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Chroniques d'Irydaë
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Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

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Page 1 sur 1


 Les géophages

Bolgokh
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Dim 17 Jan - 2:56
Irys : 50028
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur

DANGEROSITÉ


○○○○
Sesgerin

○○○
Bukh
Melki
Paat Kyai

○○
ø


Galtuulyn


ø

҉
Uulyn


Sommaire



D’aucuns diront que les créatures qui suivent ont hérité de la bénédiction personnelle de Delkhii. Si cette hypothèse n’a à l’heure actuelle jamais pu être vérifiée par nos chercheurs, du moins faut-il bien avouer qu’elles en jettent, capables d’absorber la plus rude des roches et de modifier des continents entiers !


B
Like a Star @ heaven Bukh  [MONTURE]

G
Like a Star @ heaven Galtuulyn

M
Like a Star @ heaven Melki  [MONTURE]

P
Like a Star @ heaven Paat Kyai

S
Like a Star @ heaven Sesgerin

U
Like a Star @ heaven Uulyn  [LÉGENDAIRE]



Vous souhaitez ajouter votre propre pierre à l’édifice ? C’est tout à fait possible ! Vous pouvez proposer vos créatures et leurs descriptions dans ce sujet-ci. L’équipe du staff vous remercie, d’avance, de nous aider à faire d’Irydaë un univers toujours plus complet. ~


Dernière édition par Bolgokh le Ven 4 Aoû - 20:38, édité 5 fois
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Bolgokh
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Mar 19 Jan - 14:08
Irys : 50028
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Paat Kyai


Artiste : Roboto-kun

Longévité
La plupart des spécimens vivent entre 150 et 200 ans, soit un peu plus qu'une vie humaine. Mais il arrive que les plus résistants d'entre eux parviennent jusqu'aux 300 ans, jamais davantage cela dit. Il est extrêmement rare d'en croiser de cet âge vénérable, déjà qu'il n'est pas anodin de dénicher des Paat Kyai dans leur milieu naturel...


Localisation géographique & mode de vie
Peu nombreux sont ceux qui ont pu contempler de leur vivant ces majestueuses créatures. Raison en est de leur extraordinaire rareté, à peine plus d'une trentaine d'individus tous réunis au centre d'Irydaë. Ils vivent principalement dans les régions volcaniques, ce qui ajoute du piquant à leur légende, car leur territoire se compose de terrains accidentés et de failles de lave en fusion. Ils sont friands de roche volcanique qu'ils grignotent et mastiquent sans gêne apparente, et plus généralement, de minerais en tous genres. Pour ce faire, ils secrètent une substance proche de la salive qui dissout progressivement les matériaux et les rend malléables, ce qui permet ensuite au Paat Kyai d'extraire les éléments nutritifs dont il a besoin pour se développer puis de s'en imprégner. En effet, cette salive acide est produite par l’entièreté de son corps de mollusque, et il n'est pas rare de repérer sa trace aux longues crevasses sinueuses qu'il laisse derrière lui et son anatomie agressive...
Le Paat Kyai est un animal solitaire. En dehors des parades amoureuses qui nécessitent bien évidement deux individus, ils n'évoluent jamais en groupe. Il passe de toute façon pour ainsi dire son existence à se nourrir, ingurgitant dans sa vie des quantités phénoménales de monticules de roches. Il peut ainsi passer plus de 72h d'affilée à se sustenter, ne dormant concrètement qu'une à deux heures seulement. Autrement, pour palier à la fatigue inhérente au déplacement d'une si grande masse, une moitié de son cerveau entre en sommeil, ce qui permet à l'autre de poursuivre son activité en toute tranquillité, un peu à la manière des dauphins. Mais lorsqu'il doit absolument dormir pour de bon, le Paat Kyai se plaît à se nicher dans les grottes naturelles creusées par la lave dorénavant séchée, puis il se replie dans les confins de sa coquille.
Il est à noter que le Paat Kyai a horreur de la lave en fusion. Il la craint comme toute autre espèce vivante, ne la fréquentant que par attrait pour la roche volcanique qu'il convoite. De ce fait, l'espèce a su développer une sorte de sixième sens inné pour repérer les fluctuations des volcans et s'y adapter : il est dit que pour survivre et sortir d'une région volcanique, il n'est rien de tel que de suivre à la trace un Paat Kyai. Il éprouvera bien mieux que vous la solidité du sol et la probable dangerosité d'une éruption... !



Reproduction
Cousins de nos escargots familiers, le Paat Kyai est, tout comme lui, hermaphrodite. Cela signifie qu'il peut à loisir définir son sexe en fonction de l'individu qui lui fait face et qu'il désire séduire, de sorte à optimiser les chances de reproduction. Il peut de plus, s'il ne parvient pas à faire une telle rencontre, se fertiliser par lui-même auquel cas les petits à naître présenteront une étrange mutation, c'est-à-dire qu'ils ne pourront qu'être femelle. La nature a su s'adapter face au nombre décroissant de spécimens : l'espèce tente de s'adapter pour parvenir à se perpétuer malgré tout. En effet, le Paat Kyai est une espèce en voie d'extinction, trop chassée par le passé par l'espèce humaine avare, et du fait de la hausse constante de la mortalité des petits.
Lorsque la saison des amours survient, les Paat Kyai dégagent une forte odeur à travers leur salive du fait de la saturation des phéromones. Cette technique permet de repérer les quelques rares individus encore en vie et prêts à s'accoupler à des milles à la ronde. La parade nuptiale consiste en un touché glissé des deux corps visqueux qui s'entremêlent. Les œufs sont presque immédiatement conçus, et seront enterrés entre 50cm et 1 mètre sous la surface du sol, dans un environnement de préférence tiède et sans risque. Le Paat Kyai creuse la surface à l'aide de sa queue, bardée de mini crochets à cet effet. Ce n'est qu'après deux à trois mois que les œufs éclosent s'ils sont encore intacts, libérant une progéniture fragile, presque translucide et surtout extrêmement molle. Leur coquille n'est pas formée à cet âge, car ils devront d'abord prélever les minerais dont ils ont besoin : rien n'est moins rare qu'un bébé Paat Kyai dévoré par le premier prédateur venu, ou encore tué par le terrain hostile, voire même écrasé dès l’œuf par une éruption prématurée...
On compte les chances de survie à un petit sur vingt dans le courant du premier mois qui entoure sa naissance, raison pour laquelle l'espèce tend à s'éteindre. Les portées peuvent aller jusqu'à vingt individus grand maximum. Globalement, un Paat Kyai s'accouple à peu près tous les dix ans de sa vie, si ce n'est moins...


