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Chroniques d'Irydaë
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 Mais comment s'est-on retrouvé dans cette galère? [PV : Lucifer Ro'Naoke]

Mary E. Burrowes
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Ven 5 Mai - 6:30
Irys : 306009
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


Thought I fought with my fair-minded heart I am weak and torn apart I feel the magic running through my veins


Livraison express à Esarim. Bah pour le coup ca ne me changeait pas vraiment de mes trajets habituels ça ! Mais au moins je ne risquais pas de trainer sur le chemin du retour. Je connaissais très bien la forteresse de Zolios. Joli rubis au pied des montagnes. J'aimais en partir le soir, juste un peu avant le coucher du soleil derrière les pics rocheux qui séparaient la forteresse du Kharaal Ghazar pour voir, l'astre rouge illuminé les hautes tours de verres, se reflétant un peu partout sur la plaine verte et les collines environnantes. Le spectacle était alors à couper le souffle. Les reflets rouge, orangers se décliné sur la prairie comme autant de pierre précieuse immense à nos pieds. Un instant éphémère qui revenait chaque jour donné par les architectes.

Mais cette fois... je n'avais pas le temps. Je voulais rentrer rapidement à Darga, reprendre un entrainement que j'avais commencé pour améliorer le don offert par Orshin. Il m'était apparu depuis ma rencontre avec Adramus que je pouvais faire mieux. Moi aussi, je devais pouvoir me défendre toute seule dans la plaine. Alors j'avais commencé à m'exercer. Communiquer avec les animaux n'avait jamais vraiment été un problème, mais leur donner des ordres n'était pas tout à fait dans ma nature. Et c'était bien à cela que je pensais tout en marchant en vue de la forteresse. J'avais bien essayé de trouver quelques cobayes durant mon périple, mais ces entrainements me prenaient trop d'énergie pour pouvoir les faire en même temps qu'une livraison. Ou alors il aurait fallu que j'essaye en me servant d'une magilithes... ce n'était ni une idée qui me plaisait, et encore moins une idée abordable pour ma bourse.

La route devint un peu plus dur sous mes pieds, à l'approche de la ville, le passage plus fréquent, plus régulier des voyageur avait tassé le terrain de Zolios au cours des siècles précédent. Je réfléchissais déjà à comment trouver mon destinateur quand soudain un homme m'attrapa par le bras si fort et si brutalement que je manquais de m'effondrer par terre.

Carrie ! Tu n'es pas ...
Carrie ?
Vous... vous n'êtes pas Carrie. Vous n'avez croisé personne... n'est-ce pas? C'est ma femme, elle devait avoir un chargement lourd, elle vient de la même direction que vous. Je devais la retrouver en ville. Il faut que vous ayez vu ma femme ! s'énerva l'homme désespéré en me secouant comme un prunier.
Aieuh ! Vous me faites mal là ! Je n'ai vu personne. ARRÊTEZ !

Apparemment cette fois j'avais crié assez fort pour qu'il m'entende malgré son désarroi. Je massais mon bras qu'il avait lâché, alors qu'il baissait la tête désolé de s'être laissé emporter. J'avais déjà vu des gens perdre quelqu'un de vu. Mais dans un état de panique pareille jamais. Laissant Orshin me guider, je me concentrais quelques secondes sur ce pauvre bougre avant de couper immédiatement ma magie. Son inquiétude et sa tristesse envers l'âme qu'il aimait m'avait frappé comme un coup de poing. Me renvoyant à mes propres angoisses. Je secouai la tête comme pour me sortir cette idée de l'esprit. Seule sa femme avait disparue. Pas Adramus ! Malgré tous les bruits qui courraient en ce moment à la capitale, le guerrier d'Asmigal allait bien. C'était certain !

Et après tout, les sentiments si vif du mari, m'incitait à espérer que la disparue n'était pas en si mauvaise posture. Si elle était vraiment morte, son souvenir floue serait tout ce qu'il aurait à pleurer par la décision des architectes. C'était un espoir qu'il fallait garder.

Écoutez... commençai-je avec douceur. Je ne sais pas depuis quand... votre épouse est disparue. Mais si par la grâce de Süns, son souvenir est si présent, elle est encore parmi nous. Vous avez prévenu la garde de la ville ?
Non je... je ne peux pas les déranger parce qu'elle s'est perdue.
Je suis sûr que si... Venez je vous emmène.

