Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Zolios
Page 1 sur 1


 Geste imprévu [Kazushi et Croyance] [21/05/932]

Kazushi Ito
avatar
Dim 23 Avr - 15:51
Irys : 75139
Profession : Mercenaire / Vendeur de plantes et de croquis
Pérégrin 0
Geste imprévu

Kazushi Ito et Croyance C. M.
"La récompense du guerrier vient après ses efforts. Pour l'obtenir, il doit savoir se détacher de son corps, faire corps avec son esprit, rendre à son esprit un corps. Sa force est sa foi en sa discipline. Sa valeur brille dans sa lame, mais surtout dans son cœur."

Ikeda Tadoshi, maître d'arme de Koulem Yalänn, 919.



Eoril, 21 mai 932

Après des jours de marche intensive, Kazushi arriva en vue d'Eoril. Au sommet d'une colline, le ronin contempla la vallée en s'appuyant sur un long bâton, qu'il avait lui-même taillé dans un jeune sorbier. Le visage souriant, il s'épongea le front sous son chapeau tressé. Enfin ! La Cité-État de Zolios lui ouvrait les bras ! Il était temps ! Depuis qu'il avait quitté Reoni, il n'avait croisé que des petits villages, des caravanes de voyageurs et quelques aventuriers. Rien qui ressemblait, de près ou de loin, à une telle capitale ! Le ronin qu'il était aimait parcourir les chemins et dormir à la belle étoile, mais une nuit ou deux dans une bonne auberge n'était pas de refus, de même qu'un vrai repas chaud ou un bain !

S'asseyant dans l'herbe, le guerrier soulagea ses épaules de son paquetage et sortit une outre pour se désaltérer. Le soleil était haut dans le ciel et aucun nuage ne semblait vouloir venir perturber cette belle journée. On était fin mai et les températures de l'été n'allaient pas tarder à s'installer dans ces régions. Une légère brise agitait les graminées qui bruissaient alentours dans le bourdon des insectes pollinisateurs. Elle rafraîchissait avec bienveillance le voyageur fatigué.
Kazushi passa un mouchoir sur son front et soupira : il avait mal aux pieds depuis quelques jours et songeait avec amertume que ses sandales étaient bonnes à jeter. De plus, blessé au flanc gauche, il craignait d'avoir une côte cassée. Doucement, il passa ses doigts entre les pans de son kimono et tâta ses bandages. C'est que ses aventures depuis Koulem Yalänn n'avaient pas été de tout repos...
Harassé, le ronin s'allongea en poussant un grognement de douleur. Son chapeau sur son visage, il ferma les yeux un moment et profita de cet instant de pause pour détendre les muscles de son dos et de ses cuisses. Traverser Khurmag avait été une véritable épreuve. Même s'il avait déjà effectué plusieurs fois le voyage entre Dyen et Darga, cette partie de My'trä lui était toujours aussi difficile. Le guerrier n'aimait pas le froid et on ne pouvait pas dire que Reoni était une ville des plus chaleureuses. Les régions glacées qui l'environnaient étaient véritablement hostiles, d'autant que les « charmantes » créatures qui rôdaient le long des routes n'aidaient pas le pèlerin dans sa quête ! Décidément, après l'isthme et ses intempéries plus cruelles les unes que les autres, et après la neige et les pluies cinglantes de Khurmag, le soleil de Zolios et ses belles forêts vertes faisaient plaisir à voir. Eoril était à quelques pas maintenant...Un vrai soulagement !

