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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Zolios
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 Sieste et Bain [Sujet Libre]

Mary E. Burrowes
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Mer 8 Fév - 11:55
Irys : 558470
Profession : Messagère
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It starts in my toes
And I crinkle my nose...


Un objet léger et rêche vint se poser sur mon front alors qu'un nuage s'écartait au-dessus de moi pour laisser le soleil d'Irydaë venir tenter de percer mes paupières pour déranger ma sieste improvisée. Une action totalement veine, je ne dormais pas. Pas encore ? Peut-être. Difficile à dire. Les deux oiseaux qui m'avaient servi de compagnon de voyage depuis plusieurs années, n'étaient eux pas du tout alléchés par une sieste au bord du lac au Nord de Zolios comme je l'avais espéré. L'aventure qui nous avait conduit jusqu'ici n'avait rien de très originale. Notre Khorog avait un message à faire passer à une vieille connaissance de Zolios et il m'avait demandé d'aller trouver la tribu de celui-ci. Le voyage n'avait même pas été compliqué. Les Architectes avaient été cléments et aucune embûche notoire n'avait ralenti notre avancé.

Notre mission accomplie, j'avais flâné une paire de jours dans ma région d'origine. C'était l'occasion ou jamais de rencontrer des hordes de Norsh en se rapprochant de la frontière de Kharaal Gazar Et peut être même un Ovshin de loin dans les montagnes. J'avais donc continuer vers l'Est et maintenant que j'avais pu contenter ma curiosité de quelques créations magnifiques d'Orshin jusque-là inconnues à mes yeux, je remontais tranquillement vers Darga en longeant le Sud des Lacs de la frontière. Enfin, tranquillement sans compter sur mes deux camarades.

Tu m'as mouillé les ailes !
C'est pas moi ! Et puis tu m'as bien froissée une plumes l'autre jour !
Tu vas revenir sur ça longtemps. Je t'ai dit que c'était le vent qui m'avait poussé.
Je suis sûr que tu l'as fait exprès.
Bien sûr que non alors que toi tu as fait exprès de me mouiller...


Le cliquetis de mes bracelets les interrompit alors que je retirer la feuille qui m'avait ornée le front quelques instants et que je me retournais sur le ventre pour les avoir tous les deux dans mon champ de vision. Redressées sur mes coudes, j'avais l'impression de les avoir figées; comme s'ils n'avaient pas remarqué qu'ils piaillaient suffisamment fort pour que le cadeau d'Orshin ne capte leurs simagrées. Enfin, parce que je le voulais bien, il ne fallait pas se voiler la face.

Tu vois tu l'as réveillée ! C'est lui qui a commencé ! s'insurgea Pom en s'envolant pour venir se poser aussi doucement qu'il le pouvait sur mon épaule.


Je soupirais de tout mon être en baissant la tête comme un abandon total de la situation. Parfois, on aurait vraiment dit que ces deux zigotos me prenaient pour leur mère. Orshin me vienne en aide je les adore mais cette façon de me demander de les départager me rappeler beaucoup ma tribu et cette stupide façon de vouloir à tout prix se contrôler plutôt que de profiter du monde créé par les Architectes. Il ne faisait pas de doute que je préférais vivre ma vie de façon beaucoup moins raisonné, en faisant tout de suite fi de la douceur des températures par exemple.

Puisque c'est comme ça, je vais en profiter pour me baigner ! Comme ça au moins une personne sera vraiment mouillée ici !



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Dernière édition par Mary E. Burrowes le Lun 1 Mai - 10:34, édité 1 fois
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Celwin Zak'Val
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Lun 13 Fév - 19:18
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Je marche. Mon pas est lent, il est si lent que je doute atteindre mon objectif. Mais je ne m'en inquiète pas. C'est vrai, il y a une petite brise, mais malgré cela, le paysage est magnifique, l'endroit est calme, paisible. Je lève lentement la tête, et me fends d'un léger sourire. Même le ciel se dégage doucement. Je m'immobilise, et je laisse mon regard posé sur les nuages, qui s'écartent doucement vers l'est, comme si une force quelconque les y attirait, comme de la fumée que l'on aspirerait. J'observe longuement ce ciel, et encore une fois, il me paraît si grand, si lointain, si haut.. Mais surtout.. infinie. J'ai l'impression que peu importe le nombre de pas que je ferrais dans une direction, qu'importe le nombre de jours de marche, ou même de semaines. Je l'observerais toujours au dessus de moi. Tel l'iris d'un être bienveillant, qui observe chacune des âmes présente, un être passif, qui nous observe nous déplacer, et vivre, qui pleure à chaque fois que l'un de nous s'en va, et qui rit, à chaque fois que l'un de nous connaît l'intense joie d'atteindre son but. Ah.. nous devons être très intéressants... et nous le serions encore plus si il n'y avait pas tant de guerre.

Je cligne doucement des yeux, murmurant malgré moi les paroles qui me passent en tête.

- "Qui que tu sois.. Architecte, ou non. Observe bien, et sache que je ne laisserais jamais ce monde sombrer dans le chaos. Je le rendrais paisible, je ferais de ce monde, un endroit où tout âme vivra en paix, et où nul ne pleurera plus son enfant."

A l'instant qui suit mes paroles, les nuages glissent doucement vers l'est, laissant apparaître une puissante lumière, vive, celle du soleil. Brillante, et intense, comme le regard empli d'espoir. Comme mon propre regard, empli d'espoir, et de détermination. Je ferme les yeux et détourne mon regard. Intense et brûlant. Je repose mon regard sur le sol, et les alentours, tandis qu'un petit mouvement sur mon épaule m'oblige à tourner la tête, dans le tintement familier des clochettes de mon couvre-chef. La créature percher me regarde avec de grands yeux, avant de doucement pencher la tête sur le coté, battant de ses fines paupières plusieurs fois.

- "Ne t'en fais pas, ma belle, je vais bien, tu n'as pas à t'en faire."

Je suis une fois de plus surprise par la capacité empathique de ces êtres. Capable de ressentir le malaise d'une personne, comme sa joie, et d'agir en conséquence. Me fendant d'un lent sourire, je tend doucement ma main vers la créature pour doucement lui caresser le crête, tandis qu'elle vient doucement enrouler sa longue queue autour de mon doigt, chose que j'assimile avec le temps, à une marque de soutien fort, s'apparentant davantage à l'amour. Je cligne doucement des yeux, avant de doucement souffler par le nez, tournant de nouveau la tête pour poser mon regard sur l'eau qui cours non loin de moi. Je laisse mon regard s'y perdre quelques instants, avant d'y détailler mon propre reflet. J'ai grandis, à moins que mon reflet ne me montre plus grande que je le suis réellement. J'ai l'impression d'avoir beaucoup découvert, ces dernières années. De nombreuses rencontres... de nombreuses expériences. Bien que certaines me glissent encore entre les doigts.

Je souris doucement à mon reflet, en laissant glisser mes bras le long de mon corps de nouveau, suivi par la petite créature, qui vient sauter sur mon autre bras pour se hisser avec quelques difficultés sur mon autre épaule. Je reprends alors ma route d'un pas lent, pendant quelques instants, avant d'apercevoir une silhouette, sous un arbre, qui commence à se redresser. Je cligne alors lentement des yeux, remarquant le peu de distance qui nous sépare. Lorsque l'on parle de rencontre, on en vient à en faire.

Je me fends d'un léger sourire, approchant pour combler la petite distance qui nous sépare, avant de poser mon regard sur la personne en face de moi. J'ouvre alors davantage les yeux, me retrouvant face à une femme élancée, un peu plus petite que moi, mais plus musclée que moi, portant des bijoux assez communs dans la fabrication, cependant, son style vestimentaire, accompagné de son visage et de ces boucles d'oreilles me surprend. Je n'ai pas vraiment l'habitude d'être arrêté dans mon élan de la sorte, mais je suis bien obligée d'avouer que cette inconnue, de par son style vestimentaire, joint à physiologie, donne un résultat que je n'ai aucune hésitation à qualifié de beau. Je me fends d'un léger sourire, relevant légèrement la tête dans une le tintement des clochettes fixés à mon couvre chef, en prenant la parole d'une voix posée, que la surprise, même suffisamment grande, n'a pas réussi à faire hésiter.

