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Chroniques d'Irydaë
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Page 1 sur 1


 Les insectivores

Bolgokh
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Dim 17 Jan - 2:58
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Sommaire



Qui n’a pas déjà frémi devant les huit pattes effilées et velues d’une énorme araignée ? La chitine gluante d’on-ne-sait quelle horreur volante ? Imaginez, appréciez désormais le courage et le tempérament qu’il faut pour faire de ces ignobles créatures de l’enfer son petit-déjeuner goûteux… Et vous aurez une idée assez nette des animaux retors qui suivent.


C
Like a Star @ heaven Crone

N
Like a Star @ heaven Novsh

S
Like a Star @ heaven Salshogu
Like a Star @ heaven Sorogh  [MONTURE]

U
Like a Star @ heaven Uraldaan  [MONTURE]



Vous souhaitez ajouter votre propre pierre à l’édifice ? C’est tout à fait possible ! Vous pouvez proposer vos créatures et leurs descriptions dans ce sujet-ci. L’équipe du staff vous remercie, d’avance, de nous aider à faire d’Irydaë un univers toujours plus complet. ~


Dernière édition par Bolgokh le Dim 12 Mar - 23:59, édité 5 fois
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Bolgokh
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Mer 20 Jan - 12:10
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
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Sorogh


Artiste : Alejandro Olmedo

Longévité
130 ans. C'est une longue existence qui s'annonce !


Localisation géographique & mode de vie
On trouve la plupart des spécimens sur Daënastre, terre propice aux créatures dotées d'une grande taille. Du fait de leur régime de vie quelque peu particulier, les Soroghs évoluent principalement près des montagnes, voire des forêts qui pourraient posséder des grottes convenant à leur habitat. Car il s'agit d'une espèce nocturne avant tout, quoique plutôt crépusculaire pour trouver le juste terme. En effet, ils dorment jusqu'à 20h par jour, et sortent de leurs souterrains dès lors que le soleil ne pointe plus à l'horizon. Débute alors pour eux une courte période de chasse, le crépuscule étant propice à la sortie des insectes, durant laquelle les Soroghs se donnent à cœur joie dans des balais aériens aux acrobaties fort serrées. Ils se nourrissent essentiellement de ce que l'on appelle couramment le « plancton aérien », appréciant tout type de chitine sous le croc, tant qu'il s'agit d'un insecte : ils digèrent très mal la viande, et on ne compte plus les Soroghs brusquement tombés malades d'avoir avalé par accident un oiseau suffisamment trop téméraire pour avoir voulu tenter sa chance en même temps que ces charmantes créatures... Le reste de la nuit est consacré au vol ainsi qu'aux liens sociaux, chaque groupuscule aimant batifoler avec les autres. Voire à plusieurs encas selon la chance de l'instant, les nuées d'insectes n'étant pas non plus rares la nuit, surtout près des marais.
Comme sus-nommé, ils vivent la majorité du temps dans des grottes protégées du soleil, c'est-à-dire des espaces suffisamment vastes et profonds pour accueillir la famille. La culture populaire tendrait à relier leur espèce à celle des dragons, de qui ils seraient les lointains cousins éloignés : en réalité, la plupart des scientifiques vous diront qu'ils ne sont guère plus que l'évolution de notre vulgaire chauve-souris habituelle, ayant dû muter pour faire front aux autres immenses espèces qui vivent sur le continent de Daënastre. Nulle trace d'écailles avec les Soroghs, rien d'autre que ce pelage et cette apparence en tout point similaire à ses véritables cousins. Par ailleurs, un Sorogh ne touchera pratiquement jamais le sol, répugnant à évoluer sur un terrain qui n'est pas le sien. Vous les trouverez soit suspendus aux plafonds, soit en plein vol ! Qui plus est, ils semblent allergiques au soleil d'une façon plutôt extrême, car s'ils sont exposés trop longtemps aux rayons de celui-ci, l'organisme de l'animal finit par ralentir, se figer, puis se métamorphose progressivement en une sorte de minerais proche de la pierre. Cette mutation qui n'est autre qu'un instinct de survie pour protéger les organes sensibles au jour de l'individu, ne prend fin qu'une fois la nuit tombée pour de bon. Cela draine énormément d'énergie, aussi une transformation trop régulière pourrait rapidement coûter la vie au Sorogh... Enfin, il est à noter que s'ils trouvent aisément leur nourriture en été, l'hiver laisse généralement place à un désastre alimentaire. Ces périodes de famine sont esquivées par l'ensemble de l'espèce qui a fait le choix d'hiberner durant les saisons froides : les spécimens utilisent la même technique que pour se protéger du soleil, mis à part qu'ils l'enclenchent de force et sur le très long terme, figeant leur organisme pour mieux lui faire passer le temps jusqu'au retour des chaleurs. Il va de soit qu'ils doivent emmagasiner au préalable une certaine quantité de nourriture pour posséder l'énergie suffisante à leur réveil. Il arrive que des individus trop jeunes, trop vieux, n'ayant pas assez d'énergie ne puissent se réveiller et restent à tout jamais figés.


