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Chroniques d'Irydaë
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 Echoués. [Prorig]

Cleomede Brabantio
avatar
Dim 26 Mar - 22:37
Irys : 27547
Vous vous trouvez sur une vaste plage de sable blanc. Le ressac se fait entendre, sur votre droite, et une petite falaise de calcaire, crevée de multiples éboulis transpercés d'herbes seches, que vous avez du franchir, pour votre retrouver ici. Vous entendez, au Sud, devant vous, les mouettes qui accueillent, bagareuses et joyeuses, l'arrivée des chalutiers au port. C'est la fin de journée, le sable et chaud et le varech, s’amoncelant naturellement en tas, exhale son acre senteur de pourrissement, que le vent fréquent, chasse vite de vos narines, le couvrant de son air iodé.

Retournez vous.

Il y a là quelques carcasses pourrissantes, de vieux bateaux de pèche abandonnés. Couverts de moules, d'algues et de putrissures, leur décomposition est avancée. d'antiques nefs, reléguées ici par qui voulut plus récent, plus moderne. Bien loin de l'ambiance de la Plage au sud de la ville, longée de ses manoirs de nantis. Ils n'auraient laissés passer ça. Non. Vous le voyez, l'endroit est peu fréquenté.

Une embarcation, est là, parmi les autres. Elle fait peine a voir, mais tout porte a croire qu'elle est récente. Elle ne se délite pas. Elle ne s'enfonce pas dans le sable. Elle gite, ronde et pansue posée sur le flanc, a l'angle aigu. Elle peut faire penser à ces morses que l'on croise plus au nord, affalés et oisifs, savourant le soleil et les embruns. Légèrement plus grosse qu'un chalutier, elle fait penser a un Shnaler, sans machine a vapeur. Le mat est cassé, le cordage manquant. la voilure inexistante. Le bois, par endroit, a joué, tordant, grinçant, fissurant, déformant. Si on mettait ce vaisseau a l'eau, il coulerais dans l'heure.

Voyez, une planche est posée, elle permet de rejoindre le pont ventru. Si vous êtes curieux, montez donc.

Sur le pont, votre pas est peu assuré, l'angle est marqué. vu d'ici, les degats sont plus impressionnants. des crevasses béent le pont en de multiples endroits, la balustrade est en maints points arrachée, et tout ce qu'on peut s'attendre a trouver sur un navire est manquant. Une écoutille, a l'avant, est entrouverte.vous entrez?

Pas facile de descendre un escalier de meunier aussi raide avec un angle de gite aussi aigu. Faites attention, il fait plutôt sombre. Quand vos yeux s'habituent a l'obscurité, vous voyez que vous êtes dans la coquerie. l’équipement est sommaire mais il en reste. Les casseroles sentent le gras froid. un sac de charbon et un petit poele sont l'unique point chaud. Ah, tiens, ya un grand manteau usé etallé sur le sol.

Une petite porte vous permet de vous rapprocher de la proue. Elle grince horriblement, et les gonds gémissent et protestent. Ils n'ont pas vu d'huile depuis des années. Certainement le cellier, constatez vous , voyant les étagères, vides. Ah tiens, ya un gilet étalé sur le sol. Il est usé lui aussi, mais relativement ouvragé, même si ses brodures argentées s'effiloches. Le rabat se présente a vous, dévoilant de multiples poches. Des aiguilles s'échappent de l'une d'elle.

Dans un angle un petit pot de tabac a priser est venu heurter la cloison, étalant son contenu en un mince et intermittent filet de poudre.

Si vous continuez, les cloisons se courbent et se rapprochent. Le sol, toujours penché, remonte et deviens plus étroit a chaque pas. Vous êtes dans la proue. les crochets installés ici montrent que l'emplacement est réservé aux hamacs de l’équipage. La cale, le fond et l’arrière sont certainement, historiquement, réservés aux marchandises, afin d'accorder plus de stabilité au navire. Ce n'est ceci dit pas l'endroit qui bouge le moins lors de la navigation et ce choix de raison s'est certainement fait au détriment du confort de l’équipage. Pendant que vous vous faites ces très doctes reflections sur la navigation -bravo pour vos connaissances dans le domaine, au fait-, vos yeux remarquent quelque chose sur le sol. Une petite bouteille de mauvaise gnôle traîne là. vide. Et, ah tiens, juste a coté, ya un vieux étalé au sol.
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Cleomede Brabantio
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Ven 31 Mar - 0:59
Irys : 27547
"Bheuuargg"

Ses yeux bourdonnais et des taches obscurcissaient ses oreilles. hum. Et visiblement son cerveau avait du mal a démêler tout ça. Il n"était que courbatures et mal de crane, nausée et tiraillements, douleurs et craquements.

