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Chroniques d'Irydaë
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 [Terminé] Appel aux étoiles

Alice Tan'Odrin
avatar
Sam 15 Avr - 21:52
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
My'trän +2 ~ Suhury
Alice ajouta une bûche dans le feu. Les crépitements qui suivirent lui arrachèrent un léger sourire de contentement. Elle avait réussi à utiliser ce que lui avait appris Lenora à la perfection, ou presque. Bon ok, la partie soupe de légume avait été un vrai désastre et la partie feu de camp bien aidée par sa maîtrise de la magie de Süns mais pour une fois, elle avait tout fait toute seule !

Toute seule. Alice sentit en elle raisonner le vide autrefois rempli par Cassie. Depuis ce qui était arrivé à Reoni, sa compagne avait gardé le silence. De temps en temps elle sentait une pointe d’amour qui l’effleurait comme une caresse. Mais quand Alice essayait de s’en saisir, celle-ci se rétractait comme un escargot dans sa coquille ne laissant derrière elle qu’une vague impression honteuse.

Alice soupira et s'allongea dans l’herbe fraîche. Le printemps s’était définitivement installé. Partout les arbres s’étaient chargés de fleurs. Le monde continuait d’avancer inexorablement et pourtant Alice se sentait toujours autant perdu que ce jour où elle avait sentit le déséquilibre qui entourait le monde. Elle était perdue. Elle s’était par exemple rendue compte qu’à partir du moment où l’anomalie avait été en danger, elle avait aussitôt arrêté de la voir comme une chose cassée. Elle était redevenue Homme, et cela l’avait profondément troublée.

Etait-il possible que les anomalies soit en fait encore humaine ? Cela allait à l’encontre de tout ce qu’elle avait appris. Les anomalies n’étaient censées plus qu’être des coquilles tourmentées dont l’humanité apparente n’étaient censé être que les vestige d’une âme disparue. Comme un perroquet qui répèterait sans cesse les derniers mots de son maître. Peut-être elle-même s’était-elle laissée abuser. Auparavant elle n’avait jamais assisté à un meurtre. La nature même d’un geste allait à l’encontre de tout ce pourquoi elle se battait. Pourtant, au fond d’elle, Alice savait qu’elle n’avait pas agit que par réflexe. Elle avait SU que cette homme était humain.

Comment ? La réponse continuait à lui échapper et ça la frustrait. Et arracha une touffe d’herbe rageusement et la précipita dans le feu. Les flammes crépitèrent autour des brins gorgés d’eau. Alice grimaça en sentant ses courbatures remonter. Ca aussi elle ne risquait de l’oublier. En essayant de sauver l’homme elle s’était beaucoup trop accélérée sans y avoir du tout été habituée. Résultat : elle avait dormi trois jours pour réparer ses organes internes et ses muscles abîmés. Elle remerciait d’ailleurs Möchlog de lui offrir une capacité de régénération au dessus de la moyenne. Sans cela, elle n’y aurait pas survécu.

Alice se releva et commença à faire ses étirements reçus de l’enseignement de Süns. Elle profita de la présence du feu de camp pour capturer quelques étincelles et danser avec elles. Faire le vide dans sa tête pour garder cette petite flamme en vie tout en accomplissant ses exercices l’aida à retrouver une certaine sérénité.

A la fin de cette journée si spéciale à Reoni, Alice avait beaucoup réfléchi à ce qu’elle avait ressentit quand elle avait perçu cette Vérité. Elle n’arrivait pas à mieux l'exprimer que par un “déséquilibre”, une “harmonie brisée”. Et quelque chose lui donnait le sentiment que tout ceci était déjà bien ancien et en même temps que ça s’accelerait.

Son pied buta contre un cailloux et elle se rendit compte qu’elle avait perdu sa concentration. Elle grimaça et reprit position, la flamme toujours entre ses doigts. Il y avait donc un déséquilibre dans le monde. Quelque chose essayait de l’influencer. De le ronger ? Peut-être. Peut-être même était-ce lié à ces fameuses anomalies. On connaissait si peu de choses à leur sujet. Mais si elles restaient humaines comme Alice l’avait pressenti, pourquoi donc les Architectes essayaient-ils de les éliminer au travers de leur Régisseurs ? Et pourquoi n’avait-on jamais essayé de les soigner ? Le peu de chose qu’on savait d’elles était qu’une anomalie se créait quand une personne se refusait à réagir avec sa nature : un esprit qui entrait en dysharmonie avec lui-même.

