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Chroniques d'Irydaë
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 Un pic, des dragons et une amitié ?

Alises Torouciave
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Lun 17 Juil - 20:24
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
Alises se leva doucement. Pas d'amant pour l'accueillir et l'embrasser de bon matin. Il était assis et regardait le vide. Elle observa pendant un temps ce corps qui avait partagé son lit de fortune et sourit en repassant à la veille. Ils n'avaient rien fait d'autre que suivre le cours naturel de la vie comme ses observations lui avaient montré. Souvent, les animaux après la destruction cherche la sécurité et ceux qui sont fidèle à un partenaire, cherche cette sécurité dans le sexe. Ironiquement, c'était une histoire de la vie, un cycle éternel de se faire du bien dans les moments les plus en détresse.

Cependant, la réaction de Hex était celle de quelqu'un qui voulait être seul. Elle ne savait que faire, elle remis sa chemise de nuit et ranima le feu mourant. Puis elle s'assit non loin de lui, l'écoutant jouer. et observant son dos Quand il eut fini, au lieu de s'excuser, de s'expliquer il déclara :

- Alors bien dormi ? Prête à voir des dragons ? Enfin peut être pas pour aujourd'hui, mais on s'en rapproche hein.

Interloquée par la phrase, elle avait noté un geste signifiant les larmes. Elle se leva, saisi le manteau qu'il avait abandonné et le lui déposa sur les épaules. Elle repris la couverture et essaya de reformer le cocon de la veille. Elle l'embrassa avec douceur et gentillesse.

- Je ne m'attendais pas à des larmes.

Elle lui caressa la joue et sourit tendrement :

- Pourquoi fuis-tu ?

La question était mal formulée, mais revenir dessus n'allait pas l'aider. Elle restait blotti contre lui. Elle avait tout son temps, il pouvait répondre quand bon lui semblait et elle comptait lui faire comprendre qu'ils ne quitteraient pas cette grotte temps qu'il n'aurait pas pris le temps de répondre. Après tout, elle avait prévu assez de vivre pour tenir plus du mois d'expédition escompté.
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Hex Hekmatyar
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Lun 17 Juil - 23:24
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je sentis un manteau se déposer sur mes épaules, et avec surprise , je vis une couverture s'enrouler autours de moi. J'avais à peine commencer à résister que je sentis les baisers d'Alises. Son parfum envahit à nouveau ce qui était censé être mon espace personnel, et ce rejet revint soudainement, et encore plus soudainement encore il disparut, remplacé par une douce sensation de chaleur.
Je tentais malgré tout de rester maître de moi même répondant timidement

-Des larmes ? Ai-je donc l'air si triste ? Un peu de fatigue voilà tout.

Un mensonge éhonté, oui n'en pas douter, mais comment lui expliquer je n'en avais moi même strictement aucune idées ? Elles étaient là c'était tout
Devais-je donc lui dire que je n'en savais rien moi non plus. Non ce n'était pas la bonne solution.

-Je ne fuis pas… j'essaye justement de trouver pourquoi.

Ça me révulsais de dire ça… mais j'étais bien ici, avec elle, sans forcément devoir montrer toute ma haine au monde. Non la je pouvais faire tout l'inverse, et pourtant je sentais quelque chose me freiner. Quoi donc ? Peut être simplement l'absence de repère ? Que faisais-je au juste ? Ou était la limite ? N'avais-je pas dépassé les limites ?
Chaque petite question venait se briser sur ses baisers, et je manquais presque d'enfouir ma tête dans ses bras pour oublier un instant toutes ses pensées contradictoires.
Je me contentait de me rapprocher encore un peu plus, lui rendant quelques baiser avant de dire.

-Disons que ce sont des sentiments qui me dépassent.

J'avais été formé à être un soldat, à ne connaître la peur que comme un instinct de survie, et à mépriser tout le reste, et voilà que j'avais justement peur de ce flot d'émotions inconnues qui venaient soudainement tout chambouler.
Je n'avais jamais compris tout ces couples auparavant, me moquant de leurs proximité, voir méprisants ces gestes affectueux. Et voilà que je commençais à apprécier ça…
Quel genre de personne pouvais en tuer une autre sans en ressortir le moindre remord et ensuite se trouver à moitié en larme contre son gré quand une personne du sexe opposé s'approchait d'un peu trop près.