Kazushi resta une bonne heure dans l'herbe, à buller sous son chapeau et à réorganiser son paquetage. Il mangea un morceau de pain et croqua dans une belle pomme qu'il avait achetée à des nomades la veille au soir. Puis, le guerrier décida qu'il était temps qu'il se rende aux portes de la Cité-État: s'il voulait s'y trouver avant la nuit, il devait se remettre rapidement en marche. A vue de nez, il était déjà trois heures de l'après-midi. Il devait encore traverser une plaine et un bout de forêt avant d'arriver aux pieds du mur d'enceinte, ce qui lui prendrait au moins quatre heures...C'était amplement faisable, mais le ronin avait hâte de s'installer dans une auberge.
Le cœur léger, Kazushi remit son grand sac sur son dos. Malheureusement, la torsion qu'il effectua en exécutant son geste le plia de douleur. Laissant tomber son paquetage dans l'herbe à ses pieds, le guerrier se maintint le flanc gauche en poussant un râle de souffrance. Ah oui ! Il avait bien une côte de cassée...Cette fois, plus de doutes...
Il était rare que le ronin ne se blesse au cours de ses voyages, mais ses dernières aventures avaient été un soupçon plus rudes que prévues. Entre Reoni et Eoril, il avait rencontré des bandits peu scrupuleux - et avait dû jouer du sabre pour les éloigner d'une famille qu'ils tentaient de piller - il en avait remporté un magnifique bleu sur le bras droit et un coup de couteau dans son kimono; des Nokhois affamées avaient tenté de le dévorer à plusieurs reprises, après l'avoir pris en chasse, et le mâle dominant avait réussi à l'attraper par le flanc - la lutte avait été rude pour le samouraï errant mais il avait réussi à tuer la créature et à effrayer les autres - il en gardait une belle morsure et, du coup, peut être une côte cassée; Kazushi avait même croisé une caravane de nomades qui, sous prétexte qu'il ne vouait pas un culte à Süns et Khugatsaa, l'avaient chassé à coup de pierres. C'était à se demander si le monde ne devenait pas fou ! En 11 ans de commerce et de négoce dans les régions de Nislegiin et My'trä, jamais il n'avait vécu autant de péripéties ! S'il ne s'étonnait pas des comportements bestiaux des bandits ou de l'agressivité des Nokhois, il ne comprenait toujours pas la réaction des nomades. Les mages n'étaient que rarement hostiles envers les Pérégrins de son genre. Au contraire : ils faisaient de bons échanges entre-eux et les toléraient bien plus que nécessaire au cœur de leurs cités...

Kazushi poussa un long soupir, finalement contrarié, et remit son sac sur son dos avant de récupérer son bâton qu'il avait jeté dans l'herbe. Il allait devoir s'arrêter plus longtemps que prévu à Eoril pour soigner cette côte...Avisant le bas de la colline et l'orée de la forêt, le ronin se mit en marche. Il ne lui fallut pas longtemps avant d'arriver sous les premières frondaisons des hauts chênes qui bordaient l'herbe grasse des près. Plongeant sous leur ombre, le guerrier sentit la mousse amortir ses pas sous ses sandales de paille et respira l'air odorant des feuilles mortes et des écorces sèches. Au moins la forêt était-elle dégagée et agréable: il avait bon espoir de la traverser facilement et d'en sortir bien avant la nuit.

Made by Neon Demon







Dernière édition par Kazushi Ito le Sam 6 Mai - 11:56, édité 1 fois
Voir le profil de l'utilisateur

Croyance Clarté Mewess
avatar
Sam 29 Avr - 13:04
Irys : 15149
Croyance venait de quitter la ville d'Eoril. Une cité relativement intéressante, mais bien trop dépravée à son goût. Il marchait à présent de ses pas léger dans la forêt qui s'approchait du mur d'enceinte, montant parfois aux branches de certains arbres. Il n'avait pas à se soucier de ses affaires, déposée dans une auberge quelques heures auparavant. A présent il courrait, sautait, et se déplaçait dans la petit forêt en jouissant de la liberté qu'il possédait. Beaucoup pensaient qu'il ne s'arrêtait jamais, et qu'il passait ses journées à aller d'une personne à l'autre à la recherche d'une personne à punir. Il n'en était rien. Croyance aimait plus que tout profiter des libertés que lui avaient offertes les Architectes. Il se disait souvent qu'il serait bien hypocrite de clamer remercier les Architectes et les représenter sans ne jamais profiter de ces qu'ils lui avaient offerts. D'un autre coté, il devait trouver un juste milieu, il n'aurait pas été convenable de passer son temps à se balader et à s'amuser, cela va de soi.