- "Salutations. Je ne suis visiblement pas la seule à profiter du calme de l'endroit."

Je lui adresse un large sourire, tandis que la petite créature, fixé sur mon épaule, vient lentement enrouler sa queue autour de l'une de mes nattes, gardant les yeux levés, grand ouverts, vers ce que j'identifie comme étant des oiseaux.



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Mary E. Burrowes
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Mar 14 Fév - 13:28
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J'étais encore en train de prendre impulsion sur mes bras pour me relever quand je sentis l'instinct de Pilm s’alarmer d'un seul coup. S'il y avait bien une chose qui ne me faisait plus peur dans ce monde, c'était les instincts de ce froussard en ville qui pouvait s'enfuir à tire d'aile à la moindre ombre dans une ruelle. Mais je ne l'avais jamais vu paniqué si vite alors que nous étions dans un milieu si naturel. Je me relevais donc plus rapidement que je ne l'aurais voulu sans doute, car son frère s'envola quelques instants avant de se reposer sur mon épaule non sans violence cette fois. Pilm aussi s'était envolé mais alors que je finissais de me redresser, il atterrissait dans une de mes mains ouvertes, sachant pertinemment que même si je ne pouvais pas vraiment le protéger, il s'y sentait beaucoup plus en sécurité.

Pourtant, j'eu du mal au premier abord à comprendre la détresse de l'oiseau. La jeune fille qui avançait vers moi n'avait certes pas un accoutrement typique de la région mais elle n'était pas pour autant effrayante. Nos physiologies s'opposaient presque au milieu de ce nulle part. Elle, grande fine, moi plus petite, et pourtant, elle ne me paraissait pas si fragile. Je fus instantanément fasciné par le tintement des clochettes accrochés à son drôle de chapeau. C'était une idée géniale ! Ce ne fut que quand mon regard glissa jusqu'à son épaule que je remarquai l'ami perché sur son épaule. Quand on était un oiseau peureux d'une vingtaine de centimètres de haut, il pouvait paraître imposant effectivement.

Salutations. Je ne suis visiblement pas la seule à profiter du calme de l’endroit.
Les berges du lac sont toujours un endroit merveilleux pour se reposer au milieu d'une longue marche. Je suis ravie de rencontrer une personne qui sait profiter des paysages dont nous comble Delkhii et sa sœur Dalai.


Mes lèvres s'étirèrent en un sourire qui voulait souhaiter la bienvenue à cette nouvelle connaissance. Je n'avais aucune inquiétude pour mes petits amis que j'envoyais qu'un mouvement de la main s'envoler vers une branche. Pilm et Pom déployèrent leurs ailes en tourbillonnant autour de moi jusqu'à s'être élevés à presque deux fois la taille de la jeune femme avant de choisir de se poser sur un arbre au tronc blanc à quelques mètres à peine. Si j'avais toute confiance en l'apprivoisement du Khulgana ce n'était clairement pas leur cas.

Je m'effaçait alors pour me tourner vers le lac à côté de mon interlocutrice. Résolue à faire connaissance et peut être même à en apprendre un peu plus sur la fabrication de ces intrigantes clochettes qui chantait dans la brise qui balayait doucement les rives de l'immense étendue d'eau.

Je me nomme Mary, Mary Elisabeth. Je suis une messagère dans la ville de Darga. Et vous ? Vous voyagez presque seule ?


La question s'accompagna d'un geste de ma main blanche désignant le petit primate. Je n'étais pas sure qu'il soit son seul compagnon de voyage. Beaucoup de Mytrans pouvaient parfois aller explorer quelques plaines en avance de leur tribu et je ne voulais pas l'offenser si c'était également son cas.



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Celwin Zak'Val
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Mar 14 Fév - 15:41
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La douce brise balaie doucement la rive où je me tiens, en compagnie de la demoiselle. Je prends davantage de temps pour l'observer, profitant de l'avoir face à moi pour détailler les traits qui, une fois réunies constituaient un visage souriant des plus agréable, comme une apparition de sympathie et d'amitié après un long voyage, caractérisé par une défaite personnelle. Défaite que j'oublie rapidement face à ce visage, simple, c'est certains. Mais doux, et ne présentant pas la moindre trace d'animosité. Aucun grognement agacé ne s'élève autour, aucun soupire exaspéré, ou fatigué. Non, tout est parfaitement calme. Et la demoiselle, debout face à moi, me conforte dans cette idée.

- "Les berges du lac sont toujours un endroit merveilleux pour se reposer au milieu d'une longue marche. Je suis ravie de rencontrer une personne qui sait profiter des paysages dont nous comble Delkhii et sa sœur Dalai."

La silhouette qui me fait face se fend d'un lent sourire, qui, par effet de miroir, élargit le mien. Je l'observe quelques instants, avant de déposer mon regard sur les petits animaux qui de sa main et de son épaule s'envolent doucement en direction des branches du grand arbre qui, non loin, nous surplombe. Je laisse mon regard suivre les petits êtres jusqu'à ce qu'ils se posent sur leur branche, avant de doucement revenir à la demoiselle, qui doucement se tourne vers le grand étendu d'eau qui cours tout près de nous. Approchant de quelque pas, je me place à coté d'elle, le regard placé sur l'étendu bleutée, dont les quelques reflets laissant apparaître de petits poissons d'eau douce.

Je garde un léger sourire, amusée, avant de doucement tourner la tête vers la demoiselle. J'ai toujours fais une réelle différence entre les My'träns et les Däenastre. Plutôt spécial pour une diplomate qui souhaite tous les réunir, j'en conviens. Mais les My'träns m'ont toujours paru plus.. proche de ce que l'on est sensé être. Pas de bras mécaniques, ni de grandes machines volantes. Les Däenastre également avait leur immense lot de qualité, mais en cet instant, ce sont ceux des My'träns que j'ai envie de voir.

A cet instant précis, c'est son corps que j'apprécie. N'aillez aucune pensée étrange. Elle est certes très belle, mais ce que j'apprécie, c'est la simplicité de son corps, rien de mécanique, que de la peau, des os, des muscles, des yeux profonds. Ce sentiment persistant que l'on a à faire a un être fait de chair et d'os. Ce sentiment persistant, que la personne face à laquelle je me tiens a des sentiments, des états d'esprits, des choses qu'elle aime, qu'elle n'aime pas, des envies et des dégoûts. Je cligne brièvement des yeux pour reposer mon regard sur le grand étendu bleu. Il faut savoir apprécier chacun des moments que l'on vit, d'autant plus lorsque l'on rencontre une nouvelle âme. Je laisse doucement la brise faire tinter les clochettes de mon couvre chef, tandis que je me fends d'un lent sourire de nouveau

- "Je me nomme Mary, Mary Elisabeth. Je suis une messagère dans la ville de Darga. Et vous ? Vous voyagez presque seule ?"

Mary. Mary Elisabeth. C'est un joli nom. Je n'ai pas la moindre idée de sa place au sein des My'Träns, les messagers sont-ils reconnues ? Sont-ils considérer comme des sortes de voyageur, ou sont-il réellement affilié à un groupe ? Hm. Je prend la parole, de la même voix posée, amicale, chaleureuse que la première fois, tournant doucement la tête pour poser mon regard sur elle de nouveau.

- "Je suis Celwin. Celwin Zak'Val. Je suis une diplomate, et une musicienne."

Je suis doucement son mouvement de main, pour poser mon regard sur la petite créature, qui tout silencieuse observe à présent Mary avec de grands yeux curieux. Penché par dessus mon épaule, la queue enroulée autour de l'une de mes nattes. Elle reste silencieuse, penchant simplement doucement la tête sur le coté en observant Mary.

- "Voici Valentine. Elle est avec moi depuis de longues années. Elle m'a accompagnée dans presque tout mes voyages. Je ne suis pas vraiment d'ici, si vous vous posez la question. Je suis originaire de Dyen, en Nislegiin. J'ai cru remarquer que vous avez vous aussi des compagnons de voyage."