Caractéristiques physiques
Les Paat Kyai se présentent sous la forme d'un immense escargot. A cela près que leur coquille est bardée de crevasses, piques, et autres apparats défensifs. Elle n'a pourtant pas d'autre rôle que l'intimidation, l'animal n'étant ni assez vif, ni assez dégourdi pour se défendre lui-même... Grand bien lui en fasse puisqu'il ne possède à l'heure actuelle pratiquement aucun prédateur, mis à part quelques rares dragons et l'être humain. L'avantage de sa carapace étant que s'il prenait à ces grands reptiles l'envie de l'attraper par la coquille pour mieux le précipiter d'une hauteur vertigineuse, ils s'érafleraient les serres sur les coupants de ses arrêtes. Il n'est en effet pas aisé de fissurer cette carapace, surtout lorsque le Paat Kyai y trouve refuge... Le plus terrible des dragons s'y est plusieurs fois cassé les dents, et ce n'est que récemment que la plupart tentent de projeter leur proie d'une altitude assez haute pour porter atteinte au minerais de leur coquille. Celle-ci se compose effectivement de toute la roche dont il se nourrit, un alliage de pierre volcanique, de fer, de cuivre, et parfois d'autres matériaux bien plus rares... Cet alliage naturel, mêlé d'une substance organique qui lui permet de résister à la salive acide de leur propriétaire, en font un matériau extrêmement recherché dans la métallurgie : peu de choses peuvent abîmer une protection ou une armure faite en coquille de Paat Kyai. La rareté de ces bestioles et la difficulté de travailler cette matière en font en revanche un produit d'un prix que la décence empêche d'évoquer : seuls les Empires et les riches compagnies minières peuvent se permettre l'achat d'une telle denrée. Il n'est de ce fait pas rare de voir moult aventuriers et chasseurs de renom partir à la chasse au Paat Kyai, bien souvent sans succès. Encore faut-il déjà survivre aux conditions de vie particulièrement difficiles des territoires volcaniques. Puis mettre à terre l'animal...
Plus celui-ci sera vieux, plus sa coquille sera d'une exquise complexité. Raison pour laquelle il y a peu d'intérêt à tuer les plus jeunes, ce serait une perte d'argent assez conséquente. Malheureusement, les Irydars ne l'ont compris que récemment !


Taille
Les nouveaux-nés font entre 30 et 50 cm à la naissance. Ils grandissent progressivement jusqu'à atteindre les 5 mètres de haut pour les plus hauts spécimens à la fin de leur vie.


Caractéristiques psychologiques
Les Paat Kyai sont réputés pour leur grande passivité. Presque rien ne les inquiète, d'un tempérament fortement apathique. Ils poursuivent leur paisible quête de nourriture avec la volonté et l'obstination d'un roc, force tranquille qu'il est pratiquement impossible d'arrêter une fois lancée. Ils ne réagissent pratiquement jamais à une attaque frontale, allant au grand maximum jusqu'à se réfugier dans leur coquille, voire changer de direction, tout simplement, dans une pseudo fuite en slow motion. Ils savent de toute façon que leur coquille est plus résistante que la quasi totalité des armes brandies contre eux...


Capacités
Le Paat Kyai est une force terrible de la nature. Il est capable d'abattre et de ronger des montagnes dans sa quête éternelle de nourriture. Pourtant, il ne possède à proprement parler aucune capacité spécifique... Mis à part cette substance acide qu'il secrète, capable de ronger progressivement les matériaux les plus durs. Cette salive a pour particularité de ne créer de réactions chimiques que sur des éléments non organiques. Elle ne provoque pratiquement aucune réaction sur les tissus humains, outre une viscosité fort désagréable pour ces Dames... Et qui a déjà fait glisser au pire moment bon nombre d'aventuriers, car il est très difficile d'y adhérer. En revanche, dès qu'elle entre en contact avec vêtements, armures, ou roches, un sifflement aiguë se fait entendre et la salive dissout peu à peu l'élément qu'elle attaque : comprenez qu'un bout de toge fine partira en une poignée de secondes, mais qu'une armure fumera durant dix minutes si ce n'est plus avant de daigner se crevasser vraiment par l'effet corrosif. Les Paat Kyai ont toute la vie devant eux, ils ne se précipitent jamais pour faire fondre en bouillie leur pâtée du moment !
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Bolgokh
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Sam 9 Avr - 16:47
Irys : 50028
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Bukh


Artiste : Zhang Moxuan

Longévité
Entre 32 et 35 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Les Bukhs sont de paisibles géophages qui arpentent les terres verglacées des bords externes d’Irydaë. Il ne s’agit pas pour autant d’une espèce montagnarde, car les particularités de son régime alimentaire lui permettent de créer ses propres routes fréquentables même lorsqu’il n’y en a pas. Il n’est ainsi pas rare de découvrir à flanc de montagne d’étranges tunnels aux contours très inégaux qui prennent bien souvent fin sur un cul de sac. En effet, comme tout animal diurne qui se respecte le bukh cherche à la tombée de la nuit un abri qui pourra l’abriter –lui et les siens- des dangers dont peut receler l’obscurité dans ces contrées lointaines. Le troupeau se met donc dans un bel ensemble à creuser par de puissants mouvements de mâchoire une grotte suffisamment longue et large pour accueillir tous les membres de cette grande famille. C’est là la conception qu’ils ont du verbe « brouter ». Ils ne se nourrissent en définitive que très peu la journée, outre aux aurores où ils émergent de leur sommeil et grignotent les murs de leur grotte d’appoint. Le jour, s’ils ne rechignent guère à prélever ici et là quelques graviers appétissants, ils se contentent surtout de lécher la glace de leur langue râpeuse afin d’obtenir un apport suffisant en eau. Pour se faire, ils sont capables de piétiner de gros monticules de glace qu’ils broient sous leur masse impressionnante avec la corne de leurs pattes, la transformant alors en cristaux beaucoup plus sujets à la fonte.
Le nombre de troupeaux de bukhs apprivoisés ces dernières années n’a fait que croître exponentiellement. L’Homme a très rapidement compris l’intérêt qu’il pouvait y avoir à maîtriser une telle bête de trait dans ces paysages en grande partie hostiles à l’humain. Capables de porter des charges impressionnantes sur leur dos sur des kilomètres, voire de tirer des carrioles et de constituer des caravanes, les bukhs n’ont guère besoin d’être nourris et se suffisent généralement à eux-mêmes pour dégager les routes de tout éventuel obstacle : quoi de plus simple lorsque le décor entier est leur garde-manger ? En contrepartie, ils avancent à une vitesse de croisière digne de votre arrière grand-oncle… Il ne faut pas être pressé avec un attelage de bukhs, car rien ni personne ne saurait les faire progresser plus vite ! Ils sont du coup beaucoup plus employés pour le transport et le déplacement d’objets lourds, voire de grosses cargaisons que pour le transport personnel d’usagers. Attention également, les bukhs ne s’utilisent que dans un certain ordre. A l’image des chiens de traîneaux, le bukh de tête sera celui que suivront tous les autres, ce qui nécessite une avancée en queuleuleu. C’est du moins la conclusion à laquelle sont parvenus les habitants, car diriger un seul bukh demande déjà l’attention permanente de deux conducteurs, ce qui coûte rapidement cher en ressources humaines : tandis que l’un monte l’animal et se charge des directions via un harnais, l’autre suit à pieds contre ses flancs et doit donner l’impulsion du départ ou de l’arrêt.



