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Chroniques d'Irydaë
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Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

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 :: Prologue :: Genèse :: Codex :: [Optionnel] Folklore
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 Les récits de My'trä

Bolgokh
avatar
Jeu 9 Fév - 23:11
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Les textes qui suivent sont des fables, des contes ou des incantations, écris par le clergé de My'trä qui les utilisent lors des cérémonies. Qu'il s'agisse d'un jeune initié ou d'un grand maître des éléments, il est rare que les mages nomades n'aient jamais entendu ces histoires, qui retracent avec plus ou moins de fantaisie l'histoire de leur civilisation


La fable du Misérable

Cyril, doré entre tous les dorés.
Vin, bijoux et beautés, il n’y avait rien qu’il n’eût pas en premier.
Cent et mille serfs portaient chaque jour son immense trésor,
Mais sa tribu, alors, ne jouissait d’aucun présent.
Femmes comme enfants, tous connaissaient la faim,
La peur du lendemain, et de l’agonie finale.
Pourtant ils supportaient l’avarice de Cyril, doré entre tous les dorés.
Aucune plainte ne s’élevait, car le grand chef
Aussitôt s’empressait de l’étouffer à la racine
Par quelques sorts immondes, dont il ne fut jamais vraiment digne.

Un jour de grande chaleur, un miséreux alla à son encontre.
Du désert, il avait tout enduré.
Du sable, il en était recouvert jusque derrière ses paupières.
Il ne demandait qu’un peu d’eau à Cyril, qui n’avait qu’à lever la main,
Pour qu’aussitôt l’on alla aider l’homme au triste sort.
Mais le puissant chef ne fit rien de cela,
Un bâton à la main, grande chance pour le malheureux
Que ce ne fusse pas un poignard,
Il chassa le pauvre hère de son clan, à tout jamais.
Et la vie reprit son cours, les affamés demeuraient
Sans ressources, mais Cyril, lui, toujours
Restait le plus doré entre tous les dorés.

Le lendemain, on alla de nouveau à l’encontre
Du puissant chef, alors ensommeillé.
Le regard lourd, il contemplait
Son immense richesse, étalée.
L’homme qui se tenait, aujourd’hui, en lieu et place
Du misérable assoiffé, qui était arrivé la veille,
Avait tout du roi, élégants vêtements
Et médaillon doré sur son torse puissant.
Pourtant, la surprise fut grande pour Cyril,
C’était bien le misérable venu quémander son aide,
En exact lieu et place, la veille.

« Cyril, dit-il, doré entre tous les dorés.
Tu n’as pas voulu me venir en aide, lorsque j’étais à ta porte.
Assoiffé, mourant, j’aurai pu y rester.
Mais toi, avare que tu es, tu n’as même pas bougé.
Alors aujourd’hui, toi qui a tout, je vais tout te prendre.
Je suis Grégori, le chef de la tribu voisine.
Les tiens m’ont rapportés ta cruauté et ton égoïsme.
Je suis allé enquêter, paré de pauvres guenilles pour voir
S’ils disaient vrai sur la véritable nature
De Cyril le doré.
Je fus si surpris de ton accueil que
Une fois de retour chez moi j’ai décrété ceci :
Je prendrai tout à celui qui pensait tout avoir,
Richesses, sujets et gloire.
Ta tribu s’unifiera à la mienne, car je leur ai donné
De quoi se nourrir, se vêtir et se soulever.
Subis ton sort, Cyril l’Avare,
Car tu n’auras plus rien de doré lorsque le soleil
Se sera couché. »

Aussitôt, tous les compatriotes du puissant chef,
Tous même sa femme et son enfant,
Se ruèrent dans sa tente blanche comme le muguet
Et s’emparèrent des trésors de Cyril le Doré.
Lui ne pouvait rien faire, même son trône
Lui fut retiré sous les fesses.
Il n’avait plus rien, sa magie était inutile
Face à la passion de milliers d’âmes.
Il était maintenant seul, sans trésors ni amis.
Ainsi se termine l’histoire de Cyril
Autrefois doré entre tous les dorés
Qui aujourd’hui n’avait plus que ses yeux
Pour pleurer.