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Mary E. Burrowes
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Jeu 16 Fév - 15:59
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La demoiselle que je venais de rencontrer vint se positionner à côté de moi, face au Lac. Deux silhouettes humaines qui surplombaient l'étendue d'eau. Nos ombres représentant notre différence de stature se prolongeaient à demi visible sur l'herbe et la rive. Il ne faisait pas assez beau pour que la course du soleil nous projette en détail sur la terre mais je voyais tout de même la silhouette longiligne qui allait se jeter dans l'eau clair à coté de mon double. Son chapeau à clochette faisant l'écho imagé au bruit que venait faire le vent joueur sur son homologue bien réel. Il faudrait absolument que j'en trouve moi aussi de ces petits clochettes, elle me plaisait énormément ! Peut-être des différentes, avec un son un peu plus aiguë, plus espiègle, pour qu'elle me correspondent plus.

Cela me faisait un bien fou de croiser quelqu'un après ces quelques jours de solitude, si l'on pouvait dire que j'étais seule durant mon voyage. J'avais toujours eu du mal à me retrouver esseulée trop longtemps. Et en même temps, je n'aimais pas passer trop de temps d'affilée avec la même personne. Oui je devais paraître un peu compliquée de l'extérieur, totalement indécise même. Mais aujourd'hui, j'étais très heureuse de pouvoir croiser la route d'une personne originale. Originale ne signifiant, bien sur, pas que je la trouvais étrange, hors de contrôle ou effrayante. Non, elle était seulement d'un genre que je n'avais jamais vu. De part son accoutrement, de par son amabilité et cette façon de venir m'aborder sans gêne et sans intérêt autre que de se découvrir l'une l'autre. C'était l'impression qu'elle me faisait en tout cas. Elle ne semblait ni être une voleuse, ni perdue.

Je suis Celwin. Celwin Zak'Val. Je suis une diplomate, et une musicienne.
Enchantée de vous rencontrer !

Une diplomate ? Je ne savais pas trop en quoi cela consistait sur My'trä. Venait-elle rencontrer le Conseil ? Ou discuter avec différentes tribus pour... pour aucune idée de ce que pouvait être son but, en réalité. Je m'étais toujours représenté les diplomates comme des gens sans scrupule venant de Daënastre pour implanter de nouvelles mines sur notre sol. Pas du tout sous la forme d'une personne aimable avec des clochettes à son drôle de chapeau et un adorable petit animal accroché sur son épaule. Je laissais donc volontairement cette information de côté, trop difficile à étudier tout de suite. Je pourrais peut être la mener auprès d'un Gharyn si elle le souhaite. Les primo-Gharyn étaient aussi probablement indiqué mais aucun ne se serait baladé aussi loin de sa capitale.

Voici Valentine. Elle est avec moi depuis de longues années. Elle m'a accompagnée dans presque tout mes voyages. Je ne suis pas vraiment d'ici, si vous vous posez la question. Je suis originaire de Dyen, en Nislegiin. J'ai cru remarquer que vous avez vous aussi des compagnons de voyage.
Valentine, c'est un très joli, bienvenue sur My'trä. dis-je en utilisant mon don pour que le petit être ressente mes paroles autant que ca maîtresse. Je me retournais ensuite vers les deux oiseaux perchés dans leur "cachette". Pilm et Pom. Ce sont de vrais froussards, je les ai recueillis tout petits, mais du coup ils me font un peu trop confiance et ils ne font confiance qu'à moi.

Ma voix était devenue légèrement plus aigue en formulant mes mots comme une excuse pour le pauvre accueil de mes amis. N'était-il donc pas possible de rester en place quand on voit arriver quelqu'un qu'on ne connait pas? J'espérais en tout cas que Celwin et Valentine ne seraient pas vexées par la familiarité de mes amis. Enfin tous les instincts étaient dans la nature des créatures des Architectes.

Je revins vers elle, gardant mon sourire au bout des lèvres pour me concentrer. Nhislegiin. Je rêvais d'aller là-bas. Il y avait beaucoup de non croyants dans cette région mais les paysages et les créatures devaient y être tellement différents des régions de My'trä. Et alors je ne pus retenir le flux de questions qui me venait en tête qui sortaient de ma bouche surement un peu vite pour quelqu'un qui n'aurait pas l'habitude de cet... enthousiasme si particulier dont je pouvais faire preuve.

Je ne suis jamais sortie des régions de My'trä. Mais je rêverais d'aller visiter d'autres endroits. Surtout pour connaître les créatures et la flore qui peuplent le reste d'Irydaë. Nislegiin doit être magnifique, non ? Il n'y a pratiquement personne qui m'en a parlé. Ou alors je ne m'en souviens plus. Est ce que c'est très différent d'ici. Tu as traversé les sommets de Khurmag pour atterrir jusqu'ici ou tu as pris un bateau ?



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Celwin Zak'Val
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Ven 17 Fév - 13:33
Irys : 275431
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J'observe les ombres élancés, jumelles de nos deux silhouette, et cligne doucement des yeux, me fendant d'un sourire léger, avant de doucement souffler, profitant de la douce brise, et du moment particulièrement calme. Encore à présent, je maintiens la rareté de ce moment. Tout est parfaitement calme autour de moi, et j'ai la chance de rencontrer une demoiselle intéressante, et visiblement ouverte d'esprit. Tout ça dans un climat tempéré très agréable. J'entends doucement les clochettes de mon couvre-chef tinter, en adéquation avec le vent. Comme une mélodie créer d'une autre mélodie. Une vibration engendré par la puissante vibration de l'air, et du vent. Ce même air, et ce même vent, qui me permet de changer mes mots en notes, et mes phrases en mélodies.


Mon regard se fait vague brièvement, au fur et à mesure que j'observe les deux ombres projetées. L'a t-elle remarqué ? Elles sont semblable. Pas sur le plan physiologique, quoi que la différence n'est pas extrême sur ce point là. Mais toute deux ont des tailles similaires, une couleur sombre, noirâtre, deux bras, deux jambes. Nous sommes tous semblable. Voilà ce que nos ombres nous disent. Vous êtes tous les mêmes. Certains vénèrent les Architectes, d'autres non, et pourtant, dans votre similitude, votre unique souhait est de détruire l'autre, comme si son ombre était celle d'un monstre difforme.


Je pose lentement mon regard sur Mary, avant de me fendre d'un sourire. Non, ce n'est pas un monstre difforme, c'est une belle demoiselle, qu'on pourrait tout à fait croire Peregrine... Et qu'est-ce que ça veut dire, Peregrin ? A quoi bon nous nommer différemment ? Nous sommes tous les mêmes... Cette brève réflexion me fait inspirer doucement. J'arrive encore une fois au même résultat. Comme toujours. 


La petite silhouette sur mon épaule se fait soudainement plus agitée, comme si les paroles de la demoiselle l'avait surprise, elle se redresse sur mon épaule, plissant à présent les yeux vers la demoiselle, avant de lentement pencher la tête sur le coté. Je tourne lentement la tête vers la petite créature à son comportement, haussant brièvement les sourcils. Elle se met alors à piailler, comme elle le fait parfois dans nos marches, ce que j'assimile à de la parole, simplement.


- "Je peux comprendre.. ?"


Je prends alors la parole, en observant la demoiselle, ne prêtant pas attention aux piaillement, d'aussi longtemps que je connais Valentine, elle ne m'en tiens pas rigueur.


- "Ils sont mignons, et ils sont deux, ils peuvent veiller l'un sur l'autre. Mieux vaut avoir du mal à faire confiance, mais faire confiance aux bonnes personnes que l'inverse."


Je me fends d'un léger sourire, avant de la laisser continuer, après un bref moment de réflexion.


- "Je ne suis jamais sortie des régions de My'trä. Mais je rêverais d'aller visiter d'autres endroits. Surtout pour connaître les créatures et la flore qui peuplent le reste d'Irydaë. Nislegiin doit être magnifique, non ? Il n'y a pratiquement personne qui m'en a parlé. Ou alors je ne m'en souviens plus. Est ce que c'est très différent d'ici. Tu as traversé les sommets de Khurmag pour atterrir jusqu'ici ou tu as pris un bateau ?"


Je me fends d'un léger sourire, avant de montrer brièvement ma tenue du bout du doigt, et de rire. 


- "Vous conviendrez qu'il serait difficile de traverser des montagnes dans cette tenue. Non, je suis venue en bateau, depuis le nord de Nislegiin. Et oui, Nislegiin possède un très beau paysage."


