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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Hinaus
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 Un Ovshin téméraire [Boris]

Levis Downson
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Lun 30 Jan - 15:14
Irys : 202483
Profession : Braconnier - Médecin
Pérégrin 0
La capitale de Vereist, Zuhause, est un endroit fascinant de par son architecture atypique et la façon dont l'homme y a dompté mère nature : celle-ci n'ayant pas comme résolution d'épargner les individus du continent, la population locale a su s'adapter et transformer les lieux pour que la vie n'y soit pas désagréable, presque confortable ! Les maisons mitoyennes aux toits exagérément pointus constituent quatre-vingt dix pourcent des infrastructures de cette ville, mais on retrouve dans les dix restants d'impressionnants ponts-routes permettant autrefois la traversée de la rivière.

C'est sur la bordure de l'un d'entre eux que Levis avait décidé de s'avachir dans l'attente insupportable d'un rendez-vous auprès du patron de la Velca, compagnie minière émérite de la cité. Selon des indications, une créature supposée être un ovshin - cette créature ailée réputée pour sa laideur - rendrait la vie dure aux travailleurs des hautes cimes, qui ont déjà fort à faire avec les contraintes inhérentes à leur emploi ! Le contrat prévoyait une rencontre avec un homme au service de Karl Dirlich afin que Levis puisse être amené auprès de celui-ci ; sans doute voulait-il que son gorille ait un aperçu des intéressés afin qu'il puisse jauger leurs compétences - on n'est jamais à l'abri de suicidaires persuadés qu'ils peuvent venir à bout d'une telle créature !

Finalement, l'heure tant attendue arriva. Le chasseur s'amusa une dernière fois à contempler la fumée dégagée par son souffle chaud dans l'air glacial de Zuhause, puis il prit la route en direction de "la chope de Teddy", établissement fort de beuverie et de musique locale... Après une dizaine de minutes de marche a -10°, la chaleur d'un bar bondé de citoyens pompettes se fit palpable derrière cette grande porte de bois épais.

Levis entra.

◘ ◘ ◘ ◘ ◘

« Teddy vous souhaite le bonjour et la bienvenue ! » s'élève une voix parmi le brouhaha ambiant. « Installez-vous, je suis à vous dans quelques instants ! »

Le nouveau venu remercie le tenancier d'un geste de la tête puis se dirige en direction du comptoir, là ou plusieurs places semblent libres. Après s'être installé sur l'un des tabourets-hauts inoccupés, il dévisage discrètement la populace - parmi laquelle il s'est mêlé - en quête de son contact : même si aucun nom et aucune description physique n'est donnée, il n'est jamais impossible dans ce genre de situation de trouver la personne que l'on recherche. Un simple croisement de regards suffit parfois à se faire comprendre mutuellement que l'autre est la bonne personne, celle dont on a besoin. Si cela n'est pas efficace, il existe toujours d'autres méthodes...

« Hey, taulier ? »

« Ouais ? » réponds une voix qui semble percer à travers le vacarme.

« Vous êtes au courant pour l'ovshin qui fait des siennes, dans les hauteurs ? »

« Un peu que j'suis au courant ! Grâce à cette bestiole, les ouvriers trop effrayés pour bosser passent leur temps dans mon enseigne. J'dirai presque que c'est dommage de devoir la déloger, mais si mes clients n'ont plus un sous en poche j'vais devoir fermer boutique... »

« Vous pouvez m'annoncer ? » lui demande Levis, rassuré que l'affaire ne soit pas une arnaque.

Un verre à la main, torchon dans l'autre, l'homme se met à sourire et se dirige vers l'un de ses tonneaux de bière. Avec une main experte, il en remplit une choppe et la dépose devant Levis avant de retourner à sa vaisselle.

