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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Zochlom
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 Mille et une nuit - Zochlom

Luciole Aldebarra
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Dim 26 Mar - 17:56
Irys : 203627
Profession : Croc-Mort
Pérégrin 0
"Plic, plac, ploc...", je pleure à chaudes larmes, ces petits grains de sables s'engouffrant violemment dans mes fines paupières déjà irritées par la sécheresse des temps d'ici, Zochlom...

Cela faisait déjà vingt six jours et une nuit de pleine lune que je déambulai dans l'infini désert de la côte Ouest du continent de Zochlom, à la recherche d'un confortable abris, d'un endroit où dormir, d'un lieu où je ne puisse souffrir des extrêmes variations de températures auxquelles ce désertique environnement doit faire face chaque jours, où les créatures peuplant cette terre doivent faire front de corps afin de ne pas trépasser dans le néant qu'est la mort, et d'ainsi, disparaître à jamais dans les profondeurs granuleuses des sables conservateurs d'ossements mortuaires.

Mais je dois voir le côté positif de la chose, et le seul jusqu'à ce jours, à mon grand désespoirs... J'avais enfin trouver une nouvelle utilité à ce vieux chèche noir volé au marché de Skingrad, jadis... Jadis ? Mais depuis combien de temps suis-je parti de mon foyer, de Blumar ? Je ne m'en souviens plus... Le temps ne semble pas sévir de ses rides dans cette contrée figée par la monotonie du paysage... Ainsi, je crois avoir perdu la notion du temps, tristesse... Ma contrée... Elle est bien loin à présent, hein ?! Pauvre mère, est-elle encore aujourd'hui cachée sous la violence des coups de son mari, mon père ? Je dois cesser de me lamenter, mon choix était durement médité, à présent, je dois avancer, les oublier.

De nouveau l'esprit libéré de l'emprise goguenarde de mes douloureux songes, je décidai de revêtir ma tête de ce bout de tissu usé par ses années d'existence, dont la noirceur faisait figure de bouclier contre l'hargneux soleil sévissant en ce jours, les grains de sables propulsés à vive allure contre ma fine peau blanche dé-séchée, creusant que d'avantage mes joues désormais vidées de leur vitalité pourtant présente il y a de cela quelques années. Je l'enroulai autour de ma tête, le chèche noir ! Prenant soin de ne laisser aucune ouverture susceptible d'y laisser pénétrer l'agresseur, la douleur...

Désormais apprêter du mieux que je le pouvais, j'avançai d'un pas décidé en direction de ce qui me semblait être indiqué par la tenue du soleil, l'est du continent de Zochlom.
Ma démarche était soignée, même dans un désert perdu au milieu du monde qu'est Iridae, je ne pouvais qu'être moi, un ancien noble ayant reniée sa patrie à des fins beaucoup plus glorieuses, celle de la découverte, de la connaissance et du partage.

Plus j’avançai dans cet interminable désert de roche formé, plus le sol devenait solide, ce qui me confortait légèrement dans l'idée qu'une échappatoire était proche, et qu'une civilisation ethnique était susceptible d'avoir élu domicile dans ce périmètre... Mais de quel périmètre parle-je ? Je ne vois rien. Seul les trois mètres de visibilité au sol me permette d'émettre cette hypothèse plus que surréaliste, qui voudrait vivre dans un endroit pareil ? Même un dragon y serait incapable sans y consulter régulièrement un psychologue ! Un psychologue, dis-je ? Ma raison me joue des tours, pauvre de moi...

Dans un élan de désespoir intense, j'accrochai au bout de mon imposant bâton de marche de bois formé, le bocal reluisant contenant mes milles et une merveilles, mes lucioles... Ainsi, je pouvais affirmer avec certitude qu'une personne passant à proximité de mon être me repérera et m'aidera à me sortir de cet endroit à l'hostilité pesante.

C'est ainsi que l'imposant spectre formée de l'ombre de mon corps contre la pluie de sables sacrés de lumière continua à déambuler dans ce désert, jusqu'à ce moment, cette rencontre...



