Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Prologue :: Genèse :: Codex :: Bestiaire
Page 1 sur 1


 Les herbivores

Bolgokh
avatar
Dim 17 Jan - 2:52
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur

DANGEROSITÉ


○○○○
Alkhach
Erveekhei
Shishülion

○○○
Erch
Khippogin

○○
Urgamal
Yamaany


ø


ø

҉
ø


Sommaire



Méfiez-vous des apparences, sur Irydaë les êtres vivants intéressés par les végétaux sont bien souvent les plus dangereux et mortels… Ils ont un tempérament bien à eux, et il ne sera pas toujours aisé de faire avec leur présence au fil de vos aventures ! Ces quelques articles sauront vous expliquer combien il est difficile d’être végétarien par les temps qui courent.





Vous souhaitez ajouter votre propre pierre à l’édifice ? C’est tout à fait possible ! Vous pouvez proposer vos créatures et leurs descriptions dans ce sujet-ci. L’équipe du staff vous remercie, d’avance, de nous aider à faire d’Irydaë un univers toujours plus complet. ~


Dernière édition par Bolgokh le Jeu 28 Avr - 17:54, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Bolgokh
avatar
Mar 19 Jan - 14:05
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Erch


Artiste : Mac Smith

Longévité
25 ans environ, jamais plus de 27 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Les Erchs vivent dans les régions verglacées de nos contrées. Il s'agit d'un animal nomade, en cela qu'il migre selon les saisons d'une toundra devenue trop chaude vers les glaciers plus difficiles d'accès en été. Contrairement à la plupart des espèces, leur organisme ne peut supporter des températures qui excèdent les six degrés : ils sont donc constamment à la recherche d'un froid polaire, n'hésitant pas à s'engager dans des transhumances infernales à l'approche des saisons chaudes. On ne compte plus le nombre de villages à la lisière de ces montagnes qui ont dû précipitamment évacuer pour ne pas se faire piétiner par ces centaines de sabots... Fort heureusement, les Erchs ont tendance à suivre le même chemin au fil des années pour une raison inconnue, ne s'en éloignant guère jamais que de quelques mètres à peine, traçant des ornières de plus en plus creusées dans la terre, bien souvent asséchée. Il n'y a rien de plus singulier dans le paysage que cette espèce d'immense plaie de terre retournée qui s'éloigne comme une vaste route vers les extrémités du continent : c'est là le signe irréfutable d'un chemin migratoire d'Erchs.
Comme tout bon herbivore en puissance qui se respecte, l'Erch vit en troupeau bien défini. Celui-ci se compose d'une vingtaine d'individus, la nature leur ayant rapidement fait comprendre que le nombre faisait la force face aux prédateurs affamés des contrées froides. Toutefois, contrairement à bon nombre de systèmes hiérarchiques d'herbivores, les Erchs composent une société essentiellement matriarcale. C'est la plus vieille femelle du troupeau qui domine tous les autres, décidant à la fois des phases de repos et de sustentation, mais aussi du départ de ces fameuses transhumances. Le troupeau se déplace autour d'elle en une sorte de protection rapprochée, les mâles souvent placés sur les flancs extérieurs et n'hésitant pas à donner quelques coups de sabots bien sentis. S'il advenait que la femelle dominante vienne à mourir, c'est la seconde plus âgée du troupeau qui en prendrait la tête.
Les Erchs ont su développer une technique fort pointue pour se nourrir dans des régions aux abords peu accueillants. En hiver, lorsque les grosses chaleurs ne les ont pas encore chassés des toundras, ils se nourrissent essentiellement d'écorce, de branches et feuilles d'arbres, de lichen et de mousse qu'ils dénichent du museau en fouillant la neige. Ils sont capables de se dresser sur leurs pattes arrières, parvenant à atteindre des branchages jusqu'à quatre mètres de hauteur, aptitude très souvent utile lorsque les autres herbivores du coin ont déjà dévoré tout ce qui était à hauteur du sol. Ils peuvent aussi racler l'écorce de leurs ramures, car la pulpe tendre des arbres reste leur péché mignon...



Reproduction
Tout comme leurs cousins cervidés, les Erchs mâles s'adonnent à un combat féroce dont le gagnant obtiendra le droit de s'accoupler avec sa belle. Les ramures sont très importantes dans ce petit jeu d'intimidation et de stratégie, elles doivent être parfaitement entretenues : plus elles seront larges, aux circonvolutions tortueuses, plus l'Erch sera impressionnant pour son adversaire. Néanmoins, l'animal doit aussi arborer toutes sortes de cicatrices et autres traces de combats précédents, preuve de sa valeur. Une ancienne fissure dans un bois montre aux observateurs combien un Erch s'est déjà montré courageux au cours de sa vie... Le perdant d'un combat n'aura plus qu'à concourir pour une autre partenaire.
Il est à noter que la femelle dominante ne se reproduit jamais. A partir du moment où elle accède à ce poste, elle se voit soustraite à tous jeux amoureux. En revanche, les couples nouvellement formés se livrent à une parade nuptiale face à elle, dont l'enjeu n'est autre que son accord. Il est très rare qu'elle le leur refuse, cette démarche n'étant que purement traditionnelle, fermement ancrée dans les gênes de l'espèce. Généralement, elle signifie son assentiment par une légère inclinaison de la tête, trônant allongée au centre du troupeau.
La gestation dure en général 13 mois, à la suite desquels la femelle Erch s'éloigne du troupeau pour mettre bas. C'est une période très délicate et dangereuse, car elle devient la proie des prédateurs attirés par le sang et par l'odeur alléchante du nouveau-né. La plupart du temps le mâle qui l'a couverte l'accompagne dans cette tâche, mais ce n'est pas systématique. Tout comme les chevaux, le petit ne tarde pas à s'adapter à son environnement et se trouve déjà capable de tenter un trot dès la première heure qui suit sa naissance.


Caractéristiques physiques
Les Erchs sont des animaux massifs et puissants, conçus pour résister aux températures extrêmes de leur milieu de vie. Ils ressemblent à des élans si ce n'est qu'ils sont beaucoup plus trapus, larges, et hauts au garrot. Les pattes avants sont sensiblement plus développées que les pattes arrières : ils ne galopent que très peu, mais ont en revanche besoin de cette force prodigieuse pour se hisser sur les cimes et autres pentes escarpées des montagnes enneigées. Les sabots, élargis et palmés, leur permettent de nager dans les fleuves qu'ils traversent de temps à autre, et de ne pas s’enfoncer dans les sols mous telles que les surfaces neigeuses ou glacées. Du fait de leurs poids extrêmement importants, il n'est pas rare d'apercevoir des cadavres d'Erch dans des précipices : la glace se rompt facilement sous leur masse s'ils n'y prennent pas garde.
On distingue les deux sexes de l'espèce grâce à leurs ramures. Celle du mâle est aérienne, souvent découpée en trois à cinq parties (à droite sur l'image). La plus massive couronne sa tête, prolongée d'une à deux autres paires de ramure sur les côtés du museau. Les femelles, en revanche, arbore un bois qui leur recouvre la tête, le cou, et la naissance du dos comme une sorte de chapeau (à gauche sur l'image). Celui-ci s'évase ensuite sur le dessus du crâne en formes fantaisistes, soit une unique corne, soit deux de part et d'autre.
Tous les Erchs disposent d'une bosse proéminente sur le dessus du dos. Elle a une utilité primordiale pour l'animal, puisqu'elle lui permet de survivre au cœur des régions glacées sans avoir besoin de se nourrir jusqu'à deux mois d'affilée. En effet, l'Erch ne fait que brouter durant tout le temps où il évolue dans la toundra, plus fertile et plus propice à une alimentation régulière. Cette nourriture en abondance est ensuite stockée dans cette fameuse proéminence, à la manière des dromadaires qui eux conservent l'eau. Les végétaux y sont digérés et transformés en une sorte de fine purée condensée, distillée à travers l'organisme durant les périodes de vie plus rudes. Elle peut y être conservée si elle n'est pas épuisée avant jusqu'à quatre mois d'affilée.
On dit que tout est bon dans l'Erch. Il développe une épaisse toison sur sa graisse, très utilisée dans le textile puisqu'elle permet de conserver une chaleur optimale. Le lait que la femelle produit pour nourrir ses petits est, quant à lui, très nourrissant. Et malgré son goût plutôt écœurant, on ne peut dédaigner très longtemps ses atouts en apports caloriques quotidiens pour les longs voyages en montagne. De même, les bois et les sabots ont la réputation de posséder des propriétés médicinales, bien que rien n'ait encore été prouvé par la science... Félonie ou réel remède, la poudre d'Erch se vend une fortune sur certains marchés ! La viande quoique dure se déguste fort bien une fois cuite et accompagnée de quelques épices naturelles. Un bon explorateur sait qu'il ne faut jamais négliger la possibilité d'obtenir un cadavre d'Erch !


