pour un Khavcha, car elles déterminent non seulement son sexe mais également son âge et son identité. Ils ont la capacité de faire luire faiblement ces marques, exactement comme de la couleur fluorescente, et utilisent ce biais pour se communiquer des informations simples ou charmer leurs congénères. Leur sang n’est pas rouge mais bleu, ce qui peut souvent surprendre qui n’a pas l’habitude de les fréquenter…


Taille
Les adultes atteignent un mètre de longueur, tentacules tendus.


Caractéristiques psychologiques
Sans être agressifs face à tout ce qui bouge, les Khavchas sont méfiants à proximité d’autres créatures que leurs proies et recourent à la fuite au moindre doute. S’ils n’ont pas la possibilité de s’enfuir, alors n’hésiteront-ils jamais à attaquer, ce qui peut les rendre dangereux s’ils se sentent attaqués par vous, même pour aucune raison visible. La cohabitation est toutefois possible et on les trouve par exemple beaucoup dans le sillage des embarcations qui, en haut-fond, retournent le sable et donc placent entre leurs tentacules tout ce qui y était caché. Avisez-vous de ne pas vous approcher trop près d’un spécimen pour éviter tout accident, ou d’au moins faire du bruit voire de larges mouvements pour l’effrayer par avance et libérer l’espace. Ils sont autrement capables de se montrer curieux pour tout ce qui vit à la surface ou les objets qui n’ont rien à faire dans l’eau. Ils aiment ainsi collectionner des babioles perdues dans les fonds marins, ou récupérer des choses brillantes ou aux formes alambiquées pour les cacher dans le sable. Ils ont en général un trou à trésors qu’ils utilisent et ré-utilisent quotidiennement, creusant comme un canidé pour cacher leurs précieuses découvertes. Ils peuvent en retrouver l’emplacement très aisément, peu importe l’endroit du monde où ils se trouvent. Nageurs vétérans, il est fort probable que vous puissiez trouver d’étonnants objets si vous parvenez à découvrir l’endroit de ces trésors cachés…


Capacités
Les Khavchas n’ont pas d’autres capacités que leur dard venimeux et leur aptitude à faire briller certaines zones colorées de leur corps. Ils arrivent à se glisser même dans des trous microscopiques grâce à leur peau malléable et leur corps très mou, composé essentiellement d’eau et de parties souples. Sachez, chers gastronomes, que leur chair est excellente pour la santé et se cuit très bien ! Il n’y a rien de meilleur que les tentacules de Khavcha sautés à la poêle.
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Bolgokh
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Mer 22 Fév - 18:19
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Muursüld


Artiste : Kolsga
Fiche rédigée par : Celwin Zak'Val

Longévité
15-18 ans (pouvant aller jusqu’à 20 ans pour les femelles).


