Revenir en hautAller en bas
Chroniques d'Irydaë
Bonjour, et bienvenue sur les Chroniques d'Irydaë. Déjà inscrit ? N'attends plus, et connecte-toi dès maintenant en cliquant sur le bouton "Connexion" ci-dessous !

Vous êtes nouveaux, que ce soit sur ce forum ou dans le monde du RPG ? Le choix d'un forum sur lequel vous pourrez vous épanouir n'est pas anodin, et il vaut mieux pour cela connaître l'univers dans lequel vous vous trouvez ! Nous avons pensé à vous, en vous préparant un guide qui vous permettra de découvrir pas à pas le monde des Chroniques d'Irydaë.

Si malgré cela, des doutes subsistent, n'hésitez pas à adresser vos questions aux Administrateurs.

En vous souhaitant une agréable visite !



 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Ünellia
Page 1 sur 1


 Au détour d'une ruelle

Adol Loror
avatar
Ven 16 Juin - 17:13
Irys : 89986
Profession : Aventurier
Daënar 0
Me voilà enfin à Alexandria, non sans mal, entre les heures d’arrêts et Tiama qu'il faut occupé sinon il attaque les chaises. Après avoir séparé les deux combattants, je pris Tiama sur mon épaule et me dirigeai, comme à mon habitude, vers le centre-ville pour voir le plus de monde possible pour recueillir le plus d'information sur d'éventuelle mission ou groupe d'aventuriers.

La traversée de la ville me rappelle les quelques fois où j’étais venu avec mon grand-père pour diverses raisons. La simple pensée de ces souvenirs me fit chaud au cœur et j'en profitai, comme à mon habitude, pour noter tous ce qui me semblait nouveau pour en garder la trace dans mon journal.
Comme toutes les grandes villes, et surtout pour la capitale, tout le monde est agitée. Je dois marcher tous faisaient faisait attention que personne bouscule-moi ou Tiama.

J’arrive enfin vers une grande place avec une grande statue en son milieu, quelques arbres et surtout des boutiques tous autours. Comme ça je pourrais, en même temps que trouver des infos, remplir mon sac de nourriture et d'autres équipements. J’entre alors dans la première boutique, une petite épicerie où était pendue toute sorte de charcuterie qui donna faim à moi et Tiama. À deux reprises je dus l’empêcher d'attraper un jambon fumé. La tenancière était une femme dans la force de l'âge qui me regarda d'un air étonné.

« Drôle de compagnie que tu à la » me dit-elle avec un sourire « ce sera quoi ? » .

Je lui pris quelques tranches de viande fumée, des fruits secs ainsi que quelques pommes. Elle m'offrit aussi une tranche en plus pour comme a dit «  pour empêcher ton ami de tous manger »
Je la remercie avec le sourire et je repartis en direction des autres magasins. 

Quand je m'approchai d'un magasin d'équipement, mon sang ne fit qu'un tour : tous valez une fortune et je n'avais pas les moyens de me payer quoi que ce soit. Avec une pointe de tristesse, je repartis vers le semblant de parc pour essayer de repérer des gens successibles de faire partie d'un groupe d'aventuriers.

Je restai comme ça pendant deux bonnes heures, assis sur un banc, pendant que mon camarade se battait avec ce qui semblait être une chaussure. Remarquant que la dernière gagnée, je me levai et l'appelai. 

« Je vais tenter ailleurs, on verra bien » dis-je à Tiama qui me répondit que par un piaillement. En sortant de la place, j'entendis un groupe de personnes qui hurlaient sur un autre. Par curiosité, je décide de m'approcher discrètement pour écouter de plus prés la conversation, enfin si on pouvait appeler cela ainsi.


Je ma cacha derrière une caisse et je vis parfaitement la scène : les hommes portèrent tous la même tenue (une longue veste noire avec un blason en forme d'oiseau sur le côté). C'est même personnes entoure un homme, quasiment le même âge que moi, aux cheveux bleus qui porter un long manteau.