Taille
Les nouveaux-nés font entre 70 cm et 1 mètre à la naissance. Ils grandissent très rapidement jusqu'à atteindre 3 mètres, 3 mètres 50 pour les plus grands spécimens.


Caractéristiques psychologiques
Les Erchs sont de tempérament nerveux au demeurant. Il est dangereux d'approcher de trop près un troupeau sans préparation : ils ont la détente rapide. Méfiants, la moitié du troupeau veille attentivement à l'approche éventuelle de prédateurs tandis que l'autre broute allégrement. Ils sont capables de partir au galop au moindre doute sur leur sécurité, faisant trembler la terre de leurs lourds sabots. Il peut être mortel de passer sous un troupeau affolé de ces créatures, raison pour laquelle il vaut mieux ne jamais prendre le risque d'essayer de stopper leur course -ce serait peine perdue. Une fois lancée, ils n'écoutent que leur femelle alpha. Si dans la grande majorité des cas l'espèce est plutôt pacifique, mieux vaut ne pas s'approcher des mâles retors et combatifs par nature. Ils ont tendance à vouloir se mesurer à n'importe qui et n'importe quoi, se jetant parfois à corps perdus contre une falaise ou attaquant de pauvres marchands itinérants n'ayant rien demandé à personne. Les femelles en revanche privilégieront toujours la prudence et ne s'approcheront jamais de toute trace de présence humaine. Elles peuvent toutefois se montrer bien plus acariâtre qu'un mâle si elles ont un petit à protéger... Il y a ainsi plusieurs réflexes à avoir si vous croisez un Erch lors de vos futurs voyages : repérez son sexe, et cherchez une éventuelle progéniture. Auxquels cas, mieux vaudrait reculer prudemment dans les taillis dans une posture la plus inoffensive possible...
L'élevage est difficile, mais guère impossible. Quelques professionnels du métier ont su gagner la confiance d'un troupeau et sont capables de l'approcher par intermittence, de sorte à prélever laine et lait. Cela reste cependant un type d'élevage à la sauvage, et nécessite de suivre le troupeau à distance dans ses pérégrinations sans pouvoir en contrôler la destination.


Capacités
Rien de particulier à signaler. Les Erchs ne possèdent pas de capacités spéciales outre ce que nous avons déjà cité plus haut.


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 19:02, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Bolgokh
avatar
Mar 19 Jan - 14:06
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Erveekhei


Artiste : Eren Arik

Longévité
7 à 8 ans.


Localisation géographique & mode de vie
On distingue deux types d'Erveekhei, ceux des forêts, et ceux des champs. Ils ont une prédilection pour les zones particulièrement fleuries, exhibant une kyrielle de couleurs en toute saison. C'est dans ce type de milieu que leur camouflage naturel est le plus effectif, bien souvent pris pour une plante par la plupart de ses prédateurs. Il est d'ailleurs renommé « la souris verte » par les populations de basse extraction, non sans amusement au regard de cette fameuse comptine pour enfant. Ainsi, il aime à déambuler dans une épaisse végétation colorée, ne sortant que très peu de cet abris tout relatif. Lorsqu'il sort à découvert c'est souvent pour boire ou pour s'enfoncer sous terre, ne dormant qu'une fois protégé par un terrier qu'il dérobe souvent aux autres rongeurs du coin. Il aime particulièrement les terriers de lapins, ceux des renards ayant une trop forte odeur pour son odorat sensible. Car il faut savoir que l'Erveekhei est une midinette, il peut passer entre quatre et cinq heures en totalité dans la journée à lustrer son pelage à la manière d'un chat.
Il s'agit d'une espèce sociale en cela qu'un individu n'évolue jamais bien loin des autres. Bien souvent, de petites communautés de trois à quatre individus se créent aux hasards des rencontres, l'espèce changeant régulièrement de terriers. En effet, l'Erveekhei change d'habitat lorsque celui-ci devient trop dangereux, ou qu'il se trouve un compagnon voire plusieurs pour une certaine période de temps. Un groupe ne reste jamais ensemble plus de six mois : les individus sont nomades et couvrent le territoire entier qui les concerne, n'hésitant pas parfois à outrepasser les limites de leur environnement naturel. Combien de fermiers affairés se sont-ils retrouvés avec un Erveekhei tétanisé au beau milieu de leur cour, perdu hors de ses plates bandes favorites ? La communauté de cette espèce pourrait donc fortement s'apparenter à une société libertine, chacun allant et venant entre les différents groupuscules formés dans la flore locale.
Ils se nourrissent essentiellement de nectar et de plantes grasses, butinant les fleurs exactement comme le ferait une abeille. Ils apprécient également les végétaux morts, en cours de décomposition, auxquels ils trouvent une saveur très appréciable. Les Erveekhei font partie intégrante de l'écosystème sylvestre dans lequel ils évoluent : grâce à eux et leur système digestif, leurs détritus sont particulièrement fertiles et permettent généralement de faire repousser deux plantes là où il n'y en avait qu'une à l'origine. Les agriculteurs ont rapidement réalisé toute la portée de ce phénomène miraculeux et une grande campagne consistant à apprivoiser quelques individus de cette espèce a été lancée depuis peu. Ils sont ensuite installés en petit nombre dans les champs de ces Messieurs Dames afin de les faire repousser de plus belle.



Reproduction
Les Erveekhei se reproduisent, non sans surprise, exactement comme des lapins. Il n'y a pas vraiment de parade nuptiale outre quelques caracoles et autres bonds fantaisistes durant lesquels le couple se tourne joyeusement autour. Il n'y a pas grand chose de plus rafraîchissant que ces détentes souples et euphoriques qui font doucement bruisser les parterres de fleurs au printemps... Après un mois de gestation, la femelle donne naissance à une portée de quatre à cinq petits, qu'elle peut réitérer trois à cinq fois par an. Du fait de leur courte durée de vie, la progéniture grandit très vite et est capable de se débrouiller dès la sixième semaine d'existence. Il n'est pas anodin d'assister à des relations incestueuses, les liens familiaux se perdant très vite dans les déboires enthousiasmés de l'espèce, les individus aimant se mêler les uns aux autres. Il est à noter que la qualité, la brillance et les couleurs du pelage jouent pour beaucoup dans le succès auprès des autres d'un Erveekhei. Un peu à la manière des paons, les mâles autant que les femelles se gonflent lorsqu'ils désirent charmer pour faire paraître toutes les infinies nuances de leur pelage.


