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Chroniques d'Irydaë
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 La solution est un vol !

Gwen Feien
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Jeu 6 Juil - 17:17
Irys : 770909
Profession : Voleuse
Daënar 0
Encore une ville beaucoup plus plate qu’Alexandria. Je suppose que ça a ses avantages pour ma profession. Ça, et le fait que beaucoup de marchand sont attirés par la ville de la Compagnie des Échanges Libres. Malheureusement, les gens d’armes aussi. De ce que j’ai entendu dire mieux valait ne pas se faire prendre la main dans la poche par ici ! Et je tiens pas à tester si les miliciens en costume sont plus décoratifs qu’autre chose. Alors pourquoi je me suis retrouvée embarquée dans cette affaire ?! D’autant que je dois rencontrer le contact d’Arabella dans quelques jours pour une éventuelle mission… Certes, je suis seule pour l'instant puisqu’on a encore voyagé de façon séparé avec Cinder. Le petit cafouillage à Lonfaure ne m’en a pas dissuadée, j’ai toujours la perte du cheval sur le cœur.

À cause de ma curiosité débordante, de mes oreilles traînantes ? Ou tout simplement parce que je suis incapable de laisser un coup qui rapporte. Je ne cherchais même pas à les écouter. Arrivée en ville par le train dans l’après-midi, j’avais naturellement cherché une auberge pour déposer mes affaires en toute tranquillité. Pour la suite, je n’avais rien prévu de plus que de partir en reconnaissance dans la capitale. Mais voilà, que voulez vous que je fasse quand je tombe sur deux indiscrets de ce type ?! La fenêtre grande ouverte en train de discuter et de fumer sur le balcon. Certes, ils étaient au troisième et dernier étage, bien loin du sol et personne ne semblait être sur les balcons. Ils ont juste oublié celui juste en dessous d’eux : le mien. Des amateurs quoi ! Leur info par contre ça avait l’air d’être du solide. J'avais noté mentalement toutes les infos : l’intermédiaire, le lieu visé et surtout la somme impliquée, ainsi que ce qu’ils prévoyaient de faire : ce serait encore plus facile de les court-circuiter ensuite !

Bien sûr après ça, j'étais allée faire un tour dans aux Cent Chopines histoire de vérifier les éléments. Je ne crois pas que le barman m’aurait dit quoique ce soit si je n’avais pas déjà été au courant. Ils sont un peu paranoïaque par ici avec toute cette milice et force armée. Juste du piment rajouté au défis quand on sait gérer. Après évidemment, venait la reconnaissance : vérifier les accès de l’endroit, des allées et venu ainsi que la présence ou non de mercenaire. Et j’y suis toujours...

L’établissement en question ressemble à tous ceux du voisinage : le premier étage réservé à un commerce d’arme et au-dessus des habitations ou le bureau du patron, ou les deux. L’affaire semble tourner pas mal, les allées et venus n’ont pas cessé depuis que je suis arrivée. Il y a eu un pique de réactivité à la réception de ma missive indiquant le plan des deux coquins où bien sûr, je spécifiais par soucis pour ma vie que je souhaitais rester anonyme. Je faisais ainsi d’une pierre plusieurs coups : je vérifiais l’existence du dit coffre au dernier étage, j’observais leur effectif et j’enlevais les boulets de mes pieds ainsi que tout soupçon pour un vol ultérieur.

Tout ça j’ai pu l’observer de ma positon sur la terrasse d’un café au deuxième étage juste en face de ma cible. Comme je ne peux évidemment pas passer ma soirée dans le café, je décide d’aller faire encore une fois le tour du quartier. De toute façon rien ne va se passer avant onze heure, l’heure où les deux forbans vont être réceptionnés.  Pour ma part, je serais déjà installée sur le toit voisin depuis dix heures, histoire de ne pas manquer ni le spectacle ni l’ouverture crée. J’y serais bien allée avant mais l’été les gens comme le soleil traînent plus tardivement.

À l’heure dite, ponctuels les monsieur, ils arrivent dans la rue déserte où très peu de fenêtres sont encore éclairées. L’un fait mine de tituber et l’autre de le soutenir alors qui se dirige vers la porte de la boutique. Ingénieuse façon de tromper un œil non inverti : peu de chance qu’un observateur aille se douter que s’ils mettent du temps pour ouvrir la porte c’est parce qu’ils n’ont pas les clés et non pas à cause d’une prétendue ivresse. Manque de pot pour eux : les propriétaires eux savent ! À peine arrivée devant la porte, celle-ci s’ouvre et ils se font agripper et tirer vers l’intérieur. Je l'entends à leur exclamation de surprise vite étouffée.

C’est à mon tour d’entrée en scène ! Pendant qu’ils sont occupés en bas, je saute sur le toit pour ensuite accrocher mon grappin solidement au conduit de la cheminée. Une fois cela fait, il ne reste plus qu’à passer par la fenêtre : la rapidité est la clé de tout. Comme je m’y attendais la fenêtre est ouverte, merci la chaleur. Je laisse ma corde pour prendre appuis sur le rebord et pénétrer dans le bureau. Pour plus de prudence je ramène quand même le bout pendant de cette dernière à l’intérieur : pas la peine non plus qu’un garde trop zélé vienne signaler la corde ! Pour les mêmes raisons, je ne reste pas devant le cadrant. Maintenant dernier détail : trouver le coffre.



