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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Blablacar-avane

Fauve
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Sam 11 Fév - 0:42
Irys : 39994
Profession : Mercenaire
My'trän +2 ~ Suhury
Vous savez ce que j'aime ? Ce sentiment étrange quand vous sentez que quelque chose va déraper. Genre... Je sais pas. C'mon super pouvoir. Un genre d'instinct qui détecte en avance les super gros moments de  fun en perspective.
Mais... Une fois n'est pas coutume. Aujourd'hui je cède humblement ma place d’élément perturbateur à d'autres opportunistes. Parce que à titre exceptionnel, je bosse pour ce que certains appellent « Le bien commun ». La protection, la justice, toussa toussa. Ça fait presque classe, nan ?
Nan.
Ok, j'admets. Ça sonne plus faux que la mélodie d'un essuyeur de comptoir à son retour à domicile. Je suis là parce que je sais qu'une merde va arriver durant le voyage. Du moins, c'est ce que m'a répété avec conviction mon parano d'employeur. Askip, le climat de Suhury abrite quelques brigands nomades en cavale. Et que le convoi exceptionnel d'une dizaine de carvane peut être tentant à attaquer pour des gens qui ne vivent que de pillage.
D'autant que si le maitre caravanier m'a engagé moi, c'est que l'embauche du personnel laisse sévèrement à désirer. Du coup, des infiltrés en perspectives et des gens douteux à des emplacements potentiellement stratégiques. M'enfin. C'est a mon grand plaisir ♪

Un attelage de Bukh n'attend que la présence d'un type sur le harnais de la première bête. Un garcon de moins de 18 piges négocie au dernier moment son embauche auprès d'un caravanier. Le cuisinier manque à l'appel et il reste encore quelques mille autres préparatifs avant le départ pour la capitale. Les petites mains s’agitent et les silhouettes courent d'une extrémité à l'autre de la file du convoi.
Et moi, je suis adossée cordialement à un chariot gorgé de caisse, des denrées majoritairement alimentaires. Presque à l'aise dans cette ambiance hystérique. On se croirait dans un genre champ de bataille perché. Avec juste des clampins qui courent partout pour donner ou exécuter des ordres.
J'observe les mouvements agitées de la foule sur le départ avec un air satisfait. Juste être là, immobile et goûter le chaos ambiant avec amusement. Oh, j'me ramasse des regards de travers vu que je glande rien m'enfin. Ne suis je pas payée pour ça ?

C'vrai que comme d'hab', je donne pas l'air d’être mercenaire pour deux sous. J'suis sapée comme une civil. La simplicité de mes habits est un brin insultante pour les autres boulets en uniformes pseudo militaire. On a beau faire le même job, je sacrifie quand même pas ma dignité pour enfiler de force cette armure inesthétique et encombrante. Tss
Ok, on pourrait presque me confondre avec les pignouf du dernier chariot. Celui gorgés de gens qui paye leur voyage pour squatter le convoi. Juste histoire de profiter de l'apparente sécurité du convoie pour rejoindre Darga sans trop se mouiller avec la faune locale. M'enfin, j'ai beau avoir l'apparence d'une cul terreux. Mon cimeterre ciselé pend nonchalamment au dessous de ma ceinture. Histoire de rappeler aux autres que j'ai beau être sapé pas si différemment des fermiers, je reste bien plus qu'une pignouf.

A mesure que tout se calme. Mon regard ne s'accroche plus trop à l'agitation frénétique qui animait auparavant les abords de ma position. Il se perd maintenant dans la contemplation des plateaux. Sauf qu'à l'extrémité de mon champ de vision. Un type vient grossir nonchalamment jusqu'à arriver en face de moi, l'air de vouloir taper la causette. Dois je préciser qu'il a en lui autant de joie que lorsqu'on traverse le seuil d'une porte de prison ? Faut dire, vu sa masse graisseuse, je m'étonne qu'il ne soit pas en train de tirer le chariot avec les Bukh.

- Vous ! Le départ est prévu dans peu de temps. Vous allez dans le chariots des invités en protection rapprochée. Celui en queue de convoi.

Mon regard se focalise un instant sur le type. C'est le mec qu'on m'a attribué comme patron. Mon cerveau, lui, s'attarde sur un détail. Invité ? C'est le nom que l'on donne aux couards ? Je m’exécute quand même. Après tout, même si ça me fait chier de pas être dans les premières lignes. Je me vois mal engager un bras de fer avec un type qui m'inspire autant de joie de vivre. J'aurais trop peur que sa gueule d'enterrement soit contagieuse.

Je lui offre mon sourire le plus hypocrite. Comme à chaque fois qu'il y a un conflit mental entre mon coté grande gueule et l'autorité. Hum... Mon pragmatisme m'oblige à me conformer quelque peu à ses ordres. Une simple équation entre le salaire que je suis sensée toucher, ma bourse dangereusement en jachère financière et la conjoncture actuelle.
J'ai vraiment pas envie de jouer les docs pour gratter de quoi bouffer prochainement...

- D'acc, mon gros ♪

Bon... Parfois il y a des choses que même la raison ne peut contenir.
M'enfin, je me met en marche calmement, bifurque entre deux obstacle et disparaît de son champ de vision avant que monsieur Bukh sorte de sa sidération. Direction... Bah... Les « invités ». Si c'est leur nom.
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Alice Tan'Odrin
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Sam 11 Fév - 20:30
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
My'trän +2 ~ Suhury
Alice sourit au malade qui la regardait sans la voir, en proie à une terrible fièvre. Elle épongea son front à l’aide d’une serviette et tendit ses main au dessus du pauvre homme. Celui-ci devait bien avoir soixante ans et la jeune fille savais pour avoir dû mainte fois le laver depuis le début de leur voyage qu’il avait le corps d’un guerrier avec de grande main calleuses usées à force d’utiliser l’épée. Elle se concentra et invoqua en elle le pouvoir de Möchlog. Une douce chaleur l’envahit et ses mains commencèrent à briller d’une lumière blanche. L’agitation de son patient laissa alors place à un ronflement serein.