Caractéristiques physiques
L'Erveekhei est une adorable boule de poils montée sur quatre pattes à ressort. Très vif, il est capable d'atteindre certaines pointes de vitesse, amoindries par le fait qu'il ne court jamais en ligne droite, mais toujours en zigzag. Cette tactique lui permet de rejoindre plus facilement la protection des feuillages, qui sont légions dans son environnement. Il bénéficie d'une longue queue dont il se sert pour s'accrocher à certaines branches, fin grimpeur quand il s'agit d'aller dénicher LE fruit : il s'agrippe aux troncs à l'aide de ses toutes petites griffes rétractables, enroule sa queue autour d'une branche et peut ainsi se pencher dans des positions défiants la pesanteur pour attraper les meilleurs végétaux. Toutefois il ne se rend que très peu en hauteur, lui préférant la relative sécurité du sol et d'un éventuel camouflage. En effet, son pelage est toujours bigarré, tâches de couleurs de toute sorte, souvent déterminées par les parterres de fleurs dans lesquels il préfère évoluer depuis sa naissance. Plusieurs études ont ainsi démontré que malgré leur nature nomade, certaines variables revenaient toujours en ligne de compte : chaque individu possède un goût différent, et donc, un nectar favori différent. Ils auront toujours tendance à revenir à celui-ci, quitte à s'adapter pour pouvoir y vivre.
La tête et le museaux sont effilés, et surtout pourvus de deux longues plumes qui prolongent les sourcils et se dressent comme une crête d'apparat. Ils ont des sens très développés, tout particulièrement l'odorat qui leur permettent autant de repérer les éventuels prédateurs que les meilleurs ingrédients pour un bon repas. Leur vue n'est en revanche pas particulièrement développée, petits animaux habitués à s'aider plutôt de l'ouïe et de l'odorat.


Taille
De 30 à 50 cm de long pour un adulte, à peine une poignée de centimètres à la naissance.


Caractéristiques psychologiques
L'Erveekhei est extrêmement curieux. Il est en revanche également très craintif, ce qui ne l'aide pas vraiment à satisfaire ladite curiosité. C'est pour cela qu'il n'est pas rare de voir un Erveekhei perdu hors de son domaine, terrorisé, n'osant plus bouger. En effet, le spécimen s'immobilise totalement, le poil retourné lorsqu'il est soumis à une trop forte peur. Ce qui lui arrive fréquemment quand il se retrouve en zone étrangère. L'espèce a énormément de mal à gérer les nouveautés auxquelles elle n'est pas préparée ! De ce fait, l'élevage d'Erveekhei est délicat, en ce sens que chaque individu est précieux et qu'ils ne sont pas aisés à détendre dans des terres réservées à la culture. Ils ne sont toutefois pas bien difficiles à apprivoiser concrètement, n'hésitant que très peu à s'avancer discrètement au devant des randonneurs pour satisfaire leur grosse gourmandise. Récemment, nous avons découvert qu'ils raffolaient étrangement des sucreries...
Ils ne peuvent survivre en solitaire, se laissant progressivement mourir en refusant de se sustenter. Il est donc fortement déconseillé de n'en apprivoiser qu'un pour la culture, l'exercice se faisant dans la plupart des cas sur le groupuscule tout entier à la fois. Ils peuvent également survivre en se liant à une personne en particulier qu'ils considèrent comme membre de leur troupe, mais cela reste vraiment rare.


Capacités
Tout adorable qu'il paraît être, méfiez-vous cependant des Erveekhei... Ce sont de sales bêtes lorsqu'ils sont soumis à un certain stress. En effet, leur pelage d'aspect si doux et soyeux, et en réalité entièrement composé de poils urticants de la pire espèce. Pour se protéger des prédateurs, leur organisme secrète de l'acide formique, de l'histamine, de l'acétylcholine et de la sérotonine qui irritent considérablement la peau des imprudents : nous parlons ici du même effet qu'un ortie qui aurait été frotté contre vous, et dont les dégâts auraient été doublés par deux. Cette barrière défensive fonctionne sur le même principe qu'un hérisson. Comprenez par là que tant que l'animal reste calme, son poil sera aussi agréable qu'il paraît l'être sous votre main. Toutefois, si maintenant vous le soumettez à un stress de grande envergure, son pelage enfle et se retourne étrangement contre le sens du poil : il est fortement déconseillé de réitérer tout geste affectif.
Il y a néanmoins une technique pour détendre à nouveau l'Erveekhei, technique très utile pour apprivoiser comme il se doit celui-ci. Vous devez le caresser à l'aide d'un seul doigt en partant du point central de l’extrémité de son crâne -zone d'1cm sans danger-, puis en redescendant celui-ci le long de son épine dorsale jusqu'à ses reins, en déplaçant bien votre doigt sous le poil. Le pelage se repositionnera en position habituelle et l'Erveekhei aura une très nette tendance à la somnolence affectueuse !


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 19:03, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Bolgokh
avatar
Mar 19 Jan - 15:23
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Urgamal


Artiste : Sung Choi

Longévité
Les Urgamals ont une durée de vie d'à peu près 70 ans, après quoi l'écorce de leur corps durcit et rend impossible tout mouvement. Ils pourrissent alors et nourrissent à leur tour l'écosystème qui les a choyés durant tant d'années.


Localisation géographique & mode de vie
Autrement appelés « arbres nomades » par les indigènes, les Urgamals ont peuplé les légendes de bien des contrées. Leurs mouvements lents et majestueux ainsi que leur existence en communion parfaite avec la nature en font d'excellents sujets d'études pour les ménestrels ! Il y a qui plus est une certaine majesté à voir un Urgamal en fin de vie, immense statue fossilisée qui règne sur la forêt -cela impressionne grandement les touristes. Les Urgamals sont en effet très territoriaux, mais non dans le sens courant du terme : il ne s'agit guère de défendre son territoire contre un individu de la même espèce, mais de le protéger contre toute menace externe ou interne. Ainsi, ils vivent la plupart du temps en groupe paisible, mais peuvent soudain s'animer d'une rancœur et d'une frénésie dévastatrice qui les conduira à venir piétiner et détruire tout voyageur peu scrupuleux. Faites attention à où vous posez vos bottines, si ce n'est la création d'un foyer incendiaire susceptible d'abîmer ne serait-ce qu'une seule brindille de la forêt. Vous pourriez tout à fait vous prendre plusieurs kilos de racine colérique sur le coin du minois.
Ils évoluent de coutume dans les marais ou les zones plus aqueuses des forêts, qu'ils affectionnent tout particulièrement. Ils se nourrissent essentiellement de cette eau récupérée et filtrée par leurs immenses pattes filandreuses, ainsi que d'un brin de soleil. Voyez-les comme de titanesques plantes vivantes et mobiles. Ils sont d'ailleurs le réceptacle de tout un écosystème : plus ils grandissent et plus ils sont la proie d'une végétation particulière qui naît sur l'écorce de leur « chitine », et celle-ci attire justement en son sein une pléthore de petits insectes de toutes sortes, voire même des oiseaux et des rongeurs. Les Urgamals mettent un soin méticuleux à protéger ces petits habitants, et vous ne verrez jamais, Ô grand jamais l'un d'entre eux blesser ou écraser ne serait-ce qu'une patte ou une aile de ces derniers, malgré toute la maladresse dont ils peuvent parfois faire preuve. Il est difficile d'évoluer dans une forêt lorsqu'on ressemble à un géant malhabile, et pourtant... ! Ils n'écrasent pas même les pousses fragiles qui éclosent près du sol, et utilisent les racines qui ceignent leurs jambes pour se mouvoir avec une douceur insoupçonnable.
Ils communiquent entre eux par des sons modulés, et plus généralement, par une légère vibration indécelable pour l'oreille humaine. La seule manifestation physique de cet échange est l'étrange et mystérieux frisson qui agite soudain leur carcasse, fait se mouvoir les plantes alentours comme une brise invisible. C'est ainsi qu'ils repèrent les dangers environnants pour la nature : ils sont capables d'entendre les vibrations émises par un autre Urgamal à des milles à la ronde, et semblent aptes dans une certaine mesure à comprendre la végétation attenante. S'ils sont plutôt lents dans leurs mouvements du fait de l'incroyable masse qu'ils ont à déplacer, méfiez-vous d'un revers d'Urgamal. Cela revient à peu près au même que d'encaisser un tronc projeté contre vous avec la puissance d'un éléphant. Leurs racines mobiles sont de plus d'une fourberie tristement célèbre. Ils prendront un malin plaisir à vous faire basculer, voire vous immobiliser carrément s'ils ressentent le moindre danger émaner de vous.