Toi qui cherche la richesse
Sois attentif au message de cette petite histoire.
La mésaventure de Cyril l’Avare
Guette tous ceux qui ont l’âme d’un simple écureuil.
Amassant, des journées durant, des fruits mûrs et élégants,
Ils terminent dépourvus de tout, nus comme à leur naissance.
Bienheureux celui qui donne même
Son propre bonheur aux plus malheureux.




Prière : Soyez bénis, Architectes !

/Chanter/ Soyez bénis, Architectes !

Grâce à vous, je ne manque de rien.
Je mange ce que vous m’offrez avec délectation,
Je me repose sur l’herbe fraîche,
Sans ne jamais craindre aucune menace.
Car vous veillez sur moi, sur mon âme,
Et sur mon avenir auprès de vous.
Je travaille la terre au nom de Delkhii,
Je me baigne dans l’amour de Dalai,
Orshin nous sculpte, Möchlog nous anime,
Et Amisgal nous abreuve généreusement.

/Chanter/ Soyez bénis, Architectes !

Bâtisseurs de tous les mondes,
Votre règne est prospère.
Vous nous rendez heureux,
Et votre justice est celle des pères
A leurs enfants innocents.
Comme eux, vous nous châtiez
Avec fermeté et bienveillance.
Nous sommes nés en votre sein,
Et nous imprégnons de votre
Immense amour.

/Chanter/
Soyez bénis Architectes !
/Plus haut/ Soyez bénis Architectes !




Busad : La Fontaine d'Ethan

Une légende se chuchote autour de cette source.
La mémoire la garde sacrée,
Car elle porte en elle un message qui,
Bien qu’oublié, souvent,
Reste sacré et magnifique.

Il est un protecteur, elle est une vagabonde,
Elle symbolise le vice, il représente la paix,
Lui est de Busad, le Pilier, elle est une femme du nord,
Tout les sépare, ses cheveux graciles flottent
Comme des vagues,
L’autre possède la force de milliers de montagnes.

Ils furent rapprochés par le destin, et séparés
Par un mur de roc.
Son devoir était de la punir, pour ce qu’elle était,
Ce qu’elle avait fait, elle et ses ancêtres.
Une mort que tous trouvèrent justes,
Sauf le bourreau : Ethan.

Lui s’était épris de la femme,
Lors d’une nuit liquide d’encre stellaire.
Dans sa geôle ils s’unirent,
Et les promesses fusèrent.
Je te libèrerai, lui dit-il,
Je resterai toujours, lui répondit-elle.
Rien de tout cela n’était vrai.
Il devait la tuer, elle devait s’enfuir.
Mais leurs cœurs jeunes, eux,
Aimaient à se mentir.

Elle essaya, s’éclipsa de sa prison.
Plusieurs fois, et toujours,
Ethan la rattrapa, car il escomptait bien
Qu’elle tienne sa promesse, et qu’elle reste,
Jusqu’à la fin.
Elle était émue, tenait-il vraiment à elle ?
Bien plus que cela, Ethan était obligé de la garder,
Cachée, emprisonnée.

Cependant, ils continuèrent leurs jeux,
Sous le regard des étoiles, se promettant
Toujours plus, toujours plus absurde.
Il lui promit une maison, elle lui promit des enfants.
Mais l’heure était venue,
Et tout ce que le Protecteur put offrir à sa dulcinée,
Ce fut d’écouter ses derniers mots, et de l’exécuter.

Il pouvait être heureux, il avait obéit.
Les ordres étaient ceux-ci, il n’y avait aucun
Compromis. Et pourtant il pleurait.
Sur un rocher, loin des remparts de la cité,
Il rejetait plus d’eau sur le sable que l’adepte de Dalai
N’aurait jamais pu en faire.
D’aucun dise que c’était là le dernier cadeau
De l’inconnue à son amant.
Car elle ne lui en avait jamais voulu.
Les mensonges, elle ne les avait jamais crus.
Ethan si, pour son malheur.

