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Chroniques d'Irydaë
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 Un pic, des dragons et une amitié ?

Alises Torouciave
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Mar 4 Juil - 19:00
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
L'expédition démarra à Mynith le 3 mars 932, à l'aube. J'attendais à la porte mon guide Hex Hekmatyar, un homme rencontré deux mois plus tôt à Cerka. Le lieu d'observation était à une semaine à cheval et le parcours devait éviter de perturber le couple que je désirais observer. La première journée de voyage fut accompagnée d'un grand soleil et d'une journée assez fraîche.
Journal d'Alises T.

Elle était venue presque aussitôt après avoir fini son autre expédition où elle avait rencontré une jeune femme maigrichonne du nom de Gwen. Cela l'a fit sourire alors qu'elle se dirigeait vers le point de rendez-vous : ses rencontres se limiteraient-elles aux hommes et femmes les plus minces de Daënastre ? Elle espérait que le voyage se passerait bien, elle ne voulait pas que son guide parte car malgré toute son assurance, elle n'était pas sure de trouver le chemin toute seule.

Elle était vêtue de sa tunique blanche, de son pantalon marron et de son bonnet rouge habituel. Mais elle avait ajouté quelques petites pièces pour survivre au froid. Un manteau épais, des gants et des bottes plates. Elle arriva une heure avant l'aube et put ainsi vérifié l'équipement et le matériel nécessaire. Trois bons chevaux, dont le sien qu'elle avait appelé Pérégrin. Une fois le bien être des animaux assurés, elle monta en selle et attendit que son compagnon arrive. Elle avait le teint particulier qu'on les personnes à peau très claire qui la rendait presque livide, sans compter ses lèvres légèrement plus claires qu'à l'accoutumé.

Lorsque son guide arriva, elle le salua :

- Bonjour, je suis ravie que vous soyez ici. La mallette que tient le palefrenier est votre part de départ convenu. Maintenant, vous pouvez décidez quoi en faire : soit vous prenez l'argent comme ça, soit nous déposons cette somme sur un compte en banque. C'est vous qui voyez. Nous partirons aussitôt que vous êtes prêt.
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Hex Hekmatyar
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Mar 4 Juil - 20:00
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Mynith… est-ce que j'aimais cette ville ? Pas vraiment mais pour autant c'était la que mon contrat débutait, et je n'avais pas vraiment pu faire autrement.
Je m'étais rendu ici il y avait quelques semaines, profitant de l'occasion pour aller revoir de vieilles connaissances, mais aussi pour prendre quelques court sur la fabrication de cartouche à poudre noires.
J'en avais retirés quelques petits trucs qui me seraient sûrement utiles dans le futur, mais je pas dans un futur proche, du moins je l'espérais.
J'étais vêtu à mon habitude de mon pantalon militaire, mes bottes de combats propres mais non lustrées, un tel détails aurait pu être fatal pour la discrétion de expectation.
J'avais comme à mon habitude ma cape de camouflage attachée autour de mes épaules, le lourd tissus bariolé servant à la fois de dissimulation mais aussi de coupe vent.
Le reste de ma tenue se composait d'une veste militaire remplie de petits objets utiles, mais aussi de munition fabriquées pour l'occasion.
Je disposais également de cartouchières attachées à la ceinture, contenant largement de quoi tenir l’expédition, en théorie tout du moins.
Le fusil dans le dos je me présentais à la porte nord-ouest. Comme à mon habitude je faisais se retourner la plupart des gens sur mon passage, quelqu'un d'aussi féminin était rarement vu aussi équipé, je fus même brusquement arrêté dans ma lancé par un jeune homme qui se permis de poser une main sur mon épaule.

-Dit donc beauté, c'est pas pour une femme ce genre d'arsenal, pourquoi tu ne poserai pas tout ça. Après on pourrai allez cher mo….

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, un violent cou de genoux dans les parties le coupant brutalement. Il poussa un petit piaillement avant de s'enfuir de l'autre côté des portes.

-Ah je vous jure….

Un grand coup de vent fit bouger ma chevelure, me rabattant une mèche dans la yeux. Je poussais un jurons en remettant ma coiffure en place, continuant ma route qui s'était en fait achevé peut après  l'incident avec le dragueur.
Je me retrouvais au pied du cheval de mon employeur, cette dernière semblait s'être équipée en conséquence, ce qui était plutôt un bon début.

-Content de vous voir aussi madame Torouciave !

J'étais étrangement polis avec elle, ne voulant pas risquer de perdre mon contrat tout de suite.
Mais bizarrement elle semblait déjà avoir prévu le moyen de paiement, j’examinais donc la mallette, l'ouvrant pour en vérifier le contenus avant de hocher la tête

-Ne bougez pas dans ce cas.

Chaque porte était proche d'une banque, banque dans laquelle je déposais l'avance de mon salaire avant de retourner vers les chevaux

-Désolé, ce n'est pas que je sois tant en manque d'argent, mais je voulais limiter le poids que nous transportions, et l'argent ne nous sera pas d'une grande utilité la bas.

Tout en parlant je me retrouvais face à l'un de mes pires cauchemars : un cheval…
J'arrivais certes à les monter mais je trouvais étrange de devoir monter une créature organique alors que notre nation produisait d’excellent moyens de transport. Enfin je n'avais pas trop le choix, je grimpais donc en selle ajustant ma cape et mon fusil pour qu'ils ne me gênent pas avant de dire.

-Et bien je crois que nous pouvons y aller.  
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Alises Torouciave
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Mer 5 Juil - 14:14
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
Elle attendit patiemment qu'il fasse ce qu'il avait à faire. Une fois en selle, elle prit les rênes du troisième cheval et suivit son guide sans un mot. Elle observait avec attention le paysage, la route. Tout cela, avait son importance pour la suite, car décrire le milieu permettait de mieux comprendre le choix de ces dragons. Même en étant proche de la ville. Elle observait donc, tout en conduisant le cheval portant l'équipement.

Un moment, elle fut intrigué par la façon dont montait son guide. Elle profita de la largeur d'un chemin, pour remonter à sa hauteur. Ils étaient aux pas à cause de la forte pente, aussi pouvait-elle se permettre de parler tranquillement :

- Je vous remercie d'être venue jusqu'à moi pour me faire part de ces dragons. Je sais que j'ai eu tendance à vous prendre un peu de haut, mais sachez que c'était juste par méfiance. A présent que nous sommes...disons plus proche du danger, je voudrais que vous me fassiez confiance autant que je devrais vous faire confiance.

Elle lui sourit tendrement :

- Vous ne montez pas souvent n'est-ce pas ? Cela se voit car vous avez tendance à tout contrôler aux rênes alors que votre corps entier doit guider le cheval vers sa destination. Mais vous êtes un professionne, vous êtes allé sur le terrain, aussi je n'ai aucun conseil à vous donnez.

