Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Hinaus
Page 1 sur 1


 [RP Libre] Premiers pas

Kvothe Selwyn
avatar
Jeu 2 Fév - 18:56
Irys : 34346
Daënar 0
[HRP = Ceci est mon tout premier RP sur un forum. Il fait suite direct à ma fiche de perso, et me servira à introduire Kvothe dans votre univers. Je compte le continuer, mais il est ouvert à tout le monde si vous souhaitez rencontrer mon perso, alors n'hésitez pas!]

Cela faisait maintenant plus d'une heure que Kvothe était allongé dans sa benne de minerai à regarder le ciel défiler. Le froid était saisissant, mais il pourrait passer le restant de ses jours ici. Son doux rêve éveillé fut cependant interrompu par un bruit métallique provenant de l'avant du wagon.

Pris de panique, Kvothe se redressa en position accroupi, ne sachant que faire. Il n'était pas seul sur ce train, son sentiment de liberté lui avait fait oublier ce détail. Il n'était pas à l'abri ici. Il s'approcha du bord de la benne, et se redressa légèrement pour risquer un coup d’œil à l'extérieur. Il vit alors un garde, qui venait de sauter du wagon précédant le sien, et qui longeait la benne par la traverse aménagé en dehors de celle-ci permettait de remonter le train à pied.

Qu'allait-il faire ? Il pouvait rester caché, le garde avait l'air de simplement remonter tranquillement les wagons, mais en même temps il y avait un risque qu'il décide de regarder dans la benne. Tout effet de surprise disparaîtrait alors, mettant Kvothe dans une situation bien délicate. Le garde n'était armé que d'une machette, mais tout de même.

Kvothe décida alors de passer à l'action. Le garde faisait la même taille que la paroi de la benne, il ne pouvait pas voir par dessus. Kvothe, lui, grâce aux minerai, avait la moitié de son corps qui dépassait de la benne une fois debout. Il surplombait le garde et pouvait soit le pousser directement afin qu'il tombe du train, soit....

Le garde était à son niveau. Plus le temps de réfléchir. Kvothe se redressa, surpris le garde, et l'attrapa par une clé de bras à la gorge, tout en le tirant vers le haut pour lui faire perdre l'équilibre. Ainsi coincé, le garde n'avait plus assez de prise pour se défendre, et se tortillait pour tenter de déstabiliser son agresseur, ce qui ne donna aucun résultat. De sa main libre, Kvothe attrapa la machette attaché à la ceinture du garde, et lui en asséna un grand coup à hauteur du nombril.

L'homme eut un soubresaut de douleur, et son poids se fit beaucoup plus important. Kvothe ne pouvait plus le supporter et lâcha prise. Le corps sans vie du garde s'effondra sur la traverse. Kvothe enjamba la benne, et vint se placer à califourchon sur le cadavre. Il lui fit les poches, et fut heureux de trouver un peu d'argent. Hyarl lui avait parlé de la monnaie du monde (et lui avait appris à compter, au passage), il savait que c'était important d'en avoir. Il compta : 10449 Irys. Bon. Il n'avait aucune idée de ce que ça représentait, mais au moins, il avait un peu d'argent. Il poussa le corps du garde hors du train, afin de ne pas attirer l'attention, et retourna dans la benne. Il voyait une ville au loin, il ne devrait plus tard à arriver.

Le train ralentit, et Kvothe décida de sauter avant d'être trop proche de la ville, pour éviter d'être repéré. Il sortit de sa benne, attendit de trouver un endroit propice à se cacher, et sauta juste avant d'arriver à un amas de rocher, là où il jugeait la neige assez épaisse pour l'amortir.

Après une bonne heure et demi de marche, Kvothe arriva aux portes de la ville. Elle semblait immense, à flanc de montagne, comme taillé directement dans la roche. Et recouverte de neige. Son accoutrement allait clairement attirer l’œil. Il passa devant des gardes postés à une des entrées de la ville, qui le toisèrent mais le laissèrent passer.

Première étape : trouver à manger. Et un endroit où dormir éventuellement. Et de l'argent. Et un travail.Et.... Bon, ok, il était paumé. Il décida de s'avancer vers ce qui semblait être le centre ville, pensant que c'était là qu'on trouvait l'animation, et donc des contacts. Le gens le regardaient de travers, ou avec pitié, et il en fut dérangé. Cette foule, finalement, le mettait plutôt mal à l'aise, c'est une situation qu'il ne connaissait pas. Il se réfugia dans la première auberge qu'il trouva et qui lui semblait à peu près accueillante.

