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Chroniques d'Irydaë
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 Les omnivores

Bolgokh
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Dim 17 Jan - 2:53
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
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Sommaire



Quoi de mieux comme régime alimentaire pour découvrir des espèces animales multitâches, originales et très douées pour s’adapter en milieu hostile ? Elles ne se refusent rien, en tout cas, et savent employer des techniques de chasse redoutables comme disparaître de votre champ de vision en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire…


C
Like a Star @ heaven Chono

G
Like a Star @ heaven Griffon  [MONTURE]

K
Like a Star @ heaven Khar Darsan  [LÉGENDAIRE]
Like a Star @ heaven Khelteg
Like a Star @ heaven Khulgana

M
Like a Star @ heaven Matar

T
Like a Star @ heaven Tagta

Y
Like a Star @ heaven Yhal



Vous souhaitez ajouter votre propre pierre à l’édifice ? C’est tout à fait possible ! Vous pouvez proposer vos créatures et leurs descriptions dans ce sujet-ci. L’équipe du staff vous remercie, d’avance, de nous aider à faire d’Irydaë un univers toujours plus complet. ~


Dernière édition par Bolgokh le Jeu 13 Oct - 18:09, édité 2 fois
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Bolgokh
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Mar 19 Jan - 14:07
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Khulgana


Artiste : Bobby Chiu

Longévité
Entre 14 et 15 ans. 20 s'ils sont en captivité.


Localisation géographique & mode de vie
Il vit dans les forêts denses, au climat de préférence doux et tempéré. Contrairement à bien des idées reçues, le Khulgana est un primate et non un félin, famille à laquelle bien des voyageurs inexpérimentés le rattachent. A ce titre, il évolue principalement à la cime des arbres, voire dans les divers réseaux végétaux créés par l'entrelacs des branches. Il ne pose que rarement pied au sol, celui-ci étant une source de danger permanente pour lui car à portée des nombreux prédateurs trouvant sa chair succulente... De plus, l'habitat privilégié de ses proies se situe davantage dans les feuillages que dans la terre humide. Le Khulgana est une espèce omnivore, en cela que son régime alimentaire se compose principalement d'insectes, mais aussi de fruits, de feuilles, et d’œufs d'oiseaux si ce n'est de l'oiseau lui-même quand l'occasion se présente lors d'une pénurie particulière de nourriture. Ils sont en tout cas surtout friands d'insectes, particulièrement des volants et des nuisibles tels que les libellules et merci pour nous, des moustiques envahissants en été. Les végétaux ne viennent qu'en dernier recours et viennent compléter un régime essentiellement insectivore, souvent dans le but de neutraliser toutes les sécrétions agressives dégagées par les chitines digérées.
Sa technique de chasse est fortement similaire à celle employée par les plantes carnivores. En effet, sa couleur vert feuillage lui permet d'optimiser son camouflage dans les hauteurs : les proies situées en-deçà de son épiderme n'aperçoivent que la couleur claire de son ventre semblable à celle des éclaircies et trous de lumière dans les feuillages ; les proies se trouvant au-dessus de son épiderme, en revanche, confondent celui-ci avec le cinabre des fourrées et branches basses. Une fois la méfiance des animaux alentours amoindries, le Khulgana déploie la large frange fleurie de sa crête. Celle-ci distille dans l'air la fragrance d'un miel fortement aphrodisiaque, irrésistible pour une grande partie de la faune locale, qu'il s'agisse d'insectes ou de plus gros gibiers, comme des oiseaux. Ne lui reste alors plus qu'à gober aux hasards de ses pérégrinations les imprudents osant tenter quelques caracoles un peu trop près de son museau... Lorsqu'il se sent menacé le Khulgana peut aussi déployer cette crête pour le moins impressionnante, tout en écarquillant ses prunelles.
Il s'agit d'une espèce assez sociable en cela qu'ils évoluent la plupart du temps en groupes de 20 à 30 individus. En revanche, ils ne se réunissent qu'une fois seulement la tombée du jour venue pour entrer dans leur phase de sommeil, appréciant une certaine solitude lors de la chasse et autres activités diurnes. Ils ne restent alors qu'entre membres d'une même famille proche, c'est-à-dire les parents et éventuellement leur jeune progéniture. Pour dormir et se protéger des prédateurs durant leur sommeil, les Khulgana se lovent les uns contre les autres sur les branches particulièrement fournies, prenant la forme d'un ramassis de feuilles vertes.


Reproduction
Étrangement l'espèce est essentiellement monogame. Un individu aura toujours tendance à rester avec le même autre durant plusieurs années, voire la fin de son existence. Il ne s'agit cependant pas d'âme sœur, car le Khulgana n'a aucune difficulté à se trouver un nouveau partenaire en cas d'accident ou de disparation de son ancien compagnon... Toujours est-il que la parade amoureuse de mise en période d'accouplement n'est autre qu'une série de bonds adroits perpétrés par le mâle pour charmer sa belle, à la suite de quoi le couple s'hypnotise, prunelles écarquillées, effectuant des demi-cercles l'un autour de l'autre comme une ronde entre lutteurs. Pour manifester son accord, la femelle vient alors enrouler sa queue à celle de son partenaire.
La période de gestation dure entre 9 et 10 semaines, à la suite desquelles la mère donne naissance à deux à trois petits. Jusqu'à leur 1 an, ils seront transportés soit dans la gueule d'un parent soit accrochés à leur queue dès qu'ils deviennent assez grands pour en être capables : la femelle les transporte souvent la queue haute et levée, comme une grappe de raisins. Il est très rare qu'une fois adulte la progéniture décide de quitter le groupe qui l'a élevée, à moins qu'il n'y ait plus assez de femelles ou de mâles disponibles pour satisfaire au soucis de reproduction de l'espèce.


Caractéristiques physiques
Le Khulgana est une sorte de petit mammifère plutôt courtaud à quatre pattes, possédant une queue et des oreilles apparentes. Son pelage est tricolore si l'on ne compte pas toutes les nuances de vert, cendré au niveau des extrémités des membres. Sa fourrure est très recherchée car particulièrement douce et soyeuse une fois traitée, prisée notamment par les Dames de la haute société. Le plus notable chez lui est sans doute cette crête végétale qu'il possède, ses cornes s'évasant autour de son crâne en circonvolutions souvent tortueuses. Les végétaux qu'il arbore sont variables selon la saison et les proies qui font son régime alimentaire quotidien vis à vis de sa situation géographique : cela peut aller d'un beau lierre vert tendre aux pétales délicats de quelques élégantes fleurs aux couleurs criardes. Il perd sa ramure une fois l'an, lorsque les fortes chaleurs laissent place à un temps plus gris et froid, et inversement. Cette « mutation » lui permet d'effectuer la transition qui lui permettra de changer de ramure et donc de répondre à l'horizon d'attente de ses proies hivernales, différentes des estivales. Le bois de ses cornes, très fertile, peut-être utilisé une fois broyé sous forme de poudre et répandu dans les champs pour accroître leur production. Ils repoussent en tout cas très vite puisqu'il suffit généralement à un individu bien nourri d'attendre entre deux et trois semaines pour ré-obtenir une « arme » de chasse décente et efficace... Les braconniers chassent aussi ces petits animaux pour le parfum qu'ils dégagent : les fleurs d'une ramure peuvent être récupérées pour créer des parfums hautement aphrodisiaques, souvent utilisés à titre médical pour certains Messieurs bien placés qui auraient disons... Quelques problèmes de mécanique !
La queue du Khulgana est également un élément non dédaignable de son anatomie puisqu'elle fait l'exacte dimension de son corps. Elle ne lui est pas très pratique au quotidien, si ce n'est pour se recouvrir lorsqu'il dort, masqué par les longs poils de son appendice. C'est du plus bel effet en écharpe. Il est également à noter que la pupille du Khulgana est verticale, précieux atout qui lui permet d'avoir une vision plus large apte à balayer tout l'horizon afin de détecter plus rapidement toute éventuelle approche de prédateurs, et ce, même à contre-jour. N'étant pas très vif sur ses courtes pattes, il était essentiel pour sa survie qu'il développe des sens plutôt aiguisés. Il en va ainsi de même pour son odorat, amélioré par ses larges narines, et son ouïe qu'une série de poils sensitifs dans ses oreilles rend assez performante.


Taille
Les nouveaux nés font entre 3 et 4 cm. Les adultes peuvent aller jusqu'à 30 cm, en comptant la longueur de la queue.


Caractéristiques psychologiques
Le Khulgana a très peu d'atouts offensifs à sa portée, et il le sait. Raison pour laquelle l'espèce est assez peureuse, méfiante, et ne se montre qu'en de très rares occasions, une fois certaine qu'aucun danger ne se trouve plus dans les parages. Qui plus est, ils n'aiment pas descendre en-dessous d'une certaine hauteur, et à ce titre, il est difficile de les apprivoiser : ils se sentiront mal dès lors que vous les forcerez à marcher et sortir des forêts qui sont leur milieu naturel par excellence. Ils ont en revanche un fort besoin d'indépendance, surtout en journée. Ils sont en cela très semblables aux chats : ils ne rejoignent le groupe que lorsqu'il faut dormir ou qu'on lui propose de la nourriture. Pour ses activités diurnes, il n'aime rien tant que de vivre par lui-même au cours de longues balades autour de son territoire ou du point central qu'il a élu comme son chez lui. Mis à part cela le Khulgana est plutôt joueur, versatile et pacifique, voire presque indolent.


Capacités
Outre ce délicieux parfum capable d'affoler les sens qu'ils distillent, les Khulgana sont doués pour l'hypnose dans une moindre mesure. Ils n'en font usage qu'uniquement s'ils se sentent soumis à un trop grand danger et que la fuite leur est impossible : leurs prunelles s'agrandissent considérablement, et l'iris se met à vibrer subtilement, déclenchant toute une série d'émotions chez leur victime allant d'un certain désarroi jusqu'à une crainte subite. Avis aux ramasseurs de champignons égarés, ne regardez pas directement dans les yeux l'une de ces charmantes petites bestioles. Vous pourriez oublier la raison de votre présence en forêt durant parfois 5mn, revenant subitement sur vos pas sans justification plausible. Le Khulgana peut aussi vous donner la ferme impression qu'un prédateur dangereux est à vos trousses, et qu'il ne faut surtout pas rester dans les parages... L'hypnose est loin d'être puissante, mais elle suffira à vous insuffler ce léger doute, juste le temps pour l'animal de disparaître dans les fourrées loin de tout danger !


