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Chroniques d'Irydaë
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 [Fini] Un brasier dans l'hivers

Asmodée
avatar
Ven 21 Avr - 16:26
Irys : 9999
Asmodée Nídhögg



Passeport


Nídhögg / Nídhögg ou Níðhöggr en vieux norrois, signifiant « Celui qui frappe férocement », est un dragon ou un serpent de la mythologie nordique. Il vit sous Yggdrasil. La dernière strophe de la Völuspá (66) décrit l'arrivée de Nídhögg volant par-dessus la plaine, portant des cadavres dans ses ailes. La signification de cette scène est disputée : pour certains, elle clôt l'épisode du Ragnarök : le dragon emporte les corps de ceux qui sont morts pendant les événements ; pour d'autres, elle annonce au contraire son début. Dans la version de l'Edda poétique corrigée et traduite par Genzmer, l'auteur y voit un possible dernier soubresaut du monde mourant : « enfin les flots l'engloutissent », avec lui prend fin l'ancien ordre.
Asmodée / Asmodée est un démon de la Bible. Le nom Asmodée viendrait de l'altération du nom d'un démon avestique, Aešma-daeva, littéralement « démon de la colère » qui pourrait aussi signifier en hébreu « celui qui fait périr ».
Le Lemegeton le mentionne en 32e position de sa liste de démons. Selon l'ouvrage, Asmodée est un des rois de l'enfer. Il possède trois têtes : de buffle, d'homme et de bélier. Il a la queue d'un serpent et les pattes d'une oie. Il chevauche un dragon infernal et porte une lance. Il enseigne la géométrie, l'arithmétique, l'astronomie et l'artisanat. Il peut rendre l'invocateur invisible et lui faire connaître les trésors cachés.
Surnoms / "Le démon du froid" ou "L'éventreur de dragon".
Sexe / Masculin sans le moindre doute.
Âge / 31 longues et périlleuses années.
Activité / Nomade, il vit de ses chasses, même si charcuter de gros lézards volants reste un peu sa spécialité. Que sa proie mesure 3 ou 8 mètres, elle finira de toute façon parmi ses innombrables trophées.
Pérégrin / Khashan
Khashin /Né au sommet du monde, loin du confort que peut offrir les mondes de l'Est et du Sud, il dut lutter pour survivre depuis les premières bouffées d'air glacial qui vinrent bomber ses maigres poumons.



Aptitudes & possessions

  • "Ma seule magie est ma force." / De part ses origines, il n'a pas appris la magie et, bien qu'il arrive très bien à survivre sans, il songe parfois que la prochaine fois qu'il verrait un étranger My'Trän errer dans le manteau de ces monts blafards, il l'assommerait puis le forcerait à lui apprendre cet art qui est finalement parvenu à l'intriguer.
  • Swordspear / Littéralement "épée-lance", il s'en sert comme arme principale. Elle mêle une poignée juste assez longue pour servir de hampe, à une large lame d'un unique tranchant qui peut paraître empourprée, à force de baigner dans les flots sanglants des proies qu'il dépèce. Il porte également un poignard à sa ceinture.
  • Kahh-Ri / Plus qu'un simple familier, Kahh-Ri est la petite sœur qu'Asmodée n'a jamais eu. De carrure moyenne, sa carcasse s'élève à 5 mètres de hauteur. La texture de sa somptueuse robe d'écailles blanches aux reflets bleutés, lui aura valu le surnom de "Dragon d'Argent" dans les contrées reculées d'Als'Kholyn. La dragonne peut se montrer très agressive envers ceux ou celles qui approcheraient son très cher frère de trop près. Sa maîtrise parfaite des souffles d'air lui assure une grande puissance de feu, sans mauvais jeu de mot.


  • Autres possessions / Une simple cape en peau de dragon pouvant recouvrir tout son corps. Elle isole la chaleur d'été et chauffe très bien le corps en hivers. Sa résistance aux flammes les plus chaudes est exceptionnelle.




