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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Vereist
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 C'est jamais trop au nord. Jamais.

Sakari Naasoqineq
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Mar 27 Juin - 16:54
Irys : 199964
Pérégrin 0
« Bon alors c'est simple ma p'tite dame. A gauche.
-Gauche, là, ouais, je vois.
-Puis tout droit, et à droite. Vous pouvez pas la louper.
-Vous croyez ? Ah ben tant mieux. Merci monsieur.  »

C'était une belle matinée. Du moins pour Sakari, car pour tous les autres, y compris ce passant qui maugréait, cette matinée était un jour de plus où il fallait se rendre au travail. Ce qui n'était sans doutes pas pour limiter l'humeur bougonne dudit passant quand il dut indiquer à une jeune personne en âge de travailler durement l'adresse du seul débit de boisson de Grenze. Et si Sakari s'était mise à expliquer que c'était justement pour travailler qu'elle s'y rendait, on l'aurait prise au mieux pour une serveuse.

N'étant jamais venue par ici, et n'étant de toute manières en Daënastre que depuis moins d'un mois, Sakari ne comprenait pas vraiment pourquoi on décrivait Vereist comme un endroit rude. Rude ? Mais il faisait à peine froid. Presque bon. Alors certes, à Nunaqortoq, le froid était tel que même les arbres les plus résistants n'arrivaient pas à pousser, et à part une rare mousse enterrée sous la neige on ne trouvait aucun végétal, mais si cet endroit était un exemple de condition difficile pour les gens de science du sud, pensait Sakari, c'était à se demander comment ils feraient si une guerre venait à éclater. Bon, d'un autre côté, les siens ne sauraient pas faire de maisons en pierre de cette taille, et Grenze, bien pourvue en entrepôts, montrait bien la puissance de la technologie des Daënars. A Cerka, il faisait juste légèrement frais, donc trouver de hauts bâtiments n'étaient pas étonnant. Aildor était pleine de hautes bâtisses aussi, et était plus froide.

En poussant la porte, Sakari se demanda si son coéquipier du jour était un habitant de cette contrée, et s'il le prendrait bien quand elle lui annoncerait que son pays était surévalué. Mais vu la concentration en gros bûcherons qui prenaient leur bière du matin, mieux valait éviter.

Elle sortit un papier d'un des poches intérieures de son énorme manteau d'hiver. Dessus, il y avait l'impression d'une photographie de celui qu'elle cherchait. Il y avait quelques jeunes, dans l'auberge, mais tous étaient en groupe. Le seuls qui ne l'était pas correspondait à peu près à la photographie. C'est donc tout naturellement qu'elle alla le rejoindre.

« Salut le p'tit jeune. C'est toi... Hex Et Matar ? Je viens de la part de Chyluun Dabyssan. »

Et elle lui mit sous le nez un papier avec la signature de son patron. Celui-ci vivait à Cerka et était un petit négociant, assez riche pour s'intéresser à Vereist mais pas assez pour être très connu dans le milieu. Normalement, il ne le serait pas assez non plus pour envoyer quelqu'un d'autre que lui recruter un mercenaire dont il avait entendu parler par un de ses collègues du coin, mais il se trouvait justement que sa garde du corps devait s'éloigner du port pour un certain temps. Comme le hasard fait bien les choses, la mission requérant la présence du mercenaire nécessitait au moins deux personnes, par sécurité.

Hex Hekmatyar avait été contacté par correspondance. Chyluun lui avait proposé un contrat intéressant, à savoir traquer des contrebandiers qui avaient fait passer en douce une jolie cargaison d'armes façonnées dans le sud de Daënastre. Et comme il en avait eu vent par un étrange hasard, le bon Chyluun s'était dit que ces armes seraient mieux dans sa main pour être réintégrées dans les circuits du commerce légal. Il n'y avait pas de récompense à proprement parler, mais Chyluun avait proposé 30% des gains obtenus à la revente, ce qui pouvait assurer un revenu étalé sur plusieurs mois suffisant pour manger trois repas par jour sans travailler. Comme Sakari était déjà payée par Chyluun, elle n'avait pris que 5%.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Hex Hekmatyar
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Mar 27 Juin - 20:50
Irys : 537768
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Il faisait frais, je ne pouvais pas dire que ça me déplaisait, le froid avait tendance à faire rester les gens chez eux, et surtout à les inciter à ne pas trop parler.
Je m'étais installé dans un bar, près du feu, ma cape posée sur le fauteuil à côté de moi, le long fusil qui me servait d'arme était posé contre la table. Les parties de l'arme non-mobiles étaient recouvertes d'un tissu blanc solidement accroché, pour m'aider à me dissimuler dans la neige ambiante, il en allait de même pour ma cape, cette fois-ci, j'avais opté pour un modèle blanc, néanmoins le reste de ma tenue était toujours identique.
Je buvais tranquillement quand quelqu'un s'approcha de moi, m’adressant la parole en commençant gentiment à écorcher mon nom.
Je levais une main recouverte d'une mitaine pour souligner l'erreur d'un ton sec.