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 19:08, édité 1 fois
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Bolgokh
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Mar 19 Jan - 14:09
Irys : 35029
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Yhal


Artiste : BenWootten

Longévité
Entre 20 et 50 ans. Il arrive de temps à autre qu'un individu passe la frontière des soixante ans, mais cela reste rare.


Localisation géographique & mode de vie
Les Yhal vivent principalement dans les régions désertiques. Semi volants, semi rampants, ils s'y sont particulièrement bien adaptés et ont su progressivement se répandre : il n'est pas anodin de croiser un banc de Yhals vaquant à leurs occupations, au même titre que l'on ne s'étonnerait guère d'un banc de mouettes s’égayant au bord de la mer. Il s'agit d'une espèce sociale, qui ne peut vivre en solitaire. Ils composent des groupes qui vont de cinq à dix individus généralement, rarement plus sauf à l'occasion d'une accumulation de nourriture dans le désert qui les poussera à se réunir. Ils fouillent le sol ensablé à la recherche de nutriments organiques morts (reste de coquilles anciennes...etc) à l'aide de leurs longues nageoires tentacules dont les bouts s'ouvrent en minuscules appendices buccaux, et de temps à autre à l'aide de leur tête elle-même à la manière des poissons de hauts fonds. Bien qu'ils préfèrent garder celle-ci levée afin de repérer toute approche éventuelle de prédateurs ! Outre cela, ils sont très friands de restes humains, surtout d'ossatures et de moelles qu'ils savourent particulièrement. Ils frayent de ce fait énormément avec les vautours, et une vieille rivalité entre les espèces persistent au fil des âges... Apercevoir une forte concentration de Yhals tournoyant vers le sol dans le lointain n'est jamais bon signe. La plupart du temps vous ne découvrirez qu'un sanglant massacre qui fait la joie de ces créatures... Mais n'ayez crainte, ce sont des charognards, non des carnivores !
Ils voguent la plupart du temps dans les cieux, mais sont capables de s'enterrer dans le sable en cas de danger. Ils se griment ainsi en plante du désert, ne laissant filtrer du sol que leurs longues nageoires sous forme de filaments, peu identifiables dans les remous du sable. La plupart de leurs prédateurs passeront alors leur chemin, pensant avoir à faire à un quelconque cactus ou autre plante sèche... Outre cela, ils n'ont pas leur pareil pour connaître le chemin des oasis : si vous êtes perdus, suivez les bancs ! Ils se désaltèrent là-bas et aiment à dormir sous le couvert du feuillage, à moitié enfouis dans le sable. Ce sont des animaux essentiellement diurnes, vous n'en croiserez probablement pas de nuit, déjà déguisés en plantes ou masqués dans les oasis pour dormir. De plus, ils sont assez territoriaux entre eux, c'est-à-dire que lorsqu'un groupe décide de s'approprier une oasis pour son repos, il la défendra durant toute sa durée de vie contre les autres bancs de Yhals.


Reproduction
La parade nuptiale des Yhals est d'une grande beauté. Tout le banc se met à danser lors de la saison des amours, une longue danse langoureuse et très harmonieuse, orchestrée au millimètre près. Ils décrivent des cercles et des arabesques dans le ciel, le but étant de ne jamais toucher son partenaire pour le séduire : ce n'est que lorsque la femelle agrée à un accouplement qu'elle daigne effleurer son prétendant du bout d'une nageoire dentelée. Le couple s'écarte alors pour quelques instants, juste le temps de s'unir. Au bout de deux à trois jours de gestation, la femelle ira pondre ses œufs dans l'oasis de prédilection de son groupe, de préférence au bord de l'eau, nid qu'elle recouvre ensuite d'une vaste feuille de palmiers. L'éclosion est plutôt rapide puisqu'elle a lieu une à deux semaines plus tard, les nouveaux-nés n'étant guère encore capables de voler rampant sur le sol.
Ils ne le pourront qu'un mois plus tard, le reste du groupe surveillant les petits durant tout ce temps, laissant toujours au moins un protecteur sur les lieux en cas de danger imminent. Ce n'est pas toujours la mère qui tient ce rôle : le banc se serre les nageoires et c'est chaque fois un individu différent qui est chargé de rester à l'oasis lorsque le reste du groupe part à la recherche de nourriture dans le désert. Une fois adulte, le groupe offre le choix au nouveau venu de choisir son clan. Il peut soit rester parmi les siens, soit partir à la recherche d'un nouveau banc : tous les liens sont alors coupés avec l'ancien et il est immédiatement considéré comme un ennemi sur leur territoire.
La saison des amours recommence tous les ans, une femelle ne pouvant pondre au grand maximum que trois œufs en même temps.


Caractéristiques physiques
Les Yhals se présentent sous la forme d'étranges poissons croisés avec un ver de terre. Rien d'incroyable en soi, si ce n'était leur grâce reptilienne lorsqu'ils se meuvent dans le ciel. Ils possèdent de longs tentacules qui leur servent de nageoires, quatre pour être précise, possédant à leurs extrémités des sortes de mini bouches. Mais leur bouche principale se situe bien sûr sur leur tête, étonnamment dotée de molaires capables de broyer les os lorsqu'on s'attend à tomber sur la devanture d'un poisson lambda. Ce qui n'est pas dénué de logique au vu de leur régime alimentaire...
Ils peuvent être d'un panel de couleurs différentes, présentant parfois une robe unie (rouge, dorée, noire, blanche...), parfois tachetée à la manière d'une vache. Mais jamais plus de deux à trois couleurs différentes. La couleur la plus rare reste cependant le bleu. La robe d'un Yhal joue beaucoup dans l'accouplement, car plus elle est éclatante, plus le mâle aura de chance de séduire sa femelle ! Le sexe d'un individu se devine d'ailleurs selon les parures de celui-ci. Les mâles porteront la moustache, deux appendices qui encadrent la bouche. Les femelles sont dotées quant à elles de voilures translucides fort élégantes de part et d'autre de leurs nageoires, mais aussi sur la crête et la queue. Ce sont elles surtout qui rendent un effet aussi splendide lors de l'accouplement, le soleil traversant ces voilures en kaléidoscope de couleurs diaprées.
Si leurs écailles sont intéressantes pour leur couleur particulière, elles ne valent cependant rien car elles noircissent et se ternissent à la mort de leur propriétaire. De même, elles sont extrêmement fragiles et tendent à s'effriter en poussière par la suite, afin de perpétuer l'espèce en nourrissant les autres encore en vie. Il n'est d'ailleurs pas rare qu'en cas de pénurie de nourriture les membres d'un groupe décident d'abattre le plus fragile...


Taille
Les nouveaux-nés font entre 5 et 10 centimètres. Ils ont par la suite une croissance pratiquement fulgurante, grandissant jusqu'à faire 1 mètre de diamètre, pour six mètres de longueur pour les individus les plus âgés.


Caractéristiques psychologiques
Les Yhals sont réputés pour leur gaieté. Et leur stupidité flagrante, malheureusement... Plutôt peureux, il arrive qu'ils se permettent d'approcher de près les caravanes car ils sont également de nature curieuse. Mais au moindre geste brusque ou suspect, ils s'éparpilleront dans le ciel ou s’enterreront bêtement dans le sable... N’escomptez pas en attraper facilement ! Leurs écailles les rendent particulièrement glissants. Toutefois, leur viande certes filandreuse, est plutôt pas mal pour qui désire traverser le désert. C'est une viande qui se sèche remarquablement bien sans rien perdre de sa qualité, et elle peut ainsi vous tenir jusqu'à plusieurs mois. Il n'y a pas beaucoup de chair sur chaque individu, ce qui rend le commerce de cette viande assez laborieux...
Il est très rare qu'un Yhal se montre hostile. Cela peut néanmoins arriver qu'une mère choisisse de défendre son petit si elle sent que vous l'approchez de trop près et que celui-ci ne peut pas s'échapper. Cela reste cependant une occasion inédite, car la plupart préféreront s'enfuir et attendre la prochaine saison des amours pour refaire une portée.


Capacités
Les Yhals peuvent, dans une moindre mesure, changer la pigmentation de leurs extrémités de sorte à métamorphoser leurs couleurs éclatantes pour un verdâtre marron davantage de mise lorsqu'on simule une plante... Autrement, ils n'ont aucune capacité particulière outre leur aptitude à voler, et leur surprenante vivacité digne d'une carpe lorsqu'ils doivent esquiver. Ils volent d'ordinaire à une allure de croisière, sont incapables de vitesse car ne possèdent pas les membres pour.


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 19:09, édité 1 fois
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Bolgokh
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Mer 9 Mar - 18:47
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Tagta


Artiste : Rafael De Guzman

Longévité
Leur durée de vie maximale est de 10 ans, mais il est rare qu’un individu dépasse les six ans d’existence.