Elle vérifia si elle avait besoin de changer les draps du malade mais ceux-ci n’avaient pas eu le temps de se tremper. Elle leva les yeux vers le reste de la famille qui occupait le chariot. Tous étaient concentrés et murmuraient des prières à Khugastaa, leur Architecte et à Möchlog, le Dieu guérisseur. Elles les avaient rejoint à Khurmag juste avant leur départ pour Suhury et leur avait proposé son aide car elle-même souhaitait s’y rendre. En échange, elle n’avait demandé qu’à être nourri et “logée”. Même si ce dernier point se concrétisait surtout en “payer sa place dans des une caravane”.

Elle posa sa main sur l’épaule d’une femme au visage couvert de rides qui se trouvait être la compagne du malade.Celle-ci détourna son attention de la prière pour sourire à la jeune femme. Ce regard empli de crainte et d’attente, à moitié voilé par de la fatigue, Alice le connaissait bien.

“J’ai fait tomber la fièvre. Il devrait pouvoir se reposer un moment avant qu’elle ne revienne. Je vais en profiter pour me dégourdir les jambes. Appelez-moi s’il y a besoin de quoi que ce soit.”

La vieille femme hocha la tête pour lui signifier qu’elle avait compris. Alice hésita un instant puis ajouta :

“Vous et votre famille devriez aussi prendre du repos avant le départ de la caravane. Vous savez comme moi que les routes n’aident pas au sommeil. Et je n’aimerais pas que vous tombiez malade.”

La dame lui fit signe qu’elle avait compris et Alice descendit du chariot. Voilà un mois qu’elle tenait compagnie à cette famille. Ils étaient quatre à faire le voyage : le malade, sa compagne, leur fille et leur beau fils. Leur fils et leur belle-fille étaient restés sur place pour tenir le magasin de vaisselle en cristal qu’ils avaient à Reoni. Heureusement pour eux, le commerce allait bien ce qui faisait qu’ils avaient pu louer un chariot entier pour leur malade dans la première caravane qui les avait conduit à la frontière sud de Suhury ainsi que dans celle-ci qui n’allait pas tarder.

Alice s’étira en profitant du soleil et commença son entraînement matinal. Dans le camp, c’était le branle-bat de combat. Mais elle avait autre chose en tête que le départ imminent de tout ce petit monde. Elle pensait à son patient. Elle arrivait régulièrement à faire tomber sa fièvre mais n’avait pas réussi à enrayer le mal qui grandissait en lui. Quelque chose en rapport avec son cœur qui se dégradait de jour en jour. Elle avait beau le traiter avec sa magie, il recommençait à se dégrader quelques heures plus tard. Parfois quelques jours. Et cette fièvre. C’était comme si le corps de cet homme rejetait son cœur. Alice ne connaissait pas cette maladie malgré les journées entières qu’elle avait passé adolescente dans les bouquin de médecine. Peut-être quelque-chose en rapport avec la mégalithe ? La roche des dieux avait parfois des effets bien étranges sur les êtres vivants et Alice se souvenait d’en avoir vu quelques morceaux incrusté dans certaines œuvres de cristal à Reoni. Peut-être travaillait-il régulièrement avec le matériaux ce qui aurait provoqué cette dégénérescence ?

Alice soupira en finissant un des mouvements entre la danse et l’art du combat qu’elle savait liés à l’art de Süns. Ce problème dépassait de loin ses capacités aussi elle avait hâte de voir des médecins de la capitale capables de les aider, elle et le pauvre homme allongé dans le chariot.

*Si on allait manger un truc avant le départ ?*

Alice sourit en entendant sa compagne parler dans sa tête. Cassie avait l’habitude de rester discrète quand la jeune femme exerçait son métier par ne pas la déranger. Par contre, elle était toujours là quand Alice s’enfonçait dans des questions sans fins, la rappelant dans le monde des vivant. Et effectivement son ventre répliqua affirmativement en gargouillant déclenchant un rire enthousiaste chez son amie intérieure.

*Je crois que ce n’est pas une si mauvaise idée en effet !*

Mais alors qu’elle s'apprêtait à se diriger vers le chariot du cuisinier pour y piquer un morceau de pain et quelque chose à boire, elle vit qu’une femme s’avançait droit vers le chariot de son patient. Soucieuse du bien-être de celui-ci, Alice oublia aussitôt ses basses préoccupation et intercepta la brune qui s'apprêtait à ouvrir la bâche du chariot.

“Excusez-moi ? Madame ? Puis-je vous demander pourquoi vous souhaitez parler aux Oroson ? (c’était le nom de la famille) J’ai un patient parmi eux qui a besoin de repos et de silence. Donc si c’est possible, j’aimerais prendre le message.”


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Fauve
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Sam 11 Fév - 23:20
Irys : 39994
Profession : Mercenaire
My'trän +2 ~ Suhury
Je ralentis un peu la marche, noyée dans la foule famélique de commerçant et d'employés qui s'agitent de tout coté. Mon air détendu tranche dans le paysage et mes pas remontent la file de chariots immobilisés. Le dernier paraît à l'horizon apres quelques minutes. Je m’approche nonchalamment en observant de loin silhouette éloignée. Une fois à portée, je tente simplement d'ouvrir la bâche pour faire coucou quand je suspend mon geste. Une femme m'interpelle. Décidément c'est la journée ♪

“Excusez-moi ? Madame ? Puis-je vous demander pourquoi vous souhaitez parler aux Oroson ? J’ai un patient parmi eux qui a besoin de repos et de silence. Donc si c’est possible, j’aimerais prendre le message.”

