Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Suhury
Page 1 sur 1


 A la recherche d'un serviteur de la chouette

Celiel Cildain
avatar
Mer 1 Mar - 8:23
Irys : 59992
Profession : Mercenaire
My'trän +1
Elle cherchait à travers les rues, sur la place du marché, des caravanes sur le point de partir afin de rentabiliser son prochain voyage. Les mois précédents n'avaient pas été très lucratifs, elle n'avait fait que rendre service à droite ou à gauche, rien d'intéressant pour sa bourse. Elle leva le nez vers le ciel, réfléchissant rêveusement. Certaines caravanes finissaient leurs préparatifs pour leur départ du lendemain, mais aucune n'avait besoin d'elle. La nuit tombait, elle descendit de son toit d'un bond souple pour se réceptionner au sol, mais elle sentit quelque chose la frapper entre les côtes, lui faisant rater son atterrissage et elle s'écrasa dans une caisse de fruits pourris qui éclata sous l'impact, la laissant couverte d'une purée plutôt odorante. Elle se releva en s'essuyant et grognant, cherchant le responsable, trop habituée à ce genre de blagues de mauvais goût. Elle les trouva, plusieurs grands dadais de sa tribu adoptive qui, apparemment, l'avaient repérée et prise pour cible. Sans aucun doute possible pour se venger de la dernière fois.

Ils cessèrent de rire grassement lorsqu'elle sentit son sang s'échauffer et que les torches de la ruelle derrière elle s'amplifièrent soudain. Ils se postèrent en position de défense, avec un certain dédain en observant les flammes.


-Tu n'as toujours pas progressé apparemment et nous si !
-En effet, tu es plus arrogant encore qu'avant.

Ils ricanèrent et firent un pas vers elle. Celiel n'attendit pas d'être à portée, elle tourna les talons pour s'enfuir dans les ruelles. Elle les entendit lui donner la chasse et tourna à l'angle pour s'arrêter et en attendre les premiers. Elle les prit par surprise et leur envoya son fourreau en plein ventre avant de repartir en courant pour espérer réitérer l'élément de surprise ailleurs. Elle se retrouva dans une impasse et se hissa sur la palissade pour espérer échapper à ses poursuivants, mais le « chef » du petit groupe de cinq bondit en avant pour la saisir à la jambe et la tirer au sol où elle tomba face contre terre avant qu'il ne la soulève par les pieds en ricanant.

-T'es bien démunie pour quelqu'un qui m'a balancé une boule de feu à la tronche y a cinq ans.
-Ça fait quatre comme tes groupies !

Il eut un rictus de colère en voyant l'arrogance de Celiel et la propulsa contre le mur de droite qu'elle percuta de plein fouet, elle entendit un léger craquement avant de s'effondrer à plat ventre en toussant et crachant un peu de sang. Une douleur sourde pulsait à présent dans son épaule gauche qui empirait lorsqu'elle bougeait, mais elle ne pouvait pas rester là et se laisser fracasser sans rien dire. Il était adepte, elle novice, le combat était inégal. Elle devait se calmer et procéder méthodiquement.


-Je déteste avoir la tête en bas, ça me donne la migraine, laissa-t-elle échapper.
Il ricana et la souleva à nouveau. Elle sourit, victorieuse.

-Quoi ?
-Tu connais l'expression être casse couille ?
-Oui ?

Celiel contracta ses abdominaux brusquement pour se plier en deux et donner un coup de tête dans les bijoux de famille du my'trän, il la lâcha en couinant ridiculement et en expirant l'air de ses poumons comme un ballon qui se dégonfle. Elle, pendant ce temps, retomba sur ses bras, puis ses pieds et se redressa d'un bond, les quatre autres allant vers elle pour intervenir. Celiel n'avait pas le temps de faire dans la dentelle, elle fit appel à son don de Süns et les flammes des torches environnantes vinrent frapper le sol et brûler ses cinq agresseurs. Elle en profita pour prendre la fuite et se perdre dans les ruelles.

D'abord elle ne sentit rien, l'adrénaline encore trop présente. Et puis, quand il advint qu'elle eût échappé à ses détracteurs, elle se détendit et se rendit compte qu'elle avait mal. Non seulement à l'épaule, mais aussi au côté droit, au bras qu'elle avait tendu pour essayer un minimum de se focaliser et au cou. Elle retira sa cape et sa chemise dans un coin tranquille pour vérifier. Sa chair était brûlée aux endroits mentionnés, chaude, rouge et fripée. Chaque mouvement tirait sur les brûlures et lui faisait mal. Son épaule gauche semblait très légèrement fêlée, mais elle n'était pas certaine, s'y connaissant finalement peu dans le domaine. Elle se rhabilla en maugréant et prit la direction du quartier de Möchlog. Les portes y étaient apparemment encore ouvertes, peut-être une question d'altruisme, de recueillir les blessés à toute heure ou quelque autres raisons qui, au final, l'arrangeait bien. Elle avait besoin de fraîcheur au plus vite sur ses brûlures qui, elle avait l'impression, continuaient de « cuire » aux vues de la douleur qui allait croissante. Sa vue se troublait peu à peu, mais elle continuait de se tenir ferme sur ses jambes, faisant de gros efforts pour paraître normal. Elle croisa un passant et l'interpella poliment, il avait des allures d’esthètes, de grand homme, de générosité, une classique somme toute pour ce quartier, du moins pour ceux qu'elle avait toujours croisés lors de ses passages en ce lieu. Il lui décrocha un regard un peu de travers puisqu'elle était toujours couverte de résidus de fruits pourris.


