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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Fin de mission à Darga et mage blasée de ses concitoyens ~Mary

Celiel Cildain
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Lun 20 Fév - 20:08
Irys : 59992
Profession : Mercenaire
My'trän +1
Celiel y était déjà venu, il y a très longtemps, avec sa tribu d'adoption et ce jour-là elle avait été tranquille puisqu'il y avait trop de monde pour être maltraité par les autres enfants. Mais cela était bien loin et aujourd'hui elle travaillait et il faisait froid, le quartier commerçant était pourtant bondé, tandis que la caravane qu'elle avait escortée montait leurs étalages. Le chef de la caravane vint la voir, un peu méfiant et les sourcils froncés. Elle se contenta d'attendre qu'il parle.

-Je, … merci pour l'escorte, voici votre paye.

Celiel se contenta d'un signe de tête, pour le remercier, en prenant la bourse qui lui était tendue, puis fixa le caravanier qui se tortillait avec malaise. Il tourna les talons pour retourner auprès de ses collègues et elle esquissa un sourire rapide un peu ironique, son silence habituel mettait donc tout le monde mal à l'aise . Elle ne parlait pas beaucoup avec eux après tout. Elle s'éloigna elle aussi, s'enfonçant dans les rues commerçantes à la recherche de quelque chose à manger. Et pourquoi pas un nouveau contrat ? Peu importait, sinon elle retournerait vers Zolios où elle savait qu'il y avait des missions là-bas qu'elle avait aperçues, mais ne voulait pas faire puisqu'elle avait déjà choisi celle d'escorte de la caravane.
Elle dénicha un étale vendant de la nourriture à consommer immédiatement et passa commande, puis s'écarta un peu pour observer la rue. Elle prit son achat, puis s'éloigna pour s'isoler et manger tranquillement à l'écart de la foule. Ainsi isolée, elle savait que certains allaient fatalement venir profiter de la situation. Elle espérait cependant que ce serait moins rapide, aussi lorsqu'elle vit deux hommes approcher elle réprima un soupire.


-Hé, gamine, t'as l'air en manque de compagnie.
-C'est drôle, généralement lorsque l'on est seule c'est l'inverse…
-Que… Peu importe, tu sais que t'as l'air d'avoir un joli minois sous ta capuche ?
-Et toi t'as l'air d'avoir un pois chiche dans le cerveau. Ton pote il est muet ?

L'intéressé se mit à glousser et l'autre le foudroya du regard, Celiel se contenta de rester impassible, bien qu'elle souhaitait être partout ailleurs ou simplement avoir un prétexte pour les faire partir. Ce n'était pas les passants qui allaient l'aider en cas de problème, elle était bien placée pour avoir remarqué la nature humaine.



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Mary E. Burrowes
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Mar 21 Fév - 0:04
Irys : 730841
Profession : Messagère
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La journée avait plutôt bien commencée, même si je ne faisais que déambuler dans les rues de Darga. J'avais été payée pour ma dernière course, et je n'avais qu'à aider vaguement la tribu à vaquer à ses activités quotidiennes. Peut être même que je pourrais passer voir le tailleur, artisan sur le marché du quartier de la tribu. Il faut dire qu'avec ma coquetterie, je commençais à vraiment bien le connaître, et il savait tout de suite me dire si il avait quelque chose de nouveau pour moi ou non. J'avais en plus laisser Pilm et Pom se reposer à la maison ceux qui me permettrait de faire mon choix sans veiller à ce que les oiseaux ne se fassent pas écraser sur le marché. Et oui, comme j'étais la seule à faire attention à eux forcément...

Je déboulais sur le marché pleine de bonne humeur comme à l'accoutumée. Je saluais rapidement les membres de ma tribu avant de passer devant un des bouis-bouis du coin qui servait de l'excellent ragoût d'ailleurs. J'adorai ce genre de spécialité qui avait bercé mon enfance et qui était bien sûr impossible à retrouver lors de mes voyages. Fallait bien dire, que si je savais à peu près recoudre des vêtements et arranger des petits bijoux, j'étais absolument nulle en cuisine. Un défaut que j'aurais peut être pu corrigé si j'avais eu la patience de rester plus de quelques minutes autour d'une marmite. Tout en marchand, ce fut un attroupement dans un endroit assez inhabituel près d'une allée qui m'attira l’œil. Ici, j'étais chez moi! Autant dire, que je ne tolérais pas les intrus et ces deux-là que je voyais de dos, s'étaient déjà fait taper sur les doigts. J'en aurais mis ma main à couper. Ils avaient déjà semer la pagaille dans le coin. J'allais donc me planter derrière eux avant de déclarer haut et fort pour que tout le monde aux alentours m'entendent. Et instantanément d'ailleurs les commerçants autour avaient le regard pointés sur nous.

Je croyais que le quartier vous était interdit à tous les deux ! Vous venez encore faire peur à notre clientèle !
Sérieux Melly, dégage, c'est ...
C'est quoi ? Tu vas faire quoi exactement ?

Et ça c'était la voix de mon Gharyn que j'avais vu pas très loin. Pas folle la My'trä, à force d'intervenir à tout va dans tout Darga, je commençais à avoir un peu d'entraînement pour être sûre que quelqu'un aller venir à mon secours. L'air menaçant du chef de mon clan eut l'effet escompté et les deux brigands quittèrent les lieux. J'abusais. Un peu, tout juste. Moi je trouvais très normal de ne pas faire plus attention si des gens sur qui je pouvais compter était autour de moi. J'eus tout juste droit à un regard de réprimande amicale alors que je me dirigeais vers la jeune femme qu'ils avaient ennuyée. Le reste des badauds et des passants étaient déjà retourné à leur occupation, sans trop se soucier de la suite des événements. Après tout, je pouvais bien m'excuser et lui souhaiter la bienvenu, c'était la première fois que je la croisais ici, c'était l'occasion rêvée de faire connaissance.

Salut, je m'appelle Melly. Ils n'ont pas été trop encombrant j'espère ? Le plat que tu as pris est super, ça devrais te rendre l'appétit.