Reproduction
Tout comme une plante lambda, les Urgamals, une fois le printemps venu, libère dans l'atmosphère un pollen fécond. Si celui-ci rencontre sur son chemin l'arborescence de plantes et de champignons que transporte un autre Urgamal, il arrive que tout cet organisme donne naissance à un bourgeon. De prime abord accroché à la carapace de l'individu, celui-ci le déposera délicatement à la surface d'un étang sylvestre ou d'un marais dès lors qu'il atteindra les 20cm de diamètre, afin qu'il puisse se développer par lui-même. Il se présente à peu près comme le bourgeon d'un lotus, si ce n'est qu'il ne possède aucune feuille et qu'il est beaucoup plus sphérique. Sa racine s'enfonce sous la surface de l'eau et permet à son bourgeon de dériver tranquillement au fil des maigres courants. Souvent, ils sont éclairés la nuit d'un halo intérieur d'un mordoré du plus bel effet, ce qui entretient une ressemblance avec les feux-follets des légendes.
Peu de petits éclosent, car il arrive bien souvent que le bourgeon, livré à lui-même, se heurte à la brutalité de la nature ou de l'être humain. Toutefois, s'il parvient à atteindre les 50cm, il donnera naissance à la progéniture des Urgamals, un petit être, un titan miniature qui grandira très progressivement jusqu'à sa taille adulte. Lorsqu'il naît, l'Urgamal n'a guère plus que sa carapace en écorce sur lui, non encore dotée de toute une kyrielle de végétation luxuriante.
Dans de rares cas, la libération du pollen peut également avoir lieu à la mort de l'individu, afin que le cycle naturel puisse se reproduire tout en régulant le nombre d'Urgamals en vie.


Caractéristiques physiques
Les Urgamals sont d'immenses humanoïdes dont le corps imite presque à la perfection celui d'un être humain lambda. Rares sont ceux à savoir qu'ils sont en réalité des invertébrés, trop souvent classifiés dans une autre catégorie. Or, ils ne possèdent pas de squelette interne à proprement parler, celui-ci se développant au contraire à l'extérieur de la chair, en chitine protectrice. Nous pourrions les comparer à une sorte de crabe si leur forme n'était pas aussi différente. Il reste cependant que le principe est le même : sous leur carapace d'écorce se trouve un corps de chair tendre et fragile, rosâtre, presque translucide. Ils sont dotés de quatre yeux, ne possède aucune bouche n'en ayant guère l'utilité, et d'un odorat très limité. Ils ne se servent que très peu de ces sens, utilisant leurs racines afin de « sentir » les choses via la nature environnante qui les renseigne bien mieux qu'une paire d'yeux ne pourrait le faire. Ce qui signifie qu'ils auront beaucoup plus de mal à vous détecter si vous vous tenez sur une matière strictement minérale et que vous ne touchez à rien d'autre, outre par leur vue qui a du mal à identifier les éléments immobiles. Voyez la forêt comme un fin réseau de nerfs et de neurones capables de produire des stridulations qu'ils savent saisir. Ils cachent également sous leur chitine toute une panoplie de racines mobiles qui leur servent de sens du toucher. Ils les déplient si le besoin s'en fait sentir et nous ne comptons plus les demoiselles effarouchées par le contact curieux d'une racine spongieuse... Ils sont toutefois très précautionneux, car ils sont particulièrement sensibles des racines !
L'âge d'un Urgamal peut se deviner à son apparence. En effet, plus l'Urgamal vieillit, plus il est envahi d'une flore qui s'ancre dans sa carapace. Les jeunes sont dotés le plus souvent d'une panoplie de fleurs colorées et splendides qui s'épanouissent sur eux, lorsque les plus âgés présentent surtout de vastes corolles de champignons, ainsi qu'une mousse épaisse.


Taille
Les plus vieux et hauts Urgamals atteignent parfois les sept mètres, mais il faut pour cela que leur habitat naturel soit doté d'arbres suffisamment hauts pour ne pas freiner leur croissance. Leur taille s'adapte effectivement à leur environnement, un système de réflexe organique qui leur permet de survivre sans gêne dans les bois qu'ils ont choisi. En général, ils atteignent les quatre à cinq mètres pour les adultes dans la fleur de l'âge.


Caractéristiques psychologiques
Les Urgamals sont en réalité une espèce tout à fait pacifique tant que l'on empiète pas sur la sécurité de leurs forêts. Ils sont même à vrai dire plutôt placides, errant dans les bois de leur démarche lente et pesante, sans guère se soucier de la pluie ou du beau temps. Ils pourraient passer à côté de vous sans même vous avoir remarqué ni même daigner vous prêter attention ! Ils passent ainsi la majeure partie de leur temps à se promener, et surtout à se baigner dans les vastes marais des profondeurs sylvestres. Ils aiment écouter la nature parler, parfois immobilisés durant des semaines sur l'écoute du vent, savourant un léger rayon de soleil entre la ramure des arbres. Le temps semble avoir une autre valeur pour eux, et il arrive qu'un Urgamal attende toute une saison pour bouger à nouveau de peur de perturber le cycle d'un nid installé sur l'une de ses mains.
Toutefois, il arrive qu'ils sortent de leur torpeur, soit qu'ils pressentent un danger, soit qu'ils s'éveillent simplement au monde. Dans le premier cas, éloignez-vous, protégez-vous, dans le second, vous aurez peut-être la chance d'assister à un mystérieux spectacle. Lorsque cela arrive, en effet, les Urgamals peuvent se montrer très curieux. Leur réveil est souvent dû à la proximité avec un animal, voire un être humain, qu'ils veulent alors découvrir avec la candeur d'un enfant en bas âge. Ils viendront peut-être vers vous, tâtonnant délicatement de leurs racines comme si vous étiez la plus fragile des fleurs, tentant quelques arpèges de stridulations interrogatives. Cela ne dure jamais bien longtemps, mais si vous parvenez à répondre à leur sympathie d'un geste, d'une parole ou d'un rire, vous gagnerez peut-être là de précieux amis... Les Urgamals oublient peu ceux qui sont bénéfiques à la forêt, sous leurs airs étourdis. Tout comme ils peuvent faire preuve d'une rancœur abominable s'ils parviennent à vous prendre en train d'effectuer un méfait !


Capacités
Rien de magique si ce n'est cette étonnante aptitude à pouvoir communiquer avec le monde végétal, comme si la forêt n'était qu'un seul être. Outre cela, il arrive également parfois certaines nuits de printemps et d'été que les Urgamals « vibrent » ensemble, faisant naître ce fameux halo doré d'entre les fissures de leur carapace. L'on dit également qu'ils « chantent » en l'honneur de la forêt.


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 19:04, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Bolgokh
avatar
Mar 19 Jan - 19:13
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Yamaany


Artiste : Baldi Konijn

Longévité
14 ans. S'il ne se tue pas d'ici là.