Je me fais pensive un instant, avant de me fendre d'un sourire. Quitte à parler, autant que je lui explique tout sur Dyen, elle devrait trouver ça intéressant, et étrangement, j'ai envie de prolonger ce moment, et de continuer de discuter avec la demoiselle. Je reprends donc la parole, d'une voix un peu plus lente, comme un conteur raconterait une histoire, fixant l'eau, un sourire sur les lèvres, mes paroles, en même temps que de sortir d'entre mes lèvres, font ressurgir en moi une foule de souvenirs qui me touchent directement au cœur.


- "Il y a une cité, en Nislegiin. La Cité-État de Dyen. C'est une cité construite sur la hauteur, avec de grandes tours pouvant s'élancer dans le ciel. On l'appelle aussi la Cité des Dragons. Elle a été battis en l'honneur de l'Architecte Amisgal, si je ne me trompe pas. Autour de cette cité, dans le ciel, on voit très souvent passer de grandes bêtes ailés, des dragons. L'élite de la cité sont des Dragonniers, ils montent ces dragons, et créer un lien fort avec ces derniers. C'est un spectacle.. magnifique."


Je tussote, pour contenir le timbre de ma voix, qui au fil de ma tirade s'est doucement atténué, voir enroué, par l'émotion. Je n'ai pas remis les pieds à Dyen depuis tant de temps... Je n'ai aucune nouvelle de Père, de Mère, de Freyr, ni même de Luka. J'inspire lentement, comme pour reprendre contenance, et pose mon regard sur la demoiselle, pour me fendre d'un sourire.



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Mary E. Burrowes
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Ven 17 Fév - 17:59
Irys : 558470
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Je trouvais toujours cela normal de pouvoir partager ma conversation à la fois avec les animaux et les humains quand cela avait un sens. Après tout, si je souhaiter la bienvenue à l'humaine ne devrais-je pas souhaiter également celle de son petit compagnon. Il était une créature d'Orshin tous les deux. Et j'étais bien orgueilleuse que mon Architecte préféré ait daigné m'octroyer un don qui existait si peu dans ma ville. La plupart des adeptes de l'araignée était des nomades vivant en groupe. Alors que moi j'avais la chance de le représenter dans la tribu de sa sœur au sein même de la capitale de notre continent. Ce lien me paraissait particulier entre ceux que l'Architecte avait pour mes semblables et il m'était toujours paru comme un devoir de le faire partager avec toutes les créatures.

Aussi je fus légèrement déstabilisée par la surprise qui émergea de l'animal perchée sur l'épaule frêle de ma nouvelle rencontre. C'était vrai que les personnes avec cette faculté de communiqué n’existent peut-être pas d'où ils viennent ? Je n'avais jamais vu une excitation pareille. Aussi je lui répondais simple hochement de tête alors qu'un sourire d'encouragement à discuter orner mes lèvres. J'étais ravie que Valentine se joigne à la conversation de façon si bruyante ! Malgré tout je me recentrai sur les paroles de la jeune femme.

Ils sont mignons, et ils sont deux, ils peuvent veiller l'un sur l'autre. Mieux vaut avoir du mal à faire confiance, mais faire confiance aux bonnes personnes que l'inverse.

Et parfois, avoir peur nous faisait juste passer à côté des gens intéressants. Je gardais ma réflexion pour moi, comprenant parfaitement ce que voulait dire Celwin. Mais j'avais eu cette discussion des millions de fois dans ma tribu, eux trouvaient également que Pilm et Pom avaient raison de se méfier de l'extérieur et peut être même d'eux-mêmes. Ce n'était pas ma vision des choses, mais je la respectais. Et je n'étais pas du genre à provoquer une différence d'opinion flagrante au milieu d'une première discussion. A la deuxième assurément, et sans aucun problème.

D'abord j'étais curieuse de savoir d'où venait l'atypique duo. Et j'étais loin de me douter que la réponse de Celwin me ravirait autant ! Ma soif de voyage et de curiosité s'était réveillé comme si j'avais pris une charge électrique. Aussi je buvais à cette instant littéralement ses paroles.

Vous conviendrez qu'il serait difficile de traverser des montagnes dans cette tenue. Non, je suis venue en bateau, depuis le nord de Nislegiin. Et oui, Nislegiin possède un très beau paysage.
Surtout pour la température ! Mais là-bas aussi les paysages sont magnifiques. C'est un climat difficile et les gens n'y sont pas toujours les plus accueillants, mais je crois que cela fait partie des endroits dont on doit se souvenir. Si vous allez vers là-bas, je suis sûre que vous réussirez à trouver des vêtements qui vous plairont. De toute façon, beaucoup de tribus utilisent encore le troc dans nos contrées, ça ou quelques chansons pourraient surement vous permettre de vivre correctement.

Je n'étais pas sûre que mes explications sur le commerce Mytrans soient nécessaires mais dans le doute je pouvais bien lui donner quelques indications sur mon pays. Il n'était pas toujours facile d'être un voyageur sur les routes. Même si le nomadisme coulait depuis des temps que même les Architectes auraient pu oublier dans les veines de tout humain aussi peut ressemblant puissent il être aujourd'hui.

Il y a une cité, en Nislegiin. La Cité-État de Dyen. C'est une cité construite sur la hauteur, avec de grandes tours pouvant s'élancer dans le ciel. On l'appelle aussi la Cité des Dragons. Elle a été battis en l'honneur de l'Architecte Amisgal, si je ne me trompe pas. Autour de cette cité, dans le ciel, on voit très souvent passer de grandes bêtes ailés, des dragons. L'élite de la cité sont des Dragonniers, ils montent ces dragons, et créer un lien fort avec ces derniers. C'est un spectacle.. magnifique.
Un lien fort ? Un peu comme celui que tu as avec Valentine ? Ou quelque chose de plus fort encore ? Est-ce qu'il arrive à leur parler, à échanger avec eux. Cela ressemble beaucoup au don d'Orshin, pourtant il me semblait que ceux de Nislegiin étaient de ceux qui ont des souvenirs ?


Le trouble de Celwin n'était pas vraiment passé inaperçue, même si soudain je ne comprenais plus. D'abord, j'avais du mal à comprendre sa nostalgie. J'avais de l'amour pour ma ville mais pour moi, elle ne recelait que des choses heureuses, je n'avais pas de raison d'être triste en y repensant. Et surtout... ce lien des dragonniers avec des bêtes énormes me mettait très mal à l'aise. Comment était-il possible de posséder une telle chose sans la magie des Architectes. Il n'y avait pour moi qu'Orshin qui était capable d'insuffler un tel prodige. Celwin et Valentine ne pouvait pas prétendre à la même complicité que j'avais avec Pilm et Pom. Je repensais à la surprise de la petite bête quand elle avait compris mes propos. Non c'était une complicité différente c'était certain !

En tout cas, ... j'espère qu'un jour moi aussi je pourrais prendre le bateau ! Peut être pour en voir plus comme toi ! ajoutai-je à l'attention de la primate.



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Celwin Zak'Val
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Lun 20 Fév - 18:26
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Je tussote lentement, et reprend ainsi contenance, davantage qu'auparavant. Mary me regarde avec un air que j'appréhende comme étant de l'incompréhension, ou de la confusion. Elle doit trouver ma réaction étrange, et je ne l'en blâme pas. La façon dont elle m'a écouter, et questionner, me laisse penser qu'elle n'a pas beaucoup voyager en dehors de My'trä, je doute qu'elle puisse comprendre la douleur d'être loin de son foyer, de sa famille. De ne pas les avoir vu depuis plusieurs années. Non pas que je ne le pouvais, ou n'en avais pas le droit. Je pouvais bien sûr retourner à Dyen quand bon me semblait, cependant je n'en avais jamais trouvé le temps.. le temps ? Ou l'envie ? Est-ce un cap que je ne suis pas prête à dépasser ? Le retour dans ma cité natale, sans pouvoir rendre mes parents fiers de ma réussite ? Je n'ai rien réussie, pas encore. J'aime Dyen, j'aime mes parents, et ça ne changera jamais, mais j'ai trop peur d'y retourner, pour lire sur leur visage la déception de mon échec, moi qui leur ai promis que ce monde serait en paix. Moi qui avais promis à Mère qu'un jour, elle rejouerait, et que chacune des notes qui sortiront des épaisses cordes de son piano, parviendront à toutes les oreilles d'un monde, d'un monde en paix.