Localisation géographique & mode de vie
Les Tagtas font partie de ces rares espèces invasives qui ont progressivement colonisé chaque recoin d’Irydaë. Ils se sont adaptés à la plupart des milieux -mis à part les plus extrêmes cela va sans dire- et suivent l’homme à travers toutes ses péripéties. En effet, il s’agit d’une espèce essentiellement urbaine, c’est-à-dire qu’on ne la retrouve pratiquement jamais dans les campagnes ou forêts : ils ont fait des villes leur fond de commerce. Ils vivent en masse dans nos capitales, lieux-dits et villages, et privilégient les constructions solides, propices à la nidification. Ils logent la plupart du temps sous les toits si la charpente le permet, mais ne sont pas plus dérangés que cela de dormir sur les bordures des bâtiments, les branches hautes des arbres, ou sur tout autre support qui leur permettrait de se soustraire à tout danger qui rôderait au sol. Il faut savoir qu’il s’agit d’une espèce à la pointe de l’adaptation, ils sont capables de renier leurs plus ancestraux instincts pour se contraindre à un nouveau paramètre immédiat. De fait, alors que les Tagtas étaient autrefois carnivores, ils sont aujourd’hui tout à fait omnivores. Ils raffolent des détritus et de tout ce qu’ils peuvent trouver dans les déchets rejetés par les hommes, ne rechignant pas à dévorer de vieux morceaux de semelle jusqu’à la plus délicieuse des cuisses de poulet ! Leur estomac extrêmement puissant parvient à digérer les matières solides, tel que le bois, même si cela ne va pas jusqu’aux métaux, très désagréables sous les dents.
Les Tagtas sont semblables aux pigeons sur de nombreux points. Ils ne possèdent pas à proprement parler de réseau social car leur « société » s’organise en réalité autour de la loi du plus fort et du chacun pour soi. Même s’ils volent et agissent en groupe, ce n’est généralement que dû au fait que lorsqu’il y a de la nourriture quelque part, tous les autres Tagtas en repèrent la source et se livrent alors à un rapt chaotique et forcené pour soutirer aux autres sa part du gâteau. Ils reconnaissent en revanche lorsqu’un individu est plus fort qu’eux et malgré quelques tentatives d’intimidation, laissent le concerné prélever en premier sa nourriture. Il est à noter que leur organisme ne leur permet pas d’expérimenter la sensation de satiété. Du coup, l’une des causes coutumières de mort chez les Tagtas et l’indigestion par l’ingestion trop dense de nourriture : ils sont incapables de savoir quand s’arrêter, et absorbent généralement tout ce qui se trouve à leur portée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien au périmètre. Heureusement pour la survie de l’espèce, le nombre incalculable de Tagtas évoluant dans la même ville est tel que leur nombre suffit à opérer un certain partage de la nourriture.
Très au fait de leur présence et des problèmes que celle-ci engendre, les êtres humains font de leur mieux pour réguler leur population. Il est formellement interdit dans la majorité des cités de les nourrir, ou de laisser à découvert les déchets lorsque le problème se fait trop omniprésent. Il faut savoir qu’ils produisent de grande quantité de guano fortement corrosif, ce qui est passablement dérangeant pour la tenue des bâtiments. Sans parler des dégâts qu’ils peuvent occasionner pour la construction du nid !


Reproduction
Les Tagtas se reproduisent au printemps venu, comme tout autre volatile qui se respecte. Sa nature reptilienne n’a pas vraiment modifié son comportement. Les mâles s’adonnent à une savante parade nuptiale durant laquelle ils gonflent le poitrail, étendent leurs ailes et font cliqueter les os de leur mâchoire proéminente. Ils sautillent ensuite autour de la femelle jusqu’à ce qu’elle celle-ci daigne leur accorder une once d’attention. Les couples sont très rarement durables, chaque individu pouvant s’accoupler avec cinq à six partenaires dans la journée. Fait étonnant, la femelle peut ensuite donner naissance à une progéniture de plusieurs pères différents !
La femelle Tagta, une fois fertilisée, creuse dans les charpentes à l’aide de sa dentition des trous béants dans lesquels elle installera sa couvée. Elle compose son nid de copeaux de matériaux et autres détritus, utilisant la structure des maisons comme protection. Elle peut pondre jusqu’à six œufs, et les couve par intermittence jusqu’à ce qu’ils éclosent, s’absentant régulièrement pour se sustenter. Mis à part lorsqu’elle est sur son nid, les recherches ont prouvé que la notion d’instinct maternel était quasiment absent des gênes de la femelle. Elle les nourrira certes jusqu’à ce qu’ils soient en mesure d’être indépendants, mais s’en détachera sans le moindre soucis. Par ailleurs, les petits ne quittent pas le nid dès lors qu’ils savent voler : ils s’éloignent environ six mois après, à leur majorité sexuelle.


Caractéristiques physiques
Les Tagtas sont recouverts d’une mince couche d’écailles, presque souple, et aisément transperçable. Elle les protège en revanche des fortes intempéries et sèche très rapidement une fois humidifiée. Cela leur suffit amplement en terme de carapace. Ils disposent d’ailes dont la structure osseuse est très proche de celle des chauves-souris, mis à part qu’elles ne leur servent qu’en vol, et non en tant que membres locomoteurs une fois à terre. Elles sont pourvues d’une membrane veineuse qui leur offre une grande palette de possibilités en terme de virages serrés ou de vol stationnaire, mais ne propose pas des vitesses hallucinantes, bien au contraire. Leur cage thoracique tout comme leurs mâchoires sont extensibles, c’est-à-dire que les os se déploient pour doubler, voire tripler parfois de taille selon la volonté du Tagta. Ce sont les os les plus durs de son corps, et vous verrez plus souvent des Tagtas aux ailes brisées qu’au museau écrasé ! Ils disposent également d’épines dorsales de part et d’autre de leur crâne, davantage présente pour la parade nuptiale qu’à titre de réelles armes naturelles. Il arrive toutefois que le Tagta se serve d’elles ainsi que de la rudesse de son crâne pour foncer contre les autres mâles…
Leur dentition est ce qu’il y a le plus à craindre. Elle leur permet de fourrager la terre comme le bois ou la pierre afin d’y construire leur nid. Autrement, il arrive que lorsque certains touristes étourdis les acculent trop pour leur chercher des noises, ceux-ci écopent de sacrées morsures aux jambes ou aux bras. Au mieux, vous ne sentirez qu’un pincement sec. Au pire, ils repartiront avec un sacré morceau de votre chair. Néanmoins le Tagta n’étant pas une créature sournoise, il ne s’agit ici que de défense ultime lorsque la fuite n’est pas envisageable et qu’ils se sentent réellement menacés. La vue est ce qu’il y a de plus prononcé chez eux. Leur pupille leur permet de visualiser un détail à plus d’un kilomètre de là, si la visibilité le permet. Elle propose un agrandissement de l’image à l’animal, si celui-ci repère quelque chose d’intéressant, et peut cibler particulièrement toute trace de nourriture. Leur odorat n’est pas non plus à négliger, mais leur ouïe est tout à fait lambda. Enfin, contrairement à bien des idées reçues, les Tagtas se débrouillent très bien au sol. Leurs pattes longues et osseuses, dotées de griffes qui n’ont pas à rougir, sont parfaitement capables de courir sur pas mal de mètres.


Taille
Les Tagtas adultes oscillent entre 30 et 35 centimètres pour 70 d’envergure.


Caractéristiques psychologiques
Sans être un parangon d’intelligence, le Tagta est souvent plus intelligent qu’on ne l’imagine. Livré à lui-même, l’individu est capable de s’adapter à beaucoup de situations et de rivaliser d’ingéniosité pour récupérer un morceau oublié d’aliment coincé quelque part. Cependant, une fois en groupe, oppressé par la concurrence vorace et la nécessité de prélever son dû avant les autres, le spécimen perd de vue toute notion de danger éventuel ou d’intelligence et peut se jeter tout droit dans la gueule du loup sans en avoir conscience. Ainsi, bon nombre de Tagtas meurent le plus stupidement du monde, voire s’handicapent pour le reste de leur existence. Mis à part cela, il ne s’agit pas d’une espèce dangereuse à proprement parler, malgré ses capacités de nuisance. Ils ne sont pas sournois, ni entêtés, et sont en vérité complètement opportunistes ! En revanche, ils sont plutôt patients, surtout quand il y a de la nourriture à la clé. Ils ne sont pas non plus timides, et n’hésitent pas à s’approcher très près des êtres humains pour lorgner leurs encas.


Capacités
Rien de particulier à noter si ce n’est qu’à cause de leur régime alimentaire les Tagtas véhiculent toutes sortes de maladies. Il est très déconseillé de les toucher, et une blessure doit être immédiatement désinfectée. En outre, même si leur viande n’est pas mauvaise quoique un peu sèche, il faut au préalable la cuire très longtemps pour éliminer le plus de bactéries possible.


Dernière édition par Bolgokh le Sam 9 Avr - 19:09, édité 1 fois
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Bolgokh
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Jeu 31 Mar - 2:19
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
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Chono


Artiste : Bobby Chiu

Longévité
Entre 24 et 25 ans s’ils survivent aux prédateurs.


Localisation géographique & mode de vie
Le chono est une espèce plutôt commune d’Irydaë, en cela qu’il est aisé d’en rencontrer si tant est que vous fréquentiez les bonnes zones géographiques. On les trouve majoritairement sur les côtes froides à tempérées, les chonos ayant une sérieuse tendance à bâtir des colonies près des villes portuaires. Ils ne supportent que très difficilement la chaleur tandis que le froid, même le plus extrême, leur est plutôt indifférent. De fait, alors qu’il n’est pas rare d’en croiser dans les rues une fois l’hiver venu, ils s’amassent tous près des plages en été afin de ne jamais quitter tout à fait et trop longtemps la fraîcheur bienfaisante de l’eau. Ils peuvent également migrer vers des océans plus lointains si la température se fait trop élevée, notamment dans les bourgades les plus à proximité d’Ekhlen. Vous l’aurez sans doute compris, le chono est un animal plutôt familier de l’homme puisqu’il a appris à compter sur lui pour sa survie. Autrefois tout ce qu’il y a de plus sauvages, ils ont progressivement découverts que les êtres humains jetaient absolument tout et n’importe quoi et qu’il était vraiment très facile de se nourrir en chapardant leurs déchets. Ils ont donc tiré parti de leur faculté à évoluer autant sur mer que sur terre, et s’aventurent régulièrement dans les rues une fois le crépuscule venu dans le but de récupérer les éventuels restes qui traîneraient. Attention toutefois à ne pas les confondre avec les Tagtas, qui leur mènent tout autant la vie dure : ils sont infiniment moins nombreux, sont plus discrets et craintifs que leurs adversaires urbains.
Ils passent le plus clair de leur journée à végéter en nombre sur les plages ou ports, mais ne sont pas nuisibles pour autant à la pêche de proximité. Les professionnels ont ainsi appris à suivre les Chonos affamés pour trouver les meilleurs bancs de poissons, que les prédateurs forcent à remonter à la surface avant de les gober. L’homme et l’animal ont de cette manière peu à peu construit une forme d’alliance, aidés parfois des dauphins selon les régions. Il est par conséquent plutôt bon signe pour une ville portuaire d’avoir des chonos en résidence ! En période de carence ou par facilité, l’espèce aura tendance à s’introduire dans les quartiers de la ville, de préférence durant les heures où les badauds se font rares. Nombreux sont les habitants à les trouver mignons et à apprécier leur compagnie, et donc à les nourrir volontiers. Les chonos auront tendance à toujours revenir au même endroit si vous les nourrissez à heure fixe ! Combien de boulangeries, charcuteries, et autres commerces tenus par un patron un peu trop généreux, se seront vus envahir de chonos enthousiastes une fois la nuit tombée ? On peut dire qu’ils sont omnivores, malgré leur régime originel qui se constituait essentiellement de poisson. Cela reste leur met préféré, mais ils ne rechignent à manger aucun aliment.