Pour éviter tous ennuis, je décide de partir doucement, ce qui contre l'avis de Tiama qui a eu l'idée incroyable de pousser un cri pile à ce moment. Les hommes se retournèrent et me virent, cacher par uns caisse. Je les saluai et je partis en courant. Malgré cela, ils me rattrapèrent et me plaquèrent contre un mur. Tiama tomba et s'enfuit derrière des tonneaux. Je ne pouvais ni prendre mon épée et encore moins mon arbalète. Le plus grand d'entre eux s'approcha et me dis :

« Alors petit, on fourre son nez là où il le faut pas. Tu pourrais avoir des problèmes »

Les autres me regardèrent avec un grand sourire. Mon cerveau avait du mal à tenir, tous mon entraînements ne me servit à rien à ce moment précis. Je pensais que tout est terminé.
Voir le profil de l'utilisateur

Cinder Lauwens
avatar
Dim 2 Juil - 13:30
Irys : 140127
Profession : voleur
Daënar 0
Bon... Comme d’habitude, je me suis mis bien royalement dans la merde. Je viens tout juste de sortir de prison qu’il y a déjà des gens après moi pour je ne sais quelle raison. Surement parce que la façon dont je suis sorti de prison n’était pas la plus légale qui soit… Enfin bref… Je suis entouré par une bande de gens qui apparemment me voit comme une menace. Séléphir s’est enfui en plus… Apparemment, il préfère rester en vie que de se refaire enfermer dans cette miteuse cellule… Je le comprends, mais il aurait au moins pu me prendre avec lui ! J’avoue qu’il est un peu tard pour me plaindre vu ou je suis en ce moment et je devrais plutôt me préparer à me défendre s’ils décident de faire quelque chose…

Je m’apprêtais a sortir mon épée quand j'ai entendu le cri d’un oiseau qui provenait de derrière une caisse un peu plus loin. La bande d’hommes en manteau noir alla voir ce qu’il se passait là-bas et quand ils arrivent à la fameuse caisse, je vois un tagta rouge prendre son envol. Ça doit être lui qui a crié et il va se cacher vu l’agitation dans le coin. Je pense voir un jeune homme aux cheveux rouge à l’endroit ou le groupe qui voulais surement ma mort pour aucune raison valable se tient. Je me rapproche un peu et je vois que j’avais bien vu. Je l’ai aussi vu tenter de déguerpir même si c’était évident qu’ils allaient le rattraper… Il aurait du mieux évaluer la situation… Mais bon, j’avoue que la fuite est souvent la meilleure cse à faire si tu es un cas désespéré. Je crois que j’aurais fait la même chose si j’avais été a ça place…

J’observe la situation qui me soulage en fait : ils ne sont plus sur mon dos… C’est ça l’important non ? Je vois que le plus grand du groupe se rapproche du garçon et le plaque sur le mur, et vraiment fort en plus. Vu comment il réagit, j’en déduis qu’il ne peut plus bouger et est pris au piège.

- Alors petit, on fourre son nez là où il le faut pas. Tu pourrais avoir des problèmes

Je ne suis pas pour le laisser la comme ça, sinon, c’est lui qui va finir mort a ma place, et j’aimerais éviter les morts inutiles si possible… Et je ne dois pas faire le con et oublier que je suis blessé sinon je fais encore me ramasser au sol comme ce matin… Mais me connaissant, je risque de faire le con et d’agir sans penser aux conséquences… Comme toujours quoi. C’est une des rares situations que j’ai besoin d’utiliser mon arme a feu… J'oublie que j’en ai une des fois tellement que je ne l’utilise pas souvent… Je m’approche en courant de l’endroit où il y a un minimum d’agitation et je fais mon possible pour viser le genou de l’homme qui a plaqué le garçon aux cheveux rouge sur le mur. Je suis heureux de l’avoir réussi du premier coup, je ne croyais pas réussir. L’homme tomba au sol, ce qui donnait l’opportunité a l’autre de s’enfuir.

- Allez vite ! On n’a pas de temps à perdre !

C’est à ce moment-là que j'ai la brillante mauvaise idée de courir dans les ruelles de la ville pour essayer de semer nos poursuivants. Ma jambe me fait souffrir et je commence à avoir hâte de trouver un coin sécuritaire. Je finis par m'enfarger dans une dalle au sol et par tomber au sol, pour la deuxième fois de la journée.