Localisation géographique & mode de vie
Les Yamaany, du fait de leur température corporelle plus élevée que la normale (entre 38 et 39°), vivent essentiellement dans les montagnes. Ils apprécient grandement les hauteurs, d'autant plus si celles-ci sont dotées de neige éternelle : il n'est donc pas rare de les croiser dans des régions plutôt enneigées, voire carrément glaciales. Leur musculature et leur ossature leur permettent de franchir aisément les escarpements, d'escalader les pentes les plus verticales ainsi que d'atteindre des altitudes parfois vertigineuses. Ils sont capables d'effectuer des sauts particulièrement impressionnants, ou encore de se projeter à très haute vitesse dans des courses éperdues. Aussi étrange que cela puisse paraître, le Yamaany est... Herbivore. Eh oui ! Ce n'est pas parce que son apparence est particulièrement rebutante, que cela fait de lui un carnivore en herbe, si vous me pardonnez le jeu de mot. Bien au contraire, certains scientifiques s'accordent pour dire qu'ils seraient l'évolution d'une espèce particulière de chèvre qui aurait vécu aux origines du monde, ayant dû s'adapter par la suite pour survivre à un environnement hostile. Il trouve donc son apport alimentaire dans les maigres pousses qui vivotent sous la neige, devant parfois fouiller longuement celle-ci afin de trouver quelque chose à se mettre sous la molaire.
Les Yamaany sont également d'une stupidité défiant absolument toute concurrence. De fait, ils s'organisent en troupeaux dominés par un seul mâle. Pourquoi donc me direz-vous ? Car si d'aventure deux mâles venaient à se trouver sur le même territoire, ils seraient tout à fait capables de se tuer tous les deux, voire d'emporter le troupeau dans leurs déboires, dans le simple but de s'entre-tuer joyeusement. L'espèce semble en effet dépourvue d'instinct de survie, quoique les femelles aient démontré un instinct sensiblement plus protecteur, surtout lorsqu'elles enfantent. A vrai dire, il arrive même parfois que les deux mâles ne se rendent pas compte de leur présence mutuelle, trop persuadés d'avoir affaire à une autre femelle... S'en sont suivies plusieurs situations fort gênantes dont nous ne parlerons pas ici. Ils ne sont pas à proprement parlé nomades, mais ils parcourent régulièrement la montagne de long en large afin de trouver leur nourriture. Ils restent toutefois toujours dans un cercle très précis, mais seulement lorsqu'ils parviennent à se souvenir du chemin du retour. Ainsi, il est déjà arrivé par le passé de trouver des Yamaany totalement perdus à des kilomètres de leur environnement naturel...



Reproduction
Le Yamaany peut commencer à se reproduire à partir de ses sept mois. Lorsqu'il entre en rut, le mâle dégage alors une très forte odeur persistante souvent extrêmement désagréable pour toutes les autres espèces qui les fréquentent. Il est dit que l'on peut détecter les remugles nauséabonds d'un Yamaany en rut deux à trois kilomètres avant son apparition ! Néanmoins cette odeur est très attirante pour les femelles, qui entrent généralement en chaleur au début de l'automne. La parade amoureuse n'est que très peu développée : le mâle se contente généralement de faire l'étalage de sa force, mourant d'ailleurs généralement au cours de l'opération en s'étant lui-même assommé contre un bloc de glace voire en sautant dans un précipice. Après quoi Monsieur s'arroge bien sûr le droit de couvrir toutes les femelles de son troupeau.
La gestation dure en moyenne cinq mois, après quoi la Yamaany peut donner naissance à un ou deux petits comme tout bon mammifère. S'il s'agit d'un mâle, celui-ci se verra chasser du troupeau -encore que le dominant doive s'en souvenir- lorsqu'il atteindra l'âge de procréation. Les femelles restent et s'intègrent au troupeau. C'est d'ailleurs sans doute pour cela que l'intelligence de cette espèce ne fait que décroître, car l'on remarque une très forte hausse régulière de la consanguinité.


Caractéristiques physiques
Le Yamaany est une créature très robuste, apte à survivre dans des conditions souvent déplorables. Doté de puissant membres locomoteurs, son poitrail et lui aussi une source de nombreux muscles capables d'encaisser des poids phénoménales et surtout de bloquer les charges des Yamaany mâles ennemis. L'ossature clairement visible et outrageusement développée permet souvent de blesser l'autre dans ces affrontements, surtout lorsqu'ils se laissent tomber de tout leur poids pour achever l'adversaire. Sa fourrure en deux teintes est parsemée de plaquettes de corne d'une dureté remarquable, ce qui lui offre une semi-protection supplémentaire sur les zones clés de son corps avec lesquelles il compte attaquer. Difficile de planter ses crocs pour repousser la patte qui vous bloque si celle-ci est recouverte d'une armure ! Si sa face est drôlement plate, presque écrasée, il présente des yeux globulaires, une paire de très grandes oreilles pendantes ainsi que des cornes proéminentes. Cette partie-là de son anatomie est vitale pour lui puisqu'elle lui permet de conquérir les femelles, repousser les attaques des prédateurs mais aussi de ses compatriotes. De fait, pour porter ce poids parfois phénoménal, son cou est renforcé d'une musculature extrêmement puissante, qui rend quasi impossible l'accès à ses jugulaires, en plus d'être renfoncé dans les épaules du Yamaany. Vous ne ferez que mordre de la graisse et des épaisseurs de cuir. Il n'utilise en tout et pour tout que son sens de la vue et celui de l'ouïe, ayant un odorat à peu près égal au néant.Tant mieux pour lui soit dit en passant, surtout lors des périodes de rut... Car les Yamaany sont connus pour sentir épouvantablement mauvais, même sans parade nuptiale à l'horizon. Il est à noter que les cornes de Yamaany sont très prisées dans certains salons.
Les femelles en revanche sont un tantinet plus fluettes que les mâles, même si elles n'ont pas grand chose à leur envier du point de vue de l'aspect physique. Elles doivent elles aussi survivre dans un environnement hostile, en plus d'avoir la responsabilité de la survie de leur progéniture et parfois de remettre les mâles trop entreprenants à leur place. Le Yamaany possède une dentition relativement bien développée, puisqu'il possède trente-deux dents : huit incisives ainsi que vingt-quatre molaires chargées de broyer les végétaux et plus généralement tout ce qui passe à sa portée. Enfin, il est également doté d'une queue étonnamment longue, presque jusqu'à l'absurde puisqu'il n'en a que très peu l'utilité. La plupart du temps elle se contente de traîner au sol, et est même handicapante. Elle peut toutefois servir de « fouet » si le Yamaany parvient à s'en servir correctement, voire de « gouvernail » pour mieux équilibrer son poids lorsqu'il doit sauter ou glisser dans la neige. Attention aussi à leurs pattes immenses, dont les coussinets palmés leur permettent une meilleure adhésion sur la neige. Elles sont dotées d'un panel de griffes très développées fort intimidantes, utiles lorsqu'il s'agit de creuser la pierre pour mieux s'y accrocher lors de l'escalade.


Taille
Les Yamaany font à peu près la taille d'un être humain lambda, c'est-à-dire 1m60/70 pour les femelles et 1m80/90 pour les mâles. Lorsqu'ils se redressent sur leurs pattes arrières, ils sont autrement plus impressionnants.


Caractéristiques psychologiques
Que dire si ce n'est qu'on ne sait comment cette espèce est parvenue à survivre jusqu'alors ? Il est absolument banal de découvrir des cadavres de Yamaany au petit bonheur la chance, les individus étant doté d'un quotient intellectuel particulièrement bas. N'allez pas croire cependant qu'herbivore et stupidité riment avec pacifisme. Bien au contraire, l'espèce est connue pour être particulièrement agressive, attaquant pour un oui ou un non, même souvent les membres de leur troupeau voire leur propre queue qu'ils voient tout à coup dans leur champ de vision. Ils n'ont aucune barrière dans leur instinct de survie, et ne savent pas se sentir en danger : dans le doute, ils chargent et avisent après. Même si les femelles font montre d'une plus grande prudence et timidité, elles ne font plus preuve d'aucun jugement quand des petits se trouvent à proximité. Restez méfiants si vous décidez d'aller affronter les grands froids ! Car s'ils sont faciles à duper pour la fuite, leur idiotie est à double tranchant : ils ne comprendront jamais que vous puissiez être plus dangereux qu'eux, et peuvent s'obstiner à vous traquer à l'autre bout du monde si leurs neurones venaient à manquer leur liaison.