« C'est tout ce que je peux faire pour vous. Soyez patient. »



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Boris Newtown
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Lun 30 Jan - 23:59
Irys : 62842
Profession : Mafia - Ingénieur en Mécanique
Daënar -1
Deux jours après ma mission à Hinaus…

Lors de ta dernière mission, tu n’es pas seulement revenu les mains vides, mais tu as également perdu deux de tes frères qui étaient important pour notre famille. Tu me déçois Boris…
Pffft, c’est pas d'ma faute s’il n’obéisse pas à mes ordres !
Ce n’est pas une raison pour revenir les mains vides ! Tu repars immédiatement en mission de chasse pour un ami de l’un de nos clients à Hinaus ! Voilà la fiche du contrat !
ENCORE HINAUS ! D'accord, mais après j’veux un congé ! Un long congé !

Désoler pour cette engueulade entre père et fils. Il y a exactement une semaine, j’avais été envoyé à Hinaus pour faire payer les factures d’un client. Cependant, lorsque qu’il était le temps de payer, j’avais perdu le contrôle de la situation et cela m’avait coûté la vie de mes deux collègues, une jeune fille innocente et plusieurs blessés. Je suis présentement recherché, mais cela n’a aucunement importance étant donné que je suis protégé par la famille. Rien ne peut m'arriver. Comme le dit le proverbe des affaires : “Les personnes riches ne vont jamais en prison.” C’était aussi simple que cela.

Enfin bref, mon contrat était situé à Hinaus. Plus précisément sa capitale dénommée Celeist. Encore et encore de la neige ! De la saleté de neige ! Malgré que c’était une capitale en paix et propre, cela va être très dur d’avoir un comportement adéquat. Malgré tout cela, je comprends pourquoi le parrain est intéressé par cette capitale. Tout ce qu’ils font, c’est vendre de Magilithes… De Magilithes ! C'est un marché très demandant d’après moi ! De plus, il trouve de bons alliés et des façons d’avoir de l’argent ! Ça me fascine !

Le train semblait favorable pour ce voyage. Chaud, vite et pas trop cher ! Tout communique avec harmonie dans ce moyen de transport ! Arriver à la capitale, il fallait que je me déplace à la taverne surnommé “La chope de Teddy”. Je pense que le manager s’appelle Teddy? Bref, sans trop de poser trop de questions je rentrai dans l’établissement. À première vue, c’était trop modeste. Plusieurs personnes avaient commencés la soirée tôt en étant déjà ivrogne. Ils avaient l’air de bien s’amuser tout en restant accrochés l’un sur l’autre pour ne pas tomber. D’un autre coin, il y avait quelques aventuriers qui passait par là, d’autre semblait faire des affaires suivis de quelques personnes perdues dans leurs pensés en étant soit seul au bar ou seul sur une table en plein milieux. Il n’y avait aucun chansonnier, ce qui était très dommage. Des fois ce genre de choses peut détendre l’atmosphère, mais j’imagine qu’il n’y a pas toutes les tavernes du monde qui peut se donner le luxe d’avoir de l'ambiance musicale.

Je m’avançai près du bar en faisant signe au barman de la main puis commençai une conversation bien simple.

Bienvenue !
Salut… Vous savez où je pourrais trouver un homme pour le contrat sur la chasse d’un Ovshin?
Désolé, je ne connais personne qui en ai en charge dans mon auberge...

Au début je pensais que c’était une arnaque pour me faire perdre mon temps. J’étais furieux ! Il fallait que je me défoule sur quelqu’un.

Est-ce que je peux vous offrir quelque chose monsieur ?

Je regardai bien vite autour de moi puis répondit :

Non merci… Je vais me servir moi-même.

Je quittai le bar pour aller rejoindre un homme seul avec choppe en face de lui. Rendu à côté de lui, je pris sa choppe et la mit cul sec d’un seul coup. Ensuite, je déposai brusquement la choppe sur la table, puis le remercia avec un violent coup de main sur l’épaule.

Merci pour la bière, l’ami !