Gwen parle en #0033ff

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Ludwig Strauss
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Sam 15 Juil - 22:52
Irys : 202768
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Les gardes patrouillant autour de l’édifice ne remarquèrent nullement la petite démonstration d’agilité de la jeune voleuse, ce qui était en partie dû au climat impitoyable de cette chaude journée de Juin. Le soleil dardait des rayons aussi lourds que du plomb, ce qui ne facilitait nullement les rondes interminables des hommes aux manteaux lourds. Ils transpiraient à grosses gouttes et leurs visages rougis témoignaient du fardeau qu’ils enduraient. Ainsi ils regardaient très peu voir pas du tout en haut, ce qui permit à la véloce Gwen de rapidement pénétrer les lieux sans s’attirer les aboiements colériques des zélés gardiens aux gourdins menaçants.

Parlant donc de la pièce dans laquelle Gwen vient d’atterrir gracieusement. Il s’agissait du bureau du responsable de la grande boutique d’armes, une des nombreuses implantées dans le Tyorum. Cette dernière était assez récente à en juger par la peinture sur les murs qui donnait une sensation de fraîcheur de part son éclat. D’autant que le mobilier était flambant-neuf. Alfred Colt était le responsable de l’édifice et gérait d’une main de fer les affaires de son chef, Ludwig Strauss. Le marchand d’armes confiait ses ateliers à des hommes compétents et durs, hors Alfred correspondait parfaitement aux critères stricts imposés par le propriétaire des industries Strauss.

En temps normal le propriétaire de la boutique était le plus souvent enfermé dans son bureau, à trier d’interminables paperasses et gérer les rendez-vous avec de potentiels clients importants. Aujourd’hui était une exception particulière : il avait reçu une lettre concernant une potentielle tentative d’intrusion et de vol dans sa boutique, de la part d’une source anonyme. Intrigué, il y aurait réfléchit plus longuement s’il n’avait pas reçu, la semaine dernière, un document très important de la part du boss en personne. Un document qui valait une petite fortune et qu’il gardait précieusement dans son coffre personnel. Le fait que ces malfrats pouvaient en vouloir à ce papier important le mit dans un tel état d’irritation qu’il organisa une réception spéciale aux voleurs, souhaitant y assister lui-même. Voir le visage surpris des malfaiteurs lui procurera une perverse satisfaction, presque égale au spectacle de ses hommes quand ils infligeront une belle correction aux intrus.

Ainsi donc la pièce était vide de toute vie, Alfred regardant avec un large sourire les gardes tabasser dans la violence la plus gratuite les deux malheureux. Pourquoi appeler la police maintenant quand on pouvait infliger une justice rapide de ses propres mains ? D’autant que le personnel sous les ordres du responsable de la boutique n’était pas des plus tendres, bien au contraire. Il s’agissait d’hommes de main sans grande compassion et qui n’ont aucune once de regret à user de la brutalité sous les ordres de n’importe qui, du moment qu’ils sont convenablement payés.

Revenons à la pièce en question. Chambre de cinq mètres sur cinq, murs recouverts de papier peint d’un vert bouteille décoré de fleurs d’iris dorées. Des chandeliers étaient accrochés à ces mêmes murs ainsi qu’une peinture représentant de fiers Daënastres partant à l’assaut d’un ennemi inconnu sur une plaine poussiéreuse. Niveau meubles, il y’avait un bureau en bois de chaîne verni sur lequel une épaisse montagne de papiers attendaient le malheureux Alfred. Sur le mur de droite se dressait une grande armoire. Un tapis rouge recouvrait le sol.

Mais ce qui nous intéresse, c’est le coffre ! Hors ce dernier peut facilement être trouvé dans l’armoire. Un petit coffre de bois épais et recouvert de renforcements métalliques. Un cadenas de cuivre gardait le coffre soigneusement fermé. Aucun piège ni autre artifice ne protégeait le précieux contenu.

Reste à savoir ce que Gwen allait faire. La clé étant à la disposition d’Alfred et non disponible quelque-part dans le bureau, elle devait trouver une autre solution et vite. Le responsable avait déjà appelé la police pour qu’ils récupèrent les truands en piteux état et désormais il montait lentement les escaliers menant à l’étage où se trouvait son bureau. Inutile de dire que le temps jouait contre notre voleuse !


~ Celui qui détient l'or, établit les règles ~

Chibi Ludwig
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Gwen Feien
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Mar 18 Juil - 17:23
Irys : 770909
Profession : Voleuse
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Mes yeux ont vite fait de parcourir l’ensemble de la pièce décorée avec un goût douteux. Au moins est-elle assez sobre au niveau des meubles : la fouille en sera facilitée ! Je délaisse le bureau enfoui sous sa paperasse pour aller vers le seul autre meuble : l’armoire. À ma grande surprise celle-ci n’est pas fermée et je me retrouve immédiatement nez à nez avec le coffre. Bon, ce dernier a quand même un cadenas, rien d’impossible à crocheter mais qui a au moins le mérite d’exister. Des doutes viennent tout de même me tirailler : ça semble trop facile. Ne seraient-ce les cris étouffés de plus tôt, je me demanderais s’il y a vraiment quelque chose dans cette boite.

