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Chroniques d'Irydaë
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 Mais comment s'est-on retrouvé dans cette galère? [PV : Lucifer Ro'Naoke]

Mary E. Burrowes
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Ven 5 Mai - 6:30
Irys : 538473
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


Thought I fought with my fair-minded heart I am weak and torn apart I feel the magic running through my veins


Livraison express à Esarim. Bah pour le coup ca ne me changeait pas vraiment de mes trajets habituels ça ! Mais au moins je ne risquais pas de trainer sur le chemin du retour. Je connaissais très bien la forteresse de Zolios. Joli rubis au pied des montagnes. J'aimais en partir le soir, juste un peu avant le coucher du soleil derrière les pics rocheux qui séparaient la forteresse du Kharaal Ghazar pour voir, l'astre rouge illuminé les hautes tours de verres, se reflétant un peu partout sur la plaine verte et les collines environnantes. Le spectacle était alors à couper le souffle. Les reflets rouge, orangers se décliné sur la prairie comme autant de pierre précieuse immense à nos pieds. Un instant éphémère qui revenait chaque jour donné par les architectes.

Mais cette fois... je n'avais pas le temps. Je voulais rentrer rapidement à Darga, reprendre un entrainement que j'avais commencé pour améliorer le don offert par Orshin. Il m'était apparu depuis ma rencontre avec Adramus que je pouvais faire mieux. Moi aussi, je devais pouvoir me défendre toute seule dans la plaine. Alors j'avais commencé à m'exercer. Communiquer avec les animaux n'avait jamais vraiment été un problème, mais leur donner des ordres n'était pas tout à fait dans ma nature. Et c'était bien à cela que je pensais tout en marchant en vue de la forteresse. J'avais bien essayé de trouver quelques cobayes durant mon périple, mais ces entrainements me prenaient trop d'énergie pour pouvoir les faire en même temps qu'une livraison. Ou alors il aurait fallu que j'essaye en me servant d'une magilithes... ce n'était ni une idée qui me plaisait, et encore moins une idée abordable pour ma bourse.

La route devint un peu plus dur sous mes pieds, à l'approche de la ville, le passage plus fréquent, plus régulier des voyageur avait tassé le terrain de Zolios au cours des siècles précédent. Je réfléchissais déjà à comment trouver mon destinateur quand soudain un homme m'attrapa par le bras si fort et si brutalement que je manquais de m'effondrer par terre.

Carrie ! Tu n'es pas ...
Carrie ?
Vous... vous n'êtes pas Carrie. Vous n'avez croisé personne... n'est-ce pas? C'est ma femme, elle devait avoir un chargement lourd, elle vient de la même direction que vous. Je devais la retrouver en ville. Il faut que vous ayez vu ma femme ! s'énerva l'homme désespéré en me secouant comme un prunier.
Aieuh ! Vous me faites mal là ! Je n'ai vu personne. ARRÊTEZ !

Apparemment cette fois j'avais crié assez fort pour qu'il m'entende malgré son désarroi. Je massais mon bras qu'il avait lâché, alors qu'il baissait la tête désolé de s'être laissé emporter. J'avais déjà vu des gens perdre quelqu'un de vu. Mais dans un état de panique pareille jamais. Laissant Orshin me guider, je me concentrais quelques secondes sur ce pauvre bougre avant de couper immédiatement ma magie. Son inquiétude et sa tristesse envers l'âme qu'il aimait m'avait frappé comme un coup de poing. Me renvoyant à mes propres angoisses. Je secouai la tête comme pour me sortir cette idée de l'esprit. Seule sa femme avait disparue. Pas Adramus ! Malgré tous les bruits qui courraient en ce moment à la capitale, le guerrier d'Asmigal allait bien. C'était certain !

Et après tout, les sentiments si vif du mari, m'incitait à espérer que la disparue n'était pas en si mauvaise posture. Si elle était vraiment morte, son souvenir floue serait tout ce qu'il aurait à pleurer par la décision des architectes. C'était un espoir qu'il fallait garder.

Écoutez... commençai-je avec douceur. Je ne sais pas depuis quand... votre épouse est disparue. Mais si par la grâce de Süns, son souvenir est si présent, elle est encore parmi nous. Vous avez prévenu la garde de la ville ?
Non je... je ne peux pas les déranger parce qu'elle s'est perdue.
Je suis sûr que si... Venez je vous emmène.

Prenant comme j'en avais l'habitude la main de l'homme, je le guidai avec moi. Il n'y avait pas de geste plus doux pour obliger quelqu'un à aller où vous aviez décidé d'aller que celui-là. Et c'était aussi un geste rassurant qui je l'espérai, l'aiderait à se calmer avant d'arriver devant les gardes, pour expliquer clairement la situation. Au pire... peut-être que je pourrai le rendre plus calme. Et bêtement, je cachais mon sourire face à la situation, mais j'étais contente de me dire que mon don allait pouvoir aider un de mes semblables autant que les créatures d'Orshin autour de moi.

Il ne nous fallut pas plus d’une vingtaine de minutes pour trouver un avant-poste de la garde à l’entrée de la ville. L’homme qui m’avait bousculé, hésita un instant à me suivre à l’intérieur avec cette peur de déranger. Mais je sentais bien que la peur de ce qui était arrivé à sa femme était bien plus forte que cela. Tirant avec douceur sur son bras, je l’attirais à l’intérieur pendant que Pilm et Pom entraient derrière nous, comme deux curieux qui voudraient savoir ce qui se passaient alors qu’ils n’avaient pas lever une aile quand j’avais failli faire tomber des fruits.

Ils se posèrent comme si ils étaient chez eux, sur le bureau de la jeune femme qui semblaient être là pour monter la garde. Je lâchais subitement la main de mon nouvel ami pour attraper les deux oiseaux par les pattes et les jeter vers l’extérieur dans une cacophonie de piaillements indignés de leur part. Je me fendis alors d’un sourire d’excuse gênée pour la guerrière.

Hrm… je… désolée. Pour les oiseaux… Euh… je… Nous venons ici pour signaler la disparition de quelqu’un … la femme de monsieur. balbutiai-je en passant une main sur ma nuque. Je finis par donner un coup de coude à l’attention du paysan qui fondit alors inexplicablement en larmes.
Ah euh…. Oui ma femme a disparue… Elle devait venir à Esarim pour… livrer le lait de notre production, ici. Elle… elle est étourdie mais elle a l’habitude de faire le trajet. Elle le connait bien je vous le promets... Par Süns, il a dû lui arriver quelque chose ! Elle aurait déjà dû rentrer chez nous il y a deux jours. J’ai passé la journée à la chercher ici, mais personne ne la vue ! Je vous en supplie !!!

J’ouvrai des yeux ronds de surprise en voyant cet homme en sanglot s’agenouiller devant la guerrière. Je relevai mon regard vers la femme en arme comme si ‘attendais qu’elle ait une bonne idée pour le calmer. Parce que là, moi j’étais dépassé. Ce n’était pas les femmes qui devaient éclater en sanglot normalement ?



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Lucifer Ro'Naoke
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Dim 7 Mai - 16:16
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"Clap, clap, clap...", tel était le bruit provoqué par le claquement de mes bottes de cuir renforcé en ce doux début de soirée, tout en marchant dans ce long et sinueux couloir de pierres formé, apparaissant ainsi comme un interminable labyrinthe minéral, un labyrinthe dont la sortie ne sourie qu'aux plus offrants, aux plus riches, mais aussi aux plus forts, au plus courageux, à ceux qui le mérite, en bref.

Ainsi, je faisais défiler ma petite ombre le long de cet imposant mur, défilant tel un spectre, et c'est alors qu'un véritable spectacle de marionnettes s'offrit à moi, un spectacle fait d'ombres et de reliefs en tous genres, un spectacle bien entendu éphémère dont l'issue, la chute clôturant son ballet, ne pouvait être connue directement, si ce n'est par l'arrivée d'un événement incertain et non désirable lui faisant offense, un problème.

Je continuais donc de marcher en ce sens, alignant pas après pas, l'entrée de la ville, un endroit que je côtoyais étant enfant, un important lieu de souvenirs et de douleurs, où bon nombre de soldats en ont foulé le sol de leurs imposantes carrures, la terre humide et granuleuse de pierres fragmentées, cette terre tassée par les années de va et vient du commerce et de la garde militaire, ma destination.

Cent pas venaient de passer, une durée de temps dont je ne saurais en donner la valeur ni le sens, à présent, je me trouvais dehors, à l'extérieur du bâtiment principal où je siège habituellement, le vent frappant sur mon pâle visage de porcelaine formé et soulevant mes flamboyants cheveux orangés, l'air de rien.

Il n'était point habituel que je sorte ainsi, m'exposant à la vue de tous, et diminuant drastiquement la proximité des autres militaires avec mon être, ces militaires peu fréquentables dont la vision de la femme semble complètement biaisé et insuffisante, ou à contrario, de ceux dont l'extrême gentillesse en fait des proies faciles à qui voudrait leur faire du mal, cette gentillesse qui finira par les perdre, comme mes parents et beaucoup d'autres avant eux, faibles d'esprits.

"Pfff...", soufflais-je alors de tous mes poumons, avant de reprendre ma marche féminine en direction de l'avant-poste de la garde, le lieu où je devais effectuer mon remplacement d'un soir, la direction d'un poste de gestion des nouveaux arrivants au sein d'Esarim, un poste de mouvement où la mission est Reine de mes déplacements, quelque chose dont je déteste t'en en réaliser la tâche, mais bon, je n'avais pas le choix.

Le ciel était relativement dégagé, ainsi, je pouvais contempler une dernière fois les étoiles décorant le ciel coloré d'un azur virant au gris, ce qui créait un tapis d'astres éclatants de luminosités, signe que la nuit n'allait pas tarder à tomber, signe que je devais me dépêcher, signe de la présence des Architectes ce soir, pensais-je...

M'y voici, bâtiment des avants-gardes de Esarim, une garde était déjà présente et visiblement prête à partir, ils étaient deux, en rang d'oignons, attendant ma reprise de la garde pour pouvoir vaguer à leurs occupations.

"Hey Lucifer ! Te voici ! On t'attendait.", disait-l'un d'un ton amusé, et visiblement hâtif de décamper de son poste attitré, indigne qu'il est.

Le regard hautain et négligé, j'avançais alors en leur direction, le pas léger, ainsi que les mains délicatement placées dans mes poches de manteau, sifflotant à vive poussées d'air afin d'exprimer le désintéressement dont son commentaire faisait l'objet. A mes yeux, il n'était qu'un militaire lambda comme j'en croise tous les quatre matins. C'est pour cela qu'une fois arrivé à sa portée, je fis mine de lever la tête en sa direction, acquittant la prise de relais de la garde de l'avant poste, ceux à quoi il répondit par un large sourire niais, pensant avoir créer une quelconque relation amicale avec moi.