Reproduction
Les chonos restent fidèles à leur partenaire à l’échelle d’une vie, mis à part cas particulier où celui-ci disparaîtrait en cours de route. La nature faisant bien les choses et dans un soucis de reproduction, l’individu restant ressentira très vite le besoin de reformer une famille et se mettra en quête d’un nouveau partenaire. La saison des amours est très bruyante pour les villes portuaires car les chonos, amassés sur les plages par grands groupes, s’adonnent à divers sons allant du grognement à un cri répétitif décuplé par le nombre de représentants. Heureusement celle-ci ne dure pas très longtemps, tout au plus une semaine, le temps pour chaque membre de la colonie de s’isoler avec son partenaire du moment. A l’occasion, ils peuvent également jouer dans l’écume des vagues et il n’est pas rare de les voir parader et se charmer à grand renfort de sauts et autres acrobaties aquatiques et fantaisistes. Tout comme le kangourou, la femelle dispose d’une poche ventrale destinée à accueillir le nouveau-né à sa naissance, vingt-neuf jours plus tard, dans laquelle il grandira progressivement jusqu’à ses trois mois. Durant ce temps-là, la femelle ne peut alors plus atteindre l’eau, du moins ne peut-elle s’immerger trop car le liquide risquerait de s’engouffrer dans sa poche et noyer sa progéniture dont les poumons ne sont pas encore assez développés. Ce sont alors les mâles qui se chargent de la protection et de sustenter la famille en effectuant des allers-retours incessants entre la mer et la plage. Les petits sortent de la poche ventrale une fois passés ces fameux trois mois et tèteront leur mère jusqu’à leur un an, après quoi ils acquerront leur totale indépendance. La femelle ne peut ainsi avoir qu’un seul petit par portée, et dû à un phénomène inexplicable, elle ne pourra donner toute sa vie naissance qu’uniquement à des femelles ou qu’uniquement à des mâles, et non les deux selon les hasards de la génétique.


Caractéristiques physiques
Une épaisse couche de graisse isole leurs organes des températures extrêmes, leur permettant de plonger jusqu’à 400 mètres de profondeur et de résister à un froid polaire. Leur queue légèrement aplatie et arrondie sert tout autant de nageoire à propulsion que d’appui s’ils doivent sur la terre ferme utiliser leurs pattes arrières. Ces dernières sont très longues et arquées et leur permettent de sauter jusqu’à deux mètres cinquante de hauteur pour les plus entraînés, mais sont relativement maladroites pour la course pure : ils ne peuvent ainsi se déplacer que par bonds successifs, mais plutôt rapides. C’est dans l’eau qu’ils sont les plus vifs, et utilisent leurs membres avant comme des nageoires directionnelles, de même que les proéminences sur leurs dos qui ont la même utilité qu’un gouvernail. S’ils n’ont pas beaucoup d’endurance, ils peuvent grâce à cet appareillage se propulser à une vitesse vertigineuse sur plusieurs mètres, ce qui est très pratique pour attraper les poissons ! Le dessus de leur corps est recouvert d’un pelage imperméable d’un bleu nuancé, tandis que le dessous du corps est constitué d’étroites écailles ainsi que d’un ventre blanc. De la sorte, les poissons qui évoluent au-dessus d’eux ne peuvent les distinguer du fond marin, et inversement les proies situées en-dessous confondent leur ventre avec la lumière réverbérée du soleil. Leurs yeux se recouvrent sous l’eau d’une mince pellicule protectrice, leur accordant une très bonne vue autant marine que terrestre. Ils disposent également d’un flair proche de celui du chien, utilisable uniquement sur terre, leurs narines pouvant se refermer hermétiquement lorsqu’ils plongent. Enfin, ils disposent de beaucoup de dents relativement plates aptes à broyer les arrêtes les plus récalcitrantes. Les chonos sont par conséquent une belle preuve d’évolution mixte et amphibienne !


Taille
Les adultes peuvent aller jusqu’à un mètre de hauteur.


Caractéristiques psychologiques
Les chonos sont semi-sauvages. On peut les approcher dans une certaine mesure, les caresser à force de patience et de subterfuges, mais ils resteront tout de même toujours en alerte à proximité d’un être humain ou même d’une autre espèce animale qu’ils perçoivent comme des prédateurs. Ils sont craintifs de caractère quoique plutôt chaleureux et joyeux, et éviteront toujours dans la mesure du possible de se retrouver coincer quelque part, comme dans une maison par exemple. Ils ne sont pas violents mais peuvent agir sous le coup de la terreur s’ils se sentent bloqués, utilisant leur formidable détente pour repousser l’adversaire le plus loin possible, voire mordre s’il le faut. Néanmoins, et surtout lorsqu’ils sont dans leur milieu naturel aquatique, les chonos semblent considérablement baisser leur garde et il est déjà arrivé plusieurs fois de les voir nager avec les baigneurs ou batifoler joyeusement près des pêcheurs. En fait, tant que vous sentez le poisson et qu’ils sont dans l’eau, il est probable que vous puissiez devenir pour un temps leur meilleur ami… Sur la terre ferme ils n’auront aucun scrupule à prendre la nourriture que vous leur tendrez, mais prendront le temps de l’identifier et d’être certains que ce n’est pas un coup fourré.


Capacités
Rien de spécifique à noter, mis à part l’existence d’un semblant de sonar très utile pour repérer les bancs de poissons près des côtes.
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Bolgokh
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Sam 3 Sep - 17:34
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Matar


Source : X-Legend Entertainment

Longévité
90 ans pour les femelles et jusqu’à 80 ans pour les mâles.


Localisation géographique & mode de vie
Les matars ont fait de l’évolution pour la survie leur plus grande spécialité. Ils se sont adaptés à un milieu naturel pour le moins extrême et ont appris à changer de forme pour en tirer pleinement partie. Rares sont les espèces aussi retorses que celle-ci et réchapper d’une rencontre avec l’un d’entre eux peut relever soit de la chance soit d’une connaissance aiguisée du spécimen… Leur régime alimentaire était originellement carnivore mais s’est vu progressivement décliné en un menu omnivore. C’est bien simple : ils ne se refusent rien de ce qui peut éventuellement être digéré, et s’il y a de la viande, c’est tant mieux. Il n’est donc pas surprenant qu’un matar avale de la verdure, voire même des morceaux de roche s’il le faut. Il faut bien comprendre qu’ils vivent essentiellement dans des régions polaires aux températures extrêmes où tout est recouvert d’une épaisse couche de glace, de neige et de blizzards incessants. Rares sont les proies vivantes, davantage encore une présence de flore. Pour parer à ce manque flagrant de ressources, le système digestif du matar s’est adapté pour dissoudre une mince quantité de minéraux et permettre à son propriétaire de survivre encore une poignée de jours. Ce n’est toutefois pas une solution viable et l’animal ne sera pas capable d’en manger des quantités infinies sous peine de souffrir de trop grandes carences. Malgré sa taille imposante le matar ne se nourrit de toute façon que très peu et n’a pas besoin d’énormément d’apport énergétique pour satisfaire ses besoins quotidiens. Son régime alimentaire se constitue donc en priorité d’eau, qu’il absorbe en continue sous toutes ces formes. Il s’agit là de la seule denrée dont il ne peut se passer, avalant chaque jour jusqu’à dix litres pour alimenter son système biologique.
Toujours dans cette logique d’adaptation extrême, cette espèce affectionne aussi bien le milieu terrestre qu’aquatique. Ils sont amphibiens, et peuvent s’immerger totalement dans les grands lacs gelés et les bordures d’océan près des banquises pour chasser toutes sortes de proies. Ils peuvent tenir en apnée durant près de trois heures sans l’ombre d’un problème et se plaisent à se tenir en embuscade près des lieux de restauration traditionnels des autres animaux : ainsi, dès que l’un passe à portée de crocs, ils jaillissent de l’eau ou d’un tas de neige et de glace dans lequel ils s’enterrent pour le tuer. Lorsqu’il est tout à fait immobile un matar devient quasiment indécelable à l’œil nu du fait de ses nuances en accord parfait avec son milieu. S’il tient suffisamment longtemps un individu peut alors même attraper poissons et mammifères qui passeraient à sa portée sous l’eau. Ils ne nagent pas extrêmement vite sur la longueur, mais sont agiles et peuvent surtout se propulser sur une courte distance à une vitesse de plus de 50 km/h grâce à leur puissante queue. Ils ne vivent pas nécessairement en communauté, privilégiant la chasse en solitaire pour optimiser leurs chances d’être bien nourris. En revanche, il n’est pas rare qu’un bon point de chasse attire tous les opportunistes des environs, et ils leur arrivent alors de s’ignorer voire de faire équipe dans le meilleur des cas. Même si le partage de la proie abattue reste l’objet d’une bataille violente où tout précédent accord est soudainement oublié.