Cinder parle en #00ccff
Voir le profil de l'utilisateur

Dolores de Rosse
avatar
Lun 3 Juil - 12:11
Irys : 154974
Profession : Sbire de Ludwig Strauss
Daënar 0
A la fois nulle part et partout à la fois… Lors des heures les plus lumineuses du jour, Dolores perdait beaucoup de sa prestance et de son charisme si particulier. Sous les lumières fauves des lampes à pétrole ou des bougies de son club privé, le clair-obscur dessinait tout seul la fresque qui rendait la chanteuse si irrésistible. En pleine après-midi, arrosée de lumière par l’imposant soleil, Dolores ne pouvait que s’avouer vaincue. Elle n’était pas encore aussi lumineuse que lui, à son grand regret. Peut-être un jour parviendrait-elle à changer cela. Mais pour le moment, elle devait se contenter d’être mademoiselle tout le monde, pour une fois. Seuls les plus affamés et à l’œil exercé prenaient la peine de se retourner sur son chemin, savourant les courbes féminines de cette inconnue roulée dans une robe sanguine et flanquée de son ombre de majordome. Ce dernier mettait d’ailleurs un point d’honneur à menacer du regard quiconque se permettait de l’admirer un peu trop longtemps.

Il fait trop chaud… j’ai l’impression d’être aussi glissante qu’un poisson, quelle horreur. M’enfin, maintenant que j’ai ce qu’il me faut, je vais vite rentrer chez moi. Trouver de l’opium c’est plus compliqué qu’avant, depuis le succès des fumeries qui poussent comme des champignons. Mais j’ai si mal au ventre… Je n’aurai pas supporté un jour de plus sans calmer la douleur. Mais… Roh, il y en a du grabuge en pleine journée ! Y’a-t-il donc des gens assez malheureux pour être ivre avant même que le crépuscule ne tombe ?

Tournant la tête vers la source de tout ce bouquant, elle aperçut deux jeunes hommes à la chevelure singulière, dont un qui chuta brusquement dans sa course. Vu les cris dans la ruelle adjacente, ils étaient poursuivis. Une distraction ! Depuis le temps que Dolores attendait cela. Elle donna une tape éloquente dans l’épaule de Joseph, son majordome, qui soupira en sachant très bien ce qu’il allait devoir faire pour satisfaire sa maîtresse. Il lâcha un « entendu » solennel, avant de courir auprès des deux hommes, en s’adressant tout d’abord à celui qui était resté sur ses deux jambes.

- Courez rejoindre la femme là-bas, c’est ma maîtresse, elle vous mènera en lieu sûr ! Lança-t-il d’un ton sans équivoque à Adol.

Il mit ensuite rapidement un genou au sol pour attraper le garçon à la tignasse bleue par les épaules, il constata avec une grimace que son nez s’était mis à saigner à cause de sa chute. D’un mouvement puissant, il força Cinder à se remettre debout, avant de poser une main ferme sur son épaule.

- Allez-y ! Allez rejoindre ma maîtresse, courez !

Puis il disparut dans leur dos, se dépêchant de rejoindre les hooligans pour les orienter dans une autre direction ou, au pire, leur donner une correction méritée. Dolores, quant à elle, se dépêcha de réceptionner les deux fuyards, arborant une mimique affolée criante de vérité.

- Venez avec moi ! J’habite non loin d’ici, vous serez en sécurité !

Et le trio se mit à dévaler les ruelles plus ou moins étroites de la capitale. La jeune femme était à la fois peinée de devoir courir, elle détestait cela, mais aussi enhardie par l’adrénaline d’une telle situation et la perspective de passer du temps avec ces messieurs qui n’étaient, ma foi, pas mal dans leur genre. Une fois convenablement lavés, et Cinder soigné, ils feraient une parfaite compagnie pour passer une soirée tranquillement.

Il est hors de question qu’ils filent au bout d’une heure ou deux ! Je n’ai invité personne ce soir, et je ne travaille pas, alors ils resteront, quoiqu’ils en disent. Mais bon, je suis certaine que je n’aurai pas à les convaincre bien longuement. Pauvres vagabonds… Ils doivent être affamés, assoiffés… Vous en faites pas, Madame Rossetto s’occupera bien de vous !