Elle avait conscience de sa pique mais il l'avait un petit peu énervé en parlant d'elle comme d'un rat de bibliothèque alors qu'elle allait plus que jamais sur le terrain. Elle ne passait que les mois d'hiver en ville, ne pouvant espérer observer le moindre animal sans se faire détecter. Aussi, avait-elle jugé bon de lui rappeler qu'il la prenait pour une médiocre scientifique alors qu'elle était juste une nouvelle venue dans le monde scientifique. D'ici peu, elle allait pouvoir avec ses nouveaux articles démontraient par A + B qu'elle méritait une place dans le monde scientifique.

La matinée était toujours très fraîche et ce premier jour de voyage s'annoncer sur de bons auspices au niveau météorologique. Au niveau relationnel, Alises espérait une meilleure entente professionnel.
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Hex Hekmatyar
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Mer 5 Juil - 17:12
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Elle s’approcha de moi, visiblement consciente de mon malaise. Mais au moins elle se voulait plus aimable que la dernière fois. Bon comme nous étions partis je voulais bien lui accorder le bénéfice du doute.

-Pas de soucis dans ce cas, et vous pouvez m’appeler par mon prénom, ça sera beaucoup plus simple.

J’avais de toute façon beaucoup de mal à ce qu’on m’appelle Monsieur, bon, mademoiselle aussi mais c’était encore une autre histoire. Mais je me voyais mal la forcer à adopter des formules de politesse en pleine montagne, ce n’était plus vraiment le moment

-Non c’est vrai je déteste ça, j’ai appris à contrôler des machines, un animal comme ça me parait bien peu fiable, enfin réflexe…

La route continua un petit moment, moment pendant lequel je luttais pour garder une position confortable malgré la masse d’équipement que je portais. Je fis soudainement arrêter la caravane, quelque chose me paraissait déjà étrange.
Nous remontions le chemin depuis quelques temps, et certaines branches avaient un aspect assez étrange.
Je descendis, avec un certain soulagement du cheval afin d’examiner les alentours.
Certaines branches avaient un faible dépôt de maghilite, signe que quelque chose était passé par là.

-Il semblerait qu’on ne soit pas seul ici, vous avez parlé à quelqu’un de votre expédition ?

Pas que je la soupçonnais, bien au contraire elle me semblait plutôt sérieuse mais sait-on jamais.
Un peu plus loin, je trouvais de profondes et large trace dans le sol, certaines étant remplis d’un liquide blanchâtre que j’identifiais comme provenant d’un système hydraulique d’armure assistée, ce qui confirmais l’hypothèse que quelque chose alimenté par la maghilite était passé par là.

-Je crois qu’on a affaire à un petit groupe de chasse, une armure assistée lourdement chargée, et probablement trois hommes

C’était une mauvaise nouvelle, car les seuls tocards capable de se payer ce genre de matériel et de l’entretenir aussi mal était des pirates, donc probablement un groupe qui voulait se faire un petit extra.
Bon ça mettais un peu d’animation à la randonnée, mais il avait suffisamment d’avance pour ne pas trop nous embêter.
Des pirates…. Je les détestais cordialement pour dire vrai…

-Bon rien de trop grave mademoiselle, ils sont loin devant et ne nous poserons probablement aucuns soucis

Par contre ils risquaient de trouver la cache avant moi, et ça ….

.
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Alises Torouciave
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Jeu 6 Juil - 9:02
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
- Non c’est vrai je déteste ça, j’ai appris à contrôler des machines, un animal comme ça me parait bien peu fiable, enfin réflexe…

Elle sourit. Peu fiable, certes mais au moins la mécanique animal ne se cassait pas à n'importe quel propos. Et elle préférait avoir un cheval sous les jambes pour s'enfuir vite et loin car l'instinct de survie permettait toujours d'aller au delà de limite imaginable par une machine.

- Si cela ne vous dérange, je pourrais vous apprendre à avoir un peu plus confiance en votre monture. C'est un excellent allié en cas d'attaque.

Elle remarque aussi que les branches avaient un aspect étrange. Elle allait en faire part à Hex quand il lui demanda si elle avait parlé de cette expédition :

- A ma mère, pour la prévenir. Mais elle ne sort plus de chez elle.

Une lueur de tristesse passa dans ces yeux alors qu'elle examinait les environs en quêtes d'autres indices. Elle descendit de cheval et observa les traces et hocha la tête :

- Il est hors de question que je les laisse atteindre ce couple de dragon.

Elle écouta sa dernière remarque et y répondit par un :

- Appelez-moi Alisthiana

Alors elle remonta en selle et suivit son guide. Elle cherchait un moyen de se débarrasser de ces hommes. Ils étaient sur un plateau montant mais qui ressemblait à une steppe. Plus loin, quelques traces lui indiquèrent la présence d'un animal qu'elle connaissait bien et qui lui aurait coûté la vie si elle n'avait été en forêt. Elle interpella alors son compagnon de voyage :

- Hex, regardez ces traces nord-est. Un aimshgiin seul, un jeune probablement. Il semble se diriger vers le chemin.

Elle ne pouvait s'empêcher d'avoir un léger sourire de cruauté. Ils s'étaient crus plus malin qu'eux en courant si bruyamment dans la montagne. Ce genre de bête devrait leur rappeler que la règle numéro une pour éviter ce genre de bête était le bruit. Or une armure assistée et chargée lourdement faisait plus de bruit que trois chevaux et deux personnes parlant normalement.
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Hex Hekmatyar
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Jeu 6 Juil - 13:47
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Elle avait vu juste, des traces d'aimshgii, je détestais ces bestioles, j'en avais déjà tué plus d'une mais elles étaient redoutable, et si je pouvais les éviter...

-Mmmh c'est pas forcément bon pour nous ça…. Tant qu'on reste derrière ça devrais aller mais si il décide d'attaquer nos chers visiteurs, l’agitation pourrait attirer l'attention des dragons

Et un aimshgii, ne risquait pas de faire grand-chose à une armure assistée, les trois personnes avec pouvaient éventuellement se faire tuer mais le vrai problème restait cette armure… Au vu de la quantité de liquide perdu, elle devait être en mauvais état, et remettre de l'huile dans ce truc prenait quelques temps…

-Bon pas la peine de s'en inquiéter maintenant, ils sont suffisamment loin pour que nous n'ayons pas à nous en faire, probablement une journée d'avance, on verra ce soir pour le reste.

Par précaution, je sortis mon fusil, ramenant le verrou vers moi pour armer une cartouche dans la chambre. On était jamais trop prudent surtout avec ce genre de prédateur dans les parages.
Nous continuâmes donc la route, se rapprochant des pics petits à petits. J'étais sur mes gardes, nerveux à l'idée que des braconniers soient dans le coin, des braconniers et un autre prédateur particulièrement vivace.

-Je ne pense pas que nous puissions faire grand-chose contre eux pour le moment, je n'ai pas de quoi passer outre une armure assistée.