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Möchlog
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Jeu 2 Fév - 22:58
Irys : 119977
Administrateur
Attention mes chéris:
 

« La Choppe de Teddy ». Quand le brouillard cendré des cigares se confond avec la neige au-dehors, voilà ce que vous servira un gars qui décrirait ce bar. Une prolifération de joueurs de poker ambitieux, qui boivent, rient, puis pissent sur leur bleu de travail, avant de se faire jeter dehors par un tenancier peu patient. Incontrôlables, ces mineurs, mais qui pouvait leur en vouloir ? Ils ne pouvaient rien attendre d'autre de cette horrible région. La mélodie du piano, le claquement des cartes, le whisky beaucoup trop cher, c'était leur seule raison de vivre. Mais c'était des bons gars, ils ne feraient pas de mal à une mouche, sauf si celle-ci avait la malheureuse idée de siphonner leur verre de liqueur distillée, mais ce n'était encore jamais arrivé jusqu'ici, alors tout allait bien.

Dans ce brouillard impénétrable, une silhouette solitaire, à une table de bois, battait le rythme de la musique, une bière à la main. Que faisait-il là ? On ne le savait pas. La question la plus importante, c'est qui aurait la curiosité d'aller lui demander ? Personne n'était bavard ici, encore moins indiscret. Chacun avait sa vie, et la plupart des étrangers ne venaient jamais pour des motifs très encourageants. Alors on se taisait, on regardait son verre, on regardait son pote, et on se marrait d'un seul coup, parce que la vie c'était une absurdité comme ça, elle nous faisait rire sans aucune raison.

Cet homme-là, c'est Joseph Klavimann. Un monsieur tout-le-monde, quoique plus laid que la moyenne. Des cheveux châtains, tirant vers le gris, qui sont à peine coiffés par l'éternel coup de peigne du matin. Sa barbe n'est rasée qu'une fois tous les jours de canicule, ce qui explique son aspect si brute de décoffrage. Certains disent même, pour se moquer, que la lame du rasoir lui fait peur. Enfin, on se moque, pas devant lui bien sûr. Ce petit homme a la réputation d'être une boule de nerfs impossible à contenir. Si vous foutez de sa tronche, préparez le sparadrap et le coton, il va vous déboîter le nez... Si vous êtes plus petit, plus maigre et plus impressionnable que lui bien sûr, ce qui est extrêmement rare. La plupart de ses « victimes » sont des enfants trop téméraires, ou des nains, c'est à peu près les seules êtres humains qu'il arrivera à dominer un jour par son incommensurable force. Pour le reste de son visage, c'est à peu de choses près celui d'un porcelet. Nez aplati, joues teintées d'un carmin appuyé, deux fentes sournoises pour les yeux, quoique illuminées par un bleu de phosphore, et voilà.

Habillé d'une chemise blanche mouchetée de gouttes de bière, quadrillée par des bretelles en cuir, il n'avait en plus pas fière allure. Ce n'était pas vraiment sa faute, on l'avait mis sur une mission ridicule : attendre un chasseur dans ce trou-à-rats, et l'amener au patron en prenant soin de gentiment lui expliquer les choses, comme à un petit enfant à qui on apprendrait à parler. Si Joseph n'avait eu, ne serait-ce qu'un peu, l'étoffe d'un père, il l'aurait sûrement fait savoir. Mais c'était dur pour tout le monde... et qui lui disait que M.Dirlich n'avait pas ses propres problèmes, et qu'il ne pouvait envoyer un autre homme sur le coup que lui ? Mais le petit sbire n'était pas dupe, il savait très bien que son boss s'arrangeait un salaire très correct ! Et s'il se retrouvait dans cette situation, c'était uniquement dû au fait que sa couardise lui invitait cordialement à toujours dire oui !

Désormais irrité, et lassé, par son unique monologue intérieur, on pouvait s'attendre à ce qu'il accepte assez mal l'affront monumental que venait de lui faire cet étranger à la tignasse blonde. Non seulement il lui vidait sa choppe sous le nez, mais en plus il s'arrogeait le droit de le frapper ? Le barman, et accessoirement propriétaire de cette gigantesque machine à brasser de la monnaie, regardait la scène d'un œil circonspect. Ça sentait clairement la bagarre, surtout avec ce petit imbécile. Le susnommé était en train de se lever, le visage écarlate d'une colère, vraisemblablement, assez fantasmée dans son esprit, et il se retourna en serrant toutes ses jolies petites dents trouées par l'alcool et le tabac à chiquer.