Mes paroles avaient fusé avec la facilité habituelle. Pas de gêne pour moi, en tout cas pas ici, et puis cette jeune fille n'était peut être pas seule par choix, à vrai dire je n'en avais aucune idée et aucun moyen de savoir mais je ne pouvais pas me douter de prime abord que son tempérament était si éloignée du mien.



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Dernière édition par Mary E. Burrowes le Mer 22 Fév - 11:25, édité 1 fois
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Celiel Cildain
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Mar 21 Fév - 14:58
Irys : 59992
Profession : Mercenaire
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La situation s'envenimait, non parce que les hommes devenaient plus menaçants, mais parce que les passants s'intéressaient bel et bien à la scène, mais pas en bien, pas pour intervenir. Et au contraire, cela allait pousser les hommes à devenir plus téméraires. Celiel serra discrètement les dents en se demandant comment s'en sortir. Pouvait-elle user de son pouvoir ici ? En avait-elle le droit ? Elle était en état de légitime défense, mais elle avait déjà vécu une situation similaire et ça ne s'était pas forcément fini immédiatement bien. Le bavard s'avança pour tendre la main vers la capuche de la jeune femme qui serra le poing en remuant très légèrement pour changer ses appuis.

Et c'est à ce moment qu'une voix s'éleva de derrière les deux compères, une voix de femme que Celiel ne put voir que lorsque les deux hommes se tournèrent vers l'intervenante. La jeune mercenaire haussa un sourcil, imperceptible sous l'ombre de sa capuche, en voyant l'arrivante, plus petite qu'elle, les cheveux bruns, les yeux sombres, elle paraissait bien frêle et l'un des compères rétorqua donc qu'elle ferait mieux de dégager, presque menaçant. Une autre voix intervint dans la foule. Un grand homme, probablement un gharyn puisqu'il fut écouté. Les deux importuns repartirent la queue entre les jambes, tandis que la femme s'approchait de Celiel et que le reste de la foule se dissipait. La mercenaire lâcha un marmonnement discret à l'encontre du reste de la population qui pouvait se résumer à : « crétins égoïstes », avant que l'inconnue ne lui adresse la parole sur un ton jovial.


-Salut, je m'appelle Melly. Ils n'ont pas été trop encombrant j'espère ? Le plat que tu as pris est super, ça devrais te rendre l'appétit.

Celiel resta un instant figée, la bouche entre ouverte avant d'esquisser un sourire à mi-chemin entre l'amusement et le scepticisme.

-Quoi ça existe encore des gens polis et sympathiques qui ne pensent pas qu'à leur postérieur ? Ne put-elle s'empêcher de lâcher, avant de se radoucir en se mettant une baffe mentalement, se faisant la remarque qu'elle ne valait pas mieux. Elle regarda ensuite son plat, puis sourit en guise d'excuse à la dénommée Melly. Merci, oui il est délicieux.

D'autant plus qu'à présent elle avait l'impression que son monde n'était plus tout à fait aussi gris qu'avant. Cette femme venait, par son intervention de prouver à Celiel que ses contemporains valaient encore, pour certains, la peine que l'on s'intéresse à eux.



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Mary E. Burrowes
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Mer 22 Fév - 17:44
Irys : 730841
Profession : Messagère
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J'étais un peu fière de mon coup, oui on pouvait le dire. J'aimais montré que je protégeais le quartier à  ma petite manière. Et ce, même si je possédais un don moins impressionnant et moins dangereux que celui de Süns, je ne me laissais jamais démonté. Bien que je me sois fait chahuter plusieurs fois pour cet absence de sens de ... la sédition ? En tout cas, j'espérai que j'étais intervenue suffisamment tôt pour que la voyageuse cachée sous sa capuche n'en tienne pas rigueur, ou ne fasse pas de réputation à toute la ville. C'est aussi pour cela que j'étais aller la voir, lui remonter le moral et lui prouver qu'il n'y avait pas que des idiots ici, mais sa réponse prit beaucoup plus par surprise que ce à quoi je m'attendais.

Quoi ça existe encore des gens polis et sympathiques qui ne pensent pas qu'à leur postérieur ?
Bah euh... ouais bien sur qu'il y en a !

Difficile de croire le contraire pourtant ! J'avais toujours été très bien accueillis ou que j'aille en qualité de messagère. Même si certains étaient plus avenant que d'autres ce n'était pourtant pas la politesse qui manquait dans ce monde. Je trouvais même parfois qu'elle servait de prétexte à certains pour ne pas être eux-même et je l'aurai volontairement balayer à certaines occasions. D'autre part, mon postérieur allait très bien merci. Ma spécialité c'était plutôt de m'occuper de celui des autres. J'étais une messagère après tout. Il fallait qu'il y ait un minimum de proximité entre mes clients et moi pour qu'ils puissent me transmettre leur message les plus personnels et une certaine confiance aussi.

Merci, oui il est délicieux.
Ah tant mieux ! Tu viens de loin ? J'habite à quelques rues d'ici à peine. Si tu veux on peut te trouver un endroit plus confortable pour manger. Il y a une place avec des tables et un coin à l'ombre. Enfin si ça te dit...

Le changement de sujet m'arrangeait car je ne savais pas quoi dire d'autre. Peut être qu'elle avait été plus vexée que je ne l'avais cru au premier abord. C'était difficile à savoir avec cette capuche qui couvrait une partie de son visage. J'arrivais à discerner quelques traits de son visage mais il n'y avait pas assez de lumière pour que j'en vois tous les détails. Je me détachais du mur contre lequel je m'étais appuyée, pour me rapprocher légèrement d'elle et laisser passer derrière moi un porteur de grain. Les plaques de métal qui constituaient mes boucles d'oreille du jour cliquetèrent légèrement en me donnant une idée.

Ou alors je peux te faire visiter la ville ? Ou t'indiquer un chemin peut-être. Personnellement, j'allais me rendre chez un de mes amis pour voir les nouveaux vêtements qu'il avaient reçus. Le marché se tient toute la journée alors nous avons le temps.