Aujourd’hui, encore,
Le jeune homme pleure la perte
De la voleuse vénérant Dalai.
Pendant un bref instant, les deux peuples
Furent unis dans les mêmes draps,
Et ils se pardonnèrent tout, pour une nuit.
Maintenant, les larmes d’Ethan
Ont reçu la bénédiction de la Déesse Océanne.
Vous pouvez les boire, et elles vous offriront la joie.
Car désormais, dit-on, le Protecteur est heureux,
Seul avec son aimée, à tout jamais.




Prière: Marcher droit, marcher bien.

Enfant, tu n’as qu’un souvenir à conserver,
Un seul devoir à accomplir.
Envers les Architectes, puissants et éclairés,
Ta foi ne doit jamais défaillir.

Sinon, prends garde, tu finiras comme eux,
Ces fous qui ne croient plus en aucun Dieux.
Des souvenirs morbides, des morts, de la peine,
Infectant les corps du soucis et de la haine.

Alors du droit chemin tu seras exclu,
Repoussé par ceux qui l’auront continué,
Car de ces anciens frères déchus
Ne suis jamais le chemin vicié.

Merci à Mary E. Burrowes




La fable de l'Impudent

Il est raconté qu'au début de l'humanité, My'trä était peuplé des premiers humains. C'était juste au début de notre race, juste après qu'Orshin ait façonné le premier corps, qu'ils eurent leurs premiers enfants, et que Süns ne se soit vu confier sa nouvelle mission. Mais déjà les clans s'étaient réorganisés par respect pour leurs Architectes de préférence. Les pouvoirs différaient, certains plus puissants que d'autres, certains plus utiles, plus adaptés à la faune de My'trä, mais il en était un particulier, qui rendait son peuple plus fort : le pouvoir de contrôler le feu.

Süns avait fait don à ses adeptes de cette force incroyable qui permettait de se protéger des bêtes et de se nourrir en toute quiétude. Ceux qui avait ce don, le voyaient comme la plus belle marque d'affection de leur architecte. Une preuve qu'ils seraient au dessus des autres, que leur passion était récompensée. Et dans une tribu arpentant le désert, un Khorog se souleva. Lui, était le premier maître du feu, il le maîtrisait à la perfection, pliant les flammes à sa volonté comme le roseau sous le vent, dressant la chaleur comme on dresse une monture à obéir au moindre caprice. Ce Khorog si puissant rêvait toujours plus, sa passion pour l'architecte du feu n'avait plus de limite et son entraînement devint de plus en plus rigoureux pour lui et son corps.

Petit à petit, le puissant avatar fit de l'ombre à son Gharyn, il ordonna à sa tribu de ne plus s'entraîner car le Khorog était suffisamment fort pour les protéger tous. Lentement l'idée germa de s'agrandir, d'intégrer d'autres tribus, qu'elles portent un culte à l'Architecte flamboyant ou non. Mais la soumission n'est pas dans la nature de l'homme, et si la peur l'est parfois, Süns donna aussi le courage à notre espèce. Aussi, une rébellion commença à se faire entendre. Une colère grandissante à mesure de la prétention du Khorog. Mais tout cela, ne se fit pas sans fuite. A qui pouvait-on se fier entre la puissance et la peur, entre la dévotion et la liberté ?

Le conflit éclata en pleine tribu et celui qui croyait maîtriser le feu ne maîtrisa plus rien du tout. Ce ne fut pas ses ennemis qui furent réduits en cendre sous ses yeux, c'était son empire, son ambition et ses alliés les plus proches. Il avait tout détruit, pas les autres, mais lui. Le feu qu'il pensait si bien contrôler lui avait prouvé à quel point il se trompait. Il n'y avait plus rien autour de lui, plus de maisons, plus d'alliés, plus d'ennemis...

Sa folie frappa l'homme prétentieux. Il avait causé sa propre perte, parce qu'il n'avait jamais contrôlé le feu. Il ne pouvait pas le maîtriser sans être d'abord maître de ses émotions, de ses désirs et de ses envies. alors il partit comme un simple nomade. Il partit à travers les plaines et les montagnes, à travers les blizzards et les déserts, répandant son histoire auprès des adeptes de Süns, pour qu'aucun ne se croit plus fort que le feu...

Merci à Mary E. Burrowes


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