Capacités
Aucune capacité magique notable. Sa force et sa résistance suffisent à elles seules en terme de prouesses physiques.


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 19:05, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Bolgokh
avatar
Ven 26 Fév - 18:04
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Khippogin


Artiste : Veikka Somerma

Longévité
Une quarantaine d’années.


Localisation géographique & mode de vie
Les Khippogins font partie des rares espèces d’amphibiens qui parcourent les terres d’Irydaë. Ils peuvent ainsi couvrir une très large marge de territoire, et s’adaptent aussi bien aux milieux aquatiques qu’aux milieux terrestres. Ils ont malgré tout leur préférence, et restent la plupart du temps soit dans les plans d’eau suffisamment profonds pour qu’ils puissent s’y immerger, soit dans les sous-bois et marais qui ne laissent guère filtrer le soleil. Il faut en effet savoir que leur peau est extrêmement sensible aux rayons ultra-violets, les poussant à négliger les espaces trop dégagés. Ils passent la majeur partie de leur temps en journée à somnoler dans l’eau, et nombreux sont les indigènes à les avoir longtemps confondus avec quelque serpent de mer redoutable du fait des proéminences ondulées de leur dos… Ce n’est qu’une fois la nuit tombée qu’ils daignent s’éloigner des berges, parcourent des sentiers précis pour parvenir au cœur des sous-bois et s’alimenter. On dit qu’ils ne s’éloignent jamais des chemins qu’ils ont eux-mêmes tracés au fil des générations, se suivant en une interminable et très étrange file qu’il n’est pas bon de croiser. Voyageurs égarés, ne vous aventurez pas sur un sentier labouré de griffes, près duquel même les arbres ne repoussent pas !
Herbivores qui se respectent, ils vivent en troupeau d’une vingtaine d’individus, dominés par un unique mâle. Ils aiment brouter les herbes basses, la mousse et la végétation pourrissante qui tapissent le sol des forêts profondes. Ils sont toujours accompagnés d’une nuée de petits oiseaux dits nettoyeurs, qui aiment à se percher sur leur long dos. En effet les Khippogins attirent toute une nuée de parasites indésirables, buveurs de sang, qui peuvent rapidement leur octroyer maladies et peaux mortes. Les oiseaux leur sont donc utiles pour un nettoyage régulier, et sont pratiquement la seule présence animale qu’ils tolèrent véritablement dans leur proximité immédiate.



Reproduction
La parade nuptiale est pour le moins… Violente. Les mâles se livrent à des combats dont la fin est très souvent définitive. Ils se saisissent par leurs imposantes mâchoires et ne calment généralement leur frénésie que par la mort de l’adversaire. Le vainqueur gagne alors le droit de posséder toutes les femelles du troupeau, le mâle étant bien évidemment un dominant polygame. L’accouplement se fait en milieu aquatique, de même que l’accouchement, neuf mois de gestation plus tard, à l’image de l’être humain.
Le petit grandit extrêmement vite puisque au bout d’un an seulement, il atteint déjà presque les 500 kilogrammes. Il est à noter que les Khippogins donnent très rarement naissance à plus d’un seul petit, deux étant leur grand maximum. Dans ces situations-là, l’un des deux est toujours desservi vis-à-vis de l’autre, car la mère ainsi que le reste du troupeau s’en occupera beaucoup moins par instinct animal. L’éducation est en effet une tâche commune, puisque ce sont toutes les femelles qui protègent l’avenir du troupeau, même si la mère est la seule à allaiter. Les mâles se voient forcés de fuir le territoire familial lorsqu’ils atteignent les trois ans, et errent parfois plusieurs années en solitaire avant de gagner le droit d’obtenir leur propre troupeau.


Caractéristiques physiques
Les Khippogins sont des animaux impressionnants de par leur robustesse apparente. Leur corps est recouvert de plusieurs couches de peau distinctes qui sont secondées d’une pellicule de graisse servant à les protéger des basses températures aquatiques. A contrario, ils sont sensibles au soleil qui les assèche et peut parfois donner lieu à de terribles brûlures. Afin de contrer cet effet le temps suffisant pour eux d’atteindre la protection des arbres ou d’un plan d’eau, leur peau secrète une huile particulière. Celle-ci, dotée d’une odeur très forte, prend des teintes blanchâtres une fois exposée aux rayons ultra-violets et parvient à repousser la majeure partie de ceux-ci. Il n’est donc pas rare qu’au contact de la main leur peau paraisse spongieuse à l’être humain, comme recouverte de bave d’escargot. Dans le but de créer cette substance protectrice, le Khippogin est obligé d’absorber quotidiennement une quantité phénoménale d’eau qui compose l’élément primordial de son régime alimentaire. De ce fait, son corps est un savant mélange entre celui d’un chameau et d’un pélican. Il dispose d’une poche sous la gueule, peau extensible qui lui permet d’emmagasiner des litres d’eau, des algues, voire parfois même quelques menus poissons. En réalité, l’eau y est traitée d’une façon fort spécifique : il s’agit d’une poche qui recompose la biodiversité d’un marais. Le Khippogin y élève des algues dont les émanations huileuses composent une bonne part de sa crème protectrice, et y ajoute parfois quelques poissons chargés d’oxygéner cet environnement. Un peu à la façon des requins qui hébergent sur leur peau toute sorte de poissons nettoyeurs, essentiels à son développement, et qu’il protège et nourrit par sa simple présence. L’eau ainsi recréée est absorbée par sa peau perméable et retransmise à ses deux bosses, véritables stocks lorsqu’il doit s’extraire de son bassin pour marcher jusqu’au cœur de la forêt. Leurs narines peuvent se refermer par contraction, et leurs conduits auditifs se bouchent lorsqu'ils plongent, ce qui s'avère très pratique dans leur mode de vie amphibie. Leurs pattes disposent de doigts palmés, prolongés toutefois de larges griffes. Ils peuvent ainsi évoluer sur des terrains forestiers accidentés, car leurs griffes raclent et pénètrent aisément le sol comme la pierre. C’est la raison principale pour laquelle la végétation peine à repousser sur un passage commun de Khippogin, leurs pas arrachant même les racines profondes des plantes. Il ne faut pas non plus sous-estimer l’épaisseur de leur dentition, car malgré leur régime alimentaire, ils disposent de môlaires et de canines capables d’atteindre les 60 centimètres… Ajoutez à cela qu’ils sont capables d’ouvrir leur mâchoire jusqu’à 150 degrés et vous aurez une petite idée des dégâts qu’ils peuvent occasionner !


Taille
Ils peuvent aller jusqu’à 1 mètre 50 au garrot, pour 4 à 5 mètres de long. Les petits, quant à eux, ne font guère davantage à la naissance qu’une quarantaine de centimètres, ce qui les rend souvent fragiles.


Caractéristiques psychologiques
Les Khippogins ne sont pas à prendre à la légère. Ils ont su survivre dans un environnement hostile, et rares sont les prédateurs à oser se frotter à leurs défenses naturelles. Leur cuir est non seulement très difficile à percer, mais ils sont aussi connus pour leur caractère d’une brutalité extrême en cas de danger immédiat. Les mâles surtout, sont terriblement ombrageux, irascibles, et ont une propension à se montrer territoriaux. Ils s’offusquent facilement de la moindre présence dans leur périmètre, et les éleveurs doivent souvent prendre de multiples précautions avant de pouvoir approcher leur troupeau… En effet, malgré leur caractère difficile, les Khippogins font un très bon bétail d’élevage ! Les femelles beaucoup plus douces et indifférentes, mis à part lorsqu’elles sont accompagnées d’une progéniture ou sont prêtes à mettre bas, sont aisées à approcher dès lors que le mâle est éloigné. La technique consiste donc à attendre le moment propice, voire à attirer le chef de troupeau ailleurs, puis de s’occuper des animaux. Il faut bien entendu également habituer le mâle à votre présence, en prenant si possible un air absolument inoffensif… Tout en gardant en tête que les Khippogins sont à l’origine des plus nombreux et mortels accidents recensés auprès des voyageurs. Il n’est jamais agréable de se faire piétiner par 4 tonnes de graisse et de muscles en colère.


