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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
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 On aurait dû arrêter les victimes !

Éléonore du Rogier
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Lun 22 Mai - 16:37
Irys : 49993
Profession : Médecin, attachée relationnelle pour Alyster&Co.
Pérégrin 0





On aurait dû arrêter les victimes !

Première partie

10 mars 932- Abords de la forêt de Kyaz, Vereist
~ PV Cinder ~

« Belladone, oui, pour bradycardie. Attention, pas de jeunes organes de la plante ! Substance instable, effets indésirables ! A confirmer, à la maison. »

Gracieuse, ma fidèle jument, me guidait patiemment sur la route, tandis que je finissais d'écrire mes notes. J'avais encore du travail en retard et il fallait forcément que Tethrys m'appelle en urgence, alors que je lui avais dit ne rentrer à Onaël qu'au début du printemps. Mes yeux rivés sur mes notes me faisaient assez mal et je dus cligner plusieurs fois en regardant l'horizon pour que la sensation désagréable passât. La plume à la main et mon carnet dans l'autre, je pris un temps pour observer autour de moi. Le paysage en courbe que je laissais derrière moi se déclinait en quelque chose de plus doux, tandis que la couche de neige laissait place à un peu de végétation, symbole que j'entrais dans la forêt de Kyaz. Cela me faisait du bien de voir les frondaisons qui commençaient à apparaître, une délicieuse vision après cette année à Vereist. Il fallait dire que l'Océan et sa splendeur infinie me manquaient assez fortement. Tout comme Bédivère. Cela ne faisait que quelques jours que nous étions séparés, mais l'attente s'en trouvait déjà longue, alors que nous faisons route dans des directions différentes. Il devait voir des parents à Wal et puisque Tethrys s'était montré pressant, nous avions décidé que je partirai vers le sud avant lui et qu'il me rejoindrait une semaine plus tard à Onaël.

Je commençais à me désespérer de faire le voyage seule quand Gracieuse commença à s'agiter pour s'élancer en avant, me faisant presque perdre l'équilibre par la même occasion. Je me reteins maladroitement à la bride, le temps de me remettre en place, lorsqu'elle s'arrêta, en plein milieu des arbres, à quelques dizaines de mètres du chemin principal. Elle tendait la tête vers un congénère, un cheval blanc qui broutait de l'herbe par terre.

« Alors toi aussi, tu veux voir des amis ? Ca te manque ? » fis-je en descendant de selle pour laisser ma jument vaquer à ses nouvelles occupations, après une longue caresse sur son flanc.

Je profitai pour m'étirer un peu. C'était la fin de l'après-midi et je n'avais pas fait de halte depuis un bon moment, assez pour que mes jambes fourmillent de l'envie de faire quelques pas dans la nature nouvelle. Fait intéressant, Gracieuse s'était arrêtée dans un camp. Il y avait trois tentes de toile montées autour d'un feu de camp. Je m'approchais de celui-ci avec prudence. Je pris un bâton à terre et remuai un peu les cendres. Froides. Et très poussiéreuses. Les personnes qui s'étaient installées ici ne devaient pas être revenues depuis quelques jours. Je posai alors mon regard sur le cheval blanc. Il était tranquille. Enfin, maintenant que Gracieuse l'avait rejoint, il n'était plus aussi « tranquille ». Peu importe, je continuai à observer les alentours. Un coup d'œil dans les tentes ne donna rien de particulier, si ce n'était quelques affaires communes, des tissus pour se protéger du froid ou quelques rations de nourriture entamées. Dans les deux premières, en tout cas.

Parce que dans la troisième, je trouvai un homme mort. Il devait avoir la quarantaine. Ses habits étaient sales, en particulier ses bas et ses bottes. Il était extrêmement crispé. Ses doigts étaient durs et je n'arrivais pas à les déplier. Compte tenu du froid, il devait être mort depuis deux jours. En ce qui concerne la cause de la mort... visuellement, il n'y avait aucune marque particulière... un poison indétectable ? Je secouai la tête vigoureusement. Je faisais une fixation sévère sur ce poison que Sigismund préparait, il fallait que j'arrêtasse de tout résumer à cela, donc je laissai le cadavre, pour le moment.