Il m'aurait fallut plus qu'un simple fusil, bon tout dépendais de son porteur, ces tenues étaient redoutables quand des gens entraînés les maniaient dans les mains d'un novice elles étaient surtout une gêne. Et aucune personne entraîné n'aurait laissé son armure endommagée à ce point, il restait donc une chance.
Le gros soucis restait l'équipement des trois autres.

-Vous ne comptez pas faire de bêtise avec eux rassurez moi ?

Pas que tuer des gens me posait un quelconque problème, mais le faire en pleine montagne quand des prédateurs rodaient pouvait vite devenir compliqué, surtout si les dragons s'en mêlaient. D'un autre côté, si je pouvais récupérer leur équipements, il y avait peut être moyen de se faire un nouveau bonus, surtout que l'un des chevaux qui nous accompagnait n'était presque pas chargé.

-Il faudra penser à s'arrêter pour la nuit, les montagnes sont encore moins sures la nuit
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Alises Torouciave
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Jeu 6 Juil - 15:27
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
- Mmmh c'est pas forcément bon pour nous ça…. Tant qu'on reste derrière ça devrais aller mais si il décide d'attaquer nos chers visiteurs, l’agitation pourrait attirer l'attention des dragons. Bon pas la peine de s'en inquiéter maintenant, ils sont suffisamment loin pour que nous n'ayons pas à nous en faire, probablement une journée d'avance, on verra ce soir pour le reste.

- En effet.

Ils continuèrent leur route, Hex semblant se préoccuper de leur sécurité avec beaucoup de sérieux. Elle était contente de voir qu'elle l'avait assez payé pour qu'il en soit ainsi. Bon, ça n'aurait pas été du luxe de s'épargner 1 200 irys mais bon, elle avait mis de l'argent de côté depuis qu'elle avait la possibilité de travailler, donc cette somme n'était qu'une ponction sur ses économies. Une question l'interpella alors qu'elle continuait d'observer la nature et de partir dans ses pensées. Enfin, elle n'y répondit qu'une fois qu'il avait fini de parler :

- Non, je ne ferais rien d'idiot. Je ne suis pas folle non plus même si je préfèrerais voir ces gens en dehors de mon chemin. Je n'aime pas les chasseurs, enfin, ceux qui chassent pour le plaisir. Mais ils n'arriveront pas à tuer l'Aimshgiin, pas celui-ci.

Elle sourit et observa son compagnon. Elle se rappela qu'elle ne parlait pas à un spécialiste et donc ajouta :

- Ce n'est pas naturel pour un aimshgiin d'être aussi près d'un territoire de dragon. Il doit être réellement affamé pour prendre un tel risque... Ils sont peut-être pas intelligent mais loin de mettre leurs vies en danger inutilement... S'il est ici, c'est qu'il y a une raison... Peut-être qu'ils l'ont attaqué ou l'inverse ce qui expliquerait les pertes d'huile....

Elle reparti dans son monde, cherchant une explication à la présence de cet animal si près d'un dragon qui pourrait le tuer en un rien de temps. Il devait y avoir une raison. La question était laquelle était la bonne.
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Hex Hekmatyar
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Jeu 6 Juil - 18:57
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
-Bah ce n'est compliqué d'en tuer un, pour peu qu'on sache le faire enfin avec une armure assistée c'est plutôt facile. Enfin je vais me tenir prêt au cas où.

Alors en plus d'avoir une créature dangereuse au trousses celle là était encore bien pire ?  Mais dans tout les cas ce n'était pas bon. Quand à savoir pourquoi cette bestiole courrait après une bande de braconniers, mieux valait l'ignorer pour le moment.
Je considérais de toute façon le groupe de chasse comme bien plus dangereux, car une armure même mal entretenue avait le potentiel de broyer un crâne humain comme un œuf.

-Si jamais vous avez plus de détails sur cet amii, n'hésitez pas, toute information est bonne à prendre.

Je repris le chemin, laissant ma camarade dans ses pensées. La route se poursuivit jusqu'au soir. Je commençais à monter le petit camp qui devait nous accueillir la nuit, choisissant une petite grotte assez profonde pour y faire rentrer les chevaux.
Là j'allumais un petit feu, montant la tante d'Alises avant de jeter une casserole dans le feu.
Bon au sommet d'une montagne, ça n'allait pas être de la grande cuisine, et le repas se composerait surtout de pain et d'une soupe agrémenté d'un peu de viande séchée.
C'était plutôt sommaire, et le goût était au mieux…. Passable mais c'était le mieux que je pouvais faire.
Le feu crépitait doucement, et j'observais le récipient, absorbée par le reflet des flammes. Je relevais la tête quand j'entendis l'eau bouillir. Ouvrant un petit paquet, je laissais une poudre brune s'écouler dans l'eau, cette dernière colorant lentement le liquide jusqu'à lui donner l'apparence d'une vraie soupe.
Je remplis un quart que je tendis à Alises, tentant un petit sourire pour tenter de détendre l'ambiance.

-Ne vous moquez pas, j'ai pas encore l'habitude de cuisiner, j'ai un peu de viande séchée si vous voulez.

Je sortis un petit paquet plié, en extrayant quelques lamelles de viandes que je présentais à la jeune femme avant d'en prendre moi même un petit morceau.
Le couchage de la demoiselle était prêt, et je me mis dos au feu, m'enroulant dans ma cape pour garder un peu de chaleur, le fusil dans les mains, prêt à passer une longue nuit de veille.

-Bon et bien dormez bien Alisthiana

Je détestais monter la garde, mais au vu des créatures qui se baladaient dans le coin, je n'avais pas trop le choix
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Alises Torouciave
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Ven 7 Juil - 9:22
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
Qu'est-ce que ce groupe de chasseur avait pu faire ? Elle remarqua tout le long du chemin les traces de pas et même du sang. Elle continuer de méditer sur la plaie qui avait peut-être atteint l'animal ou l'un des hommes. Ils allaient arriver à la limite de l'habitat de l'Aimshgiin...pourquoi les traces de pas continuer ? Etait-ce possible ? Elle en doutait.

Alors qu'ils arrivaient dans une grotte, sans rien dire, chacun s'occupa de sa tâche. Lui de monter le camp, elle de faire attention aux chevaux en leur apportant de l'eau d'une source proche. Le feu crépitait et elle sentait l'odeur de la soupe. Elle aimait cette odeur quand bien même elle savait que le goût n'était pas là. C'était signe de liberté et d'aventures. Elle souriait tandis qu'elle terminait de brosser les chevaux. Elle s'installa pour prendre la soupe et son pain. Elle prit la viande séchée et lui rendit son sourire :

- Je ne me moquerais pas. Merci pour la viande.

Elle mangea en silence tâchant de déduire le pourquoi du comment. Elle termina son repas et fit un peu de vaisselle. Elle allait partir se coucher et souhaiter la bonne nuit quand son cerveau lui signala que le problème soumis venait d'avoir sa réponse :

- Je ne sais pas si vous avez remarquez le sang le long de la route. C'était à un des chasseurs. La plaie doit être assez ouverte pour faire couler une bonne quantité mais assez peu pour faire souffrir la proie de l'Aimshgiin. J'ignore les faits exactes mais ça ne m'étonnerait pas qu'ils aient cherché leur malheur. Bonne nuit Hex.