Quelques minutes après avoir prit mes fonctions en main, la porte claqua d'un strident sons raisonnant, accompagné de messes basses à l'intérieur desquelles je semblais déceler un semblant de pleures de tristesse, quelqu'un allait mal, et je devais m'en charger, c'était mon devoir.

Ainsi, je quittais définitivement l'étroite salle de repos adjacente à l'accueil du bâtiment, pour me diriger d'un pas décidé vers mon bureau, là où devais m'attendre une ribambelle d'hommes et de femmes prêt à se plaindre de la moindre parcelle de terrain grappillée par leurs voisins, la moindre meule de foin disparut, ma routine et la justice que je me dois de faire respecter.

Il était presque sept heure, et je venais de prendre ma garde, les fesses dorénavant posées sur mon fauteuil de bois précieux peu confortable, j'épluchais avec un grand intérêt les dossiers préalablement composés, et soigneusement posés sur ma sombre table noircit par les années d'utilisation, noircit par l'encre ayant était versé par mes prédécesseurs, mes parents et mes collègues. Le nez plongé dans les dossiers, je remarquais vite qu'un manque de luminosité se faisait sentir, les yeux crispés et troublés par la nuit vagabonde arrivant, je décidais d'allumer la chandelle se trouvant posée sur mon bureau. Elle était très belle et relativement grande, de son pied de minéraux sculpté ressortait trois branches indépendantes qui prônaient chacune d'elles une bougie blanchâtre, éteinte. Ainsi, je fis appel aux dons de Suns afin de m'aider dans ma tache, drôle de tache me direz-vous, mais je ne devais dévier de mon objectif du soir, et la moindre minute perdue à frotter deux pierres les unes aux autres afin d'y faire naître une étincelle était point ma priorité. C'est ainsi qu'en un claquement de doigt de mes habiles mains, et quelques secondes de concentration, je fis apparaître une mèche de feu sur mon index droit, brûlante et à la fois superbe. Je la posais alors délicatement sur les mèches d'alcool imbibé de la chandelle, et la fît disparaître de la même façon une fois les bougies allumées.

Une fois ma tache achevée, je me levais d'une impulsion vive de mes deux mains sur le siège alors, me dirigeant cette fois-ci vers le tamisier à infusion, cet objet similaire à un gros morceau de bois accompagné de son bâton massif, celui que j'utilisais en cas de petite soif et de déshydratation, usant alors de délicieuses plantes afin de faire ressortir des goûts oubliés, perdus dans l'immensité que sont les possibilités de notre monde.

"Cui... Ahhh... Hihihi... Hannnn...", entendais-je alors de mes fines oreilles, ce qui eu pour effet immédiat de me faire me retourner, renversant alors quelques gouttes de mon breuvage achevé et présent dans ma choppe de pierre, sur le sol dallé de pierres brunes.

"Hrm… je… désolée. Pour les oiseaux… Euh… je… Nous venons ici pour signaler la disparition de quelqu’un … la femme de monsieur.", enchaîna la femme présente devant moi, signe de sa gène quant au chahut provoqué par ses poulets miniaturisés.

A ces mots, c'est l'homme qui reprit la parole, en sanglot, s’agenouillant de toute sa volonté devant moi, et ne me laissant point le répit de m'asseoir à nouveau, ainsi que m’empêchant de déguster mon délicieux thé verdâtre infusé aux plantes de ma contrée, Esarim.

"Ah euh…. Oui ma femme a disparue… Elle devait venir à Esarim pour… livrer le lait de notre production, ici. Elle… elle est étourdie mais elle a l’habitude de faire le trajet. Elle le connait bien je vous le promets... Par Süns, il a dû lui arriver quelque chose ! Elle aurait déjà dû rentrer chez nous il y a deux jours. J’ai passé la journée à la chercher ici, mais personne ne la vue ! Je vous en supplie !!!"

Après avoir prit soin d'écouter son discours en son intégralité, je pris soin de m'asseoir à nouveau, en profitant de l'occasion pour déguster quelques gorgées de mon thé, et le reposant d'une main assurée sur la pile de dossiers inachevés qui était la mienne.

"Bien... Tout d'abord, arrêtez vos pleurnicheries abondantes et veuillez vous asseoir.", disais-je alors d'un voix calme, affichant alors un visage fermé des plus repoussant, ce à quoi l'homme n'y opposa aucune contestation et s’exécuta.

"Bien, nous y voilà. A présent, veuillez remplir ce parchemin en expliquant bien votre problème... Vous savez, celui dont vous m'avez tant bien compté le déroulement il y a de cela quelques secondes", enchaînais-je alors d'une voix enjouée.

L'homme s’exécutait alors vivement. En même temps, il n'avait pas tellement le choix, et puis, il était désespéré le pauvre.

Ainsi, je lui tendis la plume noire d'encre imbibée qui se trouvait sur mon bureau, poussant également de ma main gauche alors l'encrier y étant rattaché, le tout dans sa direction. Après avoir grignoté la presque totalité de ses ongles du au stress, il se raisonna au commencement de la rédaction des faits évoqués précédemment, et ceci, avec une détermination des plus notable, je dois l'avouer.

Pendant ce temps, je ne pus quitter du regard cette attirante et petit bout de femme qui l'accompagnait, cette même femme qui, même sous ses airs angéliques et innocents, semblait cacher bien des choses, des crimes, des objets de valeurs, ou pourquoi pas une histoire atypique, pensais-je sur le moment.

Une fois le manuscrit bien remplit, je l'arrachai de la vue de l'homme de ma main droite rapidement, puis y plongea le nez de plus belle, tout en y adoptant un intérêt toujours très important, c'est bien normal.

"Hummm... Vous n'avez pas précisé, d'où venez-vous cher Monsieur ?", disais-je alors interrogée.

"De Losos Madame ! De Losos ! Nous avons une petite ferme dans les campagnes avoisinantes, une modeste ferme dont la principale activité se résume à la production d'un lait de très bonne qualité, en toute modestie...", rétorquait-il alors, cette fois-ci en adoptant un ton plus assuré qu'à sa première intervention.

"Bien, bien, bien... Dans ce cas, je propose que nous concentrions nos recherches du côté de l'Ununuh, votre femme y a forcément foulée les pieds afin de traverser de l'autre côté de la baie, et il n'est pas rare de s'y noyer en temps de pleine lune, vous savez, toutes ces superstitions avec l'Architecte Orshin, et ses soit disant créations à l'apparence d’immondices, Ouh, terribles inventions de l'homme !", disais-je alors d'un ton ironique, tout en me dirigeant vers la porte d'entrée.

"Et vous mademoiselle, que comptez-vous faire à présent ?", disais-je d'une voix moqueuse, le sourire aux lèvres, dans l'optique de l'obliger  à venir avec nous, afin que je puisse que mieux la connaitre, et alors, y déceler le moindre de ses secrets.
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Mary E. Burrowes
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Dim 14 Mai - 9:01
Irys : 538473
Profession : Messagère
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Bien... Tout d'abord, arrêtez vos pleurnicheries abondantes et veuillez vous asseoir.

La surprise et le soulagement m'envahir quand j'entendis la réponse de la jeune femme. Juste... whaouh... en fait, car je n'aurais jamais osé avoir une réponse aussi froide et catégorique. Mais le sérieux et le ton déterminé de la soldat firent le reste pour calmer l'homme que j'avais amené. Comme un automate, je le vis prendre place face à elle. Hésitant d'abord, puis englouti par la peur, il se décida enfin à coucher sur le papier l'histoire de son épouse disparue. Je soupirai un peu soulagée en silence avant de remarquer les deux yeux braqués sur moi. Inquisiteurs, presque accusateurs. Je sentais le regard me détaillé comme si elle avait voulu m’interroger par la suite.

Je relevai la tête vers elle avec un sourire aimable. Rien qu'elle aurait pu prendre avec de mauvaises attentions. Je n'avais pas envie de finir ma nuit en cage. Et j'avais toujours mon message à déposer moi ! Je me redressai en même temps que l'homme finissait son écriture. Non mais c'était que j'allais peut-être y aller ? Je n'allais pas l'aider à aller chercher sa femme avec toute la milice si ?

Hummm... Vous n'avez pas précisé, d'où venez-vous cher Monsieur ?
De Losos Madame ! De Losos ! Nous avons une petite ferme dans les campagnes avoisinantes, une modeste ferme dont la principale activité se résume à la production d'un lait de très bonne qualité, en toute modestie...
Bien, bien, bien... Dans ce cas, je propose que nous concentrions nos recherches du côté de l'Unench, votre femme y a forcément foulée les pieds afin de traverser de l'autre côté de la baie, et il n'est pas rare de s'y noyer en temps de pleine lune, vous savez, toutes ces superstitions avec l'Architecte Orshin, et ses soit disant créations à l'apparence d’immondices, Ouh, terribles inventions de l'homme !


J'aimais bien Losos, je n'avais fait qu'y passait pour rejoindre la ville d'Aseoru par la route, mais c'était un village très agréable, tellement colorés et le marché était juste magnifique avec les feux d'artifice de toutes compositions. Mais en réalité ce n'était pas la réponse de l'homme qui avait retenu mon attention. Non en fait, je me fichais même un peu d'où il venait. Avec pourtant, toute l'empathie que je pouvais éprouver pour sa recherche.
Par contre, elle avait dit créatures d'Orshin ?  Là, je voulais venir voir avec elle de quoi il retournait, ma curiosité était clairement piqué au vif ! Une petite partie de moi sautillait d'impatience dans ma tête. J'veux voir ! J'veux voir J'veux voir ! et pour le coup je lui aurais bien demandé d'où exactement émanait ces rumeurs, après tout le fleuve traversait tout Zolios du Nord au Sud, alors ça faisait une grande surface à couvrir ! Par contre la route qui relier Losos à Esarim n'avait qu'un seul pont pour traverser le cours d'eau. A moins qu'on ne passe par un des guets plus rapides mais plus dangereux auquels la jeune femme faisait probablement référence. Pendant que je réfléchissais à ma découverte avenir elle se tourna vers moi avec un sourire et une voix qui me cherchait clairement. Ok... elle m'avait pas à la bonne apparemment.