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Dernière édition par Luciole Aldebarra le Jeu 30 Mar - 20:16, édité 1 fois
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Allys Terasu
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Lun 27 Mar - 21:49
Irys : 107539
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Allys avait bien dormi. Si bien qu'un troupeau de Alkhachs aurait pu traverser le camp en courant qu'elle n'aurait rien remarqué. Et ça, c'était bien le problème visiblement. Après quelques étirements, elle se releva, brusquement aux aguets. A part Alky, sa monture, confortablement installé et la tente de fortune qu'elle possédait il n'y avait rien aux alentours.

« C'est quoi ce bordel?! »

La caravane avait disparu. Et personne n'avait cru bon la prévenir du départ imminent. Cela faisait des jours qu'ils faisaient voyage dans les étendues désertes. Ça valait la peine tient de les avoir aidé à réparer leur fichue chariote ! Une réparation contre une place dans la caravane. La confiance en autrui était déjà limitée pour Allys, mais là c'était le pompon. Tant qu'ils y étaient, pourquoi ne pas lui planter un crucifix dans le cœur, histoire d'être sûrs qu'elle ne les encombre pas.

Rageuse, elle donna un coup de pied dans le sable. Mit à part la faire éternuer, cela ne servait à rien. Il restait tout de même quelques traces du passage du convoi. N'ayant pas un sens de l'orientation digne de ce nom dans un satané désert, elle choisi de suivre la seule piste à sa portée...

Ayant une faiblesse constitutionnelle, elle prit au moins la peine de monter Alky. Se retrouver seule au milieu du désert était suffisamment humiliant à son goût, alors marcher dans une immensité de sable en boitant, hors de question.

Le temps défilait au ralenti. Suivait-elle réellement le bon chemin ? Cela lui semblait durer une éternité. Cela faisait des heures qu'elle et Alky faisaient route vers ce qui semblait être la bonne direction. En vain. Elle ne put ni rattraper la caravane ni croiser âme qui vive. Il n'y avait que du sable à perte de vue...

A mesure que l'heure avançait, la visibilité décrut. Petit à petit, le sable se faisait sauvage. Il ne fallut pas longtemps à la jeune femme que tout cela ne promettait rien de bon. Une tempête de sable. Il ne manquait plus que ça. Soupirant, Allys se résolu à installer son sanctuaire de fortune. Mais alors qu'elle achevait son œuvre, quelque chose interpella son regard. Qu'est-ce que c'était ? Des lueurs au loin... La jeune femme plissa les yeux, intriguée par cette étrange source de lumière. C'était sans compter le vent et ses volées de sables, qui arrachèrent quelques larmes à la mécanicienne. Cependant, elle n'allait pas abandonner pour si peu. D'un geste, elle plaça ses grandes lunettes en face des yeux et serra un peu plus le pan de tissu qu'elle utilisait pour sa tête.

Curieuse, Allys avançait malgré tout prudemment vers ce qui se trouvait être une grande ombre brandissant une lumière. Quelqu'un de perdu ? L'un de ces rapaces abandonné sur le chemin lui aussi ? Ou juste un inconnu ? Quoi qu'il en soit, la forme se mouvait doucement comme si elle était aveuglée par le sable.


« Vous m'entendez ? »

En tant normal, Allys n'aurait pas insisté mais on n'échappe pas à une tempête de sable. Qui que ce soit, il valait mieux qu'il puisse s'abriter. Puisant dans ses plus grandes bonnes volontés, et il fallait y aller après le coup foireux de la caravane, la daënar accéléra le pas. Et puis, elle parvint à discerner les contours de l'inconnu. Il était seul, tenant d'une main une étrange boite brillante tandis que l'autre, grâce à un long bâton lui permettait de se mouvoir.

« Venez » Lança-t-elle d'une voix sèche et autoritaire.

C'était déjà un bon exploit pour elle de venir en aide à un inconnu. Être gentille, elle s'en passerait. Sans s'arrêter, elle continua son chemin jusqu'à se retrouver à quelques pas de l'inconnu. C'était un homme au vu de son gabarit. Le teint pâle et les pieds traînants, probablement de fatigue.