Enfin, pas le temps pour un questionnement existentiel ou pour une fouille à la recherche d’une clé potentiellement absente. Je pose mon sac à mes pieds et en sors mes outils de crochetage. Tout est dans le doigté et l’attention. Il faut sentir le mécanisme. Un peu vieillot ici, glissant, se dérobant à mes crochets. Mais je ne me laisse pas faire, j’en viens à bout et le déloge de sa place. À moi sa richesse. Sa porte coulisse avec un petit grincement, bonjour la discrétion, et me dévoile ses secrets. Comme prévu, je trouve des sommes rondelettes d’Irys et des documents, de la boutique certainement. Sans discrimination, je fourre tout dans mon sac à dos resté ouvert.

Bien sûr, c’est quand il ne me reste plus qu’à partir que j’aperçois la porte s’ouvrir devant moi. Accroupie comme je suis, au moins ne suis-je pas trop visible… Je me glisse le plus discrètement possible avec mon sac derrière la table. Tant pis pour l’armoire à l’ouverture béante. Peut-être que sa vision distraira assez le nouveau venu pour me permettre de sortir sans être vue ?



Gwen parle en #0033ff

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Ludwig Strauss
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Mar 1 Aoû - 19:09
Irys : 202768
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Les choses risquaient d’être plus compliquées, hélas. Alfred remarqua immédiatement l’armoire qu’il avait fermé, mais pire encore le coffre profané et vidé de son précieux contenu. Son regard s’écarquilla, ses sourcils se haussèrent dramatiquement tandis que son visage se fit plus pâle. Par tous les diables, il s’était fait avoir et en beauté !

Ce n’était pas la coquette somme d’Irys perdue qui l’inquiétait tellement, mais les précieux papiers qu’il gardait comme si sa vie en dépendait … enfaîte, elle en dépendait ! Il s’agissait de documents importants que son patron lui avait confiés lors d’une de ses apparitions si rares. L’homme d’affaires avait insisté pour qu’Alfred fasse en sorte de bien prendre soin de ces papiers qui, selon lui, valaient une fortune. Si jamais son patron apprenait qu’il avait été cambriolé aussi aisément, il risquait de subir le courroux de cet homme d’affaires impitoyable. D’autant qu’il n’ignorait pas que l’échec était sévèrement réprimandé et châtié dans le secteur du crime organisé.

Alfred poussa un juron sonore, sa main allant instinctivement se glisser sous les pans de son manteau avant d’en retirer un pistolet à silex. C’était un vieux modèle à tir unique, une antiquité des débuts de la poudre noire et des armes à feu. Bruyant, très long à recharger et produisant beaucoup de fumée après la détonation, c’était une arme qui actuellement était plus un objet de collection, un souvenir des temps glorieux de la révolution des armes Daënastres. Cela dit ça n’en restait pas moins une arme mortelle dont le tir restait redoutable. Un homme sans aucune protection outre celle de ses habits ne peut espérer survivre à une balle en plomb en pleine poitrine, surtout à courte distance. Hors la pièce n’offrait pas beaucoup de marge pour s’éloigner de la portée fatale du pistolet.

Alfred n’était pas le plus futé des hommes. Ludwig lui avait accordé ce poste assez prestigieux par hâte, étant bien trop occupé dans d’autres tâches qui requéraient sa présence pour s’intéresser réellement aux compétences de cet homme. Il l’avait choisis car il ne ressemblait pas trop aux crapules qui formaient son réseau criminel, d’autant qu’Alfred n’avait aucun antécédent judiciaire. Il aurait volontiers posté un homme plus compétent. En effet si un homme assez rusé aurait pensé à prévenir ses gardes avant de fouiller la pièce, Alfred était trop concentré par l’idée qu’il serait sévèrement punit pour penser clairement. Sa seule motivation actuelle était de retrouver le scélérat qui avait osé profaner son coffre.

Il avança donc lentement, sourcils froncés et front luisant de sueur, ses doigts si serrés autour de son arme que les articulations de ses doigts avaient prit une blancheur cadavérique. Son regard volait de gauche à droite à la manière d’un paranoïaque en quête d’un quelconque esprit malin.



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Chibi Ludwig
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Gwen Feien
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Mer 2 Aoû - 11:41
Irys : 770909
Profession : Voleuse
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Bon au moins le type est trop orgueilleux ou trop bête pour appeler à l’aide. Je devrais pouvoir m’en tirer sans mal. Suffit de ne pas prendre de mauvaise décision et surtout, de ne pas traîner. La moins risquée des options est de sortir par la fenêtre.

Sans attendre qu’il dépasse le bureau, je sors d’un bon de ma cachette mon sac à dos en position, agrippe ma corde et saute par la fenêtre. Je me réceptionne les pieds contre la parois et commence à grimper. Évidemment, mon action n’est pas passée inaperçu : le type a tiré dans ma direction. De façon assez large puisqu’elle vint seulement effleurer mon bras gauche et déchirer mes vêtements et ma peau.

Apparemment j’ai bien jaugé ma sortie. Peu après que je sois sortie du cadre de la fenêtre, les coups de feu ont cessé, ou plutôt n’ont pas repris, ne laissant que le résidu sonore derrière lui et une éraflure sur mon corps. Mais ce n’est pas encore le temps de souffler, j’entends le type derrière moi s’énerver. Je dois arriver sur le toit et détacher cette corde y menant pour dérouter les poursuivants. Et accessoirement, ne pas rester là à faire la cible ambulante. Ne pas attendre qu’il recharge. Ou que les autres débarquent.