Et vous mademoiselle, que comptez-vous faire à présent ?
Et bien... euh je ... Les yeux suppliants de mon nouvel ami me rattrapèrent avec une vitesse effrayante.. non mais c'était une blague ou quoi ? Je peux... éventuellement venir avec vous. Par contre, s'il faut refaire la route jusqu'à l'Unench d'ici, il faut environ trois jours de marche à pied. J'ai d'abord un message à déposer en ville si vous le permettez et nous pourrions partir demain matin à l'aube ?

Les mots étaient sortis de ma bouche bien malgré moi. De quoi exactement étais-je en train de me méler c'était plutôt difficile à dire mais tant pis. La culpabilité aurait été beaucoup trop présente dans mon esprit autrement. Et puis peut être qu'après tout, j'allais voir ces créatures tout en retrouvant la jeune femme disparue. Ca ferait d'une pierre deux coups ! Et j'aurais même du lait à rapporter à Darga pour craner un peu !

Est ce que vous auriez... une auberge pas chère à me conseiller ? Je peux garder un oeil sur monsieur si vous voulez, dès que j'ai déposer le message, c'est pour un vitrier dont la boutique s'appelle "Au verre transparent." expliquai-je avec un sourire.
Oh je n'ai pas besoin ...
Si monsieur ! Vous aussi vous avez besoin de dormir pour marcher demain. Alors vous venez avec moi. tentai-je d'une voix plus ferme que d'habitude. Et quelque part, il fallait espérer que la soldat ne pense pas que j'essayai de limiter, malgré l'efficacité de sa technique.



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Althéa Ley Ka'Ori
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Lun 4 Sep - 2:05
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Profession : Guérisseur
My'trän +2 ~ Suhury
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Une dame replète fait ses emplettes, pensa moqueusement Althéa.
Sa marchande attitrée traitait avec ladite dame, et ce sans se départir de son calme habituel.  Althéa, de son côté de la file, s’agitait d’être trop agacée par les rouspétances inutiles d’une femme frustrée qui avait le malheur de se faire servir juste avant elle. Les « Vous êtes sûre que le romarin s’associe bien avec le lapin ? » et les « Mais regardez de plus près, vous voyez bien que cette tomate n’est pas mûre, je vous la prends à moitié prix ou rien ! » seraient d’ores et déjà venus à bout de sa patience si tant est qu’elle n’ait eu aucun respect pour la chasseuse harcelée. Cette dernière ne la remercierait certainement pas pour être la cause d’un scandale ; le client était roi était la maxime de tout bon commerçant.

A vrai dire, c’était probablement pour cette raison précisément qu’elle appréciait tant l’étable du modeste marché de Darga que tenait sa chère Aurore Seraphon. Elle vénérait la patience légendaire qui transparaissait dans chacun de ses faits et de ses dires, et qui constituait son atout le plus admirable, en tant que personne comme en tant que marchande. Althéa en était parfaitement dépourvue, mais se sentait reposée de voir chaque jour ces traits paisibles qui de mémoire ne s’enlaidissaient jamais par l’impatience.
Aurore consistait par ailleurs un signe avant-coureur de son fervent attachement pour les rousses !

« Une bonne journée à toi, Aure ! salua-t-elle gaiement. »

La dame costaude s’en était enfin allée, maugréant contre les malhonnêtes et les voleurs. Elle s’accorda un franc sourire à l’égard de la chasseresse, et lui présenta les quelques articles qu’elle souhaitait acquérir. Elle reprit la parole avec une bonne humeur à peine dissimulée, et qui jurait avec son impassibilité naturelle. Les prémices d’un voyage parvenaient toujours à ravir son cœur de glace.

« Les affaires ont l’air de marcher malgré les tomates vertes ! plaisanta-t-elle avec bonhommie. »

Elle passa les Irys équivalentes à ses achats sans prendre la peine de marchander, et s’enquit de but en blanc :

« Mais que dirais-tu de rendre service à une habituée de ton étable ? Pour changer de la routine et des râleurs ! J’ai besoin de tes talents de chasseuse dans les montagnes de l’Est. Quelques Yamaany sont requis par les guérisseurs de mon dispensaire. Ou plutôt leurs cornes pour être exacte. Tu peux évidemment garder le reste de leurs carcasses si elles t’intéressent, et je te payerai le prix qu’il faudra pour une telle traque. »

***

Le jour qui suivit vit deux jeunes femmes, reconnaissables parmi toutes à leur petite taille, s’élancer vers Esarim à dos de deux chevaux réquisitionnés pour l’occasion. Se doutaient-elles un instant que la chasse concernerait des êtres humains, et peu vraisemblablement des Yamaany ?

Il fallait compter quatre jours pour se rendre dans les hauteurs et probablement un de plus pour traquer une meute de ces idiots d’herbivores.
Le trajet se déroula sans embûches jusqu’au dernier où un problème mineur, en apparence du moins, se dressa effrontément sur leur chemin. Une poignée d’hommes faisaient camp aux abords de la grande route. Un silence pesant régnait parmi eux, comme s’ils ne se connaissaient pas suffisamment (ou au contraire trop intimement) pour mener une conversation. A bien y penser, il était plus probable que la présence des deux my’tränes les ait interrompus dans leur discussion. Leurs habits tiraient davantage vers le style daënar que la facture my’träne.
De nature méfiante, Althéa se résolut à la prudence.

« Il y a un groupe formé de bien étrange manière devant nous, dépassons-les sur le bas-côté opposé, pressa-t-elle avec une once d’inquiétude dans la voix. »

Trois personnes contrastaient étrangement avec la tendance globale de  la compagnie. Le trio était assis à même le sol, immobile et la mine austère, affichant tristement leur appartenance à la nation my’träne. Althéa se garda bien de les dévisager, invitant sa jument à accélérer l’allure. Galoper à bride abattue aurait éveillé les soupçons, mais l’atmosphère avait ce quelque chose de déplaisant qui l’incitait à s’en défaire au plus vite. Du coin de l’œil, elle aperçut qu’ils étaient sur le départ, pour quelle destination cependant, nul moyen de le deviner sans s’attarder.

Elle échangea un regard entendu avec sa compagne, et prit garde d’être hors de portée des oreilles du groupe hétéroclite pour exprimer ses pensées tout haut. Elle utilisa volontairement une locution nominale pour désigner ce qui lui semblait être des Daënars, comme si ce mot seul lui arrachait le palais au moment de sa prononciation.

« Que faisaient donc trois my’träns avec pour compagnie des hérétiques de l’extrême Est ? Faut-il en informer la garde ? »


Dernière édition par Althéa Ley Ka'Ori le Jeu 7 Sep - 22:34, édité 2 fois
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Aurore Seraphon
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Lun 4 Sep - 11:06
Irys : 314950
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +1
Aurore avisait la femme silencieusement, sans perdre patience, sans démontrer ne serait-ce qu’un soupçon de mauvaise volonté ou d’agacement. La rousse s’était même autorisé un sourire vers celle qui n’avait de cesse de remettre en question la qualité de ses produits. Tantôt c’était une tomate trop verte alors que celle-ci était bien rouge, tantôt deux aliments qui d’après elle n’allaient pas ensemble. Son comportement faisait inévitablement perdre du temps aux autres clients et surtout à Aurore. Cependant, jamais elle ne démontra une quelconque lassitude, opinant lentement la tête pour affirmer les dires de la bonne femme ou en formulant une réponse toujours polie et courtoise. « Depuis le temps que vous venez madame vous devriez savoir que mes produits sont toujours choisis avec soins. » Elle avait affiché un sourire, avant de voir sa cliente un tantinet exigeante partir bougonnant comme souvent sur ses achats. Cela en devenait presque amusant, presque parce que si extérieurement Aurore ne démontrait aucune faculté à se mettre en colère, à faire preuve d’un humour quelque peu mauvais, ou à ne jamais s’emporter, intérieurement il se pouvait que ce soit légèrement différent. Les apparences, toujours les apparences. Il était cependant fort probable que la rousse puisse avoir des préférences et son regard soudainement plus brillant, accompagné d’un large sourire plus sincère ne pouvait que le confirmer. Si Althéa était une habituée du marché, Aure était à ne pas en douter, une cliente fidèle à Althéa, il n’était en effet pas rare de voir la jeune femme revenir plus ou moins amochée par sa chasse obtenir des soins chez celle qui avec le temps était devenue une amie.

- «  Une bonne journée à toi aussi Althéa » avait répondu la jeune femme sur la même tonalité pleine d’entrain. « En effet, on dirait que j’ai un grave problème de vision des couleurs, je devrais te consulter rapidement » Plaisanta Aure, un sourire toujours sur les lèvres.

Naturellement, la rousse commençait à connaître les habitudes alimentaires de la soigneuse, difficile de les ignorer avec une régularité si importante vis-à-vis de ses passages. S’il arrivait à Aurore de parfois jouer sur l’apparence des produits à l’aide de son amour pour Khugatsaa, ce n’était jamais le cas pour ceux destinés à son amie. Les aliments étaient choisis avec soin et rapidité, le prix était certainement un peu moins élevé aussi. Althéa ne cherchait jamais à négocier, signe qu’elle devait être satisfaite. La novice de deux architectes avait récupéré la somme requise, la rangeant, relevant cependant rapidement les yeux vers sa partenaire soudainement plus intéressée, piqué dans sa curiosité.

- « C’est d’accord, pas la peine de me payer, je récupérerai la viande, ça me suffira largement. »

Au fond même sans la viande, Aurore serait venue, pour la bonne et simple raison qu’elle sentait qu’elle avait besoin de s’aérer l’esprit. La jeune femme avait donc regardé son amie partir avec cette petite hâte de rapidement la retrouver pour cette chasse plus imprévue.

~ ~  ~

Le lendemain, Aure avait préparé ses affaires et le duo un peu particulier avait pris la route direction les montagnes de l’est. Difficile de savoir si la partie de chasse durerait longtemps, quoi qu’il en soit la rouquine ne semblait pas de mauvaise humeur, bien au contraire, s’oxygéner ainsi en bonne compagnie ne pouvait que lui faire le plus grand bien. Elle coula un regard vers sa compagne d’aventure, visiblement reconnaissante que celle-ci ait pu penser à elle pour ce genre de démarche. Toutes deux à cheval, la route ne se voudrait certainement pas longue, à condition que l’animal accepte d’avancer et non d’en faire qu’à sa tête. La prochaine fois, se répéta mentalement la novice, je prendrais Tempête, avec elle pas de mauvaises surprises.