-Ne m'en veux pas je suis juste… peu habitué à la proximité humaine.

Proximité que je tentais malgré tout de garder en ce moment précis, profitant d'elle tant qu'elle était là, la serrant un peu dans mes bras pour me prouver qu'elle était bien là
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Alises Torouciave
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Mar 18 Juil - 20:54
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
Elle l'écouta tranquillement. Elle répondait à ses baisers et plus que les mots, ses gestes aidèrent Alises à comprendre ce qui n'allait pas. Elle lui caressa la nuque en le regardant avec tendresse. Elle souriait tendrement et l'embrassait de temps à autres. Ne rien dire, ne pas dire un seul mot pour le moment. Il pouvait profiter de l'instant présent avec elle.

Après plusieurs minutes de tendresse, elle se cala contre son épaule et commença à parler avec douceur. Elle n'avait pas réfléchit à son discours, elle parlait juste pour l'aider, lui expliquer la  situation. Son instinct lui dictait les phrases, lui montrait qu'il fallait écouter son cœur et ainsi le toucher :

- N'aie pas peur. Tu seras toujours aux côtés de quelqu'un et tu auras toujours de la proximité humaine. Fuir cela, c'est fuir la vie. Quoique tu dises sur les chevaux, ils savent mieux que nous à quel point il faut apprendre à côtoyer tant ces semblables que d'autres espèces. C'est quelque chose qui s'apprend sans vraiment qu'il y ait de règles...  

Elle marqua un silence long pour le laisser avaler ce premier discours. Puis elle reprit :

- Ce n'est pas grave si tu ne sais que penser, que dire ou faire. Je ne le sais pas moi-même et c'est vrai que ça me fait peur....mais j'oublie ma peur et je me laisse guider par ce flot en me disant que si je vais trop loin ou si je ne fais pas ce qu'il faut, tu me le diras car pour toi, cela n'ira pas. Comme je le ferais avec toi.

Elle l'embrassa avec tendresse et resta proche de lui. Que pouvait-elle dire de plus ? Que pouvait-elle faire de plus ? Elle n'en avait pas la moindre idée. C'était la première fois qu'elle était confrontée à une personne qui.....qui....comme Hex et pour le coup, elle aurait bien aimé avoir un manuel de savoir vivre.

Et tandis qu'ils parlaient, dehors, la matinée avançait doucement, réchauffant la pierre servant de porte dans cette grotte, les chevaux mangeaient leur foin et le feu continuait de crépir doucement. Le ciel était dégagée à nouveau et quelques nuages annonçaient au loin une averse qui tomberaient ou pas en fonction de la volonté des nuages.
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Hex Hekmatyar
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Mar 18 Juil - 22:44
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je l'écoutais d'une oreille, étant à moitié assommé par ses baisers, incapable de me concentrer. La tête me tournait et la moindre pensées rationnelle semblait m'avoir quittée. Une partie de mon esprit y voyais une sorte de poison qui me plongeait dans une transe extatique, l'autre elle appréciait pleinement la situation, et au-delà de ça, j'entendais un petit rire sardonique se moquer de moi-même.

Se laisser porter ? Était-ce vraiment la bonne solution ? Elle venait après tout contredire tout ce qu'on m'avait appris : la maîtrise, le calme. Je n'étais certes pas un très bon élève mais je faisais de mon mieux pour m'y tenir.
J'avais souvent des saut d'humeur, et des excès de violence mais ici c'était d'un niveau tout autre.
Je mis un certains moment à réfléchir, restant comme paralysé ici avec elle.

« Dans la vie il faut prendre ce dont on à besoin et partir, c'est comme ça que ça marche mon gars »

Cette phrase venait d'un vétéran, l'une des personnes qui m'avait élevé, quelqu'un de plutôt bourru qui m'avait enseigné beaucoup de chose et dans bien des domaines il s'était révélé une sommité. Mais là dedans ? Hum… je commençais à en douter.
C'était bizarre d'avoir un échange plutôt que de prendre simplement…
Alors même que ma tête bourdonnait, je me rapprochait de la jeune femme l'embrassant langoureusement.