-Hekmatyar ! Mais ouais, c'est moi…

Je me retournais avec déjà une certaine mauvaise humeur sur le visage avant que mon visiteur ne prononce le nom de celui qui m'avait embauché.

-Ah oui assied toi donc, et tu es ?

Le contrat qui m'avait été proposé était de loin très avantageux, si avantageux que j'avais eu du mal à y croire au début. Être autant payé pour refroidir quelques contrebandiers… Ça m'avait paru presque trop beau, et pour être honnête, j'avais toujours un petit doute, doute qui s'amenuisait encore grâce à la présence de son agent.
Visiblement, il y avait encore un espoir pour que ce soit un véritable contrat.
Je pris le papier juste pour m'assurer du nom avant de le poser doucement sur le comptoir.
Pour dire vrai, je n'avais pas vraiment tout suivi, il y avait une histoire de cargaison d'arme, et de contrebandier, et il suffisait juste de les traquer.
Oui, le terme « juste » se référait quand même à pister une sacrée compagnie de contrebandier, mais je n'en étais plus à ça près.
Je tournais sur ma chaise fixant la femme, étrange… Je n'en avais jamais vu des comme ça, elle ne devait pas être d'ici.

-Et donc tu viens de la part de Chyl… De… Enfin bref de celui qui m'a recruté.

Je butai encore facilement sur ces noms à consonance étrange, et je préférais ne pas m'y risquer. Néanmoins, j'avais fini par me calmer, si je butais sur des noms étranges, ça devait être pareil pour elle. Ma voix se fit donc un peu plus calme.

-Alors explique moi un peu ce qu'on doit faire, car entre ce que dit le papier et ce qui est réellement il y a souvent un gouffre.

Bien rapidement mes habitudes de militaires revinrent d'elle-même, mes yeux s'allumant de la joie de la planification.

-Effectif ? Équipement ? On sait s'ils ont du soutien aérien ou des renforts, voir de l'équipement particulier ? Des mages à prévoir ?

Je lançais toutes ces questions les unes à la suite des autres, sortant au passage un petit plan de la région avec une petite craie.
J'avais encore cette mauvaise manie de vouloir tout planifier.
Je fis jouer une cigarette au bout de mes doigts, me démenant pour résister à l'allumer.

-Et toi au juste ? De quoi tu es capable ?

Il n'y avait pour une fois rien de méchant, mieux valait connaître tous ses atouts avant de se lancer dans une traque de la sorte.
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Sakari Naasoqineq
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Jeu 29 Juin - 15:54
Irys : 199964
Pérégrin 0
Oulà. Sans répondre, Sakari s'assit lentement. Il était pressé le petit. Elle ne voyait pas pourquoi. Si leur cible avait quelque moyen de les distancer, il n'est pas dit qu'elle aurait fait un crochet pour récupérer ce jeunot, qui faisait son fier avec un fusil bricolé.
« Te presses pas Hex. On a tout notre temps. Moi c'est Sakari. Il est comment ton fusil ? Non parce que j'ai vécu à Aildor et j'en ai vu certains en meilleur état, donc du coup, pour une pétoire de Daënastre, ça fait un peu bizarre, je m'attendais... Bah pas à ça. Mais comme on dit chez nous, l'usure montre l'efficacité. »

Sakari se sentait d'humeur bavarde. Et elle en profitait pour observer avec attention son camarade de chasse. Il ne paraissait pas aussi usé que son fusil de seconde main, mais avait un petit côté professionnel. Et il était mignon, quoiqu'un peu jeune. Elle se sentait comme une grande sœur qui emmène son cadet à la chasse à l'erch.

« Bon sinon, c'est pas follement compliqué. Je t'expliquerais en route. »
La vieille expérience d'Aildor parlait. Ne jamais, jamais détailler un contrat dans un lieu public. C'est l'assurance d'avoir des pelletées d'indiscrets qui vont essayer de vous couper l'herbe sous le pieds. En y pensant, Sakari de souvint qu'on lui avait raconté la forme de solidarité et confiance mutuelle entre les habitants de Vereist. Ça, elle voulait bien l'admettre, mais pas certains de ses réflexes.