Quatre jours, c’est le temps qu’il fallait pour accéder au lieu de chasse, un ou deux de plus pour traquer les proies, puis de nouveau quatre jours pour le retour. Une bonne bouffée d’aventure avant de très certainement revenir aux bonnes vieilles habitudes. Durant ce trajet, ni trop long, ni trop court, la complicité entre les deux jeunes femmes s’était confirmée, quelques éclats de rire ponctuaient la route, quelques discussions sérieuses aussi, mais jamais le moindre conflit ne pointait le bout de son nez.  Le trajet s’était déroulé sans encombre, du moins, presque. Le dernier jour fut le témoin d’une rencontre un peu particulière et c’est dans un même regard que les deux My’trännes c’étaient comprises sans même avoir besoin de prononcer un mot. L’allure des montures avait ralenti, le regard d’Aure s’était déposé sur le groupe sans pour autant paraître insistant jusqu’à opiner de la tête vers sa compère, elle n’avait pas tort, il n’était pas bon de rester ici. Le duo avait contourné le groupe, l’allure s’était faite un peu plus rapide alors que les deux billes de la rousse se perdaient sur la silhouette de trois personnes issues de la région. Qu’est-ce que des My’trä faisaient avec eux ? La novice avait suivi son ami sans perdre de temps, inutile de provoquer un conflit dont la finalité serait la défaite au vu du nombre. Elle avait rejoint rapidement sa camarade de route, fixant le rythme de son cheval à celui du sien afin d’échanger en toute discrétion plus loin.

- «  Je pense que ça serait plus prudent. On n’est pas très loin de la ville, on devrait en profiter pour faire le signalement. »

Parce qu’Aurore avait appris à se faire confiance, que le frisson désagréable qui avait parcouru sa colonne vertébrale ne soufflait rien de bon, il était à son sens évident de faire son devoir de citoyen au risque de faire un signalement inutile. Une fois l’entente passée, les deux compères avaient délaissé le sentier pour prendre la direction d’Esarim, préférant jouer la carte de la prudence plutôt que celle de l’inconscience. La ville n’était pas bien loin, un galop un peu soutenu permettrait aux deux jeunes femmes de ne pas perdre trop de temps pour le reste, ni même pour sonner l’alerte. Si Aurore ne s’inquiétait pas souvent, cette fois-ci, elle n’était pas réellement rassurée, moins elle voyait les Daënars mieux elle se portait, alors voir une troupe avec des personnes de My’trä, cela ne signifiait rien de bon à son sens. Depuis quand des alliances se faisaient entre les deux peuples ? Soit les trois individus étaient inconscients, soit la situation était encore plus suspecte que ce qu’elle pouvait imaginer. La ville avait fini par rapidement se dessiner devant elle, obligeant les deux cavalières à ralentir le rythme, pour ne pas dire à le stopper complètement une fois arrivée à destination. Un peu plus loin, trois individus semblaient en pleine discussion, les quelques mots perçus ne confirmaient que davantage la supposition de la rousse, qui n’avait pas tardé à mettre pied à terre.

- « Il me semble qu’on a pris une sage décision » lança-t-elle vers son amie avant de l’abandonner pour se rapprocher du groupe, abandonnant sa monture accroché à un arbre.

Aurore n’avait pas pour habitude de prendre la parole ainsi, ni même de s’imposer de couper une conversation ou de laisser percevoir autre chose que son habituel sentiment de je-m’en-foutisme grandissant. Cette fois-ci la situation semblait imposer un tout autre comportement à la rouquine, qui après quelques pas faisait entendre un petit raclement de gorge pour attirer l’attention des trois personnes.

- « Excusez-moi… » commença-t-elle avec l’envie de disparaître une fois l’attention souhaitée obtenue « Nous avons entendu votre conversation et… » elle prit une grande inspiration « Peu importe. Sur le chemin, pas très loin d’ici, nous avons croisé un groupe de non originaire de la région… Ils étaient avec trois personnes de chez nous… Enfin, le convoi était un peu étrange… Nous voulions le signaler. »

Si au fond, la personne ciblée était plus la représentante de l’ordre que les autres, Aurore regardait néanmoins chaque individu présent, cherchant peut-être des réponses à ses interrogations qu’elle n’osait pas formuler clairement. Son regard avait fini par se déposer sur son ami, cherchant certainement un brin de courage supplémentaire pour donner davantage d’explication. Cependant, difficile de fournir plus de détails quant au fond tout se basait essentiellement sur une intuition, un ressenti.



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Lucifer Ro'Naoke
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Sam 9 Sep - 18:11
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Tels des corbeaux affamés, ce n'est pas un, ni deux, ni trois...Mais une quinzaine de personnes à soif de curiosité et commérage qui commençaient à se grouper autour de notre réunion de fortune, tel un drap crasseux dont la volatilité imposait un ombrage néfaste au bon déroulement de notre mission, et ceci, à mon grand malheur... "Cela m'apprendra à parler trop fort..." pensais-je sur le moment... Lucifer n'aime pas les commérages, et encore moins ce genre de personne intrusive dont l’ego surdimensionné nécessitait sans cesse la mise en avant de leur être, autant dire qu'avec la situation actuelle, elle était servit... Grassement même ! Si grassement qu'elle n'eut le temps de grimper sur un rocher à la vue de tous que son esprit reprit le contrôle de sa fracassante bouche aux teintes rosés et brillantes.

"Dégagez, rien à voir ! Bande de gueux narcissiques, déguerpissez !", envoya-t-elle d'un ton autoritaire et menaçant, les yeux balayant d'une foudre insupportable la foule de personne qui se dissolvait à son contact.

Seules deux personnes, et plus précisément deux femmes chevauchant leurs montures, s'étaient figées face à moi, imposant alors de leurs présences les odeurs pestilentielles émanant de leurs chevaux, attirant en seulement quelques secondes un essaim de mouche et autres diptères en tous genres. L'une d'entre elles était rousse, comme moi, c'était un bon point, un bon début, je dois l'avouer... Mais à moins d'avoir un argument de choc à me proposer pour justifier de sa présence en notre réunion de fortune, je ne donnais pas cher de sa peau, et ne garantissais pas un second discours d'avertissement.

"Excusez-moi…" commença-t-elle avec l’envie de disparaître une fois l’attention souhaitée obtenue "Nous avons entendu votre conversation et…" elle prit une grande inspiration que je pouvais sentir du haut de mon mètre soixante, une fille dépourvue d'assurance, indubitablement "Peu importe. Sur le chemin, pas très loin d’ici, nous avons croisé un groupe de non originaire de la région… Ils étaient avec trois personnes de chez nous… Enfin, le convoi était un peu étrange… Nous voulions le signaler."

A l'entente de ces mots, mon cerveau fît un déclic, une idée, ou que dis-je, une illumination m'arriva enfin du haut des nuages blancs recouvrant Esarim, était-ce mon Architecte ? Jamais je ne le saurai, mais après tout, je vais bien en profiter, je n'aurai nulle autre occasion d'en apprendre plus sur mes cibles... Alors emplie d'une bonne humeur débordante, je fis trois pas vers les deux imposantes cavalières, éclipsant alors de mon esprit les deux personnes m'accompagnant, affichant un regard des plus intéressés vers ces dernières, jonglant de mon pied droit afin de me donner une allure plus niaise, très certainement dans l'optique de trancher avec la froideur dont j'avais usé pour faire fuir la vermine.

"Bien le Bonjour Mesdemoiselles... Vous avez parlé d'un groupe ? Ah ! Je serai ravie d'en apprendre plus, joignez-vous à nous, nous partons demain matin à l'aube ! Votre présence ne sera que plus bénéfique à la résolution de se mystère conjugale !", disais-je d'une voix très mielleuse, dirigeant alors mon pas vers l'auberge du coin, et faisant signe à Mary, l'homme, et les deux cavalières de se diriger en sa direction, notre foyer pour cette nuit, une nuit qui s’avérera réparatrice et dont le réveille sera le précurseur d'une enquête des plus compliquées.
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Mary E. Burrowes
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Dim 10 Sep - 16:22
Irys : 538473
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


HRP:
 

Je n'avais qu'à peine commencer à remarquer l'attroupement qui commencer à se former depuis que nous étions sortie du poste de garde. Peut être à cause de l'habitude de Darga et de ses rues toujours encombrées. Peut être parce que la clameur des marchés plein de bousculades m'avait toujours plu. Peu importe, mais il fallait dire que notre mari délaissé donnait un spectacle qui attisait forcément sinon la sympathie au moins la curiosité. Moi qui était simplement en train de le prendre par les épaules pour l'obliger à me suivre jusqu'à l'auberge j'avais trésaillis à l'interjection de Lucifer à la foule. Sérieusement, elle était... flippante quand elle était de mauvaise humeur. Depuis le début. Et je réalisais que c'était peut être pour ça que l'éleveur m'avait demandé de venir. J'avais dû répondant d'accord, mais de là à me la mettre à dos. Je tenais un peu à la vie quand même...

Heureusement deux voyageuses se détachèrent de la foule. De part l'état de leur chevaux elle devait avoir voyagé au moins toute la journée. Je me fendais d'un sourire aimable sans lâcher ma proie d'une semelle. Le loustique était capable de partir en courant à la moindre information. Et Honnêtement, on ne pouvait pas repartir à la recherhce de qui que ce soit ce soir. La nuit serait trop dangereuse, et si sa femme avait été en danger immédiat, j'étais certaine que la jolie rousse - l'air beaucoup moins autoritaire que Lucifer- et sa compagne de voyage - dont j'étais DEJA fan de la tenue !- ne nous avez pas accostés pour parler de la pluie et du beau temps.

Excusez-moi… Nous avons entendu votre conversation et… Peu importe. Sur le chemin, pas très loin d’ici, nous avons croisé un groupe de non originaire de la région… Ils étaient avec trois personnes de chez nous… Enfin, le convoi était un peu étrange… Nous voulions le signaler."
Bien le Bonjour Mesdemoiselles... Vous avez parlé d'un groupe ? Ah ! Je serai ravie d'en apprendre plus, joignez-vous à nous, nous partons demain matin à l'aube ! Votre présence ne sera que plus bénéfique à la résolution de se mystère conjugale !

J'ouvrai la bouche de surprise comme un poisson hors de l'eau. Comment elle faisait ... ça? Je veux apprendre. Moi qui suit toujours beaucoup trop cash. J'ai du mal à sourire comme ça quand je n'aime pas quelqu'un et même quand j'en veux quelque chose. Mais bon vu la tête de Lucifer, j'allais les suivre sans discuter. En même temps on allait vers une auberge pas tellement de raison de me plaindre. Je prenais le mari désespéré par le bras, avant que l'information ne lui monte au cerveau... ou peut être un peu trop tard.