Et alors même que je l'embrassais je pensais à la dure loi des causes et des conséquences. Ce n'était qu'après que le soleil soit haut dans le ciel que je finis par doucement m'éloigner, m'aspergeant le visage d'eau avant de dire d'une demi-voix.

-Je pense que ça ira mieux en avançant qu'en dit tu ? J'aime… bien tout ça mais il faut quand même avancer.


Je n'en avais pas tellement envie, rester ici, dans ses bras était quelque chose de tentant mais une voix à l'intérieure de moi me hurlait de me méfier ce confort qui n'était que temporaire.
Absurdité ? Vérité générale ? Qui pouvait le dire ? Ne sachant pas de quoi serait fait la fin de la journée, je me voyais mal imaginer la fin de cette expédition.
Je ne savais qu'une chose : il fallait aller de l'avant qui à oublier ce petit moment de confort, peut être reviendrais t-il à la prochaine halte, peut être pas. Comme elle l'avais dit, les choses se feraient et c'était tout, essayer de les prévoir était chose inutile.

Même si j'avais hâte d'être à la prochaine halte, car trouver un peu de sommeil avec quelqu'un était quelque chose d'agréable surtout quand cette personne chassait vos mauvais rêves.

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Alises Torouciave
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Ven 21 Juil - 21:11
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
Elle lui sourit et l'embrassa une dernière fois avant de s'habiller et de l'aider à faire les bagages. Une fois dehors, elle monta son cheval, laissa tranquille Hex quelques temps. Elle ne voulait pas le brusquer, le bousculer davantage. Elle avait l'excuse du chemin qui ne permettait pas à deux montures de se tenir côte à côte.

Lorsque l'après-midi arrivait à sa moitié, Alises poussa sa monture pour être au côté d'Hex. Elle lui sourit, passa sa jambe de l'autre côté pour s'asseoir sur sa monture après avoir attaché l'autre cheval à ses reines et elle fit s'approcher son cheval de celui d'Hex. Une fois cela fait, de ses deux mains, elle redressa correctement le bassin de son amant. Il montait correctement mais ce n'était pas bien. Elle sentait qu'avec quelques conseils il pourrait faire un bon cavalier.

- Tu as tendance à t'affaisser. Le cheval est fait pour avoir un port plus fier mais pas rigide. Tes mains, pas comme ça

Elle lui saisit la main, profitant de lui repositionner pour lui caresser la main. L'objectif était à la fois de l'aider à être plus à l'aise à cheval et aussi de lui montrer qu'à ses yeux, il pourrait la rejoindre ce soir dans son lit sans le moindre problème.

Quand ils arrivèrent, c'était une large plaine. Ils avaient décidé de monter le camp ici car la nuit approchait. Elle ne dit pas un seul mot tandis qu'ils montèrent le camp. Chaque fois qu'elle le pouvait, elle le caressait, lui souriait et le regardait avec tendresse. Tout n'était qu'invitation. Elle cuisina et elle ne prononça que des banalités comme "c'est nourrissant" ou "je suis désolée que ce ne soit pas très bon" ou "c'était une longue journée". Enfin, après qu'ils eurent finis, elle déclara :

- Il n'y aura que les dragons pour nous gêner. Tu pourras te reposer de ta nuit de garde.

Et sans un mot, elle se déshabilla devant lui et enfila sa tenue. Ses gestes étaient doux, délicats et elle laissait volontairement un angle de vue pour qu'il puisse profiter du spectacle. Lorsqu'elle finit, elle l'embrassa, lui souhaita la bonne nuit, entra dans la tente et s'allongea sur le sac de couchage. Elle espérait qu'il viendrait. Oui, il viendrait près d'elle et elle pourrait de nouveau avoir la sensation d'être aimée, protégée.
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Hex Hekmatyar
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Sam 22 Juil - 0:21
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
La route repris, cette fois un peu plus sobrement, le chemin ne laissant pas la place pour deux chevaux de front. Cela me permis de m'isoler, pour penser à autre chose que cette nuit. Je ne la regrettais pas dans un sens, et pourtant j'avais l'impression d'avoir fait quelque chose de mal.
Ce n'est qu'au début de l'après midi que la jeune femme revint vers moi, m'aidant à monter le cheval sans trop me fatiguer . Je suivis ses conseils au mieux, il était vrai que c'était beaucoup plus facile comme ça et je lui murmurais un timide merci en guise de remerciement.