Il parvint, doucement, a se mettre sur un coude. Dans un sublime effort, son oeil s'ouvrit. La pupille verte se dilata, renvoyant sous les paupières les plaines nacres aux rivières de sang éclatées. Capter le maximum de lumière, identifier ou on était. Les fonctions les plus basiques fonctionnaient. Il était vivant, encore une fois. Les morts peuvent pas souffrir autant. Merde.

Il s'en voulait d’être lâche.  Il pensais quotidiennement au suicide, et pourtant, ne parvenais jamais a s'y résoudre. Il savais qu'il n'avais pas la trempe ni la résolution pour mener ce projet a bien. Il laissa tomber. Tâtonnant dans la pénombre, sa main fit tinter quelque chose en verre. sa bouteille de gnole. Vide. ça lui revenais. Il avait tenté de boire pour se donner de la force. vu que ça ne marchait visiblement pas, il avait recommencé. Et visiblement s'était affalé là.

"Beeeurg" Sa bouche était pâteuse, pleine d'un gout d'égout qui n'inspirait que le dégoût. Second coude. Un genou. l'autre. On relève. Oula. ça tangue. Il était debout. Cette fois-ci il semble qu'il ne s'était pas vomi dessus. Peut être qu'a force, il tenais mieux ce vieil alcool de contrebande?

Ses pensées s'éclaircissaient. La lumière dehors, filtrait par l’écoutille. D'un pas lourd, il s'avança, sur le sol penché du vaisseau. Depuis le temps, malgré son état, il n'y pensais plus. S'ajuster a la gite oblique de son gite oblongue était un réflexe pour lui. Il traversa la coquerie, ne jetant aucun regard aux étagères vides. Il eut un instant d’hésitation. Il cru, un instant, que quelqu'un était venu, l'avais observé en silence et était parti. C'était ridicule. Qui viendrais ici? Il n'allais tout de même pas finir paranoïaque. Il avais déjà bien assez a faire avec les problèmes réels pour pas s'en rajouter. Il ramassa ses aiguilles au sol, sa blague a tabac, et remisa tout ça dans son gilet élimé.

Il se frotta les yeux. Puis réagis enfin. Il allais être en retard au boulot!  Il chercha sa montre des yeux. Ah, oui. il l'avais vendue. Mince. Il devais se fier au soleil. Il montât prestement les lattes de chêne montant vers le jour, lui arrachant une vive douleur. Qu'importe. En retard où non, il ne pouvais decement se présenter dans cet etat. Il se devetit, laissant au regard des mouettes indifférentes apparaître son corps malingre, pale et décharné, aux plis de peau tombants mollement, et plongea depuis le pont dans l'eau claire. Après quelques brasses dans l'eau salée, ballotté par les flux et reflux des eaux de mer, il entrepris de se laver. Bien que plante des marais, il avais recupéré de la saponelle et judicieusement coincé quelques brassées de la plante sous des paniers a crabe, près du rivage, pour qu'elle ne s’envole pas. Mème désespéré et mème sans veritable necessaire de toilette digne d'un marchand, voila une chose a laquelle il tenais encore. Afficher un minimum de tenue, de  prestance, conserver ce qui pouvais l'etre des apparences. Lui même ne savais pas au juste pourquoi il s'attachait a ces derniers efforts. Il ne se posa pas la question en attrapant une brassée de longues tiges vert claire et de se frotter énergiquement avec, rougissant sa peau et faisans mousser l'herbacée. Il sortit enfin des eaux, toujours dans le plus simple appareil. Se séchant d'un vieux linge irrécupérable, il revint enfiler une nouvelle culotte et de nouvelles guêtres. Il n'avais plus de cirage pour donner a ses bottes un air convenable. Qu'importe. Le gilet de brocard restait sa ligne de fabrique. Le couvrant de sa vaste capeline aux bruns délavés par les embruns enlevés, il partit d'un  pas preste et prompt vers la cité aux bois sombres.


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