Reproduction
Chez les matars, c’est en général la femelle qui domine en matière de reproduction et d’endurance. Ce n’est pas tout à fait le cas lors de la chasse où le mâle, malgré sa petitesse, parvient à imposer en partie sa loi. Mais dès qu’il s’agit d’autre chose, il laisse en général la femelle prendre les décisions. C’est par conséquent elle qui choisit si un matar ferait un bon partenaire pour elle ou non. D’ordinaire solitaire, le couple peut alors se fréquenter et évoluer sur le même territoire durant plusieurs mois jusqu’à l’accouplement. Cet instant fatidique est très complexe à gérer pour le mâle, puisque dans la majorité des cas, une fois son affaire faite, la femelle tentera presque immédiatement de le tuer par de violents coups de crocs. Puis elle dévorera en toute allégresse son cadavre afin d’optimiser les chances de sa progéniture par l’apport de cette ressource énergétique puissante : les œufs qu’elle conçoit seront plus résistants et les petits plus vifs dès la naissance. Les femelles matars creusent des nids sous la glace et y pondent leurs œufs dans le but de les protéger des maraudeurs. Elles les veillent jalousement jusqu’au centième jour où les petits sortent de l’œuf. Elles s’en désintéressent alors immédiatement et retournent à leur vie sauvage... Sur une possibilité de 4 à 6 œufs, seuls deux survivront aux prédateurs jusqu’à l’âge de leur maturité.


Caractéristiques physiques
Les matars disposent de trois formes grâce à leurs étonnantes capacités physiques. La première est leur forme originelle lorsqu’ils sont au repos. Il s’agit de grands reptiles à quatre pattes motrices dotés d’une longue queue extrêmement musclée. Ils parviennent à conserver une température interne décente grâce à un système d’isolation ingénieux : ils disposent de veines spécifiques au transport d’une eau à moyenne température qui circule juste sous leur peau et crée une couche liquide qui absorbe tous les grands différentiels de température pour protéger les organes. De fait, lorsqu’ils sont blessés les matars saignent à la fois de l’hémoglobine et un liquide bleuté pailleté d’argent, qui représente cette eau modifiée par leur organisme. Ils peuvent déplacer leurs poumons à l’arrière de leur corps pour améliorer leur apnée, et à contrario, les yeux et les narines sont placés tout à l’avant du museau à une distance quasi infinitésimale. Cela leur permet de laisser poindre juste le bout de celui-ci hors de l’eau et de pouvoir faire un repérage immédiat des environs sans être repérés. Le crâne est recouvert de plaques de cartilage qui s’agencent parfaitement pour augmenter la pression exercée par les mâchoires et la vitesse à laquelle elle peut se refermer. La plupart des scientifiques s’accordent à dire qu’il détient un record dans l’art de refermer la gueule sur ses proies : c’est un réflexe quasiment instantané. Habitués à évoluer dans un milieu extrêmement lumineux et sujet aux réverbérations, leurs yeux sont fins et naturellement plissés, taillés en fente pour filtrer la trop grande luminosité et se concentrer sur les mouvements. La conséquence directe est que leur angle de vue est très minimal, ils ne peuvent pas voir très loin et se retrouvent quasiment aveugles dans une luminosité lambda ou durant la nuit. Sous cette forme ils sont très vifs, et peuvent effectuer des bonds en avant assez spectaculaires et lestes grâce à leurs très larges épaules et leur queue qu’ils écrasent au sol pour se projeter. Ils ne savent pas courir sur les longues distances et ont une démarche très chaloupée à cause de leurs membres postérieurs presque atrophiés.
En condition d’attaque, ils sont capables de prendre une seconde forme beaucoup plus agressive. S’ils ne sont pas parvenus à prendre leur cible par surprise, ils passent alors en mode offensif en une poignée de secondes. En transformant l’eau de leur organisme en morceaux de glace solides, ils se couvrent d’un manteau de piquants et de plaques protectrices glacées sur toute l’arrête dorsale, le poitrail, les pattes avants et bien sûr la queue. Celle-ci est leur atout majeur puisqu’elle peut causer d’effroyables dégâts contendants tout en transperçant les matériaux les plus résistants. Cette glace un peu particulière provoque de graves brûlures par le gel et est très difficile à briser. Elle encombre toutefois assez leurs mouvements pour qu’ils se transforment en forteresse lente : ils troquent la vitesse contre la résistance et les dégâts massifs. Ils ne peuvent pas recomposer éternellement cette forme s’ils subissent des dégâts, car l’eau de leur corps est vitale et n’est pas éternelle, à moins qu’ils aient le temps de mâcher la neige et la glace autour d’eux pour refaire leurs réserves.
Leur troisième forme n’est utilisée qu’en cas de mort imminente, dans une ultime tentative d’inverser la tendance et de s’en sortir. Si leur seconde forme est anéantie, ils peuvent entrer dans un état d’instinct de survie hystérique et aveugle. Leur poitrail et la peau de leur ventre se distordent et enflent jusqu’à les transformer en une énorme boule d’air dilatée, ne pouvant se mouvoir que très difficilement mais presque impossible à approcher : ils projettent en continue par leur gueule au sommet de cet amas une pluie de glace autour d’eux et d’eau sous très haute pression. Cela suffit à tuer un Homme sur le coup si vous êtes trop près et ne parvenez pas à essuyer ce feu nourri. Cet état ne dure qu’une dizaine de minutes avant que le matar ne recouvre sa première forme, totalement épuisé au sol et incapable de réellement bouger avant plusieurs heures.


Taille
Entre 2 mètres 50 et 3 mètres de hauteur selon les individus. Les femelles sont en général beaucoup plus imposantes que les mâles.


Caractéristiques psychologiques
Les matars sont d’un tempérament hostile et agressif. Ils ne se posent pas en général la question de savoir qui vous êtes et ce que vous voulez : ils attaquent et décident ensuite si votre chair à bon goût ou non. De toute façon dans la majorité des cas vous ne les verrez pas venir, à cause de leur aptitude à la dissimulation. Ce sont de viles créatures qui n’ont qu’un but dans leur existence : survivre en écrasant toutes les espèces alentours, peu importe les moyens. Il n’est d’ailleurs pas rare d’assister à du cannibalisme en cas de graves disettes, et encore moins d’assister à des combats entre spécimens, tout sexe confondu. Néanmoins ce ne sont pas des animaux idiots, et ne sont pas aussi spontanés et téméraires que les croyances populaires veulent bien le dire. Au contraire, le matar réfléchit face au danger et tente de le contourner pour s’offrir la victoire. Il cherchera à vous évaluer, décrypter vos faiblesses et n’en fera qu’une bouchée. Ce sont d’effroyables combattants justement pour cette étincelle d’intelligence qu’ils développent une fois passée la première tentative de vous attaquer par surprise… Il n’est donc pas impossible de les impressionner suffisamment pour les faire reculer, voire fuir. Mais cela reste un exploit quasiment irréalisable, à moins d’utiliser le feu qui reste leur ennemi naturel. Dans le meilleur des cas le matar peut vous reconnaître comme un adversaire de valeur et parer son combat d’un certain respect. Ce ne sera cependant pas vraiment à votre avantage, puisqu’il ne s’en battra que plus redoutablement et avec d’autant plus d’énergie.


Capacités
Son cuir est invulnérable au froid et offre une protection totalement isolante des températures les plus basses. Sa glace une fois correctement prélevée est utilisée couramment pour améliorer les armes d’arrêtes tranchantes et de couches contondantes à la fois très résistantes et aux capacités de brûlures poussées. Qui plus est, elle ne commence véritablement à fondre qu’au-delà des trente-cinq degrés si elle n’est pas correctement protégée, grâce aux modifications apportées par l’organisme du matar lors de sa conception. Elle est néanmoins très dure à récupérer puisqu’il faut pour cela achever le matar lorsqu’il est dans sa deuxième forme, à moins de parvenir à en briser des morceaux avant qu’il ne laisse tout fondre pour opérer sa troisième forme. Il est également à noter que la coquille de leurs œufs est absolument magnifique et coûte une véritable fortune sur le marché. Elle se pare d’une surface suffisamment polie pour renvoyer tous les reflets, surmontée d’une fine couche de nacre et de poussière de glace aux multiples facettes. Un bijou dans cette matière vaut une véritable fortune et possèderait des propriétés porte-bonheur qui plaisent particulièrement aux Dames.
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Bolgokh
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Lun 12 Sep - 19:03
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Griffon


Artiste : Sung Choi

Longévité
100 ans à l’état sauvage, 120 s’ils sont apprivoisés.


Localisation géographique & mode de vie
Les griffons fréquentent les climats tempérés à tropicaux. Ils affectionnent tout particulièrement les milieux montagneux ou à la rigueur les forêts méridionales aux espaces suffisamment dégagés pour l’envergure de leurs ailes. Par extension, ils se méfient des jungles profondes où ils ne feraient que s’empêtrer mais trônent comme des rois au-dessus des frondaisons des arbres et près des falaises. En d’autres termes il s’agit d’une espèce plutôt polyvalente en matière de milieu, qui n’a pour unique crainte que des températures extrêmes avoisinant les -20 degrés ou au-dessus des 40. Ils sont particulièrement sociables et aiment à nidifier en colonie d’une quinzaine d’individus. S’ils ne sont pas agressifs lorsqu’ils sont en groupe, un griffon sauvage isolé peut rapidement se sentir menacé et en venir aux armes : voyageurs naïfs, n’approchez pas de trop près l’un de ces majestueux animaux, à moins d’être certain de n’afficher aucun comportement hostile. En effet, l’espèce étant régulièrement apprivoisée par l’Homme depuis de nombreuses années, beaucoup oublient qu’il subsiste des spécimens à l’état sauvage et que ceux-ci ne distinguent pas réellement le tour de cuisse d’une demoiselle d’une bonne escalope tartare… Ils sont néanmoins tout particulièrement appréciés de certaines tribus my’träns en guise de monture, et les colonies sont tellement habituées à frayer avec l’être humain que toute une kyrielle d’histoires relatent des sauvetages bienheureux de leur part.
Les griffons ne sont pas fondamentalement carnivores. Bien au contraire, leur régime alimentaire de base se constitue en premier lieu de fruits et d’insectes, au gré des ressources naturelles présentent autour d’eux. Ils sont donc omnivores et n’hésitent pas à goûter toutes sortes de mets différents pour optimiser leurs chances de survie. La chasse toutefois ne survient qu’en dernier recours, les griffons répugnant la plupart du temps à ôter la vie à une créature vivante du fait de leur compréhension aiguë des consciences. Ce sont des aviateurs hors pairs capables d’atteindre des prouesses en matière d’acrobaties aériennes et le vent semble toujours s’écouler dans leur sens. Les populations locales ont rapidement pris pour habitude de les appeler par jeu les « dauphins des cieux », car il n’est pas rare de voir des griffons s’ébattre joyeusement entre les nuages ou frayer avec des vitesses de pointe étonnantes en formation serrée. Ils communiquent rarement entre eux par le biais de sons, mais lorsqu’ils le font, ce sont des pépiements et des stridulations nuancées qui viennent souligner ce qu’ils se transmettent par pensées.