- Dis voir, blondinette, t'avais la gorge trop délicate pour t'payer une bière entière ? Tu vas voir, après c'que j'vais te faire, tu pourras même y faire entrer toutes les bites que tu veux, suceuse de taureaux.

Eh merde... On peut raisonnablement penser que c'était là la pensée secrète d'absolument tout le reste du bar. Et à juste titre car, qui disait bagarre, disait fermeture accélérée par le vieux Teddy. Il était intransigeant sur ce point. Un tel vent de panique souffla parmi les ouvriers présents, qui commençaient à peine à savourer la douce mélodie de l'ivresse, que deux hommes se levèrent d'un coup de leur table pour aller retenir Joseph et l'empêcher de concrétiser ses projets certainement très pacifiques.

- Ah non ! Tu vas pas nous gâcher la soirée, petit merdeux ! S'écria l'un d'eux.

- Mais... Lâche-moi, bordel ! Tu vois bien que c'est lui qui a commencé !

- Je m'en fous ! Rétorqua-t-il. A chaque fois que tu viens là, tu t'embrouilles avec tout le monde, et on est tous foutus à la rue avec notre demi gueule-de-bois. Alors maintenant, tu t’assois et tu la boucles !

Au pire, s'il n'était pas d'accord, le grand homme ne se gêna pas pour décider à sa place et le plaquer de force, grâce à son acolyte, sur l'assise qui grinça vigoureusement. Au même moment, un troisième larron à la barbe impressionnante approcha de l'étranger qui était, on peut le dire, responsable de tout ce raffut, et lui adressa des excuses teintées d'amertume.

- Désolé, mon gars, il a tendance à s'emporter ce couillon, mais il est pas bien dangereux.

En fond sonore, toute l'assistance pouvait apprécier les grommellements appuyés de Joseph, toujours fermement maintenu par les deux mineurs, sous le regard satisfait de Teddy qui recommença à servir normalement la clientèle. L'incident avait pu être évité. Il ne put s'empêcher cependant, de lâcher cette fugace plainte.

- Foutue Dirlich, sérieux, il pourrait pas l'enfermer cet attardé mental au lieu de l'envoyer ici faire ses petites affaires ? J'dirige pas un tripot de souterrain, bordel de merde...

Et il s'éloigna, un verre de whisky à la main, pour le donner à un autre assoiffé de sa longue journée.

Joseph Klavimann:
 


Une question, une requête, une tasse de café ? Envoyez-moi un MP ! Je suis à votre disposition.
Möchlog
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Levis Downson
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Lun 6 Fév - 15:52
Irys : 202483
Profession : Braconnier - Médecin
Pérégrin 0
Levis n'est pas étranger aux bagarres d'ivrognes, choppes cassées et projections d'hémoglobine. Aussi, lorsque l'incident de "la bière volée" éclate, c'est à peine s'il a un regard en direction des protagonistes concernés par l'événement. Beaucoup de boucan pour une simple verre, et une situation calmée en aussi peu de temps qu'il n'en faut pour le dire... Force est de constater à quel point certaines personnes apprécient être mises sous le feu des projecteurs, pour un oui ou un non !

Bien qu'il n'ait pas suivit l'affaire, le chasseur tend discrètement l'oreille, toujours à l'affût d'une information qui pourrait filtrer de ce groupe suspect formé par le fauteur de troubles et ses compères. Outre les rabrouements de ses camarades, rien qui ne pourrait s'avérer intéressant ne se dégage de leurs discussions et c'est dans un long soupir de lassitude que Levis vient se perdre.

Quel traquenard à la con, ce contrat !

« Ca m'arrache la gorge de le dire, mais je suis parfaitement d'accord. »

Tout soudainement, alors qu'il dévisageait le liquide doré généreusement offert par le propriétaire de l'enseigne, le nom du commanditaire filtre à travers le bruhaha ambiant. "Dirlich", "attardé mental", "petites affaires." : aucun doute, ces mots sont bels et bien ceux que Levis souhaitait entendre. Sans attendre un instant de plus, l'homme agrippe sa choppe et se dirige vers une table à quelques pas de lui, là ou le dénommé Joseph semble retenu par sa clique - satisfaite d'avoir pu éviter un probable bain de sang. Sans leur en demander l'approbation, il tire une chaise proche et s'installe à leurs cotés, se dépêchant de déposer le verre et son contenu face à Joseph, comme une offrande. Il prend alors la parole, avec l'assurance habituelle qui le caractérise si bien.