Localisation géographique & mode de vie
Il n’est pas rare d’entendre un chasseur ou un explorateur dire qu’il a vu, ou aperçu serait plus exacte, un muursüld. En effet, bien que cette espèce soit présente et se soit développée dans des régions très spécifiques, le temps leur a permis de s’accoupler et de peupler le nord de Suhury ainsi que la région de Zagash en My’trän. Chose étrange compte tenu du fait que c’est une espèce qui malgré qu’elle ait existé sur certains autres continents tels que Daënastre et Als’kholyn n’y sont actuellement plus représentés, ou alors très rarement. Cela s’explique par différents facteurs, comme le fait que l’espèce a besoin d’un climat de vie très spécifique, et qu’elle fut à une époque très chassée pour sa fourrure, à présent remplacée par les fourrures de diverses créatures, plus simples à nettoyer et à préparer.
Malgré que l’on puisse les assimiler à des félins, ce qui ne serait pas tout à fait une faute, les muursüld sont des créatures qui vivent en meute, et non pas en solitaire. Ces animaux sont très rarement isolés, se déplaçant parfois par groupes de quatre ou cinq individus. Les meutes, sont elles cependant composées d’une quinzaine d’individus, pour les plus grandes. A l’image des loups, les muursüld sont guidés par un “Alpha” qui fait montre d’une force et d’une agilité dépassant celles de ses compagnons, les muursüld ne suivent donc pas leur “Alpha” pour une raison de loyauté, mais bien par un besoin de la protection d’une meute, et par instinct de survie.
Les muursüld vivent généralement dans des grottes, leurs pupilles très généralement d’une profonde couleur ambre représente parfaitement leur capacité à s’adapter à l’obscurité, et à y voir plus ou moins clair. Les mâles muursüld restent rarement dans les grottes, car leurs va-et-vient pourraient indiquer leur tanière à d’éventuels prédateurs, aussi les mâles ne rentrent à la grotte que dans la nuit, après le coucher du soleil. Les femelles, elles, restent le plus souvent dans la grotte, leurs yeux sont d’ailleurs bien mieux adaptés à des milieux sombres que les mâles. Elles élèvent leurs petits dans les fonds des grottes, généralement dans de petites cavités où il serait difficile de les atteindre, mais où elles seront prises au piège en cas d’attaque.
A leur naissance, les muursüld ne possèdent ni cornes, ni crête, leur taille est bien que petite, relativement grande pour un jeune bébé. Ils sont élevés par leur mère dans les tanières jusqu’à leurs cinq ans. On différencie les mâles des femelles par leurs parties génitales très semblables à celles des divers félins, mais également par la couleur du pelage. Qui a tendance à être de la même couleur que celle de la mère dans le cas d’une femelle, et inversement pour un mâle. Les petits muursüld sont ainsi “éduqués” par leur mère qui leur apprend à marcher, puis à courir, puis à bondir, il n’est pas rare de voir de petits muursüld jouer entre eux à se bondir les uns sur les autres. La mère punit cependant très sévèrement tout petit qui irait jusqu’à blesser un autre, même involontairement.
Après leurs cinq ans, les petits sont placés au centre de la tanière, pour laisser deux possibilités. Si le petit a grandi correctement, il présente de longues oreilles et une crête plus ou moins longue en fonction de celle de ses géniteurs. Dans le cas où ce n’est pas le cas, le petit est défini comme un Avaagüi, un “raté”. Il est alors emmené par son père dans les vastes terres pour y être abandonné, généralement à la merci des prédateurs. Dans le cas où le petit a grandi correctement, il est emmené par un muursüld plus âgé dans les bois, pour l’y “former” à la chasse et à la meute. Dans le cas d’une femelle, elle n’est pas placée au centre de la tanière, et reste auprès de sa mère, que ses oreilles et sa crête se soient convenablement développées ou non, même si les chercheurs ont remarqué que les femelles “Avaagüi” ont tendance à ne pas trouver de partenaire et à n’être que des “mères porteuses”, engendrant parfois des conflits et rapports violents à leur encontre. Elles ne sont d’ailleurs plus défendues par leur mère, qui les laisse alors à leur destin.
Lorsqu’une tanière muursüld est “attaquée”, ou du moins qu’un intrus y pénètre, les mères réunies se mettent à pousser un son strident, continu, comme un appel de détresse aux potentiels mâles aux alentours. Dans le cas d'agresseurs nombreux, ou de forces supérieures, les mères suivent leur instinct de protection, se jetant alors sur leurs agresseurs, même sans chance de vaincre, dans le seul but de l’affaiblir, et de permettre la survie de leurs petits.
Avant les périodes froides (juillet-août) les mâles muursüld ne dorment plus que quelques heures par nuit, et sortent à toute heure de la nuit, comme du jour, pour emmagasiner un maximum de provisions, dans le but de pouvoir durant les périodes froides (septembre-janvier) limiter au maximum leurs sorties et profiter de la chaleur de leur tanière.


Reproduction
La “saison des amours” chez les muursüld se trouve être une très courte période de trois mois d’octobre à janvier (janvier exclu). La période correspondant parfaitement aux périodes froides, les chercheurs ont émis l'hypothèse que les muursüld n’ont en réalité pas de saisons précises pour les accouplements, mais que ce subit pic d’activité hormonale provient de la grande proximité des deux sexes pendant cette période, ainsi que de la chaleur procurée durant l'accouplement.
Les femelles et les mâles sont généralement en couple de deux ou trois individus, chaque groupe restant le même tout au long de la vie des deux ou trois individus. Pour former ces “groupes”, généralement constitués d’un mâle et d’une femelle, ou d’un mâle et deux femelles lorsque le nombre de femelles est en excès dans une meute, le mâle apporte tout d’abord de la nourriture à la femelle, en signe de partage de sa chasse. Si la femelle est intéressée, elle accepte alors la nourriture et le mâle va rester auprès d’elle pendant deux jours durant, pour imprégner le pelage de “sa” femelle de son odeur. Signe de sa possession. Après ces deux jours, c’est à la femelle de faire le premier pas, et de signifier à son mâle qu’elle le désire, généralement par un jeu de mimiques et de mises en positions incitantes.
Dans le cas où la femelle refuse le morceau de viande offert par le mâle, le mâle abandonne parfois, mais va généralement “forcer” la femelle en restant auprès d’elle, pour la forcer à prendre son odeur. La plupart du temps, ce forçage se passe pacifiquement, mais il peut arriver que la femelle tente de chasser le mâle, et se fasse soumettre par la force des griffes et crocs, mais rarement au point de la blesser.
La période de gestation de la femelle est généralement de sept à huit mois, durant lesquels le mâle du groupe va prendre soin de sa femelle, et s’assurer de son approvisionnement en nourriture et en eau, ainsi que de sa bonne santé. Généralement il restera après ses chasses à ses côtés et lui léchera le ventre en signe de protection et de présence.