Reproduction
La parade nuptiale débute au sol pour l’espèce. Ils se choisissent en général un seul partenaire sexuel pour la vie, mais ne s’interdisent pas d’aimer et d’affectionner tous les autres membres de leur colonie. Le mâle gonfle ses plumes au maximum pour charmer sa belle, et si aucun autre ne désire lui voler la vedette, celle-ci finit par accepter sa compagnie d’une inclinaison de la tête. Les deux individus se jouent alors plusieurs révérences à tour de rôle, ce qui est la fois très déroutant et assez gracieux à observer. Les deux partenaires s’envolent ensuite pour s’éloigner de la colonie durant plusieurs jours, comportement qu’ils reproduiront à chaque saison des amours afin de s’accoupler loin de l’agitation des leurs. Il est possible de distinguer dans un vol collectif quels griffons sont partenaires de vie car le bout de leurs ailes se frôleront toujours tandis que la famille se tiendra à un ou deux centimètres de distance.
La femelle pond entre deux et trois œufs dans un nid que le couple confectionne à des hauteurs vertigineuses. Il s’agira soit du sommet d’un grand arbre, soit d’arrêtes escarpées en altitude sur le flanc d’une montagne. Le nid est ainsi placé à l’abri des prédateurs terriens. La femelle couve durant une cinquantaine de jours pendant lesquels le mâle et les autres membres de la colonie qui ne s’accouplent pas (vieux et jeunes) l’aident à se nourrir. Une fois la progéniture née, le couple chasse à tour de rôle de sorte qu’il y ait toujours un parent capable de les protéger de tout danger. Dans la majorité des cas les petits tentent leur premier vol après dix semaines, encouragés par le reste de la colonie qui voltige dans les alentours. Il est tout à fait possible pour un jeune griffon de changer de colonie s’il le désire, en général les autres groupes ne sont pas trop hostiles aux nouveaux venus ou finissent par l’intégrer de façon naturelle. Toutefois, il est rare qu’un individu change par la suite de colonie une fois la sienne trouvée.
Il est intéressant de noter qu’une fois un certain stade de vieillesse atteint et la mort approchant, les griffons se rendent tous s’ils le peuvent dans plusieurs endroits clés cachés qu’ils élisent comme cimetière commun. Des griffons de tous les horizons viennent s’y échouer et laisser leurs os, toute colonie confondue. Quatre ou cinq lieux de cet acabit ont été découverts à travers le monde.


Caractéristiques physiques
Les griffons ne disposent que de quatre membres comparé aux dragons par exemple dont les ailes sont séparées des membres locomoteurs standards. Leurs pattes avant ont évolué sous forme d’ailes dotées d’une petite plaque de cartilage au niveau du coude dans le but de leur permettre d’y prendre appui. Ils se déplacent alors au sol exactement comme des chauves-souris, le poids de leur corps réparti entre le coude de leurs ailes et leurs pattes arrières. Ces dernières sont d’ailleurs assez longues et permettent au griffon une excellente prise préhensible, l’espace entre son talon et la pointe de ses serres étant très large, donc augmentant considérablement son équilibre. Cet agencement est d’une grande praticité pour se poser à flanc de montagne, sur falaises escarpées et globalement tout ce qui est surface verticale ou instable. Leur queue, quant à elle, fait exactement la même longueur que le reste du corps et se termine par un panache de plumes duveteuses utilisées en guise de gouvernail une fois en vol. Les griffons peuvent également s’en servir comme fouet s’il faut déstabiliser ou intimider un prédateur, le but étant bien sûr de protéger les ailes et le poitrail de toute attaque mortelle. Leur bec est beaucoup plus aiguisé qu’il n’y paraît et peut transpercer le tronc d’un arbre sur une mince épaisseur afin d’en faire sortir les insectes croustillants ou creuser la carapace des fruits les plus durs. Enfin, leurs plumes disposent d’une particularité très intéressante en vol. Outre le fait qu’ils peuvent redresser leur crête à volonté ou gonfler leur plumage, ce dernier est très dense au niveau des ailes et la surface de chaque plume est velouté pour étouffer un maximum de sons dus au frottement de l’air. L’amplitude très grande de leurs ailes et le fait qu’ils puissent les battre très lentement tout en se maintenant en vol leur permet d’approcher un silence quasiment total lorsqu’ils se déplacent. C’est peut-être pour cette raison que les colonies ont développé la télépathie, dans l’optique de chasser en groupe sans avoir à communiquer par le bruit et donc trahir leur position. Leurs os sont également très légers et ne les rendent pas particulièrement résistants aux coups. S’ils peuvent atteindre des vitesses considérables, ils restent très peu endurants et préfèrent vider leur énergie d’une seule traite plutôt que de l’économiser dans des vols paisibles. C’est une véritable prouesse que de parvenir à réguler l’enthousiasme de son griffon…


Taille
2 mètres au garrot pour un spécimen lambda. Les plumes jouent pour beaucoup dans leur taille imposante, car elles leur permettent de se gonfler énormément pour impressionner l’adversaire.


Caractéristiques psychologiques
Les griffons sont de joyeux lurons qui apprécient la bonne compagnie et aiment s’amuser. Ils semblent savourer l’existence mieux que n’importe quelle espèce et sont capables de jouer en groupe dans les airs des heures durant. Ce sont également des animaux très contemplatifs qui aiment les siestes au soleil mais également observer la pluie tomber d’un air pensif. On ne sait pas très bien au final ce qu’il se passe dans leur boîte crânienne mais ils ont maintes fois fait preuve d’une intelligence remarquable, surtout lorsqu’il s’agit de griffons apprivoisés sur plusieurs générations. L’une des théories centrales autour de ce phénomène se fonde sur leurs aptitudes télépathiques : en contact rapproché avec l’Homme le griffon finirait par acquérir des rouages de pensées qui lui sont propres, voire comprendre bon nombre de mots ou saisir certains systèmes relationnels. Il est même arrivé par le passé qu’un maître ait progressivement rendu son griffon pingre à force de l’influencer par contacts télépathiques répétitifs ! Pour sa défense, il faut savoir qu’à l’état naturel l’espèce possède déjà un certain intérêt envers les belles choses. Toutefois celles-ci ne sont pas faites d’or, mais davantage de pierre sculptée, et autres produits de l’artisanat humain ou de la magnificence de la nature. Offrez à votre griffon un harnais de cuir finement ouvragé ou un splendide carré de tissu brodé, et il n’aura d’yeux que pour vous.
Cette intelligence et cette bonne humeur étranges s’accompagnent malheureusement d’un caractère lunatique. Ils sont versatiles, ne s’attachent que très peu et changent régulièrement d’humeur avant même que vous ne vous en soyez aperçus. Ils aiment énormément la liberté et le sentiment d’euphorie qu’un vol sauvage leur procure, il est par conséquent extrêmement difficile de les lier à un maître à temps complet, et encore faut-il être en mesure de ne pas totalement les brimer sous peine de les tuer à petits feux. Ils prendront bien souvent leurs propres décisions en vol ou dans la plupart des situations, n’obéissant aux ordres que s’ils se font sur un rapport amical et non maître à monture. Faites partie de leur colonie, soyez leur famille. Vous obtiendrez vingt fois plus de résultats qu’en essayant de les assujettir.


Capacités
Les griffons sont des créatures bénies par Amisgal, en cela qu’ils sont capables d’influencer à moindre échelle les courants aériens qui les entourent. Ils parviennent ainsi à optimiser leur vol au maximum voire à se dépêtrer de situations dangereuses tel qu’un éventuel prédateur : celui-ci se heurterait à une absence totale de courants chauds sous ses ailes et ne ferait que s’épuiser à tenter de rattraper un griffon rieur. Voyez cette aptitude comme de subtiles pressions atmosphériques apposées ici et là, un griffon ne pourra jamais déclencher une tempête à lui seul. On dit néanmoins qu’un individu retranché dans une rage terrible sera capable de vous jeter au visage de très fortes rafales de vent.
Outre cela, tous les griffons sont dotés de télépathie. C’est ce qui les rend sans doute si respectueux de la vie d’autrui. Cette télépathie atteint son paroxysme entre membres d’une même colonie, et deux griffons d’une même famille seront ainsi capables de communiquer des émotions directes et très nettes à des kilomètres l’un de l’autre. En revanche, plus l’espèce est différente de la leur, moins ils parviennent à communiquer avec elle. Ils ne saisissent que des bribes d’émotion et des images extrêmement troubles, à moins d’une émotion démesurée telle qu’une peur, une souffrance, une joie intense… etc. Autrement il leur faut concentrer toute leur attention sur leur interlocuteur pour frôler son esprit et tenter de nouer un contact télépathique avec lui. Il est à noter qu’ils ne communiquent pas par mots, mais par impulsions émotives fortes pour transmettre ce qu’ils désirent exprimer. On dit qui plus est que les accidents de vol n’existent pas entre griffons, malgré les exercices de très haute voltige qu’ils effectuent. Ce lien intime entre eux leur permet de régler au micro millimètre près leur trajectoire.
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Bolgokh
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Jeu 13 Oct - 18:08
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Khar Darsan


Artiste : Aaron Nakahara

Longévité
Inconnue. Vraisemblablement éternelle.