Un autre coup de feu claque alors que je suis en train de me hisser sur le toit. Il ne me reste qu’à détacher le grappin et à partir en sautant de toit en toit. Abandonnant tristement derrière moi grappin et corde.



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Ludwig Strauss
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Ven 4 Aoû - 17:37
Irys : 202768
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Une ombre furtive passe soudain. Alfred a tout juste le temps de cligner des yeux pour apercevoir une jeune fille à la chevelure courte foncer tel un chat véloce à travers le bureau, bondissant vers la fenêtre avec une souplesse déconcertante. Mal concentré, les nerfs à vifs, il n’avait pas visé correctement, tirant dès que son cerveau lui avait fait signe qu’il s’agissait de la voleuse en question. La détonation poudreuse l’aveugla et il toussa bruyamment. La balle de plomb rata son coup, ne faisant que frôler la jeune fille.

Le responsable se précipita vers le rebord de la fenêtre et regarda au-dessus de lui. La petite chipie avait déjà atteint le toit ! Ne se contrôlant plus, il la gratifia des pires insultes et jurons que la plèbe ait inventés, salivant énormément après chaque mot vulgaire qui sortait de sa bouche.

Si les insultes indifféraient notre Gwen, elle devait plutôt s’inquiéter des gardes qui avaient tout entendu, spécialement le coup de feu qui ne pouvait passer inaperçu. Levant les yeux au ciel, un trio d’hommes armés de carabines aperçurent alors leur patron agitant la main en direction d’une gamine équipée d’un grappin. Ils n’étaient pas stupides et comprirent immédiatement la situation. Aussitôt les voilà qui braquent leurs armes mortelles en direction de la voleuse, bien décidés à l’abattre sans aucun remords.

Ils n’allaient pas tarder à faire feu, mais Gwen avait un avantage, un allié naturel : le soleil. Elle était effectivement positionné de sorte que fixer Gwen équivalait à regarder dans la direction du soleil et ses rayons impitoyables. La vue des gardes était grandement handicapée ce qui expliquait pourquoi ils n’avaient pas immédiatement fait feu. Leur vision était très réduite, c’était un coup de chance !

Mais qu’elle fasse vite, car les trois hommes d’armes n’allaient pas tarder à appuyer sur la gâchette.


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Gwen Feien
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Lun 7 Aoû - 10:43
Irys : 770909
Profession : Voleuse
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Le grappin tinte en bas alors que je suis déjà en train de sauter sur le tôt voisin. Je n’ai pas le loisir de regarder mes poursuivants que soient les hommes de main de ma victime ou la milice qui siffle pour rameter son monde et dans l’espoir vint que ça m’arrêtera. Un seul regard en arrière suffirait à me ralentir. Et le bruit est largement assez motivant pour que je ne traîne pas la patte. Bien sûr je suis sur le haut du toit, impossible de courir sur la pente à moins d’être un dahu.

Encore un bâtiment et les ennuis se profilent à l’horizon : ils ne sont pas au même niveau et je suis sur le plus bas. Heureusement qu’ils sont accolés -évidemment je le savais, j’ai bien fait mon repérage- je peux ainsi grimper à la gouttière et continuer ma route. De précieuses secondes perdues mais qui valent le coup. À cette hauteur je suis inatteignable à moins qu’il y en ait eu un avec assez de jugeote et d’adresse pour se mettre à mon niveau.

Je continue toujours mon chemin prestement, encore deux rues à sauter et j’arrive à la cheminée qui m’intéresse. Un gros conduit imposant où je peux me faufiler sans problème et faire perdre la trace à mes poursuivants. Il n’y a évidemment aucune chance qu’un feu brûle sous mes fesses à cette période de l’année. J’accroche mon sac à dos sur le devant et la descente peut commencer. Sale fatigante et surtout longue ! Je commence à douter de ma bonne idée, surtout sans corde pour me permettre de remonter !

Et là, je touche le fond. Vraiment. Une plaque en fonte, bloquant l’entrée d’air quand le foyer est inusité, me permet de reposer mon derrière et mes bras. La partie la plus rigolote s’annonce : faire coulisser la plaque sans tomber dans les restes de cendre. Évidemment, c’est peine perdu, pas la place pour bien se positionner. Après une petite chute bien douloureuse, je peux me relever dans la pièce vide et silencieuse. Je sors de l’âtre et repositionne la grille derrière moi. Avant de sortir de l’appartement, je prends le temps pour regarder derrière les épais rideaux la rue en contrebas.  Voir si la voie est dégagée.



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Ludwig Strauss
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Lun 7 Aoû - 20:06
Irys : 202768
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Des hommes hurlants, en colère, traversaient les ruelles, effrayant les passants avec leurs fusils chargés et leurs aboiements de chiens enragés. Un sel mot d’ordre : capturer la voleuse, quitte à l’abattre si elle se montre trop habile dans l’art de la fuite. Ils n’allaient pas faire de sentiments, si leur salaire était en jeu les gardes étaient prêts à se salir la main pour préserver leur pitance.