Reproduction
Les Soroghs obtiennent leur maturité sexuelle à leur troisième année. En période d'accouplement, les groupes d'ordinaire organisés en famille se rejoignent en plusieurs points centraux où tous les spécimens se mêlent, ce qui permet une réactualisation permanente du sang. C'est une période connue des habitants de Daënastre car ces grandes migrations donnent lieu à d'immenses nuées d'ailes battant en tous sens près de certaines grottes clés, et tout un chacun sait qu'il ne faut surtout pas s'aventurer dans les montagnes à cette saison : les Soroghs sont connus pour développer une agressivité particulièrement accrue lorsque leurs hormones les travaillent. Autant les mâles que les femelles d'ailleurs.
Les Soroghs mettent au monde leur progéniture l'année d'après, une fois passées les saisons froides durant lesquelles elles se figent. Le danger est donc beaucoup plus grand pour elles, car elles doivent suffisamment consommer pour deux avant cela, sous peine de se tuer avec leurs futurs petits. Elles accouchent donc la tête en bas au retour des chaleurs et c'est au jeune Sorogh de s'accrocher dès sa naissance s'il ne veut pas finir plusieurs mètres plus bas. En effet, ils devront attendre un mois avant que leurs ailes ne soient assez fortes pour les porter. En attendant, toutes les femelles de la famille se relayent pour prendre soin de lui, s'aidant de la membrane de leurs ailes pour le soutenir.


Caractéristiques physiques
Les Soroghs sont semblables d'un point de vue physiologique aux chauves-souris que nous connaissons bien. Leurs ailes s'organisent de la même manière, c'est-à-dire deux membranes rattachées aux membres avant, poursuivies d'une troisième membrane entre le talon, le bassin et la queue qui permet de tenir la progéniture ou d'amasser bien plus d'insectes lorsqu'ils s'en servent comme « paravent ». La queue est certes plus longue, semblable à celle d'un reptile, mais elle n'a d'autres fins que d'équilibrer le vol ou de blesser tout éventuel adversaire par frottement des multiples épines qui la ceignent. Le Sorogh est pratiquement aveugle, même s'il peut encore détecter les grosses sources lumineuses. Tout comme ses cousines éloignées il se sert quotidiennement de l'utilisation de l'écholocation pour se diriger et retrouver sa piste, ainsi que de son flair qui n'a rien à envier à celui de certains canidés. Sa tête est quant à elle pourvue d'excroissances osseuses bigrement dangereuses qu'il exhibe aux femelles et à ses adversaires pour les intimider. Son poil est plutôt long mais guère soyeux, car il n'en prend que très peu soin n'appréciant pas beaucoup l'eau. Il fait sa toilette comme un chat de temps à autre, mais n'est nullement gêné de transporter des bactéries qui l'aident à accroître sa résistance naturelle. Enfin, ils disposent de micro ventouses invisibles sous les pattes qui lui permettent d'adhérer même aux surfaces les plus planes, lui permettant dans la majorité des cas de se déplacer sans le moindre problème sur des murs verticaux. S'il subsiste dans sa dentition deux canines qu'il doit à ses origines de chauve-souris suceuse de sang, il n'en a presque plus l'utilité de nos jours bien qu'elles coupent toujours exactement comme avant...


Taille
Leur taille peut aller jusqu'à 2 mètres 50 de hauteur, rarement davantage, car elle devient ensuite handicapante pour eux. Ils sont surtout massifs au poitrail, ce qui donne l'illusion de les voir plus gros.


Caractéristiques psychologiques
Les Soroghs n'aiment pas être dérangés et apprécient encore moins les intrusions humaines dans leurs précieuses grottes. Ils sont surtout agressifs au crépuscule et à l'aurore, car ils sentent la proximité dangereuse du soleil et seront prêts à abattre tous les obstacles entre eux et leur survie. S'ils sont insectivores au quotidien, ils ne rechignent jamais à attaquer en saignant leurs adversaires, n'hésitant guère aux périodes où ils sont les plus excités à s'attaquer à plus gros qu'eux. En outre, n'étant plus habitués à digérer le sang, celui-ci dégage dans leur organisme des substances qui les rendent rapidement... Saouls. Et donc terriblement plus dangereux. Ils ont des hallucinations, sont pris d'une frénésie dévastatrice et surtout, souffrent d'un manque terrible de sang jusqu'au comas éthylique. Hé oui Messieurs Dames, fuyez tout Sorogh qui s'apprête à mordre son adversaire : à la première goutte de sang venu l'apocalypse risque de se déverser sur vous. Ce n'est qu'une fois le jour pleinement venu que leur rythme daigne enfin ralentir, amorçant sa courbe descendante jusqu'à l'arrêt totale et provisoire de leurs fonctions. C'est dans ces moments-là que le Sorogh devient le plus approchable, car il devient étrangement aussi doux qu'un agneau, épuisé par la métamorphose qui s'opère. Ils sont également plutôt pacifiques au cœur de la nuit lorsqu'ils volent en groupe : il est déjà arrivé de les voir partager leur ciel sans aucune réaction avec des espèces tels que les dragons. Ils sont à priori domptables, si vous y mettez le temps et l'énergie pour gagner leur confiance.


Capacités
Leur seule capacité notable est cette aptitude à pouvoir se transformer en pierre si le besoin s'en fait sentir, outre leur don d'écholocation. Il ne s'agit toutefois pas tout à fait de pierre, car le minerais semble plus rare, déviant un tantinet du granit. Avant la mort concrète de l'individu, c'est une très mauvaise idée de récupérer ce matériau, car à la tombée de la nuit il récupère son aspect vivant... Ce qui vous en conviendrez serait peu ragoûtant pour vous. Néanmoins, si l'individu ne parvient pas à se réveiller et finit par mourir dans sa gangue de pierre, le minerais conserve son apparence et peut être travaillé comme n'importe quel autre roc. Ne reste qu'à avoir la main chanceuse pour tomber sur le bon Sorogh mort. Il est à noter que cette pierre est particulièrement légère, presque autant qu'un squelette, malgré sa résistance égale à la roche lambda.
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Bolgokh
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Jeu 28 Avr - 18:52
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Uraldaan


Artiste : Raph Lomotan

Longévité
Une vingtaine d’années.