Elle ne put réprimer un rire, alors qu’ils approchaient enfin du pavillon de l’Hôtel Particulier dans lequel vivait Dolores depuis quelques années maintenant. Le quartier était huppé, bien trop huppé pour que leurs poursuivants ne viennent jusqu’ici chercher leurs victimes. Elle ouvrit la large porte avec un long soupir de soulagement et d’essoufflement. Fort heureusement, elle n’avait pas des chaussures trop sophistiquées, seulement de simples ballerines. Elle n’avait pas eu à trop souffert de cette cavalcade improvisée. La peau légèrement brillante de sueur et les cheveux quelque peu désordonnés, elle tourna les talons vers ses deux invités.

- Entrez, entrez, je vous en prie ! Installez-vous ! Quand mon majordome reviendra, on fera examiner cette vilaine blessure, cher monsieur…. Mais quels sont vos noms, d’ailleurs ? Je n’ai pas la chance de les connaitre !

Mais qu’elle était charmante… un vrai rayon de soleil. Cocasse pour une femme qui ambitionnait de l’égaler en terme d’éclat et de brillance. Il n’y avait plus qu’à voir comment réagiraient les deux fugitifs.



Soyez à leurs pieds, à leurs genoux... Mais jamais dans leurs mains.

Talleyrand



Code couleur Dolores: #9900cc
Joseph le majordome: #9999ff
Parties en italique: Pensées du personnage
Voir le profil de l'utilisateur

Adol Loror
avatar
Ven 7 Juil - 5:34
Irys : 89986
Profession : Aventurier
Daënar 0
La journée avait pourtant bien commencé, j'étais à Alexandrie pour trouver une expédition ou des idées de voyages. Mais là je me retrouve à courir dans les ruelles accompagné d'une femme, son majordome et un type au cheveux bleu, la chance était vraiment présente pour moi en ce moment.

Quand le majordome récupéra la personne aux cheveux bleus, je sifflai en direction de Tiama qui sauta sur mon épaule et agrippa pour ne pas tomber. Je remarquai que, pendant la course, le majordome courut à vive allure sans exprimer aucune émotion alors que la femme elle eut du mal à courir avec sa robe alors qu'elle exprima un sourire un peu étrange.

On passa plusieurs minutes à courir dans les ruelles de la capitale. On arriva enfin à ce qui me semble être la destination. Les beaux quartiers d'Alexandrie porter bien leurs noms. Tous étaient propres et les façades des maisons de bonne qualité. J'aurai peu passé des heures à admirer tout cela mais j'avais une mission plus urgente.

La femme qui nous avez récupérés, nous amena devant une des grandes maisons qui se trouver ici. Elle ouvrit la porte et j’entre dans une salle tellement immense que ma maison semble être un simple cabanon.

Elle se tourna vers nous et d'un geste de main nous montra un canapé :

-entrez, entrez, je vous en prie ! Installez-vous ! Quand mon majordome reviendra, on fera examiner cette vilaine blessure, cher monsieur… Mais quels sont vos noms, d’ailleurs ? Je n’ai pas la chance de les connaître !

-Bonjour, je me nomme Adol Loror. Merci de nous avoir sauvé.

Je passai quelques secondes à regardaient la salle où je me trouvais.Tous la décoration étais raffiné sans être trop charger.La personne qui c'étais occupé de cela devais avoir bon gout, se qui, d'une certaine manière me mis pas à l'aise.  

-je ne veux pas vous déranger de ma présence.

-Ne vous en fait pas, vous êtes mes invités, vous deux.

Je la merci d'un sourire et je me précipita vers Tiama qui avait vu de nouvelles proies sur une table.

-Désolé mais mon compagnon est toujours en quête de proie plus grosse.

Le majordome réapparut avec un nécessaire de soin et se mit à s’occuper de l'homme aux cheveux bleu.
La journée avait pourtant bien commencé et je sentis que cela n'était que le début.


Voir le profil de l'utilisateur

Cinder Lauwens
avatar
Dim 16 Juil - 13:07
Irys : 140127
Profession : voleur
Daënar 0
Encore une journée qui se passe tout sauf comme prévu, j’étais sorti de prison hier et déjà, je me remets dans le trouble avec un groupe de personnes que je ne sais même pas d’où ils viennent. J’ai un don pour me mettre dans des situations pas possibles des fois. Une chance que cette femme est venue nous aider sinon on serait foutu.