Je détaille la femme qui m'a abordée. Elle a un air de petite fille parfaite. Une blancheur diaphane saupoudrée de tache de rousseur. Petit détail cher à mon cœur, elle a même un p'tain d'nez en trompette qui lui donne un air juvénile. Pas mal. Un peu jeunette. Mais soit, je me raisonne quand même. Je vais pas non plus commencer à chasser de la damoiselle ou du damoiseau sur le lieu de travail.
D'autant plus qu'elle porte l'habit de Möchlog. Ouaiiiis... Nan, oublions ce que j'ai pensé un instant auparavant. J'veux pas verser dans le préjugé. Mais bon, je pense que le fardier est si propre, c'est probablement dû à l'action combinée de ses allez et venues à l’intérieur ainsi que du balaie dans le rectum que se trimballe la plupart des adeptes Möchlog que j'ai rencontré. Encore heureux que je fasse pas partie de ces gens là, je... Et meeeerde... J'viens d'me souvenir que c'est le cas.

-  Désolée ma belle. Mais le convoi va bientôt partir. Vous êtes sous la responsabilité du maître caravanier Martell. Il m'a envoyé à vos cotés pour... Ah oui... De la « protection rapprochée » ♪

Je tairais bien évidement que cette protection ridicule d'une seule personne. C'est facile de lire entre les lignes quand on fréquente régulièrement les escortes de cette ampleur. Le ton est plus de l'ordre du « Je vous surveille et signale si j'ai la moindre suspicion quant à vos intentions » que de « Nous nous inquiétons vraiment de votre bien être et de votre sécurité. Vous voyez, je suis gentille toussa toussa ♪ ».
Faut pas dec'. Je suis pas dupe de ce genre de petites bassesses de vocabulaire. Ça a beau être relativement commun que des bourges se tapent l'incruste dans ce genre d’événements, le Martell a juste peur que ces gens transmettent à ces éventuelles bandits de potentielles infos compromettantes qu'ils pourraient peut être glaner en se promenant librement. Ça fait beaucoup de conditionnel. M'enfin. Si j'étais Martell, je surveillerais davantage le mec qui monte les Bukh ou qui cuisine pour tout le monde plutôt qu'un vieillard comateux et sa lignée inquiète.
M'enfin. C'cool. Si la fille joue les doc' de service, c'est une manière pour moi d’échapper à la corvée de bobologie qu'il y a toujours en supplément quand on fait l'erreur d'aborder un uniforme comme le sien.

- Je suis seulement les ordre du maitre caravanier Martell. Et tu devrais t'y conformer aussi si tu veux que tout c'passe sans accro. C'type est un parano notoire. m'enfin.

Sur ce, je lui adresse un sourire à peine ironique avant de lui parler sur un ton presque agréable.
- Donc, mes excuses, mais nous allons devoir nous supporter tout le long de ce voyage ma belle ♪


Je descend doucement du chariot. Comme quand un nuage qui passe devant le soleil, je constate que comme tout le monde ici, je fait une bonne tête de moins que la fille. M'enfin, je n'en perd pas mon sourire.
- M'enfin, si tu veux bien m'épargner la tâche qu'est de m'annoncer aux Oroson. Dit leur simplement que je suis attribuée ici pour leur sécurité. Que tout le monde m'appelle Fauve et qu'il ne pourront sortir dehors qu'à l’arrêt du convoi et seulement en ma charmante compagnie. Tu ferais ça ma choute ? Merci ♥


Un clin d’œil savoureux plus tard et je quitte le flan de la carriole pour arriver à l’arrière du chariot. De là, je me hisse en hauteur et m’asseoir sur la balustrade et m'adosse doucement à la bâche. C'est inconfortable au possible, mais je me concentre sur le climat agréable et le soleil sur caresse ma peau pour ne pas trop râler mentalement. T'facon, il n'y a plus rien faire, à part face au paysage urbanisé de Reoni.
Avec panache et désinvolture ♥

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Alice Tan'Odrin
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Dim 12 Fév - 14:20
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
My'trän +2 ~ Suhury
Alice qui comme à son habitude avait beaucoup de mal à rester concentrée quand quelqu’un lui parlait essaya tout de même d’absorber un maximum d’informations. Ok, protection. Ok prévenir les Orosons. Elle avait le principal mais quelque chose la chiffonnait : le ton désinvolte de cette “Fauve” et cette manie qu’elle avait de l’appelait “ma belle’ l’énervait au plus haut point. Ca lui donnait l’impression d’être ridicule. Houuuuuuuuuuu !

*Hey zen ma belle !*

*Oh ! Tu vas ne vas pas t’y mettre aussi !*

*Calme-toi Alice, elle fait juste son job cette nana. Et puis tu vas lui faire quoi ? Lui casser la figure ? Je te rappelle que c’est son job à elle de faire ça. Alors pour nous deux, on se calme !*

Alice obligea ses mains à se décrisper et à se concentrer sur sa respiration. Cassie avait raison, comme toujours. Elle savait comment réagir quand Alice réagissait de façon complètement disproportionnée avant qu’elle ne fasse quelque chose de stupide. Et attaquer la garde de caravane chargé de la protection de ses clients avant même le départ vers la capitale était définitivement quelque chose de stupide.

Alice pris une grande inspiration. La brune en avait profité pour faire le tour du chariot et vu qu’elle ne la voyait pas revenir, elle en déduit qu’elle était restée à l’arrière. Elle avait retrouvé son calme mais il restait un problème : si elle s’énervait à chaque fois que Fauve ouvrait la bouche alors qu’elles étaient supposées faire le voyage ensemble, ça n’allait pas marcher. Il fallait qu’elle trouve une solution. Peut-être essayer de se socialiser ?

*HAHAHAHA ! Toi ? Tu vas essayer de faire un brin de causette avec quelqu’un JUSTE pour la conversation ?*

Alice grimaça.

*Je peux toujours essayer. Tu vois d’autres solutions ?*

*C’est vrai que l’idée de passer notre vie cloîtrée dans le chariot pour ne pas la croiser n’est guère attrayante.*

*Bon ba, c’est partit alors !*

Alice se dirigea à travers le camp vers le chariot du cuisinier. Celui-ci avait visiblement finit par arriver et était accompagné par une gamine qui lui servait visiblement de “marmiton”. Elle n’était pas sûre du terme mais il semblait que c’était comme ça que les cuisiniers de sa grand-mère appelaient leur aides. Elle leur demanda s’il restait quelque chose à boire pour le petit déjeuner.