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Celiel Cildain
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Jeu 23 Fév - 21:58
Irys : 59992
Profession : Mercenaire
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Visiter la ville ou aller boire un thé ? Avec une personne rencontrée à peine. Pour quelqu'un comme elle qui était devenue asociale ? Cela méritait réflexion, après tout Melly l'avait aidée. Celiel n'était pas mondaine, aller prendre un thé avec une parfaite inconnue n'était pas dans ses habitudes, surtout aux vues de sa méfiance, mais refuser aurait été malvenu de la part de quelqu'un considérant les autres hommes comme des crétins prétentieux et égoïstes. Et puis prendre un thé semblait vraiment… un peu trop en fait, par rapport à l'autre proposition. Darga. Elle connaissait la ville, mais puisque son interlocutrice allait dans une échoppe de tisserand...

Oui, elle pouvait accepter cette option. Cela serait plus poli que de tout rejeter en bloc, mais elle craignait d'être, au final, juste hypocrite et donc comme les autres. Non, ce n'était pas le cas, elle repoussa cette idée, après tout c'était stupide, pour sourire courtoisement en repoussant sa capuche et laisser voir son visage. Après tout, Melly voulait faire connaissance, qu'y avait-il de mal à cela ? Celiel savait très bien se défendre, au cas, très improbable, où il y aurait eu des problèmes.


-Si tu me sers de guide et de conseillère pour les vêtements je veux bien t'accompagner.


Son expression était un mélange de bienveillance et d'amusement, ses yeux brillants de son sourire qui étirait ses lèvres et qui exprimait sans doutes possibles sa bonne humeur et sa sincérité. Ses cheveux étaient tressés à quatre brins dont l'un des brins était lui-même tressé avec trois brins, signe de sa légère coquetterie, la coiffure était dans son dos et disparaissait sous sa cape. Elle cilla et sa mimique se dilua un peu pour disparaître et garder un air neutre et courtois, comme si elle ne voulait pas paraître enjouée trop longtemps ou ne savait plus l'être.

Elle se gratta la joue avec quelque chose d'un peu désabusé au fond des yeux, comme si elle n'avait pas vraiment confiance en les autres. Non pas qu'elle doutait de Melly, mais juste c'était quelque chose de passif, elle se méfiait un peu de tout. Celiel sourit à nouveau en tendant la main.


-Merci pour l'intervention. Je m'appelle Celiel Cildain. Je vous suis jusque chez ton ami, je ne voudrais pas différer les décisions que tu avais prises avant de m'aider.



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Mary E. Burrowes
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Lun 27 Fév - 11:37
Irys : 730841
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères
HRP:
 

La réponse se faisait un tout petit peu attendre à ma proposition. Peut-être était elle trop timide et qu'elle hésitait à accepter de passer un moment avec moi ? Je n'avais jamais éprouvé le besoin de faire mes preuves devant les autres, je ne souhaitais qu'impressionner les architectes. Je n'avais jamais trop eu à me poser de questions sur les sentiments des autres non plus, puisque si quelque chose clochait j'avais rapidement compris comment vérifier. Une utilisation peut être assez peu orthodoxe du don d'Orshyn mais qui allait me le reprocher au milieu des adeptes de Süns? Aussi je laissais le temps à la jeune femme de prendre sa décision. Je n'avais pas une patience légendaire loin de là mais je savais tout de même me tenir en société.

Et au bout de quelques secondes, je fus récompenser en voyant la jeune fille ôter la capuche qui la dissimulait. Pas de toute, elle était très jolie, il fallait au moins reconnaître aux deux imbéciles de tout  à l'heure qu'ils ne s'étaient pas trompés. J'aimais beaucoup ses yeux qui comme les miens mélangeaient les reflets et les couleurs bien que dans différents tons. Sans oublier le premier sourire que je voyais ses lèvres formaient. Il ne fallait pas que je la brusque je m'en rendais compte, mais j'avais pourtant des tas de questions qui se bousculaient déjà dans ma tête.

Si tu me sers de guide et de conseillère pour les vêtements je veux bien t'accompagner.
Oh bah oui ! Je peux faire ça. Absolument !

Je n'avais vraiment été préparée à choisir des vêtements pour les autres mais je pensais en être tout à fait capable. Sans prétention aucune, j'avais un style à moi. Coquette ? C'était plutôt un doux euphémisme et essayer de dégoter quelque chose pour quelqu'un qui n'avait pas forcément les mêmes goûts que moi était un défi très intéressant et qui m'enthousiasmait au plus haut point.

Merci pour l'intervention. Je m'appelle Celiel Cildain. Je vous suis jusque chez ton ami, je ne voudrais pas différer les décisions que tu avais prises avant de m'aider.
Aucun problème. Je m'appelle Mary Elisabeth, mais ici tout le monde m'appelle Melly. Ce n'est pas comme si j'avais besoin de quelque chose en particulier chez le tisserand, je veux juste m'occuper aujourd'hui. Je n'ai rien à faire avant une petite dizaine de jours où je devrais me rendre à Variel dans la région de Khurmag. Je suis messagère donc je voyage pas mal, mais le travail est plutôt calme en ce moment. Et toi qu'est ce que tu fais dans la vie ?

Cette tendance à étaler ma vie à la moindre rencontre. Elle pouvait certainement paraître envahissante, mais je n'avais jamais réussi à la canaliser. Je serai les doigts tendus avec plaisir. J'étais surprise par le port de gants de la demoiselle. Elle n'avait pas trop froid quand même malgré l'époque de l'année je trouvais que ça allait... Nous partîmes tranquillement à travers les étales et les badauds qui marchaient à travers le marché. Les effluves d'épices et de cuir tannés nous encadrant et m’enivrant tout à la fois. Il n'y avait pas pareil sensation d'effervescence dans tout Irydaë, j'en étais sûre sans avoir eu besoin de visiter les autres continents.