Capacités
Aucune notable. Néanmoins, tout s’utilise chez le Khippogin ! Et l’espèce s’est peu à peu vue domestiquer par l’être humain, animal paisible tant qu’il ne se sent pas en danger. Leur huile est très réputée dans les pays froids pour la protection qu’elle apporte : elle est régulièrement commercialisée en tant que crème solaire résistante et inodore –une fois traitée-, bien que la peau blanchisse provisoirement à son contact. Leur graisse fait également un très bon protecteur pour les lèvres, mais aussi pour les engelures et la préservation de la peau contre les froids extrêmes. Quant à leur peau elle-même, si débarrassée de son huile, elle peut constituer un cuir résistant et souple. Leur viande est un tantinet plus forte en goût que celle de la vache.


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 19:04, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Bolgokh
avatar
Jeu 31 Mar - 2:18
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Alkhach


Artiste : Ross Tran

Longévité
25 ans.


Localisation géographique & mode de vie
L’alkhach est un grand amoureux des étendues désertiques et chaudes, dans lesquelles il évolue avec une parfaite aisance. Il peut supporter des températures tempérées sans aucun problème, mais commence à décliner en vigueur s’il fait trop froid et si l’on approche des zéros qui est sa toute dernière résistance. Il s’agit d’un reptile quadrupède paisible qui vit dans le désert en petit groupe de cinq à six individus. Les alkhach sont herbivores et raffolent des fruits bien juteux que l’on trouve parfois dans certaines oasis particulièrement luxuriantes. Ils fouillent le sable à la recherche des cactus qu’ils n’ont aucun mal à mâcher, épines ou non, ou d’autres plantes plus enterrées durant la journée. Très souvent leur instinct se révèle idéal pour détecter les sources aquatiques ainsi que le moindre brin de végétation… Il faut savoir en effet qu’ils sont quasiment aveugles du fait de leur environnement particulièrement ensoleillé à longueur de temps, et utilisent une sorte de sonar fonctionnant aux vibrations émises par leur museau cornu lorsqu’ils claquent leurs mâchoires l’une contre l’autre. Cela fonctionne aussi aux sons de leurs pattes ou de leur queue frappant le sable. Ils ont donc le pied extrêmement sûr et peuvent « voir » jusqu’à plusieurs mètres sous terre et autour d’eux, quasiment à 300 mètres de distance si leur sonar ne rencontre aucun obstacle.
S’ils existent encore en grand nombre à l’état sauvage, il s’agit d’une espèce énormément utilisée et apprivoisée par l’homme en guise de monture. Ils sont très endurants, résistants, et peuvent avancer dans les sables brûlants durant des jours sans jamais perdre la direction donnée. Ils permettent qui plus est aux nomades de trouver dans un environnement hostile de quoi manger chaque jour, en creusant le sable de leurs pattes antérieures lorsqu’ils détectent des ressources cachées en profondeur. Néanmoins ils ne sont pas très rapides et s’ils peuvent courir, leur longue queue les gêne bien vite et les ralentit considérablement. Ils restent en outre aussi vifs et souples que tout bon reptile qui se respecte et peuvent rester en plein soleil de midi des heures durant sans en craindre les effets grâce à leurs écailles plutôt résistantes. Ils communiquent entre eux par des sifflements modulés et le rythme provoqué par le plat de leur queue frappant le sol.



Reproduction
Les mâles sont nomades à la saison du printemps, et partent à la recherche d’un nouveau troupeau à intégrer. Ils ne sont pas dérangés de partager celui-ci avec d’autres mâles itinérants qui désireraient tenter leur chance, mais la femelle la plus féconde et la mieux faite sera l’objet d’une lutte acharnée. Le perdant se rabattra sur la seconde dans la hiérarchie féminine, et ainsi de suite lorsqu’il y a plusieurs mâles et femelles. Puis tout ce beau monde reste ensemble jusqu’à l’année suivante où les femelles sont à nouveau laissées seules. La parade nuptiale consiste donc en un combat entre les deux prétendants, qui se dressent pour l’occasion sur leurs pattes arrières et tentent de griffer et heurter le crâne de l’adversaire avec leur propre tête consolidée de corne ferme. Cela ne va pratiquement jamais jusqu’à la mort, la lutte s’arrêtant toujours sur la défection de l’un d’entre eux, trop intimidé pour poursuivre et risquer sa vie.
La femelle donne naissance à trois à quatre œufs qu’elle enterre dans le sable à un point fixe. Elle ne couve pas, la chaleur environnante suffisant à maintenir la température de ceux-ci, mais évoluera toujours à une certaine proximité de sorte à pouvoir intervenir très vite si un prédateur daignait montrer son nez. C’est alors un travail d’équipe puisque le troupeau se relaye –mâles compris-, pour surveiller l’endroit choisit par les femelles pour tous les nids. Les œufs éclosent trois mois plus tard et les petits rampent et se faufilent jusqu’à la surface, où ils réclameront leur première tournée de cactus. Ils obtiennent leur majorité sexuelle un an plus tard.


Caractéristiques physiques
Le dos de l’alkhach est hérissé de pics et donc peu pratique pour la monte à crue. Qu’à cela ne tienne, l’homme s’est très vite adapté et a su créer des selles suffisamment résistantes pour contourner le problème et rendre la monte confortable. S’ils évoluent principalement sur leurs quatre pattes, ils n’ont aucun problème pour se dresser sur leurs membres arrières afin de s’appuyer aux arbres et attraper les feuilles les plus hautes. Il leur arrive d’ailleurs souvent, lorsqu’ils sont aux aguets, de se dresser tels des suricates afin de guetter l’horizon, ou plutôt les bruits que leur ouïe perçoit. Car si leur vue est inexistante, leurs oreilles sont extrêmement aiguisées, de même que ce fameux sonar dont ils font usage. Leur corps est recouvert d’une armure naturelle assez robuste, consolidée sur le crâne, le dos, et le museau afin qu’ils puissent produire un claquement audible. La croupe est prolongée d’une longue queue qu’ils ont du mal à mouvoir avec souplesse, mais qui retombe très lourdement au sol lorsqu’ils la soulèvent : les vibrations qu’elle produit sont les meilleures et permettent de voir le plus loin possible. Enfin, ils disposent également de deux cornes peu développées mais élégantes, qui ne servent de défense qu’en tout dernier recourt. Elles sont très pratiques pour charmer les femelles et nouer les harnais ! Leur corps est entièrement adapté pour préserver au maximum l’eau absorbée. Ils ne transpirent que très peu, et boivent longuement lorsqu’ils en ont l’occasion.


Taille
2 mètres au garrot environ, davantage si l’on compte le sommet du crâne ou s’ils se redressent sur leurs pattes arrières.