“J’ai vu que quelqu’un avait fait du café avant mon arrivée mais j’ai bien peur qu’il soit complètement froid depuis.”

Elle lui répondit que c’était parfait, récupéra deux timbales et les remplit du liquide froid. La dernière fois qu’elle avait but du café, elle n’avait pas du tout aimé. Beaucoup trop amer comme liquide. Mais on ne savait jamais, les goûts pouvaient changer. Peut-être que cette fois…

*Mouai. Je reste dubitative.*

Sur le chemin du retour, elle s’employa à les réchauffer grâce au pouvoir de Süns. Même si faire apparaître une flamme était toujours très difficile pour elle (elle n’avait réussit que deux fois dont une par inadvertance) réchauffer les tasses entre ses doigts était un jeu d’enfant. Presque autant que réparer des entrailles.

Arrivée près du chariot des Orosons, elle en fit le tour pour retrouver Fauve. La jeune femme était bien là où Alice pensait la trouver. Elle prenait un bain de soleil appuyée contre la toile et la jeune fille ne pu s’empêcher de grimacer en repérant l’angle bizarre de la colonne vertébrale du garde. Ça devait être très inconfortable comme position ! Et mauvais pour son dos. Il faudrait qu’elle lui en parle..

*Alice ? Focus !*

Ah oui, les cafés, la socialisation tout ça. Alice tendit le bras pour proposer l’une des timbales fumantes à Fauve. Elle resta quinze secondes dans cette position sans que rien ne se passe.

*Alice ? Tu crois pas que tu as oublié quelque chose ?*

Alice se maudit intérieurement au moins trois fois en levant les yeux au ciel fasse à une pareille stupidité et articula :

“Café ?”

Ce à quoi Cassie répondit par de lents applaudissement teintés de moqueries qu’Alice décida tout bonnement d’ignorer.



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Fauve
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Dim 12 Fév - 22:21
Irys : 39994
Profession : Mercenaire
My'trän +2 ~ Suhury
Je ferme les yeux en savourant la chaleur qui caresse doucement ma peau de sa main invisible. Seule sensation agréable quand on reste immobile par un temps matinal. Le soleil a le loisir de traverser mes paupières pour colorée en orange. Je sais pas combien de temps je reste là. Mais j'y reste.
Je pousse un soupire, la bâche est inconfortable au possible, et la balustrade trop étroite à mon goût pour servir de siège décent. J'essaie de réajuster ca, mais en bougeant, la peau de pierre cogne lourdement contre le bois dans un bruit maladroit. Alors je reste immobile. Histoire de me faire oublier des locataires derrière la bâche. Juste un maigre instant hîstoirr que le bruit s'efface de leur esprit. Passé ce moment, je respire fond. Mes doigts s'approchent et à tâte à travers le tissus et le bout de ma main touche fébrilement le relief rocailleux qui garnis ma peau. Constatant stupidement qu'il s’étend toujours un peu plus vers l’intérieur de la jambe. Qu'est ce que j’espére au juste ? Qu'il disparaisse ? Tss
Heureusement que mon bas est suffisamment ample pour dissimuler ce petit... Détail ? Ouais... C'est un détail. C'est pas cette merde qui va me définir. Je suis plus qu'une anomalie. Bien plus que ça même. Main tout le monde dans c'putain d'pays est trop obtus pour comprendre cette simple évidence. P'tain

- Café ?

La voix de la princesse me tire de mes pensées salées. Mon exaspération de l'instant s'efface instantanément quand je rouvre les paupière. Un papillonnement des yeux plus tard et je reconnais vaguement sa silhouette. La situation est presque drôle. Avec son demi-sourire bienveillant et maladroit qui doit lui arracher la moitié des lèvres. On dirait un véritable calvaire pour elle, c'est rigolo !
Mon expression neutre s'efface au profit d'un sourire aussi agréable que tout a l'heure. Pas que je lui en veuille. Mais bon, j'ai une réput' désagréable à tenir. Quoi ? Ça m'amuse. Les gens qui ne prennent pas du plaisir à exaspérer leurs semblables... Bah ils ratent quelque dans leur vie. D'autant plus que c'est drôle parce qu'elle a clairement été vexée par mon attitude tout à l'heure. Et qu'elle revient se donner le beau rôle. Dommage, je suis pas du genre à rentrer dans le jeu des « copains copains ». Bon. J'en suis pas encore au stade de refuser si gentiement ce que l'on m'a offert. M'enfin.

- Ci-mer ma choute. ♥

Paroles désinvoltes. Je saisis la coupole de précieux qawah. J'en prends une petite gorgée avant de renâcler d'aise. C'va. C'pas brûlant. La juste température. La boisson repend une chaleur agréable dans mon organisme. M'enfin. J'en reste pas moins égale à moi même ♪

- C'un peu ridicule comme situation tu trouves pas ?

Je reprends une gorgée du précieux café avant de reprendre simplement. C'est marrant de parler sur un ton badin alors que je m’apprête juste à la vexer.

- Écoute gamine, les conventions veulent qu'on face connaissance, qu'on tente de s’apprécier ou qu'on se raconte nos vies étou... étou... Mais je m'en bat les couilles. Je fais absolument pas d'effort pour être agréable. Et je n'attends pas en retour que tu en faces.