Pour l'heure, Croyance s'était immobilisé au sommet d'un arbre, assis sur une branche, le dos contre un tronc, il observait en contrebas de petits animaux qui ne semblaient pas l'avoir remarquer. Alors que la mère des petits animaux commençait à donner de petits coups de museaux dans le postérieur de ses petits pour les faire avancer, Croyance se fendit d'un large sourire sous son masque. Il leva la tête vers les feuilles, remerciant une nouvelle fois les Architectes pour le monde qu'Ils lui avait donné, même si il n'était pas parfait, et que beaucoup de choses restaient à faire. Il reposa son regard sur les animaux, et profite du spectacle d'un naturel on ne peut plus réel. Le temps passais, Croyance le savait, mais il n'avait rien prévu pour aujourd'hui, et croyez le ou non, il n'avait pas envie de bouger et de risquer d'effrayer ces créatures. Soudain, à quelque dizaine de mètre au delà de sa position se fit entendre un léger bruissement de feuilles. Sans doute un autre animal ? Peut-être était-ce un prédateur ? Dans le cas où cela en serait un, Croyance devrait alors rester dans sa position, et laisser la nature suivre son cours. Il n'apprécierait sans doute pas voir de petites créatures inoffensives périrent sous l'assaut d'un prédateur bien plus puissant, mais c'était le cycle mis en place par la nature, et il ne voulait pas l'interrompre, fut-ce à l'échelle d'une demi-douzaine d'animaux.

Croyance fixait la position d'où venait les bruissements, et bientôt une silhouette se découpa, les animaux posèrent sur cette silhouette leur regard, avant de s'éloigner de petits bonds aussi lents que rassurés. En raison de la proximité de la ville, ces animaux n'avaient pas peur des humains, et ce n'était pas tout à fait à leur avantage, décida Croyance. La Silhouette s'avançait tout juste dans la forêt, car au delà de Croyance, à une cinquantaine de mètre, il n'y avait qu'une plaine et une colline. Croisant lentement les bras, il se demanda brièvement si il devait se laisser voir. Non qu'il soit très connue, il avait déjà croisé quelqu'un à Eoril qui l'avait reconnu, et avait du lui demander poliment le silence pour ne pas attirer l'attention des autorités. L'homme avait accepté avec un mélange de méfiance et de crainte. Pourtant, Croyance n'avait jamais fais du mal à un homme sans une bonne raison. Il posa lentement son regard sur l'homme en contrebas, et décida que cet homme également accepterait de taire sa présence si elle le reconnaissant, aussi peu probable que cela soit.

- J'espère que vous ne comptez pas les pourchasser - dit-il alors que la silhouette observait les petits animaux bondir.
Voir le profil de l'utilisateur

Kazushi Ito
avatar
Sam 6 Mai - 12:47
Irys : 75139
Profession : Mercenaire / Vendeur de plantes et de croquis
Pérégrin 0
Geste imprévu

Kazushi Ito et Croyance C. M.
"Tapis dans l'ombre, je guette. Au coeur de la forêt, j'observe. Je fais partie d'elle, elle fait partie de moi. Nature paisible, nos regards se croisent."

Maharu Nazeshi, herboriste de Koulem Yalänn, 926.