Reproduction
Les bukhs n’ont pas vraiment de vie sexuelle. Dans ce domaine-là, ils sont d’une flemmardise très prononcée et ne se reproduisent généralement qu’une fois tous les deux ans, si ce n’est cinq ans. Afin de contrer cette absence d’instinct de survie millénaire, la nature a fait en sorte qu’une femelle puisse donner naissance jusqu’à trois petits. La mort prématurée est rare du fait de la robustesse de l’espèce. Leur désintérêt va plus loin encore ! Il n’existe aucune parade amoureuse, rien d’autre qu’un comportement opportuniste vers son voisin de temps à autre, et tant mieux s’il s’agit d’une femelle. Néanmoins, l’instinct maternel, lui, est bien réel. Comme si le bukh avait voulu rattraper son absence de désirs, il se montre même vindicatif lorsqu’il s’agit de protéger la future génération. Les femelles enceintes sont donc protégées de très près par le reste du troupeau durant les quelques dix-huit mois où dure la gestation. Elles allaitent par la suite leur progéniture jusqu’à trois années consécutives, et mangent deux fois plus en cette période pour transmettre aux bébés davantage de roches par leur biais. Comme les troupeaux sont mixtes et sans réel rapport hiérarchique, les nouveaux venus sont libres de rester s’ils le souhaitent.


Caractéristiques physiques
A cause de leur masse extrême les bukhs ne peuvent pas évoluer sur tous les types de terrains. Ils sont lourds, très lourds, et ne disposent pour avancer que de pattes dotées d’une corne épaisse, un peu à la façon des éléphants. Si cela ne les gêne nullement sur terrain plat ou en montagne, puisqu’ils creusent eux-mêmes leurs routes droites, cela les handicape rapidement sur terrains accidentés, en pente, voire sur les trop fines couches de glace… Ils la traverseraient aisément et mourraient noyés ou plusieurs mètres plus bas. Ils ne sont vraiment pas faits pour les acrobaties. Leur ossature est très dense et se retranscrit par un crâne large, proéminent comme la tête d’un marteau, qu’ils utilisent d’ailleurs à cet effet. Lorsque la roche est trop dure, ils peuvent la fracasser de leur museau et ensuite l’entamer grâce à leurs mâchoires très développées. La lèvre inférieure est plus avancée que la supérieure, et elle est prolongée de deux superbes défenses. Celles-ci sont très longues chez les mâles jusqu’à parfois dépasser le sommet du crâne, et beaucoup plus courtes chez les femelles. Leur cuir est lui aussi plutôt épais, secondé d’une épaisse couche de graisse pour survivre aux températures. Leur viande est bonne une fois cuite, et surtout très nourrissante car elle contient énormément de minéraux en petites quantités, ce que ne possède pas forcément le corps humain. Leur peau est principalement utilisée dans la cordonnerie et la maroquinerie, car trop peu souple pour la mercerie. Enfin, il est à noter qu’il est de coutume dans les caravanes lorsqu’elles arrivent dans un village d’exhiber la richesse de leurs marchandises par la taille et le métal d’un anneau placé sur le museau des bukhs. Les plus prestigieuses présentent un métal précieux, en grande quantité, et sur chaque animal de la troupe.


Taille
Deux mètres au garrot au grand maximum, jamais davantage.


Caractéristiques psychologiques
Les bukhs sont aussi obtus et prosaïques que leur apparence le laisse suggérer. S’ils sont placides, ce n’est pas qu’ils sont indifférents, mais plutôt que leur temps de réaction s’échelonne sur bien plus de temps que celui d’un être vivant lambda. Ils ne savent pas vraiment accélérer et se sont habitués au fil des âges à compter sur leur robustesse naturelle pour contrer tout éventuel danger, préférant foncer lentement mais sûrement à travers un obstacle que de paniquer et tenter la fuite. De ce fait, il n’est pas étonnant qu’il faille deux Hommes pour les guider ! Pas plus qu’un arbre ou un rocher vous ne pouvez vraiment les influencer, à moins de s’y prendre à plusieurs et d’utiliser une certaine force. Il faut de la poigne pour tenir le harnais d’un bukh, le forcer dans une direction précise ou mettre toute sa machinerie en branle pour une marche avant. Autrement, il est tout à fait probable que votre animal poursuivra éternellement sa route droit devant lui, mis à part s’il sent l’odeur alléchante de minéraux rares dans son périmètre. Là encore, il faut toute la volonté du monde pour l’empêcher d’aller brouter tout ce qui traîne… Et vous vous plaigniez de votre canasson récalcitrant ? Fort heureusement, il est aussi suffisamment paisible pour suivre le bukh de tête sur de très longues distances sans rechigner à la tâche. Toutefois, comme ils ont tendance à suivre le comportement du premier, il est primordial de ne pas laisser celui-ci s’adonner à sa gourmandise… Vous auriez alors tout un attelage à gérer. En d’autres termes, c’est un animal qui s’apprivoise assez facilement et sans véritable danger si tant est que vous preniez quelques précautions. Les accidents existent. Combien de caravaniers imprudents se sont retrouvés broyés sous un bukh car ils n’ont pas pris garde à leur caractère buté, capables d’avancer encore et toujours même s’ils vous passent sur le corps ? C’est un animal de trait, non un familier.