- Entrez, entrez, je vous en prie ! Installez-vous ! Quand mon majordome reviendra, on fera examiner cette vilaine blessure, cher monsieur… Mais quels sont vos noms, d’ailleurs ? Je n’ai pas la chance de les connaître !


- Bonjour, je me nomme Adol Loror. Merci de nous avoir sauvés.


Bon bien maintenant, je connais le nom de l’homme qui m'a ‘’sauver’’ et que j’ai sauvé par la suite. Ça fait un truc de moins à demander.

- Moi, c’est Cinder Lauwens, merci de nous avoir emmener ici, je ne pensais pas avoir autant de chance aujourd’hui. Disons que je me mets souvent dans le pétrin ces temps-ci.

La chute avait empiré la blessure que j’avais au ventre à cause du mage qui avait décidé de s’attaquer a la ville. Un rocher dans le ventre ça fait mal longtemps même si un médecin m’a soigné la blessure presque immédiatement. Et puis, la blessure n’avait pas fini de guérir en si peu de temps… Surtout une blessure aussi grosse.
Le majordome s’occupa de ma blessure plutôt rapidement et étonnamment, je n’ai pas souffert comme l’autre fois… Peut-être que c’est juste parce que la blessure en question était moins grosse. Je remercie le majordome de s’être occupé de ma blessure avant qu'il parte faire autre chose.


- Et vous quel est votre nom ? Vous ne vous êtes pas encore présenté je crois.


Cinder parle en #00ccff
Voir le profil de l'utilisateur

Dolores de Rosse
avatar
Mar 8 Aoû - 22:44
Irys : 154974
Profession : Sbire de Ludwig Strauss
Daënar 0
Les deux jeunes hommes prirent leurs marques tout de suite, surtout l’animal de compagnie de celui aux cheveux de flammes. Dolores ne prêta guère attention à ce que faisait le petit reptile volant, bien que le bruit du pied de table frottant contre le carrelage n’était pas des plus accommodants. Il fallait également vite s’occuper de la blessure du dénommé Cinder, ce que Joseph fit tout de suite après être rentré, comme le valet d’exception qu’il était. Il installa le pauvre bougre sur une chaise de salon posée à côté de la porte et entreprit de désinfecter la blessure et de poser un bandage. Il remarqua toutefois, non sans s’ordonner de le notifier plus tard à Dolores, que le garçon avait une autre blessure, déjà traitée, mais bien plus large que celle d’aujourd’hui, et encore très récente. Etait-ce réellement une bonne idée d’amener ces personnes ici ? Cinder avouait de lui-même qu’il était de la race des infortunés qui s’empêtrent toujours dans les pires histoires. Mais en bon majordome qu’il était, Joseph garda son jugement pour lui, jusqu’en temps utiles tout du moins, et continua de prendre soin de l’estropié aux cheveux bleus.

- Moi ? Je m’appelle Dolores Rossetto, répondit-elle avec légèreté. Je suis la propriétaire de cet hôtel particulier, que j’ai racheté pour une bouchée de pain à une de mes connaissances. Vous êtes ici chez vous ! Et ne pensez pas repartir avant d’être gavés comme des oies ! Et jusqu’à ce que vous, vous vous soyez rétabli, cher Cinder.

Elle avait décidé, ce jour-ci, d’adopter le ton des femmes du monde. Ces brebis ennuyeuses, qui bêlent toute la sainte journée d’une voix gracile, mais dénuée de toute profondeur. Mais aucun doute que, déjà, ils se trouveraient chanceux d’avoir atterri chez une dame de pareil rang, sans vraiment faire attention à ce qu’elle pouvait déployer d’intelligence ou de malice dans la voix. Au pire se diraient-ils qu’elle pourrait être une proie facile pour quelques larcins, on ne connaissait pas la raison exacte de leur cavalcade dans les rues de la capitale. Mais bon, s’ils décidaient de s’en prendre à Dolores, ils devraient composer avec Joseph, et nul doute qu’ils n’en ressortiraient pas indemnes. Déjà que le jeune Cinder parvenait à se mettre dans les pires états sans l’aide de quiconque…

Je ne m’en fais pas le moins du monde ! Ils ont l’air aussi pur que des enfants ! Ils sont adorables, je les adore ! Je vais les nourrir jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus bouger qu’en roulant sur le sol, au moins ils auront une bonne raison de ne plus bouger d’ici jusqu’à demain, au moins. Et puis, ils ont quand même l’air un peu âgés, ils doivent sûrement boire… Oh ! J’ai hâte que la soirée commence !

