Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Khurmag
Page 1 sur 1


 Que le spectacle commence !

Alice Tan'Odrin
avatar
Sam 13 Mai - 16:38
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
My'trän +2 ~ Suhury
Alice escalada l’une des nombreuses échelles posées sur le mur en bois qui protégeait le village. Arrivée sur le chemin de ronde plutôt rudimentaire, elle n’eut aucun mal à regarder l’horizon car elle faisait bien une tête de plus que la plupart des autres spectateurs. Les enfants avaient commencés à s’agiter quelques minutes plus tôt créant un début de confusion sur la place du village. Curieuse, elle les avait suivit alors qu’ils s’étaient tous précipités vers la porte principale. Et maintenant qu’elle était perchée avec eux, elle pouvait voir ce qui les avait interpellés.

Des fleurs de lumière multicolores explosaient dans le ciel et retombaient en paillettes d’or sur la plaine. La lumière du soleil, encore faible à cette période de l’année, en était complètement eclipsée. Alice se surpris à faire “Ooooh” en coeur avec les autres enfants à chaque fois que les étoiles colorées prenaient vie. Entre deux explosion, un petit point noir sur le chemin qui menait au village attira son attention. Mais la lumière était trop vive et la chose trop lointaine pour qu’elle puisse comprendre ce que c’était.

“Alice, tu viens ? Mieux vaut rentrer tôt si tu veux pouvoir assister à la représentation ce soir.”

La jolie blonde abandonna le spectacle pour baisser ses yeux vers le bas du mur. Cavrin lui souriait d’un air moqueur qui fit s’agiter les papillons de son estomac. Les fleurs de feu donnaient à ses cheveux bruns des teintes d’or. Ses yeux verts vert comme le printemps de Khurmag la fixaient avec malice. “Vert comme le printemps de Khurmag”. Depuis quand faisait-elle de la mauvaise poésie ? Elle soupira. Le jeune homme la troublait beaucoup. Il avait beau être la “grande crevette” que sa mère décrivait, il n’en avait pas moins développé une musculature discrète à force de travailler dans les champs. Et il l’a faisait rire. Des fois, elle ne savait même pas pourquoi. Sans parler de son air perdu quand il rencontrait un problème et qu’il grattait frénétiquement sa barbe. Il agita la main avec impatience dans la direction de la jeune fille.

“-Tu vas bouger tes fesses oui ?

-J’arrive tout de suite !”

*Il faut vraiment que j'arrête d’oublier le monde qui m’entoure moi…*

Depuis que Cassie avait disparue, elle devait redoubler d’effort pour se sortir de ces transes bizarres dans lesquels elle tombait parfois. Alice refusa de penser plus longtemps à sa compagne disparue et descendit l’échelle à toute vitesse. Elle rattrappa ensuite Cavrin déjà occupé à chargé les caisses vide dans la charrette. Aujourd’hui avait été une bonne journée. Ils avaient réussi à vendre tous les légumes qu’ils avaient apporté. Alice saisit une des caisse vide et la posa sur les planches du véhicule.

“Dis-moi Cavrin, sais-tu ce que sont ces fleurs de feu dans le ciel ?”

Il éclata de rire et elle se crispa sur sa caisse. Elle avait dit quelque chose qu’il ne fallait pas ?

“Tu n’en avais jamais vu avant ? C’est une illusion. Plus exactement une de celle de Maître Arzu, l'illusionniste itinérant. Tu ne l’as pas vu sur le chemin avec son chariot ?

-Maintenant que tu le dis j’ai crut voir quelque chose oui. Mais il doit être sacrément puissant pour produire une illusion de cette taille !

-Oh oui ça c’est sûr. Mais tu verras ça ce soir. Il devrait donner une représentation comme à son habitude. On a juste le temps de faire l’aller retour à la ferme.”

Mais Alice ne l’écoutait plus. Ses yeux s’étaient de nouveau perdu dans le ciel dont les nuages se teintaient tanto de rouge ou de bleu au fil des explosions de paillettes. Le village connaissaient de nombreux étrangers car il était à un croisement de chemins mais c’était la première fois que la jeune fille rencontrerait un vrai illusionniste. Pourtant, cela faisait plus d’une fois qu’elle passait par Khurmag. Certaines personnes lui avaient dit que tout n’était qu’illusions dans ce pays mais Alice en doutait. Ou en tout cas, elle n’avait jamais rien remarqué. Dans tous les cas, sa curiosité était sacrément piquée.