L'étale est un peu plus loin. De toute façon beaucoup de tisserands sont réunis là-bas, il y a pas mal d'échanges qui s'y font aussi. Mais du coup, on pourra regarder à plusieurs endroits si quelque chose te plait. Ah Attends ! Il y a un vendeur de Magilithes ! Je dois voir une chose.dis-je en m'arrétant devant une toute petite étale qui avait squatté un coin frais presque dissimulé par l'ombre d'un grand arbre.

Le marchand semblait vouloir dissimuler sa précieuse marchandise tout en se mettant à une place où les habitués ne manqueraient pas de remarquer qu'il y avait un nouvel arrivant. Quelques tous petits exemple de pierre décorés l'échoppe en bois. Je m'approchais et voyait déjà l'homme sortir de sa torpeur pour venir m'aider.

Bonjour, vous ne venez pas souvent dans le quartier ! Je voulais juste savoir si vous aviez une pyro-magilithe à vendre ! Surtout pour les feux de camps, j'ai beau venir d'une tribu du feu, j'ai tellement plus d'admiration pour Orshyn que cela me fait défaut...
Alors j'ai bien fait de venir aujourd'hui mademoiselle ! Car j'en ai justement quelques unes. Elle font environ 40 000 Irys, si vous souhaiter passer à notre magasin plus tard...
Nan c'est bon. J'ai ce qu'il faut, j'avais prévu de refaire ma garde-robe mais c'est plus pressé ça ! dis-je rapidement pour être sûre de ne pas changer d'avis aprèe l'annonce du pris.


Je finis rapidement mon échange avec l'homme pour ne pas faire perdre patiente à la pauvre Celiel que j'avais promis d'emmener chez les tisserands. Je me retournais d'ailleurs vers elle avec un sourire d'excuse contrit. Je ne m'étais même pas demandé quelle magie était la sienne. Elle devait me trouver bizarre...

Je suis vraiment désolée, c'est que je cherche une magilithe comme ça depuis presque deux mois, mais je n'ai jamais trouvé le temps d'aller voir du côté du bon quartier ! Et puis la dernière fois, sur le chemin de Zolios j'ai réussi à me perdre à côté d'une forêt où il n'y avait que du bois mouillé et j'ai eu froid toute la nuit ! C'était horrible ! Je m'étais promis d'acheter ça à la première occasion... ajoutai-je pour lui expliquer ma hâte en montrant ma poche où était maintenant la magilithe.



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Celiel Cildain
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Jeu 9 Mar - 14:58
Irys : 59992
Profession : Mercenaire
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Hrp:
 

À la question sur son occupation, elle répondit immédiatement et de façon très anecdotique qu'elle était mercenaire, avant de suivre Melly qui, visiblement, connaissait la ville comme Celiel connaissait son inventaire. Habituée aux lubies de ses employeurs, elle ne dit rien, suivant la jeune femme, bien que souriant légèrement et avec une pointe d'indifférence. Elle ne bougea pas durant toute la transaction, bien que trouvant amusant la commande de pyro-magilithe puisqu'elle n'avait aucun problème au niveau de l'utilisation des flammes. Enfin… Tant qu'elle gardait le contrôle de sa mauvaise humeur. Elle se gratta légèrement la main gauche qui, sous le gant, avait encore la marque d'une ancienne brûlure en train de disparaître peu à peu.

-Il n'y a pas de mal, n'ai crainte, ça ne me dérange pas. Je suis mercenaire, comme je te l'ai dit et j'ai l'habitude que les gens avec qui je voyage dévient de leur chemin pour une raison ou une autre comme croiser une autre caravane, traiter avec des exploitants, ou bien d'autres choses.

Elle sourit avec amusement, montrant ainsi qu'elle ne faisait pas cas de la déviation de Melly. Et puis c'était toujours intéressant de regarder autour de soi, de voir les chats sauter sur les toits, de remarquer les riches passer et baver devant certains articles, les pauvres fixer la nourriture. Non, vraiment, ce n'était pas Celiel qui allait se plaindre de pouvoir prendre le temps d'observer autour d'elle, cela lui permettait de voir venir le danger s'il y en avait à l'extérieur et de se conforter ou non dans l'idée que les êtres humains étaient pour la majeure partie d'entre eux les derniers des égoïstes.

-C'est étrange, à ton accent on te croirait originaire de la région de Zelios ou en tout cas d'une de ses tribus. Mais vu ton achat, j'en déduis que tu n'es pas utilisatrice de la magie de Süns, auquel cas tu aurais plutôt opté pour un briquet d'amadou.

Elle jeta un coup d’œil curieux à Melly, tout en suivant la femme qui la guidait à présent vers la boutique du tisserand.



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Mary E. Burrowes
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Jeu 23 Mar - 15:51
Irys : 730841
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


C'était pour moi une bonne chose de faite cette course. Depuis le temps que je m'étais rendu compte de l'utilité de la magie de Süns -oui, oui, sans blague- je devais bien admettre que le passage du marchand tombait à pic. Sans compter que j'avais enfin réussi à économiser la somme adéquate et que je n'aurai heureusement pas trop de mal à faire recharger la magilithe au vu des pouvoir dans ma tribu. Je revenais vers Celiel avec un grand sourire tout en m'excusant de ma digression qui n'avait pourtant pas l'air de la mélanger. La jeune fille regardait les autres étales d'un air neutre en m'attendant tranquillement et j'admirai son calme intérieur qui me faisait totalement défaut.

Il n'y a pas de mal, n'ai crainte, ça ne me dérange pas. Je suis mercenaire, comme je te l'ai dit et j'ai l'habitude que les gens avec qui je voyage dévient de leur chemin pour une raison ou une autre comme croiser une autre caravane, traiter avec des exploitants, ou bien d'autres choses.
Oui, enfin moi je ne te paye pas alors, pas besoin de prendre  des gants avec moi. C'est normal de dire si ça ne te plait pas. Et puis, parfois j'ai la concentration d'un moineau alors...