Toute enthousiaste, et réellement enthousiaste pour une fois, la jeune chanteuse approcha de celui resté debout, Adol, et plaça sa main derrière son épaule dans un geste chaleureux.

- Aller, venez par ici. Je vais vous amener au salon, Joseph va aider l’autre jeune homme à nous rejoindre une fois sa blessure pansée. Je vais faire amener de quoi vous requinquer, hein ?

On aurait dit leur mère, c’était drôle, dans la mesure où elle n’avait qu’une demi-douzaine d’années de plus qu’eux, mais pourtant ils faisaient tellement plus jeunes ! Ou alors c’était elle qui avait le cerveau vieillissant. Déjà ? Non, impossible ! Il était tellement vif, encore, et imaginait tant et tant de choses avouables et inavouables en présence de ces messieurs ! Il ne pouvait pas être déjà si ringard ! Tout en conduisant Adol jusqu’à la pièce voisine, la jeune femme adressa un dernier sourire à Cinder, prouvant qu’elle ne l’oubliait pas, mais également un regard en fuite vers le tagta, qui continuait gentiment sa bataille avec le mobilier.

La pièce dans laquelle ils entrèrent était décorée dans le plus pur style baroque. Avec un trio de sofas au tissu de velours couleur crème, tout comme les rideaux qui barraient les deux hautes fenêtres sur le mur est et sud. Une longue table basse richement décorée était posée sur un tapis blanc aux motifs dorés, et de nombreux tableaux, dont un particulièrement travaillé au-dessus de la cheminée, ornaient les murs un poil plus sombre que les rideaux et les canapés. Un lustre en cristal venait compléter ce tableau et trônait fièrement sur le plafond, diffusant une lumière duveteuse sur tous ceux qui pénétraient dans le salon.

- Installez-vous, je vous en prie, fit elle à son jeune hôte, malheureusement ce n’est pas la pièce où je range mes livres, donc on ne pourra s’occuper qu’en discutant, mais je suis sûre que vous avez plein de choses à raconter, vous et votre ami !

Elle débordait tant et tant d’agitation que c’en était presque gênant. Un spectacle caricatural, mais parfaitement maîtrisé de bout en bout pour qu’ensuite, très rapidement, le rythme de ses paroles décélère, gagne en profondeur, afin de conserver l’attention des invités et tisser un lien avec eux. Cette débauche d’enthousiasme n’était là que pour éviter l’ennui qui suivait inévitablement une course-poursuite aussi épique… mais aussi pour leur forcer la main, ne nous voilons pas la face. Si Dolores savait se montrer éloquente, patiente et méthodique, il lui arrivait parfois de recourir à un peu de violence pour arriver à ses fins, mais toujours avec grâce, attention.



Soyez à leurs pieds, à leurs genoux... Mais jamais dans leurs mains.

Talleyrand



Code couleur Dolores: #9900cc
Joseph le majordome: #9999ff
Parties en italique: Pensées du personnage
Voir le profil de l'utilisateur

Adol Loror
avatar
Mar 15 Aoû - 13:53
Irys : 89986
Profession : Aventurier
Daënar 0
Pour résumé ma journée : je me baladais dans Alexandrie, je me fais attaquer par un groupe armé, je fais e sauvé par un majordome, on fais une course-poursuite dans la ville et maintenant je me retrouve dans une immense maison d'une jeune femme pendant qu'un type se fait soigner à côté, mon tagta fait encore et toujours la même chose en public… le tagta et tout ça en un jour. Les aventuriers dans les livres n'ont pas autant de problème, ils vivent des aventures passionnantes et non des centaines de problèmes à la journée !

Bref revenons à mes trépidantes aventures. Cette femme, Dolores, n’emmena pas dans une pièce à coté du hall. Malgré le peu de meuble, la pièce était riche de décoration, une vraie friandise pour les yeux. Elle me dit de m'installer sur un des canapés, je le fis sans poser de questions puis j’appelle sur le champ Tiama avant qu'il cause, encore, des problèmes. Il arriva sur-le-champ et s’installa sur mes genoux.