Elle entra dans la tente avec un sac dans lequel elle n'avait pas mis beaucoup de vêtement : quelques sous vêtements et une tunique courte, s'arrêtant peu en dessous du bassin, couvrant le strict nécessaire pour la pudeur, lui servant de tenue de nuit. Alises avait le soucis de ne plus s'occuper des règles vestimentaires une fois loin de la ville. Là où elle connaissait les codes et n'aurait jamais osé porter une tenue aussi limite avec un inconnu dans les parages, ici cela ne la préoccupait pas le moins du monde. Sa tenue laissait plus que deviner le corps de la jeune femme mais aux yeux d'Alises s'était juste une tenue de nuit.

Elle dormit d'un sommeil léger et au milieu de la nuit, elle entendit du bruit. Les chevaux s'agitaient et elle se leva pour aller les calmer. Hex était toujours en train de monter la garde.

- Depuis combien de temps les chevaux sont dans cet état ?

Elle les caressa et réussit à les calmer. Ce n'était pas l'aimshgiin car si c'était lui, les chevaux n'auraient pas pu se calmer aussi vite....

- Les chasseurs sont ici.

Et en effet, on pouvait entendre des bruits de pas.
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Hex Hekmatyar
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Sam 8 Juil - 14:41
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Les chevaux s'agitaient, sans grande raison, et j'entendis ma camarade essayer de les calmer. Je me retournais pour lui répondre avant de remarquer sa tenue. Je rougis un peu avant de me retourner par réflexe, préférant ne pas m'attarder trop longtemps sur la situation qui n'était pas si déplaisante que ça.
Malheureusement elle avait raison sur un point, les chasseurs arrivaient et je ne les entendais que maintenant.

-Oui…. Restez là et cachez-vous si possible ! Je vais essayer de régler ça !

Remettant ma cape sur les épaules, je sortis avant leur arrivée, me dissimulant dans les broussailles qui bordaient le caverne, inutile de les affronter en face-à-face, ils étaient plus nombreux et susurrement mieux armés.
Le petit groupe finit par arriver en vue, une armure et trois hommes, dont deux supportaient un blessé. Ils virent la lumière qui s'échappait de la grotte et s'en approchèrent, l'homme en armure rentrant en premier.

Elle peinait à rentrer dans la grotte, une armure assistée de première génération, dépassant facilement les deux mètres. Je pouvais voir la cuirasse grossièrement soudée au châssis, les plaques ayant visiblement été usées sans grands entretiens. L'armure en elle-même émettait des petits claquements alors que les moteurs poussaient sa masse dans la caverne. À l'arrière le générateur émettait des fumées de maghilite, signe que son carburant était de bien piètre qualité, mais ça expliquait bien les traces sur les branches.
L'homme portait également un canon gatling, le genre d'armement qu'on ne trouve qu'en sabord des aéronefs, ce qui indiquait qu'ils étaient bien venu chasser le dragon, ça et qu'ils avaient quand même les moyens. Des pirates peut-être ?

Il était suivi par trois hommes équipés de carabines courtes, encore une fois ce n'était pas le genre d'arme qu'on trouvait partout. A part l'armure qui était « premier prix » tout leur équipement était de qualité.
Je leur aurais bien piqué d'ailleurs, mais ça devrait attendre, de mon point de vue, j'étais à l'abri sur une hauteur les observant pénétrer dans la grotte ou devais se trouver Alises.
Ils manquaient de coordination, et laissaient d'immense angle mort.
Un des braconniers resta à l'entrée, surveillant visiblement les alentours avec un regard nerveux. Ils avaient dû croiser l'Amii pour être dans cet état.
Je m'approchais lentement de ce dernier rampant assez discrètement pour ne pas me faire repérer. Je longeais la route, en espérant être assez rapide pour qu'Alises ne se fasse pas avoir.
Je m'immobilisais presque au pied du braconnier, ce dernier étant visiblement perdu dans ses pensées.
Il me fallut attendre le bon moment, un bruit qui viendrait me couvrir.
Ce dernier vint avec un coup de vent qui cassa une branche assez sèchement pour faire se retourner le factionnaire.

En quelques instants, je fus debout, mon couteau en main, la lame s'enfonça dans sa gorge, coupant la trachée et les cordes vocales nettes. Par mesure de précaution, j'avais quand même mis une main devant sa bouche. L'homme mourut rapidement et je n’eus qu'à le déposer lentement au sol.
Plus que deux, dont un blessé et une armure assistée.
Il fallait juste espérer qu'Alises arriverait à les retenir.
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Alises Torouciave
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Lun 10 Juil - 13:22
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
Elle hocha la tête dès qu'elle reçut une réponse. Elle se terra près des chevaux et attendit de longues minutes avant d'entendre un :

- Il y a quelqu'un ! Je ne suis pas armé, je veux juste savoir si vous pouvez soigner mon ami.

Alises s'avança doucement, jetant un œil vers les deux hommes. En effet, ils avaient laissé leurs armes et une armure contre la paroi de la caverne et un homme était à terre. Elle inspira, se leva et se dirigea vers eux. L'homme qui avait parlé rougit en la voyant et parut confus. Sans un mot, elle regarda l'homme blessé.

- Les blessures sont profondes et infectées.

Elle toucha, faisant gémir de douleur le pauvre blessé. C'était des blessures plus graves qu'elles n'en avait l'air. Le jeune homme, guère plus vieux qu'elle, blessé semblait espérer d'elle un grand secours. Comment devait-elle lui annoncer qu'il n'y avait que deux solutions : l'emmener au plus vite en bas ou le laisser mourir ? Comment pouvait-elle ôter la vie à l'un de ces semblables qui lui demandait son aide ?

- Racontez moi comment vous vous êtes faits ça ? Je me doute que c'est un aimshgiin mais je veux connaitre les circonstances.

Pendant le récit, elle nettoya la plaie et essayait de soigner les blessures les plus superficielles.

- On était parti depuis deux jours quand cet bestiole est venu à nos trousses sans qu'on sache vraiment pourquoi. Elle nous a attaqué une nuit alors on est parti aussi vite que possible. On a marché longtemps avant de retomber dessus. Là, c'était comme un traquenard. Elle a bousillé mon armure et elle l'a pris. Elle semblait s'amuser à l'entendre hurler. J'ai sauté sur elle et elle s'est enfuie. Depuis, on l'entend nous suivre. Mais il était trop blessé, alors on est redescendu pour l'aider. Et c'est là qu'on a vu le feu et qu'on s'est dit qu'on viendrait voir si on pouvait pas avoir de l'aide.

Elle hochait la tête de temps en temps. Ils étaient partis sans se renseigner et n'avait connu que des mésaventures. Elle soupira et déclara :

- J'ai fait au mieux, maintenant vous avez deux choix : redescendre au plus vite ou le laisser dans la montagne.