Prenant comme j'en avais l'habitude la main de l'homme, je le guidai avec moi. Il n'y avait pas de geste plus doux pour obliger quelqu'un à aller où vous aviez décidé d'aller que celui-là. Et c'était aussi un geste rassurant qui je l'espérai, l'aiderait à se calmer avant d'arriver devant les gardes, pour expliquer clairement la situation. Au pire... peut-être que je pourrai le rendre plus calme. Et bêtement, je cachais mon sourire face à la situation, mais j'étais contente de me dire que mon don allait pouvoir aider un de mes semblables autant que les créatures d'Orshin autour de moi.

Il ne nous fallut pas plus d’une vingtaine de minutes pour trouver un avant-poste de la garde à l’entrée de la ville. L’homme qui m’avait bousculé, hésita un instant à me suivre à l’intérieur avec cette peur de déranger. Mais je sentais bien que la peur de ce qui était arrivé à sa femme était bien plus forte que cela. Tirant avec douceur sur son bras, je l’attirais à l’intérieur pendant que Pilm et Pom entraient derrière nous, comme deux curieux qui voudraient savoir ce qui se passaient alors qu’ils n’avaient pas lever une aile quand j’avais failli faire tomber des fruits.

Ils se posèrent comme si ils étaient chez eux, sur le bureau de la jeune femme qui semblaient être là pour monter la garde. Je lâchais subitement la main de mon nouvel ami pour attraper les deux oiseaux par les pattes et les jeter vers l’extérieur dans une cacophonie de piaillements indignés de leur part. Je me fendis alors d’un sourire d’excuse gênée pour la guerrière.

Hrm… je… désolée. Pour les oiseaux… Euh… je… Nous venons ici pour signaler la disparition de quelqu’un … la femme de monsieur. balbutiai-je en passant une main sur ma nuque. Je finis par donner un coup de coude à l’attention du paysan qui fondit alors inexplicablement en larmes.
Ah euh…. Oui ma femme a disparue… Elle devait venir à Esarim pour… livrer le lait de notre production, ici. Elle… elle est étourdie mais elle a l’habitude de faire le trajet. Elle le connait bien je vous le promets... Par Süns, il a dû lui arriver quelque chose ! Elle aurait déjà dû rentrer chez nous il y a deux jours. J’ai passé la journée à la chercher ici, mais personne ne la vue ! Je vous en supplie !!!

J’ouvrai des yeux ronds de surprise en voyant cet homme en sanglot s’agenouiller devant la guerrière. Je relevai mon regard vers la femme en arme comme si ‘attendais qu’elle ait une bonne idée pour le calmer. Parce que là, moi j’étais dépassé. Ce n’était pas les femmes qui devaient éclater en sanglot normalement ?



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Couleur de Pom: #33ccdd, Couleur de Pilm: #3399ff

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Lucifer Ro'Naoke
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Dim 7 Mai - 16:16
Irys : 14999
Profession : Militaire/Artificière
My'trän +2 ~ Zolios
"Clap, clap, clap...", tel était le bruit provoqué par le claquement de mes bottes de cuir renforcé en ce doux début de soirée, tout en marchant dans ce long et sinueux couloir de pierres formé, apparaissant ainsi comme un interminable labyrinthe minéral, un labyrinthe dont la sortie ne sourie qu'aux plus offrants, aux plus riches, mais aussi aux plus forts, au plus courageux, à ceux qui le mérite, en bref.

Ainsi, je faisais défiler ma petite ombre le long de cet imposant mur, défilant tel un spectre, et c'est alors qu'un véritable spectacle de marionnettes s'offrit à moi, un spectacle fait d'ombres et de reliefs en tous genres, un spectacle bien entendu éphémère dont l'issue, la chute clôturant son ballet, ne pouvait être connue directement, si ce n'est par l'arrivée d'un événement incertain et non désirable lui faisant offense, un problème.

Je continuais donc de marcher en ce sens, alignant pas après pas, l'entrée de la ville, un endroit que je côtoyais étant enfant, un important lieu de souvenirs et de douleurs, où bon nombre de soldats en ont foulé le sol de leurs imposantes carrures, la terre humide et granuleuse de pierres fragmentées, cette terre tassée par les années de va et vient du commerce et de la garde militaire, ma destination.

Cent pas venaient de passer, une durée de temps dont je ne saurais en donner la valeur ni le sens, à présent, je me trouvais dehors, à l'extérieur du bâtiment principal où je siège habituellement, le vent frappant sur mon pâle visage de porcelaine formé et soulevant mes flamboyants cheveux orangés, l'air de rien.

Il n'était point habituel que je sorte ainsi, m'exposant à la vue de tous, et diminuant drastiquement la proximité des autres militaires avec mon être, ces militaires peu fréquentables dont la vision de la femme semble complètement biaisé et insuffisante, ou à contrario, de ceux dont l'extrême gentillesse en fait des proies faciles à qui voudrait leur faire du mal, cette gentillesse qui finira par les perdre, comme mes parents et beaucoup d'autres avant eux, faibles d'esprits.