Localisation géographique & mode de vie
L’existence de dents le long de leur bec laisse à penser qu’ils étaient autrefois purement carnivores. S’ils l’ont été durant de nombreuses années, leur régime alimentaire a brusquement essuyé un revirement ces derniers siècles, il y a encore trop peu de temps pour que leur dentition ait totalement disparu. On ne s’explique pas vraiment ce changement outre leur goût prononcé pour les insectes et surtout cette manie qu’ils ont de les engloutir avec délectation. Ils défrichent la forêt à la recherche de ruches, mets divins parmi tous les autres, qu’ils croquent à plein bec, miel et abeilles compris. Ils ne craignent de toute façon que très peu la piqure de leur nourriture à laquelle ils ont développé une résistance naturelle : leur cuir est épais. Vous l’aurez compris, ils vivent principalement dans les jungles et autres forêts touffues où les insectes pullulent grâce aux températures. Toutefois, en-dehors des plages horaires où ils se nourrissent, ils préfèrent l’immensité des plaines qui leur permet de s’adonner à leur second loisir favori : la course. Qui plus est, les insectes peuvent également vivre dans des plaines verdoyantes, ce qui fait une pierre deux coups… Les individus qui évoluent dans les milieux tropicaux sont donc un peu plus petits que leurs cousins des plaines pour mieux se faufiler dans la végétation dense. De même, les premiers sont plus habiles dans les virages, et les seconds au sprint.
Ils vivent en hardes dirigées par un seul membre de cette grande famille, le rôle de gestionnaire étant totalement indépendant du sexe. Être le plus rapide, le plus vaillant, suffit à gagner le respect des siens et bien souvent les candidats à ce poste disputent des courses effrénées pour déterminer le gagnant. Il est coutumier de voir deux ou trois Uraldaans titiller la sensibilité d’un prédateur pour lui courir sous le nez et mieux lui échapper… Plus grand et redoutable sera le prédateur, plus courte la distance entre la queue de l’Uraldaan et les crocs de celui-ci, plus il gagnera de l’ascendant sur les siens. Un Uraldaan rapide sait jouer et flirter avec le danger au millimètre près, avant de s’esquiver d’une formidable détente et semer son adversaire. S’il y a régulièrement des morts à ce petit jeu de passation de pouvoir, cela n’a pas pour autant entaillé l’enthousiasme inébranlable de ces créatures !
Leur société est par conséquent beaucoup plus pointue qu’il n’y paraît. Ils s’expriment entre eux par des sifflements et des ultrasons inaudibles à l’oreille humaine, et s’organisent pour chaque activité commune. Ils font montre d’une grande communication les uns envers les autres et peuvent ainsi monter des techniques de chasse pour rabattre les insectes vers le peloton de la harde, voire échapper à des prédateurs. Ils s’harmonisent avec beaucoup de facilité, ce qui est autrement plus impressionnant lorsqu’on parle d’une trentaine d’individus.


Reproduction
L’ascendant d’un sexe sur l’autre n’existant pas chez les Uraldaans, la parade nuptiale est une période très importante pour eux. Celle-ci prend très souvent la forme d’un jeu, les jeunes en âge de s’accoupler batifolant autour de la vieille génération jusqu’à trouver leur partenaire pour la vie. Ils jappent, sautent, montrent leur prouesse en vitesse et viennent titiller les flancs de leur « proie » pour la charmer. Ils peuvent aussi lui rapporter une ruche bien juteuse, ce qui est toujours du plus bel effet. L’espèce a une très forte tendance à la fidélité, et un couple restera souvent soudé jusqu’à la fin de leur vie.
Chacun construit son propre nid avec des éléments récupérés de part et d’autre de leur environnement, et la femelle pondra jusqu’à trois œufs dans celui-ci. Les parents couvent à tour de rôle, mais il peut arriver qu’ils fassent appel à un tiers pour aller se nourrir ou s’éloigner ensemble, la harde restant malgré tout très liée et solidaire à ses membres. Toutefois cette tâche n’est pas confiée à n’importe qui, et même quand la harde entière doit s’éloigner pour une raison ou une autre, elle laisse toujours ses meilleurs éléments en protection des nids. Les œufs éclosent trois mois plus tard, sous la vigilance de son espèce. Les petits sont capables de courir quasiment tout de suite après leur naissance.