Je la regardais faire la cuisine hochant la tête à chacune de ses paroles, cherchant à éviter ce malaise que je sentais poindre.
J'avais eu le malheur de goutter à un peu de compagnie, et alors même qu'elle se changeait, je me rendis soudainement compte que tout ça ne me laissait pas indifférent. Je la regardais se changer, ma gorge se serrant légèrement alors que ses vêtements eux, se désseraient.
Je reçus sont baiser avec un petit frisson, la laissant ensuite doucement regagner sa tente. Je restais donc près du feu, enroulé dans ma cape, cherchant un peu de chaleur.
Je finis par me lever, cherchant un point d'eau pour me laver. La encore je pris mon temps, me baignant dans l'eau froide pour tenter de calmer ma tension. Mais même sortis de l'eau je sentais encore mon cœur s'emballer.
Quel était mon problème au juste ?

Des images des camps d’entraînement me revinrent en mémoire, aussi sèchement qu'un coup de fouet

« Vous serez les meilleurs !… Des machines à tuer… Pas de sentiments… Le devoir avant tout !…. »

Ce discours me revenait par bribe, me rappelant la source même de cet état, j'étais juste en train de lutter contre ce qu'on m'avait appris pendant toute ma vie : s'écouter, et se laisser penser.
Jusqu'à présent mon seul objectif n'avait été que de regagner les rangs de mon unité, et voilà maintenant qu'une partie de moi voulait la rejoindre elle…
Je ramassais mon fusil au bord de l'eau, me séchant les cheveux avant de retourner près du feu.
Rien à faire il faisait froid, même si proche… Et je n'entendais strictement rien, pas un son, elle devait avoir raison, il n'y avait rien ici.
L'amiigishin avait du partir après avoir dévoré le braconnier, ce qui nous laissaient seuls au milieu de cette plaine. Je levais ma lame de combat, la devise inscrite dessus luisant faiblement sous la faible lumière.
Cette dernière me renvoya ma propre image, bien qu'un peu déformée par la courbure de la lame.
Je la rangeais rapidement, trouvant soudainement ce silence dérangeant, c'est donc avec hésitation que je pris mes affaires, marchant doucement vers la tente. Je fis plusieurs allé-retour, rebroussant chemin à chaque nouveau pas.
Ce n'est qu'arrivé à l'entrée que je m'immobilisais complètements.

Il me fallut plusieurs respiration pour réussir à me contrôler.
Une phrase me revint en mémoire au même moment, une petite phrase qu'avait prononcée un officier après une missions qui nous avait tous particulièrement éprouvée :

« Sous nos carapaces d'aciers, nous somme humains après tout. »

Je secouais la tête, laissant le sens caché de cette phrase me gagner lentement.
Je défis les attaches de ma cape, laissant le lourd vêtement plié à l'entrée. J'enlevais également mes bottes, les rangeant tout aussi soigneusement dans le petit sas de la tente avant d'en écarter un des pans.

Je passais la tête à l'entrée observant la jeune avant de finir pas rentrer, laissant mon arme à l'intérieur de l'habitat.
Je sortis mon couteau, et, fait rare, je le laissais à côté de mon fusil, comme pour me défaire au moins un moment de ces souvenirs et de ce poids.

-Alises je…

J'ai froid ? Je me sens seul ? Non clairement ce n'étais pas vraiment ce que j'avais en tête mais d'un autre côté je ne savais pas trop quoi dire.
Ne m'avait-elle pas dit de me laisser aller de temps en temps ?
Plus facile à dire qu'à faire… Inspirant un peu d'air, je défis le haut de ma tenue, m'allongeant près d'elle avant de déposer un baiser sur ses lèvres avant de me blottir contre elle, oubliant un moment toute cette rigueur militaire pour retrouver le confort et la chaleur de quelqu'un.
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Alises Torouciave
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Sam 22 Juil - 20:47
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
Allait-il venir ? La question commença à s'immiscer dans l'esprit de la jeune zoologue. Quelques minutes auparavant, elle était persuadée de sa venue mais à présent, elle se demandait si elle ne s'était pas trompée, s'il ne l'appréciait pas... Elle guettait les bruits de pas extérieur. Il s'éloignait et là, il était proche de la tente. Non, il s'en éloignait. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Il semblait à la fois près et loin.