« Ne traînez pas, j'ai un abri. Le temps que la tempête passe. »

Ni une ni deux, Allys empoigna le premier bras à portée de main et entraîna l'inconnu à sa suite. Le pas pressant, elle conduisit l'étranger vers sa cabane de fortune. Ce n'est que lorsqu'elle les menèrent à l'intérieur de la tente et fermé l'ouverture que la jeune femme réalisa son geste. Venait-elle vraiment de traîner un inconnu, presque de force, alors même qu'il tenait à peine sur ses pieds ? Allys avait agit d'instinct mais ce n'était peut être pas la meilleure solution. D'autant plus qu'elle était bien trop fière pour s'excuser de la manière dont elle l'avait traité. C'était plutôt à lui de la remercier, bien que ça ne lui fasse probablement ni chaud ni froid. Après tout, cela lui rapportait strictement rien de venir en aide à quelqu'un.

Allys décida alors de s’asseoir. Ils n'avaient rien de mieux à faire de toute manière, tant que le désert serait aussi capricieux. La seule occupation qu'elle estima intéressante était de dévisager l'inconnu. Le visage recouvert laissait toutefois apercevoir des yeux brillants, blessés par la fougueuse brise de sable. Sans un mot, elle tendit une gourde à l'étranger. Il était probablement aussi sec de peau qu'assoiffé. En revanche, malgré la curiosité, Allys n'ouvrirait pas la bouche la première. Pour quelqu'un qui ne fait jamais le premier pas, son hospitalité suffirait.




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Luciole Aldebarra
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Mer 12 Avr - 20:58
Irys : 203627
Profession : Croc-Mort
Pérégrin 0
Une voix au loin... Charmeuse de mes oreilles dont l’ouïe semble complètement embuée par la redondance des champs de la granuleuse brise d'ici, désert de Zochlom. Guidé par mes lumineuses précieuses, j'avançai d'un pas décidé dans l'épaisse couche de sable qui, au fur et à mesure de ma progression dans cette dernière, amaigrissait jusqu'à laisser paraître une simple plaque de silice rocheuse, d'un pourpre légèrement effarouché, terre volcanique pensais-je.

« Vous m'entendez ? », entendais-je alors, au loin.

Finalement, je suis peut être pas le seul homme dans ce désert mortuaire... Une autre personne aurait-elle trouvé le chemin de la Rédemption ? Aurait-elle choisit ce lieu afin de s'évader tout comme moi, petit vagabond de Blumar perdu dans l'immensité du monde qu'est Iridae ? Je ne le sais point...

« Venez », entendais-je cette fois-ci, alors que je peinai à percevoir les contours très discontinus d'une furtive ombre de gris colorée, celle traversant le flot de sable me tombant dessus.

Je tourne la tête de droite à gauche d'un mouvement vif de mes cervicales, cherchant l'origine de cet appel au soutien de mon être. Je le sens, mais je ne peux y poser mon regard, cruelle torture parait-il, après tous ces temps passés seul...

« Ne traînez pas, j'ai un abri. Le temps que la tempête passe. », enchaîna-elle alors dans un intervalle de temps très court après son premier appel, à croire qu'elle est experte en secourisme, mais soit, je n'ai plus trop le choix, je dois l'écouter, et ainsi la trouver, c'est un comme un jeu musical.

C'est alors que, entre deux pluies cisaillant le sables fin, une main à la poigne de fer saisit fermement mon bras gauche, m'emportant alors avec elle, comme le ferait un sable mouvant avec un bovin égaré du troupeau, ce qui me forçais le pas en sa direction. Nous marchions alors des minutes durant, mais je ne voyais toujours pas distinctement la personne, à croire que cela faisait des heures... Il est vraie que la notion du temps n'est pas aisé ici, cela fait dix jours que je n'ai pas vu le ciel, celui-ci étant souillé par les vents d'ici, Zochlom. Au bout d'un temps, la dure marche imposée par mon sauveur se ménagea, laissant alors à mes pauvres poumons encrassés par les granules de minéraux le temps d'expirer ma dernière bouffée d'air. Nous étions arrivés...