Caractéristiques physiques
Les membres avants des Uraldaans sont atrophiés et quasiment inutilisables. On suppose qu’ils se sont progressivement redressés au fur et à mesure de leur évolution, privilégiant une grande vitesse de course à quatre membres locomoteurs. Leurs pattes arrières sont de fait extrêmement puissantes et musclées, capables de les propulser à une vitesse de pointe de presque 40km/h. Ils ne sont guère très endurants, mais peuvent se montrer fort agiles malgré leur apparence pataude de prime abord. Leur bec est composé d’une corne également très résistante, quasiment impossible à briser ou entailler. Leurs dents, quant à elles, sont pour le moins réduites et peu aiguisées, même si elles peuvent faire malgré tout leur petit effet en broyant ce qu’elles tiennent… Ils utilisent leur museau pour fouiller la terre et la végétation à la recherche de chitines à croquer. Il est à noter que les griffes de leurs pattes arrières sont rétractables, afin de les propulser à l’exact bon moment dans une course effrénée, ou de saisir des objets sans l’abîmer. Ils peuvent ainsi percer avec précision une ruche, un tronc, ou quoi que ce soit susceptible d’abriter de la nourriture.
Leur corps est recouvert d’une fine couche d’écailles difficiles à percer et leur permettant de résister à pas mal de climats ou de coups durs. Néanmoins, leur colonne vertébrale presque apparente et trop développée, reste leur point faible. Elle se prolonge jusqu’au bout de la queue recouverte de plume, et n’a pratiquement pas de souplesse. Il n’est pas rare qu’un Uraldaan rencontre très vite des problèmes de dos voire se fasse abattre par une fêlure dans la moelle, totalement paraplégique. Avec l’âge, même leur nuque s’affaisse et peu d’Uraldaans finissent leur vie en pleine santé. Enfin, ils n’ont pas de vision frontale pour mieux surveiller les mouvements alentours, ce qui créé un angle mort handicapant juste sous leur bec.


Taille
1m90 au garrot pour la plus grande espèce, ceux qui vivent dans les forêts atteignent rarement les 1m50.


Caractéristiques psychologiques
Les Uraldans sont de joyeux lurons fort sauvages. Ils sont très enthousiasmes à l’état naturel, adorent courir avec les leurs et profiter pleinement de leur existence. Ils sont également de nature curieuse et sont particulièrement sensibles aux bruits étranges qui leur donnent envie de creuser plus avant leurs découvertes. Mais ne vous y trompez pas, ils restent des animaux qui n’ont à cœur que de remplir leur estomac, méfiants des prédateurs alentours, et prêts à en découdre s’ils se savent dans une situation sans retour. Leur tempérament défiant, joueur, et téméraire ne les aide pas sur ce point-là, et vous seriez surpris de voir combien de dégâts peut causer un individu qui s’est farouchement battu pour sa peau. Si au fil des siècles l’Homme est parvenu à apprivoiser certaines hardes pour créer des élevages, frayer avec un Uraldaan nécessite toujours quelques précautions d’emplois. Ils ne peuvent en aucun cas porter des charges lourdes, et sont utilisés pour les courses légères et rapides, voire le transfert de missives urgentes. Le poids d’un homme de stature fine est le maximum qu’ils puissent supporter, dû à leurs problèmes de dos, et pour rentabiliser la vitesse de leur course. Ils sont également facilement impressionnables et peuvent très vite se croire en danger de mort ou bien vouloir se battre avec la première créature venue : il est d’usage, à l’entrée d’une ville, de leur mettre des œillères afin de les garder sous un relatif contrôle.


Capacités
Leur vitesse de course phénoménale est leur atout principal. Nulle magie n’est ici à l’œuvre.
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Bolgokh
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Lun 30 Mai - 16:28
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
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Crone


Artiste : Ken Barthelmey

Longévité
27 à 30 ans.


Localisation géographique & mode de vie
Les crones ont durant de nombreuses années alimenté le folklore de plusieurs générations. Les Hommes qui connaissaient alors l’existence des sirènes ont rapproché cette espèce de ces ensorceleuses traîtresses, un cousin lointain qui pour quelques raisons obscures aurait gagné la terre ferme pour y sévir. Beaucoup de contes et de récits les dépeignent comme un présage de grand malheur, un fantôme de grand-mère centenaire qui vous emporte dans la brume et dévore votre âme. Si les évolutions récentes qui ont marqué notre monde ont contribué à mettre fin à cet obscurantisme scientifique, il subsiste néanmoins toujours une certaine crainte chez l’Homme à l’égard de ces créatures trop étrangement humanoïdes, et pourtant pas assez pour ne pas être inquiétantes. Dans les faits, les crones ne sont pas un ennemi naturel de l’être humain, et ne possèdent pas du tout l’intelligence qui est propre à ce dernier. Son régime alimentaire se constitue essentiellement d’insectes, d’eau et de soleil. Sa peau lui permet de capter certaines vitamines dans la luminosité ambiante, qu’il recycle ensuite afin de compléter son apport énergétique que les insectes seuls ne parviennent pas souvent à satisfaire. Et puisque sa peau est poreuse, perméable, il immerge régulièrement les extrémités de ses longs membres dans les surfaces d’eau, et pompe celle-ci directement dans son organisme.
Les crones fréquentent les forêts dotées de grands arbres massifs, dont le couvert reste praticable pour d’aussi grands animaux qu’eux. On les trouve également au bord des lacs dans les plaines, et souvent en transhumance dans des savanes, des oasis, en bref, tout ce qui n’est pas trop humide mais possède malgré tout des étendues d’eau conséquentes. Il s’agit donc d’une espèce nomade, qui se déplace essentiellement en troupeaux d’une dizaine d’individus grand maximum. Ils n’hésitent pas à migrer si un environnement ne leur convient plus, et tout porte à croire qu’ils disposent d’un radar à eau dont on ignore encore le fonctionnement… Où qu’ils soient, les crones se dirigeront toujours avec aplomb dans la direction d’un lac, d’une rivière, ou toute autre surface rafraîchissante. Aventuriers égarés, il sera toujours de bon ton de suivre à distances respectueuses ces grands mammifères !