« Là, j'arrive d'un long voyage, donc si tu veux bien, on va juste papoter le temps d'un verre. On aura tout le temps pour discuter boulot en chemin, holà. Et parle-moi un peu de toi, j'aime connaître ceux à qui je confie ma vie. Après ce sera mon tour. Oh, je suis pas du coin, ils servent du lait ici ? »

Il allait de soi que boire avant une traque était impensable. Et de toutes façon Sakari ne tenait pas l'alcool.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Hex Hekmatyar
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Sam 1 Juil - 0:25
Irys : 537768
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)

La jeune femme s'empressa de tempérer mon impatience, tout en ajoutant que mon fusil ne faisait pas très professionnel. Heureusement pour elle, j'étais de plutôt bonne humeur, car je me serais autrement mis à hurler pour passer mes nerfs, au lieu de cela, je pris délicatement l'arme pour la poser sur mes jambes, caressant délicatement le canon avec un sourire inquiétant.

-Mon fusil ? Oh, je te l'accorde, il ne paye pas de mine, surtout affublé d'un camouflage comme ça, mais il remplira parfaitement son rôle ! C'est certes un vieux modèle déclassé par l'armée, mais il tire bien mieux que l'immense majorité des engins à poudre que tu trouveras sur le continent, j'y ai veillé.

Notamment en passant des semaines entières à la recherche de nouvelles pièces internes, allant parfois jusqu'à en faire fabriquer sur-mesure pour avoir les performances optimales. À cause de ça, j'avais laissé l'apparence globale plutôt usée à cause de l'utilisation quotidienne, mais mis à part ça, l'arme était graissée et nettoyée quotidiennement
Je me mis à jouer avec mes cheveux en signe de contrariété… J'étais très peu patient et voir l'herbe coupée sous mes pieds m'avait un peu refroidi. C'est que j'en attendais beaucoup de ce contrat, ne serait-ce parce que j'avais repéré une nouvelle lunette pour mon arme, le seul souci, c'est que cette dernière était plutôt… Chère
Je pris néanmoins la peine de répondre à Sakari, bien sûr, je n'avais pas forcément envie de parler à quiconque, mais discuter avec on coéquipier était souvent vital pour le succès d'une mission.

-Moi ? Bah y à rien à dire, j'ai été embauché pour tirer sur les premiers connards qu'on m'indiquera… Mais si tu tiens vraiment à le savoir, j'ai été tireur d'élite depuis que je suis dans l'armée, on peut donc compter que je tire depuis mes six ans ce qui nous fait…. Voyons, j'ai quel âge déjà…. Alors vingt-deux moins six... Seize ans de pratique en situation de combat, je pense que tu peux me faire confiance pour être précis.


Je fis une petite pause pour frapper le comptoir du plat de la main pour attirer le serveur, ce dernier avait la fâcheuse manie d'ignorer ses clients. Avec la gentillesse qui me caractérisait d'habitude, je désignais ma nouvelle camarade de la main avant d'ajouter.

-Un lait pour la dame !

Je reportais mon attention sur Sakari, ajoutant avec un sourire qui se voulait ironique.

-Oui, ils en servent, mais il va falloir patienter un peu, ils n'ont pas l'habitude qu'on leur en demande, c'est surtout fréquenté par des ivrognes ici. Mais l'avantage, c'est que les ivrognes n'écoutent pas trop les conversations, et au pire des cas ne s'en souviennent plus le lendemain.

Mes deux pieds quittèrent la table, et je me penchais sur cette dernière en croisant les mains. J'en avais assez dit pour le moment, du moins selon mon propre goût et je commençais à vouloir en savoir un peu plus sur la personne que j'allais devoir couvrir.

-Et maintenant à ton tour, rentre dans les détails ou soit vague, je ne t'en demanderai pas forcément plus.

Si elle voulait rester secrète, je ne lui en voudrais pas, après tout, j'étais moi-même resté plutôt vague. Oh, je vous voir déjà venir, je n'étais pas distant avec elle parce que je ne l'aimais pas, mais plutôt parce que je ne la connaissais pas, difficile de déballer sa vie à quelqu'un qu'on vient de rencontrer.

-Juste une petite question subsidiaire, d'où viens-tu ?

C'était peut-être la seule chose que je tenais vraiment à savoir, car je n'avais jamais vu personne comme elle.
Je fis passer ma queue-de-cheval sur mon épaule, me lissant les cheveux tout en l'écoutant.
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Sakari Naasoqineq
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Mer 5 Juil - 10:45
Irys : 199964
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Mais comme il est chou. Un sentimental, attaché à ses gris-gris. Ce fusil devait porter des souvenirs à charge emotionnelle forte, supposa Sakari, car à l'entendre, entretenir et mettre à niveau ce tas de feraille coûtait plus cher que d'en acheter un neuf. Et il tirait depuis son plus jeune âge. Hex ne devait pas comprendre pourquoi sa coéquipière arborait un sourire qui s'élargissait à vue d'oeil. Il s'avérait qu'elle imaginait un tout petit Hex encore plus glabre qu'il ne l'était déjà, dans la neige, un tout petit fusil dans ses toutes petites mains. Ça lui rappelait les enfants de Nunaqortoq. Sans les fusils et avec des arcs.