Je roulai les yeux vers le ciel. Difficile à suivre, farfelue, parfois fatigante, on me l'avait dit plein de fois, et maintenant j'avais accepté ces adjectifs comme une partie intégrante de ma personnalité. Alors je n'allais certainement pas me vexer si Celiel osait me dire ce qui lui passait par la tête. On allait passer du temps toutes les deux à s'échanger nos gouts et nos passions chez le tailleur, il n'y avait pas de raison d'avoir de secret; même si sa tolérance m'arrangeais bien.

Nous reprîmes notre route sur les pavés de la ville. Il ne fallut pas longtemps pour la mercenaire reprenne la parole en faisant une remarque très juste sur ma façon de parler. Est-ce que c'était si évident que cela? J'avais tendance à rester dans le Quartier de Süns à la capitale quand j'y étais mais je ne m'étais jamais douté d'avoir des origines si distinctes. Ça devait faire bizarre aux nomades que je rencontrais dans ce cas, parce que je ne cache pas mon don d'Orshin, même s'il est moins facile à repérer.

C'est étrange, à ton accent on te croirait originaire de la région de Zolios ou en tout cas d'une de ses tribus. Mais vu ton achat, j'en déduis que tu n'es pas utilisatrice de la magie de Süns, auquel cas tu aurais plutôt opté pour un briquet d'amadou.
Mon accent ? Ah peut être, ca doit venir des gens de ma tribu. Ils sont originaires de Zolios, effectivement, comme un peu tout le monde dans ce quartier, plus ou moins récemment. T'as vachement l'oreille quand même. Moi j'ai toujours vécu à Darga. Ici, c'est un peu plus brouillon pour qui adore qui que dans les régions de M'trä. Je suis une adepte d'Orshin. Donc moi qui est l'habitude de demander pour avoir du feu à chaque fois que je voyage c'est un peu compliqué. Même si j'arrive très bien à me débrouiller avec des bâtons ou des pierres si il ne pleut pas. Et toi tu viens d'où si tu connais les briquets tu dois justement être adepte de Süns non ?

Bon ce n'était pas obligé, mais la plupart des autres my'trän songeaient plus facilement à la magilithe qu'à ces accessoires un peu plus difficile à maîtriser si l'on n'avait pas de don pour la magie du feu. Je me renseignais sur ma nouvelle amie -oui je l'appelais déjà ainsi- alors que nous arrivions enfin devant l'étale que je voulais voir. Encore une fois, des tissus de tout My'trä était exposé sur la table de bois du marchand. Les couleurs chaudes et variées de Zolios, les épaisses fourrure de Khurmag et les tissus plus légers du Kharaal Gazar manquaient de faire rompre sur les pieds de bois sous leur poids.

Je me hissais sur la pointe des pieds pour faire signe au marchand qui me rendit, à moi et Celiel, un sourire jovial avant de s'occuper de la dame qu'il servait déjà. Je me retournai vers Celiel en attendant.

Il va venir nous aider, mais en attendant dis moi ! de quoi tu as besoin ? Tissus plutôt résistants j'imagine vu ta profession ? Mais plutôt pays chaud, froid ? On est encore en hiver quand même ! demandai-je en me prenant totalement au jeu de l'habilleuse



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Ingrid & Sigurd
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Lun 23 Oct - 10:05
Irys : 149970
Malheureusement deux interventions simultanées empêchèrent à Celiel de répondre aux questions enjouées de Mary. D’un côté l’ancien employeur rouge et au souffle court, interpellait la mercenaire. Son teint rubicond ne semblait pas juste tenir de la course pour la retrouver. Si plus tôt il ne savait pas où se mettre face à cette jeune femme si mystérieuse et taciturne, la colère semblait avoir changé la donne. Un problème banale de vol dans sa caravane. L’étrangère était forcément la coupable. D’autant plus quand elle était antipathique ! Mais d’un autre côté, c’était Mary qui était prise à partie. Elle ne pourrait donc pas voler au secours de sa nouvelle « amie » qui par ailleurs n’en avait probablement pas besoin.

« Melly ! Qu’elle chance de te voir là ! Viens vite, on a besoin de quelqu’un avec ton don. »

Et voilà, que sans laisser vraiment le temps à la jeune adepte d’Orshin de réagir que la vieille femme, pas inconnue à Mary puisqu’elles habitaient la même rue, l’entraînait à sa suite. D’un pas plus vif qu’on s’y attendrait pour une personne de sa taille et de son âge, elle se faufilait avec adresse dans la foule.

« Je ne pensais pas te trouver ici ! Ton voyage c’est bien passé ? »

Elle parlait tout en marchant, l’air de rien. Passant d’un sujet à un autre. C’était une grande bavarde et même l’urgence ne l’empêchait pas de parler, au contraire son débit en était encore plus rapide.

« J’allais quérir l’aide de Anton mais vous c’est beaucoup mieux ! Je suis vraiment contente que vous soyez là, vous ne pouviez tomber mieux. »

Elles s’étaient éloignées du quartier marchand et les rues étaient beaucoup moins encombrées. Sans nul doute que Mary voyait à présent où elle était traînée, après la forge venait les écuries contenant essentiellement les chevaux : toutes les montures ne pouvait pas se côtoyer. Avant de pénétrer dans le bâtiment très bruyant et avec un cercle de curieux aux portes, la my’trane eut enfin le droit à une explication.

« Tu sais que Dispy devait mettre à bas dans une vingtaine de jour ? Mais apparemment c’est pour aujourd’hui. Le problème c’est que ça se passe bien, il faudrait la calmer pour qu’on puisse l’aider au mieux ! »

Parce que la femme pleine d’entrain qui avait embarqué Mary, n’était autre que la copropriétaire des écuries, pas juste une bavarde qui mettrait son nez de partout. Son mari, déjà à l’intérieur au côté de la jument, essayait de la calmer. Deux employés s’assuraient que les curieux ne pénétraient pas dans l’écurie. Ils sourirent en voyant la patronne revenir avec Melly.