Quand bien même la fille avait une once de sincérité dans ses gestes. Je m'en fiche. L'plus important, c'est que je ne suis plus vraiment du genre à mentir, ni à elle, ni à moi. Je vais pas lui dire que son geste amical me touche quand au mieux, il m'arrange. Nan ? Je suis honnête, moi. A défaut d'être agréable.
Quoi ? Moi, misanthrope ? Antisociale ? Nan pas tant que ça... Fin' si, un peu. Mais chut. Ct'un secret ♪
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Alice Tan'Odrin
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Ven 17 Fév - 22:22
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
My'trän +2 ~ Suhury
Hein ? Ridicule ? Elle avait encore manqué un truc au sujet des conventions sociales ? Pourtant elle s’était dit que proposer un café à quelqu’un c’était la base de la base. Et elle avait réussit à loupé ça ? Qu’est-ce qu’elle avait mal fait ? Y’avait une phrase à prononcé qu’elle avait oublié ? Ou peut-être qu’elle avait trop chauffé la timbale. Comme elle n’était pas très sensible à la chaleur, il lui arrivait d'exagérer un peu sur la magie sans s’en rendre compte.

*Ba elle a pas l’air de trouver ça brûlant non plus hein.*

*Mais alors qu’est-ce que c’est qu’est-ce qui se passe ?*

Alice commençait à complètement paniquer. En apparence, son visage s’était complètement figé. A l’intérieur, elle faisait les montagnes russes. Elle passait à toute vitesses les détails des vingt dernières minutes en revue pour essayer de comprendre où elle avait été “ridicule”.

*Minceuuuuh ! C’est vraiment difficile de parler avec les gens !*

Cassie, comme à son habitude, semblait terriblement s’amuser de la situation ce qui énervait encore plus la jolie blonde.

*Si tu sais quelque chose dis-le moi !*

*Mais j’en sais rien moi ! Hahaha !*

Fauve qui semblait à des années lumière des troubles intérieurs de la jeune fille se contentait de siroter tranquillement son café.

- Écoute gamine, les conventions veulent qu'on fasse connaissance, qu'on tente de s’apprécier ou qu'on se raconte nos vies étou... étou... Mais je m'en bat les couilles. Je fais absolument pas d'effort pour être agréable. Et je n'attends pas en retour que tu en faces.

Alice était… Complètement perdue. Alors, deux minutes, concentrons-nous…. Si elle n’arrivait pas à comprendre les conventions sociales qui entouraient la mercenaires c’était parce-qu’elle les rejettait ? On avait le droit de faire ça ? D’où elle venait, le monde n’était que politesse et faux-semblant que personne ne fuyait même si beaucoup les détestait. C’était d’ailleurs un truc qui lui avait toujours échappé. C’était… Illogique. Enfin pas vraiment puisque ça conditionnait souvent sa position sociale et du coup les conditions de vie de chacun. Mais ça lui restait si obscure qu’elle en était arrivée à admirer ces gens qui étaient agréables qu’il vente qu’il pleuve ou que leur interlocuteur soit l’homme qui venait d’écraser leur chat sous son chariot. Impressionnant.

Du coup là, elle ne savait vraiment pas comment réagir. Quand il n’y avait plus de règles, qu’est-ce qu’on était censé faire ?

*Je crois que tu te prends trop la tête. Il suffirait que tu l’ignore tu sais ?*

Mais Alice n’entendit pas la remarque de Cassie, toute absorbée qu’elle était par ce monstrueux problème qui se présentait devant elle. Elle s’était mis comme objectif personnel, non, comme objectif de Vie à apprendre à se socialiser et à rencontrer plein de gens pour que Cassie puisse arrêter de la protéger.

*Oh tu sais, ça va hein. Tu va pas non plus sauter à la gorge de tous les passants qu’on va croiser…*

Il fallait qu’elle arrive à communiquer. Il fallait qu’elle y arrive, qu’elle trouve une solution.

*Ok, t’as complètement décroché ma vieille. Youhou ?*

Mais elle avait beau se tourner les méninges elle ne voyait pas d’issues. Elle avait trop peu d’expérience en “discussion”. Ses sourcils se froncèrent sous la concentration. Il n’y avait plus qu’une solution. Sans crier gare, elle tendit son doigt vers la jeune femme toujours assise nonchalamment contre la toile du chariot.

“Expliquez-moi !”

Cassie eeeeexplosa de rire dans son cerveau. Tout cela était très clair. Fauve était visiblement au niveau supérieur de l’art de la rhétorique, celui où l’on pouvait ignorer l’autre, où l’on était pas obligé de répondre par une formule polie ! Alice commençait à comprendre pourquoi la jeune femme l’avait tant énervé quelques minutes auparavant : c’était parce-qu’elle était au delà de tout ce qu’elle connaissait en terme de socialisation. Un maître du je-m’en-foutisme !

“Expliquez-moi faire ça !” Répéta-t-elle toujours en pointant Fauve de façon dramatique.


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Fauve
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Sam 18 Fév - 0:18
Irys : 39994
Profession : Mercenaire
My'trän +2 ~ Suhury
Loin de s'énerver, la fille eu une expression fermée. Apparemment, ça l'a décontenancé. Assez pour...  Je sais pas.... J'me trimballe pas dans sa tête, j'ai trop peur du vide qu'il s'y trimbale chez certains humains pour m'essayer à l'exercice.

“Expliquez-moi !”

Ok. J'admets. Je suis surprise. Je m'attendais probablement à tout... Sauf ça. J'veux dire... Qui s'attend à se faire pointer du doigt par une femme qu'on a consciemment voulu vexer ? J'veux dire. Quand on évoque la futilité de quelques habitudes. Les gens se remettent rarement en question.
M'enfin, ouais. C'm'intrigue. Ce sentiment inhabituel s'exprime un haussement de sourcil un brin incontrôlé. Une petite ride d'expression se fige sur mon front. Ouah... C'rare qu'une énergumène a une réaction relativement étonnant . J'veux dire... Ouah... Y'a encore un moyen de s'étonner dans ce monde si monochrome ?

“Expliquez-moi comment faire ça !”