- Vous pourriez nous donner un de vos trois chevaux.

- Hors de questions.

L'homme s'approcha d'elle et eut un sourire malsain. Elle n'avait pas d'arme, juste un un bout de bois qui dépasser du feu. Elle le tira et en menaça le jeune homme avec mais celui-ci avait prévu le coup. Il la tenait à présent fermement :

- Je suis sûr qu'on peut s'arranger. Une jeune fille aussi seule a forcément besoin d'un homme

Alors Alises n'eut qu'un instant de réflexion pour décider d'hurler. Quitte à faire venir l'aimshgiin. Aussi poussa-t-elle un cri très aigu et très fort. Pourvu qu'Hex ne soit pas loin !
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Hex Hekmatyar
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Lun 10 Juil - 23:36
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Le pire des scénarios possible, et alors que j'entrais dans la grotte, ce dernier vînt me vriller les oreilles, tout en me faisant paniquer. Ces idiots lui faisaient déjà du mal ? D'un regard, j'eus un aperçut de la situation, l'homme qui portait l'armure tenait fermement Alises, alors que l'autre s’évertuait à chaparder du matériel. M'approchant aussi silencieusement que possible, je me mis à moins d'un mètre de ce dernier avant de lui enfoncer la lame de combat en travers de la gorge, sectionnant la moelle épinière d'un geste vif. Pas le temps de faire dans le détails, ma vrai cible était occupée avec Alises.

Je lui tapotait sur l'épaule, le forçant à se retourner avant de lui mettre un violent crochet dans le nez, le faisant tomber au sol avant de le saisir par le col, l'enfourchant comme un cheval. J'étais en rogne, d'une part car cet imbécile risquait d'emmener une sale bestiole dans le coin, et d'autre part car il avait osé toucher ma cliente. De la jalousie ? Peut être, ou peut être pas, là n'était pas la question

-Ouais et tu sais quoi ducon, je suis là, elle a donc plus besoin de toi.

Dis-je en lui enfonçant ma lame de combat en plein dans la gorge à répétition et ce jusqu'à ce que son sang me salisse les cheveux. L'homme eu un gargouillement suivis de spasme avant de se taire et de reposer au sol raide mort.
Je laissait tomber le cadavre, essuyant ma lame sur ses vêtement avant de passer une main sur mon crane découvrant avec horreur le sang poisseux qui s'était déposé dessus.

-Ah mais bordel, je déteste ça ! Pourquoi vous autres pouilleux de cadavre vous vous sentez obligé de ruiner ma toilette !

Je vous jure, impossible d'égorger quelqu'un sans qu'il vous recouvre de son sang. Je soupirai bruyamment en fouillant les poches du cadavre, jetant les affaires inutiles comme je l'avais fait avec le précédent. Il fallut un petit moment pour trouver une bourse pleine ainsi qu'un petit revolver à poudre noir à deux coups. Bon inutile à longue portée, à la rigueur collé à quelqu'un.
Je me tournais vers Alises, tentant de paraître rassurant malgré le sang qui me maculait le visage.

-Bon je suis un peu en retard je suis désolé. Mais bon… comme promis il ne vous ai rien arrivé ! Enfin bon je tacherai de me faire pardonner plus tard.

Je lui fis un petit sourire avant de me retourner vers le blessé qu'il restait dans la grotte, le regardant avec un mélange de cruauté et d'hilarité.

-Bon qu'est ce qu'on fait de lui ? Je n'ai ni le temps de le faire descendre ni l'envie de le descendre alors à vous de voir.

Je lui tendis le pistolet que j'avais récupéré à elle de choisir après tout j'en avais suffisamment tué pour la journée. Et puis la pile d'équipement que j'avais entassée nous serait sûrement plus utile qu'à eux.
Sans compter le fait que je mourrais d'envie d'essayer l'armure assistée que ces idiots avaient laissée.
Elle était encore ouverte, sentant l'huile à plein nez. En m'approchant un peu plus je me rendis compte de son état de délabrement, elle tenait à peine de l'armure tant ses plaques de blindage étaient rouillées.
La gatling qu'elle portait, elle était en bien meilleur état.

-Hmmm au fait quand vous aurez finis, vous permettrez que je me lave ? Je déteste avoir du sang sur moi c'est un peu… gênant.

Ce qui m'inquiétait était l'Amiigishin, certes le cadavre à l'entrée l'aurait plutôt bien occupé, mais serait-ce suffisant.
Je déposait la gatling face à l'entrée, prêt à déchaîner la puissance de la mitrailleuse sur la première personne qui approcherait. Pitié que cette créature ne s'approche pas plus, j'aurai voulu dormir, me laver, et me réchauffer aussi...
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Alises Torouciave
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Mar 11 Juil - 20:41
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Profession : Scientifique : zoologue
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Il l'avait tué. Pour lui sauver la vie. Il l'avait tué et Alises était devant ce cadavre un pistolet à la main. Elle le lâcha l'arme, elle était pâle, livide. Jamais elle n'avait vu de mort...enfin d'humain mort.  Elle laissa des larmes coulées ignorant la cause de celles-ci.

Elle se dirigea vers la tente et s'habilla. Puis elle commença à ranger le tout : vêtement, tente et matériel. Elle en équipait les chevaux. Il fallait partir, l'aimshgiin serait bientôt là. En dehors de cet instinct de survie, Alises était complètement pétrifiée. Une fois le tout prêt, elle jeta un regard à l'homme mourant. Elle ne pouvait pas le tuer, elle ne pouvait pas le sauver. Elle prit une de ces fioles de belladone. Elle força l'homme à la boire en entier. Elle ne l'avait pas tué, juste assez endormi pour qu'il meure en silence sans souffrance.

Elle emmena les chevaux et tendit une des montures à Hex et lui dit mécaniquement:

- Si ma mémoire est bonne, une grotte était indiquée un peu plus au nord avec un cours d'eau. Nous pourrions l'atteindre sans que l'aimshgiin ne nous dérange.

Elle monta et sans un mot se dirigea avec le troisième cheval vers ces grottes. Elle avait toujours les larmes qui ruisselaient le long de ses joues, mouillant même ses vêtements. Elle suivait Hex et elle était incapable de faire autre chose. Elle était aussi docile qu'un chien mais sans la moindre cervelle à l'intérieur capable de s'activer. Elle faisait tout dans le but de survivre et elle pleurait la Mort qu'elle avait jusque là ignoré ou plutôt qu'elle ne connaissait pas.

Il faisait encore nuit quand ils rejoignirent les fameuses grottes. Ils avaient pressé le pas. Alises descendit de sa monture et commença à monter le camp. Une fois cela fait, elle remit sa courte tunique de nuit et resta assise près du feu. Qu'avait fait Hex ? Etait-il là alors que sa peau entière était glacée ? Elle ne savait pas, elle ne pouvait le savoir tant son esprit revoyait en boucle la scène. L'homme allait la violer, il s'était retourné et était tombé raide mort. Hex l'avait tué. Hex l'avait sauvé. L'homme allait la violer, il s'était retourné et était tombé raide mort. Hex l'avait tué. Hex l'avait sauvé. L'homme allait la violer, il s'était retourné et était tombé raide mort. Hex l'avait tué. Hex l'avait sauvé.