Caractéristiques physiques
Encore une fois, on fait une différence entre le muursüld mâle et femelle pour l’aspect physique. Les mâles ont très généralement un pelage foncé, approchant du noir, ou du gris. Ses oreilles sont longues et d’une couleur beige/blanche au centre, fonçant vers les bordures jusqu’au bout des oreilles qui sont noires. Ce qu’on appelle la “crête” des muursüld comprend en réalité la collerette qu’ils portent autour du cou. Cette collerette est généralement zébrée et peut être déployée, ou repliée. Dans le cas où elle est repliée, elle n’est presque pas visible, mais remonte jusqu’à la mâchoire du muursüld et couvre toute sa gorge. La collerette étant faite d’os et de peau tendue, elle peut être une protection contre les attaques directes à la gorge, du moment que l’arme utilisée n’est pas un couteau ou un sort.
Les pupilles des muursüld sont d’un ambre variant entre le foncé et le clair, les yeux ont une taille proportionnelle à leur crâne, et peuvent être recouverts d’épaisses paupières qui les plongent dans un noir complet une fois closes. La crête à proprement parler qui s’étend jusqu’au milieu de la colonne vertébrale est entièrement amovible au souhait du muursüld, elle est chez l’espèce une source de “fierté”. Chez les femelles, on observe des pupilles qui sont en perpétuelle dilatation pour cause leur vie majoritairement souterraine. Il est d’ailleurs à noter que certaines femelles ne voient que de loin la lumière de l’extérieur, et ce pendant toute leur vie.
S’il y a bien une chose qui fait des muursüld une espèce spéciale, c’est leur agilité, en effet les muursüld tiennent sur des pattes à la fois puissantes et très articulées, finissant par des griffes que les muursüld savent rentrer quand nécessaire. Il est difficile de leur trouver un équivalent au niveau de la souplesse de leur corps et de leurs déplacements, ils sont connus pour pouvoir bondir haut et loin, et pour leur vitesse de déplacement incroyablement élevée, s’approchant de celle d’un guépard.
Enfin, la dernière particularité des muursüld est le fait que leur corps, bien que très souple, consomme énormément d’eau, et ce alors qu’il n’en garde que très peu “en réserve”, l’eau ingérée étant très rapidement utilisée par son organisme. Il n’est donc pas rare qu’un muursüld s’arrête à un étang ou proche d’un ruisseau pendant un long moment pour s’hydrater. Pour les femelles, les grottes choisies sont généralement celles qui ont un accès rapide à l’eau, ou même un courant d’eau en leur sein, mais ces dernières, ne bougeant et ne consommant pas énormément d’énergie, ont un besoin bien moins important que les mâles.


Taille
Les muursüld peuvent atteindre une taille de 190 cm de long pour 120-130 cm de hauteur.