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Mary E. Burrowes
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Mar 24 Oct - 16:24
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Je sentis la main d'une hurluberlu se refermait avec une poigne de fer sur mon poignet pour me tirer de l'étale. Je n'eus même pas le temps de résister avant de reconnaître la vieille propriétaire des écuries de la tribu.

Melly ! Qu’elle chance de te voir là ! Viens vite, on a besoin de quelqu’un avec ton don.
Hein mais att... Ok mais attends c'est pas la peine de m'arracher le bras !

Pas vraiment le choix de toute façon. Elle n'écouterait absolument rien, et finalement, je sens derrière son assurance et son impatience, une certaine inquiétude. Je la suis alors qu'elle se met comme d'habitude à babiller. Je n'entends pas vraiment ce qu'elle raconte devant moi, je me fais bousculer dans tous les sens traîner par la cinquantenaire à une allure effrénée. Le brouhaha de la rue, le ballottage,... rien ne m'aide à entendre, pourtant je sais qu'elle tente de faire la conversation et heureusement sa question me parvient pour répondre.

Je ne pensais pas te trouver ici ! Ton voyage c’est bien passé ?
Oui rien à signaler, il faisait plutôt beau pour la période de l'année. D'ailleurs les nouvelles du Primo-Khorog sont bonnes ! Il parait qu'il a eu un mauvais rhume mais il va beaucoup mieux.

Bon, ok. Moi aussi je ne savais pas trop tenir ma langue. Et comme elle, je n'allais pas changer. Heureusement, on était presque sortit du quartier marchand, j'arrivais maintenant à marcher sans tituber ou me prendre un coup d'épaule. Je me demandais quand même ce qu'il se passait pour qu'elle cherche si désespérément une personne avec le don d'Orshin.

Enfin, nous passons dans le quartier pavillonnaire. Comme tous les jours, les rues sont plus calmes, je peux me mettre à sa hauteur et libérer mon poignet de son étreinte. Elle se doute bien que je ne vais pas m'enfuir. Quand nous passons derrière les forges, je suis surprise de voir tout le monde rassembler comme ça sur le pas de la porte. Je l'imagine déjà râler mentalement à coup de scrogneugneu et d'autres noms d'oiseaux pour les visiteurs trop curieux tout en m'indiquant pourquoi je suis là.

Qu'est ce qu'il se passe ?
Tu sais que Dispy devait mettre à bas dans une vingtaine de jour ? Mais apparemment c’est pour aujourd’hui. Le problème c’est que ça se passe pas bien, il faudrait la calmer pour qu’on puisse l’aider au mieux !
Mais... avec tout ce monde ?

Tirée sans ménagement à l'intérieur de l'écurie, je suis obligée d'entrer. La jument est allongée sur le côté hennissant et remuant comme elle le peut. Je sens que son sort n'est pas enviable et malgré sa douceur naturelle le vieux a bien du mal à la tenir en place. Je me glissais avec rapidité vers la tête de l'animal, en essayant d'éviter les coups de sabots. Et pour être honnête... autant pour m'éviter de voir un spectacle auquel mon petit déjeuner n'a pas été préparé que pour m'occuper d'elle. Le émotions de la jument sont tellement violentes et hormonales que j'ai l'impression que ma tête pourrait exploser, pourtant, je dois impérativement la rassurer pour qu'elle laisse ses éleveurs s'occuper d'elle.

Bonjour ma belle, tout le monde est là ne t'inquiète pas. Ils vont t'aider.
J'ai mal ! Pourquoi il ne sort pas !? Pourquoi ça se passe comme ça ?
Chuuut... calme toi, ils savent ce qu'ils font, je vais t'aider. Je vais faire le lien entre vous. Il va sortir.

J'espérais surtout que l'adminicule de la pommade que la propriétaire était encore en train d'appliquer, aller aider à ce que l'effet de l'onguent offert par les serviteurs de Möchlog fasse vraiment effet très vite. Parce que ni elle, ni moi, n'allions vraiment arrivé à tenir très longtemps avec une douleur pareille.Enfin, peut être surtout moi, parce qu'au moins l'enfant à venir lui donner à elle une raison de tenir. Je vis le bras de l'éleveur disparaître à nouveau à l'intérieur de la jument pour l'aider et je ne pouvais plus fermer les yeux devant ce miracle, tout en tenant la tête de Dipsy contre moi.



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Ingrid & Sigurd
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Lun 30 Oct - 9:27
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Pendant que Mary était occupée avec la jument la propriétaire s’évertua à faire le ménage devant le portail tout en houspillant ses employés qui avait laissé faire.

« Allez ouste, vous stressez tout le monde ! Inutile de dire que Dispy n’a pas besoin de ça la pauvre : être un spectacle pour son premier enfantement ! Honte à vous messieurs, dame ! On n’a pas fait sortir tout les chevaux de cette salle pour les remplacer par des babouins aux grands yeux. »

Voyant que certains se montraient réticents à partir devant ses récriminations, elle commença à en prendre à partie plus personnellement tout en les repoussants des mains. Les deux employés, pas en reste, étaient invités à en faire autant à grand renfort de geste et de petits conseils. Au bout de dix bonnes minutes de ce travail acharné et le soleil pouvait de nouveau pénétré dans la pièce sans encombre et l’air était un peu libéré des tensions.

Du côté de la jument, c'était mouvementé aussi. Elle ne semblait une trouver une position confortable : une fois debout, une fois allongé. Il fallait être prudent pour ne pas se prendre un coup par inadvertance. Monsieur Potri évitait les coups depuis une heure, la fatigue se faisait aussi sentir pour lui. Mais il restait attentif à ses soubresauts, il tira donc Mary avec lui lors du premier mouvement brusque de Dispy depuis son arrivée.

« L’effet de la pommade n’est pas immédiat. Mais ça devrait agir, ça fonctionne avec les autres juments ! »

Il eut un sourire contrit envers son aide, désolé qu’elle fut ainsi embarquée dans leurs histoire. Il savait pas de doute que sa femme ne lui avait pas laissé le choix et puis connaissant Mary et sa gentillesse, elle n’avait pas dû protester. Mais il fallait dire qu’il ne crachait pas sur sa présence ou son aide : une vrai bénédiction des Architectes, d’Orshin !