Alice sentait qu’elle touchait là quelque chose. Si les anomalies étaient le témoignage physique de ce dérèglement qu’elle avait sentit, alors cela pouvait peut-être expliquer pourquoi les architecte essayaient de s’en débarrasser. Elle fronça les sourcils. Ca n’avait pas de sens. Si c’était le cas, les anomalies n’étaient que les symptôme d’un Mal bien plus grand. Et traiter les symptômes sans s’occuper du vrai problème ne servait à rien. Ou seulement à préserver les forces du malade pour l’aider à guérir.

Raaa ! Elle tournait en rond. Elle se perdait dans des questions bien trop grandes pour elle. Et pourtant, elle sentait qu’elle devait faire quelque chose. Réagir pour empêcher ce déséquilibre d’aller plus loin. Mais toutes ces questions qui tournaient dans sa tête l’embrumait. Elle ferma son poing sur la flamme, la faisant disparaître. Le feu, à ses pieds crépitait toujours mais elle ne le regardait pas. Elle avait plongé son regard dans le ciel étoilé qui la surplombait.

“Qu’attendez-vous de moi Architectes ? Pourquoi m’avoir montré ce déséquilibre si vous ne me donnez pas la solution pour le contrer ?”


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Möchlog
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Jeu 27 Avr - 21:07
Irys : 144972
Administrateur
Certaines personnes s’amusent à penser que jamais rien ne change, que tout est voué à se répéter… Möchlog n’aime pas que l’on critique ainsi son travail. Il fait bien des efforts pour que les choses se passent sans pouvoir être prédites trop à l’avance. Guider des milliers et des millions d’êtres sur un chemin qui peut parfois être très long, ça demande une imagination que les détracteurs de Möchlog ne soupçonnent pas. Enfin, on ne peut blâmer les mortels de leur étroitesse d’esprit, ce serait comme reprocher à un chien de ne pas savoir fabriquer de fusil de chasse. Dans sa grande bonté, la Chouette prend chaque jour sur elle, et continue opiniâtrement de faire sa besogne, d’écrire à chaque instant ce que deviendra chaque créature à l’instant qui suit. Avec autant de travail, comment Möchlog peut-il répondre aux appels de chacun ? Tous ces gens qui se demandent ce qu’il leur a réservé… Un peu d’honnêteté voyons, vous ne voulez pas vraiment savoir votre futur. Eh oui, ce n’est pas bien compliqué à comprendre pourtant. Peu importe qui vous êtes, le point final sera toujours le même, et c’est cela qui vous effraie. Vous ne demandez pas à Möchlog quand est-ce que vous trépasserez, mais bien si celui qui vous guide aurait la bonté de vous faire éviter cette embûche sur laquelle tout le monde bute à un moment ou à un autre. La Chouette ne peut, hélas, pas vous changer sur ce point, sinon vous ne seriez plus que de la mauvaise viande pour Régisseurs.

Seulement… Comment elle s’appelle cette petite déjà ? Ah oui, Alice Tan’Odrin. Une mage, un peu naïve, un peu perdue surtout, et pourtant elle trouve quand même le moyen de poser à Möchlog une question de la sorte ? Elle est étonnante, à n’en pas douter. Möchlog veut bien accorder un peu de temps pour te répondre, petite Alice. Petite chose toute frêle et toute confuse. Que va-t-il bien pouvoir faire pour cela ? Lui parler en personne ? Eh, oh, il y en a qui attendent depuis des siècles que ça leur arrive. Möchlog n’est pas connu pour être aussi démonstratif. Eureka ! Il sait ce qui va se passer pour elle à présent. Elle regarde le ciel, comme si la réponse se trouvait dans les étoiles. Il faudra qu’elle apprenne, la petite Alice, que c’est sur le sol que se joue son destin. Tout d’abord, le feu de camp crépite. Rien de bien inquiétant, dérangeant, effrayant, mais… mais, mais, mais… le feu reste quelque chose de perturbé, petite Alice, à défaut d’être perturbant. Un seul mouvement, et le voilà qui peut embraser le monde. C’est d’ailleurs ce qui s’enclenche, quand une petite flammèche s’écarte du groupe, suivie d’une autre, et d’une troisième, puis d’une nuée de semblables qui forment une flamme dissidente venant s’écraser sur l’herbe qui entoure le campement de fortune.