Caractéristiques psychologiques
Les muursüld ont un comportement bien spécifique, l’espèce au fur et à mesure du temps a appris à se limiter au stricte nécessaire pour ne pas attirer l’attention des mauvaises espèces qui pourraient se révéler être des prédateurs. Ainsi, les muursüld ne chassent qu’en groupes nombreux, et ne se limitent qu’au minimum syndical pour nourrir leur meute, mis à part en période de provision avant les périodes froides.
Leurs rapports aux autres animaux dépendent énormément de la taille de ce dernier. Si l’animal est petit (moins d’un mètre), les muursüld vont généralement les chasser pour leurs petits, mais dans le cas où il n’y en a aucun à nourrir, ils dépasseront simplement la proie en question pour se diriger vers des proies plus intéressantes. Dans le cas d’un animal de leur taille, ils le chasseront pour sa viande, mais seront toujours à un ratio d’au moins trois contre un. De sorte à toujours avoir la supériorité numérique. Enfin, pour un animal plus grand qu’eux, les muursüld utilisent généralement leur souplesse et leur agilité pour s’en éloigner le plus rapidement possible. Il est à noter que ce rapport à la taille ne prend pas du tout en compte les capacités offensives et défensives des espèces. Ils attaqueront une petite bête très offensive et fuiront un colosse sans défense.
Enfin, le rapport à l’homme est assez particulier chez les muursüld, n’étant plus chassés depuis de longues années, les muursüld n’éprouvent plus la moindre peur à s’en approcher, et il arrive aux plus audacieux (ou affamés) d’entre eux d’en faire une proie. Mais la majorité, comme conscients de leur supériorité dans la chaîne alimentaire, garde une certaine méfiance à leur égard, et se contente de les épier de loin, quand ils ne fuient pas à toutes jambes.


Capacités
Le muursüld ne compte pas énormément de capacités, étant donné qu’il s’agit davantage d’une espèce des plus “naturelles” mais ce même trait leur a offert certains dons bienveillants. Par exemple les femelles exclusivement, ont un souffle puissant pour pousser un sifflement strident, qui sonne comme un appel à l’aide auprès des leurs. Leur agilité légendaire est également un don que beaucoup attribuent à des forces célestes.
Cependant, ayant évolué en milieu plus ou moins hostile, les muursüld ont eux-mêmes développé leurs propres capacités, on note dans ces capacités une ouïe très fine, un souffle très discret, une vue perçante ainsi qu’une nyctalopie partielle pour les mâles, et complète pour les femelles.


~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~
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Bolgokh
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Mer 22 Fév - 18:39
Irys : 35029
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Aimshgiin