A présent, je me trouvais devant cette cabane de fortune certainement construite par mon héros d'un jours, et c'est avec une impatience débordante que cette personne m’emmena en son sein, me coupant partiellement de l'environnement hostile des déserts du continent, ce qui me réchauffa quelque peu le cœur, je dois l'avouer, grand sentimental que je suis.

Une fois à l'intérieur, je commençai à me déséquiper de la couche de vêtements dont j'étais vêtu, me libérant d'un poids dont je ne pouvais imaginer la valeur numérique. C'est alors que mon sauveur, ou plus précisément ma sauveuse ! Une femme ?! Luciole Aldebarra sauvé par une femme ? Qu'elle drôle d'idée... Il est vrai que Luciole n'avais pas l'habitude de laisser sa vie entre les mains de la gente féminine, et sa vision de l'être était bien souillé, certainement à cause du statut que prônait sa mère dans le foyer, réduite en esclave du ménage, dépendante de l'imposant physique de son homme mon père, mais soit, les faits étaient là, une femme m'a sauvé, et je dois la remercier...

"Je... Je voulais vous remercier de votre geste, Mademoiselle ?", disais-je alors d'un ton bas, tout en secouant mes quelques vêtements, afin d'y retirer les quelques pierres intrusives.

C'est alors que mon azur regard se dirigea en direction de la jeune femme déjà fermement assise sur son postérieur, celle-ci me fixant impétueusement de ses deux yeux globuleux, me dévisageant alors. Quelques secondes plus tard, cette dernière me tendis un conteneur idyllique à mon sens, quelque chose dont j'avais perdu le gout depuis quelques jours, quelques semaines, une gourde ! Dont le contenu était très certainement liquidien, à mon grand bonheur, je la saisis !

Ainsi, je pris quelques gorgées du mystérieux breuvage, étanchant alors la soif morbide dont j'étais victime.



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Allys Terasu
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Dim 16 Avr - 15:41
Irys : 107539
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
« Je... Je voulais vous remercier de votre geste, Mademoiselle ? »

L'homme parlait d'une voix basse, probablement autant du fait de sa fatigue que par sa gorge sèche. Il se saisit d'ailleurs avec bonheur de la gourde, comme si elle représentait un don du ciel. Cela dit, c'était effectivement le cas.

Le laissant se désaltérer, elle entreprit de se débarrasser des couches superflues de vêtement qu'elle rangea soigneusement dans un sac. A présent, sa longue chevelure ivoire cascadait sur ses épaules et jusque dans son dos. Ses deux prothèses mécaniques étaient également visibles puisqu'elle avait retiré les tissus opaques pour les nettoyer de la poussière de sable. L'homme avait été sauvé par une femme, qui plus est handicapée. La jeune femme se fit la réflexion d'espérer qu'il n'ait pas une fierté surdimensionné sinon ils passeraient des heures à se regarder comme chien et chat. Cela dit, il était poli et avait fait un effort de son côté également.


« Allys. »

Il s'en suivit un moment de silence. La mécanicienne n'était pas du genre bavarde, mais pour une fois son asociabilité lui procurait une gêne. Après tout, ils étaient deux dans une petite tente de fortune et condamnés à rester ainsi de longes heures. Se montrer sauvage n'était pas la solution si elle voulait se sentir à son aise. Ici il n'y avait aucun échappatoire, autant faire de cet inconnu, eh bien, une connaissance.

« Et vous, quel est votre nom ? » Elle avisa du regard la drôle de lanterne. « Ça m'évitera de vous appeler l'homme aux lucioles. »

Un faible sourire apparut sur ses lèvres. Il était clair qu'elle n'était pas habituée à montrer un visage aimable, ni même à plaisanter. Ses expressions étaient un peu trop rouillées...