Je manque de m'étouffer alors que mes lèvres trempent dans la coupoles. Je tourne la tête pour ne pas arroser cordialement mon interlocutrice de café. Le rire me prend comme un sursaut incontrôlable. Un éclat qui s’éteint aussi vite qu'il a commencé à briller. La vague a déjà disparut, il ne reste plus que l'écume sur le sable : Un grand sourire joyeux presque pas malveillant ♪

« Ahah... S'cuse moi meuf, mais... »

Ouah... L'excuse était sortit spontanément. Reliquat désuet de mon éducation chiante et policée. Mine de rien, c'pas toutes les ans qu'on m'arrache ce mot de la bouche. Qu'elle savoure cette occas'. Elle était pas prête à le réentendre un jour dans sa vie.
M'enfin je me calme un peu et j'affiche un sourire presque pas ironique pour reprendre la conversation sur un ton léger.

« C'pas trop ta spécialité les relations humaines, j'me trompe ? »

Question rhétorique. Plaisanterie dénuée de fard. Le ton est un peu piquant, j'dois l'admettre. Mais surtout léger. Y'a pas à dire, les paroles sonnent presque sympathique quand on les comparent aux mots que je lui ai balancé il y a une poignée de seconde auparavant.
Elle est marrante s'te fille. Et maintenant que je me surprend à apprécier le dialogue, j'voudrais pas que l'oiselle s'envole trop vite. Merde, elle est encore là alors que l'on a échangé plus de deux paroles ensembles. ça prouve bien qu'elle doit avoir un sacré pète au casque selon les conventions. P'être aussi important que le miens, nan ? M'enfin.

«  Expliquer quoi ma belle ? C'pas clair. Et je doute que ce soit mon talent naturel pour boire du café qui ait transcendé ainsi ta psyché ♪   »

Tiens, en parlant de ça, je reprends une gorgé du liquide. J’espère que la fille – Dont j'ignore encore le nom, va pas me balancer quelque chose de plus perché. Je risque vraiment de lui offrir une généreuse douche de café. Et ce serait du gâchis. Je sais de quoi je parle moi ! Pour avoir traversé tout le convois et vu pas mal de merco de mon acabit. J'dois avouer que beaucoup de types ont plus besoin ça qu'elle ♪
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Alice Tan'Odrin
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Sam 18 Fév - 16:38
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Profession : Médecin itinérant
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Bon ok, elle lui faisait un peu peur. Le sourire carnassier de Fauve avait fait son petit effet et obligea Alice à avaler lentement sa salive. Comment ça presque pas malveillant ? La jeune fille avait l’impression d’avoir mis les pieds au milieu d’une fourmilière qu’elle aurait mieux dû laisser tranquille. Son doigt flancha un peu mais elle tint bon. … Mais elle l’abaissa complètement quand Fauve fit comprendre qu’elle l’avait complètement cernée.

Alice rougit jusqu’aux oreilles. Et encore plus quand elle compris qu’elle n’avait pas été claire du tout. Encore une fois. Si elle avait pu creuser un trou se mettre dedans et demander à quelqu’un de remettre la terre elle l’aurait sûrement fait. Enfin non, elle aimait bien la vie quand même, mais l’image était là. Mais ce n’était pas le moment de se laisser décontenancer. Ce n’était pas en rougissant qu’elle arriverait à atteindre le degré de perfection de je m’en foutisme atteint par la mercenaire. Ah, tout ce chemin qu’il restait à parcourir !

Alice pris une grande inspiration pour se calmer accompagné d’un mouvement des bras théâtrale. En vérité, ce n’était pas du tout l’objectif, elle ne faisait que reprendre un mouvement d’étirement qui l’aidait à se concentrer mais quelque chose lui disait qu’elle avait l’air ridicule.

*Stop ! Voilà que je recommence à penser à quoi je ressemble !*

*Mais oui mais oui.*

Si Cassie avait pu lui tapoter le haut du crâne, nulle doute qu’elle serait en train de le faire.
Maintenant qu’elle se sentait un peu plus calme, Alice re-porta son attention sur la mercenaire.

“Je voudrais savoir comment…”

Ah mince, elle n’arrivait pas à mettre des mots sur la façon dont Fauve se comportait. c’était dur de résumer en un adjectif l’attitude de quelqu’un, surtout dans le feu de l’action.

“Comment pouvoir être comme toi. Ou paraître. Je ne sais pas si c’est quelque chose de profond ou juste en surface.”

*Tu t’égaaaards !*


Alice respira calmement un nouvelle fois.

“Comment montrer aux gens qu’on s’en fou.”

Et voilà ! C’était lâché ! Petite danse de la victoire intérieure avec Cassie. Maintenant, Alice regardait avec attention la jeune femme brune toujours adossée à la bâche. Qu’allait-elle répondre ? Allait-elle l’ignorer pour montrer que justement elle se fichait d’Alice comme de la verrue sur l’orteil droit de son arrière arrière grand mère décédée (et vu qu’on ne gardait aucun souvenir des morts, c’était dire !) ou lui révéler le secret des secrets ?

*Tu en fait beaucoup trop.*

Mais alors qu’Alice allait savoir, un homme cria quelque chose quelque part dans la caravane et les chariots se mirent en branle.

*Heu… Ch’uis pas censée être dans le chariot à ce moment là moi ?*



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Fauve
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Dim 19 Fév - 13:07
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Profession : Mercenaire
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Bon, elle commence a rougir. C'marrant a quel point je fais de l’effet sur elle. J'veux dire. J'aime bien agacer les gens, les mettre en colère, éventuellement les humilier publiquement. Les foutre mal a l'aise, c'plus rare. Mais ça s'fait parfois. En fonction du caractère sur lequel je tombe en piochant un interlocuteur.
Mais c'pas humain d'être aussi perturbée alors que je suis presque gentille... Nan ? J'veux dire. Je suis loin d'essayer de la draguer ouvertement ou de lui faire un sourire agréablement teinté de folie. J'essaie pas de la faire flipper particulièrement. Et pourtant, elle s'écrase déjà. C'pas drole ♪

Bon. Maintenant elle commence a faire des étirements un peu dramaturgiques. Et l'espace d'un instant, j'ai le désagréable sentiment de ne plus exister à ses yeux. J'aime pas ca. M'enfin, ca me prouve quand même que je suis sur un genre de maxi jackpot. C'rare les gens qui cumulent les contradiction et les comportements weirdos à ce point. Ou alors c'te môme a réussit a m'agacer plus que je l'admets, en m'ignorant l'espace d'un instant. M'enfin.