"Pfff...", soufflais-je alors de tous mes poumons, avant de reprendre ma marche féminine en direction de l'avant-poste de la garde, le lieu où je devais effectuer mon remplacement d'un soir, la direction d'un poste de gestion des nouveaux arrivants au sein d'Esarim, un poste de mouvement où la mission est Reine de mes déplacements, quelque chose dont je déteste t'en en réaliser la tâche, mais bon, je n'avais pas le choix.

Le ciel était relativement dégagé, ainsi, je pouvais contempler une dernière fois les étoiles décorant le ciel coloré d'un azur virant au gris, ce qui créait un tapis d'astres éclatants de luminosités, signe que la nuit n'allait pas tarder à tomber, signe que je devais me dépêcher, signe de la présence des Architectes ce soir, pensais-je...

M'y voici, bâtiment des avants-gardes de Esarim, une garde était déjà présente et visiblement prête à partir, ils étaient deux, en rang d'oignons, attendant ma reprise de la garde pour pouvoir vaguer à leurs occupations.

"Hey Lucifer ! Te voici ! On t'attendait.", disait-l'un d'un ton amusé, et visiblement hâtif de décamper de son poste attitré, indigne qu'il est.

Le regard hautain et négligé, j'avançais alors en leur direction, le pas léger, ainsi que les mains délicatement placées dans mes poches de manteau, sifflotant à vive poussées d'air afin d'exprimer le désintéressement dont son commentaire faisait l'objet. A mes yeux, il n'était qu'un militaire lambda comme j'en croise tous les quatre matins. C'est pour cela qu'une fois arrivé à sa portée, je fis mine de lever la tête en sa direction, acquittant la prise de relais de la garde de l'avant poste, ceux à quoi il répondit par un large sourire niais, pensant avoir créer une quelconque relation amicale avec moi.

Quelques minutes après avoir prit mes fonctions en main, la porte claqua d'un strident sons raisonnant, accompagné de messes basses à l'intérieur desquelles je semblais déceler un semblant de pleures de tristesse, quelqu'un allait mal, et je devais m'en charger, c'était mon devoir.

Ainsi, je quittais définitivement l'étroite salle de repos adjacente à l'accueil du bâtiment, pour me diriger d'un pas décidé vers mon bureau, là où devais m'attendre une ribambelle d'hommes et de femmes prêt à se plaindre de la moindre parcelle de terrain grappillée par leurs voisins, la moindre meule de foin disparut, ma routine et la justice que je me dois de faire respecter.

Il était presque sept heure, et je venais de prendre ma garde, les fesses dorénavant posées sur mon fauteuil de bois précieux peu confortable, j'épluchais avec un grand intérêt les dossiers préalablement composés, et soigneusement posés sur ma sombre table noircit par les années d'utilisation, noircit par l'encre ayant était versé par mes prédécesseurs, mes parents et mes collègues. Le nez plongé dans les dossiers, je remarquais vite qu'un manque de luminosité se faisait sentir, les yeux crispés et troublés par la nuit vagabonde arrivant, je décidais d'allumer la chandelle se trouvant posée sur mon bureau. Elle était très belle et relativement grande, de son pied de minéraux sculpté ressortait trois branches indépendantes qui prônaient chacune d'elles une bougie blanchâtre, éteinte. Ainsi, je fis appel aux dons de Suns afin de m'aider dans ma tache, drôle de tache me direz-vous, mais je ne devais dévier de mon objectif du soir, et la moindre minute perdue à frotter deux pierres les unes aux autres afin d'y faire naître une étincelle était point ma priorité. C'est ainsi qu'en un claquement de doigt de mes habiles mains, et quelques secondes de concentration, je fis apparaître une mèche de feu sur mon index droit, brûlante et à la fois superbe. Je la posais alors délicatement sur les mèches d'alcool imbibé de la chandelle, et la fît disparaître de la même façon une fois les bougies allumées.

Une fois ma tache achevée, je me levais d'une impulsion vive de mes deux mains sur le siège alors, me dirigeant cette fois-ci vers le tamisier à infusion, cet objet similaire à un gros morceau de bois accompagné de son bâton massif, celui que j'utilisais en cas de petite soif et de déshydratation, usant alors de délicieuses plantes afin de faire ressortir des goûts oubliés, perdus dans l'immensité que sont les possibilités de notre monde.