Capacités
Être en mesure de dévorer des montagnes entières me semble déjà une capacité suffisante pour une espèce aussi tranquille…
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Bolgokh
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Dim 22 Mai - 15:46
Irys : 50028
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Uulyn


Artiste : Qun Wang

Longévité
Données inconnues. Tout porte à croire que cette créature est intemporelle.


Localisation géographique & mode de vie
Uulyn est une créature unique qui arpente les confins de Daënastre. Elle revêt aux yeux des habitants un statut mythique et ambiguë, car nul ne sait d’où elle vient, comment elle a été créée, et ce qu’elle fait en ce monde… Certains lui ont parfois accordé le rang de semi-Architecte, ou encore celui de créature originelle, de ces temps lointains où la mortalité n’était qu’une graine dans l’imagination des divinités. Elle procure à ceux qui la regardent un étrange sentiment de vacuité, d’immensité et la sensation de n’être qu’un grain de poussière dans l’infinité de l’univers. De fait, il est de coutume de ne pas l’appeler « Uulyn », mais « l’Uulyn » lorsqu’on la désigne à quelqu’un. Les croyances populaires sont en effet persuadées que manquer de respect à pareille créature peut être porteur de malchance pour les dix années à venir, et qu’il ne faut donc pas la désigner à titre personnel, mais plutôt lui ajouter un déterminant moins familier. Exactement comme l’on affublerait les briseurs de miroirs de sept ans de malheur. Il est à noter qu’il est rapidement devenu un sport national pour les jeunes générations impétueuses de l’appeler « Uulyn » pour défier leurs aînés et prouver leur courage ! Mais ce n’est jamais sans un léger tremblement, ou un geste rapide pour se protéger du mauvais œil…
Et pourtant, Uulyn n’a jamais agi que comme une immense créature paisible et indifférente de ce qui pourrait grouiller à ses pattes. L’histoire recense certes quelques accidents dus à sa masse gigantesque, voire une kyrielle de problèmes logistiques lors de la construction des chemins de fer via les aqueducs -car l’animal ne se déplace jamais que très lentement et sa route bloquait souvent toute construction possible-, mais elle ne s’en est jamais prise volontairement au genre humain. Pour une raison obscure, elle se tient ainsi à l’écart des villes et se contente d’errer aléatoirement dans les dédales du continent. Certains de nos plus éminents chercheurs sont parvenus à prouver que la bête se nourrissait de temps à autre, principalement de roches et des montagnes qu’elle croise. Il semblerait en revanche qu’elle n’ait guère besoin de s’abreuver… !



Reproduction
Données inconnues. On ne sait pas depuis quand l’Uulyn fréquente Daënastre, ni d’où elle est venue les premiers temps. On sait simplement que son apparition remonte à des siècles si ce n’est des millénaires de cela, car des traces fort anciennes de son passage subsistent un peu partout et des manuscrits d’antan en évoquent la silhouette. On ne sait pas même s’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle, ou s’il existe une différenciation des genres pour cette espèce.


Caractéristiques physiques
Uulyn pourrait s’apparenter à une immense tortue. Elle en reprend la configuration initiale, à ceci près que son enveloppe charnelle est un subtil mélange de roches en fusion et de métal extrêmement résistant qui compose les arêtes de son squelette. Les zones les plus chaudes de son corps sont son crâne, sa carapace et ses quatre pattes locomotrices. Uulyn revêt sur le museau ainsi que sur lesdites pattes des plaques rocheuses proéminentes aussi résistantes que la couche protectrice de son dos et de son ventre. Cette roche possède également un alliage métallique dont les propriétés sont encore à l’heure actuelle indéterminées : on devine simplement qu’il s’agit d’un métal capable de résister à des températures extrêmes ainsi que de supporter la morsure du magma. Sa carapace dispose, en revanche, d’un peu moins d’arêtes tranchantes que le reste de son corps, puisqu’elle paraît même presque lisse, poncée et sculptée en rondeurs par une main externe. La roche s’entremêle en circonvolutions, entrelacs, et autres motifs allant même jusqu’à des simulacres de rouages. Elle dispose toutefois d’une épine dorsale proéminente, crénelée de dents métalliques. Les seuls endroits où la chair tendre se laisse donc deviner sont les articulations et l’abdomen, en parti justement protégé par la carapace. La gestuelle de l’Uulyn est très ample et lente. A vrai dire, il est difficile de savoir si la bête bouge à moins de sentir le tremblement du sol écrasé sous sa masse imposante. Mais ne vous y trompez pas. Elle avance à pas de géant. Il y a qui plus est réellement quelque chose de magique et de transcendant à assister à son passage, car elle se meut avec une grâce insoupçonnée, à la frontière du réel et des possibles…


Taille
Environ 180 mètres de hauteur au garrot. Néanmoins les plus hautes épines de sa carapace culminent jusqu’à 300 mètres du sol.


Caractéristiques psychologiques
Uulyn semble n’avoir qu’une conscience vaporeuse de ce qui l’entoure. Jamais personne n’a essayé de s’en prendre à elle, pas même les éventuels prédateurs qui rôdent sur Daënastre et dont la taille ou les atouts n’en sont pas moins intimidants. L’Homme lui-même a pour le moment mis de côté toute velléité d’attaque à son encontre, car la créature se montre accommodante à bien des égards. Elle ne piétine pas les constructions des habitants, et se contente au contraire de chercher à s’en éloigner pour vagabonder paisiblement dans le lointain. Peu de créatures hostiles rôdent également dans son sillage, ce qui pousse parfois certains commerçants ou aventuriers à chercher sa proximité le temps d’une nuit ou de récupérer l’énergie perdue. On ne sait pas si elle dispose d’un tempérament propre, outre son éternelle placidité, ni même s’il y a sous ce crâne imposant une intelligence poussée ou juste le néant psychologique d’une tortue.