Reproduction
Aussi surprenant que cela puisse paraître, les crones sont des mammifères, non des reptiles au contraire de ce que l’apparence de leur peau laisse présager. Par conséquent, ils ne donnent pas naissance à des œufs qui risqueraient de se briser du fait de leur hauteur, mais bel et bien à des petits formés. Les crones vivent en couples monogames plutôt indépendants des périodes amoureuses standards. Ils décident subitement d’un commun accord de vivre ensemble, et le restent généralement paisiblement jusqu’à la fin de leur existence. Les troupeaux eux, ne sont pas fixes, en cela que ces couples formés ne cessent de changer de groupe lorsque plusieurs viennent à se croiser. La période de gestation des femelles dure neuf mois –autre détail qui a longtemps troublé les Hommes-, après quoi elles s’allongent pour faciliter l’arrivée du nouveau venu, et le nettoient longuement de leurs tentacules. Les autres femelles du troupeau font cercle autour de cette scène dans un rituel naturel, semble-t-il, de bienvenue et de protection. Les petits et leurs mères sont très liés, les mâles un peu plus indépendants. On a rapidement constaté que même si à l’âge adulte le petit quittait son troupeau d’origine, il gardait pourtant la connaissance exacte de qui sont ses parents, et mêmes ses frères et sœurs quand bien même il ne les aurait jamais rencontrés. Et donc un comportement plus intime et chaleureux avec eux. Une hypothèse résiderait dans l’alignement des fines rayures qui transparaissent sur leur peau, et qui seraient en fait une marque d’identité indélébile que tous les crones savent lire. Il est à noter que tout comme l’être humain, la femelle ne donne naissance qu’à un seul individu, voire des jumeaux dans certains cas rares.


Caractéristiques physiques
Les crones sont d’étonnantes créatures longilignes et filiformes, sans une once de graisse et très osseuses. Leur ossature se devine sous leur membrane de peau tendue, et tout cela ne paraît pas très souple à première vue… Méfiez-vous des apparences. Si les crones souffrent effectivement de fractures fréquentes, aussi tragiques que chez les équidés, ils sont capables de déplier leur silhouette à une vitesse vertigineuse. Leurs membres arrières se replient et se déplient comme ceux d’une sauterelle, et ils sont ainsi en mesure d’effectuer des bonds prodigieux afin de se soustraire au danger en sautant dans tous les sens. La nature ayant conscience de l’extrême fragilité de leurs os apparents, elle leur a qui plus est accordé la capacité de les liquéfier presque instantanément. Voyez cela comme une métamorphose, un changement d’état comme l’eau passe de la glace au liquide. S’il se sent trop en difficulté ou s’il doit traverser un obstacle trop encombrant, le crone peut transformer son corps en une sorte d’invertébré, un mollusque qui se faufilerait à l’aide de ses membres tentacules et reprendrait forme ensuite. Enfin, si même ces atouts ne parviennent guère à le soustraire à la gueule de ses prédateurs, sa peau est imprégnée d’un poison corrosif et irritant qui pourrait dissuader certains. De fait celle-ci est en permanence recouverte d’une sorte de mucus spongieux, invisible à l’œil nu mais palpable au toucher, un peu à la manière des grenouilles. Sur les êtres humains et sur de plus petites créatures, ce poison peut avoir des conséquences désastreuses… Votre corps peut se vider en quelques semaines de toutes ses humeurs, et outre une cure de vitamine, nourriture équilibrée, sommeil et surtout un maintien équilibré de la température, vous finissez invariablement par mourir. Si vous vous en sortez, les séquelles peuvent vous laisser des cicatrices voire certains sens affaiblis comme une perte du goût. Heureusement, ce poison ne fonctionne que s’il est ingéré ou en contact avec du sang.
Les crones ne disposent quasiment pas d’odorat, ni de goût. Ils appréhendent leur environnement à l’aide de leur vue aiguisée, et surtout, des petits tentacules qu’ils possèdent sous la mâchoire. Les capteurs sensibles de ces derniers sont exacerbés et d’une extrême amplitude, ils peuvent ressentir par exemple une différence de deux degrés sur un objet en tendant leurs tentacules à plus d’un mètre de celui-ci. S’ils sont curieux envers quelque chose, ils parcourront celui-ci à l’aide de ces « doigts » améliorés. Ils peuvent également vibrer à une fréquence agréable pour les insectes, ce qui a tendance à les attirer tout droit dans la cavité aspirante qui leur sert de bouche. Ils disposent toujours de branchies, preuve que leur vie a un jour été sous les flots, mais n’en ont presque plus l’utilité de nos jours. Ils leur permettent de respirer à peine quelques minutes lorsqu’ils se baignent.


Taille
Les plus grands spécimens peuvent atteindre les quatorze mètres de hauteur, tout effilés qu’ils sont. Mais leur stature étant très fluctuante grâce à leurs aptitudes physiques, c’est difficile à déterminer.