Quand elle reprend la parole. Mon irritation disparaît au profil d'un petit rire entre deux gorgées. Alors... Alors... Ressembler a moi ? Ouah.. J'ignorais que j'étais un modèle à suivre. C'même la dernière a laquelle j'aurais pu penser. C'en ai presque flatteur j'crois. Si jamais la flatterie a déjà eu un quelconque effet sur moi. M'enfin.  Une partie de moi a envie de lui répondre sarcastiquement la réponse la plus honnête « Tu vies une vie qui ne t'appartient pas avec un sourire de façade et choppes une anomalie mental qui change radicalement ce que t'étais. »
Mais je me retiens. Déjà parce que crier sur tout les toits l'info ne fera pas de moi quelqu'un avec une espérance de vie particulièrement longue et surtout parce que dit comme ca. J'ai l'impression de décrier ce que je suis. Alors que je ne regrette pas d'avoir changé de caractère. Certes, ma vie va tranquillement se limiter en terme d'année avant de devenir un monstre. Mais jn'ai aucun remord.
Je paraissais tellement  fade et sans caractère auparavant. A obéir sans cesser de sourire faussement.

J'allais lui répondre quand soudain le cri annonciateur du départ. Bon, les roues commence doucement a avancer a faible allure. Elle peut marcher a coté. D'autant que les Bukh sont loin d'être réputé pour leur vivacité d'esprit. Leur départ est relativement lent. Un peu comme le temps de réaction.

« Ma choute, un truc m'intrigue. Le fait que je m'en fout, comme tu le dis si bien. C'est ce que les gens comme vous appellent l’honnêté ? Bah... Essaie d'être franche. Ça te changera peut être ♪ »
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Alice Tan'Odrin
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Sam 25 Fév - 13:52
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
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Alice fut quelque peu rassurée par la “non-réaction” de la mercenaire au départ du convoi. Vu comme elle lui avait spécifié qu’ils ne devaient pas sortir du chariot avant l'arrêt de la caravane, elle avait eu peur de se faire taper sur les doigts. Ou pire. Le pire était toujours possible même si là tout de suite, elle n’avait aucune idée de ce que ça aurait pu être. Mais bon, vu que visiblement ça n’allait pas arriver, autant ne plus y penser.

*Tu crois vraiment que tu vas réussir à arrêter de penser à quelque chose ?*

*Hey ! Je sais bien que c’est difficile pour moi mais je ne suis pas non plus complètement débile !*

De toute façon, même si Fauve venait à lui faire remarquer qu’elle n’était pas du tout à sa place, Alice avait l’habitude des réprimandes. En effet elle arrivait rarement à se concentrer sur ce que lui disaient les gens quand il ne s’agissait pas de médecine et…

*...Bon ok. Je suis vraiment nulle.*

*Mais non, mais non. Allez, réponds-lui au moins !*

Cassie avait raison. Alice reporta son attention sur la femme à la peau brune et se rendit compte qu’elle avait arrêté de marcher toute à sa réflexion. Son chariot n’était pas trop loin mais il allait falloir qu’elle fasse attention à ne pas décrocher trop souvent. Sinon les meneurs des chariots suivants allaient vite lui faire comprendre que rester au milieu du chemin c’était pas vraiment une bonne idée, surtout quand on était encerclé de bovins qui préfèreraient vous marcher dessus plutôt que de dévier de leur trajectoire. Trop fatiguant.

Bref, Alice se reprit donc et trottina jusqu’à Fauve puis reprit son rythme de croisière.

“Hum…” Elle réfléchissait à ce que lui avait dit la jeune femme mais quelque chose clochait. “Je n’ai pas l’impression d’avoir jamais menti. Du coup je ne comprends pas...”

Elle recoiffa une de ses mèche blonde qui s’était échappée pendant sa petite course et qui la troublait à se balancer devant ses yeux.

“Je veux dire, je n’ai jamais vu l'intérêt de mentir. EN fait je pense que je n’y ait jamais pensé. D’ailleurs, je ne sais même pas si des gens m’ont déjà menti. Sauf peut-être des patients mais le plus souvent un rapide examen permet de comprendre le vrai du faux. Mais je n’avais jamais fait attention au fait que du coup ils m’avaient mentis…”

C’était vrai. Elle ne s’était jamais pensé sur la question. Quand elle se rendait compte que des informations étaient erronées elle s’adaptait et se concentrait plutôt sur les solutions que sur des cachoteries dont elle n’avait que faire.

“A vrai dire je n’y ai jamais pensé. Pourquoi les gens mentent-ils ? J’ai l’impression de ne jamais y avoir été confronté. Du coup pour moi c’est plus comme une légende. “Les gens mentent”, j’ai déjà entendu ça mais je ne me suis jamais posé la question de si les gens me disaient la vérité ou pas. Pour moi on ne peut pas faire avancer les choses si on dit des mensonges. A quoi est-ce que ça pourrait bien servir du coup ? Je… Ca m’échappe.”

Alice leva ses yeux bleus complètement perdus vers Fauve dans l’espoir d’une réponse.


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Amisgal
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Mer 3 Mai - 18:52
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Profession : Façonneuse de climats
Administrateur
[Hrp : Suite à ton absence et à la demande d'Alice, Fauve, je me permets d'intervenir pour qu'elle puisse mettre fin au RP.]