Möchlog ne veut pas te faire de mal, évidemment, mais tout de même la vue de cette langue brûlante qui vient dévorer toute la verdure, courir sur elle, pour former un cercle parfaitement incapable d’être considéré comme naturel, et ce tout autour de toi, petite Alice, cela devrait te faire peur. Il ne te brûle pas tout de suite, ne t’en fais pas, mais il se rapproche. D’abord à un mètre de toi, il grignote l’herbe autrefois verte, pour n’en faire que des cendres, de la poussière. Il se rapproche, sens-le toujours plus près de toi, n’attendant que de te dévorer, toi aussi. Le feu dévore tout. Il n’est pas bien différent de ce que Möchlog doit vous infliger, à chacun d’entre vous. D’abord, une longue consumation par la vieillesse, ou par le sang, et on termine par un final exécrable, duquel personne ne peut se satisfaire. Ce sont malheureusement ses consignes, et vous n’y échapperez pas. L’avantage du feu, c’est que vous ne pouvez l’éviter du regard. Certains hommes sont obnubilés par la mort, évidemment, mais la plupart l’oublient, préférant concentrer leur esprit sur autre chose. Mais toi, petite Alice, tu ne peux t’empêcher de voir les flammes qui approchent. Considère cela comme un don, comme une malédiction, peu lui en importe à Möchlog, mais sache que c’est là ce pourquoi tu as si peur.

Le cercle, qui semblait si grand quelques instants plus tôt, alors que désormais il est sur le point de te caresser les jambes, le voilà pris d’une fougue inquiétante. Il s’affaisse d’un seul coup, pour se resserrer en un instant autour de ton visage terrorisé. Juste devant tes yeux. Puis, il disparaît. Lorsque le feu a fini sa macabre besogne, il est comme chaque créature dont Möchlog écrit le destin. Il disparaît, laissant le monde aux mains de ce qu’il a engendré. Mais lorsqu’un incendie colossal emporte un village, ou une ville, toute entière… Que reste-t-il ? Pas grand-chose. Et c’est là ce qui fait toute la beauté de ce que Süns vous a donné.

La Chouette a répondu à ton appel, petite Alice. Elle souhaite, bien évidemment, que tu en tires les réponses à tes questions. La voilà maintenant qui repart à son dur labeur, armé de ses innombrables plumes.


Une question, une requête, une tasse de café ? Envoyez-moi un MP ! Je suis à votre disposition.
Möchlog
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Alice Tan'Odrin
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Dim 30 Avr - 16:26
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
My'trän +2 ~ Suhury
Les yeux toujours plongés dans le ciel étoilé, Alice soupira. Il y avait bien peu de chance pour qu’un Architecte prenne le temps de lui parler, elle le savait bien. Même s’il arrivait qu’ils interagissent avec les My’trans, assez pour qu’on soit persuadé de leur existence, cela restait tout de même des exceptions. Et elle ne voyait pas vraiment pourquoi elle en serait une.

Un changement de luminosité attira son regard sur le feu. L’effet avait été progressif mais elle s’était rendue compte qu’elle voyait bien mieux les arbres à la lisière de la petite clairière que ce qu’elle aurait dû. Quand elle baissa les yeux elle ne pu retenir un hoquet de surprise. Des braises s’était échappées du cercle de pierre et dévoraient l’herbe alentoure. Mais alors même qu’elle appelait le pouvoir de Süns à elle pour maîtriser ce qui pouvait devenir une catastrophe, Alice se rendit compte que les flammes étaient bien trop agressives pour qu’elle puisse contenir quoi que ce soit.