Je commençais à m'inquiéter. Y avait-il un tueur qui rôdait dans les parages ? Et où sont les autres personnes, il y avait trois tentes, donc au moins trois personnes. Je restai alerte et me mis dos à Gracieuse pour prendre des notes, en vérifiant de temps à autre que j'avais bien ma rapière à la ceinture. Je pouvais sentir le dur saphir qui ornait la garde, ce qui me rassura un peu. Je gribouillais quelques schémas sur mon calepin, quand à un moment, le cheval blanc passa devant moi et il me huma et me lécha la main. Je souris à ce geste et une fois que la bête m'avait acceptée, je me mis à lui caresser gentiment la tête, ce qui eut pour conséquence, je crois, de frustrer Gracieuse, qui savait se montrer aussi possessive que moi. Ce qui n'est pas un mal, je trouve.

Tout à coup, je remarquai des traces brunâtres comme le fer rouillé, largement incrustées dans le poil, au dessus des sabots avant de note nouvel ami. Elle faisait tout le tour des pattes. Je me baissa pour vérifier la substance. Qu'était-ce là...

Je n'eus pas le temps de me perdre plus longtemps dans mes réflexions, alors je sentis un courant d'air puissant me bousculer. Tout un coup un griffon apparut dans mon champ de vision, cabriolant entre les arbres... avec quelqu'un dessus. Les cheveux bleus ? Était-ce lui qui avait tué cet homme ? Soufflant les cheveux que j'avais reçus dans la bouche, je dégainai ma rapière.

« Qui êtes-vous ?! » criai-je maladroitement, dans l'espoir de recevoir une réponse.


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[HRP : pour la cohérence de la chose, j'ai inventé une histoire derrière ce qu'il s'est passé dans ce campement. Je pense que je vais te MP les détails, histoire que tu puisses adapter en inRP, à moins que tu veuilles garder un mystère complet !]



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Cinder Lauwens
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Mer 24 Mai - 7:09
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J’erre depuis quelques jours dans les forêts enneigées de Vereist sans ne croiser personne. En fait, je voyage en compagnie de Séléphir, donc, je ne suis jamais vraiment seul dans cette étendue glacée de ce pays. J’aime bien l’ambiance de ce pays : calme et silencieux, je n’entends que le bruit du vent passant dans les branches des conifères poussant dans la région ainsi que le bruit des pas de Séléphir et, parfois, le cri de créature qui vit dans cette région où tout semble mort. Mon but est de me rendre à Ratham, car la température sera plus clémente pour mon cher Séléphir. Nous arrivons à un endroit où les arbres commencent à se disperser un peu. Séléphir tourne la tête vers moi comme s’il attendait que je lui dise quelque chose. Je savais exactement ce qu’il voulait, surtout qu’il bougeait un peu plus les ailes que tout à l’heure.

-Tu veux t’envoler n’est-ce pas ? Il y a assez de place ici. Allez, prend ton envol si tu en a envies

J’ai appris à comprendre ce griffon au fils de temps. Pas que je le comprends comme s’il me parlait, mais je remarque certains signes qui veulent dire ce qu’il veut.  Séléphir prit son envol. Il y a bien longtemps que nous n’avons pas fait ça. La forêt était trop dense pour lui permettre de s’envoler de façon sécuritaire.  Nous allons un peu plus vite que quand nous marchons. Je regarde devant moi pour voir s’il y a quelque chose d’intéressant. Je finis par voir une silhouette apparaître en avant de nous.

- Qui êtes-vous ?!

Je fis signe à ma monture d’atterrir afin de pouvoir bien voir qui se trouvait seule dans un endroit si reculé. Si je me fie seulement a sa voix, je suis certain que c’est une femme. Une fois au sol, je descends du dos de Séléphir et j’avance prudemment vers la personne qui se dresse devant moi. Ça doit faire une semaine que je me promène dans la région sans ne voir personne. Mon ami me suit de près, et visiblement il semble craintif. Je ne suis plus qu’à quelques mètres de cette femme.

-je pourrais vous poser la même question.