Artiste :Gorrem
Fiche rédigée par : Celwin Zak'Val

Longévité
Autour des 20 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Les aimshgiin ont été découverts par des chercheurs en Daënastre, autour de Skingrad, il a fallu plusieurs années pour découvrir que ce qu’ils appelaient les “aimshgiin” avait été découverts plusieurs décennies plus tôt en Nislegiin. En effet, l’aimshgiin est une espèce représentée en Daënastre, et particulièrement au nord de Rathram, dans la forêt frontière avec Vereist, ainsi qu’autour de Skingrad, mais elle est bien plus représentée en Nislegiin, et ce sur tout le territoire.
En réalité, les chercheurs savent assez peu de choses sur cette espèce, malgré qu’elle soit très représentée en Nislegiin, pour la simple raison que ces créatures ne se laissent pas approcher. En effet, les aimshgiin sont en quelque sorte, toujours en colère. Les chercheurs ont émis l'hypothèse que cette espèce serait l’une des plus instables qui soit, faisant preuve d’une violence inouïe, qu’importe la proie.
Il est très rare de tomber sur une meute d’aimshgiin, cette espèce Ô combien spéciale ne se déplace que rarement au-delà de trois individus, à savoir : le mâle dominant, sa femelle, et son petit. Les aimshgiin n'appréhendent pas du tout la notion de “meute” ou de “groupe” (heureusement, d’ailleurs) et sont donc des créatures généralement solitaires. Les aimshgiin ont tendance à chasser en toute période de l’année de manière égale, le froid ne les dérange pas, la chaleur non plus. La plupart des aimshgiin font leur tanière au sommet d’un arbre. Difficile à croire, n’est-ce pas ? Malgré leur stature imposante, la tanière d’un aimshgiin se trouve généralement dans les branches porteuses des arbres les plus solides. Les aimshgiin y créent alors une sorte de “sol” fait de branches et de feuilles, tandis que le feuillage généralement abondant de l’arbre leur offre une certaine discrétion, et une certaine intimité. Pour atteindre leur tanière, les aimshgiin montent à l’arbre d’une manière très spéciale, leur étant instinctive. Ils bondissent sur le tronc, y accrochent leurs griffes, et utilisent leur élan pour se placer sur une première branche, ensuite ils progressent sur les branches pour se placer sous leur tanière, et y patientent quelques instants avant de s’y hisser.
La femelle aimshgiin possède un comportement identique au mâle dominant en extérieur, la différence entre les deux sexes n’est visible que par quelques éléments, à savoir : leurs organes génitaux, la taille de la boîte crânienne, et leur comportement au sein de la tanière.
Hors de leur nid, les aimshgiin ont une coordination sans faille. Ils se déplacent généralement de branche en branche, de sorte à toujours rester l’un derrière l’autre. Devant se trouvant généralement la femelle. Lorsqu’une proie se présente, le premier des aimshgiin va s’immobiliser de sorte à effrayer sa proie, tandis que l’aimshgiin derrière va, lui, bondir de sa branche au-dessus de son partenaire, pour se réceptionner devant, ou sur sa proie. Une fois leur cible immobilisée, les aimshgiin procèdent de manière méthodique en fonction de la taille de leur proie.
Dans le cas d’une proie très modeste, comme un lapin, l’aimshgiin qui s’est réceptionné va appuyer ses griffes sur les articulations des pattes de sa proie, profitant de sa grande force de pression pour venir enfoncer lesdites griffes, de sorte à broyer l’articulation de l’animal, et le rendre inapte au déplacement. Le second aimshgiin profite de cette action pour approcher, et va lui aussi poser ses pattes sur la proie, généralement sur le ventre, la proie se retrouve donc sous la pression des griffes et des pattes du second aimshgiin, ce qui va assez rapidement faire céder ses côtes et sa cage thoracique sous la pression, et ainsi enfoncer ses propres côtes dans tous les organes qu’elles protègent normalement. Une fois ceci fait, les aimshgiin se redressent et observent leur proie se vider de son sang en geignant, avant de la dévorer, une fois celle-ci morte.
Dans le cas d’une proie un peu plus imposante, tel qu’un loup, ou qu’un muursüld, le premier aimshgiin (s’il atterrit sur le dos de l’animal), va en tout premier lieu venir poser ses puissantes pattes sur le sommet du crâne de l’animal, et le compresser, ainsi, ses griffes vont percer la peau de l’animal, engendrant de sérieux dommages sur le plan crânien, en plus de lui crever les yeux. En réponse à la créature qui se débat, le second aimshgiin viendra écraser les membres porteurs de l’animal de ses puissantes pattes, de sorte à l’immobiliser, tandis que le premier va doucement relâcher le crâne de sa proie pour venir enfoncer ses griffes dans les interstices entre ses côtes, engendrant une crevaison des poumons, de l’estomac, et du foie. L’aimshgiin va généralement s’y reprendre à plusieurs fois, pour s’assurer de crever tous les organes à sa portée. La chose faite, le premier aimshgiin va s’éloigner de sa proie, et laisser le second lui briser les articulations des membres porteurs avec ses griffes, avant de s’éloigner à son tour. Encore une fois, les aimshgiin patienteront jusqu’à ce que l’animal soit mort, en profitant de sa souffrance, avant de le dévorer, ou de le laisser comme tel si la chasse n’avait pas pour but de se nourrir.
Les Aimshgiin, tout comme les muursüld, préfèrent se tenir éloignés des proies trop imposantes, c’est la raison pour laquelle ils ont tendance à ne pas se montrer dans le cas d’une proie qu’ils ne pourraient pas gérer, surtout à deux ou trois.
Lorsqu’un petit aimshgiin naît, la mère reste avec son petit dans la tanière pendant près de trois mois, durée pendant laquelle la mère va allaiter son petit. Pendant cette période, le petit aimshgiin va dormir près de vingt heures par jour. Après cette période, l’aimshgiin a déjà pris une taille et un poids plus conséquents que n’importe quel animal de trois mois, il apprend alors à courir, bondir, et s’exerce généralement aux griffures sur les arbres alentours. C’est aussi un indice de la présence d’aimshgiin, les promeneurs qui remarquent ces griffures ont généralement intérêt à s’en aller au plus vite. En effet, lorsque son petit est en danger, la mère peut se montrer très agressive pour le protéger, et plus malveillante que jamais, pouvant aller jusqu’à dévorer une proie vivante, en commençant par les membres qui ne la tueront pas.
Après cinq mois, l’aimshgiin va aller chasser en compagnie de ses géniteurs, mais ne participera pas au massacre, en effet l’aimshgiin va devoir rester en observateur pour apprendre de ses parents. Et ainsi observer plusieurs années. A ses trois ans, l’aimshgiin atteint sa taille, son poids, et sa force adulte. Ses géniteurs le jettent alors du haut du nid, mouvement symbolique qui signifie que l’aimshgiin se doit de partir de la tanière de ses parents, pour aller vivre par lui-même. Un aimshgiin bien préparé va donc s’éloigner et commencer une vie solitaire à la recherche d’une partenaire, tandis qu’un aimshgiin mal préparé finira généralement dévoré.