Chaleureux. Voilà la première impression que lui laissa ce lieu. Intérieur entièrement en bois, des tonneaux servaient de table, chacun entourés de trois ou quatre tabouret sculpté. Une cheminée crépitait dans un coin, et la bar, à l'opposé était composé d'un tronc d'arbre d'une seule pièce, raboté sur le dessus pour accueillir coudes de voyageurs et verres de bière.

Kvothe s'extasiait complètement de ce lieu magnifique, et se rendit compte, lorsque le barman l'interpella, qu'il n'avait pas bougé de l'entrée, bouche bée :

« Alors mon gars, tu vas rester là, ou t'approcher un peu. Putain c'que tu dois pas être réchauffé vu ta tenue. Va te mettre un peu au bord du feu, j'arrive. »

Kvothe lui répondit par un sourire maladroit, et s'approcha de la cheminée. Il s'assit au sol, et se laissa englober par la douce chaleur que lui procurait les bûches enflammées. Quel bonheur.

Il resta assis comme ça cinq minutes, et se redressa instantanément à l'arrivée du patron.

« Merci m'sieur...Euh... Pardon. Merci » bafouilla-t-il.

Le patron s'esclaffa, et lui tapa sur l'épaule.

« Ben dites donc, on dirait que tu débarques de ch'ais pas où là. Qu'est ce que je te sers ? ».

« Hum... Euh... Je sais pas vraiment. Je peux avoir quelque chose de chaud avec 10.000 Irys ? »

Le patron rit de plus belle.

« Putain, t'es plus que paumé mon gars ! T'as de l'argent, mais tu sais même pas ce que ça vaut. Je vais te faire une tisane, offerte par la maison ! T'arrives d'où comme ça ? »

« Euh... Des mines... De loin... »

« Ouais, ok, je vais pas poser trop de questions. Bienvenue à Roceas alors. Si t'es dans les mines, tu vas pouvoir bosser ici, ça va pas être compliqué. T'as du matos, par contre ? »

« Arf... Non, pas vraiment. Et j'ai pas non plus trop envie de retourner aux mines... »

Kvothe trouvait un peu ses aises à côté de ce gigantesque tavernier à la barbe épaisse.

« Ok, ok... T'as tes raisons, et j'me fous bien de savoir pourquoi. Tu sais quoi ? Mon apprenti est malade, pour ch'ai pas combien d'temps. Alors j'te propose un truc, vu que t'as l'air plus paumé qu'un My'trans sans Magilithe. Remplace-le. Tu m'fais le service, la plonge, la bouffe, tout c'que j'te dis de faire en fait. Et tu peux pioncer et manger ici. J'te paye pas. T'auras un peu de temps libre pour trouver un boulot à côté. T'arrête dès que mon apprenti reviens, ça te va ? »

Les yeux de Kvothe s'écarquillèrent. Une heure qu'il était en ville, et il avait trouvé tout ce qu'il cherchait. C'était plus qu'inespéré.

« Ok, ok, ok, merci. Je... oui...non.. enfin ok, je veux bien, je ferais tout ça. Merci m'sieur ! »

« Allez, plus de monsieur ici. Je m'appelle Erlane. Bienvenue chez moi. Assieds toi, je t'amène ta tisane, après, au boulot. Et tu vas me ranger cette machette avant d'effrayer mes clients, même si ils sont pas nombreux. »

Erlane parti derrière son bar, et Kvothe alla s'installer au comptoir. La taverne était vide, on était en plein après midi. Elle allait sûrement se remplir.

Quelques minutes passèrent, et Erlane apporta sa tisane au jeune homme.

« Merci, Erlande. Est ce que je peux te poser une question ? »

« Mais c'est déjà une question ça!» Et la barman éclata de rire en envoyant une tape sur l'épaule de Kvothe. Ils rirent ensemble.

« Est ce que je peux mettre une affiche sur ton comptoir, pour du travail ? »

« Bien sûr, prends ce qu'il faut derrière le bar. »

« Euh... hum.... » Kvothe était plutôt embarrassé « Est ce que vous pourriez me l'écrire si je vous la dicte ? »

« Ah... euh... ouais, pas d'problème. »

Le patron prit de quoi écrire. Kvothe lui dicta quelques mots, prit l'affiche, et la placarda sur une poutre, bien visible depuis le comptoir.

Spoiler:
 
Voir le profil de l'utilisateur