"Cui... Ahhh... Hihihi... Hannnn...", entendais-je alors de mes fines oreilles, ce qui eu pour effet immédiat de me faire me retourner, renversant alors quelques gouttes de mon breuvage achevé et présent dans ma choppe de pierre, sur le sol dallé de pierres brunes.

"Hrm… je… désolée. Pour les oiseaux… Euh… je… Nous venons ici pour signaler la disparition de quelqu’un … la femme de monsieur.", enchaîna la femme présente devant moi, signe de sa gène quant au chahut provoqué par ses poulets miniaturisés.

A ces mots, c'est l'homme qui reprit la parole, en sanglot, s’agenouillant de toute sa volonté devant moi, et ne me laissant point le répit de m'asseoir à nouveau, ainsi que m’empêchant de déguster mon délicieux thé verdâtre infusé aux plantes de ma contrée, Esarim.

"Ah euh…. Oui ma femme a disparue… Elle devait venir à Esarim pour… livrer le lait de notre production, ici. Elle… elle est étourdie mais elle a l’habitude de faire le trajet. Elle le connait bien je vous le promets... Par Süns, il a dû lui arriver quelque chose ! Elle aurait déjà dû rentrer chez nous il y a deux jours. J’ai passé la journée à la chercher ici, mais personne ne la vue ! Je vous en supplie !!!"

Après avoir prit soin d'écouter son discours en son intégralité, je pris soin de m'asseoir à nouveau, en profitant de l'occasion pour déguster quelques gorgées de mon thé, et le reposant d'une main assurée sur la pile de dossiers inachevés qui était la mienne.

"Bien... Tout d'abord, arrêtez vos pleurnicheries abondantes et veuillez vous asseoir.", disais-je alors d'un voix calme, affichant alors un visage fermé des plus repoussant, ce à quoi l'homme n'y opposa aucune contestation et s’exécuta.

"Bien, nous y voilà. A présent, veuillez remplir ce parchemin en expliquant bien votre problème... Vous savez, celui dont vous m'avez tant bien compté le déroulement il y a de cela quelques secondes", enchaînais-je alors d'une voix enjouée.

L'homme s’exécutait alors vivement. En même temps, il n'avait pas tellement le choix, et puis, il était désespéré le pauvre.

Ainsi, je lui tendis la plume noire d'encre imbibée qui se trouvait sur mon bureau, poussant également de ma main gauche alors l'encrier y étant rattaché, le tout dans sa direction. Après avoir grignoté la presque totalité de ses ongles du au stress, il se raisonna au commencement de la rédaction des faits évoqués précédemment, et ceci, avec une détermination des plus notable, je dois l'avouer.

Pendant ce temps, je ne pus quitter du regard cette attirante et petit bout de femme qui l'accompagnait, cette même femme qui, même sous ses airs angéliques et innocents, semblait cacher bien des choses, des crimes, des objets de valeurs, ou pourquoi pas une histoire atypique, pensais-je sur le moment.

Une fois le manuscrit bien remplit, je l'arrachai de la vue de l'homme de ma main droite rapidement, puis y plongea le nez de plus belle, tout en y adoptant un intérêt toujours très important, c'est bien normal.

"Hummm... Vous n'avez pas précisé, d'où venez-vous cher Monsieur ?", disais-je alors interrogée.

"De Losos Madame ! De Losos ! Nous avons une petite ferme dans les campagnes avoisinantes, une modeste ferme dont la principale activité se résume à la production d'un lait de très bonne qualité, en toute modestie...", rétorquait-il alors, cette fois-ci en adoptant un ton plus assuré qu'à sa première intervention.

"Bien, bien, bien... Dans ce cas, je propose que nous concentrions nos recherches du côté de l'Ununuh, votre femme y a forcément foulée les pieds afin de traverser de l'autre côté de la baie, et il n'est pas rare de s'y noyer en temps de pleine lune, vous savez, toutes ces superstitions avec l'Architecte Orshin, et ses soit disant créations à l'apparence d’immondices, Ouh, terribles inventions de l'homme !", disais-je alors d'un ton ironique, tout en me dirigeant vers la porte d'entrée.

"Et vous mademoiselle, que comptez-vous faire à présent ?", disais-je d'une voix moqueuse, le sourire aux lèvres, dans l'optique de l'obliger  à venir avec nous, afin que je puisse que mieux la connaitre, et alors, y déceler le moindre de ses secrets.
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Mary E. Burrowes
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Dim 14 Mai - 9:01
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Bien... Tout d'abord, arrêtez vos pleurnicheries abondantes et veuillez vous asseoir.