Gelée, près du feu, à moitié nue, Alises était presque aussi blanche que si elle était un cadavre.
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Hex Hekmatyar
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Mar 11 Juil - 23:19
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Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je n'ai pas vraiment de commentaire à faire sur comment Alises décida de régler la situation, c'était son choix pas le mien.
Je pris l'équipement des pillards que je disposais en petit tas que je camouflais pour pouvoir revenir le chercher plus tard, pas question de laisser un tel trésors à la merci de n'importe qui.
Puis je me dirigeais vers la grotte qu'elle avait indiqué, trop occupé par les alentours pour m'attarder sur la jeune femme.
Comme elle l'avais indiquée, nous trouvâmes une grotte assez spacieuse, cette dernière ayant sûrement déjà été occupée car un système de fermeture primitif était installé dans cette dernière.
Je pris donc bien soins de la fermer assurant notre tranquillité pour la nuit. Et alors qu'Alises montait notre nouveau camp, je pris quelques distances pour pouvoir me laver.

Je plongerais avec soulagement dans le petit bassin de la grotte, enlevant le sang qui s'était collé à moi, sans oublier de laver mes vêtements. Mes cheveux subirent un long lavage, et je chantonnais presque de joie, heureux de pouvoir me laver tranquillement malgré le milieu plutôt inhospitalier.
Le sang partait peu à peu et le plus long fut sûrement de me sécher complètement et de redonner une forme correcte à ma coiffure. Comprenez par la qu'il fallait refaire une queue de cheval tout en laissant mes deux mèches tomber de chaque côtés de mon visage.
Le miroir en main, je fut surpris par le fait de voir à quel point je ne ressemblais pas à ce que j'étais, ce dernier me renvoyant l'image d'une jeune femme plutôt que d'un homme.
Ma peau était encore bien blanche par rapport à celle de nombreux soldats et vierge de toute cicatrice.

Une fois finis, je remis des vêtements propres, ces derniers étaient bien moins chauds que les précédents, mais au moins ils étaient secs.
Je retrouvais Alises devant le feu, cette dernière n'avait pas bougée depuis qu'on était arrivé ici. C'était plutôt inquiétant, et je la voyais presque grelotter de froid alors qu'elle était près du feu
Je lui fis quelques signe avant de remarquer qu'elle ne réagissait pas.
Je m'approchais doucement d'elle mettant mes mains sur ses joues avant de coller mon front contre le sien. Étrange elle ne semblait pourtant pas avoir de température.
Enfin, désireux que ma cliente soit en bonne santé je sortis mon unique couverture de mon sac, la déposant doucement sur ses épaules avant de m'asseoir près d'elle. La couverture était un modèle militaire standard, bien que m'appartenant depuis de nombreuses années, on pouvait même parfois voir un cheveu blond pris dans le tissage signe qu'elle m'avait pas mal servie. Malgré ça cette dernière était tout aussi propre que le reste de mes affaires.

-Rassurez vous , l'entrée de la grotte est bouchée, on est tranquille pour la nuit.

Peut être avait-elle peur de l'amiigishin qui devait roder dans le coin. Mais même cette créature ne pourrait pas déplacer le rocher, et nous étions bel et bien en sécurité ici.
Mais il y avait quelque chose d'autre… quelque chose que je n'arrivais pas vraiment à m’expliquer.
Il y avait encore des larmes sur ses joues, chose que je ne m'expliquais décidément pas

-Hum… quelque chose ne vas pas ?

Comment devinez que la jeune femme n'avait jamais vu la mort d'aussi près surtout quand on baignait dans ce milieu depuis sa naissance ?
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Alises Torouciave
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Jeu 13 Juil - 13:19
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
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Il avait été là, il avait mis sur ses épaules une couverture mais cela ne la réchaufferait pas. Mais, combien même elle était inconsciente, elle nota cela et elle en fut très reconnaissante, d'autant plus après ce qui venait de se passer.

- Hum… quelque chose ne vas pas ?

- Il allait me violer, il s'est retourné et il tombé raide mort. Vous l'avez tué. Vous m'avez sauvé. Il allait me violer, il s'est retourné et il tombé raide mort. Vous l'avez tué. Vous m'avez sauvé. Il allait me violer, il s'est retourné et il tombé raide mort. Vous l'avez tué. Vous m'avez sauvé. Il allait me violer, il s'est retourné et il tombé raide mort. Vous l'avez tué. Vous m'avez sauvé.

Elle secoua ses épaules et fit tomber la couverture. Alises regarda Hex, elle avait besoin de savoir qu'il était là. Elle s'approcha et se blottit contre lui. Qu'importait le fait qu'elle soit presque nue, qu'importait le fait qu'elle soit gelée, qu'importait le fait qu'elle avait pleuré... elle était contre quelqu'un, quelqu'un qui l'avait sauvé et qui avait garantie sa sécurité. Il avait accompli son devoir, comme lui dictait le contrat, mais, aux yeux d'Alises, il venait de faire plus que tout ce qu'on attendait de lui. Sa tête glissa le long de l'épaule d'Hex et elle déposa un simple baiser sur le cou lorsqu'elle réalisa à quel point il lui avait sauvé la vie.

- Merci Hex, chuchota-t-elle, du fond de mon coeur, je vous remercie.

Après quelques instants, elle reprit :

- Appelez-moi Alises, c'est comme ça que mes amis m'appellent.

Avait-elle conscience que ses gestes pouvaient être interprétée comme une invitation ou un flirt ? Il était difficile de le savoir tant tout son être semblait reprendre une vie normale après cette effrayante rencontre. Cependant, la vérité était qu'elle cherchait juste des preuves de vie autour d'elle pour chasser la mort.
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Hex Hekmatyar
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Ven 14 Juil - 21:37
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Choquée, c'est ce qu'elle était et c'était un gros choc, je pouvais le lire dans ses yeux, et même si d'habitude sentir quelqu'un me toucher juste comme ça m'aurait conduis à une violente crise de nerfs, je la laissais faire,prenant sur moi pour cette fois . Disons que je n'en avais pas l'habitude.
Au lieu de la rejeter je la laissais s'installer, cachant du mieux possible mon malaise.
Je pris la couverture pour la lui remettre sur les épaules, sa peau étant décidément trop froide au toucher
C'était le genre de situation qu'on savait gérer grâce à ses parents et manque de chance je n'en avais jamais eu, de vivant tout du moins, je fit donc de mon mieux pour la réconforter, passant mes bras comme je pouvais autours d'elle.
Le baiser sur le cou me fit frissonner, me donnant pendant un moment la chaire de poule, pas que c'était forcément désagréable mais encore plus inattendu.