-Je cherche un homme servant Möchlog.
-Ils sont hors de prix pour beaucoup ! Il y a Aeon Lexis qui pourrait peut-être être dans les moyens d'une voyageuse. Il se trouve dans une auberge du quartier commerçant près du quartier de Khugatsaa.

Elle haussa les épaules, retenant une grimace à cause du mouvement et le remercia avant de reprendre son avancée, bien abritée par sa capuche et dissimulant ainsi ses brûlures, elle poursuivit son chemin jusqu'à l'endroit indiqué du doigt par le passant. Celiel ne s'attarda pas sur les jardins, les rues pavées et propres, les fleurs le long des allées, pas plus qu'au quartier commerçant qui ressemblait à celui duquel elle venait et entra dans l'auberge, elle se renseigna sur l'endroit où se trouvait Aeon. Une fois la chambre désignée, elle monta pour frapper à la porte, son souffle était court, respirer lui faisait mal à cause de la peau brûlée sur le flanc droit, ses dernières résistances à la douleur l'abandonnaient, les larmes lui montèrent aux yeux, les faisant briller. Elle eut à peine le temps de se reprendre que le dénommé Aeon venait lui ouvrir avec un air mécontent.

-Aidez-moi…

Elle le regarda, se demandant s'il accepterait, après tout, elle avait beau savoir que les suivants de la chouette étaient altruistes, elle ne croyait pas en la bonté de l'homme, surtout que la chouette traçait la destinée, donc les « vrais » suivants n'avaient pas forcément de raisons de l'aider.



#FF9900
Voir le profil de l'utilisateur

Aeon Lexi
avatar
Jeu 9 Mar - 4:58
Irys : 14998
Profession : Toubib
My'trän +2 ~ Suhury
Ça faisait un moment que j'étais sur les routes, village après village, guérison après guérison, patient après patient, j'avais pris la route d'une ville pas comme les autres, surtout en My'trä. Une ville peu commune, même sur ce monde, et surtout la ville qui me permettait de me fournir en matériel autant médical qu'aventurier. Beaucoup juge que cette ville est triste et manque clairement de signe artistique, et pourtant moi je la juge belle à sa manière. Alors oui elle a ses faiblesses et ses trop nombreux défauts, mais elle a ce petit quelque chose qui fait que tout un chacun peut légitimement dire qu'il s'y sent en sûreté. Cette ville où je vais rester le prochain mois c'est celle qui se dessine déjà sur le lointain, et beaucoup l'estime bien. Si je vous dis tout ceci, ce n'est pas pour rien, c'est tout simplement parce que c'est la capitale de My'trä, mais plus encore, de Suhury, je sais qu'une personne normale aurait mit Suhury au premier plan avant de montrer la grandeur de My'trä, mais je ne suis pas idiot et sais que peu importe la grandeur de la nation, ce ne sera pas ça qui nous sauvera des trop néfastes effets secondaires de la technologie, même si je vendrais mon âme pour avoir leurs connaissances en médecine, je ne serai pas prêt à endurer la torture psychosomatique de voir la belle nature souillée par leur ignorance, l'intelligence s'envole oui, mais la sagesse s'enterre.

La guerre gronde, elle n'est pas là, pas encore, mais fou est celui qui ignore cette bête trop sauvage. Je ne suis pas ce genre de fou et c'est pourquoi je prépare toujours mes voyages, et à peine avais-je pris de quoi soigner des gens que j'ai eu mes premiers patients, des mendiants, ils n'ont pas d'argent mais souvent des informations, et je leur suis gré d'en savoir bien plus qu'ils ne devraient pour leur propre bien, je soigne puis j'écoute l'information, c'est toujours comme ça que ça marche, et même si l'information n'est pas importante, ce n'est pas grave, au moins ce mendiant verra une année de plus... au mieux... au pire, c'est tant pis, car Möchlog dans son infinie sagesse ne nous a pas rendu tout puissant, nous avons beau avoir un léger contrôle de la destinée, nous ne pouvons tisser une soie déjà finie. Nous ne pouvons ramener les esprits, tout juste animer les corps un temps très limité quand nous sommes doués.