« La bière, c'est cadeau. Prends ça comme une excuse pour m'être invité à ta table. » commence-t-il, sourire aux lèvres. « Ton patron pourrait nous faire l'honneur de sa présence la prochaine fois, plutôt que d'envoyer son acolyte à sa place. Mais bon, on sait tous comment sont les patrons. Des incapables ! Une fois à la tête d'une entreprise, un poil gigantesque leur pousse dans la main. A moins qu'il ait une autre raison de ne pas se présenter en personne ? Mais bref, venons en à ce qui m'intéresse. J'suis ici pour le contrat, j'ai un fusil et une grosse sacoche qui ne demande qu'à être remplie d'Irÿs. Où est-ce que je trouve Karl Dirlich, qu'on expédie vite fait cette affaire ? »

Il fixe alors Joseph avec un calme déconcertant.



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Boris Newtown
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Lun 13 Fév - 2:35
Irys : 62842
Profession : Mafia - Ingénieur en Mécanique
Daënar -1
Ce mec était plus coriace que prévu. Il était plus grand, plus force et un plus gros caractère de cochon que moi. Ça, j’en suis sûr ! Malgré que c’était juste une petite blague, il était vraiment prêt à se battre malgré tout. Il me traita de blondinette comme si cela allait vraiment m’affecter. Ce n’était pas la première fois que quelqu’un se tenait nez à nez avec moi et ce ne sera pas la dernière fois. Un petit combat me ferait du bien après un long voyage dans un train avec des femmes et du vin. Bref, juste avant que je riposte en pleine gueule à ce misérable. Le barman de la taverne arriva pour nous arrêter tous les deux. Apparemment cet abruti était un régulier de la place et il ne l’était pas pour les bonnes raisons! Mais bon, cela n’avait pas prit trop de temps avec qu’il se calme, pour ensuite être expliquer et pardonner par un homme avec la barbe d’un viking. Après tout, je lui voulais rien de mal ! Je voulais seulement de quoi à boire en faisant une petit blague au local.

Je me dirigeai de nouveau vers le bar pour avoir, pour de vrai cette fois, une vraie boisson de roi. Avec hâte j’écartai le grand tabourets de côté et je demandai leurs bouteilles de vin de plus grandes qualités.

Barman ?! Votre meilleur vin s’il-vous plaît !


Cela n’a pris que peu de temps avant qu’il me montre une bouteille de vin rouge d’une bonne durée de conservation. Après réflexion, ce n’était un bouteille très fameuse, mais bon ce n’était mieux que rien. Je me servis une coupe, puis je fit un demi-tour pour avoir une vue du bar au complet. Toujours aussi presque vide, mais c’était encore une soirée jeune. Un peu plus loin, il y avait encore ce mec avec le caractère de cochon. Il venait juste de commencer une petite conversation avec un homme avec un veston brun et son air de monsieur en manque de femme. Il avait l’air de gars désespérée en voulant tendre son coup avec un connard de cette taille.

Cependant, avec un bref moment de silence dans la salle, j’ai pu entendre le mot contrat ce qui attira pour attention davantage. Après tout, c’était le pourquoi que j'étais venue dans ce lieu perdu à travers la neige et le froid. Cet homme était peut-être l’homme que je recherche pour faire cette mission. Au même moment, un éclair de génie me frappa sur le crâne. Je demandai aussitôt des autres coupes de vin au barman, puis je m’avançai vers mes deux futurs “collègues”. J’ai eu la chance de confirmer l’origine de leur discussion avec le dernier bout de phrase de l’homme étrange.

Où est-ce que je trouve Karl Dirlich, qu’on expédie vite fait cette affaire?