“Aller Alice, tu vas pas restée plantée là toute la soirée, si ?”

Elle s’ébroua et aida le jeune homme à finir de charger la charrette. Puis il attrapa les deux poignées à l’avant de celle-ci et commença à tirer leur fardeau en direction de la ferme. C’était hélas, dans la direction opposée de la venue de l’illusionniste. Cependant, ils allèrent bien plus vite qu’à l’aller car le marché leur avait permis d'énormément s’alléger.

Jamais une charrette ne fut si vite déchargée. Alice s’autorisa même à s’accélérer légèrement grâce à Möchlog tellement elle était excitée. Ce qu’elle regretta ensuite car l’exercice lui donna si faim qu’elle perdit ses précieuses minutes gagnées à dévorer son repas. Cavrin et sa mère s’étaient d’ailleurs bien moqué d’elle.

“Tu sais qu’on utilise la magie de Khugastaa tous les jours aussi ?

-Ha ? Vraiment ?”

Alice les avait regardé avec étonnement. Elle n’avait rien remarqué depuis qu’elle était arrivée chez eux il y avait de ça deux semaines.

-Ba oui. Comment crois-tu que nos légumes se vendent si bien au marché ?

-Ba, parce-qu’ils ont l’air très bon ?”

Pour elle, la réponse tombait sous le sens mais visiblement -Cavrin était visiblement en train de s’étouffer tellement il riait- quelque chose lui avait échappé.

“-Oui ils en ont l’air. Mais ce n’est pas la réalité. ce n’est qu’une illusion créée par nos soin.

-Hein ? Quoi ?

-Tu n’as jamais trouvé ça bizarre qu’ils deviennent brusquement magnifiques une fois cueillis ?

-Heu… C’est pas comme ça que ça marche un légume ?”

Bon ok, là elle même elle sentait qu’elle avait dit quelque chose de stupide. mais il fallait la comprendre : elle n’avait jamais rien vu pousser de sa vie. Toute son enfance la nourriture était arrivée directement dans son assiette. Ce n’avait été qu’en rencontrant Lenora quelques mois plus tôt qu’elle s’était rendue compte que ladite nourriture venait de quelques part. Ca l’avait d’ailleurs tellement enchanté comme découverte qu’elle avait décidé de comprendre toute la chaîne et avait cherché un endroit ou rester pour comprendre le processus. Cavrin et sa mère avait gracieusement accepté, content d’avoir un médecin sous le bras en cas de pépin. Ainsi qu’une paire de bras de plus même si au début elle avait fait plus de dégâts qu’autre-chose.

A présent, Alice marchait de nouveau dans le village en compagnie de Cavrin. Sa mère était restée à la ferme. Des illusionnistes comme Maître Arzu elle avait avait connu plein ! Avait-elle dit. Tout le monde était de sortie pour l’occasion, y compris les habitants des fermes voisines comme eux ainsi que les divers clients de l’auberge. Des troncs, des pierres, des chaises et des bancs avaient été tiré au centre de la place pour permettre aux gens de voir le spectacle. devant ce parterre, un chariot recouvert d’étoffes chatoyantes semblait attendre patiemment un étrange signal. Les fleur de feu s’étaient arrêtées mais on avait visiblement allumé toutes les bougies du coin. Ils n’eurent donc aucun mal à trouver une place.

Alice s’assit à côté d’une jeune fille brune d’à peu près son âge. Elle ne se souvenait pas de l’avoir croisée dernièrement aussi devait-elle être une étrangère. Elle fronça les sourcils à cette pensée. Elle-même n’en était-elle pas une ? Cela faisait certes un moment qu’elle travaillait dans le coin mais la discussion qu’elle avait eu pendant le repas avec ses hôtes lui avait montré une autre facette de cet endroit. Ainsi, tout n’était-il que faux semblant ?