Vous ne croyez pas... qu'on devrait y aller quand même. Si on les retrouve pas demain...
Non croyez moi, il ne pleuvra pas cette nuit. J'ai l'habitude et donc leur trace seront totalement visible. Vous avez besoin d'être calme et reposé pour nous aider et prendre soin de votre femme en la retrouvant. dis-je avec un regard autoritaire -enfin j'essayais d'imiter celui de la commandante pour me donner une contenance acceptable.

Difficile mais probablement pas impossible pour moi. Je me tournais ensuite vers les deux nouvelles, l'air beaucoup plus... bah normale et naturelle en réalité. Je n'avais rien à leur cacher et je préférais largement faire connaissance avec elle, avant demain. Je les détailler d'ailleurs un peu mieux. Elles avaient l'air bien équipées pour leur voyage. Je me demandais où elles pouvaient se rendre. Et peut être d'où elles pouvaient venir aussi. De cette direction, il n'y avait que Zolios et Suhury. Enfin bien sûr, Khurmag et Zagash n'était pas très loin non plus à cheval, mais à laur accoutrement, j'aurais plutôt parié sur l'une de ces deux régions un peu plus... tempérées.

Sur cela, nous entrions dans l'auberge indiquée par la garde. L'espace était propre et le patron vint nous accueillir tout de suite sans même vérifier notre tenue, chose qui était presque inhabituelle, mais apparemment avoir une épée était un aventage non négligeable. Toujours à l'entrée, j'expliquais rapidement qu'il y avait deux chevaux et quatre personnes à loger sous couvert que Lucifer ne dorme pas avec nous. Mais peut être qu'elle voudrait nous surveiller. Honnêtement peu m'importait je n'avais rien à cacher.

Ni une ni deux, je mettais le monsieur dans sa chambre, histoire d'être un peu tranquille pour aller déposer mon courrier. Architectes, MERCI, il n'avait pas fermé malgré tout le remue ménage et je pus revenir vers l'auberge pour partager le repas avec les jeunes femmes qui feraient toutes parties de notre escapade demain.

Je me présente, je m'appelle Mary ou Melly comme vous préférez. Je suis une messagère de Darga. Et vous ? Que faisiez vous par ici avant de vous faire alpaguer par... tout ca ? Je laissais le temps aux jeunes femmes de répondre avant de me tourner vers Lucifer pour confirmer. On part toujours demain à la première heure. Si ce sont les mêmes gens qui on emmené la femme du monsieur de tout à l'heure, il devrait être assez facile à suivre et à rattraper ?



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Althéa Ley Ka'Ori
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Lun 11 Sep - 17:51
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L’histoire s’ébruitait, et la foule se dispersait pour mieux la répandre. Althéa demeura de marbre tout au long de l’échange, peu encline à s’impliquer dans un ennui qui n’était pas le sien, et encore moins se sentir visée par les aboiements de Lucifer. Toutefois, elle se trouva forcée de suivre le mouvement, liée malgré elle à l’initiative d’Aurore. Le mari semblait penaud, la garde déterminée à leur imposer la recherche de la my’trän, et la dernière protagoniste faisait figure de joli minois ; elle ignorait jusqu’à la raison qui aurait pu la jeter dans la même galère que les deux cavalières. Elle dissimula à peine un soupir de résignation, motivée par une nuit dans une auberge davantage que par la perspective de revenir sur leurs pas le lendemain. C’était une bien vaine entreprise ! Et elle aurait apprécié régler l’affaire dans la soirée.

Le petit comité se rendit promptement à l’auberge du coin. Le joli minois s’absenta temporairement, emmenant le désespéré à sa suite, et Althéa en profita pour glisser à l’intention d’Aurore :

« Je ne consacrerai pas plus de deux jours à cette tâche... Pour ce que l’on en sait, elle est peut-être déjà en train de se disloquer en plein soleil après avoir servi de repas à la faune locale. Et je ne suis pas nécromancienne à ce que je sache ! »

Mais elle y aspirait corps et âme !
La voix chevrotante de l’homme et sa façon de dissimuler les tremblements de ses membres avait eu raison de sa patience, et elle n’éprouvait que peu d’empathie à son égard. Elle n’éprouvait que très peu d’empathie pour autrui de façon générale.

Elles s’attablèrent, passèrent commande, et attendirent poliment joli minois qui revenait de sa mission de nourrice attitrée et de messagère. C’était l’heure des présentations. Pour la première fois Althéa n’adressa pas la parole exclusivement à Aurore, mais bien à la tablée.

« Mary ou Melly ?  répéta-t-elle, un sourire sarcastique étirant lentement ses lèvres. »

La guérisseuse dégagea une Irys de sous sa cape, et lui donna une pichenette suffisante à la faire décoller de quelques pieds tout au plus. Pile, Mary, Face, Melly ! La pièce s’écrasa avec un tintement sonore sur la table, non sans rebondir à plusieurs reprises, laissant apparent le côté pile. Althéa s’adossa à nouveau sur sa chaise, satisfaite.

« Ce sera Mary pour moi. Pour ma part, on me connaît sous l’unique nom d’Althéa, reprit-elle en insistant sur l’épithète. Aurore et moi venons toutes deux de Darga également ; nous étions en direction d’Esarim et escomptions entreprendre la traque d’une meute de Yamaany. Notre objectif est de toute évidence compromis. »

Elle s’humecta les lèvres, le regard indéchiffrable comme à chaque fois qu’une rencontre avec des inconnus s’imposait à elle. La douceur du voyage en compagnie d’Aure s’était dissipée pour ne laisser que très peu d’espoir d’un voyage sous le sceau de la distraction. Elle joua des épaules pour se détendre, adoptant enfin un sourire plus avenant. Möchlog l’avait placée sur cette voie, elle l’acceptait.

« Que pensez-vous de cette disparition ? Est-ce une première ou est-ce monnaie courante dans la région ? Je croix qu’il est nécessaire d’interroger l’homme qui a sonné l’alerte ; dans un premier temps pour savoir si la description de sa femme correspond à un des my’träns que nous avons aperçus, et ensuite pour en savoir plus sur elle et ses potentiels atouts. Même un Daënar n’enlève pas des femmes sans avoir préalablement pensé un avenir pour elles.  »

Elle se garda bien de prononcer tout haut ce que la facilité murmurait tout bas. Les femmes réduites à la prostitution suite à un enlèvement inattendu étaient innombrables. Fort heureusement, la présence d’hommes parmi les prisonniers présumés balayait quelque peu cette hypothèse.
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Aurore Seraphon
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Mar 12 Sep - 19:37
Irys : 314950
Profession : Agriculture/Chasse
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La jeune femme d’arme avait un comportement pour le moins changeant, une véritable girouette de l’émotion. Si pour commencer l’agressivité accompagnée d’un vent de froideur avait soufflé, c’était finalement toute autre chose qui avait virevolté jusqu’au duo un peu particulier. Une voix mielleuse, certainement trop pour ne pas être suspecte, une prestance physique plus ouverte, ne manquait que le sourire pour trancher définitivement avec le comportement passé. La désormais charmante jeune femme avait semblé très –trop- intéressée par les révélations, les indications d’Aure qui ne put s’empêcher d’entrouvrir les lèvres de surprise. Cette bonne femme était… Surprenante. Elle avait dégluti, coulant un regard vers sa compère, visiblement aussi peu emballé qu’elle par l’idée de se retrouver embarqué dans toute cette histoire. L’idée de départ était de remettre simplement l’information, comme un cadeau empoisonné donné avec amour… Nullement y participer. Alors quoi ? Un nouveau regard vers Althéa lui avait permis de comprendre que son amie n’avait absolument pas envie de traîner ici et la phrase qu’elle lui avait glissée à l’oreille ne pouvait que confirmer ses suppositions. Aurore avait simplement opiné, un peu perdue au milieu de cette tornade de nouvelle donnée à enregistrer dans sa petite tête. Suivant la troupe un peu malgré elle, ses deux billes émeraude s’étaient perdues sur l’unique silhouette masculine qui suivait de près pour ne pas dire coller une autre silhouette féminine cette fois. Une jeune femme, pas très âgée, plutôt mignonne au premier coup d’œil, qui n’avait pas dit un mot depuis le départ.

Aure avait éliminé le fait que ce soit sa compagne, vu qu’on devait visiblement la chercher cette inconnue. Un soupir d’agacement avait fini par s’échapper de ses lèvres, pourquoi fallait-il toujours qu’elle se retrouve dans des galères ? Une nouvelle œillade vers son amie, un peu désolée, un peu pleine de culpabilité à ne pas en douter. La chasse aurait été terriblement plus palpitante, plus amusante. Le groupe s’était dirigé vers l’auberge la plus proche, traînant sa monture, Aure avait fini par l’abandonner à l’entrée, attachant le licol juste sur le pas de la porte. La rousse n’était pas très emballée à la penser de laisser sa jument seule, enfin presque seule, mais elle s’était rapidement raisonnée. Certainement qu’il ne pouvait pas y avoir grand danger. La mignonnette était montée à l’étage avec l’homme –une maîtresse peut-être ?- puis elle était finalement redescendu, un peu trop rapidement au goût d’Aure qui se demandait comment cela pouvait être aussi rapide ? Peut-être était-elle simplement très –trop- gentille.

Après un nouveau regard vers sa compagne de route, Aure avait fini par abandonner le groupe pour déposer ses affaires, laissant chacun vaquer à ses occupations. Après un petit temps d’installation, la rouquine était redescendue pour rejoindre les autres femmes, installées à table. La mignonnette arriva en dernière pour une raison inconnue et ne put visiblement s’empêcher de faire la conversation. Pour une fois, l’ancienne agricultrice était restée silencieuse, préférant écouter et laisser Althéa répondre. Celle-ci ne manqua pas d’humour pour choisir le surnom utilisé, ce qui n’avait inévitablement pas manqué de faire sourire la rousse.


- «  Compromis pour très peu de temps j’espère » s’empressa de rajouter Aurore qui n’avait visiblement pas dans l’idée de traîner longtemps à la recherche d’une bonne femme. « Ce n’était pas vraiment dans nos plans de participer à la recherche active d’une disparue… Enfin, je suppose que cette rencontre devait se faire. »

Comment pouvait-il en être autrement ? Haussant simplement les épaules, de nouveau perdue dans ses pensées, la chasseuse laissait vagabonder son regard sur une personne puis une autre. Elle n’avait pas pris la peine de se présenter puisque son amie l’avait fait un peu involontairement. Aurore ne se voyait pas donner son surnom à des personnes qu’elle ne connaissait pas et ne rêverait sans aucun doute jamais après tout ça. Aurore avait finalement fini par sortir de ses pensées, un peu brusquement, surprise par la supposition d’Althéa. La rousse un peu naïvement n’avait pas tiré de conclusion active, néanmoins le questionnement lui sembla fondé, un peu trop même.