Depuis la fenêtre, Alfred criait, aboyait et hurlait, poussant ses chiens de chasse à trouver la petite diablesse qui avait réussit à filer avec autant d’aisance. Ses hurlements avaient ameuté la police qui s’était jointe à la chasse, gourdins à la main. Une véritable traque avait commencé dans les ruelles, chaque groupe se divisant à mesure que les passages se multipliaient à travers le quartier. On cherchait derrière chaque chariot, chaque tonneau abandonné. Ils étaient déterminés à retrouver Gwen.

Cette dernière était en sécurité dans cette modeste demeure du quartier. La famille qui occupait la maison était absente, de ce fait la voleuse pouvait reprendre son souffle à sa guise. Mais un choix devait être fait : allait-elle attendre patiemment une opportunité pour fuir en sachant qu’il y’ait un risque que la police intensifie les recherches ? Ou bien allait-elle filler à nouveau tandis que les gardes la cherchaient toujours ?

Le choix devait être fait, et vite. Elle put entendre au loin un officier ordonner à l’un de ses subordonnés d’amener les chiens. Ces limiers féroces risqueraient de sévèrement compromettre les chances de fuite de Gwen, leur odorat pourrait facilement la traquer sur de longues distances. L’idée de se faire déchiqueter sous les crocs de ces colériques molosses ne devait pas être une joyeuse perspective.

Il était temps pour elle de fuir, la rue était déserte l’espace d’un instant, le moment idéal. Mais vite, car un duo d’hommes armés n’allait pas tarder à faire son apparition au détour de la ruelle d’à-côté.


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Chibi Ludwig
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Gwen Feien
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Mar 8 Aoû - 11:11
Irys : 770909
Profession : Voleuse
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Semer mes poursuivants n’est de toute évidence pas suffisant. Je ne peux rester terrée ici avec des habitants pouvant se réveiller à tout moment et les chiens pouvant mener les miliciens autant que les hommes de main jusqu’à moi. Va falloir aller beaucoup plus loin. Sans me soucier des traces de pas et de la cendre que j’étale sur les parquets puis sur les tapis, je me dirige vers la porte d’entrée. Fermée évidement et pas de clefs sur la porte. Les proprios sont absents probablement ! Ça ne m’arrange pas vraiment… Je fouille l’entrée des yeux pour trouver le double accroché à un portant de clef. Évidemment, il y en a plusieurs sur le trousseau ! Ce n’est qu’après plusieurs essais que je parvient à ouvrir cette foutue porte !

Le timing se corse, aurais-je le temps d’atteindre le bas de la rue avant qu’un groupe d’hommes s’y trouve ? Ça se tente. Au pire, je pourrais toujours remonter ici et aviser. Je ferme la porte, sans donner de coup de clef, derrière moi tout en conservant le trousseau. Je dévale les escaliers sur quatre étage en moins de deux minutes. Encore un coup d’œil dehors avant de m’élancer dans les rues. Mon sac repasse sur le dos pour ne pas gêner ma course. Direction les égouts : chien ou pas chien, ils ne me trouveront pas la-dessous. Outre la puanteur qui couvrira mon odeur, c’est un vrai labyrinthe.

Après avoir soulevé tant bien que mal la plaque menant aux égouts, je m’y glisse plongeant dans la véritable obscurité. J’essaye tant bien que mal de refermer l’entrée sans y parvenir réellement. Tant pis, mieux vaut m’éloigner avant que leurs pas ne soient trop proche de ma position.



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Ludwig Strauss
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Mer 9 Aoû - 21:22
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« C’est trop tard, elle doit être déjà bien loin … »

L’officier replaça son épais gourdin dans la poche réservée à cette effet, fixant d’un air de déception et de frustration mêlées la bouche d’égout grossièrement refermée. La voleuse avait réussit à passer entre les mailles du filet … une gamine ! L’officier ne voulait pas que les journaux publient cet échec cuisant. L’humiliation lui ferait l’effet d’un coup de fouet.

« On rentre. »

Lui et ses hommes quittèrent les lieux, vaincus. Pour eux, c’était un voyou de plus qui s’échappait. Pour Alfred, la situation était beaucoup plus problématique. Assis sur son fauteuil, yeux écarquillés, il avait vidé une bouteille de liqueur en tentant de noyer la peur glacée qui faisait trembler ses vieux os, en vain. Tôt ou tard, son employeur allait apprendre la nouvelle et là …

« Monsieur ? »

Alfred sursauta bruyamment, comme si un démon était passé devant son regard. Son cœur battait la chamade et son front était luisant de sueur. Se retournant comme si la Mort toquait à sa porte, il fut soulagé de voir que ce n’était qu’un de ses hommes. Ce dernier lui tendit alors une lettre avant de se retirer lentement. Le responsable l’inspecta et son teint pâlit d’avantage quand il devina le sceau de Strauss. Une lettre directe de la part du patron. Déjà au courant ?!

Rassemblant les miettes éparses de son courage ou du moins ce qui s’en rapproche, il ouvrit la lettre et commença à la lire lentement, chaque mot sonnant comme le glas de sa triste existence. Mais au fur et à mesure que les mots défilaient sous ses yeux fatigués, la peur laissa place à la surprise, puis à l’incompréhension et à la confusion. Petit à petit, il commençait à comprendre, à découvrir que tout ceci avait été prévu par son maître et planifié depuis longtemps. Il avait été manipulé, utilisé comme un simple instrument pour les ambitions de l’homme d’affaires. Alfred aurait put se sentir offusqué et indigné, mais sachant la relation très particulière de sa profession, il était soulagé de savoir qu’il allait vivre encore quelques jours sans se faire étrangler dans son sommeil par l’un de ses hommes.