Je ne lui dirai rien à propos de moi pour le moment. Ça servirait a quoi de toute façon ? Je vais essayer de savoir qui elle est et de connaitre ses intentions avant de parler de moi je crois. J’ai mon épée à porter de main si jamais quelque chose tourne mal. Cela m’étonnerait qu’il y ait un affrontement quel qu’onques qui se déclenche ici par contre. Je ne veux pas avoir à blesser quelqu’un aujourd’hui. Ce serait un blessé inutile vu que je n’ai pas l’intention de l’attaquer.

- Aussi, pourriez-vous ranger cette rapière ? Elle ne vous sera pas très utile de toute façon.


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Éléonore du Rogier
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Mer 24 Mai - 17:02
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On aurait dû arrêter les victimes !

Deuxième partie



« Je pourrais vous poser la même question », avait répondu l'inconnu qui était descendu de son griffon. Ce dernier ne semblait que bien peu en confiance. L'individu était un jeune homme, la vingtaine ou quelque chose comme ça. Il avait un port plutôt léger, enfantin. Mais qui ne l'était pas forcément un peu. Le besoin impérieux de justice dont je faisais preuve était bien la marque de l'attachement à l'innocence enfantine, celle qui réclamait que juste fût la vie et heureux les jours qui passaient. Le garçon s'avançait prudemment : il était armé, mais avait toujours les mains libres, pour le moment. « Aussi, pourriez-vous ranger cette rapière ? Elle ne vous sera pas très utile de toute façon. »

Je ne savais s'il se jouait de moi, mais vu son air timoré, j'étais plus encline à penser l'inverse. « Vous avez raison », répondis-je en rengainant ma lame, ce qui eut pour effet de calmer Gracieuse et le cheval blanc qui s'était mis à battre l'humus de ses sabots. Un souffle frais parcourut les bois et secoua les branches et nos cheveux. Les siens étaient d'un bleu de smalt. Il était plutôt grand et me dépassait sans trop de peine, assez svelte néanmoins. Une cicatrice courrait sur le long du côté droit de son visage. Il était habillé convenablement pour la saison, mais je voyais qu'il portait quelques bracelets renforcés. Était-il mercenaire ? Itinérant, tout du moins.

Je m'aperçus quelle gêne cela devait être de l'observer de bas en haut, sans rien dire de particulier. Je ne voulais pas me montrer particulièrement malotrue ou offensante et mon visage s'orna de lui-même d'un léger sourire, assez chaleureux pour réchauffer l'atmosphère de ces terres balayées par le froid. C'était drôle, dans cet univers où la mort n'était qu'à quelques pas, j'étais, le temps d'un soupçon, retournée à ma tendre jeunesse. Si familier, je retrouvai les motifs ingénus. Un frisson doux glissa en moi, agréable. C'était une impression singulière, mystérieuse que fut cette sensation.

« Je m'appelle Éléonore, dis-je en tendant ma main, encore souriante. Je me dirige vers le sud, en Rathram. Je marquai un temps de silence assez long avant de continuer. Vous savez, Rathram, c'est très beau ! Tranquille aussi. L'air y est bon et les vallons verdoyants sont agréables pour de longues balades. J'ai eu la chance de passer beaucoup de temps là-bas, les gens y sont adorables. On en rencontre parfois sur la route. Ici, il n'y a pas grand monde sur les chemins. Quelques caravanes, parfois des locaux qui vont de villages en villages, mais c'est tout. Vous allez vers Rathram ? Nous pourrions faire un bout de trajet ensemble ! Mais j'y pense, dites-moi, vous avez croisé des gens sur votre chemin ? Deux personnes, habillés comme des bûcherons ? Non ? Parce que je pense que ce cheval blanc est à eux... » Je m'étais montrée expansive. Je n'avais rien de particulier à me reprocher, mais on n'était jamais trop prudent. Jouer la légèreté et le volage est très utile, je l'ai appris, à mes dépends. Tandis que nous parlions, je baladais mon regard dans les branchages.

Une pensée me frappa alors. Ce cheval blanc me semblait particulièrement bien soigné et ça n'était sans doute pas le premier venu qui pourrait l'acquérir. Mais alors, s'il n'était pas à eux, pourquoi serait-il resté là ? Qui étaient ces campeurs et qui avait tué cet homme ? Ma nervosité reprit un peu.