-Encore merci pour votre accueil et … encore désolé pour lui, lui dis-je en montrant mon compagnon sur mes genoux.

-Ce n'est rien, dit-elle avec un sourire.

-Et l'autre, Cinder je crois, va-t-il s'en sortir ?

-Ne vous en faîte pas, il semble solide, il va s'en sortir.

Je lui répondis en hochant la tête avec un sourire et je passai ma main sur la tête de Tiama. Elle sur un autre canapé et me fixa. J'avais l'impression d'être une bête curieuse, ce qui me mit mal à l'aise.

Elle commença à me poser des tas des questions comme d'où je venais, mon histoire et mon compagnon. Je lui répondis avec entrain, raconter mes aventures me toujours de bonnes humeurs, même si elles sont peu nombreuses. Dolores me donna l'impression qu'elle s’intéresse à cela juste parce que je l'occupais mais bon, elle m'avait sauvé la vie aujourd'hui. Sans elle, je ne serai pas si je serai toujours vivant ce soir.

Le temps se faisant de plus en plus long avec ces questions qui ce faisait plus personnel. Après ce qui m'a paru plusieurs heures, Cinder en compagnie du majordome rentra dans la pièce et s’installa sur le même canapé que moi.

-Madame,puis-je proposais à vous et vos invités une collation .

-Faites

Et le majordome repartie sur-le-champ, ce qui nous laissa, moi et Cinder, devant Dolores, à qui le sourire ne fit que grandir. Je sens que les problèmes ne sont pas fini.


Voir le profil de l'utilisateur

Cinder Lauwens
avatar
Jeu 24 Aoû - 21:50
Irys : 140127
Profession : voleur
Daënar 0
Je rentre dans la salle accompagné du majordome, ma blessure me fait encore incroyablement mal, mais pas à cause des traitement, juste parce que j'ai deux blessures qui sont sensiblement a la même place. J’avance tant bien que mal vers le canapé où je m’installe à coter d'Adol. C’est déjà plus rassurant être a coté de lui et de son tagta que d’être a coté de cette inconnue qui semble un peu trop enthousiaste a mon goût. J’entendais des bribes de conversation quand je me trouvais dans la pièce d’a coté et je n’avais vraiment pas hâte qu’elle embarque sur mon dossier. J’ai beau ne pas avoir vécu grand-chose, je ne veux pas dire ma vie entière à une pure inconnue !

-Madame, puis-je proposais à vous et vos invités une collation.


- Faites

J’en disais le moins possible et je n’ajoutais des détails que si elle le demandait. J’ai fini par
Elle avait un sourire qui voulait tout dire, mais rien dire en même temps… Un de ces sourires bizarres qu’on ne voit pas souvent. Dolorès commence à me bombarder de question que j'aurais préféré ne pas répondre… Le genre de questions qui me ramener un peu trop loin dans le passé et qui font que je me rappel de détails certain que j'avais oublié depuis si longtemps… Bien sûr, je ne parle pas de ses fameux détails aux deux inconnus. Trop concrets pour que ce soit intéressant selon moi, ou bien trop dangereux pour ma survie pour certain. Je ne parle pas de mon séjour en prison non plus ! Déjà, je suis chanceux de ne pas être retourné dans ce trou à l’heure qu’il est. Je ne dis pas trop de détails puisque je n’ai pas le goût de tout raconter a ces deux la, de toute façon, je risque de jamais les revoir… Malgré que la vie peu facilement en décider autrement… On ne sait jamais ce qu’il va se passer. Une des raison pourquoi j'essais de vivre au jour le jour.

Le flot de questions de Dolores ne ralentit pas et elle commence à aller loin… Mais je ne veux pas paraître impoli en lui demandant d’arrêter de poser toutes ses questions… Je commence à avoir hâte que le majordome revienne…


Cinder parle en #00ccff
Voir le profil de l'utilisateur

Dolores de Rosse
avatar
Lun 11 Sep - 9:35
Irys : 154974
Profession : Sbire de Ludwig Strauss
Daënar 0
La stratégie de la jeune femme ? Les éprouver. Vu leur allure, aucun des deux n’avait probablement rencontré de femmes de son rang, et elle ne les plaignait pas. Mais le fait est qu’il était hors de question de passer la soirée avec des gens qui aiment la flagornerie, les fariboles, les fadaises de ces femmes du monde qui feraient bailler un bichon maltais gavé au sucre. Il fallait donc éprouver leur ennui, les confronter à ce que la haute société produit de pire, et pouvoir être certaine qu’ils seraient plus intéressants que cela. Et puis, autant en apprendre un peu plus de ces jeunes hommes. Dolores invita cordialement Adol à s’asseoir sur l’un des sofas, tandis qu’elle prenait place sur un des fauteuils. Le pauvre s’excusa sans procès du dérangement que lui et son animal causaient.