« Ça fait une heure que ça dure et ce n’est pas finit pour la pauvre ! »

Il se tordit les mains un peu coupable comme toujours de ne pas avoir pu appliquer la pommade plus tôt. Un brin comique venant de cet imposant homme d'un tempérament calme et sûr de lui. Dans sa famille on avait toujours fait ainsi. Ou du moins c’était ce qu’il avait appris. Mal dosé, la pommade pouvait être néfaste, il ne fallait pas l’utiliser à tord et à travers et puis, c’était bête à dire, mais il n’en avait pas tant que ça. Les plantes la composant n’était pas si courant malheureusement.

« J’ai pu lui tâter l’abdomen, le poulain semble se présenter dans le bon sens. Il faut la calmer, et le reste devrait bien se passer ! »

Il était un brin optimiste et mettait tout ses espoirs en Mary pour arriver à calmer cette jument en proie à la panique et à la douleur. Ça allait durer encore ainsi trois longues heures, ce ne serait pas de tout repos pour les humains et encore moins pour l’animal !

Ça ne s’arrête pas, ça ne s’arrête pas ! Faites quelque chose ! Toi qui me parle, fais quelque chose !

Le challenge dans un premier temps pour l’adepte serait de la maintenir couchée pour l’arrivée du poulain, position idéale. Un long effort en perspective où les plaintes seraient nombreuses et les nerfs mis à rude épreuve.
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Mary E. Burrowes
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Ven 3 Nov - 9:03
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Un peu déboussolée, j'essayai de suivre le brouhaha autour de moi. La jument hurlait dans ma tête, gigotant dans tous les sens. Je vis son propriétaire refermait le pot de pommade avec précaution. J'avais moi aussi besoin qu'on m'explique, avant de prendre un coup de sabot mal placé ! Surement ce pourquoi l'homme me tira à lui au détour d'un mouvement violent de la jument.

L’effet de la pommade n’est pas immédiat. Mais ça devrait agir, ça fonctionne avec les autres juments Ça fait une heure que ça dure et ce n’est pas finit pour la pauvre !
Vous n'y êtes pour rien, Monsieur Potri, je suis sûre que ca va aller pour elle. Elle ne peut pas tomber sur un éleveur plus attentif. Dîtes moi juste ce que je dois faire pour vous aider.
J’ai pu lui tâter l’abdomen, le poulain semble se présenter dans le bon sens. Il faut la calmer, et le reste devrait bien se passer !

Son inquiétude et sa culpabilité me touchèrent plus que ce que je pensais au milieu du ressentiment et de la détresse de son animal. Je saisissais les mains de l'éleveur avec un sourire pour me donner du courage tout en écoutant ses instructions. La calmer. Cette fois ça me paraissait claire. Lui savait où il allait même s'il n'avait jamais rien expérimenté de semblable. Il savait ce qu'il devait faire et les complications que l'affolement général pouvait entraîné. Je me concentrais une seconde sur cette sérénité de l'expérience avant de repasser devant la jument.

Ça ne s’arrête pas, ça ne s’arrête pas ! Faites quelque chose ! Toi qui me parle, fais quelque chose !
D'accord, d'accord on va faire quelque chose. Dipsy regarde moi !

J'avais saisi le licol de la jument avec fermeté cette fois. Je l'obligeais à se calmer en me regardant au moins quelques secondes. Elle aurait voulu avoir un mouvement de recule, mais je compensais cette fois, le regard sévère dans le sien. Mon pouvoir se fit un peu plus fort pour qu'elle m'entende distinctement, alors que je communiquais avec elle, d'une voix douce mais ferme et posée.

Bien, maintenant, on va se mettre par terre toutes les deux. Je sais que tu as mal, mais fait ce que je te dis. Allonge toi et ne bouge plus... voilà comme ça. Il n'y aura pas plus confortable, la pommade monsieur Potri va bientôt faire effet, en attendant essaye de respirer à un rythme régulier. C'est long et c'est la première fois, mais nous on sait ce qu'il se passe. C'est long mais ça va bien se passer.

Tout en lui indiquant la position, je m'abaissais progressivement. Malgré la douleur qui lui vrillait l'esprit elle finit par s'allonger avec toute cette grâce que peuvent parfois avoir les chevaux qui apprennent de nouveau tour, autant dire aucune !
Dans cette position, nous pûmes souffler toutes les deux. Je voyez les deux propriétaires de la grange finir de faire dégager les curieux. Dipsy donnait encore de furieux coup de sabot parallèle aux sols dans une contraction de douleur se faisait sentir, mais globalement, elle était plus douce au fur et à mesure que je continuais tout de même à lui parler de tout et de rien. Le temps qu'il faisait, sa température, son prochain repas, depuis quand elle attendait son poulain. Tout pour détourner son attention ne serait-ce que quelques secondes à chaque coup. En même temps, je restais attentive au indication que me faisait monsieur Potri près de sa croupe.

J'ai toujours mal... c'est un peu mieux, mais j'ai toujours mal ! gémit elle au bout d'un long moment.
Ce n'est pas de la magie de Mochlog, on ne peut pas... Tu vas avoir mal mais le plus long est passé. Maintenant, il faut sortir ton bébé d'accord ? Il faut que tu nous aides à le sortir, quand je te le dirais pousse de toutes tes forces. expliquai-je avec douceur.

Je vis le signe de l'éleveur à sa femme qui se rapprocha pour regardait. Le poulain avait apparemment réussi à se frayer un chemin aussi près de l'entrée qu'il le fallait. Une étape très importante de ce que j'avais compris. L'homme me fit un signe de tête avec un sourire d'encouragement avant de faire un décompte avec ses doigts. Il recommença plusieurs fois alors qu'à chaque fois que je sentais une grosse vague de douleur et donc la contraction arriver je donnais l'ordre à Dipsy d'expulser le poulain de toutes ses forces.