Pour rester dans les tons blancs, Sakari but son lait en écoutant les remarques de son camarade. Oui, ils pouvaient être aussi ivres qu'ils le voulaient sans perdre leur audition.

« Il est bon. Oh sinon moi tu sais hein, je suis une garde du corps pour un marchand de Cerka qui m'a recruté peu après mon arrivée. Pas du tout d'expérience militaire, même si chez moi, on la fait, la guerre, des fois, mais pas comme ici, olà. Et on combat beaucoup, mais pas pour les mêmes raisons. Tu vois Als'Kholyn ? Tu vois Aildor ? Eh bien suis la côte nord, en t'enfonçant dans Marnaka, qu'on appelle Nurnakaq chez nous. Tu dépasse des montagnes, puis tu arrives dans une péninsule. C'est Nunaqortoq, comme on la nomme nous-même. Et je viens de là. Alors bon hein, en comparaison de mon pays, ici c'est l'été, et encore, un été caniculaire hein. »

Naturellement, Sakari se gardait bien de parler trop fort ou de sourire trop large. Elle n'employait pas avec un ton de mépris, pas le moins du monde, mais de pur badinage gentillet. Après tout, on ne parlait que de la pluie et du beau temps. Sakari n'avait jamais eu de toit en pierre et en bois au-dessus de sa tête plus de quelques mois dans toute sa vie, ce qui assurément était un signe de ses compétences en milieu hivernal
Même le petit Hex, un local, risquait d'être à la traîne.
Mais elle n'avait jamais monté dans un tube de métal qui avançait en faisant de la fumée et qu'on appelle « train » non plus. Très impressionnante machine. Ceux qui la prennaient avec Sakari paraissaient blasés, mais pour elle, cette première expérience d'un véhicule terrestre avait été vraiment fascinante.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Hex Hekmatyar
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Mer 5 Juil - 11:54
Irys : 537768
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)

Je ne comprenais pas trop pourquoi son sourire s’élargissait en parlant, elle se foutait de moi ? Possible, ou pas je n’aurai pas su dire et il était un peu tôt pour faire preuve de ma mauvaise humeur habituelle.

-Oh le grand nord… j’y ai mis les pieds une fois pour un entrainement, et j’étais content d’avoir une armure chauffée. Mais ouais je comprends qu’il doive faire chaud pour toi.

C’était il y avait quoi… Quatre ans ? L’unité avait été déployée pour un entrainement en condition de froid extrême, croyez-moi personne n’avait quitté son armure pendant toute la période. Le froid était tel qu’il arrivait que le carburant solide des véhicules se vaporise lorsque nous fermions mal les capots. Non très franchement, je n’aurai pas prétendu que l’endroit où elle venait était facile à vivre. J’eus néanmoins un petit haussement de sourcil en l’entendant parler

-Et vous combattez quoi au juste ? Car si vous ne combattez pas pour des ressources comme nous, je ne vois pas trop ce à quoi vous pouvez vous opposer. Et vous combattez comment ?

J’avais les méthodes de combat Daenastre en tête, et même si ces dernières insistaient sur la flexibilité, les soldats gardaient leurs méthodes de combat propre et ce en fonction de l’ennemi et de son équipement.
Je supposais par contre que la technologie ne devait pas vraiment être son truc au vu de la ou elle venait, il faut dire que la maghilite avait la fâcheuse manie de se vaporiser au contact des grand froid, ce qui devait compliquer l’approvisionnement en énergie.

Je sortis une cigarette de ma poche, l’allumant rapidement avant de poursuivre l’observation de la jeune femme, laissant un petit moment de silence.
Elle avait l’air plutôt compétente, et si le temps continuait à être aussi mauvais, il n’y avait aucun doute sur le fait qu’elle remplirait bien son rôle. Ça allait être reposant de ne pas être le seul à savoir quoi faire. Je pris une grande inspiration sur la cigarette, soufflant une grande bouffée de fumée avant d’ajouter :

-Si je comprends bien on doit partir bientôt c’est ça ?

Je n’étais pas forcément pressé mais l’idée même de chasser autre chose que des prédateurs du coin était plus que plaisante, surtout si les personnes en question opposaient un peu de résistance.