Sentant une nouvelle fois ma pointe de détresse, Valentine vint se coller contre mon cou, serrant ses petites pattes contre ma peau. Je lève lentement un doigt pour la rassurer, qu'elle vient entrelacer avec sa queue, pour le serrer contre elle, lentement. Elle ouvrit ses grands yeux globuleux, pour poser son regard sur Mary, un regard empli d'une détresse acquise par la plus grande des empathie à mon égard. Et dans un piaillement qui ne laissa transparaître guère de détresse mais bien de l'espoir, elle ferma lentement les yeux, pour poser sa petite tête contre le bas de ma mâchoire, comme un solide pilier, prêt à soutenir le poids de tout mon être si je venais à faillir.


- "Son nid lui manque..."


Je me fends d'un léger sourire, avant de lentement frotter le bout de mon doigt contre le pelage verdâtre de Valentine, murmurant doucement, dans une voix rassurante, et parfaitement calme. J'ai toujours admiré la grande compassion, et la grande empathie des animaux, et Valentine m'accompagne maintenant depuis mon départ de Dyen, elle connaît le moindre de mes gestes, et sait les interpréter, elle connaît les timbres de ma voix. Elle a toujours été l'un des piliers essentiels sur lequel tout mon être repose, hier, comme aujourd'hui.


- "Je vais bien, ma belle, ne t'inquiète pas."


Je relève lentement la tête vers Mary. Certains auraient honte de se montrer ainsi. Moi je n'ai jamais eu peur de montrer mes faiblesses, celui qui prétend ne pas en avoir prétend donc ne pas être humain. Je suis humaine, j'ai des faiblesses, et au moins autant de forces. Mais en cet instant, c'est l'une de mes faiblesses qui avait transparu par mon court récit. Je lui adresse un lent sourire, luttant brièvement contre moi même pour me remémorer ses dernières paroles, qui après un bref instant ressurgissent dans ma tête comme un éclair. Je prends alors la parole, d'une voix redevenue stable, calme et amicale.


- "Le lien que j'ai avec Valentine est très fort, pour moi. Mais celui que les Dragonniers ont avec leurs compagnon l'est plus encore. Mais ça n'a rien à voir avec un quelconque Don des Architectes, non. C'est.. plus.. primitif, comme lien. Le Dragon, tout comme Valentine avec moi, sait interpréter les gestes, et les tons de la voix de leur Dragonnier, et inversement. A un point si poussé, que l'on peut parfois avoir l'impression qu'ils ne font qu'un. Et oui. Nous sommes de ceux qui "ont des souvenirs". Mais ne vous y trompez pas. Nous respectons les Architectes, pour ce qu'ils sont, pour ce qu'ils font, et nous respectons également les My'Träns. Nous avons simplement choisis la neutralité."



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Mary E. Burrowes
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Mar 21 Fév - 23:13
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La compassion de la petite boule de poil verte me fit sourire. C'était attachant une telle complicité alors qu'elles ne pouvaient se comprendre toutes les deux. Je ne pus m'empêcher de penser que, comme moi avec Pilm et Pom, elles avaient vivre des aventures très fortes toutes les deux contre le reste du monde. Je ne parlais pas de combat, bien sur. Même si Celwyn me faisait l'effet d'une personne assez capable de se sortir de situations relativement périlleuses. Bien que je ne sois pas très bien placée pour juger de ce genre de choses auxquelles je ne connaissais absolument rien.

Son nid lui manque...

Je hochais la tête pour confirmer les dires de la petites créatures. Elle avait tout compris et moi aussi, même si je n'arrivais pas à avoir la même empathie pour la diplomate. Pas un manque de compassion, car je voyais la peine poindre sur son visage malgré une légère tentative pour garder contenance, mais simplement une incompréhension de ma part. Rien ne me manquait. Ce n'était ni dans les traditions de mon peuple, ni dans mon tempérament. C'est surement pour cela que je les laissais  profiter de ce moment de proximité et d'amitié toutes les deux. C'était leur façon de communier, de partager ses souvenirs communs qui leur étaient si précieux à n'en pas douter. Au bout de quelques minutes, Celwyn releva le regard vers moi.

Le lien que j'ai avec Valentine est très fort, pour moi. Mais celui que les Dragonniers ont avec leurs compagnons l'est plus encore. Mais ça n'a rien à voir avec un quelconque Don des Architectes, non. C'est.. plus.. primitif, comme lien. Le Dragon, tout comme Valentine avec moi, sait interpréter les gestes, et les tons de la voix de leur Dragonnier, et inversement. A un point si poussé, que l'on peut parfois avoir l'impression qu'ils ne font qu'un. Et oui. Nous sommes de ceux qui "ont des souvenirs". Mais ne vous y trompez pas. Nous respectons les Architectes, pour ce qu'ils sont, pour ce qu'ils font, et nous respectons également les My'Träns. Nous avons simplement choisis la neutralité.

Il me fallut quelques secondes de réflexion pour comprendre ce qu'elle venait de dire. Hum... une sorte de connaissance de l'autre plus que de l'échange alors? Je m'étais un peu voûtée pour réfléchir, mon index posé sur mon menton. Je tapotais ma peau en essayant d'imaginer la relation que cela pouvait donner. Mais ça devait être très intéressant, comme tout ce genre d'expérience. J'avais toujours trouvé formidable de pouvoir discuter avec mes amis. Mais du coup, peut être me rendai-je compte que je devrais être plus attentive à leurs réactions et à leurs manières d'être. Je me faisais en tout cas la promesse mentale d'y penser.

Je crois que je comprends ce que vous voulez dire. C'est surement une expérience formidable de voir ces dragonniers fendre le ciel sur leur monture. Moi, je viens de Darga, c'est beaucoup moins fantastique même si c'est tout de même la capitale de My'trä. Toutes les magies s'y mélangent, c'est un peu notre particularité à nous. Avec le Conseil mais je ne m'intéresse pas assez à la politique pour vraiment vous en parler.

J'ajoutai à ma phrase un sourire d'excuse. Toutes ces informations étaient sorties un peu dans le désordre mais cela me ressemblait bien. Je ne savais pas trop pourquoi mais cela m'aurait fait plaisir que Celwyn vienne visiter ma ville. Peut être parce qu'elle parlait avec autant de passion de la sienne, que je voulais savoir ce qu'elle pourrait en dire. Peut-être n'aimerait-elle pas du tout ? Je ne me rendais pas bien compte de si Darga était exceptionnelle. Pour sûr, elle n'avait rien à voir avec les étranges villes de Khurmag ou encore la ville de Pierre Busad, mais je lui trouvais son charme. Une sorte de sécurité que je ne trouvais nulle part ailleurs que chez moi.

Mais du coup, comment se fait-il que vous vous retrouviez si loin de votre pays? Moi je rentre à Darga, même si j'ai un peu fait un détour sur le chemin. Je ne suis pas trop pressée. Mais vous? Vous n'allez pas me dire que c'est pour le public qu'on trouve dans ces plaines que vous êtes venues. Même si je ne doute pas que votre musique serait appréciée par les nomades. Les tribus cherchent régulièrement des musiciens pour mettre en chanson les fables et les ballades de l'Histoire de My'trä.



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Celwin Zak'Val
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Sam 25 Fév - 12:19
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Je me demande brièvement si mon discours était bien formulé et composé, il serait dommage que mon interlocutrice soit perdu dans un discours en désordre. Ceci étant dis je doute réellement comprendre la manière dont un Dragon est lié à son Dragonnier, si étroitement, j'entends. Certains des scènes qu'il m'a été donné de voir son pour le moins surprenante, et témoignent d'une très grande complicité entre Dragon et Dragonnier. A un point qu'il m'a parfois été donné de penser que les Dragonniers de Dyen avaient reçu un Don de l'Architecte Amisgal. Enfin, je suis également bien placé pour savoir qu'une telle complicité ne s'obtient pas en un jour. Après tout, n'ai-je pas eu un père absent ? Que ses apprentis voyaient plus souvent que moi ? Et à présent, le père autoritaire et droit qui me racontait des histoires avant de me coucher est l'un des Dragonniers expérimenté, qui comme ses confrères vole avec aisance au dessus de Dyen, ou bien plus loin encore.