Caractéristiques psychologiques
Les crones sont paisibles tant qu’ils ne se sont pas subitement mis en tête qu’un danger rôde. Ils sont alors capables de fuir dans la débandade la plus totale, peu soucieux de retourner la terre à leurs pattes ou de bousculer tout ce qui serait sur leur passage. Attention également à leurs membres qui peuvent claquer comme des fouets et occasionner de lourds dégâts. Outre cela, ils se comportent en herbivores standards, se contentent de se nourrir, somnoler et protéger leurs familles en éduquant les petits. Ils ne sont pas rétifs à toute tentative d’approche tant que vous prenez le temps de les rassurer sur vos attentions, et les plus intrépides se laisseront même toucher et voudront vous rendre la pareille : une bonne étreinte de huit paires de tentacules qui fouilleront vos traits et vos poches à la recherche de quelque chose d’intéressant. Ils se montrent donc curieux s’ils ne sont pas sur le qui-vive et apprécient la proximité d’autres animaux paisibles et de la faune locale.


Capacités
En résumé, ils peuvent modifier la structure moléculaire de leurs os pour devenir flasques, possèdent un certain poison sur leur peau, et sont très sensibles aux différences de températures et autres nuances qu’ils peuvent saisir par le toucher.
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Bolgokh
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Lun 25 Juil - 17:25
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
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Novsh


Artiste : Bobby Chiu

Longévité
80 longues années pour qui fréquentent ces satanées bestioles…


Localisation géographique & mode de vie
Le novsh n’est pas une espèce solitaire par essence. Ils vivent très mal la séparation avec l’un des leurs, et évoluent principalement en colonie de plusieurs centaines d’individus. Ne cherchez pas de noise à l’un des leurs : il y a bien meilleure fréquentation que cet animal qui réussit l’exploit de réunir en son sein tous les traits de caractère les plus irritants. Ils sont bruyants, tout d’abord. Et par bruyants, ne comprenez pas le léger gazouillement attendrissant des rouges-gorges en arrière-fond de votre jardin, mais bien le hurlement distinctif de la poule que l’on égorge… Capables d’imiter à loisir une infinité d’intonations toutes plus dérangeantes les unes que les autres, le novsh se fera un plaisir de vous jouer sa partition à toute heure du jour et de la nuit avec pour délicate intention de vous rappeler incessamment sa présence. Oh, pauvres mortels, prenez garde à ne pas l’ignorer, c’est une insulte grave pour cette espèce qui se fait un véritable gage d’accaparer toute l’attention du monde à chaque instant ! N’allez pas non plus imaginer qu’ils sont pacifiques. Les bruits qu’ils font sont à la hauteur de leur capacité de nuisance. Ils sont hostiles, irascibles, et leur maigre intelligence ne les aide pas vraiment à contourner la plupart des problèmes. Au contraire, le novsh attaque avant de réfléchir, et se montre étonnamment revêche et pugnace lorsqu’il vous a ciblé comme indésirable de choix.
Ces joyeuses bestioles vivent principalement dans des contrées tropicales, ou du moins suffisamment chaudes pour faire resplendir leur « magnifique » plumage. Ils peuvent toutefois survivre à un hiver décent s’ils sont correctement choyés et nourris par leur maître ou par la nature elle-même, mais cela reste rare et on ne les trouve que très peu à l’état sauvage dans les régions qui connaissent des hivers rigoureux. Ils sont d’ordinaire insectivores mais n’hésitent pas à découper chair et tendons en cas d’attaque quitte à en avaler quelques morceaux. Si cela ne fait pas partie de leur régime alimentaire de base, cela ne perturbe pas outre mesure leur système digestif. Comme vous l’aurez sans doute deviné, les novshs sont très peu appréciés de la population humaine en général, voire même des autres animaux qu’ils attaquent sans raison particulière. Ils sont non seulement tristement célèbres pour leur bêtise légendaire, mais également pour être la monture privilégiée de certaines races dites « intelligentes » tels que les gobelins par exemple. Ces derniers les dressent massivement (sans doute un lien intime entre les deux espèces qui ont de nombreux points communs à partager…) et s’en servent de monture à peu près volante pour gêner le vol des aéronefs chargés du transport de marchandises, effectuant ainsi plusieurs rapines.


Reproduction
Les novshs se reproduisent à toute heure du jour et de la nuit. D’aucuns diront qu’ils n’ont tout simplement pas compris le principe des cycles de reproduction. Nous préfèreront supputer ici qu’ils aiment malgré tout tenter leur chance. La crête et le plumage de l’individu jouent un rôle majeur dans la parade de séduction, lorsque celle-ci a lieu. Il arrive que deux spécimens se heurtent au détour d’une branche et décident sans autre forme de procès de procréer. La plupart du temps néanmoins le mâle, combatif, exhibera sa crête à la vue et à la face du monde pour montrer aux femelles sa vénérable splendeur. C’est d’ailleurs un bon moyen de savoir si un novsh se montre agressif : s’il déploie sa crête et s’ébouriffe, c’est soit qu’il est sur le point de vous attaquer, soit qu’il vous charme sévèrement. Il n’est pas dit qu’une attaque soit le plus à craindre.
La femelle peut pondre d’un à trois œufs dans un même nid. Si les parents ne les oublient pas d’ici là, absorbés dans leur propre contemplation, ils couveront ces derniers durant un mois et quinze jours puis donneront naissance à de jeunes novshs. Ceux-ci resteront par la suite au nid durant 60 à 70 jours avant de prendre leur envol et de probablement rejoindre une autre colonie. Par chance, le nombre de novshs dans le monde se trouve à peu près régulé par leur stupidité et leur aveuglement face au danger. A force de foncer tête baissée, beaucoup ne parviennent pas jusqu’aux 80 ans et les jeunes générations remplacent à un rythme effréné leurs parents décédés. Ce qui fait qu’une colonie conserve à peu près toujours un même nombre d’individus.