« Hé vous, là ! s’égosilla le maître caravanier dont la silhouette se dirigeait tout droit vers Alice. »

Monté sur un petit cheval trapu, il dépensait son énergie – enfin celle de sa monture - en allers retours fastidieux le long de la procession marchande. Sa paranoïa le poussait en effet régulièrement à s’assurer que chaque pièce du puzzle était bien à sa juste place, qu’un caillou n’allait pas venir s’immiscer dans une organisation faramineuse qui lui avait coûté plusieurs jours de nuits blanches. Les départs étaient toujours une grande source de stress pour ce pauvre homme qu’une vie d’angoisse n’avait pas épargné, aussi ne rechignait-il jamais à en faire trop dans l’espoir de pouvoir devancer tout futur problème. Et en l’occurrence, l’étrange écervelée qui trottinait à côté du convoi en était un. Mais où avait-elle la tête par Möchlog ? Se faire écraser le pied par un Bukh impassible n’était pas le plus terrible des dangers… Elle pouvait à tout instant distraire quelqu’un, dévier la carriole, provoquer d’insondables ennuis, et Bolgokh savait quel autre drame d’envergure mondiale ! Ces invités qui se croyaient tout permis au prétexte qu’ils avaient payé leur place, et ne se souciaient jamais du bon déroulement d’un tel voyage... Ah, la jeunesse inconsciente !

« Vous n’avez rien à faire ici ! »

Et pour prouver ses dires, il la gratifia d’un index dénonciateur pointé sur sa silhouette. Bon sang de bonsoir, il n’avait certainement pas le temps de s’occuper des désagréments de ce type. On l’attendait en tête de caravane, et il n’avait qu’une poignée de minutes avant que le bétail n’atteigne sa vitesse de croisière pour faire le tour de son œuvre. Et ce n’était pas comme si ce grassouillet de conducteur de Bukh allait parvenir à marcher jusqu’ici… S’il descendait de son animal, il était certain qu’ils le perdraient fort rapidement derrière le convoi. Mais qu’avait-il donc en tête pour embaucher des incapables pareils ?! Oui, Monsieur le chef caravanier souffrait régulièrement de montées subites d’émotions dès lors qu’il était sous la coupe d’un important stress. Dans ces moments, rien ni personne n’était en mesure de le faire redescendre d’un cran. Ou d’un ton de voix, selon les interlocuteurs.

« Dépêchez-vous de remonter dans votre quartier, on ne vous a jamais dit qu’il ne fallait jamais descendre durant les départs ?! »

Déjà son regard se perdait à l’arrière du convoi, cherchant à détailler les éventuels manquements au règlement qu’il imposait avec une égale autorité stricte et effrayée. Nul doute qu’il aurait d’ores et déjà oublié Alice et son coup d’éclat d’ici cinq misérables minutes, en proie à d’autres soucis qui traversaient incessamment son esprit. Paranoïaque, mais pas rancunier.

« Et Fauve, reste un peu concentrée. Tu changes ton tour de garde dans deux heures avec Malwen sur les chariots cuisine. »

Peut-être que là-bas, elle n’aurait pas le goût de discuter. Il faisait toute confiance à son cuisinier pour ôter l’envie à quiconque de lui compter fleurettes ! Il éperonna donc sa monture et reprit sa course effrénée, non sans un dernier regard en arrière pour s’assurer de l’obéissance d’Alice. C’est qu’il avait une caravane à faire tourner, lui !




~ N'hésitez pas à m'envoyer un mp si vous avez le moindre soucis ou une question, j'y répondrai avec plaisir ! ~
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Alice Tan'Odrin
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Sam 6 Mai - 16:21
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
My'trän +2 ~ Suhury
*Hiiiiii !*

Alice avait l’impression que sa grand-mère venait de la prendre en flagrant délit de lecture alors que le dîner était prêt depuis dix bonnes minutes. Et Mögloch savait qu’on ne plaisantait pas avec sa grand-mère sur les horaires. Ses joues prirent une belle couleur carmin et elle manqua de trébucher trois fois en se dirigeant à reculons vers l’avant du chariot.

“Je suis vraiment désolée. Pardon pardon !”

*Tu sais qu’il est déjà partit depuis longt… Attention !*

Cassie l’avait prévenue juste avant qu’elle ne percute les fesses de l’énorme ruminant qui leur servait de moteur. Ses bras battirent un instant dans le vide alors que seul un de ses pieds touchait encore le sol. Elle crut que ça y était, elle avait fait pile ce que le caravanier lui avait demandé d’éviter. Mais à l’instant où l’équilibre fut rompu et qu’elle su qu’elle allait tomber sur l’énorme mastodonte, une main solide l'attrapa par le col. Cela eu certes pour effet de l’étrangler à moitié mais aussi de la remettre sur pied, évitant la catastrophe.

“Hé bin. Faut pas tomber comme ça mademoiselle. Aller, retournez vite dans le chariot avant que le contremaître ne repasse par ici.”

Son cœur battant à toute berzingue, Alice se contenta d’hocher la tête et de filer sous la lourde toile cirée. Puis, se rendant compte qu’elle faisait preuve d’une profonde impolitesse, elle repassa la tête par dessous et lâcha un “merci” encore un peu secoué au chauffeur qui l’avait sauvé d’un châtiment pire que la mort.

*Sans exagération aucune.*

Le reste du voyage se déroula sans problèmes. Alice réussit à maintenir son patient venu de Khurmag dans un état stable tout du long et pu le remettre sans encombre aux médecins de Darga. La famille essaya de lui donner plus d’argent que prévu mais Alice refusa. Vu qu’elle était sur place, elle allait rendre visite à sa grand-mère pour lui narrer ses dernières aventures et en profiterait pour remplir sa bourse.

Sur le chemin, elle avait essayé de se lier un peu plus avec le reste des caravaniers. Et même si Fauve s’était amusée à la faire tourner en bourrique -entre les moments où elle l’ignorait et ceux où elle lui parlait comme si de rien n’était- elle avait passé un agréable voyage. Comme ils n’avait pas rencontré de brigand, Alice n’avait eu qu’à soigner une jambe cassé ainsi que quelques coupures. Ah ! Et une légère intoxication alimentaire due à un étrange essais gastronomique de l’aide cuisinier. Heureusement pour lui, il était meilleur coureur que cuistot et le chef s’était fatigué avait de réussir à attraper pour lui apprendre ce qui arrivait à des garnements dans son genre.


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