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Sakari Naasoqineq
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Ven 7 Juil - 12:50
Irys : 199964
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Mais quel charmant enfant. Maintenant, Sakari l'immaginait dans ces grosses armures à se geler les miches. Elle en avait déjà vue, des articles de contrebande qu'on trouvait à Aildor. Déjà qu'elle le trouvait craquant, mais à grelotter avec ses petites joues toutes rouges, et tout maigre dans un gros tas d'acier, il y avait de quoi faire rire. Un petit rire, comme celui qu'une grande sœur ferait en voyant son cadet prendre la lance de papa et faire le fiérot avec contre un bonhomme de neige.

Si tous les soldats de Daënastre étaient comme lui, leur armée devait ressembler à des lignes de poupons en armes.

« Des Kashans. »
Elle lui adressa un large sourire, encore élargi par sa posture, la tête soutenue par ses deux mains qui appuyaient sur ses joues.
« On les appelle les Anniaaukut. Fous de sang. Des cannibales sanguinaires, à demi animaux, qui mangent leurs victimes parfois crues, dès qu'elles tombent sur le champ de bataille. Et on les combat comme on combat des chiens fous ou des meutes de prédateurs. À l'arc, à la lance, au javelot, au harpon et au couteau. »
Elle lui montra le sien.

Puis toussa. La fumée de cigarette l'importunait. Elle n'y était pas habituée, et à Aildor, un jeu local consistait à tirer au pistolet sur les bouts de mégot des autres. Donc par mesure de sécurité, on fumait peu. Ou abondamment pour se réchauffer quand les vents gelés soufflaient sur la ville.
« Ouah, ça empuantit l'air ta saleté. C'est ta dernière de la journée, enfin, de la semaine, car après la luciole que tu te trimballes au bout du bec nous ferait repérer trop vite. »

Sakari se leva, pour echapper au nuage pestilentiel et pour indiquer qu'il était temps de partir. Elle glissa une pièce à un serveur de passage, en lui indiquant que c'était pour le lait.

« Bon, on y va. Je suis prête, mais comme on va partir au moins quatre jours, enfin je parierais plutôt pour huit, si tu as des bricoles à récupérer chez toi c'est le moment. Des munitions en plus, des tenues chaudes, de la viande séchée, tout ça. »
En quittant Cerka, Sakari avait rempli son sac du nécessaire : bandages, alcool médical, poissons séchés, soupes désydratées, eau, couverture supplémentaire.


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Hex Hekmatyar
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Mar 11 Juil - 0:07
Irys : 537768
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Hm… des Kashans donc ? Des sortes de cannibales ? Je restait circonspect un moment… ça éxistait vraiment ? Et c'était vraiment un soucis ? Je m'étais attendu à des créatures féroces pas à de simples humains. Il faut dire qu'on croise difficilement pire qu'un mage my'tran et qu'un simple humain paraît à côté de lui bien peu menaçant.

-Oh je vois vous combattez des gens fous. Ils doivent être sacrément nombreux alors pour poser le moindre soucis.

Pas que je dénigrais leurs façon de faire la guerre avec leurs armes… « primitives » mais disons que je voyais mal une bande d'hommes fou poser le moindre soucis à l'armée Daenastre. Une guerre se faisait dans les coups de feu, le rugissement des canons, le crépitement des mitrailleuses et le sifflement des bombes, tout autre chose me paraissait… trivial.
Après tout quand on à connu la guerre en armure assistée qu'est ce qu'était un homme avec une lance.

-Mais joli couteau je te l'accorde.

Je repensais au miens rangé au niveau de mes hanches, un modèle Daenastre qui devait paraître bien plus récent mais qui je n'en doutait pas avait du voir moins de sang.
J'inspirais une nouvelle bouffée de tabac en rigolant

-Tu n'est pas restée plus d'une journée dans un transport de combat pour dire ça !

Dans ce genre d'engin un fumeur était plutôt une bénédiction, l'odeur du tabac couvrant celle de la transpiration dans le meilleur des cas, et du sang dans le pire
Je suivis la jeune femme m'éloignant avec mes affaires pour déposer quelques pièces à la serveuse que j'avais vu avec un petit clin d’œil. Pas qu'il y avait de grande chance pour que je la revois mais si je ne pouvais même faire comme si…

Je regardais Sakari me demander si j'avais tout pris, lui montrant mon sac et ma tenue dont les poches étaient remplis.

-Des munitions, des munitions et encore des munitions enfin oui le reste aussi je l'ai prévu, mais c'est en général la première chose qui font défaut.

Ma cape faisait une excellente couverture/duvet une fois dépliée quand au reste j'avais toujours de quoi faire sur moi : au moins une semaine de ration ainsi qu'un kit de premier soins. Il y avait bien sur une partie de mon sac allouée au nécessaire de nettoyage de mon fusil ainsi qu'à des fournitures d'hygiène mais l'essentiel était réservé aux munitions de fusil, chose que je ne risquais pas de trouver en pleine nature.