Reproduction
Il est difficile de définir une “saison des amours” pour les aimshgiin, aussi les chercheurs ont émis l'hypothèse que c’est une espèce qui ne répond à aucune “période” pour la reproduction. Une fois envoyé dans la nature par ses géniteurs, un aimshgiin continue sa route pour trouver une femelle. Les chercheurs ont émis l'hypothèse que les mâles repèrent les femelles grâce à une hormone bien spécifique, étant donné que les rares fois où les chercheurs ont pu observer le phénomène, l’aimshgiin ne s’est jamais trompé de sexe.
La notion de “couple” comme celle de “meute” est très abstraite chez les aimshgiin, en effet, pour créer un “couple”, le mâle va devoir prouver sa force et sa maturité en effrayant une femelle aimshgiin. Pour ça, généralement, le mâle va tenter de surprendre la femelle en se plaçant au-dessus d’elle, puis de bondir devant elle sur ses puissantes pattes. Dans le cas où la femelle ne l’aura pas entendu, elle aura pour réflexe de se figer, voire de reculer. C’est alors que le mâle aimshgiin bondit en avant, dans le but de la retourner, puis de l’immobiliser, pattes sur ses membres porteurs. Dans le cas où la femelle l’aurait entendu, celle-ci peut n’avoir aucune réaction, voire même s’en prendre au mâle, en bondissant juste après son atterrissage pour le blesser, si elle y arrive, alors elle continuera sa route car le mâle n’aura en rien réussi à se “l’approprier”. Dans le cas où le mâle est particulièrement coriace cependant, il peut retenter sa chance, et tenter de la soumettre sans effet de surprise. Au contraire de la plupart des espèces, les aimshgiin ne considèrent pas les leurs comme étant de leur “famille” étant donné que cette notion leur est inconnue, aussi, ils n’ont aucune réticence à blesser, parfois gravement, une femelle dans le but de la soumettre.
Également, de certaines femelles, il est possible de les voir elles-mêmes faire peur à un mâle pour le soumettre, bien que leur force et leur poids soit moins élevés, il arrive parfois qu’au sein du “couple” ce soit la femelle qui soit dominante.
Une fois l’autre aimshgiin immobilisé, “l'appropriation” se passe en plusieurs étapes. En premier lieu, le dominant va montrer les crocs et grogner sur le dominé, jusqu’à ce que celui-ci accepte son sort et cesse de se débattre. En second lieu, le dominant ira mordre l’épaule du dominé, jusqu’à atteindre le sang, laissant ainsi une marque visible sur le corps de l’autre. A l’issue de cette “appropriation”, les deux aimshgiin s'attèlent à la création d’une tanière, construite généralement par le dominé sous le regard du dominant, qui n’hésite pas à user de crocs et griffes pour accélérer la construction.
Une fois la tanière créé, les aimshgiin sont considérés comme “en couple” ou plutôt “l’un appartenant à l’autre”. Le dominé a donc tendance à se laisser faire à toute violence commise par le dominant, ce qui explique également la violence inouïe des aimshgiin lors d’une chasse, libres de leurs mouvements là où ils sont généralement oppressés dans leur propre tanière.
En accord avec leur comportement et la malveillance qui les symbolise, les chercheurs soupçonnent le dominant de profiter du dominé un peu à sa guise, empêchant ainsi de réellement définir une “période” pour l’accouplement, ou d’en savoir plus sur l’acte en lui-même.


Caractéristiques physiques
La première chose que l’on remarque chez les aimshgiin est sans nul doute leur gueule, allongée au niveau du nez, jusqu’au menton, pour laisser apparaître de puissantes dents bien visibles, même lorsque sa gueule est fermée. Les quatre dents des extrémités étant tordues de sorte à être visibles sur les côtés de la mâchoire. La seconde chose que l’on remarque immédiatement, c’est leur épaisse peau, couverte par endroits de poils. La peau qui semble si épaisse est en fait due à une mutation très étrange de l’espèce, ayant laissé apparaître au fil des décennies des écailles surmontant leur peau, la source de ces écailles restant pour le moins mystérieuse, étant donné qu’ils n’ont aucun parent reptile. L’une des choses qu’il est difficile d’ignorer est également la queue, qui est presque aussi grande que leur corps, cette longue queue touffue battant généralement dans leur dos, est si longue qu’elle peut avoir l’usage d’un fouet. On remarque également les imposantes pattes et griffes de l’espèce, aussi utiles pour écraser leurs proies que pour grimper dans leur tanière.
Enfin, on remarque une longue crinière qui descend de leur crâne jusqu’au bas de leur dos, cette crinière est généralement brune, malgré qu’elle ait tendance à être plus foncée dans le cas d’un mâle, c’est une information trop peu observée pour être sûre. La différence assez remarquable qui existe entre les mâles et les femelles, est la taille de la boîte crânienne, en effet celle des femelles se trouve être légèrement plus petite.