Elle se surprit alors à espérer qu'il vienne. Comme si sa venue pouvait enfin lui apporter le repos. Elle sourit intérieurement, se disant que c'était parce qu'il y avait bien longtemps qu'un homme n'avait partagé son lit qu'elle semblait aussi excitée.

Il finit par rentrer en disant ces quelques mots :

- Alises, je...

Elle guettait le moindre de ses gestes. Une inspiration, il s'allonge, l'embrasse et se blottit contre elle. Elle lui caressa les cheveux et la nuque en le tenant contre elle. Il n'y avait rien à dire, pas d'excuse à trouver, pas de mots à exprimer. Il voulait être contre elle et elle était heureuse de lui offrir ce confort.

Le lendemain, entre chien et loup, elle se réveilla avec Hex collait à sa poitrine. Il l'encerclait de ses bras. Elle sourit de la situation et embrassa le sommet du crâne de son amant/guide. Elle avait conscience qu'il ne l'écoutait pas, qu'il ne l'entendait peut-être pas, mais tout bas elle lui dit :

- Je n'attends rien de nous, si ce n'est le bonheur d'un mois partagé. Je ne t'en demande pas plus même si j'espère que tu voudras davantage. Prends le temps de te faire à la situation. Quand nous arriverons au pic, j'espère que tu pourras accepter de dormir avec moi tous les soirs et de temps en temps faire l'amour. Peut-être ne devrais-je pas ? Je ne sais pas. Mais tu ne me feras pas de mal, tu ne m'as jamais fait mal. N'aie pas peur de me dire tes craintes, n'aie pas peur de me dire non, tu serais alors supérieur à tous les autres hommes que j'ai connu car tu serais honnête avec moi. Sois honnête, même si cela implique de dire des choses cruelles.

Elle finit par se taire et elle le cajolait doucement en attendant qu'il se réveille. Peut-être voudrait-il être encore seul ou alors passer un peu de temps avec elle. Dans les deux cas, elle le laisserait choisir. Elle se sentait en paix avec lui et le monde d'avoir dit tout bas, presque comme un murmure ces quelques mots incohérents.

Elle était prête pour cette nouvelle journée qui, si elle était sortie de la tente, lui aurait montré de sombres nuages et un orage qui se préparait. D'après les cartes, à moins d'une demi-journée à cheval, ils pourraient trouver une autre grotte dans laquelle ils pourraient se réfugier.
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Hex Hekmatyar
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Sam 22 Juil - 22:58
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Ce fut une nuit tranquille, sans les traditionnels hurlement ou les coup de feu, non rien que le sommeil, tout ce qui se fait de reposant. Et cette première expérience fut pour le moins positive.
Je n'entendis strictement rien de la nuit me contentant de serrer Alises comme si elle était une ancre pour ma réalité.
J'ouvris un œil timidement, sentant quelque chose de chaud contre ma joue. Je n'osais même pas bouger, c'était si agréable. Mes mains étaient doucement entrecroisées avec celle d'Alises.

Mon œil dériva lentement, peinant à reconnaître les formes de la jeune femme, jusqu'à ce mon visage se décide enfin à bouger, trouvant les lèvres de la jeune femme avec un petit frissons.
Tout se passa bien dans la matinée, et je pris le temps de la faire durer le plus possible, jouant avec la jeune femme jusqu'à une heure avancée de la matinée.
Ce n'est qu'après de douces heures passées avec elle que je sortis de la tente pour regarder le ciel.
Comme hier, la plaine était vide, et j'eus un petit frissons en constatant que l’atmosphère c'était une nouvelle fois rafraîchie.
Je pris mon fusil dans la tente avant de dire doucement.

-Je vais chercher de l'eau je reviens !