Il soupira longuement et s’affala comme un homme mort sur son fauteuil, fixant le plafond avec une fatigue absolue. Servir comme test pour recruter un potentiel voleur … décidément on le traitait en larbin ! Mais bon, s’il était toujours payé correctement, l’argent soulagerait son ego blessé. Il se demandait si le patron allait réellement vouloir recruter la petite gamine. Certes, elle avait réussit à lui échapper avec brio , mais … oh et puis zut, ils n’en avait cure.


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Chibi Ludwig
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Gwen Feien
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Ven 11 Aoû - 16:37
Irys : 770909
Profession : Voleuse
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Je cours sur les étroits chemins dans les égouts, la main touchant la paroi afin de savoir quand tourner et éviter une plongée plus que désagréable dans les miasmes de la ville. Aucun pas ne raisonne derrière moi et je n’ai pas entendu la plaque se soulever. Mais se reposer, arrêter sa course maintenant, laisser l’énergie due à l’excitation s’en aller serait une erreur. Pas de répits tant que je ne serais pas arrivée à mon maigre refuge : la chambre de mon auberge Au Vent de l’Aube. Plus respectable que celle de Cerka et comme le nom l’indique, peuplée essentiellement de marins en transit et de voyageurs. Un endroit où personne ne prêterait attention à mes mouvements tous trop occupés à bénéficier des bienfaits de la Terre…

Évidemment je ne cours pas tout à fait au hasard. J’ai compté les nombres d’intersections et les tournants. Je ne prétends pas savoir quelle rue précisément j’ai au-dessus de la tête, seulement le quartier de la ville, non loin des docks normalement. Je grimpe sur l’échelle que je viens d’effleurer et viens coller mon oreille à la plaque. Mon souffle encore saccadé m’oblige à attendre un moment avant de percevoir de fin bruit. Il y a du mouvement au-dessus. Des bruits de pas qui piétinent. D’un seul type de ce que j’entends donc pas la garde. La question est : est-ce que je tente ma chance ici ou plus loin ? Le risque est grand que le même problème se pose et je n’ai aucune envie de passer les trois quarts de la nuit ici. Et puis, techniquement, se balader dans les égouts la nuit n’est pas interdit...

M’extraire de ce trou à rat est aussi difficile que d’essayer de fermer la trappe de l’intérieur. L’individu à tout le temps de me voir arriver. Mais comme je n’entends ni hurlement ni pas précipité, je suppose que ce dernier n’en a cure. Dommage qu’il ne se sente pas une âme charitable et vienne m’aider. Ou plutôt elle : j’aperçois ses talons hauts et des chevilles dénudées. Une fille de joie sans nul doute.

Alors que je finis par venir à bout de cette plaque et que je me glisse hors de ces boyaux, je fais face à un regard blasé qui en a vu d’autre entre les minces fumés de sa cigarette. Je me contente donc de hausser les épaules et de refermer tant bien que mal. À l’allure du quartier et la position du palais illuminé même de nuit, je ne me suis pas trop mal débrouillée. Pas tout à fait aux Docks mais tout comme. J’ai atterris du côté des quartiers pauvres limitrophes à ce dernier. Même si je ne reconnais pas l’endroit exact, il me sera facile de retrouver le chemin de mon abris : plein nord-ouest.

La salle commune est déserte à mon arrivée, tout comme les rues sur mon chemin ou peut s’en était fallu. Les gens étaient encore dans les bars et autres lieux de débauches ou déjà chez eux. Et comme mon auberge ne faisait pas débit d’alcool, choix avisé quand on ne voulait pas renouvelait sans arrêt son mobilier, il était normale de voir la salle vide. Je grimpe donc immédiatement dans ma chambre au premier, déverrouille la porte pour la refermer immédiatement, allume la lumière. Et là, je peux commencer à compter mes irys durement acquis et regarder de plus près les documents. Je fais ça avant même de m’occuper de cette éraflure au bras. Je veux savoir !



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Ludwig Strauss
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Mar 15 Aoû - 17:40
Irys : 202768
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Salutations à celui ou celle qui, par son talent, son génie ou par toute autre compétence a réussit cette petite épreuve que j'ai préparé. Si vous prenez la peine de lire cette petite lettre à vous, maître des ombres et de la discrétion, sachez que vous venez de participer à une épreuve. En effet nous cherchons activement des personne naturellement talentueuses, des cambrioleurs aux pas furtif, des maîtres dans l'art de crocheter les serrures les plus tenaces, un félin grimpant avec aisance jusqu'aux demeures les plus inaccessibles. En réussissant à vous emparer de cette lettre, vous prouvez que vous n'êtes pas un pique-Pocket de second rang. Je vous invite donc à considérer cette petite offre d'embauche. Vous trouverez dans le tas de documents une feuille vierge. Approchez-la d'une source de lumière et un itinéraire apparaîtra. Il s'agit du lieu où nous vous rencontrerons si vous acceptez l'offre. Parmi les Irys que vous avez durement gagné se trouve un billet chiffonné, gardez le précieusement car ce sera votre passe. Vous pouvez vous contenter de cette modeste somme d'argent ou vous pouvez nous rejoindre en sachant que nous sommes particulièrement généreux avec nos "salariés". Si la curiosité et l’appât du gain prennent le dessus sur votre méfiance, je vous invite chaleureusement à me rejoindre.