Je déposai aussitôt les coupes devants chacuns des messieurs puis les remplissaient avec la bouteille de vin que j’avais acheté plus tôt.

Aller aller ! Il ne faut pas commencé sans moi ! Prenez ce vin en guise de pardon pour mes actions désagréables.



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Buyriqa & Tentsel
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Dim 13 Aoû - 1:32
Irys : 24995
La tension diminua rapidement dans la petite taverne de Teddy, aidés par l’alcool qui commençait à se répandre dans les veines des mineurs, ceux-ci retournaient à leurs discussions habituelles, remplies de grognements, de rires et d’éclats de voix, tout en oubliant pas les rots bruyants et les pets qui précédaient des rires gras. La soirée commençait à peine pour les fiers ouvriers de Celeist. Joseph lui bougonnait, son monologue intérieur reprit d’abord de plus belle, mêlant irritation contre son patron, colère contre ces sous-employés de pacotille qui le traitaient comme un parasite. Il se grattait machinalement la barbe, tout en agitant sa jambe d’un air stressé.
En grommelant, il ne vit pas le trentenaire s’inviter à la table avec une boisson de remplacement pour l’envoyé de Dirlich. Cet homme-là savait parler à un poivrot frustré contre la vie, qui ne rêvait que d’une vie tranquille sans un énergumène qui donnait des ordres derrière lui en pouvant boire toute la journée. Il accepta la bière volontiers et en bu une lampée avant même de parler. Son visage semblait se rallumer.

« J’te l’fais pas dire mon gars. Mon patron ne m’offre même pas un lieu convenable pour bosser. Si t’veux l’trouver pour l’job j’peux t’y am’ner ap... »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase d’une manière bien trop décontractée que Boris, le jeune homme blond qui avait déjà bien faillit déclencher une bagarre, revint à la table de Joseph, vin à la main, avec l’air innocent du gars qui voulait se faire pardonner après avoir réalisé qu’il avait fait une belle gaffe. Le visage du laquais de Dirlich s’assombrit lentement, il dévisageait avec mépris le blondinet, juste avant d’exploser de frustration. Le petit homme ne savait pas se retenir, il ne pouvait pas.

« Je n’en veux pas de tes excuses, ni de ta boisson pour femmelettes, retourne dans les jupons de ta mère petit merdeux ! »

Il se saisit de la bouteille de vin et l’envoya en direction de Boris. Oui, en direction, parce qu’il manqua bien évidemment sa cible. La bouteille éclata sur la tête d’un adolescent, lui aussi blond, qui faisait certainement ses premiers jours à la mine et dans le bar. Il tituba sur son siège pour finalement en tomber en faisant un bruit sourd lors du contact avec le plancher. S’ensuivit cette espèce de silence qui dure de longues minutes pendant l’action mais qui est réduit à une poignée de secondes dans la réalité, tout s’arrêtait ou semblait être au ralenti. Tout se réaccéléra très vite néanmoins, certains mineurs déjà bien éméchés en profitèrent pour mettre des coups de poing à leur voisin, qui leur rendait bien. Les gaillards qui avaient retenu Joseph avait saisit des chaises et semblaient vraiment mécontents que le petit barbu ait déclenché ce raffut. Ce dernier renversa la table en direction de Boris et rendit un premier direct du droit à un mec qui titubait. Un coup de feu retentit peu après, Teddy venait de tirer à blanc une carabine.

« Tout le monde dehors, déguerpissez parce que le prochain coup il est chargé ! »

La remarque fit chou blanc pour la plupart des protagonistes, Joseph était toujours aussi enclin à se défouler pour venir à bout de sa frustration, certains mineurs étaient également convaincu qu’en assommant Joseph à coup de chaise, ça réglerait la situation. D’autres étaient juste trop occupés à se taper dessus pour réagir dès le premier avertissement ou trop assourdis pour l’entendre. Boris quant à lui, saisit très vite qu’il venait de griller ses chances de participer au contrat et qu’il devrait revenir auprès de sa famille toujours les mains vides. Ça allait chauffer pour ses oreilles. Il profita du chaos pour s’éclipser.
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