- «  Vous pensez vraiment que des Daënars s’attaqueraient sans se faire repérer à nous ? »

Ça, ça lui semblait beaucoup moins probable, ou alors il faudrait faire preuve de beaucoup de discrétion et l’objectif de la manœuvre restait encore à déterminer. Pourquoi des personnes comme eux viendraient enlever des personnes comme les My’träns ? Aurore ne pensait même pas à la prostitution… Elle ne pensait à pas grand-chose au fond, tout ceci lui semblait justement atrocement suspect.



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Lucifer Ro'Naoke
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Mer 13 Sep - 17:41
Irys : 29996
Profession : Militaire/Artificière
My'trän +2 ~ Zolios
"Bien, à présent... Chacun rejoint ses quartiers, nous partirons demain à l'aube et ne soyez pas en retard, question de bon sens, cela va de soi. Sur ces belles paroles je vous souhaite une bonne soirée, à demain.", disais-je d'une voix mielleuse tout en commençant l'ascension des dix-huit marches qui composaient l'escalier de bois formé, un escalier des plus authentiques à n'en point douter, il n'y a point de doute quand la vérité nous éclate aux yeux, après tout, je le connais bien ce bruit, le craquèlement du vieux bois sous la pression de mes pointus talons de biche démarche somnambule vers mon lieux de repos.

Je venais d'entrer dans ma chambre, il faisait froid, légèrement froid... C'était sans doute cette fenêtre dont le quatrième carreaux était fendu de haut en large, laissant alors pénétrer dans mon entre d'un soir les brises glaciales qui venaient s’installer le soir dans les basses montagnes de Esarim en même temps que la brume, mais peu importe... Je pris donc place sur le lit de fortune qui m'était proposé, une planche de bois bien épaisse accompagnée d'un matelas de plumes animales, autant dire que le confort n'était pas de mise, et qu'il n'eut suffit que d'un fin contact entre mon postérieur et le tissu de revêtement du matelas pour que non seulement mon bassin, mais mon corps tout entier soit plongé dans les méandres du sommeil, sans même m'en demander la permission.

-----

Le lendemain...

Un sifflement, dehors, sur la branche morte du vieux frêne de l'auberge, doux réveil matinal en ce nouveau jours, le signal annonçant le début de notre mystérieux périple vers l'Ouest de Zolios, ma quête et ma mission, alors... Je dois me dépêcher. Alignant toilette et habillage d'une main rapide et concise au sein de ma luxueuse chambre, ce n'est pas en trente, ni vingt, ni dix... Mais cinq minutes dont j'eux besoin pour atterrir à l'entrée de l'auberge, attendant patiemment mais pas trop, l'arrivée de mes compères. Le jours commençait à peine à se lever, devant moi, un paysage riche en biodiversité totalement endormit, seule moi, artificière, contrastait avec la verdoyante enveloppe d'herbe qui tapissait les plaines d'ici, un délicieux moment de solitude, une opportunité de respirer, avant d'attaquer les choses sérieuses...

Alors que je me perdais dans mes songes les plus profonds, un craquement se fit ressentir de l'extérieur de la bâtisse, puis des voix, féminine en majorité, je compris que l'auberge était en éveil... Mon sac alors endossé confortablement sur mes robustes épaules, j'attendais l'arrivée de mes compagnons de route, un léger souffle décollant mes roux cheveux de mes épaules, je plaçai mon regard en direction de la porte, immobile.
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Mary E. Burrowes
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Jeu 14 Sep - 17:50
Irys : 538473
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères



Je regardais avec surprise la pièce de la jeune femme voler dans les airs sous mes yeux avant d'éclater d'un rire claire. Jamais, ne m'être présentée sous mon nom et mon surnom n'avait semblait un tel dilemme à qui que ce soit. Ou n'avait été réellement pris au sérieux. Peu importe lequel elle choisirais j'avais l'habitude des deux. Mes amis disaient Melly mais Adramus disait Mary, je n'avais donc aucune raison de me vexée dans un sens ou l'autre, malgré le léger sourire de la jeune femme qui venait de laisser les Architectes décider pour elle.

Althéa, Aurore de Darga. Facile et je me demandais déjà dans quel coin de la ville se balladait es deux là. Je ne me souvenais pas les avoir vu et ce n'était pas faute de passer du temps chez moi. Je retins une grimace à l'idée de leur "chasse". Sujet au combien sensible chez les adeptes d'Orshin, mais nous n'étions pas là pour ça. J'avais du mal à imaginer que cela puisse être la volonté des architectes qu'une femme se fasse ainsi enlever et molester possiblement par des non-croyants. Mais c'était possible qu'Orshin les ai mis sur la route de ce groupe de Daenars pour arrêter le reste. Je croyais ce que je voulais n'est ce pas ? Mais Aurore et Althéa eurent à peine le temps de commencer à conjecturer que Lucifer, toujours aussi autoritaire, nous envoyer au lit. J'avais pas du tout l'impression d'avoir 5 ans... Mais alors pas du tout !

Que pensez-vous de cette disparition ? Est-ce une première ou est-ce monnaie courante dans la région ? Je croix qu’il est nécessaire d’interroger l’homme qui a sonné l’alerte ; dans un premier temps pour savoir si la description de sa femme correspond à un des my’träns que nous avons aperçus, et ensuite pour en savoir plus sur elle et ses potentiels atouts. Même un Daënar n’enlève pas des femmes sans avoir préalablement pensé un avenir pour elles.
Vous pensez vraiment que des Daënars s’attaqueraient sans se faire repérer à nous ?
Je ne sais pas trop. J'ai entendu des rumeurs en voyageant à travers My'trä mais je n'ai jamais rien vu moi-même. Mais je préfère ne pas imaginer le pire avant de dormir. Ravie de vous avoir rencontrées, à demain. dis-je avec un sourire avant de me lever


Je rejoignais ensuite mon lit rapidement pour me laisser tomber sur l'espèce de matelas trop fin de l'auberge. Bon c'était toujours mieux qu'à la belle étoile et de toute façon après une journée de marche je n'allais pas faire la fine bouche.

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Le lendemain, je me réveillais comme d'habitude avec le chant de Pilm et Pom qui me piaillaient agréablement à la fenêtre. J'adorais le chant des oiseaux et avoir ses propres chanteurs à disposition n'était vraiment pas désagréable. J'eus un sourire satisfait tout en me levant pour me laver le visage et le corps sommairement. Rhabillée, je me recoiffais et remettait mon collier en dent avant d'aller faire la maman une nouvelle fois. Et là... j'avais vraiment encore envie de retrouver sa femme ! Heureusement, il était prêt. Et je n'eus qu'à lui sourire pour qu'il me suive retrouver les autres.

En arrivant en bas je retrouver Lucifer déjà prête. Les autres ne devaient certainement pas tarder puisqu'on les entendaient déjà dans l'auberge. Je jetais un oeil vers l'écurie de l'auberge. Les chevaux n'avaient pas encore été sortis, mais il était tôt. Donc... difficile de savoir. J'attendais que tout le monde soit réunis pour poser la question fatale.  

Bonjour ! J'ai juste une question. J'ai vu que vous aviez des chevaux hier. Je suppose que la garde en a aussi ? Je peux en louer si besoin.
Ca nous permettrez de les retrouver plus vite. Qu'en pensez vous ?



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Althéa Ley Ka'Ori
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Ven 15 Sep - 21:29
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Profession : Guérisseur
My'trän +2 ~ Suhury
La nuit fut brève et dénuée de tout semblant de cohérence ; des rêves de Yamaany sans tête et de daënars aux crocs de bête sauvage s’enchainèrent sans suite logique aucune pour la mener jusqu’à l’aurore. Jusqu’à Aurore, pour être précise, puisque la guérisseuse se permit une intrusion dans la chambre de son amie pour la réveiller à l’aube, non sans avoir constaté que la salle commune ne comportait aucune Mary, Lucifer ou Aurore. Et ma foi, plus tôt elles partiraient, plus tôt l’affaire serait réglée ! C’est dans cette optique qu’elle se permit l’indécence de son irruption.

De plus, elle préférait largement la compagnie d’Aurore à la solitude austère qui régnait dans la taverne. Aussi, elle patienta dans sa chambre alors que la chasseuse se préparait au voyage, faisant la conversation avec plaisir autant qu’ironie quant à leur situation, un paravent sauvegardant sa pudeur.
Lorsqu’Aure fut prête, elles descendirent toutes deux au rez-de-chaussée. Quelques lève-tôt (ou couche-très-tard) se trouvaient là, dont entre autres leurs partenaires de mauvaise fortune et leur épris éperdu.

« Nous nous occuperons de nos chevaux le temps que vous trouviez un moyen de transport. Retrouvons-nous à l’entrée Ouest d’Esarim. »

Elle inclina légèrement la tête en signe de salut et elle se rendit aux écuries, accompagnée de son amie. Leurs chevaux avaient été pansés, nourris et nettoyés. L’étalon d’Althéa renâcla quelque peu lorsqu’il s’agit de sortir de son box, probablement parce que l’idée de faire route aussi tôt l’enchantait aussi peu que sa cavalière, mais ils finirent par se rendre dans la cour, et tracèrent leur chemin vers le lieu de rendez-vous.

Althéa n’interrompit leur course que pour refaire le plein de vivres, car son stock avait été mis à rude épreuve ces derniers jours. Arrivées à la périphérie d’Esarim, la rousse et la brune patientèrent, espérant que les trois autres ne tarderaient guère.

« Dire que l’on pourrait en profiter pour s’échapper de cette mésaventure. Notre honnêteté nous perdra ! A dire vrai, je n’aime pas particulièrement l’idée de me frotter à des Daënars. »

Sans évoquer le fait qu’elle était plus habilitée à soigner qu’altérer leurs éventuels adversaires ; de quoi les faire trembler à n’en point douter ! Elles aperçurent enfin le trio tant attendu s’approcher de leur point de rencontre, et Althéa ne dissimula pas son soulagement. Elle se hissa hâtivement sur le dos de son étalon crème, et l’étonnante cohorte s’engagea sur la route de l’Ouest. Elle décida de surcroît d’aller jusqu’au bout de ses convictions et d’interroger l’endeuillé :

« Monsieur ?  interpela-t-elle sans violence, mais il sursauta malgré tout. Serait-il possible d’avoir une description de votre mie ?