Caractéristiques physiques
Les novshs sont un véritable… Miracle de la nature. Leur constitution demeure un mystère, tant ils représentent un paradoxe vivant. Malgré leur petitesse et leur apparente fragilité, vous trouverez peu d’animaux aussi résistants qu’eux. Leurs os ne se brisent quasiment pas, et ils sont capables de se relever éternellement des heures durant malgré de terribles coups portés. De la même manière, ils sont capables de supporter des charges intenses en vol. Même si cela perturbe la stabilisation de leur corps, ils n’en parviennent pas moins à se maintenir à des altitudes hallucinantes sans paraître souffrir de quoi que ce soit. La vitesse en vol n’est pas leur fort, mais l’endurance, si. Ainsi, même s’ils ne rattrapent pas tout de suite une proie donnée, ils parviennent à se placer en formation aérienne qui leur permet de tenir plusieurs jours dans la traque d’une cible : les novshs qui volent en tête créent un système d’aspiration qui économise les battements d’ailes des suivants, et chaque novsh alterne à cette position clé. N’y voyez pas pour autant une marque d’intelligence, c’est là seulement une marque d’instinct naturel que même les oies sont capables de faire sans dommage.
Quant à leur apparence… La moindre des choses que l’on puisse dire à son sujet est qu’elle se montre exubérante. Plutôt que les deux pattes acérées de leurs cousins les oiseaux, les novshs ont évolué vers un système à quatre pattes locomotrices dotées de larges ongles et d’écailles protectrices à la manière des tortues. Ils ne griffent pas, mais leur bec demeure une arme redoutable et au potentiel nuisible quasiment infini… En effet, ils ont une force de mâchoire surprenante. Leur bec est taillé pour pouvoir transpercer le plus épais des troncs d’une seule impulsion, afin d’en extraire les insectes fouisseurs. Leur plumage est généralement d’une couleur blanche affublée de dégradés noires, rouges ou marrons, et leurs ailes sont conçues pour se fondre dans leurs plumes une fois repliées : l’idée est de surprendre les prédateurs en dégainant d’une seule traite non seulement leur crête mais également l’envergure ridicule de leurs ailes. Ils disposent d’un très mauvais odorat mais leur vue et leur ouïe sont excellentes, bien qu’il existe un important angle mort devant leur bec à cause de leurs globules oculaires latéraux.


Taille
70cm de hauteur, et à peu près autant d’envergure d’ailes une fois celles-ci déployées. L’effet est saisissant. Rien de moins qu’une sorte de cube déplaçable un peu comme une armoire à glace handicapée.


Caractéristiques psychologiques
Les novshs sont certes connus pour leur pugnacité face à la souffrance, il existe pourtant une solution radicale pour porter atteinte à leur santé psychologique… A vos risques et périls. Cette espèce est en effet dotée d’un sens extrêmement poussée de l’amour propre, voire de l’orgueil ou de l’amour de soi le plus absolu. Ils se trouvent absolument magnifiques, et ne tolèrent aucun manquement à cet éblouissement des sens de la part de tout étranger. Ainsi, l’une des techniques pour survivre à une colonie de novsh consiste à ne pas cesser un seul instant de fixer et de baragouiner des mots doux à votre agresseur, qui vous observera attentivement de son œil belliqueux et fixe. Une seule erreur, un seul manquement au respect, et la horde entière se jettera sur vous… De la même manière si vous vous en prenez à un individu esseulé. Celui-ci ne le sera qu’en apparence, et la colonie n’attendra qu’une infime présomption d’attaque pour sauter à votre gorge. C’est pour cette raison qu’ils hurlent en permanence. Avec cette technique, impossible pour le reste du monde de les ignorer.
Ils sont toutefois abordables, puisqu’ils se domptent très bien. Guère intelligents, ils s’amadouent aisément avec un peu de nourriture, des compliments, et un brin de patience. Sans doute aussi de quoi protéger vos oreilles du bruit. Ils reproduisent sans mal une kyrielle d’ordres donnés et ont tendance à suivre sans réfléchir le reste de la colonie dans ses décisions, un peu à la façon des moutons.


Capacités
Leurs cris perçants provoquent de sévères migraines, mais ce n’est pas là le meilleur de leurs atouts. Leur bec est de loin la donnée la plus à craindre en cas d'attaque, car ils sont certes petits mais ils renoncent rarement à venger leur orgueil blessé lorsqu’ils se sont mis en tête de vous déchiqueter à petits feux ! N’oubliez jamais également qu’un novsh seul n’est pas un grand problème, mais qu’une centaine d’entre eux peut provoquer de terribles ravages irréversibles même sur une armature en métal. Et comme un novsh ne se balade jamais en solitaire… Ils sont une nuisance importante pour le monde d’Irydaë. Qui plus est, s’ils ne parviennent pas à imiter la voix humaine leurs intonations s’en rapprochent mais retourneront toujours la chose de manière désagréable. Un peu comme des ongles qui crisseraient sur une casserole rouillée.
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Bolgokh
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Dim 12 Mar - 23:58
Irys : 35029
Profession : Créateur de monde à temps partiel
Administrateur
Salshogu


Artiste : Aribis
Fiche rédigée par : Mary E. Burrowes

Longévité
Une quarantaine d'années pour les plus vieux.