Capacités
L’extrême chaleur que dégage son corps forme en continue une chape de brume quasiment opaque autour de l’animal, et cela, jusqu’à quatre ou cinq kilomètres de part et d’autre d’elle. Cette brume agit un peu comme une sorte de cyclone ou de tempête de sable : une véritable purée de pois s’installe si bien qu’il est quasiment impossible d’y voir à plus de deux mètres, mais « l’œil » du cyclone -c’est-à-dire là où se tient l’Uulyn et ses proches environs-  reste parfaitement limpide. Les voyageurs ont pris l’habitude d’interpréter un brouillard dense soudain comme le résultat de la proximité de l’Uulyn. Le dilemme étant de soit chercher à trouver le point d’origine pour bénéficier d’un périmètre sécurisé, quitte à prendre le risque de se rompre le cou dans un précipice invisible ou d’errer indéfiniment… Soit d’installer le campement et d’attendre que la bête passe, puis de reprendre leur route. Il est à noter que plus l’Uulyn se trouve dans les régions froides de Daënastre, plus la brume qu’elle dégage est dense à cause du contraste de températures. Inversement, dans les régions les plus chaudes, celle-ci peut se limiter à des filaments délétères.
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Bolgokh
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Mar 26 Juil - 13:41
Irys : 50028
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Melki


Source : Magic : The Gathering

Longévité
Entre 47 pour les mâles et 55 ans pour les femelles.


Localisation géographique & mode de vie
Les melkis sont d’imposants sauriens au tempérament plutôt paisible. Ils ont en horreur l’humidité qu’ils fuient par tous les moyens possibles, et ont progressivement évolué pour s’adapter à un environnement de préférence aride, si ce n’est désertique et rocailleux. On les trouve dans les canyons, et autres étendues montagneuses ou taillées dans le granit. Ils vivent principalement en famille réduite, c’est-à-dire deux individus susceptibles d’être accompagnés de leur progéniture jusqu’à ce que celle-ci ait atteint sa maturité. Ce sont d’excellents grimpeurs et randonneurs chevronnés, bien qu’en réalité ils ne parcourent pas tant de kilomètres que cela… Ils n’aiment pas énormément se déplacer et sont dans la perpétuelle économie d’énergie, recherchant toujours la voie la plus rapide pour effectuer la moindre action. « Chers procrastinateurs, suivez toujours les melkis ! » dit même un dicton fort connu des populations. En effet leur journée se compose essentiellement de siestes et de digestion, lorsqu’ils ne sont pas occupés à mâcher longuement leur nourriture du jour. Ils sont scrupuleusement géophages et utilisent leurs puissantes mâchoires pour extraire et broyer la roche, séparant ainsi les différents minerais. Pour une raison obscure, leurs excréments se composent uniquement de ces métaux purs, allant parfois jusqu’à l’or ou au diamant brut pour les rares spécimens qui auraient rencontré un filon sur leur chemin.
Mais ce n’est pas là leur seule source de nourriture. De récentes études ont prouvé que leurs écailles possédaient un potentiel photovoltaïque, ce qui expliquerait pourquoi les melkis apprécient de faire tant de sieste au soleil. Leurs écailles emmagasinent l’énergie récoltée et la restituent à leur propriétaire sous la forme d’hydratation, loin de souffrir de la brûlure du désert même lorsque le soleil est au plus haut. Ces réserves leur permettent alors de s’enfouir profondément dans le sol lorsqu’ils doivent dormir pour de bon ou simplement évoluer hors des yeux des prédateurs. Beaucoup de voyageurs ont aimé ces siècles derniers les comparer à nos taupes plus classiques. Malgré cette aptitude, les melkis préfèrent de loin les hauteurs et restés cramponnés aux parois les plus vertigineuses durant des heures, où ils sont pratiquement hors d’atteinte de tout danger.



Reproduction
Les melkis restent avec un seul et même compagnon durant quatre à cinq ans de leur vie. A la suite de quoi les individus se séparent et partent à la recherche d’un nouveau partenaire de sieste. Ce sont les femelles qui charment les mâles en général, exhibent leur crête de multiple couleurs et font claquer leur queue au sol en un rythme très précis. Si le mâle accepte les avances qui lui sont faites, les deux melkis se lient simplement et attendent ensemble les périodes d’accouplement qui sont au printemps et en automne. La femelle enfouit ses œufs dans le sable ou la roche et les laisse livrer à eux-mêmes durant trois mois. A la suite de quoi le couple revient récupérer sa progéniture –deux à trois petits maximum- et éduque celle-ci durant trois ans. Il peut arriver que deux femelles soient en compétition pour le même mâle, et qu’elles luttent ensemble à l’aide de leurs cornes durant quelques secondes. Cela ne dure jamais longtemps, la flemmardise les rattrapant vite. De la même manière, un couple peut ne pas retrouver ses œufs ou alors ne pas adopter les bons petits : cela leur est souvent égal et les parents éduquent les jeunes melkis comme s’il s’agissait des leurs. Ne sous-estimez pas toutefois l’attachement qui se crée par la suite. Une femelle ou un mâle serait capable de vous charger en dépit de son tempérament traditionnel pour protéger sa progéniture. Pas très longtemps, mais tout de même !


Caractéristiques physiques
S’il n’est pas agressif en soi, le corps d’un melki est une véritable prouesse de la nature. Tout en lui a été conçu pour lui économiser un  maximum d’énergie et lui épargner tout déplacement inutile. Ses écailles, quoique très fines et ne constituant aucunement une armure suffisante, sont chatoyantes et souvent très colorées pour réfléchir la lumière du soleil et créer de très jolies nuances. Tous les individus disposent d’une crête filée de membranes sur le crâne, et des proéminences cornues voire minérales sur les côtés de la mâchoire. Méfiez-vous du tranchant de ces deux lames : elles sont conçues pour permettre à l’animal de percer la roche plus aisément pour en faire tomber les graviers directement dans sa gueule à grosses môlaires broyeuses. Les melkis disposent d'une capacité de régénération exceptionnelle. A la manière des lézards, ils peuvent non seulement laisser leur queue derrière eux pour occuper l’attention de tout éventuel prédateur, mais également faire repousser tous leurs membres et guérir de plaies très profondes. Outre organes vraiment vitaux comme le cœur et le cerveau, ils parviennent avec du temps et beaucoup de soleil à régénérer même un foie ou un estomac amputé ou percé. De fait, ils arborent la plupart du temps un corps et des écailles en parfaite santé, car il est rare de pouvoir voir un melki blessé qui n’aurait guère encore guéri. Attention également à leur gueule lorsque vous évoluez près d’eux. Leur bave sécrète une enzyme très puissante susceptible d’endormir en plusieurs dizaines de minutes un gros mammifère de plusieurs tonnes. C’est ce qui vous arrivera si vous la respirez ou si votre sang entre en contact avec leur bave. Au mieux, si vous enduisez cette dernière sur un membre, celui-ci se verra anesthésié, voire engourdi si ce n’est que partiel. Enfin, leurs longs doigts membraneux sont équipés d’infimes capteurs qui leur permettent de capter la moindre vibration à des mètres à la ronde. Ces capteurs disposent également de micro-crochets invisibles à l’œil nu qui s’agrippent sans mal même aux parois les plus lisses. Le melki peut donc ramper sur les falaises les plus abruptes ou se reposer longuement à des mètres d’altitude.