Localisation géographique & mode de vie
Plusieurs histoires relatent la naissance de Khar Darsan à l’aube des temps, à cette époque où les êtres humains n’étaient encore que des oisillons impertinents. La guerre entre Architectes et intemporels ne faisait pas encore tout à fait rage, mais l’esprit grondant de la rébellion était déjà présent. On raconte qu’un petit groupe de mages proposa à Orshin d’offrir un présent tel qu’on en avait jamais vu à sa belle, Amisgal, qui lui refusait toujours jusqu’alors ses faveurs. Ils surent tirer les cordes sensibles de l’Architecte qui, soupirant d’amour, finit par accepter la proposition vicieuse de ses croyants. Il créa donc l’enveloppe charnelle de cette créature millénaire à l’image d’Amisgal, et ses mages se chargèrent de lui insuffler une énergie latente. Toutefois, aucun humain ne pouvait prétendre à égaler le travail de Möchlög en termes de vie donnée, et ils virent se produire ce qu’ils avaient très exactement prévu : Khar Darsan se transforma en une création déviante, une anomalie d’énergie pure et sombre, plus obscure et torturée que l’envers de ce monde. Prenant par surprise Amisgal cette créature manqua de peu la détruire et l’on dit que la bataille fit rage durant des jours où le climat se détraqua jusqu’à créer toute une série de cataclysmes. Ce n’est qu’au bout de sept jours et huit nuits qu’Orshin et Amisgal parvinrent à vaincre Khar Darsan, usant de leurs dernières forces pour le refaçonner, déchirer son enveloppe charnelle pour le livrer au néant où ses méfaits ne seraient plus que moindres. La légende raconte d’ailleurs que ce combat aurait laissé à tout jamais la seule et unique cicatrice que l’on verrait jamais sur un Architecte, une estafilade noire de nuit qu’Amisgal cacherait sous ses écailles avec la jalousie d’une dragonne blessée dans son orgueil…
Beaucoup de sources différentes relatent ces événements avec une étonnante symétrie. Néanmoins par la suite les ouvrages référençant les possibles apparitions de Khar Darsan, ou du moins ce qu’il reste de lui, sont très épars et à prendre avec moult précautions. Les historiens et autres scientifiques sont toutefois parvenus à tirer de ces textes quelques éléments communs qui caractériseraient notre cauchemar errant. On ne sait pas vraiment de quoi il se nourrit, si ce n’est de la vie elle-même : il descendrait par moment du ciel pour racler de son corps informe la végétation alentour et en ôter toute énergie. Les fleurs se racornissent à son passage, les animaux sentent sa présence et se terrent le plus loin possible de son influence. Toute une kyrielle de témoignages racontent qu’il ne faut jamais, en aucun cas, croiser son regard. Sa présence est si lourde et vibrante qu’il vous deviendrait impossible de vous en détacher, comme un serpent charmé par un son de flute, ou encore ce sentiment de fascination morbide que l’on a devant sa fin proche. Pas de panique toutefois, l’animal n’est pas sorti indemne de sa confrontation avec les deux Architectes ! Privé de corps physique, son esprit est incapable d’avoir de prise sur le monde concret et les organismes trop complexes. Son plus grand pouvoir est donc cette aptitude à hypnotiser, convaincre, vous persuader de courir à votre propre perte. Nombreux sont les voyageurs qui en dépit des cris de tout leur entourage se sont soudain mis en marche vers une falaise proche avec toute la détermination d’un somnambule. Et souvent, n’ont été retrouvés qu’en morceaux 500 mètres plus bas… Ne croyez jamais en ses promesses de puissance et de pouvoir éternels !


Reproduction
Bien que créature artificielle, on suppose que Khar Darsan a perdu la capacité de se reproduire en même temps que son enveloppe charnelle. Désormais hors de la dimension physique, il lui est parfaitement impossible d’avoir de prises sur ce type de considérations-ci. Et tant mieux pour nous, le commun des mortels. Plusieurs théories émises par d’éminents chercheurs ont cependant fleuri ces dernières années… Un courant de pensées tend à supposer qu’il répand la destruction persuasive autour de lui dans le seul et unique but de recréer son corps disparu. Il se nourrirait du chaos engendré afin de gagner en puissance, ce qui lui permettrait alors de recréer un semblant de copie de son ancien lui, dans lequel il pourrait loger. Mais n’allons pas trop vite en besogne, car ce serait supposer qu’il lui reste encore une intelligence supérieure : depuis ce terrible combat, Khar Darsan n’est plus qu’un reflet de lui-même, un écho, guère plus qu’une créature qui réagit à son entourage.


Caractéristiques physiques
Khar Darsan est une créature étonnamment splendide. Sa beauté est aussi trouble que fragmentée, mais c’est elle qui contribue à créer tout ce charme de serpent tentateur qu’il est capable de déployer… En effet, il faut bien comprendre que cette beauté n’a pas été conçue à l’origine pour être observée par des yeux d’Homme. Aussi nous est-elle intolérable à bien des égards, et notre cerveau lutte pour recouvrer ses sens lorsque nous le fixons trop longuement, exactement comme un mal de mer est provoqué par une incompréhension neurologique. Nous sommes alors happés hors de la réalité, et il est extrêmement difficile de revenir sur terre.
Khar Darsan se présente sous la forme d’un immense dragon dont la silhouette serait désormais vague et dont les ailes auraient été arrachées. Balloté par les éléments, son corps vaporeux peine à se maintenir en place et ses membres s’étirent et se dissolvent au gré de ses mouvements, pour se reconstituer par une langue de fumée l’instant d’après. Ses yeux sont blancs et vides, tant que vous n’y posez pas votre regard. Car ils ne sont qu’un rideau donnant tout droit sur les profondeurs labyrinthiques de sa conscience torturée. Il est intéressant de noter que si la quasi-totalité de son apparence n’est pas tangible, il parvient parfois à recomposer partiellement ce qu’il reste de ses anciennes ailes : d’immenses excroissances osseuses qui transpercent son dos en lames aiguisées et capables de rendre profondément mal à l’aise. Cela semble très, très douloureux, et pour peu que vous ayez un brin d’empathie, n’allez pas essayer de détailler cette partie-là de son apparence !


Taille
On pense que sa silhouette peut aisément atteindre les 20 mètres de long pour un ou deux seulement de largeur.


Caractéristiques psychologiques
Le terme honorifique « Khar » en ancien My’trän n’a pas été ajouté pour rien à son nom. Même si de nos jours le sens nous échappe davantage qu’autrefois, et si Khar Darsan n’est plus que l’ombre de lui-même, cela témoigne assez bien de la puissance qu’il détenait dans ce lointain passé et du chaos qu’il a semé sur le monde. Ce n’est bien heureusement plus le cas, car la microscopique parcelle de lui-même qui est parvenue à survivre à ce combat n’a pu que recomposer un léger éclat de ce qu’il était avant. Sa conscience comme son corps ont été mis en lambeau par Amisgal et Orshin, ne laissant de lui qu’un débris flottant. Ne pas avoir d’enveloppe charnelle est une souffrance permanente, un terrible destin qui condamne un esprit à chercher éternellement à se recomposer tout en s’éparpillant continuellement. Imaginez la douleur d’un écartèlement, vous approcherez alors peut-être assez la réalité du destin de Darsan, condamné à mourir, renaître, et re-mourir à l’infini. Rien d’étonnant à ce que cela l’ait rendu encore plus fou qu’il ne l’était déjà auparavant, se réduisant à une forme vide, totalement animale, qui ne vit plus vraiment par elle-même. On ne peut donc pas dire qu’il soit actuellement mauvais ou bon, il se contente désormais de réagir uniquement aux influences qui l’entourent, âme en peine fractionnée qu’il est. Ainsi, lorsque vous croisez son regard, c’est davantage le reflet de vos pires aspects que vous croiserez en lui, ce qui vous poussera à la mort si vous y cédez prise. Ressentez de la colère, de la peur, et Khar Darsan vous les rendra au centuple, exactement comme un catalyseur. Inversement, il existe quelques histoires racontant les prouesses d’hommes et de femmes pourtant très simples ayant parvenu à échapper à la mort. Le bonheur et l’espoir prévalant sur tout le reste chez eux, Khar Darsan aurait simplement accepté de les laisser retourner en paix auprès des leurs, disparaissant dans les airs comme s’il n’avait jamais existé.


Capacités
Outre son aptitude à vous rejeter au visage toutes vos fautes passées, sa présence semble attirer le mauvais sort climatique. Peut-être une résurgence de l’hostilité profonde que lui porte Amisgal ; toujours est-il que partout où il apparaît, le suit généralement de très près un orage plus ou moins violent, voire même une bruine désagréable. Qui plus est, sa présence seule gêne la réalité qui n’a pas été conçue pour l’accueillir, la nature compense donc en tentant de réorganiser ses éléments pour éliminer toute trace de sa présence.
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Bolgokh
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Mar 25 Avr - 23:45
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
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Khelteg


Artiste : Forrestimel

Longévité
73 ans, ni plus ni moins dans le cadre d’une mort naturelle. Les scientifiques ignorent encore à quoi est dû ce phénomène de mortalité immuable.