Taille
Les aimshgiin peuvent atteindre 150 cm de hauteur pour 220 cm de longueur, grandement allongés par leur queue, pouvant aller jusqu’à 80 cm.


Caractéristiques psychologiques
Contrairement à la majorité des espèces, les aimshgiin ont un instinct qui leur dicte la violence, et surtout la malveillance, la méchanceté. Ainsi, les aimshgiin sont des boules de rage prêtent à sauter sur n’importe quelle proie qui oserait s’en approcher. Les chercheurs ont également remarqué qu’ils ne se contentent en rien de tuer leurs proies pour les manger, mais prennent leur temps pour leur infliger des lésions aux membres porteurs, puis aux flans, de façon à les immobiliser, et à les laisser se vider de leur sang. On les considère comme de véritables représentations du sadisme. Également, les aimshgiin chassent généralement pour se nourrir, mais il leur arrive régulièrement de chasser dans le seul but de faire couler le sang.
A l’inverse de la plupart des espèces, les aimshgiin vouent une profonde haine pour toutes les espèces, quelle qu’elle soit. Également, là où la majorité masquent leur présence pour se tenir à l’abri des prédateurs, les aimshgiin ne craignent pas grand monde, ce qui explique leur tendance à marquer leur territoire par des coups de griffes sur les troncs, et à laisser des corps de proies mortes partout sur leur territoire. Les corps laissés derrière eux ont deux fonctions, celle de prévenir toute espèce de leur présence, et celle de les dégoûter, non seulement par la vue, mais également par l’odeur.


Capacités
Encore une fois, les chercheurs en savent assez peu sur leurs capacités réelles, mais il est admis que ces créatures ne possèdent aucune capacité qui ait trait aux arcanes, à la magie. Encore une fois, c’est une espèce qui compte bien plus sur ses atouts physiques, à savoir une force et un poids importants, combinés à un corps adapté à de sanglantes batailles.
On leur attribue également une ouïe fine, ainsi qu’un odorat très puissant, mais cela reste à prouver, les études continuent d’avoir lieu pour les étudier, mais il est difficile de ressortir d’une étude vivant, dans de telles conditions.
On leur attribue également une capacité très spéciale, qu’on pense provoquée par les écailles, qui est celle de résister à des climats très différents, et ce sans réellement en être altérés. Les aimshgiin supportent la chaleur comme le froid, du moment que ces températures ne sont pas trop extrêmes.


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Bolgokh
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Mer 22 Fév - 18:49
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Khyanalt


Artiste : Lady of Many hats
Fiche rédigée par : Mary E. Burrowes

Longévité
Entre 50 et 80 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Ces reptiles hybrides par la forme entre un tigre à dent de sabre et un varan vivent en réalité dans les plaines froides de Khurmag, Zagash ou Nislegiin. Ce grand reptile ne supportant pas un froid trop intense, se cache dans sa fourrure épaisse et très chaude en restant dans les environnements légèrement boisés et froids. En effet, il aime les bosquets ou les petites forêts des plaines où il trouve le moyen naturel de se mettre à l'abri de ses principaux prédateurs qui ne sont autres que la multitude d'oiseaux imposants qui parsèment le ciel. Sa fourrure qui n'a pas la capacité de se désépaissir en été, l'oblige à rester sous un climat plutôt froid, et la population ne s'est donc jamais étendue vers les plaines  du Centre et de l'Est du My'trä. Tandis que ses griffes empêchent d'un autre côté une bonne accroche sur les sols rocailleux des montagnes, lui ouvrant le chemin vers l'Est. Pourtant leurs griffes sont de véritables armes quand il en vient à attaquer ou à devoir se trouver de quoi manger.
Les mâles sont souvent solitaires, ne permettant pas que l'un de leur semblable vienne "s’incruster" sur leur territoire souvent limité à la partie boisée qu'il s'imagine comme acquise. Les femelles peuvent être acceptées au prix d'une parade nuptiale et souvent du sacrifice d'un de leurs petits, que le mâle dévorera simplement comme une offrande. Les femelles élèvent leurs petits en changeant ou non de lieu de vie après la couvée, jusqu'à l'âge adulte où elle les abandonne. C'est alors la première fois que les petits vont devoir chasser seuls leur nourriture aussi bien composée d'insectes que d'animaux de petites à moyennes tailles.