Qui que soit cet homme, il était tout de même intriguant. Entamer une traversée de désert avec pour seul équipement une lanterne remplie de lucioles était de la folie pure. Cela dit, sans cette drôle de lueur, Allys n'aurait pas remarqué l'inconnu. La curiosité tenaillait la mécanicienne mais ce n'était pas dans son caractère d'ouvrir un quelconque dialogue avec autrui. Pourtant, le jeune homme devait avoir une histoire intéressante à raconter autant par les raisons de sa présence en Zochlom que par cette traversée dangereuse.

De ce qu'elle avait remarqué, c'était un homme légèrement plus grand qu'elle à l'allure élancée. Il avait un beau visage dont elle pourrait aisément se perdre à contempler si elle faisait l'erreur de plonger son regard dans celui d'un bleu profond de son interlocuteur. Heureusement pour Allys, elle ne prenait pas souvent la peine de croiser le regard des gens. Les observer, les analyser, d'un air méfiant, ça par contre c'était sa spécialité. C'est pour cette raison qu'elle s'était plutôt attardée sur des détails tel que son bras mécanique. Son autre bras était habillé de nombreux tatouages imbriqués de telle manière qu'ils semblaient raconter une histoire. Le détail des rouages capta d'ailleurs l'attention de la mécanicienne. Il était difficile de masquer la fascination que lui procurait ces dessins. Avaient-ils un sens particulier ?




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Luciole Aldebarra
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Mer 26 Avr - 20:47
Irys : 203627
Profession : Croc-Mort
Pérégrin 0
"Allys.", me répondait-elle d'une voix ferme, ne laissant transparaître aucune de ses émotions, ni même à travers les faciès de son visage si bien dessiné.

Je commençai donc à enlever mon lourd sac à dos, le posant ainsi d'un geste dégourdit sur le sol tanné de la toile de tente, mon abris, ma maison pour un petit laps de temps. Ainsi, je déposai délicatement le bocal en verre soufflé contenant mes lucioles, les lumineuses, au sol dorénavant tapissé de mes vêtements, puis, les contempla dans le plus grand des silences, les yeux ébahit, grands ouvert devant tant de beauté, pureté, et féerie...  

"Et vous, quel est votre nom ?", Elle avisa alors du regard ma drôle de lanterne de bois formée, puis enchaîna aussi tôt avec "Ça m'évitera de vous appeler l'homme aux lucioles", toujours en adoptant un ton posé et réfléchit, une femme de bon sens, indubitablement.

Après cela, je pus distinguer un léger sourire tapissant ses fines lèvres, légèrement gênée, elle ne semblait pas habituer à cela, mais ce n'est pas grave... Que peut-on dire de moi ? Je ne suis pas connu pour être le Roi de l'expression de sentiment, ou du moins, pas dans le bon sens du terme initialement proposé par les Grands de ce monde. Tous ces meurtres, ces vies anéanties, ces familles brisées, ces atrocités commises... C'est bien moi, Luciole, Le "Chapelier Fou", ou encore le Croc-Mort de Blumar ma terre qui l'ai ait perpétré, en mon âme et conscience, selon ma volonté, averti de toutes les sanctions qui s'élèveraient devant moi après le passage à l'acte, mais soit... Cette femme ne me connait pas, je peux repartir sur le bon pied, et ainsi, créer un lien d'amitié sincère, où la violence et le péché serait bannit définitivement. Alors je me lance, tel le fou dans un ravin de pierre orné, tranchant et coupant, relevé de calcaire fin et blanchâtre, je le dois.

"Je m'appelle Luciole Aldebarra, enchanté Allys, et merci de votre accueil.", disais-je alors d'une voix sympathique et avenante, tout en affichant un large sourire de mes lèvres abîmées par la brise des vents d'ici, et la sécheresse abondante.

J'avais bien examiné mon hôtesse, ses habits, son visage, ses bras... Il est vrai qu'elle était drôlement bien équipée pour une simple aventurière, elle devait s'y connaître. Ces deux bras mécanisés d'une technologie innovante, ces verrouillages, ces boulons tournant, ces mécanismes cachés, c'était l'oeuvre d'un expert, je le voyais bien, je l'enviais. Moi, mon bras droit, ces vielles pièces d'engrenages rouillées, et toutes ces autres choses rajoutées après coups de l'opération, toutes ces choses rentrant dans mes entrailles que plus, de jours en jours, ce poison de ferraille contaminant peu à peu mon sang, celui de mon frêle corps, celui de mon esprit écorché, cette douleur dorénavant indétectable dont je faisais l'objet sans même m'en rendre compte, je devais m'en débarrasser...