Taille
Environ 1m50 au garrot pour deux mètres de longueur sans la queue. Avec celle-ci, l’animal peut atteindre les quatre à cinq mètres de longueur.


Caractéristiques psychologiques
Les melkis sont d’incommensurables paresseux. Rien ne vaut à leurs yeux le bonheur d’une sieste au soleil ou le plaisir de ne tout simplement rien faire. A cause de cela, il est quasiment impossible de rencontrer un melki agressif, sauf si vous avez directement attenté à sa vie. Et encore privilégiera-t-il toujours la fuite en premier lieu, peu désireux de perdre trop d’énergie à combattre directement un prédateur alors qu’il peut s’enfouir quelques mètres plus loin… De fait, même si les melkis sont apprivoisés depuis longtemps déjà pour servir de monture, leur éducation nécessite une main de maître et un véritable talent avec les animaux. Loin de vous montrer du respect, votre monture fera tout pour en faire le moins possible jusqu’à prétendre ne pas entendre vos ordres du tout… Il faudra vous montrer patient, buté, mais aussi attrayant. Car sachez qu’une bonne relation fondée avec l’un de ces animaux vous permettra d’obtenir un compagnon de très bonne qualité : si les melkis ne sont pas rapides ils sont très endurants et vous permettront d’accéder à des lieux reculés, difficiles d’accès et ce par la voie la plus courte. En effet, ils semblent avoir un sixième sens pointu pour repérer à des kilomètres les passages secrets et autres raccourcis ! Comme quoi, leur paresse peut également être un atout. Enfin, et cela s’est déjà vu par le passé, il existe une raison capable de pousser un melki à se battre : il le fait à l’état naturel pour sa famille, et peut-être amené à le faire pour vous si vous vous retrouvez vraiment sans échappatoire. Gagnez sa confiance, proposez-lui le bonheur, et il se montrera charmant compagnon et même un allié fort utile pour vous sortir de toutes les situations compliquées.


Capacités
Comme susnommée, sa bave est un puissant anesthésiant. Il possède également d’incroyables capacités de régénération, et ses mâchoires restent dangereuses du fait de leur puissance. L’eau reste sa plus grande faiblesse puisqu’il la craint davantage que le feu ou la lave, et a horreur de devoir rester à proximité même d’une surface plane aquatique comme un lac ou un étang. Enfin, une fois soigneusement passée sous silence leur origine, les gemmes qu’il rend par le fondement se vendent de véritables fortunes sur le marché ! Mais il faut pour cela que le melki ait eu au préalable des roches de choix à se mettre sous la dent, ce qui reste très rare.
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Bolgokh
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Dim 12 Mar - 23:40
Irys : 50028
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Sesgerin


Artiste : EricDaNerd
Fiche rédigée par : Mary E. Burrowes

Longévité
Entre 150 et 200 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Surnommés les "petits trolls du grand froid", les Sesgerins vivent en communauté d'environ une trentaine d'individus dans tous les paysages montagneux et enneigés d'Irydaë. Petits et de corpulence assez forte, ils ont un corps extrêmement robuste qui les met à l'abri de la plupart des attaques naturelles. Il n'existe que très peu de prédateurs ayant les dents assez affûtées pour percer le cuir de leur dos et encore moins une zone vitale. C'est pourquoi ils passent le plus clair de leur temps, roulés en boule, cachés dans la neige. Il n'est pas rare de les confondre avec une pierre gelée et de tomber sur une horde de ces petits démons notamment les jours de fortes chutes de neige quand leur fourrure blanche se confond avec le reste du sol. Ce qui n'est pas la meilleure façon de traverser les montagnes en toute quiétude.
Ils se déplacent parfois en roulant sur les flancs ou en se laissant tomber du haut de certaines falaises sans craindre aucun autre dommage que celui de provoquer une avalanche sur les créatures alentours qui auraient le malheur de passer dans le coin. Ces groupes n'ont pas vraiment de hiérarchie précise à part celle liée à la taille des individus. En résumé, le plus gros Sesgerin est celui qui décide de la direction que prend le groupe. C'est également à lui que revient le devoir de sonder le sol à la recherche de pierres mangeables quand la horde arrive à un nouvel endroit. Une fois repu, tout le groupe va se remettre en boule sur le sol pour digérer son repas pendant des heures voire des jours. Il est donc rare et improbable que vous en croisiez en pleine activité ou en vous en rendant compte.



Reproduction
Il est assez difficile de décrire la façon dont ces petites créatures se reproduisent à cause des conditions assez extrêmes dans lesquelles elles vivent, mais aussi du temps que cela prend. Les plus intrépides naturalistes qui se soient intéressés à la question se sont simplement endormis ou sont morts de froid en attendant que quelque chose ne se produise. Les seules données dont on dispose, racontent qu'un mâle et une femelle s'excluent du groupe et vont se mettre en boule sous un sapin. Quitte à faire plusieurs kilomètres pour en trouver un.
Une fois blottis sous leur sapin et bien... On ne sait pas, ils restent ainsi pendant une dizaine à une quinzaine de jours d'après les observateurs les plus endurants. Au bout de ce temps, ils retournent dans leur horde avec un petit caillou qui en grandissant deviendra un Sesgerin à part entière.