Profil psychologique

Prédateur : Né dans l'enfer givré de Kashin, Asmodée a choisi de se hisser au sommet de la chaîne alimentaire. Il maîtrise quelques dizaines de techniques de chasse et traque ses proies sans relâche. Il parvint à développer une éminente intelligence et un sens de déduction hors du commun, ce qui lui permet de faire preuve d'une grande ingéniosité. Au fil du temps Asmodée devint lui-même une sorte de "bête humaine". Il n'est cependant pas aussi friand de chair humaine que ses congénères, mais quand il n'a rien à se mettre sous la dent, il est préférable de se tenir très loin.
Un mélange d'amour et d'individualisme : Asmodée n'éprouve d'empathie et d'affection qu'à l'égard de Kahh-Ri. Le reste n'étant que superflu, il n'agira que dans son propre intérêt et celui de la dragonne. Il fera ce qu'il jugera nécessaire de faire pour assurer leur épanouissement collectif, en dépit d'un quelconque code d'honneur ou de conduite, même si cela voudrait dire recourir à des méthodes extrêmes.
Inflexible : L'esprit de survie d'Asmodée est sans égal. C'est un homme possédant une détermination sans faille, qui ignore ce qu'est la peur. Il n'hésite pas à traquer sa proie sans lui laisser le moindre répit, jusqu'à ce qu'elle demande grâce ou qu'elle meurt.
Curieux : Asmodée est empli d'une grande curiosité. Désireux de comprendre ce qu'il l'entoure, il n'est pas rare de le voir également plongé durant son temps libre, dans un des nombreux livres qu'il a obtenu en dépouillant les voyageurs.
Cruel : Vous l'avez sans doute bien compris, Asmodée peut s'adonner à des actes d'une très grande cruauté pour assurer ses propres intérêts et ceux de Kahh-Ri. Il n'éprouve aucun remords quand il a fait ce qu'il a jugé "nécessaire" de faire, donc en n'allant pas à l'encontre de lui-même.
Berserker : Un véritable déchaînement de fureur dans la mêlée quand l'on stimule sa soif de sang, ou que l'on arrive à l'irriter, ce qui n'est pas rare. Sa colère ne le rend que plus redoutable.



Physiologie

Asmodée peut paraître très intimidant. Sa démarche est droite et pleine d'assurance, son corps imposant est long de 2 mètres. Sa musculature se dessine subtilement, sous les habits légers qu'il porte habituellement, il peut largement se le permettre car la cape en peau de dragon qui le réchauffe, associe une légèreté, certes concurrencée, à une effrayante efficacité. Un tatouage tribal longe son torse et le haut de ses bras puis, s'étend sur ses cervicales, alors que de multiples cicatrices peuvent être observées sur l'étendu de sa peau, en y regardant de plus près. Son crâne est souvent recouvert de son casque mordoré, fruit d'un mélange d'écailles de dragon et d'autres métaux alliant légèreté et résistance.



La sélection naturelle

"Mon nombril est ma plus belle cicatrice."
D'une subtile rotation, l'accoucheuse remit la petite chose à l'homme, qui l'enveloppa sitôt dans une épaisse cape de fourrure grise, dont les longs poils cendrés figuraient comme le parfait réceptacle face au froid polaire. L'homme s'empressa de sortir, puis, au seuil de la yourte, leva fièrement le nouveau-né, les bras bien étirés, tendus vers le ciel, avant que les éclats de joies ne retentirent dans une vaste euphorie. Une lueur auguste éthérée, réchappée des petits yeux ambrés de la minuscule créature, vint alors transpercer ses paupières entrouvertes. Asmodée, c'est le nom qui lui fut attribué, destiné pour certains à guider sa tribue, pour sa mère, dont le corps patraque gisait au sol, l'avenir lui réservait quelque chose de bien plus grand.