- "Je crois que je comprends ce que vous voulez dire. C'est surement une expérience formidable de voir ces dragonniers fendre le ciel sur leur monture. Moi, je viens de Darga, c'est beaucoup moins fantastique même si c'est tout de même la capitale de My'trä. Toutes les magies s'y mélangent, c'est un peu notre particularité à nous. Avec le Conseil mais je ne m'intéresse pas assez à la politique pour vraiment vous en parler."


Je me fends d'un léger sourire à son sourire d'excuse. Est-elle en train de s'excuser de ne pouvoir me renseigner davantage ? J'apprécie réellement la conversation que j'ai avec cette demoiselle. Elle laisse transparaître dans ses paroles une insatiable curiosité, une curiosité qu'elle a conscience d'avoir. Et en conséquence, elle fait son possible pour satisfaire la curiosité des autres. C'est une qualité, on appelle ça l'empathie. Être capable de se mettre à la place des autres. Et il est de plus en plus rare de croiser des personnes empathiques, ou même généreuses. C'est sans doute ce qui me réjouit le plus dans cette journée. Une rencontre par hasards, mais en plus, une rencontre en or.


- "Vous n'avez pas à le faire, ne vous en faites pas."


Je me fends d'un nouveau sourire en reposant mon regard sur le visage de la demoiselle, dans le tintement familier de mes clochettes, tandis que cette dernière reprend la parole. Je me surprends à trouver sa voix agréable, presque apaisante. Tout comme celle de mon mentor, par exemple, que je pouvais écouter pendant des heures, assise sur une chaise, sans ne jamais m'ennuyer. Les discours étaient fondamentalement différent, il est vrai. Mais aucun n'était inintéressant, j'espère que Mary en a conscience.  Aussi, sur cette remarque faite à moi même, je me montre plus attentive, et plus intéressée par ses paroles, qu'elle comprenne que son discours m'intéresse, au moins autant qu'elle. 


- "Mais du coup, comment se fait-il que vous vous retrouviez si loin de votre pays? Moi je rentre à Darga, même si j'ai un peu fait un détour sur le chemin. Je ne suis pas trop pressée. Mais vous? Vous n'allez pas me dire que c'est pour le public qu'on trouve dans ces plaines que vous êtes venues. Même si je ne doute pas que votre musique serait appréciée par les nomades. Les tribus cherchent régulièrement des musiciens pour mettre en chanson les fables et les ballades de l'Histoire de My'trä."


J'acquiesce lentement à la fin de ses paroles, pas comme une confirmation, plus comme un mouvement pensif. Que répondre à ça ? Bien sûr, je ne compte pas lui cacher la raison de ma présence, sinon je n'ai aucune raison de rester plus longtemps, si c'est pour lui mentir. Je repose lentement mon regard sur elle, penchant légèrement la tête pour laisser mon couvre-chef plongé légèrement en avant dans le tintement des clochettes qui y sont fixés avant de prendre la parole d'une voix tout aussi calme et amicale que tout à l'heure, à présent remise de mes émotions.


- "Eh bien, disons que le public que j'ai trouvé, certes par hasard, est assez intéressant pour être une raison d'y rester davantage de temps. C'est assez rare de croiser une âme généreuse, et ouverte au monde. Mais non, en effet, je ne viens pas vraiment pour le public. En réalité, je suis en My'trä pour visiter le continent. Je me dois de connaître les lieux important pour pouvoir ensuite faire mon devoir de diplomate. Je reviens de Shüren, en Zagash, pour l'heure. Hm.. J'ai rarement le temps de faire une pause dans ma marche, alors comprenez que j'en profite lorsque je tombe sur une personne telle que vous. J'avais pour projet de continuer un peu ma route, pour aller laver mes vêtements, disons que je ne fais que "faire un détour", tout comme vous. Même si a terme je pense me diriger vers Darga. Vous auriez des recommandations à me faire, si je devais y aller ?" 



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Mary E. Burrowes
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Jeu 9 Mar - 23:22
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Ma description de mon pays d'origine n'était surement pas suffisante pour ce qu'en attendait Celwin, mais j'étais rassurée à son sourire qu'elle ne m'en tienne pas rigueur. A vrai dire en tant que messagère, j'avais souvent besoin de point de repère géographique, les montagnes, les pics, les forêts, les routes, mais comment tel ou tel ville était dirigée n'avait pas grand intérêt à mes yeux. Les créatures d'Orshin pouvait bien s'organiser comme elle le souhaitait, il y avait tant de façon différentes insufflées par Möchlog. Moi j'aimais la géographie et l'étude biologique, c'était vraiment cela. Si la voyageuse préférait la sociologie et la politique, j'imaginais déjà le genre de longues discussions animées que nous aurions pu avoir si elle avait été une adoratrice des architectes.

Vous n'avez pas à le faire, ne vous en faites pas.

Ce n'était rien que quelques mots, mais ils avaient fini de me rassurer complètement et je pouvais reprendre mes babillages de plus belle ! Naturellement, je me demandais comment la voyageuses avaient fini au milieu de la lande de Zolios, au bord de ce lac si agréable. Les routes étaient généralement plus sûres à My'trä, s'en écarter même pour un raccourci, c'était souvent  risqué de faire une mauvaise rencontre, ou de grandes découvertes selon si on voyait le verre à moitié plein ou à moitié vide.

Eh bien, disons que le public que j'ai trouvé, certes par hasard, est assez intéressant pour être une raison d'y rester davantage de temps. C'est assez rare de croiser une âme généreuse, et ouverte au monde. Mais non, en effet, je ne viens pas vraiment pour le public. En réalité, je suis en My'trä pour visiter le continent. Je me dois de connaître les lieux important pour pouvoir ensuite faire mon devoir de diplomate. Je reviens de Shüren, en Zagash, pour l'heure. Hm.. J'ai rarement le temps de faire une pause dans ma marche, alors comprenez que j'en profite lorsque je tombe sur une personne telle que vous. J'avais pour projet de continuer un peu ma route, pour aller laver mes vêtements, disons que je ne fais que "faire un détour", tout comme vous. Même si a terme je pense me diriger vers Darga. Vous auriez des recommandations à me faire, si je devais y aller ?
De Shüren, ca vous a plu ? On m'a toujours dit que les gens là-bas n'était pas très accueillant enfin ca peut pas être pire qu'en Khurmag. Faut dire qu'à part en là-bas, les villes ne sont pas forcément représentatives de la majorité sur My'trä avec tous les nomades...

J'avais eu assez peu de mission dans cette partie de My'trä à vrai dire. Il fallait traverser les montagnes et même si les routes n'étaient pas réputées si dangereuses, je n'avais pas encore décidé de m'y aventurer. Peut être à cause de la réputation peu accueillante de ses habitants, pourtant c'était loin d'être les seuls sur My'trä. La première fois que je m'étais retrouvé dans une illusion à Tarluru avat été ... mémorable si l'on peut dire. Mais je devais me reconcentrer sur Darga pour répondre à la question de Celwyn, il y en avait des choses à raconter !

Et bien à Darga... c'est assez facile en fait de s'y retrouver. Les quartiers sont organisés par Architectes avec au centre le Quartier de Möchlog bien sûr puisqu'on est à Suhury. Mais pour rencontrer les gens importants, il faut aller au centre de la ville. C'est très facile à trouver, il y a des pyramides plus hautes que le reste de la ville et le cœur de Möchlog aussi. Mais si vous êtes une diplomate étrangère, je pense que le mieux c'est de rencontrer quelqu'un qui vous fera rentrer dans le "cœur décisionnel". On ne peut pas y aller pour visiter à ma connaissance et aucune chance de passer devant les sentinelles il me semble. Je peux toujours vous proposer de vous faire rencontrer les dirigeants de notre clan. Ce ne sont plus ceux qui faisaient partie du conseil mais ils ont tout de même de l'influence.

Compliqué de vraiment l'aider pour une simple messagère comme moi, mais j'allais faire de mon mieux. J'étais une des rares de ma tribu à ne pas hésiter à interpeller les Gharyn pour.... pour tout et n'importe quoi en fait. Je crois que ça le faisait rire d'ailleurs comme je suis également la seule à ne pas être adepte de Süns c'était... un avantage non négligeable.