Caractéristiques physiques
Les Sesgerins ressemblent grossièrement à de tous petits singes qui auraient mangé beaucoup trop de pierres, ou à des yetis miniatures selon les descriptions. Ces géophages ont pourtant un appétit assez limité. Et heureusement, car ils doivent souvent creuser durant une heure pour trouver des pierres non gelées dans le sol. Une fois debout, leurs petits ventres ressortent un peu trop musclés pour leur taille.
Leur dos et le haut de leur tête est totalement recouvert d'une fourrure blanche plus ou moins épaisse selon leur âge. Souvent elle leur tombe sur le visage jusqu'à leur recouvrir les yeux, sous lesquels s'ouvre une petite gueule qui est à la fois un nez et une bouche. Même si leurs mains et leurs pieds ressemblent relativement à ceux des humains, ils sont en fait musclés et articulés pour être particulièrement efficaces pour creuser la terre et trouver le type de pierre dont les Sesgerins raffolent (en général d'anciennes expulsions volcaniques ou des pierres riches en métal comme le fer). Ils possèdent également deux grandes oreilles en pointe qui ne leur servent en fait qu'à écouter le sol pour trouver les pierres en tapant des pieds. Ils ont en effet un odorat, un goût ou même une vue assez déplorables.
Hormis le fait qu'il vous sera totalement impossible de percer leur peau sans un objet particulièrement tranchant, faites également attention à leurs dents. Si elles sont plates et épaisses, il n'en reste pas moins qu'ils s'en servent pour grignoter des pierres. Elles ne couperont donc aucune chaire mais broieront vos os sans aucune difficulté.


Taille
Les plus grands mesurent jusqu'à 1 mètre mais ils ne dépassent que rarement les 70 centimètres.


Caractéristiques psychologiques
Ils ont beau vivre en groupe les Sesgerins ne sont pas forcément très sociables. Leur appartenance à une horde est plus une sorte d'honneur indispensable. Ils seront donc par nature très difficiles à apprivoiser et même à écarter de leur groupe. Ils sont naturellement d'une immense patience, capables de rester immobiles pendant des jours ou plus si leur "chef" de groupe ne décide pas de changer de lieu de vie.
On peut donc tenter de communiquer avec eux un long moment sans jamais recevoir de réponse. De même si un jour, l'une de ces petites créatures se décidait à suivre une personne qui ne serait pas de son clan, il ne vaudrait mieux pas la vexer, ils ont une excellente mémoire et la rancune très tenace. Ceci est régulièrement vérifié par les voyageurs… Si eux oublient qu’ils ont affaire à la même horde durant deux voyages consécutifs, force est de reconnaître que les Sesgerin, eux, ne les oublient pas.


Capacités
Si on met de côté leur résistance et leurs dents, les Sesgerins n'ont qu'un atout, c'est leur ouïe. Ils sont capables de sonder le sol comme un véritable radar et certains racontent que si on arrivait à s'attacher leurs services, il leur serait extrêmement facile d'indiquer à quiconque des mines entières de magilithes souterraines.


~ N'hésitez pas à adresser vos questions par MP à Asmigal, Khugatsaa ou Möchlog, ils se feront un plaisir de vous aider ! ~
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Bolgokh
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Ven 4 Aoû - 20:30
Irys : 50028
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Galtuulyn


Artiste : Naomi Chen
Fiche rédigée par : Kezy'Rahs Thaedtrom

Longévité
50 à 60 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Le Galtuulyn vit dans les régions au plus près de la chaleur, à Ekhlen, et trouve refuge dans des grottes et des cavernes parmi les plus profondes et reculées, dans les reliefs dangereux des îles volcaniques. Son mode de vie, lui, fonctionne comme celui des loups et de leur système hiérarchique. Il y a généralement dans une meute de loups un couple alpha, et par la suite suivant l’importance et la qualité des capacités, un second couple nommé bêta. Sont alors désignés des individus de milieu de rang et un ou plusieurs loups d’un rang plus faible. Les Alphas commandent l’ensemble du groupe, les bêtas dirigent les Galtuulyn de niveau intermédiaire et tous les adultes commandent les individus du milieu et les plus novices. Même si l’on compte des couples puissants et compétents, le mâle du couple Alpha reste cependant le seul chef incontesté de la meute, et ne peut être révoqué par aucun autre. Tandis que les deux extrêmes de la hiérarchie tendent à l’immuabilité des rôles, sauf en cas de blessure ou de mort, le rang au centre de cette hiérarchie est socialement plus dynamique. Les louveteaux quant à eux, ne sont pas reconnus dans cet équilibre délicat jusqu’à l’âge de la maturité sexuelle.
Les Galtuulyn ne chassent pas, car ils se nourrissent de lave : leur cœur a un besoin régulier de magma pour leur permettre de vivre et de faire circuler le sang plutôt particulier dans les veines et artères qu'ils possèdent. Ces créatures n'ont pas d'appétit à proprement parler, mais s'ils ne s'alimentent pas pendant au moins deux semaines et demie, ils peuvent craindre que leur cœur ne refroidisse et ne les anime plus, les menant à une mort imminente.
Ce n'est pas parce que cet animal ne chasse pas qu'il ne sait pas se battre. Au contraire, le Galtuulyn possède tout un panel d'attributs naturels dangereux qui lui permet de se défendre contre les créatures d’Ekhlen. La manière particulière de survivre pour cette créature est de garder constamment sa chaleur au-dessus de 0°. Et pour cela, boire ou manger du magma suffira à augmenter la chaleur dans leur cœur et donc dans leur corps. Leur système digestif est particulier et a deux utilisations. Premièrement, la lave ingérée est transmise dans tout leur corps, puis à la suite, cette lave est apportée à leur cœur qui fait fondre la roche magmatique froide qu'ils ont ingérée, la transformant elle-même en de la lave qui apporte à leur organisme de l'énergie. Anecdote assez amusante, contrairement à nous les humains qui prennent un bain dans l'eau, eux se purifient dans les sources de lave et trouvent même un malin plaisir à plonger dans les éruptions, comme une sorte de fête à leur gloire.


Reproduction

Profitant d'une reproduction aisée et calme, ces créatures ne se comptent pas au même nombre que les autres espèces. Le moment idéal pour se reproduire se présente lors d'une éruption occasionnelle. Décidé ainsi par Orshin, le couple ne peut faire qu'un seul petit Galtuulyn tous les 6 mois, car l'énergie demandée pour le nourrir, puisée directement chez la mère, est phénoménale. La grossesse de la femelle se fait en quelques semaines, et si elle est ménagée et aidée par les autres Galtuulyn, la croissance totale du fœtus ne prendra que 10 jours. Il requiert pour une Galtuulyn une énergie impressionnante pour tenir le fœtus en bonne formation. Et ainsi est-elle celle qui bénéfice dans la meute d'une grande attention. Les membres de la meute font en sorte qu'il ne lui manque de rien. Et lors d'attaques, les mâles sont les premiers à en découdre pour protéger la mère porteuse. L'esprit de famille est donc naturel chez le Galtuulyn. Il y a rarement plus d'une mère porteuse dans chaque meute, vu les besoins considérables pour une grossesse, ils se retrouveraient dépassés s'il y en avait plus d'une, et ne pourraient pas convenablement assurer la protection.
La maturité chez les Galtuulyn pour les femelles est atteinte à quatre ans, et pour les mâles à trois ans. La seule différence qui peut se faire entre eux, est la crinière de tentacules sur l'arrière de leur crâne. Les mâles en ont une plus imposante, comparé aux femelles qui peuvent ne pas en avoir. Propre à chaque Galtuulyn, leur cœur est situé sous le cou, au centre de leur poitrine. Il serait si facile de les tuer s'il n'y avait pas une couche de topaze de 2cm qui recouvrait ce point sensible de la créature.