Voir le profil de l'utilisateur

Mary E. Burrowes
avatar
Jeu 18 Mai - 12:56
Irys : 558470
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


HRP:
 

L'ambiance de la petite ville de Khurmag était comme toujours incroyablement plaisante depuis que j'était arrivée. Les bougies disposées de manière enchanteresse tout autour de la place du marché, les sièges mis en place, les devantures de chaque maison autour regorgeant encore plus de fleurs ou de carillons que sa voisine. J'attendais le spectacle avec impatience. Ce que certains aurait très probablement encore attribué à ma naïveté face au monde. Et je ne pouvais pas totalement leur donner tord. Surtout quand j'étais parfaitement consciente que tout ce que je voyais, les fleurs sur les maisons, les bougies allumées partout. Tout cela n'existait probablement pas. Mais en cet instant je m'en fichais un peu. Je voulais y croire encore ne serait-ce qu'une soirée. Et c'était peut être en lisant cela en moi que le mage m'avait invité après tout...

Je venais tout juste de revenir d'Esarim quand un message m'avait était confié pour un certain illusionniste Maïtre Arzu de son nom de scène qui n'avait donné à son client comme indication de sa position que cette soirée. Autant dire que je n'avais pas de temps à perdre et certainement pas le droit de découvrir des imprévus sur la route de Khurmag. En même temps, vu ce qui m'était arrivé à Zolios, le voyage m'avait paru bien plus tranquille. Un bol d'air après ce que j'avais découvert, une pause avant de répandre la nouvelle comme une trainée de poudre. Parce qu'il fallait le faire pour nous protéger. Pour que personne ne soit traîner sans raison loin de ceux qu'il aimait. Sans m'en rendre compte j'étais restée sur les grandes routes tout le trajet. Guettant les caravanes et demandant à Pilm et Pom si des gens approchaient quand j'étais trop loin de tout. Vous parlez d'une enfant ridicule au milieu de la foule ? Je me sentais exactement pareil au milieu des plaines qui m'avaient toujours tant plu.

Mais Süns devait avoir d'autres plans car en réalité tout s'était fort bien passé. En approchant du village j'avais même croisé une caravane qui m'avait regardé avec des grands yeux quand je leur avais demandé ou trouvé l’illusionniste alors que d'immense feu d'artifice explosait dans le ciel en pleine journée. Parfois, les gens ne se rendaient vraiment pas compte que le visiteur de cette région pouvait finir totalement paumé entre la réalité et la fiction. Et bon sang, je venais du pays du feu ! Ça n'avait rien de si extraordinaire... Si on oublié la taille et la fréquence des tires pour un homme, tout seul, marchant et tirant sa charrette... OK ?

Une fois, la honte passé en tout cas, j'avais pu venir à la rencontre de l'illusionniste qui s'installer au milieu du village. Le message plutôt banal avait du lui faire étonnamment plaisir parce que le brave homme m'avait proposé de rester et de même me payer l'auberge pour la nuit, plutôt qu'une récompense en irys. Vu que la moitié de la somme m'avait déjà été versé par l'émetteur du message je n'avais pas rechigné. Et j'avais même eut une des meilleurs places ! Ce qui n'avait en réalité demandé qu'un peu de patience et de ponctualité.

Et depuis que j'étais assise sur cette chaise de bois à l'air parfaite, je devais me rendre à l'évidence que j'avais probablement était dupée une nouvelle fois. Le coussin ne devait en réalité pas être plus épais qu'une crêpe et le bois assez peu égale. Et j'avais mal aux fesses ! Sérieusement ça devait faire au moins une heure que j'attendais et si le spectacle s'éternisait, j'allais finir avec la moitié des muscles aplatis. Il fallait que je trouve quelque chose pour me distraire sinon je n'allais pensé qu'à cela et ne pas profiter du spectacle. Tout à ma contemplation, je fus soulagée de voir un couple - ou pas ? - venir s'asseoir à côté de moi. Je récupérer mon sac de voyage que j'avais laissé au pied de mon siège pour laisser un peu plus d'espace à la jeune blonde.  

Désolée, je vous fais de la place. Vous avez déjà vu un spectacle comme celui là ? J'ai beau être passé plusieurs fois à Khurmag, je n'en ai jamais eu l'occasion.

Ma voix était assez engageante pour entamer la conversation normalement. Si l'un ou l'autre était assez enjoué pour parler au moins.



Avatar et signature © GUWEIZ , sakimichan et Artgerm

Couleur de Mary: #33ccff
Couleur de Auke : #ff9933, Couleur de Pom: #33ccdd, Couleur de Pilm: #3399ff
Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.