-Bon et bien trace le chemin je serais derrière, je ne sais de toute façon pas ou nous somme censé aller, enfin j'imagine que ça doit être dans le région.

Je connaissais de toute façon les ficelles de la survie dans tout les milieux, même si j’affectionnais les terrains froids, parfois l'armée avait quand même du bon en matière de survie
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Sakari Naasoqineq
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Jeu 13 Juil - 14:04
Irys : 199964
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Sacrément ? Ah, tiens, et Sakari qui pensait que les gens de science de l'est n'adoraient pas les dieux. Enfin, c'est ce qui se disait à Aildor. Et en y repensant, ce petit soldat semblait très incrédule.  Qu'à cela ne tienne, Sakari lui montrerait bien volontiers ce que voulait dire faire la guerre à Nunaqortoq. Lui parlait de transports de combat et de munitions. Il y avait des anecdotes dont elle se souvenait à ce propos.

Voyant que son camarade était prêt, elle passa devant. Sur le chemin en train, elle avait pris le temps de mémoriser une carte des lieux. Ils devraient remonter vers le nord-est, jusqu'à apercevoir des collines.

« On va vers le nord. À pieds, naturellement, vu qu'on va faire du hors-piste en forêt. On en a pour deux ou trois jours de marche, si tu vas à mon train, qu'on fait 10 minutes de pause toutes les trois heures et qu'on en marche quatorze. »
Une promenade, vraiment. Pour aller jusqu'à Aildor depuis Nunaqortoq, il fallait prévoir le triple, en temps et en durée des pauses tant le climat était dangereux. Le moindre faux pas entraînant une mort immédiate, ou très lente mais inéluctable, on se devait d'être reposé et attentif à chaque instant.

Sur le chemin, Sakari papotait.
« Tu sais, on ne fait pas la guerre comme vous autres. Il vaut mieux que je te prévienne ; tu es sensé me coucrir donc t'adapter à moi. Comme on est à peine 10 000 dans tout mon pays, on ne peut aligner que 5 000 lances. Contre des centaines de bandes de dizaines d'individus qui vivent dans un climat plus dur encore que le nôtre ! Du coup on doit les traquer pendant de très longues journées dans les collines, et comme on se divise en petits groupes pour ratisser le terrain, il faut qur chaque combat soit gagnant, donc on y va avec force, rapidité, plus que tout ce que j'ai pu voir ailleurs, à Aildor ou ici. En même temps, huhu, une fois on a pensé à prendre des véhicules. Ou des armes à feu. Mais eh ! Mon père avait un fusil. On devait le ranger sous d'épaisses couvertures, et avant de le sortir on devait faire un feu et tirer a côté, pour pas que le gel ne détruise sa mécanique ! Et sa grand-mère, qui l'avait reçue la première, avait une fois voulu tirer face au vent. On dit qu'elle dut tirer quatre fois la même balle avant qu'elle ne sorte. Bon en fait c'est surtout que de la neige qui entrait par le canon avait grippé tout l'intérieur. Alors bon, on l'a vendu à Aildor dès que ma mère et moi y sommes allés. Vos conneries là, ça vaut pas un bon arc je te dis. Enfin pour nous en tout cas.

Bref, tout ça pour dire, je vais pas les attaquer de façon conventionnelle, mais plutôt par embuscades, donc il faut que tu te prépares mentalement à de la discrétion, de la précision et à pouvoir changer de position de tir rapidement. »

Un vieux truc de chez Sakari. Pour mentir sur leur nombre, les archers tiraient, changeaient vite de place et tiraient ailleurs. Et ici, ça aurait le double avantage de pouvoir couvrir un plus grand champ de tir. Il faut signaler aussi que quand il avait annoncé vouloir se blinder de munitions, Sakari faillit lui rappeler qu'en aucun cas ce serait elle qui porterait tous ces petits bouts de métal qui pesaient affreusement lourd en si grand nombre. Un tireur embusqué avec un fusil aussi vétuste, plus du genre manuel et autorisant exclusivement un petit nombre de tirs précis que mitrailleuse, ne devait pas avoir besoin d'autant de munitions.

Mais c'est lui qui a choisi d'avoir cette arme bruyante. Et dire qu'il n'avait pas de silencieux. Sakari se souvint d'un gars à Aildor qui avait planté un animal mort sur le canon pour rendre le tir moins bruyant. Une idée géniale. Et immonde, certes.

Non vraiment, toutes ces technologies rigolotes perdaient un peu de vue des problèmes très précis pour s'en créer d'autres. Elle avait déjà vu des armures assistées. Costaud, oui, mais tellement bruyant... On pouvait les tuer dans le noir en leur balançant des grenades. Peut-être que les gens de magie avaient des trucs pour supprimer le bruit, empêcher le métal de geler ou pour alimenter des véhicules en énergie.