J'avais en plus le droit de l'appeler Alises, comme ses amis ? Ça voulait dire qu'on était amis ? C'étaient beaucoup d'information tout d'un coup, mais je fis de mon mieux pour paraître rassurant.
Je réussi quand même à dire :

-Bon ce cas oubliez le vouvoiement, je vous dirais bien que mes amis m'appellent autrement que Hex mais ce n'est pas un surnom super, surtout ici.

« La sorcière », oui mieux vallait éviter ce genre de blague en Daenastre.
Je passais une main dans ses cheveux pour tenter de la rassurer, c'était trop ? Pas assez ? J'étais de toute façon incapable de le dire, je me contentais juste d'être là.
Encore une fois j'ajustais la couverture pour pas qu'elle ne prenne froid, formant un petit cocon autour de nous.

Le seul son que j'entendais était celui du crépitement du feu et bizarrement celui de mon propre cœur qui s'était mis à battre plus vite. La proximité n'étais pas forcément quelque chose que je connaissais, surtout quand celle-ci n'était pas forcée par un compartiment trop étroit.
Au fur et à mesure je sentais mon calme revenir, même si ma respiration était devenue un peu saccadée.
Quel genre de personne tue quelqu'un sans remord et panique quand une femme le touche ? Moi sûrement…

Le feu continuait doucement à crépiter, apportant encore un peu de chaleur, je tentait vainement de m'occuper l'esprit, essayant d'oublier que quelqu'un était collé à moi et que ce n'était pas forcément désagréable. Cependant le moindre mot que je voulais prononcer restais bloqué dans ma gorge
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Alises Torouciave
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Sam 15 Juil - 21:39
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
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Elle sourit en entendant cette réponse. S'il ne voulait pas lui dire, cela n'avait pas d'importance. Il était là, avec elle. Il lui caressait maladroitement les cheveux tandis qu'elle regardait au loin. Elle était tellement bien là, le feu en fond sonore, le cœur de son ami qui battait régulièrement vite. Son esprit abandonnait un peu la terreur pour rejoindre un certain apaisement.

Cependant, elle sentait peu à peu un malaise s'installer. Il était là mais il semblait gêner de quelque chose. Alises réfléchit à ce que cela pouvait être mais elle ne parvenait pas à comprendre. Peut-être voulait-il plus et avait peur d'agir ? Beaucoup d'hommes avaient cette sorte d'appréhension avec elle bien qu'elle ignora d'où cela venait. Comment lui dire, sans choquer sa virilité, ni la pudeur, qu'elle accepterais volontiers qu'il devienne une aventure....Après tout il ne serait pas le dernier et encore moins le premier.

Elle avait pris l'habitude des aventures d'un soir, peu d'hommes semblant chercher à la connaître davantage ou à tout simplement l'aimer. Elle avait fini par s'habituer à la situation bien qu'au fond d'elle, elle rêvait de pouvoir enfin connaître l'amour dont elle espérait un certain repos. En attendant, elle laissait la plupart des hommes de sa connaissance profiter d'une nuit avec elle, dans la plus grande joie et le plus grand bonheur de profiter de la vie et de s'offrir et de recevoir du plaisir.

Soudain, sa langue s'activa sans l'autorisation de son cerveau, ou de moins de la partie réfléchie et posée de celle-ci.

- Hex, je n'ai jamais vu de mort et j'ai encore moins donné la mort.... Comment vit-on avec ça ? Je revois sans cesse la scène....

Et son visage larmoyant chercha la protection de l'épaule d'Hex tandis que ces bras encerclés le torse du jeune homme. Au fond, elle jouait la comédie, elle le savait au plus profond d'elle que son corps était au contact de son partenaire. Mais cela, c'était son subconscient qui le savait. Pour sa conscience, elle revoyait la scène dans toute son horreur et elle cherchait juste de la compassion dans les bras de la seule personne disponible. Qu'allait-il faire ? Tellement de possibilité de réaction...
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Hex Hekmatyar
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Dim 16 Juil - 0:20
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je n'ai jamais eu de parents pour m'enseigner comment réagir à ça et encore moins d’expérience pour gérer le moindre contact physique. Mes seuls véritables débuts ont été avec Hetza, la seule femme qui s'est intéressée à moi et encore la connaissant, c'était d'avantage pour s'amuser qu'autre chose. Et encore cette dernière à toujours su ce qu'elle faisait. Dans le cas présent, j'étais plein de contradiction.
Comment devait-on réconforter quelqu'un quand il était dans un tel état de choc.. Je n'avais jamais eu de cours, ni même d’entraînement. Elle n'était pas blessée physiquement, c'était un domaine qui me dépassait complètement, car il impliquait des relations humaines.
Et comment lui répondre quelque chose de rassurant ? « On s'y fait à la longe » ? « Oh au bout du troisième s'est vite oublié » ? Non très clairement ce n'était pas le genre de chose à lui dire.

-C'est… Avec le temps, ça ira mieux, tu es encore sous le choc, une bonne nuit de sommeil et demain, tu iras beaucoup mieux...

Merde merde… Voilà que c'était moi qui perdais mon sang-froid. J'avais déjà vécu quelque chose comme ça… C'était lorsque j'étais encore au régiment, Hetza avait perdu un proche… Merde… Comment j'avais fait déjà ?
Mais ce n'était visiblement pas le moment de réfléchir, il fallait agir… J'avais le souffle court et le cœur qui s'emballait.

Entraîné à tuer, mais pas à être proche de quelqu'un du sexe opposé, oui, on pouvait parler d'ironie, l'armée n'avait donc pas que du positif pour ça.

Doucement, ma main monta à son visage, levant légèrement son menton pour qu'elle soit à ma hauteur, je fixais longtemps ses yeux encore larmoyant, faisant de mon mieux pour rester calme. Puis doucement, je me mis à l'embrasser, langoureusement, je gardais ma main sur sa joue, l'autre la prenant par la taille pour la serrer contre moi. Ses lèvres étaient bien plus chaudes que ce à quoi je m'étais attendu. Et j'y trouvais moi-même une sorte de réconfort.

Je me sentais bizarre, à savoir sur qui le baiser faisait le plus d'effet, il faut dire que dans mon cas, c'était la première fois que j'en donnais un de façon… Consentante, Hetza m'avait appris pendant longtemps, mais… Là, c'était bien différent.
Comment savoir si c'était la bonne solution.
Ma tête commençait lentement à tourner, alors que tout mon corps commençait étrangement à apprécier ça.
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Alises Torouciave
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Dim 16 Juil - 21:14
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Profession : Scientifique : zoologue
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Une valse est une danse plus difficile qu'il n'y parait. Elle demande une certaine technicité qui ne s'acquiert que de deux manières : en la pratiquant et avec l'âge. Il faut savoir maitriser le rythme à trois temps, tchi tchi poum tchi tchi poum tchi tchi poum, un pas après l'autre. L'un guide, l'autre suit, les deux en même temps.