Voir le profil de l'utilisateur

Alice Tan'Odrin
avatar
Mar 23 Mai - 19:24
Irys : 222319
Profession : Médecin itinérant
My'trän +2 ~ Suhury
Spoiler:
 

Alice remercia la jeune femme. Heureusement qu’elle avait vite réagit. Un peu plus et elle se prenait les pieds dans le sac qu’elle n’avait pas remarqué. Elle s’attendait d’ailleurs à entendre Cassie lui dire “Tu pourrais au moins regarder où tu mets tes pieds patate !”, mais seul le silence de son elle intérieur lui répondit. Sa précieuse amie demeurait désespérément silencieuse. Elle en avait en quelque sorte pris l’habitude aussi se concentra-t-elle de nouveau sur l’extérieur.

“Ah non ! C’est mon premier aussi ! Moi-même je n’habite pas ici depuis longtemps. A vrai dire, je suis chez des amis.”

Elle désigna Cavrin assis à côté d’elle qui… Ba avait disparu. Elle fronça les sourcils, prise au dépourvu. Il avait dû se lever sans qu’elle le remarque. Peut-être avait-il vu des amis à lui ? Elle jeta brièvement un regard autour d’elle sans le voir. N’ayant pas plus de succès, elle re-dirigea son attention vers sa voisine.

“Heu… Désolée, il a dû aller faire un tour. Au fait, je suis Alice. Je viens de Darga, et vous ?”

Un grand bruit de trompette résonna à ce moment là, écrasant complètement la réponse de la jeune femme. Les lumières des bougies s’éteignirent toutes comme par magie -ce qui était sûrement le cas- pour ne laisser que celles présentes autour de la scène. Quelques “oooooh” téméraires résonnèrent encore avant que le silence ne se fasse complètement. Alice s’inquiéta brièvement de l’absence de Cavrin, “il allait tout louper !”, mais l’oublia bien vite quand l’homme le plus extravagant qu’elle eut croisé monta sur les planches.

Il était grand, très grand. A moins que ce ne fût un effet d’optique mais même ainsi, l’individu devait frôler les deux mètres. Il aurait put être gêné par sa taille imposante, avoir une démarche lourde, puissante. Et pourtant il émanait de lui une telle vivacité. Sa musculature, apparaissant par moment sous les milliers de plumes multicolores qui couvraient son corps, paraissait fine et sèche, prête à se casser. Et pourtant il se déplaçait comme un danseur, virevoltant d’un coin à l’autre de la scène. Comme s’il allait s’envoler.

La musique qu’Alice n’avait pas remarqué au début du spectacle se fit plus forte, plus présente et plus pressante, obligeant le funambule à accélérer. Il faisait des pirouettes, bougeait de plus en plus vite. Alice remarqué qu’elle avait cessé de respirer. Et quand enfin la musique atteint son paroxysme, le danseur explosa. Les plumes colorées qui virevoltaient maintenant en tout sens cachère un instant la vue de la jolie blonde. La musique s’était tue mais un sifflement aiguë s’élevait de la scène, rappelant les notes du thème musical. Quand enfin Alice put découvrir la scène, ce fut pour y trouver un magnifique Ovshin au plumage couleur arc-en-ciel. Alice se rappela avoir lu dans un livre -un bestiaire écrit par une certaine Lucas quelque chose- que cet oiseau géant qu’ils étaient plutôt de couleur sombre et d’apparence “tordue”. Mais celui-ci était d’une majesté….

Après sa chanson il poussa un long cris vers la Lune et décolla d’un puissant mouvement des ailes. Alice, comme la plupart les spectateurs recula d’instinct sur son fauteuil pour éviter les puissantes serres de l’animal. Pourtant, elle ne ressentit aucun souffle sur son visage signalant un déplacement d’air.

*Une illusion évidemment.*

L’animal majestueux s’éleva au dans le ciel accompagné par tous les regards de l’assemblé. Et quand enfin il sembla disparaître, une plus d’étoiles colorées tomba sur l’assistance. C’était… Magique. Le public qui avait retenu son souffle jusqu’à présent explosa dans un tonnerre d’applaudissement. Nombreux furent ceux qui se levèrent et Alice fut de ceux-ci. Le mystérieux danseur était de nouveau présent sur scène et acceptait la clameur de la foule avec le panache d’un artiste.  Quand il en fut rassasié, il tendit ses deux mains en avant dans un signe d’apaisement. Bientôt, la place du village fut de nouveau silencieuse, suspendue aux lèvres de l’enchanteur.