La surprise et le soulagement m'envahir quand j'entendis la réponse de la jeune femme. Juste... whaouh... en fait, car je n'aurais jamais osé avoir une réponse aussi froide et catégorique. Mais le sérieux et le ton déterminé de la soldat firent le reste pour calmer l'homme que j'avais amené. Comme un automate, je le vis prendre place face à elle. Hésitant d'abord, puis englouti par la peur, il se décida enfin à coucher sur le papier l'histoire de son épouse disparue. Je soupirai un peu soulagée en silence avant de remarquer les deux yeux braqués sur moi. Inquisiteurs, presque accusateurs. Je sentais le regard me détaillé comme si elle avait voulu m’interroger par la suite.

Je relevai la tête vers elle avec un sourire aimable. Rien qu'elle aurait pu prendre avec de mauvaises attentions. Je n'avais pas envie de finir ma nuit en cage. Et j'avais toujours mon message à déposer moi ! Je me redressai en même temps que l'homme finissait son écriture. Non mais c'était que j'allais peut-être y aller ? Je n'allais pas l'aider à aller chercher sa femme avec toute la milice si ?

Hummm... Vous n'avez pas précisé, d'où venez-vous cher Monsieur ?
De Losos Madame ! De Losos ! Nous avons une petite ferme dans les campagnes avoisinantes, une modeste ferme dont la principale activité se résume à la production d'un lait de très bonne qualité, en toute modestie...
Bien, bien, bien... Dans ce cas, je propose que nous concentrions nos recherches du côté de l'Unench, votre femme y a forcément foulée les pieds afin de traverser de l'autre côté de la baie, et il n'est pas rare de s'y noyer en temps de pleine lune, vous savez, toutes ces superstitions avec l'Architecte Orshin, et ses soit disant créations à l'apparence d’immondices, Ouh, terribles inventions de l'homme !


J'aimais bien Losos, je n'avais fait qu'y passait pour rejoindre la ville d'Aseoru par la route, mais c'était un village très agréable, tellement colorés et le marché était juste magnifique avec les feux d'artifice de toutes compositions. Mais en réalité ce n'était pas la réponse de l'homme qui avait retenu mon attention. Non en fait, je me fichais même un peu d'où il venait. Avec pourtant, toute l'empathie que je pouvais éprouver pour sa recherche.
Par contre, elle avait dit créatures d'Orshin ?  Là, je voulais venir voir avec elle de quoi il retournait, ma curiosité était clairement piqué au vif ! Une petite partie de moi sautillait d'impatience dans ma tête. J'veux voir ! J'veux voir J'veux voir ! et pour le coup je lui aurais bien demandé d'où exactement émanait ces rumeurs, après tout le fleuve traversait tout Zolios du Nord au Sud, alors ça faisait une grande surface à couvrir ! Par contre la route qui relier Losos à Esarim n'avait qu'un seul pont pour traverser le cours d'eau. A moins qu'on ne passe par un des guets plus rapides mais plus dangereux auquels la jeune femme faisait probablement référence. Pendant que je réfléchissais à ma découverte avenir elle se tourna vers moi avec un sourire et une voix qui me cherchait clairement. Ok... elle m'avait pas à la bonne apparemment.

Et vous mademoiselle, que comptez-vous faire à présent ?
Et bien... euh je ... Les yeux suppliants de mon nouvel ami me rattrapèrent avec une vitesse effrayante.. non mais c'était une blague ou quoi ? Je peux... éventuellement venir avec vous. Par contre, s'il faut refaire la route jusqu'à l'Unench d'ici, il faut environ trois jours de marche à pied. J'ai d'abord un message à déposer en ville si vous le permettez et nous pourrions partir demain matin à l'aube ?

Les mots étaient sortis de ma bouche bien malgré moi. De quoi exactement étais-je en train de me méler c'était plutôt difficile à dire mais tant pis. La culpabilité aurait été beaucoup trop présente dans mon esprit autrement. Et puis peut être qu'après tout, j'allais voir ces créatures tout en retrouvant la jeune femme disparue. Ca ferait d'une pierre deux coups ! Et j'aurais même du lait à rapporter à Darga pour craner un peu !

Est ce que vous auriez... une auberge pas chère à me conseiller ? Je peux garder un oeil sur monsieur si vous voulez, dès que j'ai déposer le message, c'est pour un vitrier dont la boutique s'appelle "Au verre transparent." expliquai-je avec un sourire.
Oh je n'ai pas besoin ...
Si monsieur ! Vous aussi vous avez besoin de dormir pour marcher demain. Alors vous venez avec moi. tentai-je d'une voix plus ferme que d'habitude. Et quelque part, il fallait espérer que la soldat ne pense pas que j'essayai de limiter, malgré l'efficacité de sa technique.



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