Je partis donc joyeux, sifflotant presque sur le chemin. C'était étrange d'être aussi heureux, j'avais presque l'impression que quelque chose allais de travers.
Cette sensation grandissait au fur et à mesure que je m'éloignais d'elle, la joie que je ressentais se dissipait au fur à mesure de la distance.
J'arrivais donc au point d'eau dans le même état que la veille : inquiet et complètement perdu, me sentant affreusement confus

N'avais-je pas dépassé les bornes ? J'étais juste son guide, et voilà que je me permettais de passer la nuit avec elle, profitant d'elle comme si de rien n'était.
Une fois de plus les sentiments que j'avais rentraient en conflit directs avec l'éducation que j'avais eu.
Et au lieu de rester, cette joie avait été remplacée par de la culpabilité. L'orage, comme pour appuyer cette culpabilité c'était mis à gronder, déchirant le ciel obscurcis par d'immenses éclairs.
Le tonnerre me dit sursauter, me rappelant le son des canons. Une odeur d'ozone s'était substituée au parfum d'Alises, et me replongeait dans mes souvenirs, me faisant rattraper ma nuit de tranquillité.

La pluie se mit elle aussi à tomber, suffisamment fort pour me tremper de la tête au pied en quelques minutes. Assaillis par le choc je manquais presque de tomber dans l'eau, me retenant de justesse avant de heurter la surface. J'eus la surprise de voir mon reflet à peine troublé par la pluie.
Mes yeux étaient paniqués, et je détestais l'impression que je me renvoyais.
Je réussis cependant à regagner la tente, les vêtements rendus lourd et bruyant.
Je repris donc d'une voix un peu plus froide, cherchant à cacher mon malaise.

Je n’essayais pas de jouer la personne insensible mais plutôt de comprendre ce qui se tramait dans ma tête. C'était comme si la proximité d'Alises occultait les aspects violent de ma vie, du moins l'occultais jusqu'à ce que je m'éloigne d'elle.
Avec la proximité, je me sentis un peu mieux, et me changeant une fois de plus je retournais près d'elle pour m'y blottir une fois de plus. Ajoutant avec une voix qui se voulait la plus tendre possible.

-Alors… que fait-on aujourd'hui ? Le ciel est noir, et la moindre sortie risque de se solder par des vêtements trempés…

Pendant un court instant, je ressentis l'envie de ne pas bouger, de rester avec elle dans cette tente jusqu'à ce que les Architectes aussi soient t-ils, meurent et laisse ce monde se détruire, figeant ce court moment de répi dans l'éternité
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Alises Torouciave
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Dim 23 Juil - 9:52
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
S'il y avait une chose que sa mère lui avait appris, c'était bien les réactions naturelles de l'homme. En particulier les envies matinales. Aussi, sans être surprise, Alises répondit à son baiser et passa son temps à satisfaire ces envies. Elle n'aimait pas faire ces jeux le matin, elle préférait que cela est lieu plus tard dans la journée ou alors dans la nuit. Mais bon, elle n'allait pas dire non alors que c'était si spontanée.

Il partit sous prétexte d'aller cherche l'eau. Alises se leva et en profita pour s'habiller un peu avant d'aller s'occuper des chevaux. Il devait être rentré bien avant qu'elle ne puisse finir. Finalement non, elle avait le temps de finir et même de rassurer et calmer les chevaux face à la tempête. Elle rentra et attendit Hex en se demandant ce qui pouvait le retarder autant. La pluie battait de plus en fort. Et s'il s'était fait mal. Ou pire. Non ! Il devait simplement....quoi....Non il ne pouvait être mort....peut-être perdu. Elle sortit de la tente :

- Hex ! Hex !!

Elle ne pouvait partir à sa recherche habillée comme elle l'était. Elle enfila son pantalon et sa tunique. Lorsqu'elle se retourna, Hex allait droit vers elle pour se blottir dans ses bras. Il lui demandait ce qu'il faisait aujourd'hui.

Elle l'écarta avec douceur et fermeté. Elle le regarda droit dans les yeux. Les larmes coulaient le long de ses joues. Elle le gifla sans force :

- Tu te rends comptes que j'étais morte d'inquiétude ? Qu'est-ce qui t'a pris autant de temps ? Tu aurais pu être blessé ou mort ! Pourquoi ? Tu le savais que je t'attendais et que je m'inquièterais ! Et si tu t'étais reçu un coup de foudre !