Localisation géographique & mode de vie
N’ayez craintes, gentes demoiselles effrayées par la proximité d’un batracien, car les Khelteg sont extrêmement rares à l’état sauvage parmi les grands continents de ce monde. Il n’en existe que quelques individus dans les marécages épars d’Irydaë, à une exception près : Ekhlen. Pour une raison obscure –mais tout semble trouble à leur sujet-, ils pullulent tout particulièrement dans les zones tropicales de cette petite île au centre du monde, ou devrait-on dire archipel si nous voulons nous montrer rigoureux. Les spécimens croisés là-bas sont en général infiniment plus féroces que leurs cousins continentaux, ce qui serait dû selon toute vraisemblance à la proximité immédiate du soleil. Les Khelteg sont en effet des animaux à sang froid que les chaleurs soudaines viennent réveiller d’une vive énergie, bien qu’on ne puisse tout à fait les qualifier de diurnes. Sachez que vous les trouverez principalement dans la moiteur persistante des marécages et des climats tropicaux, principalement à proximité d’un étang. Amphibiens par essence, ils passent ainsi la moitié de leur vie sous l’eau, et l’autre sur terre dans l’espoir de gober des ressources alimentaires supplémentaires. Cela peut aller du poisson frétillant à la vase qui dort dans le lit des lacs, jusqu’aux insectes assez téméraires pour passer à sa portée.
Il est acquis que leur existence se découpe en grandes phases spécifiques. Dans la majorité des cas et dans les périodes chaudes de l’année, le Khelteg se laisse flotter à fleur d’eau à l’image d’un caïman, ne laissant à l’air libre que ses barbillons crâniens dont il retire de multiples informations sensitives. Ses mâchoires sont entrouvertes de sorte à lui permettre d’absorber naturellement l’eau et ses habitants autour de lui. Il faut savoir que sa quasi immobilité attire les poissons les plus enhardis dans le piège de sa gueule. Si d’aventure un oiseau ou un insecte venait à faire vibrer ses antennes, ce même gouffre viendrait à se tendre sous eux et le malheureux serait englouti dans une unique et grande lampée d’eau. Baigneurs, méfiez-vous : un tourbillon à la surface d’un étang peut être le signe de sa présence. Lorsqu’il se sent particulièrement en confiance et repu, le Khelteg profite du crépuscule et de l’aurore pour s’adonner à des promenades de santé joyeuses autour de son plan d’eau. Il n’hésitera guère non plus à profiter d’un bon bain de rayon solaire, vénérablement installé sur une pierre. A contrario lorsque les saisons froides arrivent, il deviendra extrêmement difficile d’apercevoir le moindre Khelteg dans les parages. Celui-ci se tasse instinctivement au fond des lacs où il s’enterre dans la vase, cherchant naturellement la protection de cette gangue protectrice qui le maintiendra dans une pseudo hibernation tout l’hiver. Il ne respire alors quasiment plus ni ne se sustente : les végétaux morts et condensés lui fourniront les nutriments dont il a besoin pour faire fonctionner au minimum son organisme léthargique, par absorption contre sa peau. Il ne se réveillera vraiment que dans le pire des cas. Réfléchissez-y, combien de fois avez-vous nagé sans le savoir au-dessus d’un immense batracien endormi… ?


Reproduction
La période de reproduction est une phase à part entière de la vie d’un Khelteg. Lorsque la saison des amours arrive, l’individu semble perdre tout bon sens et aller à rebrousse-poil de ses habitudes quotidiennes. Il est ainsi déjà arrivé de voir un Khelteg sautiller en forêt jusqu’à un proche désert à la recherche d’une compagne sans plus se soucier des conditions climatiques nécessaires à sa survie. Il mourra sans le réaliser, tout entier focalisé sur sa tâche de reproduction. Néanmoins cela reste un cas assez extrême, car en règle générale les Khelteg se contentent d’inverser le jour et la nuit, ou de ne plus respecter aucun horaire. De la même manière qu’une grenouille, leur chant raisonne sous la lune d’autant plus amplifié que la poche sous leur gueule sera enflée. Ils se gonflent tant que faire se peut pour charmer les femelles, et se lanceront dans une série de sauts planés en guise de parade nuptiale.
Par la suite, la femelle ira pondre jusqu’à trois œufs au fin fond d’un linceul de vase qu’elle prendra garde de ne pas déchirer afin qu’aucun prédateur ne puisse s’apercevoir de la supercherie. Il faut savoir que les œufs restent seuls jusqu’à leur éclosion, les parents se désintéressant immédiatement du problème une fois la ponte effectuée. Ce qui peut en partie expliquer la relative rareté des Khelteg sur les continents : les individus étant peu nombreux, leur présence ne suffit pas à dissuader les prédateurs qui éliminent de fait beaucoup d’œufs avant l’éclosion. A Ekhlen en revanche, ils pullulent tellement qu’il est difficile d’attenter à la survie des rejetons, quand bien même il n’y aurait aucune surveillance particulière. Un cercle vicieux en somme, qui entraînera peut-être un jour la disparition totale de cette espèce. Il est à noter qui plus est que les Kheltegs naissent immédiatement avec leur forme finale, contrairement aux autres batraciens. Toutefois, ils ne peuvent pas immédiatement respirer à l’air libre, haut fait qui sera le fruit d’un long entraînement progressif lorsque la faim et le soleil les tireront au-delà de leurs eaux sombres.


Caractéristiques physiques
Le plus surprenant lorsque l’on tombe né à né avec un Khelteg, sont ses étranges ailes repliées. Elles ne lui permettent en aucun cas de voler ! Mais n’allez pas les sous-estimer, car elles lui offrent l’opportunité de planer sur de grandes distances, surtout lorsqu’il saute à pleine puissance. Ses bonds sont ainsi démentiels et lui permettent en un instant de franchir un bout à l’autre du marais avant de s’abattre comme un danger venu du ciel sur ses proies. Comme tout bon mangeur de viande qui se respecte, leur dentition se compose de dents pointues éparses sur plusieurs rangées circulaires, à mi-chemin entre le croc et la molaire. Cette indécision notoire vient vraisemblablement de leur régime alimentaire encore trop omnivore pour être parvenu à une évolution génétique finale. Anecdote amusante, ils sont capables de faire repousser une dent tombée en un temps record. Ainsi, ils renouvellent chaque année jusqu’à cinquante fois leur dentition complète, victime de leur propension à gober tout et n’importe quoi.
Les Kheltegs ne sont pas particulièrement gracieux sur terre, seul cas de figure où l’on peut avoir un aperçu de l’entièreté de leur corps. L’arrière-train et les pattes arrières sont disproportionnés par rapport à l’avant du corps, quasiment atrophié et avachi comme un vieillard de cent ans d’âge. Une tête très plate vient surmonter ce bagage de départ, complètement écrasée de sorte à coller à la surface de l’eau comme une feuille. Cela, lorsqu’il ne gonfle pas la poche extensible sous sa gorge, capable d’atteindre plusieurs mètres cube en un battement de cils. Enfin, ses quatre yeux lui procurent une excellente vue terrestre et ses barbillons, partie la plus sensible de son corps, l’aident à se repérer sous l’eau. A la manière d’un escargot, ceux-ci sortent et se rétractent à volonté, s’étirant en de très longs filaments pour fouiller la glaise et la vase à la recherche de nutriments. Lorsque le spécimen est particulièrement agité, ses antennes frémissent d’ailleurs d’une vibration soutenue. Il est à noter que sa peau est délicate en terme d’équilibre bactériologique et qu’un contact prolongé avec le corps humains peut développer toutes sortes de maladies sur son épiderme fragile.


Taille
Exactement comme certains poissons, il faut savoir que les Khelteg grandissent en fonction de l’espace disponible autour d’eux et donc de l’étang dans lequel ils vivent majoritairement. Ils doivent pouvoir s’immerger entièrement : leur corps va réguler sa croissance après l’éclosion pour obtenir une ergonomie optimale. Des spécimens de moins d’un mètre ont ainsi déjà été vus, et le record de hauteur est détenu par un vieux Khelteg de cinq à six mètres, accroupi bien sûr.


Caractéristiques psychologiques
Il ne s’agit pas d’une espèce particulièrement agressive au quotidien. Ou du moins, pas dans l’intention évidente et première de chasser l’être humain. En revanche, si vous pénétrez sur leur territoire lors de la saison des amours par exemple, ils peuvent être très agités et vous agresser spontanément exactement comme ils le feraient avec un autre mâle concurrent. Les Dames auront plus ou moins de chances, c’est vous qui voyez, puisqu’elles peuvent tout à fait se retrouver au centre de la parade nuptiale d’un Khelteg qui l’aura prise pour une femelle… Découvrir la supercherie n’aide en rien leur irritabilité à cette période délicate. Par ailleurs, lorsqu’ils sont particulièrement affamés ou en pleine heure de chasse, ils ne font guère attention à ce qui passe à porter de leurs barbillons et de leurs pattes. Attirés par les ridules à fleur d’eau, il n’est ainsi pas rare qu’un Khelteg s’en prenne mortellement à un baigneur en croyant avoir affaire à un poisson remarquablement récalcitrant.
De la même manière, s’il se sent agressé ou méfiant, il peut tenter de vous intimider jusqu’à essayer une attaque directe. Du fait de l’immense taille que certains spécimens peuvent atteindre, ils peuvent alors devenir extrêmement dangereux… Sachez que si un Khelteg commence à se dresser sur ses pattes arrière, presque dans une position humaine verticale, c’est très mauvais signe pour vous : c’est un avertissement explicite, une position de défiance préalable au combat. Il essayera tantôt de vous écraser brutalement sous sa masse, tantôt de vous absorber ou d’abattre l’une de ses immenses nageoires/ailes sur vous. Prenez garde à son apparence pataude, car il devient redoutablement vif lorsqu’il se met en tête de vous exterminer.


Capacités
Lorsqu’il se bat dans l’eau, le Khelteg peut propulser de sa gueule des jets d’eau extrêmement condensés et susceptibles de creuser un trou dans un tronc d’arbre. Il se sert par ailleurs de sa masse et de ses ailerons pour brasser à sa guise l’eau alentour jusqu’à former de très grandes vagues qui feront s’échouer toute petite embarcation, voire la briseront en deux. En outre, sa peau est tellement gluante que la plupart des armes performantes ripent tout simplement dessus, inefficaces. Il faut trouver l’angle parfait avec une lame résistante si vous désirez passer au travers.


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