Des gouttes s'abattirent sur ma peau. Il commençait à pleuvoir. Je pencha la tête pour regarder le ciel gris. Il était mouillé par un gris d'aquarelle. C'était bientôt l'équinoxe et le printemps pointerait le bout de son nez. Les jours colorés viendraient alors. Mais bientôt l'averse devint profonde. Il n'était pas particulièrement tard, et j'avais sincèrement pensé pouvoir avoir le temps de pousser plus loin dans la forêt. Néanmoins, nous allions sûrement devoir camper par ici. Dans ses tentes ? Avec un mort inconnu à côté ?



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Cinder Lauwens
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Jeu 1 Juin - 6:27
Irys : 64991
Profession : voleur
Daënar 0
Je lui sers la main puisque qu’elle me tendait la sienne.

- Moi, c’est Cinder. Enchanté. J’avais prévu me diriger vers Rathram aussi, puisque les griffons n’apprécient pas vraiment les températures glaciales de la région. Je voyagerai avec vous jusqu’à Rathram, le temps passera un peu plus vite a deux !

Séléphir me fit un de ces regards qui me donne froid dans le dos. Je crois qu’il a mal pris ce que je viens de dire… Il me semble un peu nerveux depuis que je suis débarquée de son dos en fait… Il est vrai qu’il fait difficilement confiance a quelqu’un, mais il pourrait se retenir de le montrer à ce point ! Ce griffon me décourage un peu parfois… Il devra apprendre à être plus sociable, et je crois que c’est une bonne occasion.

- Pour ce qui est des routes, je suis habitué de croiser personne… Je crois que vous êtes la première personne que je croise en une semaine. Il faut dire que je voyage par des chemins moins fréquentés donc je ne croise pas grand monde.

Je reste toujours un peu sur mes gardes, mais je fais mon possible pour ne pas le laisser paraitre. On ne sait jamais ! Peut-être qu’elle va essayer de m’attaquer par derrière, mais cela m’étonnerait fortement. Je crois qu’elle n’est pas le genre de personne qui va chercher les problèmes inutilement. Elle a de la chance d’être tombée sur quelqu’un qui ne va pas la piller et la laisser là, avec presque plus rien. Il y a des gens comme ça sur les routes de Vereist, c’est pour ça que je passe par les chemins peu utilisés. Je jette un coup d’œil au ciel au moment, je sens des gouttes d’eau froide me tomber dans la figure. Le ciel était d’un gris sombre. Je n’ai jamais vraiment aimé la pluie... Je trouve cette température déprimante contrairement a la neige qui me semble un tantinet plus joyeuse selon les circonstances. Il est vrai que si tu es perdu dans les interminables étendues de neige de Vereist, s’il se met à neiger, tu seras plutôt découragé de la vie, car tu sais que le blizzard va suivre… Mais s’il se met à neiger quand tu es près d’une ville ou d’un, tu es heureux, car c’est beau la neige. La pluie m’a toujours un peu déprimé en fait…

- Nous devons trouver un endroit pour nous protéger de cette pluie... L’averse ne se calmera pas de sitôt.

Personnellement, je peux dormir à l’extérieur même en cas d’averse, je l’ai déjà fait… Mais, il serait plus agréable de dormir à l’abri de cette pluie glaciale qui tombe de plus en plus fort et il serait bête de tomber malade pendant qu’on peut facilement l’éviter. Mais, il serait plus agréable de dormir à l’abri de cette pluie glaciale qui tombe de plus en plus fort et il serait bête de tomber malade pendant qu’on peut facilement l’éviter. Il suffit qu’on se trouve un abri.

- Sinon, comment savez-vous qu’ils étaient deux ? Vous avez trouvé leur campement ?
Je regardais la femme qui se trouve devant moi, tout en lui posant mes questions. Elle a les cheveux blonds, on a même l’impression qu’ils sont dorés, et long et ses yeux sont d’un bleu pur. Elle est très belle, je ne peux pas le nier et elle me semble plutôt sympathique, enfin, c’est l’impression que j’ai d’elle en ce moment… On vient de se rencontrer donc je ne peux pas vraiment savoir a qui j’ai affaire.

- Je peux vous demandez un autre truc ? Vous êtes venu faire quoi a Vereist ? Car j’ai l’impression que vous ne venez pas du coin.


Cinder parle en #00ccff
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