"Nul amie ne vaut ma soeur."
Il fixait longuement, de ses grands yeux écarquillés, la coquille ovale dont les parois jaunâtres laissaient transparaître une faible clarté à l'intensité vacillante, dans laquelle se distinguait notamment une ombre aux contours abstraits.
- Encore en train de fixer cette chose ! Balbutia le père empreint de lassitude.
- Regarde papa ! Ça brille !
L'homme intrigué, s'approcha à peine que des fissures vinrent zébrer la coque de lœuf. La mère assise de l'autre côté de la yourte, se leva quant à elle et s'approcha rapidement de la scène, puis retint son souffle comme lors d'un grand événement. Tous fixaient la chose de leurs grosses pupilles scintillantes, quand se brisèrent finalement les premiers morceaux de coque. Un petit crâne reptilien fit alors surface et, d'une rotation légère, plongea dans le regard de l'enfant, durant un orchestre de secondes qui s'écoulaient au rythme des minutes. Il étaient à présent liés, dès l'instant où leurs regards se sont croisés.
- Regarde, c'est une femelle. Tu as une petite sœur mon chéri ! articula la mère.
- Comment va-t-on l'appeler ?! répondit le jeune garçon plein d'entrain.
- Oh ça ! Que dirais-tu de Kahh-Ri ? C'est le second nom que j'aurais voulu te donner.
- Kahh-Ri ? Kahh-Ri.. Kahh-Ri ! C'est décidé, maintenant tu t'appelles Kahh-Ri ! Proclamait le fils en tenant la créature à la coupe lilliputienne par les aisselles.
Malgré le vague sourire qu'il laissait s'esquisser sur son visage, le père ne montrait que peu d'enjouement contrairement aux deux autres.
"Peut-être que ce n'était pas une si mauvaise idée, de te laisser ramener cet œuf..." Se murmurait-il au plus profond de lui-même.

"Il me faut quelque chose de dément pour vivre encore."
« Il faisait froid, très froid. Je pouvais sentir le givre s'enraciner lentement dans mes gencives, plaquées contre mes lèvres alors devenues aussi glaciales qu'insensibles. Puis dans l'épais brouillard, je distinguais une étrange silhouette : était-ce un homme ? un animal ? ou juste un mirage dans ce désert blanc aux bordures intemporelles ? Il se trouvait là, au coeur de la tempête, comme une obscure clarté venant percer le cycle éternel de la brume d'hiver. Ses yeux scintillaient comme aucun oeil n'a jamais scintillé et, debout sur ses trois pattes, traînant la quatrième, il avançait dans cette rage polaire, le crâne zébré de cicatrices, dans la neige qu'il piétinait puis imprégnait du sceau de ses pattes sanglantes.
Il n'avait guère besoin de se blottir, le froid venait à lui comme un petit enfant venant se chauffer près du feu et, tandis que des tessons de verglas oscillaient du bout des longs poils argentés de sa fourrure grise, le temps semblait s'être interrompu autour de lui. Il s'arrêta, me fixa longuement. Au-delà des parois cristallines recouvrant ses globes oculaires, dans les tréfonds de ses pupilles, brûlait cette flamme, celle que tous les frissons parcourant mon corps à ce moment précis ne pouvaient et ne peuvent encore décrire. Puis, quand il eut fini de me transpercer du regard, et quand j'eu fini de contempler cette ardeur dans ses yeux, il poussa un cri, mais il n'hurlait pas à l'agonie, non, son cri était celui d'une bête divine dont le rugissement réveillait des volcans, asséchait les rivières et disloquait la surface de la terre. Son cri était un cri de victoire.

C'est ainsi qu'il reprit sa marche sur ses jambes d'acier, le regard sulfureux, la fourrure rayonnante, dans une nuée glaciale qui ne pouvait répondre à ce sursaut d'arrogance, qu'en devenant à chaque seconde toujours plus intense. Un souffle aigre d'une violence sans précédente vit alors le jour, le vent constellé de glace fragmentée, propulsée d'une force colossale, vint lapider l'animal et emboutir ses muscles. Mais la bête restait de marbre, ne montrait aucun signe de fébrilité, continuait de cheminer dans ce sanctuaire hostile et froid.
J'avançais d'un intérêt aveugle pour ne pas perdre de vue cet être qui ne pouvait qu'attiser ma fascination et, dans les minutes qui suivirent, sa volonté, sa fierté, cette flamme qui gagnait progressivement son iris se verraient enfin ébranlées. Dans un énième sursaut de colère, l'ouragan vint à bout d'une autre de ses pattes, l'animal fléchit, était-ce la fin ? La logique l'aurait prédit, mais à cet instant, là-bas, au coeur du cyclone, dans un combat titanesque opposant les forces naturelles à la détermination d'un simple mortel, la logique n'avait plus sa place, non, ce qui comptait à cet instant, c'était à quelle degré pouvait exalter la lanterne de son âme.
Il aurait pu se résigner, en ayant eu le mérite d'avoir parcouru tant de chemin, agoniser en paix et espérer la gloire dans un autre monde fabuleux aux frontières abstraites,  mais... Mais il a choisi de se relever, de se battre, il ne pouvait pousser son dernier soupir sans avoir vu scintiller le soleil une dernière fois, sans avoir pu voir le bleu du ciel parsemé de nuages et de chimères ailées au vol imperturbable, il ne pouvait mourir dans un tel endroit, tant que sa carcasse devenue lourde à cet instant abritait une étincelle de vie, il ne pouvait flancher.