Localisation géographique & mode de vie
Ces espèces de petits rapaces se trouvent principalement dans les plaines chaudes et assez sèches, même si en réalité leurs nids sont toujours situés en hauteur, sur un escarre rocheux ou sur un mur de pierre plus haut que la moyenne. Ces nids n'en sont d'ailleurs pas vraiment, la plupart du temps, les Salshogus se contentent d'un trou de quelques centimètres de profondeur (15 à 20 cm) où ils pourront éventuellement déposer des œufs si le besoin s'en fait sentir et qui leur servira le reste du temps de garde-manger. Ils sont capables de parcourir de très longues distances dans la journée pour chasser, principalement les gros insectes que l'on peut parfois voir ravager les cultures des zones chaudes. Ils resteront alors en vol plusieurs heures planant au-dessus de l'essaim d'insectes pour se nourrir. Ce genre de festin leur permettra de tenir plusieurs jours, notamment parce qu'ils peuvent en stocker une partie dans le haut de leur appareil digestif, pour venir le recracher dans leur lieu de nidation. Il arrive également qu'ils survolent les étendues d'eau et consomment de petits poissons qui s’aventureraient trop proche de la surface.
La plupart du temps, ces rapaces vivent à deux. Soit on pourra observer un couple qui donnera des petits, soit une fratrie qui reste inséparable en sortant de la couvée, et ce jusqu'à croiser des individus du sexe opposé. Les mâles se battront alors pour impressionner les ou la femelle dans une sorte de danse aérienne où les piquets rapides et les envolées légères se mêlent jusqu'à ce que la belle face son choix. Chaque couple repartira alors chacun de son côté, les perdants devant se trouver un nouveau nid. Il est très rare qu'un Salshogu se retrouve seul plus de quelques heures, que ce soit lors de la chasse, ou parce que son "âme sœur" sera morte. Ils auront tout simplement l'instinct de se laisser dépérir ou d'aller attaquer un autre couple pour retrouver un duo équilibré. On pourra d'ailleurs utiliser l'expression "pire qu'un Salshogu" pour désigner les gens trop collants dans la vie courante.


Reproduction
Ce sont des ovipares assez classiques. Un couple de Salshogu déposera dans son nid 2 à 6 œufs qui mettront presque 2 mois à éclore. Durant ce temps, les deux oiseaux iront très peu chasser pour ne pas laisser les œufs sans défense. Toute la période de la préparation de cette ponte consiste d'ailleurs à remplir le nid au maximum de nourriture.
Conscients de ne pouvoir vivre que par deux, s'il arrive qu'une femelle Salshogu ponde un nombre impair d'œufs, il n'est pas rare que celle-ci pousse le dernier œuf non éclos hors du nid une fois les autres petits délivrés de leurs coquilles.


Caractéristiques physiques
Ces rapaces noirs n'inspirent pas à première vue une grande confiance. Les serres acérées, le bec recourbé, et leur aigrette noire comme le reste de leur plumage, mélange assez bizarre entre un corbeau, un faucon et un hibou. On a d'ailleurs longtemps vu la présence de ces oiseaux au-dessus des récoltes comme un mauvais présage. Ce qui vient plutôt du fait que leur présence indique forcément celles des insectes dévoreurs de récolte dont ils se nourrissent.
Leurs serres sont souvent recourbées et assez robustes pour pouvoir se tenir sans difficulté sur les pans de roche et les murs sur lesquels ils élisent domicile. Leur corps est assez fin pour leur permettre de voler sur de longues distances en planant, tandis que leurs ailes sont de grande envergure pour leur taille moyenne. Leurs yeux jaunes sont très résistants et leur permettent de voir de façon très précise pendant les vols.


Taille
Entre 30 et 40 centimètres, pour une envergure de 60 à 80 centimètres.


Caractéristiques psychologiques
Malgré leur apparence assez peu engageante, les Salshogu sont en fait des animaux peureux et joueurs. S'ils sont censés être de grands prédateurs pour toutes les petites formes de vie, ils sont en revanche très craintifs dès qu'un animal ou une créature dépasse la moitié de leur taille. Ils n’hésitent pas à s'envoler à tire d'aile pour éviter toute mauvaise rencontre.
Il est donc assez difficile de les approcher de très près dès qu'ils savent voler. Les meilleures observations ont d'ailleurs été faites par les naturalistes à proximité des nids en observant à distance. Une fois la méfiance excessive de ces créatures passée, ils se révéleront aussi fidèles à leur nouvel ami qu'à leur partenaire. Facétieux, ils passent le temps qu’il leur reste entre la chasse et le repos à se chamailler, à jouer et à jouer de petits tours à tous ceux en qui ils ont confiance d'une façon ou d'une autre. On dit d'ailleurs que les facéties d'enfants qui se lient avec des Salshogu se terminent mal, les rapaces étant incapables de voir le danger des jeux des petits humains une fois leur amitié donnée.


Capacités
Comme tous les rapaces, les Salshogu ont une vue extrêmement perçante. Ils sont capables de voir de très haut et surtout en plein jour comme au crépuscule. Néanmoins, cette espèce étant diurne, elle a évidemment beaucoup de mal à se diriger dans la nuit noire.
Leur tendance à beaucoup s'éloigner de leur nid pour pouvoir se nourrir en fait également d'excellentes boussoles de poche pour toute personne qui aurait besoin de rapidement retourner à son point d'origine. Cependant, comme les pigeons, ils ne pourront pas retrouver d'autres lieux que leur nid ou leur territoire de chasse.


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