Comment de simples braises avaient-elle pu provoquer une telle ch…? Non, ce n’était pas naturel. Les battements de son coeur s’acceleraient tandis que les flammes dessinaient un cercle parfait autour d’elle. Une peur panique s’empara d’elle sans qu’elle pu esquisser le moindre geste. Une partie d’elle lui hurlait de fuir tandis que l’autre lui disait : “le voilà ton signe !”. Sauf que le signe en question se rapprochait beaucoup trop d’elle. Elle avait beau ne pas ressentir la chaleur plus difficilement que d’autre, elle en restait tout à fait carbonisable si on la plaçait sur un bûché.

La menace se rapprochait sans qu’elle pu bouger un orteil. La terreur s’était emparée de son esprit l’empêchant de penser clairement. Elle allait mourir, là dans les flammes. Tout son corps tendu lui faisait mal. De toute façon, elle ne pouvait plus bouger, les flammes lui léchaient le visage.

Tout d’un coup, tout disparu. Alice se retrouva plongée dans les ténèbres. Ses yeux habitué à la clarté des flammes mirent un temps avant de restituer les arbres qui l’entouraient. Elle n’osait toujours pas bouger. Elle passa sa langue sur ses lèvres, un peu timidement, comme si cela pouvait faire revenir la menace. Rien ne se passa mais elle y reconnut le goût du sel. Elle avait dû pleurer. En même temps, une odeur âcre vint frétiller ses narines. Une odeur qu’elle connaissait bien pour avoir dû nettoyer plus d’un patient incontinent au cours de sa vie. Sous l’effet de la peur, elle s’était visiblement fait dessus sans s’en rendre compte.

Bizarrement, cela ne la gêna pas tout de suite. Au contraire, cela l’aida à reprendre pied avec la réalité, comme si elle sortait d’un rêve. Sa peau oubliait peu à peu la morsure des flammes pour la caresse du vent. L’herbe brûlée à ses pieds exhalait la douce odeur des cendres froides. Alice avait l’impression de redécouvrir chaque parcelles de son corps. Cela fut accentué quand elle s’obligea à se remettre en mouvement. D’abord un doigt, puis la main et le poignet. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle arrive de nouveau à faire un pas.

Et là ce fut l’ovation. Comme pour la féliciter de revenir ainsi à la vie, les criquets reprirent tous ensemble leur chant, remplissant la clairière de musique. Alice ne s’était pas rendue compte qu’ils s’étaient tu avec l’arrivée des flammes. Mais leur retour avait quelque chose de spectaculaire et d'agressif en même temps. Ses oreille avaient dû mal à se réhabituer à tout ce bruit environnant après s'être concentrées si longtemps sur les battements de son coeur.

Maintenant qu’elle avait repris possession de son corps, l’humidité de son pantalon s’imposa à elle comme quelque chose de désagréable. Mécaniquement, elle se dirigea vers le point d’eau qui l’avait choisir l’endroit pour son campement : un petit ruisseau qui s'écoulait paisiblement à l'orée de la forêt. Elle s’y déshabilla, offrant son corps nu à la brise printanière. Un hibou hulula quelque part entre les branche d’un pin.

Au cours des minutes qui suivirent, elle s’employa à enlever la crasse qui couvrait ses jambes et ses affaires. Son esprit ayant du mal à se fixer depuis l’évènement, l’activité mécanique l’aida à se recentrer sur elle même. Elle avait assisté à quelque chose. Les Architectes lui avaient répondu. Elle se répétait cette phrase sans comprendre ce qu’elle impliquait. Mais l’entendre encore et encore la poussait à y penser, à se poser des question, à accepter les fait auxquels elle venait d’assister.

Une fois propre, elle s'allongea dans un carré d’herbe encore humide, un peu éloigné du lieu où elle avait fait son campement. Toujours nue, elle sentait les brins souple caresser sa peau. Elle ne s’était pas rhabillée car elle sentait toujours ce besoin de ressentir la réalité qui l’entourait. Quelques cailloux lui piquaient d’ailleurs les fesses et le dos mais elle appréciait leur présence. Ses cheveux blonds formaient un disque blanc autour de son visage. Elle leva ses mains vers la Lune comme pour la capturer. Que sa lumière était douce après celle des flammes qui l’avait agressée !