L'animal leva la tête et, s'appuyant sur ses pattes avant gauche et arrière droite, rampait dans la neige, face aux bourrasques glaciales et frénétiques, quand un grand bruit de monstre retentit dans l'horizon brouillé. Une pluie de grêlons d'origine céleste vint alors s'abattre sur le sol humide et épais, transperçant les croûtes enneigées, molestant le corps affaibli de la bête, brisant sa patte arrière droite en épargnant de justesse l'avant gauche. Il restait ensuite immobile, ses paupières devenaient lourdes, il ne trouvait même plus la force de mouvoir sa mâchoire.
L'espoir fut à peine éphémère, cet amas de poussière blanchâtre constituerait sûrement le tombeau de l'intrépide animal dans cet hiver macabre. Pourquoi lutter contre le courant quand on peut juste se laisser emporter ? Continuer d'avancer vers un rêve illusoire quand on peut à peine marcher ? Et puis, peut-être que la destination qu'il n'aurait pas choisie ne serait pas si mal que ça ? De toute façon il ne s'en sentait plus capable, de continuer, du moins, c'est ce qu'il vint à penser durant un court laps de temps.
Il rouvrit ses paupières car les ténèbres le rendaient aveugle, leva la tête pour garder son objectif en vue, tendit sa patte pour tirer l'armature de sa chair. les conditions devinrent de plus en plus difficiles, de plus en plus draconiennes, mais dans l'effervescence de son désir impérissable, d'une ténacité sans pareille, il progressait lentement vers les extrémités du gigantesque nuage polaire et, il parvint enfin à les sentir, il les vit apparaître les fastueux rayons solaires, transperçant le brouillard, brûlant sa peau, étincelant dans le reflet de ses yeux, il y était arrivé.

Au bout du calvaire, le corps affalé sur la nappe livide d'une colline rocheuse, la vue se révélait parfaite, au sommet, pour contempler l'aurore. Je me débarrassais de ma cape de fourrure aux nuances grises argentées, mes jambes étaient brisées, mon bras droit en morceau, mais j'avais gagné quelque chose de bien plus grand, un sourire sur le tissu de mes lèvres glacées. Puis, empli de fierté, j'attendais qu'Hypnos vienne enfin me chercher, oui, par ce sommeil persistant je me laissais enfin gagner, mes paupières pouvaient enfin se fermer. »