Eoril, 21 mai 932

La forêt était épaisse mais Kazushi la trouvait très agréable. La mousse et les feuilles qui en formaient le sol donnaient à chacun de ses pas la douceur d'une caresse. Les hautes branches des feuillus jetaient leur ombre fraîche et tranquille sur le voyageur fatigué. L'air était saturé de parfums divers que la nature offrait volontiers à ceux qui savaient en profiter. Après les plaines d'herbes folles en plein soleil, ces frondaisons avaient l'aspect d'un refuge dont les colonnades étaient faites de bois. C'était une de ces forêts qui rassurent plutôt que de donner froid dans le dos. Ici, nulle question d'araignées géantes ou de carnivores affamés : si près d'Eoril, il y avait peu de chance de tomber sur des créatures hostiles.
Kazushi appréciait ce décors depuis qu'il y était entré. Dans moins de quatre heures, il serait sorti de sous les arbres pour contempler les murs d'Eoril. Il avait hâte d'arriver en ville. Ce n'était pas pour autant qu'il pressait le pas. Il avait besoin de respirer l'air de cette forêt et de se ménager. Ses bandages collaient à sa peau et il songeait que trouver une rivière lui ferait le plus grand bien. Il n'avait qu'à suivre les sentes laissés par les animaux pour s'orienter et trouver de l'eau. A la première occasion, il changerait ses bandes et nettoierait ses plaies.
Tout à ses pensées, le ronin déboucha soudain dans une minuscule clairière où s'abattaient de petites créatures bondissantes. A son arrivée, les animaux s'éparpillèrent un peu et se mirent à s'éloigner lentement. Apparemment, ils n'avaient pas peur de lui mais leur méfiance toute naturelle leur conseillait tout de même de garder leurs distances. Kazushi s'arrêta et les observa un peu, ravi de cette rencontre inattendue. Il y avait deux adultes et une myriade de petits qui se suivaient presque en file indienne. Ce que c'était ? Le ronin n'est était pas certain. D'ailleurs, la distance commençait à l'empêcher de les discerner correctement. Il tendit donc un peu le cou pour les suivre du regard. C'est à cet instant qu'une voix le fit sursauter...

Kazushi ne comprit pas immédiatement d'où cette voix avait été émise. Il porta sa main à son katana et jeta un coup d'oeil rapide alentours afin de chercher du regard celui qui venait de lui parler. Puis, il finit par lever les yeux vers la cime des arbres. Un homme se tenait là, sur une large branche. Il l'observait. Mais que faisait-il donc ainsi perché dans cet arbre ? C'était assez étrange...Kazushi se demanda soudain s'il ne venait pas d'interrompre la chasse de cet inconnu. Peut-être que son arrivée avait ruiné ses efforts de dissimulation ? Le guerrier grimaça un peu, gêné à l'idée d'avoir perturbé la paix de cet homme. Il savait combien la chasse pouvait être une activité frustrante.

- Je vous demande pardon ? Vous parlez de ces créatures ? fit-il en désignant d'un coup de tête les petits animaux qui s'éloignaient toujours tranquillement en bondissant entre les racines moussues des arbres alentours. Non, je ne compte pas les suivre, je ne suis pas en chasse. Navré si j'ai interrompu la vôtre...ajouta-t-il en ôtant son chapeau afin de découvrir son visage, signe évident de paix. Kazushi Ito, humble voyageur. dit-il d'un ton avenant afin de se présenter avec une légère courbette.

Le ronin s'avança un peu pour se positionner au pied de l'arbre où l'homme se tenait. Il lui sourit d'un air aimable et reposa son poignet sur la garde de son katana, un peu plus détendu. Il ne voulait pas lui paraître hostile, même s'il se méfiait évidemment de tout le monde, surtout avec ce qu'il avait vécu depuis le début de son voyage. Jamais encore My'trä ne lui avait parue aussi versatile. Mieux valait rester sur ses gardes plutôt que d'encourir une mort prématurée. Entre les bandits, les nomades intolérants et les animaux dangereux, il avait déjà eu assez de raisons pour se préparer à toute éventualité.

- J'espère ne pas les avoir fait fuir au dépend de vos projets... fit-il pour montrer à l'inconnu qu'il était réellement désolé de l'avoir possiblement dérangé. Je me rends à Eoril pour me reposer et gagner ensuite Darga.

Made by Neon Demon





Voir le profil de l'utilisateur