Elle l'embrassait avec passion à chacune de ses phrases et le secouait sans la moindre violence au début de chaque suivante. Elle pleurait, tout son être n'était qu'inquiétude et peine. Ne pas le voir aurait demandé un coeur de pierre. La jeune femme ne se calmait pas et continuait de répéter ses questions. Elle ne lui laissait pas le temps de répondre.
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Hex Hekmatyar
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Dim 23 Juil - 19:00
Irys : 219961
Profession : Soldat de fer
Daënar +2 ~ Zuhause (homme)
Je reçu la gifle, avec un grognement, grognement qui s'accompagna par un réflexe que j'avais en situation de combat : mes lèvre se retroussèrent de façon infime, laissant juste mes canines dépasser légèrement de ma lèvre supérieure.
Ma lame de combat sortis de derrière mon dos par réflexe, mais je réussis néanmoins à la tenir derrière mon dos sans la montrer, me rappelant que je n'étais pas au milieu d'un combat, ni même dans une situation qui se prêtait à cela.
La lame regagna donc son logement en douceur, fort heureusement la petite gifle ne m'avait pas fait saigner, sinon il aurait été difficile de dire comment j'aurais pu réagir.
Hex n'était pas le nom que mes parents m'avaient donné, et je ne connaîtrais probablement jamais ce dernier, j'avais hérité de ce prénom à la suite d'un fâcheux incident qui avait impliqué quelques gouttes de sang versées. Et je n'avais absolument pas envie de faire découvrir pourquoi je me prénommais malédiction… Mes lèvres revinrent à leurs place, cachant à nouveau ce sourire si particulier
Je n'eus par contre pas temps de répondre, la jeune femme, cette dernière enchaînant la même question sans même me laisser le temps de répondre
Je lui caressait doucement les cheveux pour la calmer, la serrant un petit peu plus fort pour lui montrer que j'étais bien vivant. C'était étrange, pourquoi s'inquiétait-elle ? Je n'étais pas si important que ça, dans le pire des cas elle pourrait très bien retrouver son chemin sans moi, surtout que les chasseurs n'étaient plus là.

-Désolé, j'ai juste un peu tourné pour trouver le point d'eau, et puis je scrutais le pic à la recherche des deux amoureux, je n'aimerais pas qu'on se fasse surprendre par des dragons mécontent.

Je tachais de la rassurer du mieux que je pouvais faire riant intérieurement de cette petite scène. Pas que je la trouvais particulièrement drôle, juste qu'une partie de moi même se moquait de l'autre.
Je dut me maîtriser pour que cette partie de moi ne prenne pas le contrôle, et j'y parvint de justesse, évitant une situation qui aurait pu virer au drame.

-Allons, allons je suis toujours là c'est ce qui compte.

Je passais un doigt sur ses joues pour sécher ses larmes, l'observant avec un peu de surprise malgré tout. Était-elle si solitaire pour s'attacher aussi vite à moi ?
J'en restais quelque peu perplexe, pas que ça ne me plaisait pas, juste que cela soulevait bien d'autre questions que je n'étais pas prêt à poser, ni même à imaginer.
A la place, je préférai rester là à tranquillement à m'occuper d'elle.La rassurant comme je pouvais, c'est à dire en restant simplement là.

-Promis je ne m’éloignerait plus aussi longtemps sans te prévenir

Je me sentais comme un mari qui tentait de réconforter sa femme après une épreuve particulièrement dure, c'était… étrange…
Je me retrouvais encore à une place que je ne sentais pas vraiment comme la mienne, ça me rendait légèrement nerveux par ce que ça impliquait mais je fis de mon mieux pour ne pas me crisper inutilement,




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Alises Torouciave
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Dim 23 Juil - 20:57
Irys : 164977
Profession : Scientifique : zoologue
Daënar 0
Elle le laissa enfin parler quand il l'eut calmer quelque peu.