Elle laissa retomber ses mains sur sa poitrine et s’autorisa enfin à penser à ce qui venait de lui arriver. Les battements de son coeur s’étaient calmés. Elle ne savait pas pourquoi mais elle “savait” que les flammes ne reviendraient pas. Elle était en sécurité. Autre chose dont elle était certaine, c’était qu’il existait une “menace”. S’il y avait pleins d’interprétations possibles à ce qui venait de lui arriver, ce qui était certain c’était le danger qu’elle avait ressentit, sa terreur et son incapacité à fuir. Après, même ça pouvait être sujet à interprétations. Est-ce qu’on les Architectes lui ordonnaient ainsi d’arrêter de se poser des question, sous peine de ressentir leur kourou ? Ou alors essayaient-ils au contraire de la protéger en la prévenant d’un danger caché si elle allait plus loin dans ses reflections ?

Décidément, rien n’était clair dans les signes envoyés par les Architectes. Contrariée, elle roula sur elle-même et appuya ses coudes dans l’herbes. Ses cheveux suivirent le mouvement et créèrent une cascade gracieuse allant de son épaule au bas de son dos. Du bout des doigts, elle se mis à jourer avec un trèfle visiblement arrivé loin de ses frères.

Dans tous les cas, danger il y avait. Et malheureusement pour la première supposition, preuve était qu’elle ne pouvait pas s’empêcher d’être elle-même et de se poser des questions. Elle espérait seulement que si danger il y avait, son amour pour les Architectes la protégerait et l’aiderait à relever les défis qui allaient s’annoncer.

D’ailleurs, en matière de défis, Alice se demandaient si ceux-ci auraient quelque chose à voir avec Süns. Après tout, c’était par le feu qu’on lui avait parlé. La création des Anomalies avait-il quelque chose à voir avec l’Architecte ? Elle fronça les sourcils. Les Anomalies étaient en dehors du monde. Elle s’éloignaient de la création des dieu. Que l’un d’eux en soit volontairement à l’origine laissait la jeune fille dubitative. En effet, même si ceux-ci avaient des caractéristiques humaines comme leur capacités à avoir des émotions, Alice se demandait si cela n’avait pas un lien avec sa croyance en un lien entre les Architectes et leurs créatures.

Elle se remémora sa conversation avec Lenora qu’elle avait eu quelques mois plus tôt. Pour elle, les Architectes et les humains étaient constitués de la même chose -Lenora avait évoqué la magilithe ce qui restait une possibilité mais à l’échelle microscopique- de ce fait, il existait forcément un échange entre eux. Comme l’air que l‘on respire ou la chair qui redevient terre une fois morte. Ce serait cet échange qui aurait donné aux Architectes ces caractéristiques humaines. A leur origine, il n’avait ni apparence, ni désires, ni besoins. Ils n’étaient sûrement que des essences pures issue de cette chose impalpable qui était Bolgokh. Chacune représentant sa fonction primordiale servant à faire avancer l’univers. Et en les réunissant toutes on obtenait la force de création pure à l’origine de tout.

Bref, Alice ne voyait pas comment dans la logique de la chose, Süns aurait pû être d’une manière consciente à l’origine de quelque chose allant à l’encontre de cette essence primordiale de création qui la constituait. Après bien sûr le feu était aussi vu comme destruction mais Alice balaya aussitôt l’argument. cette destruction là n’était pas la destruction pure, elle allait de paire avec la création, faisait partie du cycle de la renaissance. Il faut que des plantes et des animaux meurent et disparaissent pour que d’autres puissent grandir. Non, les Anomalies elles, étaient sorties du cycle. Sorties par quelque chose qui avait au moins une puissance équivalente à celle des Architectes.

Le sommeil gagna Alice alors qu’elle essayait encore de dénouer les fils de ses pensées. Elle avait encore tant de chose à découvrir de ce miracle qui l’avait touché. Mais la fatigue fut la plus forte et la jeune fille se perdit dans des rêves peuplés d’ombres menaçantes surplombant de malheureuses créatures dévorées par des cristaux aux couleurs de flammes.



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