"J'ai survécu car le feu en moi brûle plus intensément que le feu autour de moi."
"Et c'est comme ça que je me suis fracturé deux jambes et un bras. Heureusement Kahh-Ri a flairé ma piste et m'a retrouvé là-bas, étalé dans la neige."
- Waaaaaww ! T'es trop fort ! ajoutèrent les bambins sous leur voile d'innocence.
Une voix grave vint alors transpercer l'ombre du soir :
"Et c'est comme ça que notre tribue a failli perdre son futur chef. À cause de ses caprices et de son attitude irresponsable."
- Papa... Je voulais voir l'aurore au sommet de la plus haute des montagnes et ce n'est pas une vulgaire tempête qui allait m'en empêcher. rétorqua le jeune homme.
- Ne penses-tu donc qu'à toi ?
Après un court silence le fils reprit :
"Et je n'en tire pas le moindre remord."
Asmodée se levant ensuite, s'éclipsa dans la pénombre vers sa yourte. Qui étaient-ils pour juger ses motivations ? Est-ce qu'un homme ou une loi pouvait porter atteinte à sa chère et tendre liberté ? Se retrouvait-il enchaîné à ce destin préconçu qu'on tentait de lui imposer ? Mais alors qu'il se posait toutes ces questions, affalé sur son lit dans l'obscurité, des cris vinrent briser le long silence hypnotique qui régnait dans la pièce. Et l'on entendit un grand "BOUM!" quand il sortit de sa tente. "Des dragons !!! Des dragons !!!" criaient-ils. Le campement se retrouvait en proie aux flammes dans l'effervescence brutale d'une nuée de dragons. "Kahh-Ri !" "Maman !" "Papa !" pensait-il. Ne sachant pas quel chemin prendre, haletant d'anxiété et tournant la tête dans tous les sens, il accourut sitôt dès qu'il entendit la voix de sa mère retentir dans un proche horizon. Elle était là, poitrine contre terre, dans la neige sanguinolente tandis que le jeune homme effaré bondit vers elle.
"Ce n'est rien..." lui murmura la femme.
- Il faut stopper l'hémorragie !
Il s'empressa d'enlever le haut de ses habits, mis le tout en boule puis tenta de stopper l'afflux sanguin. Mais rien n'y fait, il était déjà trop tard. Il l'avait perdu. Son monde était brisé. Dans un dernier soupir, la femme parvint à murmurer ces derniers mots : "Bats toi... Bats toi pour ce en quoi tu crois... Même si cela implique que tu dois te battre seul... ... ...Je t'aime.".
Un hurlement comme l'on en entendait qu'une fois dans toute une vie, vint ensuite dévorer l'atmosphère et s'abattre tel une pluie de comètes, dans les tympans de tout être vivant dont le corps demeurait dans ce biome glacial et froid.
Après quelques minutes, qui semblaient comme des tissus d'éternité, Asmodée se releva, le visage sombre. "Papa..." "Kahh-Ri..." pensa-t-il de nouveau.
Un murmure sinistre se logea aussitôt dans ses oreilles : "Les dés en sont jetés."
Il ouvrit alors grand les yeux, sentant des milliers de frissons parcourir son corps. Il se retourna, mais ne vit rien, rien à part le voile de ténèbres qui se hissait devant lui. On n'entendait plus rien à des kilomètres à part le bruit des flammes consumantes, les dragons quant à eux, semblaient avoir curieusement détalé, sans laisser l'ombre d'une silhouette, aussi brumeuse soit-elle, à l'horizon. Le reflet sinistre mais rougeoyant d'un filet vaporeux macabre semblait ramper dans l'ombre, tandis qu'un éclair assourdissant sous un essaim de nuages noirs, déchira tantôt le ciel, puis marqua le début d'un bal orageux, dont chaque porté semblait compléter les vils mouvements d'une symphonie funèbre. Une épaisse langue de fumée fora d'abord le vide profond puis, se fraya un chemin jusqu'au jeune homme fasciné. Les instants d'après se tenait en face de lui le spectre d'un grand dragon, dont le portrait fantomatique s'accompagnait d'une présence écrasante qui semblait étouffer l'air lui-même. Celui-ci plongea alors son regard dévorant dans celui d'Asmodée, qui vit le reflet perverti de son être. Ce dernier paraissait hypnotisé, comme piégé dans ce regard froid et vide, mais en réalité il ne voulait lui-même pas s'en détourner. Il cherchait quelque chose, il cherchait la lueur d'un astre dans ce concentré de noirceur, "Bats toi." se répétait-il dans les tréfonds de son esprit. Puis fronçant les sourcils, il poussa un cri de rage et, tel un brasier dans l'hivers, il fit jaillir la flamme qui brûlait en son être, dans les orbites confuses du titan nébuleux à la beauté torturée.
"Bats toi." lançait-il à cet être pour lequel il développa une subite empathie, quand le rugissement draconique de Kahh-Ri se fit entendre à quelques mètres. L'entité pharaonique se dissout immédiatement en des lances de vapeur aux nuances lugubres, avant de cribler les ténèbres d'où il fut venu, d'une homérique pluie de flèches obscures aux halos infernaux.
Le jeune homme regarda vers la dragonne, celle-ci portait en ses griffes le corps du défunt père, lacéré de toutes parts, sans doute au cours d'une lutte épique contre un des monstres ravageurs. "Papa..." débita-t-il dans un énième soupir.