- Oh, ma femme ? Bien sûr, oui… elle est très belle. Et si vulnérable…

- Je voulais dire des traits distinctifs.

- Son sourire ! Il prend d’assaut ses joues tant il est grand, et il fait des ravages même chez le plus insensible de nos boucs !

- Non, vraiment, je parle de traits qui nous permettraient de l’identifier au premier regard, fit-elle, préférant ne pas rebondir sur son curieux lyrisme. La couleur de ses cheveux, sa taille, sa corpulence. Ce que l’on utilise de façon très standard pour décrire une personne recherchée.

- Elle a de très longs cheveux blonds ! Mais elle les attache toujours. Sauf au lit il faut dire… répondit-il avant d’expirer longuement de nostalgie. Ses yeux sont bruns comme la boue en revanche.

- Charmante comparaison,  marmonna-t-elle.

- Mis à part cela, elle est plutôt grande, et je dois l’admettre -mais ne lui répétez pas je vous en conjure !- légèrement en surpoids. Elle était habillée d’une longue robe de voyage couleur safran et d’un capuchon lorsqu’elle m’a quitté. »

Althéa chercha le regard d’Aure, car il lui semblait qu’une my’trän au moins partageait ces attributs avec la femme de l’interrogé. Mais la description demeurait plus que sommaire, et seule une confrontation permettrait de venir à une conclusion raisonnable.
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Aurore Seraphon
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Sam 16 Sep - 18:25
Irys : 314950
Profession : Agriculture/Chasse
My'trän +1
C’était tout. Une conversation sans vraiment en être une, une façon d’apprivoiser les autres sans pour autant apprendre à véritablement les connaître. Comment découvrir une personne en quelques heures à peine, comment espérer cibler un point de vue en si peu de temps. Imaginer le pire avant de dormir, voilà les dernières paroles de la conversation. La rousse avait simplement haussé les épaules, laissant son regard vagabonder sur la silhouette de la garde qui venait de se lever, indiquant qu’il était l’heure de dormir. Un soupir avait franchi les lèvres de la Mÿtranne, qui serait à ne pas en douter, rester encore un peu pour observer, pour prendre en mesure la tendance, l’ambiance du lieu. La jeune femme avait fini par se lever la dernière, laissant les autres rejoindre en avant-première leurs chambres respectives. Un dernier coup d’œil vers le tenancier, un demi-sourire pour le remercier pour les quelques plats et les couchettes disponibles pour la nuit. Aurore avait passé sa main sur la rambarde, avant de monter à son tour les dix-huit marches, deux par deux, histoire de faire travailler un peu ses cuisses. Comme-ci la chevauché de la journée ne l’avait pas suffisamment fatiguée. Une fois en haut, ses pas s’étaient arrêtés quelque peu, ses deux billes vertes avaient scruté la porte de la chambre de son amie, un peu pensive. Que pensait-elle véritablement de tout ça ? Elle. Les daënars représenteraient-ils réellement une menace grandissante pour eux ? C’est le passage d’un autre client qui l’avait fait sursauter, la faisant sortir de ses pensées. Elle avait murmuré un bonsoir, avant de rentrer dans sa propre chambre. Rien de grandiose, un lit, un matelas de plume, une couverture en laine, un tapis et un bureau en piteux état.

- « J’en suis là… », souffla la chasseuse un peu perdue en ouvrant la fenêtre pour attraper les volets en bois afin de les refermer.

Difficile de savoir ce qu’elle voulait réellement dire par là, peut-être pas grand-chose au fond. Vent de regret ou envie de nouvelle aventure, personne hormis elle ne le saurait vraiment. Installée sur son lit de misère, la rousse avait fermé les yeux, réfléchissant à toute cette histoire. Une dernière pensée pour son père et sa mère, puis elle avait finalement sombré dans le sommeil.

~ ~ ~

Un sursaut, le visage en sueur, c’était ainsi qu’Aurore avait émergé de son sommeil. Le souffle court, le visage dans le vague, elle réalisait doucement où elle se trouvait, dans cet auberge et non devant le cadavre de cette femme suspendue à une corde. Un nouveau soupir, elle avait rabattu la couverture contre sa poitrine avant de se laisser tomber dos contre les plumes du matelas. Prenant le temps d’observer le plafond, les toiles et les araignées qui l’animait. Des petits bruits de pas grinçant sur le plancher ne tardèrent pas à lui indiquer qu’elle n’était pas la première éveillée, ainsi c’était-elle levée pour ouvrir la fenêtre, puis les volets afin d’enfiler ses vêtements, réajustant sa dague dans sa botte. Fenêtre ouverte, un bruit de main qui toque contre la porte et Althéa n’avait pas tardé à la rejoindre, pour son plus grand plaisir. Les deux compères avaient échangé quelques banalités, s’inquiétant du sommeil de l’autre, étant visiblement aussi peu enchantés par cette expédition surprise qui ne rentrait pas dans leur projet. Comme souvent Aurore avait haussé les épaules, répondant par cette phrase dont elle ne mesurait pas encore les paroles, tout n’arrivait jamais par hasard. Quelques éclats de rire plus loin, quelques sourires échangés et elles avaient fini par redescendre avisant le groupe déjà sur le départ.

Pas vraiment de bonjour du côté d’Aure qui semblait encore un peu pensive, plus froide vis-à-vis de la troupe qu’elle formait. Entre la garde au caractère changeant, la discrète un peu trop gentille, l’homme à la recherche de sa femme et puis Althéa et elle… Elle avait simplement opiné se forçant à sourire avant de suivre son amie pour récupérer sa monture, opinant une seconde fois vis-à-vis de l’achat de fourniture. Aurore avait acheté de quoi manger, rempli ses différentes gourdes d’eau fraîche, échangé le matériel abîmé qu’elle aurait pu avoir sur elle et surtout acheté deux pommes pour les chevaux. Plus à l’aise auprès de sa jument, celle-ci était sortie plus aisément que l’étalon de sa compère, l’attrait de la pomme aidant certainement. Une fois sur sa jument, Aurore avait suivi silencieuse, une nouvelle fois, avant de répondre à Althéa.

- « L’idée ne m’enchante pas non plus, tu sais… Mais, honnêtement. » Elle fit une pause, révélant ce qui la tracassait plus que la disparition de l’inconnue « Ne penses-tu pas que c’est important de définir s’ils sont une menace ou non ? J’ai l’espoir qu’on se fait des idées… L’inconnu a toujours tendance à effrayer, je crois. »

Aurore l’espérait sincèrement, du plus profond de son être, même si une petite voix n’avait de cesse que de lui souffler la vérité dissimulée, celle que l’ennemi n’est pas toujours aussi invisible que ce que l’on croit. Les trois autres personnes n’avaient pas tardé à refaire leur apparition, interrompant la conservation qui avait commencé à pointer le bout de son nez. Chacun avait sa monture, son équipement, bien que différent des autres, tous semblaient avoir cette petite pointe d’inquiétudes indéfinissables, cette méfiance. Hormis peut-être cette garde ? Qui sait. Soucieuse de confirmer ou infirmer ses doutes, Althéa n’avait pas tardé à mener son interrogatoire, sous le regard un peu incrédule de la rouquine qui avait du mal à retenir des roulements d’yeux aux réponses improbables de l’homme.

- « Beaucoup de femmes se ressemblent » trancha Aure un peu brusquement refusant encore l’idée que les Daënars puissent vraiment enlever des Myträns. « Allons-y, ne perdons pas de temps. Je suis sûre que monsieur rêve de revoir sa femme les cheveux lâchés au lit. » Souffla la jeune femme en cherchant à faire un brin d’humour ou à être piquante vis-à-vis de la description faite par l’homme.

Une fois chacun sur sa monture, le groupe n’avait pas tardé à avancer, Aurore poussant un peu sa monture pour partir au galop afin d’avoir un rythme plus que convenable. Elles étaient deux à connaître le lieu de l’incident –même si le mot incident était à son goût bien trop fort-. Passant devant, la rouquine avait instauré un rythme soutenu, hors de questions à ses yeux de perdre davantage de temps. Une fois sur les lieux, l’inévitable se transforma en réalité. Hormis les traces de passages, un ancien feu de camp, il n’y avait plus personne. Plus de Mytrännes, plus de Daënars, juste un semblant de reste de vie moitié balayé par quelques bourrasques de vent. Naturellement, Aure avait ralenti le rythme de sa jument, jusqu’à la stopper complètement. C’était là, juste là, ils avaient dû partir il y a peu, oui, mais combien de temps ? Descendant lentement de sa jument, la chasseuse déposa un genou à terre, avisant les quelques traces :

- « Ils n’ont pas dû partir il y a longtemps… On peut encore suivre les traces… Ils étaient là, un bon nombre quand même. Visiblement en deux groupes. »

Elle indiqua d’un geste de la main les deux traces différentes, du moins les piétinements encore visibles. D’un côté un groupe avec des montures, de l’autre un groupe à pieds visiblement. C’était ce qu’elles avaient pu voir la vieille également… Restait encore la question du pourquoi et surtout de ce que nous allions faire ? Suivre cette piste qui allait peut-être être fausse ou suivre la piste du trajet de la disparue ?

- « Regardez ! » dit-elle en pointant du doigt un morceau de tissu tout en s’y approchant « On dirait… un capuchon non ? » elle le montra en direction de l’homme qui pâlit presque immédiatement.

- « C’est le sien !! J’en suis certain » dit-il en se précipitant.

Vérité ou volonté de la retrouver à tout prix. Difficile à dire, toujours est-il que notre brave homme serré l’objet avec force entre ses doigts, le frottant sur sa joue avec tristesse et mélancolie… Le temps des sanglots ne tarderait sans doute pas à débarquer.



Aurore s'exprime en #ff9999
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Lucifer Ro'Naoke
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Ven 13 Oct - 21:03
Irys : 29996
Profession : Militaire/Artificière
My'trän +2 ~ Zolios
"Ils n’ont pas dû partir il y a longtemps… On peut encore suivre les traces… Ils étaient là, un bon nombre quand même. Visiblement en deux groupes.", rétorquait la rousse après quelques minutes, ou que dis-je, certainement quelques heures de chevauchement strict, ce qui eut pour effets de me ravir que plus encore, cette escouade de fortune possédait des personnalités bien intéressantes et réfléchit, des personnes très certainement qualifiées dans la traque et le jeu d'énigme qu'était cette affaire, alors quoi, il ne me restait plus qu'à foncer, avec sécurité ?