« Tiens et je me demandais, avec le boucan que ça fait à chaque tir, tu es pas sourd comme un pot des fois ? Tu pourrais lire sur mes lèvres et faire semblant de rien. »

Mais au cours de la conversation, Sakari se dit qu'il était bon de lui expliquer en détails sa mission. À la première pose, elle lui donna un papier résumant tout, écrit dans le train. Pour être sûre de ne rien oublier de dire à don futur collègue. Elle aurait tout aussi bien pu le lui lire, mais comme Hex était un peu jeune, garder un pense-bête ne lui serait pas inutile.
Son écriture était lisible, mais pas gracieuse pour un sou. On croirait lire un aide-comptable. Ce qui était précisémment le genre de personne qui lui avait appris.


On traque des contrebandiers. On sait qu'ils transportent des armes. Les munitions sont dans le convoi d'après, heureusement intercepté. Ils peuvent en avoir à leur planque toutefois. Une dizaine d'ennemis peut-être. Leur planque est dans les montagnes. Dans un réseau de galeries. Aucune précisions sur le terrain, seulement sa localisation, il faudra faire une reconnaissance. Poursuivis par la milice de Cerka, pas de Vereist. Leurs problèmes administratifs entre policiers nous donne le temps de tout piquer avant leur arrivée. Techniquement légal de posséder ces armes, mais vendre des armes volées ne l'est pas. Du coup on risque de se les faire confisquer si on est pris. Chyluun a pris ses dispositions avec un collègue à lui. On doit le rencontrer à Zuhause. J'ai le laisser-passer qui nous permettra de le contacter, mais il ne peut être qu'oral. Ma survie est donc obligatoire pour avoir la récompense.
Plan simple. Ils ont trop d'avance sur nous. Ils partirons pas avant d'avoir le second charriot, mais ils ignorent qu'il n'arrivera pas. Première étape on suit leur piste. Facile, quand on connaît leur point d'arrivée. Deuxième étape on reconnaît les lieux. Troisième étape on tue tout le monde. Pas besoin de faire ça en un assaut. Ils ne peuvent fuir en protégeant la cargaison, car ce serait trop l'exposer. S'il le font, on les tuera encore plus facilement. Prisonniers autorisés. Quatrième étape on embarque tout et on livre sans être choppé. Déguisement du charriot requis, sans doutes présent sur place. Au pire on avisera sur place.



« Chi t'as des quech... Oh pardon. »
Sakari retira le bout de viande séchée qu'elle mâchonnait pour avoir de l'énergie en continu.
« Si t'as des questions c'est le moment. »


« Il nous arrive de partir en guerre, oui. On rassemble les clans, ce qui doit faire cinq mille lances, et les chefs marchent les premiers. Ils sont chefs, car à la fin, on trace un chemin dans la neige devant leurs pas, comme marque de respect. Mais nous ne combattons pas les gens de magie de l'ouest ou les gens de ville de l'est. Nos ennemis, vous les appelez les Kashans. Voilà nos adversaires. Voilà aussi pourquoi vos guerres me font bien rire. »
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Hex Hekmatyar
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Ven 14 Juil - 20:37
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Je manquais presque de lui rire au nez, c'était des anecdotes amusante après tout, mais je n'aimais clairement pas leur façon de faire, enfin mon unité faisais pareil mais… en plus expéditif, on déposait des hommes en armure assistées aux plus près de la zone à nettoyer et on fonçait pour profiter de l'effet de surprise, tout le secret était le minutage avec l'artillerie, c'était d'ailleurs ce qui m'avait coûté ma place. Enfin temporairement tout du moins. Je ne pus par contre pas m'empêcher d'avoir un haussement de sourcil quand elle aborda la partie sur son « fusil », avec un manque de tact qui me caractérisais plutôt bien je lâchais  

-Je vais donc être très franc vous aviez un fusil de merde, n'importe quelle arme daenastre qui n'est pas du premier prix tirera peut importe le temps, on est plus à l'époque de la poudre à mettre manuellement dans un fusil.
Je comprend mieux pourquoi tu as eu peur en voyant le miens. Non très franchement ce machin tirerait même sous l'eau enfin pour peu que l'eau ne trempe pas la poudre... alors pas la peine d'essayer de faire des comparaisons avec une relique que tu avais, si on utilise ça à la place de vos arcs c'est qu'il y à une raison je t'assure.