"Que vous est-il arrivée pour que vous vous retrouviez avec des membres entièrement mécanisés, Allys ?", disais-je alors à voix basse, entament ainsi une discussion avec cette dernière, le précurseur d'une amitié possible, pensais-je.

Après m'être confortablement installé dans ce campement de fortune, allongé sur le côté de l'entrée, adossé à mon sac à dos, mes précieuses devant moi, en sécurité, je me mis à fixer la belle Allys droit dans les yeux, le regard pendu à ses paupières, attendant impatiemment une réponse de sa part, une réponse pouvant assouvir la soif de connaissance dont Luciole était le nécessiteux, le demandeur.



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Allys Terasu
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Ven 28 Avr - 21:22
Irys : 107539
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
"Je m'appelle Luciole Aldebarra, enchanté Allys, et merci de votre accueil."

Passé la sécheresse de sa gorge, l'homme avait une voix agréable et douce. Il rendit à Allys un sourire plus lumineux et probablement plus familier que pour elle. La jeune femme ne savait pas vraiment que répondre à ses remerciements. Elle n'avait pas pour habitude d'en recevoir. Sa réputation de solitaire au cœur de pierre ne lui faisait pas d'amis et elle ne tendait d'ailleurs jamais la main aux autres. Les aider et se faire remercier... Était-ce réellement déjà arrivé auparavant ? Il y a longtemps, lorsqu'elle n'était qu'une gamine naïve, sans doute...

"Que vous est-il arrivée pour que vous vous retrouviez avec des membres entièrement mécanisés, Allys ?"

La question frappa de pleins fouet la mécanicienne. Aussitôt, son expression s’assombrit.

« Un accident. »

Lâcha-t-elle immédiatement par réflexe, presque par instinct de défense. Pour ne pas avoir à s'ouvrir à l'inconnu. Par protection, d'un ton détaché. Et puis, elle eut le réflexe d'observer avec un peu plus d'attention son interlocuteur . Son propre bras de ferraille était de fabrication bien rudimentaire, composée d'engrenages rouillées et bricolée maladroitement. Ce n'était pas l’œuvre d'un expert en prothèse, c'était certain. Était-ce alors de la jalousie dans son regard ?

Ce fut peut être la faiblesse de croiser le regard splendide de Luciole qui lui ôta l'envie de laisser des barrières entre eux. L'inconnu la fixait intensément et elle ne parvint pas à détacher ses yeux. Les mots sortirent d'eux-même.


« Je me suis fait passée à tabac avant de me prendre une balle dans la jambe et chuter d'un étage. »

A question directe, réponse tout aussi crue. Allys était une personne honnête dont les paroles n'étaient pas entravées de filtres. Cependant, ce n'était probablement pas la réponse qu'il attendait. Retrouvant une expression maîtrisée, elle reprit la parole.

« Ce sont des prothèses Daënars, plus précisément de Rathram si vous situez. J'ai eu de la chance d'habiter non loin car les plus grands experts en prothèses y travaillent. Pour le reste, c'est moi qui les ai retravaillées car je ne les trouvaient pas à mon goût. A ce propos, la votre n'est pas saine, si ce n'est pas déjà le cas, vous risquez d'en subir des effets nocifs. Qui vous a placé une horreur pareille ? »

Allys n'était pas femme de tact et même si elle pouvait appuyer là où cela fait mal, au moins elle pouvait se réjouir de parvenir à discuter avec un étranger. Elle était d'ailleurs vraiment intéressée par la raison d'une aussi abominable prothèse, mal entretenue de surcroît sans aucun doute. Voir ces rouages souillés par la rouille sans pouvoir les bichonner comme il faut était pénible pour la mécanicienne.