J'avais commandé une chambre dans une auberge du quartier commerçant, non loin de celui de Khugatsaa, dont je n'ai jamais compris pourquoi on avait pardonné sa trahison, d'après les mythologies il a lâchement abandonné son travail et seul les graines du vent de l'inconnu ont sût ranimer la motivation, et aujourd'hui nous devons en payer le prix, trop cher à mon goût. Qu'importe les échecs du passé et la bêtise de mes semblables, si j'étais venu à Darga c'était pour me ressourcer. Et à peine cette pensée m'effleura l'esprit qu'un bruit des plus désagréable se répercutât dans ma chambre, un bruit de très, trop, mauvaise augure, un coup discret à la porte de ma chambre, et à peine ouvrais-je qu'une femme me demanda de l'aider, et vu l'odeur de grillé qu'elle sentait, elle devait être une suivante de Süns... décidément, c'était vraiment la journée des emmerdes, et surtout des emmerdeurs. Visiblement Möchlog avait encore son humour envers ma destinée, et c'est après un soupire que je la fis entrer dans mon sanctuaire temporaire. La fit s'asseoir sur le lit, et je me mis à préparer un onguent pour ses brulures. Tout en marmonnant des phrases presque incompréhensible, et surtout pestant contre ma chance.

Pendant que j'appliquais le cataplasme sur ses brulures des plus basiques, je ne dis pas que ça ne devait pas être douloureux, mais au moins était-ce bénin, et après avoir bander le tout, je finis de marmonner et lui dit globalement ceci :


« Maintenant petite, tu vas me dire contre qui tu as assez perdu ton sang-froid pour te blesser aussi bêtement. Non pas que connaître ta petite histoire change grand chose au résultat, ça aura au moins le mérite de nous distraire tout les deux. »
Voir le profil de l'utilisateur

Celiel Cildain
avatar
Jeu 9 Mar - 17:14
Irys : 59992
Profession : Mercenaire
My'trän +1
Il était mignon, fut la première chose qu'elle songea, avant d'entendre son grognement et ses marmonnements, tandis qu'il l'invitait à s'asseoir sur le lit, elle grimaça de douleur en bougeant, mais le laissa faire son mélange tranquillement sans rien dire, écoutant ses marmonnements de vieux grincheux d'une oreille distraite. Une odeur de différentes plantes lui parvint aux narines et elle se tourna vers le guérisseur lorsqu'il se déplaça vers elle. Ils se fixèrent une fraction de seconde infinie et son regard de reproche. Elle haussa un sourcil, sans comprendre avant de se dire qu'elle devrait peut-être retirer ses vêtements pour qu'il puisse la soigner et elle rougit brutalement et retira sa cape et sa chemise, restant en bandeau et en pantalon. Il commença son application sur les brûlures à vif et elle se raidit à cause de la douleur en gémissant.

-Chochotte.
-… ça fait mal !

Elle grogna en le voyant sourire ironiquement et serra les dents pour ne plus recevoir de remarques, vexée. Elle se contenta de se laisser faire sans protester, malgré quelques grognements qui lui échappèrent et ses yeux qui, régulièrement, lui faisaient mal puisqu'elle retenait quelques larmes de douleur. Le grand grincheux se contenta de continuer en marmonnant toujours et jusqu'à ce qu'il ait fini de lui mettre des bandages par-dessus l'onguent, elle n'eut que mal, puis une lente fraicheur et un soulagement léger se propagea sur sa peau, lui permettant de se détendre. Il avait apparemment incorporé quelque chose qui anesthésiait la douleur et c'était tant mieux, elle le remercia brièvement en se demandant s'il allait l'entendre puisqu'elle n'avait osé le faire à voix haute, craignant d'être disputée à nouveau. Celiel le regarda s'éloigner pour retirer, enfin probablement, le produit de ses mains. Elle attendit qu'il réengage la conversation, aussi eut-elle la surprise de l'entendre demander ce qu'il lui était arrivé. Elle se mit à raconter ce qu'il lui était arrivé, passant sur quelques détails, diminuant sa performance, minimisant la chose pour ne pas paraître prétentieuse. Elle ne parla de son coup à l'épaule que de façon anecdotique, même si elle sentait toujours la tension au niveau de l'os. Malgré tout ce que l'on pouvait penser, elle n'aimait pas se plaindre ou montrer ses faiblesses.

Il allait vraiment falloir qu'elle apprenne à se calmer cependant, elle le devait si elle voulait cesser de se brûler, pour que ce genre d'incident stupide n'arrive plus, mais d'un autre côté elle ne regrettait qu'à moitié son geste, ainsi les autres ne reviendraient probablement pas lui chercher des noises de si tôt.


-Tout ça parce que je cherchais une tribu à escorter… songea-t-elle à voix haute.



#FF9900
Voir le profil de l'utilisateur