- Désolé, j'ai juste un peu tourné pour trouver le point d'eau, et puis je scrutais le pic à la recherche des deux amoureux, je n'aimerais pas qu'on se fasse surprendre par des dragons mécontents. Allons, allons je suis toujours là c'est ce qui compte. Promis je ne m’éloignerais plus aussi longtemps sans te prévenir.

C'était une garantie pour l'avenir, il ne serait plus loin d'elle. Mais elle n'était pas inquiète à propos de cela, mais à propos de ce qui l'avait occupé si longtemps. Quelque chose clochait dans son explication. Chaque camp qu'ils avaient levés jusqu'ici avait été installé à proximité d'un point d'eau et il ne faisait pas si sombre lorsqu'il était sorti pour trouver le dit lieu. Quant aux dragons...ils n'avaient aucune raison d'attaquer un groupe d'humain et ou même les chevaux. Au vu de la carte et des études qu'elle avait mené en attendant l'expédition, les dragons avaient assez de nourriture de l'autre côté de la vallée.

Ces doutes finirent par être visible sur le visage de la douce Alises. Elle lançait des regards interrogateurs et lui souriait si elle croisait ses yeux. Se pouvait-il qu'il lui mente ? Dans quel but ? Les mensonges étaient le moyen le plus corrosif de briser une relation future ou actuelle. Son expérience n'avait fait qu'appuyé davantage cette thèse au lieu de l'infirmer.

Puis, elle déclara d'une voix neutre :

- Tous nos campements sont à proximité d'un point d'eau. Les dragons ne nous dérangeront pas car ils ont de quoi manger à une plus courte distance et parce que nous ne les attaqueront pas.

Elle marqua une pause et le regarda droit dans les yeux :

- Dis-moi la vérité.

Son visage ne montrait que trop clairement ce qu'elle pensait : elle voulait la vérité, elle ne le jugerait pas et qu'elle était prête à tout entendre.
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Hex Hekmatyar
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Dim 23 Juil - 23:06
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Profession : Soldat de fer
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Bon… ça ne passais pas, mais alors pas du tout… ce qui en sois était un énorme problème sachant que je n'aurai jamais su expliquer pourquoi j'étais resté la bas aussi longtemps.
J'avais de toute façon à moitié été perdu dans mes pensées, ce qui fait que ce fameux temps ne m'avait pas semblé si long…
Toujours était-il que je me voyais mal m'y dérober pour le moment. Je lui dit donc de la façon la plus honnête possible.

-J'avais besoin de réfléchir un petit peu, rien de bien méchant

Et cette fois je ne mentais pas, j'avais simplement pris un peu d'espace pour considérer ce qu'il se passait, car d'une certaine façon tout cela n'était pas dans mes plans. Bien sur la première fois que je l'avais vu elle m'avait paru tout simplement insupportable, mais maintenant c'était quelque peu différent.
Mais j'étais également totalement incapable de dire ce qui se passait. J'avais donc simplement tenté de me retrouver moi-même avant de faire quoi que ce soit.

Si je devais résumer, j'aurais simplement pu dire que me retrouver dans les bras d'une femme n'avait jamais fait parti de mes calculs, j'avais vécu pour l'armée, tué pour l'armée, mangé et dormis également.
Et voilà maintenant que quelqu'un me faisais faire des choses pour autre chose…

Était-elle vraiment prête à me connaître ? J'en doutais sincèrement car certaines choses ne sont pas révélable sinon par accident. Et je ne tenais pas à lui faire du mal inutilement.
Et au vu de comment elle avait réagi devant la mort d'un homme elle n'était clairement pas prête à voir ce que cachait la malédiction.
Oh ce n'en était pas une au sens propre du terme, disons que c'était quelque chose avec lequel j'avais vécu, et que l'armée avait couvert pour moi.
Allez savoir comment je risquais de réagir sans personne pour me retenir si cette « chose » se manifestait encore.

-Et avant que tu me demande, non ça n'as rien donné.


Je me tapotais le crane avec un sourire pour décharger le moment de son intensité.

-Je réfléchi beaucoup mais ça ne donne souvent pas grand-chose

Je me mis à rire doucement, laissant à la jeune femme son sérieux. Là encore je n'avais pas vraiment mentis, je ne réfléchissais pas souvent à ce genre de chose voilà tout
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