Il est adorable… J’ai hâte d’en finir avec la mise en bouche que je nous prépare. Je n’ai vraiment pas envie de leur faire subir ça, et d’avoir à faire cela surtout, mais si je veux avoir l’assurance de ne pas m’ennuyer, il faut que je sois certain de leur vive innocence.

Et le bal commença. Une poignée de question très vagues tout d’abord, mais intimes déjà. Puis on allait dans la précision, insistant sur chaque détail que l’on pouvait se mettre sous la dent. De qui héritait-il cette flamboyante tignasse ? De qui héritait-il cette cicatrice rosâtre ? Même les plus profonds secrets ne purent échapper à l’œil de Dolores. Elle mettait cet affable jeune homme dos au mur, forcé qu’il était par la gratitude qui le liait à la chanteuse de répondre sincèrement et à chaque fois qu’une nouvelle lubie curieuse traversait le crâne de son hôte. Un petit jeu qui, il fallait l’avouer, amusait cette dernière. Ce n’était pas tant les informations récoltées qui la mettait en joie, mais plutôt le sentiment de mal-être que dégageait, non sans essayer de le masquer, le jeune Adol. Il devait la détester… Mais elle saurait sans mal se rattraper.

Puis ce fut au tour de Cinder d’arriver dans le salon. Tandis qu’il prenait place à côté de son compagnon, Dolores envoya le majordome chercher de quoi se sustenter tous ensemble. Qu’il mette le plus de temps possible, d’abord parce qu’elle n’avait pas très faim, mais aussi parce qu’elle escomptait bien poursuivre son petit jeu avec Cinder. Lui aussi éprouva douloureusement la piquante clairvoyance de la chanteuse, qui bombardait ce âme blessée de questionnements aussi superficiels qu’indécents. Et finalement, Dolores leva le bras pour signifier la fin de tout cela, non sans afficher un large sourire.

- Cela vous a plu ? Je n'espère pas ! Veuillez m’excuser pour tout cela. J’avais bien envie de jouer les bourgeoises ordinaires pour vous ennuyer. Prenez ça comme le paiement de votre dette. Mais je veux vous rassurer, ce soir pas question que je vous extorque ce qu’il y a à dire sur votre passé. Je veux de l’aventure, inventée ou non, je veux entendre vos récits de voyages. Je n’ai pas grand-chose à vous raconter en retour, mais on pourra trouver un arrangement.

Elle n’insista pas sur le dernier point, ce dernier pouvant signifier à la fois tout et rien. C’est à ce moment que Joseph revint vers eux avec une paire de plateaux chargés, pour l’un, de divers canapés sucrés et salés qui dégageaient une forte odeur de viande grillée, et pour l’autre d’un grand pichet de vin aux épices assorti de trois grands verres de cristal.

- Ah ! S’écria-t-elle avec entrain. Voilà notre repas ! Enfin, le début. Si vous avez encore faim par la suite, de ma cuisine sortira tout ce que vous souhaitez manger. Ajouta la chanteuse en leur souriant avec douceur. Sur ce, mangez, messieurs.

Pour sa part, Dolores commença par des une petite verrine aux multiples couleurs et senteurs qu’elle commença à picorer à la petite cuillère. Il y avait là un lit de petites crevettes surmonté d’une crème de cresson, d’une gelée de saumon et, au sommet, une sorte de petite crème épicée qui fondait en bouche. Décidément, Joseph était un cuisiner hors pair…



Soyez à leurs pieds, à leurs genoux... Mais jamais dans leurs mains.

Talleyrand



Code couleur Dolores: #9900cc
Joseph le majordome: #9999ff
Parties en italique: Pensées du personnage
Voir le profil de l'utilisateur