Cordialement 
 

Gwen trouvera effectivement, parmi les Irys, un vieux billet chiffonné en piteux état, presque décoloré.

Quant à la page d'une blancheur immaculée, il lui suffira de l'approcher délicatement de sa lampe à huile pour que l'encre invisible se révèle, dévoilant un plan très minutieux du quartier Roseta, au sud de la ville. Plus précisent près  des quartiers industriels.

Tout dépend de Gwen désormais.


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Chibi Ludwig
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Gwen Feien
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Mer 16 Aoû - 15:20
Irys : 770909
Profession : Voleuse
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Non mais c’est une blague ?! Il a pas trouvé plus tordu ce type pour recruter les gens ? Qu’est-ce qu’il croit que le défis sera suffisant ? J’ai déjà bien sué, et un peu saigné ne l’oublions pas, pour récupérer cette petite somme rondelette d’irys et ce truc tout chiffonné. Alors son « je vous invite chaleureusement » vraiment…

Je décide de planquer mes gains sous une des lattes du planché que j’avais déjà désolidarisé, le temps que je le dépense ou déicide de l’épargner. Pas besoin d’avoir trop de liquide sur moi. Puis je passe à ma toilette et au soin de ma blessure, l’invitation ainsi que la carte et le billet chiffonné traînent esseulés sur la table. Je change évidemment de vêtement, les autres après être passés dans la cheminée n’ont pas fière mine. Je décide de donner de façon exceptionnelle un coup sur mes bottes avant des les aérer en les accrochant à la poignée de la fenêtre par les lacets et également à mon armure légère que je compte renfiler demain.

Mon regard survole par hasard le bureau et se fait alpaguer par la feuille vierge. Regarder ne veut pas dire que je vais y aller. Je peux juste y jeter un petit coup d’œil, voir où le plan mène. Ça ne m’engage à rien… Évidemment son itinéraire ne part pas de l’auberge d’où je me trouve mais de l’endroit que je viens de voler. De toute façon hors de question de suivre cette itinéraire, je vais pas leur annoncer ma venue non plus. Mieux vaut laisser ça de côté, le sommeil porte conseil comme on dit. J’éteins la lumière…

..pour la raviver au petit matin. Je survole une dernière fois ce plan. Ce serait bête de passer à côté. Et je vois mal quelqu’un se donner autant de mal pour récupérer quelques irys. Trop incertains. Même si ça l’est pour recruter aussi, bien que dans d’une certaine façon ça a plus de sens. Après m’être accoutrée pour la journée, je quitte l’auberge et me dirige vers mon rendez-vous, ce fameux billet en poche. La feuille vierge laissée derrière repose sagement sur le bureau.



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Ludwig Strauss
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Dim 20 Aoû - 17:42
Irys : 202768
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Quartier Roseta. Simple, paisible, apparence typiquement urbaine. C’était le genre de quartiers communs ou rien d’extraordinaire ne le distinguait des quartiers chics ou des taudis et autres bidonvilles. Les gens étaient pour la plupart des ouvriers qui travaillaient dans les industries à quelques ruelles de là ce qui expliquait pourquoi les lieux voyaient peu de passagers. Les boutiques étaient ouvertes, cela dit, bien que leur état poussiéreux indiquait du nombre peu élevé de clients qui les fréquentaient. Mais sinon le quartier avait le mérite d’être calme et surtout propre, chose assez rare près des grandes usines.

La carte indiquera à Gwen une petite bifurcation menant vers un cul-de-sac entre une boulangerie et une vieille maison. La porte qui était indiquée sur la carte se trouvait être la porte-arrière de la boulangerie. Chose assez peu commune, elle était en métal comme dans les grandes usines. On pourrait trouver cela curieux mais dans un quartier aussi proche des usines et par ces temps où les cambrioleurs et voleurs s’armaient d’outils plus sophistiqués, une porte de fer était tout à fait normale.

Sur les deux petites marches de pierre qui menaient à la porte était assit un vieil homme à la barbe hirsute et à la peau tannée comme du cuir. Il était habillé à la manière d’un paysan des fermes de maïs, mordillant une tige de blé entre ses dents jaunies. Ses doigts agiles taillaient avec un couteau dans un morceau de bois brut ce qui semblait être une sculpture encore indistincte. À ses pieds, d’ailleurs, était posé un long mouchoir sur-lequel des statuettes de bois représentant des animaux aux jolies arabesques.

Apercevant la jeune blonde, il quitta des yeux son œuvre encore incomplète et lui afficha un sourire jovial, reposant son couteau et soufflant sur ses doigts couverts de suie.

« Je peux vous aider ma p’tite dame ? Peut-être voudriez-vous une p’tite statuette en bois pour décorer vos meubles ? »


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Gwen Feien
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Lun 21 Aoû - 10:57
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Profession : Voleuse
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Bon, il n’y a pas trente-six façon de se rendre dans un cul-de-sac. J’aurais pu bien sûr me positionner sur un toit ou simplement au bout de la rue pour observer les allés et venus du lieux de rendez-vous. Mais je crois que la façon directe dans un plan aussi alambiqué n’est plus mal. Après, je garde évidemment les sens en alerte et les yeux bien ouverts alors que je m’avance vers cette porte en métal. Sans surprise j’y trouve ce que suppose être une sentinelle, pas un gamin mais un vieillard, signe que l’auteur anonyme de la lettre n’est pas un vulgaire chef de gang ? S’il y en avait besoin d’un en plus de ce plan foireux, minutieux qui dénotait d’une certaine intelligence, ne m’en déplaise.