Lorsqu'on se rend à un bal, on rencontre différentes personnes au moment de la valse. Les débutants qui sont un curieux mélange d'école et de maladresse. Il essaie de faire comme on leur a appris sans se laisser guider par le tchi tchi poum.
Les techniciens ont pour eux l'absence de maladresse et étalent leur science et leur savoir-faire, les variantes et toutes les figures possibles sont organisés par eux, danser avec eux peut être un plaisir ou une torture tellement le tchi tchi poum est divinisé, adulé davantage que ne pourrait l'être un Architecte.
Les mariés sont identifiables parce qu'ils ne dansent qu'avec deux personnes : leur époux/épouse ou leur amant/maîtresse. Dans le premier cas, ils dansent avec ennui, respectant les règles et une fois leur devoir accompli, ils s'en vont. Dans le deuxième, ils essaient d'impressionner à chaque danse davantage.
Les célibataires endurcis ne dansent que si et seulement si on leur impose. Il arrive souvent de voir que ces derniers ont des talents cachés pour être de bons danseurs.
Les séducteurs ou les habitués des courtes histoires ont un certain talent pour enivrer leur partenaire dans une danse qui parait plus sensuel et plus irrésistible.
Les vieux ont le pied peu sûre et danse plus lentement. Mais ils savent eux, et eux seuls, qu'il faut écouter son cœur plus que tout le reste. Le tchi tchi poum n'est qu'une canne sur laquelle ils s'appuient tranquillement et patiemment continue de danser aussi longtemps que leur corps trop ridés leur permettent. Ils regrettent alors de n'avoir pas su profiter des années plus jeunes et de n'avoir compris plus tôt cette leçon.

Tous commencent une danse timide, essayant de respecter la volonté général qui veut que chaque couple se déplace de telle façon dans le salon. Peu à peu, certains se laissent emporter et commencent à faire varier les plaisirs. Se dégage alors le parfum d'une certaines folie qui entrainent peu à peu tout ceux qui les entourent. Le salon est alors submergée par une joie, un bonheur de danser comme il leur plait cette éternelle valse

Le lecteur devra deviner quel catégorie de danseuse est Alises. Tout ce que l'auteur peut dire c'est qu'Alises ne poussa jamais Hex au delà de ce que dernier voulait. Elle l'encourageait juste, lui montrant qu'un simple baiser était une bonne réponse mais qu'il pouvait en trouver une meilleure en allant de ce côté. Jusqu'où ils allèrent ? Juste assez loin pour leur bien commun sans qu'Alises n'en sentit de la peine. Elle aurait été satisfaite qu'il ne l'embrassa point et se contenta de la prendre dans ses bras : le baiser était donc déjà plus qu'elle n'avait espéré ! Lorsqu'elle s'endormit, heureuse, le sourire au lèvres, il était plus de minuit et quelques heures la séparaient de son réveil.
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Hex Hekmatyar
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Dim 16 Juil - 22:20
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Le soleil se levait doucement, bien trop doucement si vous voulez mon avis, je jouais timidement avec la pointe de mon couteau, respirant un peu au bord de l'eau souterraine.
Si certains auraient pu se vanter de ce qui venait de se passer, tel n'étais pas mon cas, j'étais encore bien au-dessus des nuages pour ça.
La lame parcourait doucement la terre, creusant des sillons au gré de mes pensées et comme ces dernières, l'acier vagabondait seul allant par ici, par là, sans vraiment se fixer. Ah un moment donné, la lame rencontra l'eau, et le liquide se répandit lentement dans les failles, formant un nouveau motif dans le sable. Je laissais une de mes mains rentrer en contact avec l'eau froide dans l'espoir de me remettre les idées en place.
Je m'étais levé tôt délaissant Alises pour retrouver ma solitude. Une musique dans la tête, je tentais de comprendre ce qui s'était passé. Mais je devais être dans le même état de choc qu'elle plutôt, chacun son champ de bataille, chacun ses faiblesses, les miennes étant sans doute les contacts humains.

Il devait être tôt au peu être tard, peut m'importait, mais je voyais quelques rayons du soleil apparaître pas l'entrée qui avait été fermée.
J'étais à peine habillé, ayant délaissé ma lourde cape et mon gilet plus tôt pour… Bah, vous devinerez bien assez tôt.
J'entendais Alises se lever, et très honnêtement j'aurais eu du mal à soutenir son regard pour le moment, je fouillais dans mes poches, cherchant un objet qui commençait quelque peu à dater
C'était un petit harmonica en acier, dont l'origine remontait à… Hum, il avait appartenu à un de mes deux parents, l'acier, même s'il était usé par le temps affichait une écriture étrange que personne en Daenastre n'avait jamais pu lire. Peut-être en My'tra ? Non ce n'était pas le moment d'y penser.

Je portais lentement l'instrument à mes lèvres, prenant une courte respiration avant de me mettre à jouer
L'air était un peu triste, mais je ne le jouais qu'à de rares occasions, la dernière fois avait été lors de la mort d'un soldat en mission, une sorte de rite funéraire ? Pas vraiment, c'était juste une tradition.
Je bougeai le haut de mon corps en rythme, oubliant momentanément cette nuit, c'était peut-être pour le mieux vous ne pensez pas ?

L'air:
 

L'attachement sentimental était quelque chose que j'avais toujours fui, et embrasser Alises avait été… Une sorte de rébellion…
Mais voilà, dans mon esprit si froid avait commencé à germer quelque chose qui m'était totalement inconnus. Des sentiments ? Non pas à ce point. Un doute, une infime flammèche qui trouvait difficilement de quoi brûler. Et pourtant, elle était là.

Le vrai feu lui se mourrait, je n'avais pas eu la fois de le rallumer pendant la nuit, me contentant d'observer la jeune femme avec un mélange de honte et de réconfort. Et maintenant au juste ? Je devais faire quoi au juste ? Sourire comme un idiot ? Me montrer froid comme si rien ne s'était passé ?
C'était beaucoup trop de questions pour moi, j'aurai préféré affronter l'armée My'tran complète plutôt que de devoir y répondre.
Mais voilà, je devais y répondre, et mon air touchait à sa fin…

Si seulement il avait été possible de le faire durer un petit moment de plus, comme cette satanée soirée…
Mon fusil était bien loin de moi, et je n'arrivais pas vraiment à m'occuper l'esprit autrement qu'en jouant. Quelque chose d'humide roula sur ma joue, j'avais fermé les yeux pour penser à autre chose et voilà que la soirée repassait dedans.

Je finis par poser l'harmonica, m'essuyant les yeux avant d'ajouter avec un grand sourire pour la jeune femme.


-Alors bien dormi ? Prête à voir des dragons ? Enfin peut être pas pour aujourd'hui, mais on s'en rapproche hein.

Ma main passa à nouveau sur mon visage, projetant suffisamment d'eau pour m'éviter l'embarras de devoir justifier les traces de larme.

-Désolée, la toilette matinale n'attend pas hein ?

Et voilà que je commençais à dire des banalités comme je le détestais…
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