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Ingrid & Sigurd
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Dim 5 Nov - 10:35
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« Vous avez vu, elle fait du bon boulot cette petite. C’est une chance que je l’ai trouvée ! »

Madame Potri était quelque peu émue par la situation et il n’y avait plus de curieux à rembarrer pour évacuer son stress. Ça devait faire au moins la vingtième fois qu’elle tenait ces propos à ses employés depuis que Mary était auprès de Dispy. Et ils répondaient toujours de un « oui, madame », « vous avez raison ». Personne n’avait la tête à tenir une vraie conversation. Mais ce petit manège avait cessé quand la jument avait perdue les eaux et que peu de temps une tête pointée. Aucune complication, comme prévu. Après une bonne vingtaine de minutes, le poulain était à l’air libre toujours relié à sa mère par le cordon ombilicale. Au sol comme sa mère qui tournait la tête pour l’apercevoir. Toujours inquiète, elle harcelait de question l’adepte d’Orshin :

Mon bébé va bien ? Il est beau non ? En bonne santé ?

À ça se mêlait la voix du poulain nouveau-né, curieux et effrayé par ce nouvel environnement et la présence de ces créatures bipèdes étranges. Ou en tout cas pas comme sa mère qu’il entendait hennir. Son bien plus agréable à l'oreille que les bruits de ces créatures autour de lui.

« Je crois que vous avez amplement gagné le droit de nommer ce beau petit étalon ! Vous nous avez bien tous aidé.»

Les deux propriétaires s’étaient étreints à la sortie complète du poulain et se tenaient toujours côte à côte. Ils laissaient de l’espace à la jument et à son petit, rien n’était à faire pour l’instant : il fallait attendre que la mère se lève pour couper naturellement le cordon après qu’elle eut transféré encore un peu de son énergie. L’épreuve était difficile pour les deux, ils ne pouvaient se lever tout de suite rien ne servait de les brusquer. Chaque chose en son temps. La mère n’avait pas fini son travail, le placenta devait être délivré et il faudrait vérifier qu’il arriverait bien entier. Le nettoyage du poulain serait laissé au bon soin de la mère. En somme, ils attendaient autant pour vérifier que tout finirait bien que pour le plaisir de voir cet être tout nouveau faire ses premiers pas.

« Vous restez ici après ?! Qu’on vous offre quelque chose à manger pour vous remercier ! C’est vraiment une chance que je vous ais croisé ! »

Le non n'était pas une option, comme plus tôt la vielle femme comptait bien l’entraîner avec elle. Ses paroles prêtes à déferler sur la jeune femme.
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Mary E. Burrowes
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Sam 11 Nov - 7:45
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J'étais beaucoup trop concentrée à reliée les signes que me faisait l'éleveur à la jument tout en contrôlant nos sentiments à toutes les deux pour entendre quoique ce soit autour de moi. Par Orshin, heureusement qu'il était difficile pour nous d'épuiser l'énergie de notre don au moins en ce qui consistait à nous lier aux créatures qui étaient considérer comme la partie la plus évidente du pouvoir de l'araignée. Une chose était sure après aujourd'hui ! J'espérais ne pas tomber enceinte de sitôt. Ce qui ne durerait probablement pas dans mon esprit, mais la douleur et l'angoisse ressentit par Dipsy étaient d'excellent moyens de dissuader quelque femme que ce soit de s'abandonnait dans les nuit de Süns pour le restant de ses jours. Les hommes ? N'en parlons pas les mecs sont des chochottes de toute façon !

Mon visage baignait d'une sueur qui n'aurait pas vraiment été la mienne sans avoir partagée ce moment, j'admirais le miracle que représentait le poulain avec un sourire un peu absent. Si les questions de la jument affluaient toujours, je pouvais sentir sa fierté bien plus grande à présent que son inquiétude alors que je relâchais les cordes pour la laisser redevenir libre de ses mouvements.

Mon bébé va bien ? Il est beau non ? En bonne santé ?
Pour le moment il est... recouvert d’entrailles. Mais il est en pleine forme et je suis sure qu'une fois lavé il sera magnifique.

Même l'euphémisme était au dessus de mon état en ce moment. Le poulain était certes bien formé et en parfaite santé, curieux de ce qui venait de se passer, il n'en restait pas moins recouvert de liquide et de sang à l'aspect poisseux qui... malgré toute ma bonne volonté et mon optimisme, ne pouvait esthétiquement être qualifié de ... beau. Si ce n'était symboliquement. Je me relevais un peu ankylosée, tout en prévenant Dipsy que je coupais le lien.

Je crois que vous avez amplement gagné le droit de nommer ce beau petit étalon ! Vous nous avez bien tous aidé.
Le nommer... ah euh... je m'arrêtais quelques secondes pour regardais le poulain qui essayait avec une maladresse touchante de se mettre debout, glissant plus qu'autre chose sur la paille. Gloomy ? Ca ira avec sa mère et tout plein de liquide comme ça c'est tout ce que ça m'inspire. avouai-je alors que ma proposition était accueillit par des rires de bon coeur de la part des employés de l'étable.

Je me joignais sans mal à l'hilarité générale alors qu'apparemment, c'était tout de même accepté. Je rejoignit le couple de propriétaires en essayant de faire attention à ne gênait ni Dipsy ni son enfant dans leur effort pour retrouver une position de cheval bien portant. Les choses semblaient se dérouler exactement comme prévue. Bien que pour moi, la plus grosse partie était déjà passé. Je restais à regarder quand celle qui m'avait attirait ici m'invita toujours aussi autoritaire.

Vous restez ici après ?! Qu’on vous offre quelque chose à manger pour vous remercier ! C’est vraiment une chance que je vous ais croisé !
Bien sur... je vais juste sortir prendre un peu d'air mais je n'ai rien de mieux à faire de toute façon. soupirai-je le sourire aux lèvres.

FIN



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Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.

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