“Mesdames et Messieur, je me présente : Arzu le grand illusionniste !”

Au moment où il finit sa phrase, les plumes qui constituaient son costumes s’envolèrent tels des papillons multicolores et disparurent dans les ténèbres de la nuit. A leur place, le magicien portait une tenue bien plus pratique mais aux couleurs toutes aussi folles composée de cuir teinté, de bande de tissu et de froufrous en tout genre. De nouveau, le public applaudit.

Deux espèces de grands singes à la fourrure noire d’environs un mètre vingt et tout habillés de pourpre sortir à leur tout du chariot habillement placé derrière la scène pour lui fournir son décors. Les primates bondir habillement au pied du public en faisant rire certains.

“Veuillez saluer mes assistants Coquelicot et Primevère. Ils m’aideront tout au long du spectacle et si par hasard, l’envie vous prend de les récompenser par de la monnaie sonnante et trébuchante, n’hésitez pas ! Ils ne la mangeront pas, je les ai bien dressés !”

De nouveaux des rires résonnèrent sur la place bientôt doublés quand Primevère se lança dans une série de cabriole au milieu de la foule. Alors qu’elle regardait ce spectacle avec enchantement, un mouvement attira l’oeil d’Alice entre deux bâtiments. Malgré la nuit qui s’était emparée de la plaine, elle fut certaine de reconnaître Cavrin. Elle s’était habituée à la façon dont il se déplaçait. Il essayait visiblement d’être discret ce qui avait l’air de marcher si ce n’était pour la jeune femme. Il disparu aussitôt dans les ombres, inconscient d’avoir été repéré.

Étrange. Un éclair de lumière venant de la scène avait dessiné une curieuse expression sur le visage du jeune homme. Cela n’avait duré qu’une seconde avant qu’il ne disparaisse mais inquiétait Alice. Il avait eu l’air soucieux et en même temps, ses lèvres avaient dessinées un rictus bizarrement sadique. Il fallait qu’elle en ai le cœur net.

Alice se leva brusquement, manquant de se re-casser la figure juste après. Maudissant silencieusement sa non-aisance naturelle, elle s’extirpa tant bien que mal des rangs de spectateurs pour atteindre la lisière de l’ombre. Où elle se fracassa par terre n’ayant pas vu un panier oublié là. Elle ne jura pas sous la douleur ne connaissant tout simplement pas de gros mots, se contentant de gémir de façon pitoyable. Heureusement, le spectacle battait son train et peu de gens se rendirent compte de son incapacité notable à mettre un pied devant l’autre.


Voir le profil de l'utilisateur

Mary E. Burrowes
avatar
Ven 9 Juin - 16:14
Irys : 558470
Profession : Messagère
My'trän +2 ~ Chimères


HRP:
 

J'étais plutôt contente de trouver une oreille attentive et prête pour une discussion le temps de terminer notre attente. La jeune blonde assise à côté de moi avait l'air aussi enthousiaste que moi pour cette nouvelle expérience et c'était tant mieux, je n'avais pas besoin qu'un rabat joie vienne me gâcher ma soirée durement gagnée.   

Ah non ! C’est mon premier aussi ! Moi-même je n’habite pas ici depuis longtemps. A vrai dire, je suis chez des amis.

Du même mouvement qu'elle se retournait, je me penchais un peu en avant pour apercevoir la place vide qu'elle me désignait. J'eus un sourire amusée devant son air déconfit. J'avais moi aussi bien entraperçu un jeune homme venu s'asseoir avec elle, même si je n'y avait pas vraiment prété attention auparavant. Est-ce qu'il était ensemble? L'idée m’effleura brièvement l'esprit mais ce n'était pas mes affaires. Et je pourrais en avoir le cœur net, s'il revenait en lui amenant une boisson ou quelque chose à grignoter !

Heu… Désolée, il a dû aller faire un tour. Au fait, je suis Alice. Je viens de Darga, et vous ?
Oh ! C'est vrai ? Enchantée ! Je....