Déjà au niveau de la puissance et de la pénétration, là ou une flèche pouvait être arrêtée par une armure de plate, une balle la traversait comme du papier et la précision n'en parlons pas, là ou pour entraîner un archer il fallait une vie, un « simple » entraînement de quelques semaines suffisaient à former un tireur pas trop incompétent.
La portée, le triple d'un arc et ce pour une portée précise car des cartouches comme celle-ci partaient facilement à plus d'un kilomètre et ce n'était qu'un vieux modèle, une arme maghilite aurait dépassé cet engin sur tout les points.
Alors on aurai pu arguer qu'un arc avait une meilleure cadence de tir, mais depuis l'invention du verrou ce problème était réglé depuis longtemps.
Je soupirais, constatant à quel point la technologie n'était pas remontée jusqu'au nord, sans compter qu'elle me prenait en plus pour un amateur et franchement rien ne m'agaçait plus que ça… Certes je n'avais pas mon historique à lui mettre sous les yeux mais j'étais dans l'armée depuis suffisamment longtemps pour connaître mon métier.

-T'en fait donc pas, je connais mon métier et la guérilla ça reste ma spécialité truc à la base, mais au vu de la neige qu'il tombe il auront du mal à discerner la provenance des tirs, la neige étouffe bien le son.

Je réajustait ma cape sur mes épaules, fixant mon masque sur mon visage. L'intérieur était cousu de fibres pour éviter que le froid ne me le colle sur le visage et il servait à empêcher la buée de mon souffle de venir troubler ma lunette.
La totalité de mon équipement était fixée à la manière qu'on m'avait appris de telle sorte que même en bougeant, l'ensemble ne faisait pas de bruit, c'était un processus compliqué à achever mais qui avec de l’entraînement devenait presque automatique.
Le rythme de marche était plutôt léger au final, j'avais connu pire, et au moins là on aurait le temps de souffler.
Le plus compliqué allait vraiment être de faire le voyage avec les munitions que j'avais, c'était le seul réel soucis des fusils, aussi précis étaient-ils, les munitions n'étaient pas réutilisables contrairement aux flèches, je devais donc m'assurer une autonomie suffisante pour le voyage, le retour et peut être même une autre mission.
Surtout qu'un tel calibre ne se trouvait pas forcément partout.
Et voilà qu'elle me demandait si j'étais sourd…
Non mais certes il faisait un peu de bruit mais tout de même, les artilleurs pouvaient le devenirs, mais un soldats ? Mon masque était précisément prévu pour m'épargner ce genre d'inconfort de toute façon.
J'haussais donc les épaules avant de répondre.

-Non je ne le suis pas, ce serait bête pour un tireur d'élite de ne rien entendre quand même. Quand à lire sur tes lèvres, non je ne peux pas il faudra utiliser un langage plus simple.

Ni la capacité ni l'envie, je voulais juste être payé convenablement, je pris donc la feuille, étudiant les détails du contrat avec attention.
Bon c'était moins foireux que certaines opérations que j'avais eu à faire on devrait donc pas trop mal s'en sortir. Le seul point qui me gênait c'était la possibilité de faire des prisonniers, je n'aimais pas vraiment ça et ces derniers avaient la fâcheuse tendance de ralentir un groupe.
Je gardais néanmoins ce détails pour, elle le saurait de toute façon bien assez tôt.

Mais oui j'avais peut être une question pour elle, une qui était sûrement la seule qui avait de l'importance.

-Bon comme je ne sais pas lire sur les lèvres, tu connais quelques signe du langage de bataille.

C'était un langage assez répandu, utilisé par l'armée Daenastre pour communiquer à faible distance, de simple petits mouvements de doigt pour indiquer une cible ou une situation, il ne contenait pas tout les mots mais était plutôt pratique pour désigner une cible
Je lui fit un bref memo, lui montrant juste comment désigner une cible particulière, le reste ne devant de toute façon pas poser de problème, on devait juste tuer des gens.
Bon la conduite de chariot n'étant pas mon truc il allait falloir se débrouiller une fois la bas, mais je ne doutais qu'elle savait s'y prendre.
Chacun sa spécialité.
Si on s'y prenait bien je n'aurais même pas à m'approcher d'eux, à moins qu'ils disposent d'un tireur compétent je pouvais les allumer bien au-delà de la portée de leurs fusils.

Ah j'aurais donné cher pour avoir le droit à une frégate, ça aurait été bien plus simple, un petit passage avec un arrosage à la gatling et ça aurait été plié en quelques minutes.
Mais je n'étais plus dans l'armée et je devais maintenant faire sans.
Je remis ma capuche pour conserver la chaleur avant de me remettre à marcher.

-Ah oui passe devant, tu connaîtra sans doute mieux la route que moi

Et j'aimais laisser passer les gens devant, comme on disais souvent à l'armée : « juste au cas où »
Et puis comme c'était elle la spécialiste du corps à corps hein
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