Caractéristiques physiques

Leur apparence s'approche de celle d'un loup, mais ce n'est que dans la forme, car le Galtuulyn possède plusieurs caractéristiques différentes de la race des lupae. La texture de leur peau est semblable à un touché de roches. On pourrait croire qu'après ou même sans s'être nourris, leur peau serait une bonne technique pour faire cuire les œufs. Mais grâce à leurs multiples couches dermiques spécifiques, la chaleur est à 50% contenue dans leur cœur. Sur certains spécimens égaux ou supérieurs au rôle de bêta, on peut voir des veines briller lorsqu'ils viennent de manger.
Ils ont ainsi trois couches dermiques qui ont donné nom à plusieurs nouveaux types d'assemblage de molécules retrouvées chez les Gatuulkhuus (« fils de volcan » pour désigner les créatures du même type). La première étant celle qui est en contact direct avec l'air libre, se nomme en terme scientifique la Molortite ( « protection »). De même composition que la roche magmatique, elle est à la différence près d'être dans un être vivant semi organique et semi minérale. Elle ne dépend donc que de l'individu et se renouvelle en cas de blessure grâce à une bio-réaction chimique semblable à celle d'un humain. La peau du Galtuulyn est solide de par sa nature, mais aussi grâce à une fine couche d'un millimètre de topaze qui recouvre tout son corps. La deuxième est une couche frontière, appelée la Tusgaartite (« isolant »). Elle agit comme un isolant contrôlable par la créature via son système nerveux, qui peut l'utiliser comme défense en relâchant un tant soit peu la chaleur accumulée par son organisme. Cette couche n'est donc pas à proprement parler, une « sous-peau » mais un organe. Cette couche sert donc de remparts, après la première, contre toutes bactéries, en éliminant les éléments extérieurs par la chaleur dégagée. La troisième, la Khailtite (« Fusion »), est celle qui contient constamment la chaleur et sert de dernier rempart. Elle apparait comme une couche bio élastique thermique, et ressemble en image abstraite pour comprendre son utilité, à un puissant four qu'utilisent les organes intérieurs pour fonctionner.

Les Galtuulyn, n'ont pas d'organes oculaires, mais ont un système d'écholocation situé sur leur museau. C'est donc en émettant des ondes puissantes qu'ils peuvent se situer et situer les obstacles à plus de 20 mètres. Même si cela garde des inconvénients, ils ont un odorat très développé restant bien au-dessus de la moyenne des autres animaux, leur permettant, contrairement à leurs autres systèmes sensoriels, de pouvoir repérer un intrus ou un agresseur à plus de 200 mètres. Les tentacules à l'arrière de leur crâne est un signe de maturité chez les mâles. L'utilité de ces membres extensibles est purement offensive ou défensive contre un potentiel ennemi. Le Galtuulyn peut s'en servir pour saisir ou fouetter l'adversaire. Leurs tentacules n'ont pas la même composition que leur peau. Elles sont parcourues par des milliers et des milliers de nerfs dans chacune, qui leur permettent un contrôle aisé et efficace. Comme les loups, ils possèdent une queue bien assez grande aux mêmes caractéristiques que les tentacules mais qui reste beaucoup moins contrôlable.
Ces créatures possèdent par la même occasion un organe dans leur bouche directement lié à un réservoir confectionnant une poche de cendre ardente. Elles peuvent donc en dégager une fois toutes les 10 min, dans un périmètre de 5m².


Taille
Au garrot : 100 à 130 cm [Alpha : 150 cm]
En longueur : 160 cm à 175 cm [Alpha : 190 cm.]


Caractéristiques psychologiques
Les Galtuulyn sont des animaux qui ont pour priorité la survie de leur espèce et se considèrent eux-mêmes comme les gardiens des volcans. Ils n'aiment donc pas qu'on empiète sur leur territoire, et cela pour n'importe quelle raison. Ils n'attaquent pas à vue mais ont un comportement teigneux. La première fois qu'ils vous auront en face, ils feront preuve de prévention, mais si vous persistez de trop, vous risquez de briser leur patience déjà minime.
Le caractère du chef est celui du plus raisonnable, et aucun des autres jeunes de la meute n'égale son tempérament. L'Alpha est celui qui décide d'où se déplacer, s'il faut attaquer ou non, et si le combat en vaut la peine. Un alpha devient et reste un alpha jusqu'à sa mort, où son descendant le plus fort prend sa place.
Un seul Galtuulyn est assez redoutable comme adversaire et protégera les siens jusqu'à ce qu'il soit hors d’état de nuire. Alors, imaginez-vous une meute, ou même vous retrouver devant un alpha qui surpasse les siens. Nous vous laissons imaginer que ce n'est pas les créatures qu'il faut défier seul.


Capacités
Hormis les capacités de défense comportant le crachat de cendre et l'utilisation de ses puissants tentacules, la créature a la possibilité de faire chauffer ses griffes à une température de 100°. Il est aussi à noter que le mâle alpha est bien plus puissant que les bêtas ou les Omegas. La plupart du temps, au vu de ses grandes capacités, il a généralement un cœur de lave plus jaunâtre que celui des autres.
Concernant sa capacité à survivre dans un milieu qui n'est pas le sien, le Galtuulyn est assez limité. Bien qu'ils puissent monter à une chaleur intérieure corporelle à 1200°, leur peau et ses différentes couches permet de garder une température stable et contrôlée. Mais après avoir mangé, ils ne peuvent rester que six heures dans un environnement à chaleur ambiante (20-30 °) et que deux à quatre heures dans un environnement froid et humide (-∞ à +10°). S'ils ne sont pas immédiatement emmenés à un environnement où ils pourront se nourrir de lave, dans ce délai, ils risquent de mourir et de finir en statues de roche magmatique.


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