Caractéristiques psychologiques
Les alkhachs sont très sociables. Ils se montrent aisément amicaux avec les autres si tant est que ceux-ci n’approchent pas en une posture offensive. Ils sont doués d’une puissante empathie et détectent rapidement l’humeur des nouveaux venus, qui se communique pratiquement toujours à eux. Un cavalier vétéran sait qu’il ne faut pas paniquer sur le dos d’un alkhach, ni se montrer angoissé la première fois qu’on approche sa monture ! Elle risquerait de ruer ou de faire un écart nerveux dangereux. De fait, ils savent la plupart du temps lorsqu’on leur veut du mal et s’ils se montrent assez méfiants et prudents à l’état sauvage, ils changent bien vite de comportement si l’autre parvient à faire ses preuves. C’est un animal de confiance qui aime celui qui lui fournit les mets les plus délicieux, courageux car capables de franchir des tempêtes de sable si son cavalier le lui demande. Il est plutôt paisible, docile et doux au quotidien, et un tantinet curieux des objets nouveaux ou des sons étranges et inconnus qu’il pourrait entendre. L’alkhach se dresse par conséquent aussi facilement qu’un cheval standard, et peut apprendre pas mal de consignes différentes pour les exécuter à la demande de son propriétaire. En revanche, il n’aime que très peu les combats et préférera la fuite à la confrontation sauf si ses possibilités de retraite sont bloquées.


Capacités
Outre son sonar, l’alkhach ne dispose pas de capacités magiques spécifiques.
Voir le profil de l'utilisateur

Bolgokh
avatar
Jeu 23 Nov - 17:42
Irys : 170027
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Shishülion


Artiste : Inconnu
Fiche rédigée par : Alises Torouciave

Longévité
Une à deux années.


Localisation géographique & mode de vie
Le shishülion vit là où vivent les dragons sauvages. En effet, ces animaux sont en totale symbiose avec ces grands carnivores et donc les suivent partout. Des légendes parcourent Irydaë racontant l’existence de petits animaux qui au cours de l’évolution sont devenus les protégés des grands dragons. Les dragonniers cherchèrent cette espèce qui paraissait vivre en osmose avec leurs dragons mais les rares essais, rapidement évoqués et dont l’historicité reste à prouver, ne semblent pas avoir été concluants. Ce n’est qu’au printemps 932 que cette espèce fut découverte par les scientifiques confirmant l’hypothèse selon laquelle le shishülion ne peut vivre dans une forme de captivité. Le mystère reste entier sur les causes de cet « handicap ».
Un shishülion ne peut vivre seul, son espérance de vie ridicule ne lui permet pas de s’en aller chercher une femelle pour fonder une famille. C’est pourquoi, on trouve généralement des « colonies » de shishülions. Une colonie représente une dizaine d’individus par couple. Ils n’ont pas de hiérarchie sociale ou une quelconque structure discriminatoire. La création d’une colonie se fait à partir d’une autre colonie morte pour les mettre au monde. Prenons par exemple une colonie A qui va s’attacher à un dragonneau. Celui-ci va grandir puis quitter le nid accompagné d’une bêta-colonie, que les scientifique nommeront A’. Lorsqu’il trouvera une femelle, sa bêta-colonie s’associera à la bêta-colonie de celle-ci (A’’) donnant la colonie B. La colonie B se reproduira une dizaine de fois avant de produire une bêta-colonie B ‘. Et le cycle recommence encore et encore. Lorsque le couple de dragon meurt, les shishülions restant se suicident.
Les shishülions nettoient les écailles, mangent des herbes et dorment en tout 18h par jour, même s’il s’agit plus de siestes entrecoupées de leurs activités : l’occupation du petit, jeux avec les plus âgés, apprendre aux bébés shishülions à voler et enfin communiquer entre eux sur tous les petits changements. Car malgré leur silence apparent, les scientifiques ont remarqué que cette espèce est une véritable commère commentant tout changement d’air, de température etc. Ils arrivent même à agacer de vieux couples qui alors s’en vont quelques minutes en rugissant.
Cette espère repose donc son mode de vie sur un simple échange de multiples services contre une protection contre les multiples prédateurs qui les guettent. Les dragons semblent juger leurs présences primordiales lorsqu’ils sont en liberté. En captivité, l’on a vu souvent un dragon manger une colonie, d’après les textes anciens.
Il semblerait que jamais un prédateur ne s’est risqué à attaquer une colonie de shishülions pour la simple et bonne raison que le dragon se retournerait contre ce prédateur. C’est de là que viendrait l’expression désuète « le renard croit prendre quand il est pris par un dragon ». Aussi, ce sont plus les charognards qui se délectent de la mort de ces petites boules de poils adorables.


Reproduction
Les femelles signalent leur ovulation via un changement de couleur de leur plumage. Alors tous les mâles ou presque vont à tour de rôle féconder cette femelle. La fidélité est loin d’être de rigueur parmi les shishülions. Les dragonnes ont tendance à limiter le nombre d’accouplements selon leurs envies. Il est apparu que pendant les périodes de fécondité, deux jours tous les trois mois, les couples de dragons peuvent avoir des disputes inintelligibles pour les scientifiques.
La gestation dure entre deux et trois semaines en fonction du nombre de bébés pouvant aller de quatre à dix. Souvent, seul un tiers des descendants survivent. En effet, tous mâles adultes fécondent la femelle, sauf si désaccord de la part de la dragonne. Ainsi, il arrive qu’une femelle soit fécondée par son « oncle » ou son « père » ou son « fils » ou son « frère » ce qui entraîne des malformations et donc la mort d’une partie de la progéniture.
Il semblerait qu’un shishülion soit considéré comme adulte à l’âge de trois mois et qu’ils deviennent inaptes à la procréation lorsqu’ils atteignent les dix à quinze mois selon l’espérance de vie de l’individu.


Caractéristiques physiques
Le nom choisi par Alisthiana Sestriae Torouciave, celle qui les a découverts, suffit à donner une idée de ce à quoi il ressemble. De quelques centimètres de largeur, cet individu tient dans le creux d’une main. Il ressemble à un hérisson qui, en lieu et place des piquants, porte des plumes blanches. Ces plumes ont une forme de pissenlit.
Enfant, ses poils sont bleutés et deviennent blancs lorsqu’ils sont adultes. Les femelles ont les poils qui deviennent gris lorsqu’elles sont enceintes et légèrement rosés quand elles ovulent. A l’approche de leur mort, ils perdent tous leurs poils et ressemblent à des bébés hérissons sans protection.


Taille
De 3 à 15 cm.


Caractéristiques psychologiques
Ce sont de loin des adorables créatures. Leurs caractéristiques primaires étant l’amour du groupe et la passion pour leur couple de dragon. Ils sont aux petits soins pour eux et trouvent que rien n’est trop beau pour leurs dragons. Et ces derniers les protègent contre un défaut quand on est une espèce qui doit tout faire pour survivre : la curiosité.
D’ailleurs un vieil adage de My’trä disait « Curieux comme un compagnon de dragon » sauf que personne n’avait compris ce que cela voulait dire. Cette expression revient à la mode dans les cercles de zoologue où l’on dit « curieux comme un shishülion ». Ils vont vers ce qu’ils ne connaissent pas heureux de découvrir et prêts à accepter à être votre ami(e). Pour les protéger, les dragons ont d’ailleurs développé une technique, allant chercher eux-mêmes l’objet de l’intérêt de leurs compagnons poilus pour les leurs apporter et ramener ensuite cet objet là où il fut trouvé.


Capacités
Le vol est la première des capacités que l’on remarque chez eux. De fait, ils ont une certaine maîtrise de petits courants d’air qui leurs permettent d’aller où ils désirent et à la vitesse à laquelle ils le désirent. Ne se séparant presque jamais d’un dragon, le vol se fait en groupe.
L’autre grande capacité est la communication sophistiquée qu’ils ont développée. L’étude de ces colonies ayant connu un boum depuis la confirmation de leur existence, une hypothèse domine sur les autres : le don d’Orshin serait utilisé dans une moindre mesure par ces shishülions. Cela expliquerait comment ils communiquent entre eux et avec leurs dragons.
Leur communication passe aussi par des signes visuels comme la capacité à changer de couleur de plumage. Cela est dû à leurs hormones naturelles mais aussi aux changements de températures brusques pouvant mener la colonie à avoir toutes ses femelles fécondes juste pour assurer la survie de l’espèce.


~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~
Voir le profil de l'utilisateur