Il ne nous aura fallut que très peu de temps pour retrouver une fois sur place les quelques traces préalablement repérer par nos informatrices, un capuchon trempant dans la visqueuse boue du bord de l'Ünunuh, de la boulonnerie exportée, des traces de pas obsolètes et troublées par les écoulements d'eau de notre riche terre verdâtre, elles même accompagnées de pas d'animaux très distinctifs. Mais le détail le plus important était bien cette capuche, visiblement très usée et dont la décoloration légèrement pourpre présente sur le col laissée présager une blessure superficielle, localisée à vue de nez et d'après mes minces connaissances sur la partie de l'os occipital du crâne,mais ce n'était qu'une brève expertise car rien ne nous assurait qu'il s'agissait bien de son sang, et l’enchaînement de réactions excessives dont l'homme nous faisait la démonstration ne me rassurait point quant à son réel statut psychologique et la cohérence de ses propos.

L'homme s'affolait, sanglotant de milles larmes sur le sort que pouvait subir sa chère et tendre femme quelque part en Zolios, peut-être torturée, peut-être exploitée, inutile d'en énumérer toutes les possibilités, il était temps. L'information était claire, mais je n'eux l'envie d'en informer mes compères qu'après coup, je n'avais que très peu d'indices quand à l'origine des ravisseurs, et ces boulons enfoncés dans la gadoue me laissait présager le pire. Peut-être prenais-je ça trop à cœur ? Mon histoire familiale en était la cause... Pour moi, ces objets ne sont que la création des Daenars, cette population de fous de la science et de la technologie métallisée, une population dont les inventions dévastatrices n'étaient que vouées à la guerre et au mal. Ainsi, je fis un signe significatif à Mary tout en dirigeant mon index vers le sol, le regard insistant. Il était fort probable que nous aurions besoin de ses talents cachés dans un futur plus que proche, inconscients de ce qui pouvait nous attendre par la suite, n'éloignant aucune possibilités ni aucun scénarios.

"Nous en avons assez vu, allons-y...", disais-je d'une voix autoritaire tout en accompagnant les pas de mon fidèle destrier vers le Nord, en direction de la Crique Blanche, le premier lieu m'étant venu à l'esprit au moment de la déposition faite par l'homme désespéré. Partant largement en avance, je donnais à mon tour le ton pour la suite de l'expédition, la vigilance à son niveau le plus élevé, les yeux à l'affût du moindre mouvement suspect.
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Mary E. Burrowes
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Dim 15 Oct - 11:01
Irys : 538473
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


Heureusement, autant grâce à la présence de Lucifer que surement grâce à la volonté de Möchlog nous avions pu trouver des montures très rapidement à la forteresse. Je n'étais pas particulièrement rassurée vu mon expérience quasi inexistante avec ces bestioles, mais grâce à Orshin, la jument que j'avais louée était particulièrement douce et ce fut même elle qui me rassura avant que nous ayons rejoint Aurore et Althéa aux portes de la forteresse. Si le début du voyage se fit sur le ton de l'interrogatoire comique entre mes compatriotes de la capitale et l'homme qui n'avait certainement pas les idées claires, la suite fut plutôt marquée par le silence de notre troupe.

Un silence qui ne faisait que me confortait au fur et à mesure de la chevauchée sur une chose puisque je n'avais que cela à penser. Punaise que ça faisait mal aux fesses et aux cuisses cette histoire ! Sérieusement, personne ne m'avait prévenu de ça sur les chevaux, et je n'avais encore jamais chevauché pendant aussi longtemps. Cela faisait au moins rire la jument qui me trimbalait, elle d'excellente humeur et loin des craintes sur les autres hommes qui trottaient malgré tout dans nos cerveaux à tous.

Enfin arrivés au lieu indiqué par les deux voyageuse, je coupais mon don rapidement pour m'économiser. Je savais que quoique nous trouvions les émotions de chacun seraient relativement violentes et la suite prouva que j'avais raison. Je n'étais pas descendu de cheval sous peine de ne plus pouvoir y remonter si je soulageais mes cuisses trop longtemps. Pourtant, même d'ici je pouvais voir les traces laissés par le groupe. Les geôliers surement ceux à cheval avaient dû planter une tente pour la nuit, laissant sans doute leur prisonnier dehors pour la nuit encore fraîche en cette saison. Les traces indiquaient que les pauvres diables s'étaient surement serrés les uns contre les autres pour se tenir chaud durant la nuit. Mais ce fut la découverte d'Aurore qui provoqua la plus grosse émotion. Est-ce que la femme de l'homme avait fait exprès e le laisser tomber après avoir croiser les deux jeunes femmes la veille ? C'était en tout cas, ce que je supposais.

Ne vous inquiétez pas. Si le groupe était là, ils vont se soutenir, nous ne somme pas loin derrière, vous devriez remonter à cheval... soufflai-je avec douceur au malheureux qui releva des yeux plein d'espoir vers moi.
Oui... oui tout de suite. Nous allons la retrouver n'est -ce pas?
"Nous en avons assez vu, allons-y."

J'étais assez soulagée que la voix impérieuse de Lucifer m'évite de devoir répondre à l'homme désespéré. Je n'avais aucune envie de renouveler ma promesse de retrouver la pauvre kidnappée, parce que je ne voulais pas qu'il garde ce souvenir de moi. Il l'oublierait elle, mais pas ma promesse dans le pire des cas. Nous nous remettions donc en route un peu plus lentement vers le Nord, suivant les traces que nous retrouvions sporadiquement. La garde d'Esarim imposait un rythme un peu plus lent, mais je pouvais sentir qu'elle était de plus en plus tendue à force que nous nous rapprochions du groupe. Tout le monde avec une appréhension grandissante en réalité.

Melly il y a un groupe qui travers la rivière avec des grands animaux comme t'as super loin.m'interpella Pilm au bout d'encore au moins deux heures de chevauchée.
On se rapproche. Apparemment on peut les voir de là bas. indiquai-je en montrant Pilm et Pom du doigt qui n'était que des points dans le ciel en réalité. Ils sont en train de leur faire traverser le fleuve.

Instinctivement, j'étais prête à accélérer un peu notre allure dès que les autres en feraient autant. Espèrant secrètement que mon information n'allait pas lancer une espèce de frénésie dangereuse. les oiseaux ne m'avaient signaler aucun danger immédiat, mais il n'était pas évident que les ravisseurs aient choisi la méthode la plus saine pour garantir la sécurité de leurs proie en traversant hors des ponts de la rivière. Mais le pauvre homme fut plus rapide que moi.

Quoi !? Non mais elle va se noyer, il faut absolument les en empêcher ! Ils vont me la noyer ! Ou pire avec des vêtements mouillés sur son corps qu'est ce qu'ils vont lui faire !? s'alarma-t-il paniqué.



Avatar et signature © GUWEIZ

Couleur de Mary: #33ccff
Couleur de Auke : #ff9933, Couleur de Pom: #33ccdd, Couleur de Pilm: #3399ff
Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.

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Althéa Ley Ka'Ori
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Lun 16 Oct - 21:53
Irys : 229964
Profession : Guérisseur
My'trän +2 ~ Suhury
La scène pathétique ne l’apitoya guère. Droite sur son cheval, Althéa observa l’homme en détresse d’un œil distrait, quasiment absent. Son esprit voguait à quelques lieues de leur emplacement. Elle songeait à leurs ennemis maintenant déclarés, en route vers une destination dont elles ignoraient autant la finalité que l’identité. Elle déplora la piètre allure de leur équipe à côté de ces Daënars aux intentions douteuses. Elles avaient probablement mésestimé la difficulté de l’enquête, ainsi que les risques d’une confrontation directe. Elles ne s’étaient équipées qu’en montures, ce qui favorisait leur rapidité, mais qu’en était-il de leur efficacité une fois le combat engagé ? A quoi bon se hâter, si le chemin menait à leur propre mort ? N’auraient-elles pas gagné à emmener quelques armes supplémentaires ?

Ne regrette pas ce choix : tu as un cheval pour fuir si la situation devient trop périlleuse, commenta-t-elle pour elle-même. Quelle utilité aurais-tu trouvé à une épée ? Les quatre femmes mirent leur monture en marche, l’homme se retenant de façon évidente de lancer son destrier au galop. Elle craignit l’espace d’un instant qu’il se précipite à la suite de sa dulcinée sans crier gare, mettant de côté toute velléité de discrétion.

Après avoir chevauché sur une certaine distance, Mary annonça leur proximité, et l’adepte de Möchlog se renfrogna quelque peu. Elle avait espéré, assez lâchement il faut l’admettre, qu’elles ne parviendraient à rattraper le groupe. Cela aurait résolu bien des ennuis.
Ce fut donc avec une certaine acrimonie qu’elle déclara :

« La magie d’Orshin n’est donc pas aussi superflue qu’elle n’y paraît. »

Il était difficile de deviner si sa réplique s’était voulue vexante. La guérisseuse fixait droit devant elle, et une certaine appréhension rendait son visage maussade sous l’ombre des arbres. Au fur et à mesure qu’ils s’approchaient du groupe d’antagonistes, ses sourcils se froncèrent d’anxiété jusqu’à ce qu’elle en plisse ses yeux noisette. Si Mary prit ombrage, elle ne s’en rendit pas compte.
Bientôt, la petite troupe dut marquer un arrêt, car des voix se faisaient entendre plus en avant.

« Avons-nous une ligne de conduite ? Nous les abordons courtoisement, nous les attaquons instantanément ou nous les suivons discrètement ? proposa-t-elle, puisque seules ces trois options lui semblèrent viables. »

Althéa n’avait aucune compétence guerrière alors, seulement ses dons de soin et ses boucliers lorsque l’urgence de la situation le requerrait. Elle ne doutait pas des talents de chasseresse d’Aurore, mais ne s’était jamais préoccupée de savoir si elle abattait avec autant de brio des cibles humaines. Quant à leurs deux partenaires de mésaventure, elle ignorait tout d’elles. Mais l’on pouvait espérer qu’une garde avait un certain potentiel militaire pour le moins.

Alors qu’elle faisait une tentative de stratagème avec le groupe, l’homme épris était descendu de son cheval pour s’approcher des fourrées qui bordaient le fleuve. De là, il sembla reconnaître sa femme qui traversait le fleuve puisqu’il hâta le pas comme pour la rejoindre, les yeux brillant de vaillance et d’émerveillement. Une sueur froide d’effroi parcourut l’échine d’Althéa lorsqu’elle prit conscience de leur inattention, et ce fut en écarquillant des yeux qu’elle le désigna du doigt en sifflant un :

« Rattrapez-le ! »
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