"Moi ? Mourir dans un endroit pareil ?"
L'homme saisit sa large épée, plantée dans les entrailles de la bête, dont la lourde charogne gisait au sol.
"7 mètres de hauteur, une belle prise." dit-il empli de fierté.
- Vous... Vous allez me laisser partir, n'est-ce pas ?
Balbutia le voyageur Daënar, affalé dans la neige, saisit d'effroi.
- Pas si vite. Vos fantaisies ont bien failli ruiner ma chasse.
- Je... Je suis quelqu'un de très important... Touchez à un seul de mes cheveux et je peux vous assurer que votre tête ne tiendra plus sur vos deux épaules !
- Ah ? Et vous pensez que votre statut  vous donne un quelconque pouvoir sur moi ? Ici personne ne sait qui vous êtes et, si vous disparaissez personne ne saura comment. Ici, on doit lutter de toute son âme pour rester en vie, ici c'est chez moi.
- C-Crève ! Le voyageur sortit l'instant d'après un petit révolver de son épais manteau, dont le court canon doré scintillait dans le jour d'un éclat vermeil. L'instant d'après encore, on n'entendit plus rien, à part le bruit d'impact que fit la tête du voyageur, alors détachée du reste du corps, en valdingant sur le sol.

"Dommage il aurait pu nous être utile."
Kahh-Ri, elle, restait silencieuse et se contentait de regarder son frère.
"Sommes-nous destinés à mourir ici ?" se demandait-il subitement, troublé.




Dans la vraie vie ?


Quel âge avez-vous ? / 19 ans.
Comment avez-vous découvert le forum ? / Je cherchais un forum RP dont l'univers serait assez intéressant, celui-ci va au-delà de mes attentes. On sent qu'il y a eu un gros travail derrière, que ce soit au niveau de la recherche, du codage & des graphismes, etc. Tout ça, couplé de la passion, ça se ressent après seulement quelques minutes à arpenter les sections du forum.
La création de votre fiche a-t-elle été fastidieuse ? / Tout ce que j'écris je le fais avec l'âme.
Avez-vous des suggestions pour rendre la validation plus facile ? / Coin Coin.
Code du règlement : [Validé par Moch']


Dernière édition par Asmodée le Dim 23 Avr - 22:52, édité 2 fois
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Wendy Wedsley
avatar
Ven 21 Avr - 21:10
Irys : 174975
Profession : Vendeuse d'armure assistée
Daënar 0
Bienvenue dans le forum et bonne chance.
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Luciole Aldebarra
avatar
Ven 21 Avr - 21:50
Irys : 203627
Profession : Croc-Mort
Pérégrin 0
Welcome, et bon courage pour ta rédaction de ta fiche trop de rapidité en toi What a Face



Code couleur = #ff0000
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Asmodée
avatar
Sam 22 Avr - 5:15
Irys : 9999
Merci à vous deux. Smile
Toujours avoir un coup d'avance Luciole !
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Amisgal
avatar
Dim 23 Avr - 1:03
Irys : 69986
Profession : Façonneuse de climats
Administrateur
Bonsoiir Asmodée, je peux enfin te souhaiter officiellement la bienvenue ! Very Happy
Et quoi de mieux qu'un Architecte dragon pour s'occuper d'un dragonnier... ?

Alors tout d'abord, très bon style littéraire. Je n'aurais du coup à priori rien à redire sur ton histoire qui reprend les grands pans de l'existence d'Asmodée et parle du principal avec beaucoup de poésie !

Je vais avoir en revanche quelques soucis avec le bagage de départ de ton personnage... Tout d'abord, jouer un pur Kashin te sera très difficile. En effet, ils ne sont pratiquement pas civilisés, et s'intéressent encore moins au monde extérieur. Concevoir une famille soudée, un tant soit peu aimante, ainsi qu'un jeune garçon de ces tribus qui aurait appris à lire et s'intéresserait aux livres, ne collerait pas trop à ce que nous avons voulu retranscrire de ce peuple vraiment barbare, au seuil de l'animalité et donc par extension pratiquement non jouable. En revanche, tu peux tout à fait expliquer tes origines par l'existence d'une tribu en presque autarcie installée à Marnaka vers le nord, et qui aurait développé certaines mœurs assez semblables à celles des purs Kashins ! Ainsi tu peux garder l'aspect barbare et brutal, tout en restant cohérent avec le contexte.