Reproduction
La reproduction des Khyanalts est assez élaborée et constitue une faiblesse assez importante pour l'espèce. La femelle va pondre une demi-douzaine d’œufs tous les 5 à 8 ans dans un endroit le plus à l'abri possible des prédateurs. Elle va ensuite marquer son territoire à maintes reprises sur un rayon d'une dizaine de mètres et va rester le protéger pendant plusieurs semaines.
Un fois attiré par l'odeur de la femelle, le mâle va venir féconder les œufs puis les enfouir sous la terre. La femelle restera durant tout ce temps et jusqu'à l'éclosion des œufs environ un mois après. Elle n'a pourtant aucune interaction avec le mâle.


Caractéristiques physiques
Grossièrement, les Khyanalts ressemblent à des varans à poils avec des griffes et de grandes canines qui leur retroussent les babines supérieures.
Leur corps possède en effet une épaisse fourrure blanche, longtemps réputée pour arrêter le froid. Il n'était pas rare que des couvertures pour les bébés et les enfants soient confectionnées à partir de celle-ci pour les plus riches Mytrans. Mais ce n'est pas là leur seul atout, ils possèdent également une queue pouvant aller jusqu'à 1m50 chez les mâles, souvent preuve de leur puissance. Ils la manient avec beaucoup de force, même si la précision de ce genre d'attaque laisse à désirer, servant plutôt à prévenir toute attaque tentée par un ennemi traître ou à se débarrasser des oiseaux pouvant tenter de chasser ce grand lézard.
Ses dents de devant sont plus impressionnantes que vraiment dangereuses, c'est d'ailleurs pour cela qu'elles sont plus développées chez les femelles qui doivent dissuader les autres créatures lors de la couvée. Elles transperceront sans mal une chair fine, mais seront arrêtées par un cuir un peu résistant, ce qui explique sa préférence pour le menu gibier. Ce sont plutôt ses griffes dont il faudra se méfier, qui lui permettent souvent de dépecer entièrement sa proie. Cependant le poids de son corps et sa morphologie, l'empêche de lever ses pattes à plus de la moitié de sa taille. Vous devriez donc être sain et sauf si vous restez à une distance raisonnable de ses coups de pattes antérieures.


Taille
A hauteur de garrot, entre 1m20 et 1m70. Les mâles sont souvent plus imposants que les femelles, même si leurs dents sont moins longues.


Caractéristiques psychologiques
Extrêmement méfiants et nerveux, ces animaux ne sont ni pacifistes, ni peureux. Ce ne seront pas eux qui détaleront à l'approche d'un prédateur ou d'un bruit suspect. Ils appliquent à la perfection l'adage qui dit "la meilleure défense, c'est l'attaque". Les mâles vivent d'ailleurs principalement seuls tandis que les femelles protègent leurs petits pendant une quinzaine d'années. Chacun n'hésitera pas à défendre son territoire avec dents et griffes jusqu'au bout, que ce soit envers l'un des leurs ou un étranger.
Quand deux mâles d'une même fratrie élisent domicile sur le même territoire, il est très rare que l'un des deux finisse par laisser sa place à l'autre. Il est plus communément admis qu'ils se battront quitte à ce que le gagnant soit incapable de survivre plus de quelques heures à ses blessures ce qui n'arrange pas la croissance de l'espèce.
Vous l'aurez compris, il est donc plutôt improbable d'obtenir l'obéissance de ces reptiles, même si de très rares cas ont été recensés avec les femelles Khyanalts qui auraient suivis des tribus d'adeptes d'Orshin. Les mâles eux possèdent un trop gros instinct primaire et un caractère trop sédentaire pour imaginer se lier avec un humain.


Capacités
Les Khyanalts ne possèdent aucune capacité particulière, si ce n'est leur excellente vision dans la demi-obscurité aussi bien que l'obscurité totale.


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