Après bien sur, il y a tous les marchands qui passent par Darga aussi et qui pourrait vous aider à vous faire des relations dans toutes les parties de My'trä. Si vous voulez, je vous aide avec votre linge, et on reprend la route ensemble ?



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Celwin Zak'Val
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Ven 10 Mar - 19:37
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Je continue de sourire à la demoiselle, tandis que mes paroles semblent comme la rassurer. Chose qui me rassure alors à mon tour. Plutôt comique, n'est-ce pas ? Il faut bien avouer que c'est rassurant et plaisant de voir que ce que l'on souhaite transmettre est correctement transmis dans ce grand langage codé qu'est la parole. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles j'aime tant la musique. Avec la parole, les gens disent des choses, et les autres sont sensées comprendre ce que ces choses signifient, et ce qu'ils veulent dire vraiment. Avec la musique, il n'y a pas de questions de la sorte à se poser. Chaque note fait vibrer l'air, directement auprès des oreilles de chaque personne. Et celle-ci n'a pas a réfléchir à son sens, c'est son cœur qui l'entend, et non sa tête.


Autre tout ceci, je suis heureuse de pouvoir discuter avec une personne qui comprend la signification de mes sourires et de mes mots. J'ai rarement eu le temps de rencontrer du monde en dehors des affaires ces temps-ci... A croire que je suis maintenant une personne importante. Je vais finir par devenir arrogante. Non, la vérité étant que je me focalise bien plus sur mes projets que sur les rencontres, et les discussion avec d'autres âmes semblables. Peut-être est-ce là mon erreur. Qui me maintient au sol avec force. Il faudrait y songer. Mais pour l'heure, je souhaite simplement profiter de ce moment.


- "De Shüren, ca vous a plu ? On m'a toujours dit que les gens là-bas n'était pas très accueillant enfin ca peut pas être pire qu'en Khurmag. Faut dire qu'à part en là-bas, les villes ne sont pas forcément représentatives de la majorité sur My'trä avec tous les nomades..."


J'élargis doucement mon sourire alors que ma mémoire fait resurgir en moi de nombreux souvenirs. La douce odeur d'une taverne chaleureuse. Le doux son de l'eau, dans les canaux au bord des routes de Shüren. La foule de monde dans les rues. Pas très accueillant ? En effet, c'est ce que j'avais entendu aussi, au début. Finalement tout s'est plutôt bien passé. Je dirais même que je m'y suis plu. Même si ça n'avait pas été de tout repos, il faut bien l'admettre.


- "Si cela m'a plu ? Énormément. Je n'étais jamais aller à Shüren, et j'avais moi aussi entendu dire des choses quand à l'accueil et l'hospitalité des Adeptes de Dalai. Et ces choses se révèlent vrai parfois. Mais pour Shüren, je crois avoir eu un accueil des plus approprié, et appréciable. J'y ai passé un très bon moment. La ville est magnifique... les routes bordées de canaux pour se déplacer si vite. C'était comme un autre monde."


Je laisse la demoiselle enregistrée doucement ma réponse, gardant un sourire sur mes lèvres, tandis que le vent fait de nouveau tinter les clochettes de mon couvre-chef. En parfait accord avec un mouvement sur mon épaule. Jetant un bref coup d'oeil à Valentine, qui être restée longuement collée à mon cou, s'est finalement décidée à se lever doucement, pour se place sur mon épaule, la queue enroulée autour de l'une de mes nattes. Elle lève à présent la tête vers les branches de l'arbre qui nous surplombe, en observant les deux petites choses avec ses grands yeux globuleux.


- "Vous ne venez pas.. ?"


Après l'avoir vu faire, je repose doucement mon regard sur la demoiselle, qui prend à présent la parole, satisfaite ou non de ma réponse, je l'écoute alors attentivement, parce qu'il est fort probable que j'ai un jour à me rendre à Darga.


- "Et bien à Darga... c'est assez facile en fait de s'y retrouver. Les quartiers sont organisés par Architectes avec au centre le Quartier de Möchlog bien sûr puisqu'on est à Suhury. Mais pour rencontrer les gens importants, il faut aller au centre de la ville. C'est très facile à trouver, il y a des pyramides plus hautes que le reste de la ville et le cœur de Möchlog aussi. Mais si vous êtes une diplomate étrangère, je pense que le mieux c'est de rencontrer quelqu'un qui vous fera rentrer dans le "cœur décisionnel". On ne peut pas y aller pour visiter à ma connaissance et aucune chance de passer devant les sentinelles il me semble. Je peux toujours vous proposer de vous faire rencontrer les dirigeants de notre clan. Ce ne sont plus ceux qui faisaient partie du conseil mais ils ont tout de même de l'influence."


J'hoche alors doucement la tête, tâchant de retenir chacune de ces informations dans un coin de ma tête. Malgré la rapidité de parole de Mary, je parviens à saisir le principal, et à le retenir, si ce n'est au prix d'un léger froncement de sourcil. J'écoute alors sa proposition finale en haussant doucement les sourcils. Cela ne serait pas une bête idée, je ne peux clairement pas rencontrer un haut dirigeant My'trä pour le moment. Mais peut-être puis-je rencontrer un dirigeant de clan. Au moins pour leur présenter mes respect, et leur proposer mes services si le besoin s'en fait sentir. Cela ne pourraît pas vraiment me nuire. Mais j'ai peur que Mary pense que je l'utilise à mes fins...


- Disons que pour le moment, ma réputation ne me précède pas du tout. Il n'y a donc aucune raison pour laquelle vos hauts dirigeants acceptent de me recevoir, et je le comprends tout à fait. J'ai d'abord pour tâche de faire mes preuves avant de vouloir essayer d'instaurer une paix durable en ce monde. Ceci étant dis. Si un dirigeant de clan accepte de me rencontrer, et ce sans lui faire perdre de temps, ni à lui, ni à vous. Ce serais un grand honneur, bien sûr. En outre. Je vous remercie pour tout ces détails sur la géographie de la ville de Darga. Cela peut vous paraître simple, mais ces informations me seront sûrement d'une très grande aide une fois au cœur de la ville.


- Après bien sur, il y a tous les marchands qui passent par Darga aussi et qui pourrait vous aider à vous faire des relations dans toutes les parties de My'trä. Si vous voulez, je vous aide avec votre linge, et on reprend la route ensemble ?


Je suis ravie. Je suis vraiment tomber sur une personne spéciale. Avec la volonté d'aider, et la motivation de porter cette aide jusqu'à son terme. Je ne peux m'empêcher de laisser entendre un léger rire à ses paroles, non moqueur, bien entendu. Je relève ensuite doucement la tête pour l'observer, avant de lui adresser le plus large des sourires qui soit.


- Je ne pensais pas tomber sur une personne avec une telle volonté d'aider autrui. Croyez moi, je suis ravie de notre rencontre. Je n'ai pas pour habitude de traiter avec des marchands. Par simple philosophie du rapport à l'argent. Ceci étant, j'accepte volontiers que nous continuions un peu notre chemin ensemble, en discutant. Nous n'aurons qu'à nous arrêter pour que je lave mon linge si cela vous convient.



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Mary E. Burrowes
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Ven 24 Mar - 13:54
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Si cela m'a plu ? Énormément. Je n'étais jamais aller à Shüren, et j'avais moi aussi entendu dire des choses quand à l'accueil et l'hospitalité des Adeptes de Dalai. Et ces choses se révèlent vrai parfois. Mais pour Shüren, je crois avoir eu un accueil des plus approprié, et appréciable. J'y ai passé un très bon moment. La ville est magnifique... les routes bordées de canaux pour se déplacer si vite. C'était comme un autre monde.