Bon pas la peine de terminée ma phrase, le bruit assourdissant des trompettes l'avait déjà probablement totalement empêchée d'entendre le début et je n'allais pas m'époumoner durant tout le spectacle. Nous aurions tout le loisir de commenter le spectacle après de toute façon. Mais j'étais contente d'avoir retrouvé quelqu'un de Darga dans ce coin perdu, vraiment. C'était rassurant de pouvoir discuter des mêmes rues, des mêmes fontaines et des mêmes marchés quand on était un peu perdu. Et perdue, je le fus rapidement en voyant l'homme étrange monter sur scène. Il n'avait absolument plus rien à voir avec l'illusionniste avec qui je m'étais entretenue un petit peu plus tôt dans la journée. Pourtant, l'illusion me faisait bien comprendre que d'une façon ou d'une autre... c'était la même personne qui se donnait maintenant en spectacle. Il semblait presque n'être plus humain avec cette vivacité, cette aisance, cette souplesse qu'il déployait sautant comme un diable sous les yeux de tous les spectateurs. J'avais volontairement réprimé mon donc pour ne rien sentir venir de la scène et ainsi ne pas voir "le truc".

Quand enfin la musique explosa de concert avec l'individu multicolore, je fermais instinctivement à demi les yeux pour les protéger de cette pluie de plume. Mais quelle ravissement quand je les rouvrit. La créature, bien que totalement fausse j'en été certaine, était magnifique. J'étais incapable de détaché mes yeux, souhaitant de toute mes forces que l'animal soit effectivement une création de l'architecte araignée. J'étais émerveillée de le voir chanter, se mouvant avec majesté sur la scène puis dans les airs. J'avais l'impression qu'on m'avait privé de la parole, restant la bouche ouverte dans un demi sourire de pure béatitude. Quand la foule éclata enfin de son carcants de silence je fus surement parmis les plus bruyantes. Criant mon ravissement et battant des mains à m'en faire mal !

Mon atention fut finalement reportée entièrement sur la scène et ses occupants. Bien que le monsieur loyal de la soirée me paraisse définitivement étrange et sympathique à la fois, ses assistants eurent le très grand mérite de ramené la bonne humeur et l'allégresse dans le cœur du public et dans le mien. Enfin, je le croyai pour tout le monde. Alors que mes yeux ne cessaient de vouloir sautiller de Coquelicot à Primevère pour ne rater aucune de leur facétie, je sentis un mouvement rapide à côté de moi. Je vis Alice debout, passant devant moi d'un pas pressé qui n'avait d'ailleurs pas l'air d'être une cadence facile à tenir vu la densité des spectateurs. Au diable les illusions ! Les choses réelles m'avaient toujours beaucoup plus intriguées que les autres. Je me levais donc en laissant mon sac sur les chaises que nous avions empruntées pour être certaine que personne ne viendrait nous chiper notre place.

Plus nous nous éloignons de la scène, moins il était facile de se repérer. Nos yeux ayant été habitués à une trop grande lumière pour être rapidement adapté à la demi obscurité de la nuit. D'ailleurs je manquais de peux la jeune fille qui s'était pris les pieds dans... je ne savais pas trop quoi que je lançais plus loin comme si l'objet pouvait sentir tout mon ressentiment en roulant sur le sol. Je me penchais alors pour aider la jeune fille à se relever.

Ca va ? Tu ne t'es pas fait mal ? demandai-je plus par politesse que par inquiétude. Normalement, elle s'était juste un peu cassait la figure et si ses articulations et ses mains devaient la lancer un peu il n'y avait rien de grave à priori. On ferait mieux d'attendre un peu que nos yeux s'habitue à l'obscurité. Je t'ai vu partir comme une furie du spectacle. Il y a quelque chose qui t'a déplut ?

Ma question était fait sur un ton doux alors que je l'aidais à venir s'asseoir sur une espèce de souche d'arbre qui nous permettrait d'attendre dans un confort relatif mais surtout une certaine sécurité de pouvoir nous déplacer dans la nuit.



Avatar et signature © GUWEIZ , sakimichan et Artgerm

Couleur de Mary: #33ccff
Couleur de Auke : #ff9933, Couleur de Pom: #33ccdd, Couleur de Pilm: #3399ff
Les paroles en italique sont les discussions de Mary utilisant le don d'Orshin avec les animaux.


Voir le profil de l'utilisateur