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Luciole Aldebarra
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Dim 30 Avr - 22:19
Irys : 203627
Profession : Croc-Mort
Pérégrin 0
"Un accident", me répondait-elle d'un vif instinct de défense avant de me regarder elle aussi de plus près encore, visiblement intéressée par mon tas de ferraille et rouages en tous genres.

"Je me suis fait passée à tabac avant de me prendre une balle dans la jambe et chuter d'un étage.", ajouta-elle alors dans la foulée, son regard fixé dans le miens, visiblement troublé par quelque chose, mais quoi ? Est-ce parce que je me suis incrusté dans sa vie aux apparences solitaires ? Ou est-ce parce que ma prothèse n'est pas au niveau des siennes ? Je ne le saurais probablement jamais.

Entre deux grattements de joue intempestifs, je soupirais lentement les derniers litres d'air se trouvant dans mes faibles poumons, me délivrant alors d'un mal de cœur dont j'étais victime depuis quelques minutes, certainement l'effet que produit ses horribles histoires au contact de mes oreilles, et pourtant, j'ai fait bien pire...

"Ce sont des prothèses Daënars, plus précisément de Rathram si vous situez. J'ai eu de la chance d'habiter non loin car les plus grands experts en prothèses y travaillent. Pour le reste, c'est moi qui les ai retravaillées car je ne les trouvaient pas à mon goût. A ce propos, la votre n'est pas saine, si ce n'est pas déjà le cas, vous risquez d'en subir des effets nocifs. Qui vous a placé une horreur pareille ?", m'expliquait-elle alors avec beaucoup plus d'assurance qu'à sa première prise de parole, signe qu'elle avait besoin d'en parler, et que j'étais l'homme dont elle avait besoin à ce moment précis, afin de vider son sac, vider ses paroles prisonnières de sa bouche depuis peut être des mois, des années...

Ainsi, je pouvais bien voir ce soulagement qu'occasionnait une telle révélation, mais aussi ses qualités de mécaniciennes qui, à ses dires pour le moins nets et rapides de sens, n'étaient pas forcément reconnues aux yeux des autres, mais moi, je les avais bien vu...

"Eh bien... Cela fait presque dix ans, durant une balade en forêt bordant ma ville natale, Blumar, au Tyorum, à Daenastre... Une terrible et injuste chute, un bras littéralement lacéré par les milles et une facettes de ce rocher de calcaire formé, ce sang coulant dans les petites fentes composant la terre de mes origines, et puis trois jours plus tard, dans ce cabinet médical, au crépuscule d'une journée de pluies... Mon père, mon médecin, tout deux incompétents dans le domaine des technologies nouvelles, beaucoup plus occupés par le travail de la terre, tout deux sur la composition d'un bras de fer formé, et de boulons décoré, ne pensant point à mon bonheur personnel, ma santé... Ils mirent près de deux jours à l'installer, deux jours de souffrance où ma pauvre mère m'apportait de la soupe de radis dans l'espérance de me revoir d'aplomb le jours d'après, cette même mère qui ne supportait pas la vue du sang. Une fois ce terrible épisode passé, je me vis pour la première fois dans une glace, et là, ce fût le choc, me voilà démembré, me voilà devenu un monstre.", disais-je d'un voix calme et posée, l'air de rien, comme ci cet événement au demeurant fort triste n'était devenue qu'une banalité sans précédent.

Après avoir raconté une partie de son histoire, Luciole se releva d'un mouvement vif et précis de ses épaules vers l'avant, puis se mit en position de tailleur, afin de mieux contempler les œuvres d'arts qui remplaçaient les membres de la jeune femme, ces œuvres d'arts qui le faisait tant rêver.

Le sourire aux lèvres, les yeux ébahit devant de tels artifices technologiques, j'engageai alors une question qui me tenait à cœur, une question qui me travail à chaque fois que je croise une nouvelle personne en ce monde qu'est Iridae, "Maintenant que les présentations sont faites, Allys, que diriez-vous de me raconter l'histoire de votre vie, vos passions, vos envies, vos projets futurs... Je veux tout savoir de vous !", disais-je enthousiaste, ravis d'avoir trouver une personne ayant éveillée ma curiosité.