Mes lèvres s'ouvrirent en un rond de suprise et de ravissement. Ce qu'elle me donnait envie d'y aller ! J'allais me porter volontaire pour la prochaine livraison là-bas c'était certain maintenant ! Je n'avais encore j'avais vu de canaux ainsi, même si ma ville était très belle elle aussi. C'était une création des hommes, mais cela n'empêchait pas ma curiosité d'être titillée au plus haut point. Quant aux rencontres heureuses ou malheureuses que je pourrais faire, au diable les adeptes de l'Architecte de la mémoire ! Il n'allait certainement pas entamer ma bonne humeur aussi facilement. J'étais tellement excitée que j'avais failli manqué la curiosité de la petite amie de Celwin je faisais singe aux deux oiseaux de se rapprocher. Clairement elle ne leur voulait aucun mal, alors s'il pouvait arrêter de faire leur chochotte et se montrer un peu social, avant que Valentine ne le prenne mal, ce serait beaucoup plus poli et arrageant pour moi.

Après que les oiseaux noirs aient lentement rejoint le groupe, restant en l'air par précaution, je racontais ce que je pouvais de ma ville à la diplomate, proposant le maximum de ce que je pouvais faire. C'était la moindre des choses et ca n'allait pas forcément l'aider beaucoup... mais l'important c'est de participer non ?

Disons que pour le moment, ma réputation ne me précède pas du tout. Il n'y a donc aucune raison pour laquelle vos hauts dirigeants acceptent de me recevoir, et je le comprends tout à fait. J'ai d'abord pour tâche de faire mes preuves avant de vouloir essayer d'instaurer une paix durable en ce monde. Ceci étant dis. Si un dirigeant de clan accepte de me rencontrer, et ce sans lui faire perdre de temps, ni à lui, ni à vous. Ce serais un grand honneur, bien sûr. En outre. Je vous remercie pour tout ces détails sur la géographie de la ville de Darga. Cela peut vous paraître simple, mais ces informations me seront sûrement d'une très grande aide une fois au cœur de la ville.
Oh bah il va bien pouvoir prendre un peu de son temps. Je pense pas qu'il soit débordé... J'en sais rien mais bon, entre notre Gharyn et notre Khorog, il y en aura bien un pour avoir 5 minutes à vous accorder. Et moi ça me fait plaisir de vous aider.

Non, non je n'avais pas du tout tendance à décider de l'emploi du temps des autres à leur place. En même temps, pour quelqu'un comme moi qui n'avait ni intérêt, ni curiosité pour la politique, les dirigeants de clan n'avaient pas l'air débordé. Bien sur, je les respectais pour leur sagesse et leurs conseils. Je m'entendais même très bien avec mon Gharyn, qui avait tendance à me surprotéger en tant que seule non utilisatrice du feu du clan, mais je ne me faisais pas non plus une montagne de leur charge de travail et de leurs responsabilités. Ce qui aurait pu paraître prétentieux vu de l'extérieur, en réalité, je n'avais jamais eu rien ni personne à charge à part mes deux compagnons. C'était donc, de la pure naïveté de ma part.

Cela dit, je proposais à Celwin de terminer notre chemin ensemble jusqu'à la capitale. C'était beaucoup plus sécurisant en My'trä de partager sa route, et à partir du moment où nous avions toutes les deux la même destination, je préférai faire d'une pierre, deux coups. Ca me permettrait en plus de la présenter à ma tribu en arrivant et non dans un avenir obscure et sans certitude. D'autant plus que maintenant qu'elle m'avait parlé de Dyen et des dragons, je n'avais pas du tout envie de perdre ces souvenirs avant d'y avoir été pour voir tout cela de mes yeux, n'en déplaise aux architectes.

Je ne pensais pas tomber sur une personne avec une telle volonté d'aider autrui. Croyez moi, je suis ravie de notre rencontre. Je n'ai pas pour habitude de traiter avec des marchands. Par simple philosophie du rapport à l'argent. Ceci étant, j'accepte volontiers que nous continuions un peu notre chemin ensemble, en discutant. Nous n'aurons qu'à nous arrêter pour que je lave mon linge si cela vous convient.
Allons-y. Personnellement, j'essaye parfois de trouver une caravane de marchands qui fait route comme moi. Ça m'évite de marcher toute seule et j'ai du monde avec qui discuter. dis-je en ramassant rapidement mon sac de voyage pour emboîter le pas vers Darga. Vous n'aurez qu'à dire quand le coin vous convient pour votre linge, on devrait arriver à la Capitale dans la journée de demain au plus tard de toute façon. Si le temps ne se gâte pas.


J'avais lancé mes derniers mots en levant le nez pour vérifier une nouvelle fois la météo au dessus de nos têtes. A force de voyager, je commençais à sentir quand le vent tournait pour nous apporter un temps moins propice au voyage mais cela ne semblait pas être le cas aujourd'hui.

Je suis sûre que nous y serons en un rien de temps à la réflexion. A moins que vous soyez fatiguée? Il y a une auberge très agréable sur la route aussi.



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Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.


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Celwin Zak'Val
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Mar 28 Mar - 20:21
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Profession : Diplomate/Musicienne
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Je lève lentement la tête pour poser mon regard sur les deux oiseaux qui volettent timidement au dessus de nous, me fendant d'un léger sourire. Je me doute qu'ils n'approcheront pas davantage, Valentine a tendance à ne pas avoir une apparence très rassurante pour les autres espèces, surtout quand ces dernières ne connaissent pas les Khulgana. Toute fière, la petite créature sur mon épaule se redresse doucement sur mon épaule, avant de venir taper de sa petite patte sur l'une de mes nattes. Je me fends d'un léger sourire, alors, à son mouvement, moi qui pensais que Valentine n'avait rien retenu des "tours" que je m'étais amusé à lui apprendre. Comme le voulait son mouvement, je baisse doucement la tête, lui permettant ainsi de s'accrocher à mon chapeau pour se hisser sur ce dernier. Elle vient donc se placer sur ma tête, plus haut, de sorte à s'approcher des oiseaux.

- "C'est beau.."

Je repose rapidement mon regard sur Mary, qui malgré qu'elle n'ai rien perdu du mouvement de ma petite protégée a continuer de parler. Je me concentre alors sur ses propos, plaçant lentement mes mains dans mon dos, un sourire sur les lèvres. En un sens, j'avais hâte de la suivre à la capitale, ou même encore au sein des différents clans. Bien que visiblement peu intéressée par la politique, le comportement de Mary m'en apprenait déjà assez. Et il était important de ne pas toujours fixé ses objectifs en tout moment que l'on vit, n'est-ce pas Celwin ? C'était là ce que l'on m'avait si souvent reproché, toujours observé mon objectif et agir en conséquence. Et les quelque fois où je m'en étais éloigné pour profiter de soirées s'étaient finis en festival de la débauche. Autant dire qu'il n'y avait pas vraiment de quoi préféré le divertissement. Quoi qu'il faut parfois prendre soin d'assouvir ses propres désirs si l'on ne veut pas finir colérique. Et en ce moment même, j'ai le terrible désir de parler à un autre individu que moi même. Et de boire un bon verre de vin local, mais ça pourra attendre.

- "Ce serait un plaisir que de partager votre route, que l'on croise ou non des caravanes marchandes. J'ai pour habitude de voyager beaucoup, donc faire de la route ne me dérange pas, je suis endurante, cependant si vous voulez nous pourrons nous arrêter dans cette auberge, et j'en profiterais pour laver mon linge. Ou alors je le laverais plus tard, tout dépend de si vous êtes pressée ou non, je ne voudrais surtout pas que ma présence vous retarde."

J'hoche doucement, avant de grimacer, ma source d'inquiétude se trouvait là. J'appréciais énormément Mary, même si je venais à peine de la rencontrer, la mentalité dont elle fait preuve me plaît énormément, et je suis sûr qu'elle a le cœur sur la main, en plus d'avoir un cœur d'or, cependant j'ai toujours peur que la générosité de mes connaissances tendent à les déposséder de plus qu'ils ne le veulent. Et je m'en voudrais réellement, et gravement, si ma présence la retardait ou l'empêchait de faire quelque chose. Je l'observe cependant ramasser son sac, et se redresser. Elle lève brièvement le nez vers le ciel, chose que je fais en écho à son mouvement, laissant le vent faire tinter les clochettes à mon couvre-chef. En effet, le temps semble clément, espérons que cela dure encore... Je repose mon regard sur Mary avant de m'apercevoir qu'elle commence à reprendre la route, je la rattrape alors de quelques enjambées, me portant à son niveau avec un sourire. Un peu de compagnie ne fait jamais de mal, surtout pendant les longs voyages, et je suis sûr que Valentine est du même avis que moi !



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