Ensuiiite, comme tu as fait le choix d'être Pérégrin, il te faudrait diminuer quelque peu tes capacités de départ. J'entends par là qu'à l'heure actuelle ton personnage est trop puissant dès la validation, dans le sens où il ne semble n'avoir aucun défaut, tant intelligent que cultivé, doué en beaucoup de choses, et même lorsqu'il est en colère c'est au final un avantage. Afin qu'il ne soit pas trop overpower, il faudrait peut-être nuancer un peu plus son tempérament. =)

De la même manière comme tu pars déjà avec un dragon, nous ne pouvons t'autoriser qu'une arme en plus. L'animal étant un accompagnement redoutable et très puissant, nous préférons grandement limiter les "à côtés" au commencement. Si tu souhaites par exemple conserver ton épée-lance, il te faudra pour le moment mettre de côté ton armure ainsi que tes multiple couteaux. Tu pourras bien sûr sans souci les racheter par la suite au marché noir en faisant progresser ton personnage inRP ! Le but est vraiment de privilégier le développement par le biais du RP et de l'écriture, plutôt qu'un début trop explosif.

Voilà voilà, donc plutôt des remarques de fond que de forme ! Mis à part peut-être ta description physique qu'il faudrait un tantinet étoffer pour atteindre environ les 260 mots minimum demandés.

Je suis bien sûr à ta disposition si tu as le moindre souci ou une question ! A très bientôt j'espère ! ♪




~ N'hésitez pas à m'envoyer un mp si vous avez le moindre soucis ou une question, j'y répondrai avec plaisir ! ~
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Asmodée
avatar
Dim 23 Avr - 3:37
Irys : 9999
Merci ! Smile
Soit pour les Kashan, j'espérais que leur barbarie ne soit pas poussée à l'extrême, en fait je l'espérais plus barbare dans l'aspect "Viking", "Celte" ou même "Mongol" si tu vois de quoi je parle. Mais l'idée que tu me proposes me plaît bien. J'ai juste une question, les tribus nomades de ce continent plutôt glacé ont-elles conscience de l'existence des architectes et, connaissent-ils la genèse de leur monde, ou plus généralement son histoire comme les autres peuples de l'Est et du Sud ? Voilà ça en fait deux mais bon.
Bizarrement je suis assez d'accord pour le reste, je l'avais déjà remarqué en me relisant, mais inconsciemment j'osais pas modifier ma fiche. Ton intervention là-dessus fut une sorte de déblocage. ^^
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Amisgal
avatar
Dim 23 Avr - 13:13
Irys : 69986
Profession : Façonneuse de climats
Administrateur
Alors, elles ont connaissance des grandes lignes de la mythologie, même si bien sûr leur interprétation des Architectes peut diverger quelque peu. Quant à l'histoire même du monde d'Irydaë, dans leur lointain nord où très peu d'informations passent outre les rares caravanes et trocs de matières premières, il est tout à fait probable qu'elles n'aient eu vent que de guerres lointaines et d'événements qui ont presque valeur de fables imaginaires ! Par exemple untel qui raconte à un autre que dans le sud ils auraient des espèces d'araignées mécaniques cracheuses de flammes et des hommes de métal, conséquence du bouche à oreille et de l'imagination des hommes sur une "simple" armure assistée. Un peu comme si tu arrivais dans une tribu du fin fond de l'Amazonie avec un tank et des prouesses mécaniques, ils auront tendance à affabuler sur la question. =D

En revanche, il est tout à fait concevable également que les rares échanges humains à Marnaka et la proximité d'Aildor leur permettent d'être malgré tout familiers des armes à feu, de la magie de base, en bref, de tout ce qui est à peu près courant dans un commerce de proximité. Donc tout dépendra de si ton personnage s'est intéressé à ce qui passait à sa portée ou si sa vision n'allait guère plus loin que les affaires internes de sa tribu.

N'hésite pas à me dire si mes explications ne sont pas assez claires ou si tu as besoin d'informations complémentaires ! Signale-moi lorsque tu auras édité ta fiche, que je puisse relire sans te faire attendre. Very Happy




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