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Allys Terasu
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Lun 8 Mai - 16:28
Irys : 107539
Profession : Ingénieur mécanique
Daënar +1
Allys ne s'attendait pas au flot de mots qui suivit. L'étranger se révéla être un véritable moulin à paroles. Il devait retenir en lui son histoire depuis bien trop longtemps tant il enchaîna le tout à vitesse folle. Elle tenta tant bien que mal de suivre.

La raison de son bras de métal branlant ? Une mauvaise chute et deux gros incapables. Allys se pinça légèrement les lèvres. Non pas qu'elle soit triste pour Luciole, bien que ce soit fâcheux, mais cela s'était passé il y a longtemps alors elle ne risquait pas de s'apitoyer sur le passé de se nouvelle connaissance. Cependant, elle aurait bien remit à sa place autant le père irresponsable que le professionnel de santé s'ils s'étaient trouvés devant elle à cet instant. Comment pouvait-on être aussi stupides pour essayer de réparer le bras d'un enfants lorsque l'on n'est absolument pas qualifié dans ce domaine ?


« Plus cons que des Yhal » maugréa-t-elle entre ses dents.

Pas sûr que Luciole l'ait entendu, ou bien si mais il tint son récit jusqu'au bout. Au moins, on ne pouvait pas reprocher à la jeune femme de suivre le récit avec attention. Le garçon avait eu une chance folle de s'en sortir... Survivre après une amputation et une greffe de recyclage, le tout sans matériel approprié et techniques requises, en n'ayant toujours pas contracté d'effet secondaire jusqu'à présent ? Un petit miracle...


...Une fois ce terrible épisode passé, je me vis pour la première fois dans une glace, et là, ce fût le choc, me voilà démembré, me voilà devenu un monstre."

Un monstre ? Un instant Allys voulu lui lancer une réplique acérée mais elle se contint. Cette faiblesse, elle l'avait eut également. Peut être que ses prothèses étaient de meilleure qualité mais elle ne les avaient pas désirées non plus. De plus, lors de son accident, son corps entier ressemblait à une poupée de porcelaine brisée. Elle comprenait ce sentiment, d'autant que c'est la raison pour laquelle elle avait faillit mourir... Par ce qu'elle était un "monstre" aux yeux des autres.

Luciole se redressa afin de mieux contempler les prothèses de la jeune femme. Ils se trouvaient à présent en face à face. Si la jeune femme affichait une expression neutre, lui, arborait un grand sourire comme si ses dernières paroles n'avaient aucune gravité sur sa vie.


"Maintenant que les présentations sont faites, Allys, que diriez-vous de me raconter l'histoire de votre vie, vos passions, vos envies, vos projets futurs... Je veux tout savoir de vous !"

Le plus fou c'est qu'il semblait réellement intéressé par son interlocutrice. Allys n'était pas vraiment préparée, la surprise se lisait aisément dans son regard alors qu'elle accepta.

« Euh, bien.

Je suis daënar de naissance tout comme vous mais de parents respectivement My'tran et Daënaste. J'ai passé la plus grande partie de ma vie en Zochlom et ne suis revenue en Daënar que pour entrer dans une école d'ingénierie afin de perfectionner mes talents mécaniques. Ce n'était pas vraiment un choix judicieux de mes parents de faire le voyage à mes côtés car cela n'a rien amené de bon pour chacun. Ma mère ne cachait pas le moins du monde sa nature, exhibant avec fierté ses dons magiques. J'en ai durement fait les frais.

Je comprend pourquoi vous vous considérez comme un monstre. Après ma chute je n'étais plus qu'une chose morcelée et amputée. Je me suis rattrapée à mon sentiment de haine et dès que mon corps à pu supporter à nouveau mon poids je suis revenue m'exiler ici. C'est une vie simple dont le seul danger est celui de la nature, c'est un juste équilibre. Soit fort ou subit. Rien à voir avec la logique humaine.
»

Pour le moment c'était tout ce qu'elle pouvait débiter. Cela devrait suffire.




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