« Je peux vous aider ma p’tite dame ? Peut-être voudriez-vous une p’tite statuette en bois pour décorer vos meubles ? »

Je retiens un soupir, la statuette serait un bonus en plus ? Comme si j’allais m’encombrer d’une telle babiole lors de mes déplacements… À la rigueur, cela pourrait-être un souvenir pour mon frère ou ma sœur. Je lui tends sans mot dire le billet froissé. Parce que c’est bien cette porte qu’il est censé m’ouvrir d’après les instructions. Au pire, si je me fourvoie, le type le rejettera et je n’aurais plus qu’à rentrer chez moi les mains vides avec un arrière goût d’amer déception. Le ridicule ne tue pas et il ne me fait certainement pas peur !



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Ludwig Strauss
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Jeu 24 Aoû - 22:19
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Le vieillard haussa ses sourcils couleur sel avant de tendre sa main aussi noueuse que les racines d’un arbre, s’emparant du billet chiffonné qu’il examina d’un regard minutieux. Il marmonnait des mots inintelligibles sous sa barbe broussailleuse, semblant tenter de déchiffrer les chiffres dont l’encre s’était petit à petit effacée sous les caresses du temps indomptable.

«Voyons voir … »

Ses doigts glissèrent dans l’entremêlement de son patchwork avant d’en sortir un curieux monocle de cuir disposant de plusieurs verres aux couleurs différentes. Il en disposa une de couleur rouge foncé, veillant d’abord à en essuyer la surface noirâtre avec le torchon qui reposait à ses pieds, puis le porta à son œil droit, examinant à nouveau le billet.

Cela pouvait sembler ridicule, mais en réalité l’homme était entrain de chercher un code secret écrit avec une encre spéciale que seul des verres très particuliers pouvaient déchiffrer. Il ne lui fallut guère longtemps, d’ailleurs, pour que son œil aguerris ne découvre la subtile signature de son patron. Il la reconnaîtrait entre mille, cette arabesque stylisée dessinée avec raffinerie. Le sculpteur de bois avait reçu des instructions précises quant à la réception d’objets anciens recelant la signature de l’influent homme d’affaires.

Il se releva souplement contrairement à ce que son âge et sa physionomie laissaient croire, puis s’empara d’une allumette cachée dans ses cheveux et l’alluma d’un geste vif et rapide avant de mettre le feu au vieux billet. La délicate feuille vola aussitôt en cendres qu’il piétina prestement avant de reporter son attention vers Gwen. Il avait perdu son sourire amical et son visage banal, adoptant désormais un masque de sérieux presque intimidant.

« Suis-moi, personne ne nous entendra. »

S’armant d’un trousseau de clés, il ouvrit la porte métallique et attendit que la jeune fille blonde entre à son tour dans la salle avant de refermer rapidement derrière elle. La pièce était éclairée par la lumière qui filtrait par une minuscule fenêtre, dévoilant une table, un fourneau et une étagère encombrée par un bric-à-brac sans nom. Deux chaises étaient disposées contre le mur à la peinture craquelée, dévoilant les briques dont il était fait. Le vieux sculpteur tira ces dernières vers la table et invita Gwen à s’assoir, puis sans attendre il s’installa à son tour.

« Bon. Tu es donc la gagnante du petit test que le boss avait préparé. Bien. Il m’a chargé de prendre soin du recrutement à sa place. Tu te doutes bien que son identité ne peut t’être révélée immédiatement, tu dois encore faire tes preuves. Mais je peux te dire que si tu réussis une mission très délicate, tu auras immédiatement ses faveurs. »

Pianotant des doigts contre la table de bois, il ajouta :

« Ça va pas être du gâteau, oh ça non ! Tu y risqueras la taule ou pire même. Le truc serait de piquer quelques trucs dans le Palais des Sciences de la ville. Rien que ça , ha ! Oui, elle est bien gardée et le truc qu’on veut que t’ailles voler est plutôt difficile à trouver. C’est un gros poisson, c’est pour ça que le patron chercher le meilleur cambrioleur qui soit. Alors, t’en penses-quoi gamine ? »


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Gwen Feien
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Sam 26 Aoû - 11:16
Irys : 770909
Profession : Voleuse
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Qu’est-ce que ce vieux me fait ? Un autre message caché se trouve-t-il sur ce billet chiffonné ?! Vu les procédés de mon mystérieux futur employeur, ça ne m’étonnerait pas. Le tout me semble un poil surfait. Mais comme je suis venue jusqu’ici autant voir où le tout allait me mener… En tout cas, ça rigole pas avec la sécurité : mon laisser-passer par en fumé après avoir été minutieusement examiné.

« Suis-moi, personne ne nous entendra. »

Soit, même si je doute que quiconque nous entende dans ce cul de sac, cette prudence plus basique me parle déjà plus. Après tout, c’est en laissant traîner mes oreilles que je suis arrivée ici. La pièce derrière le cadenas a un ameublement tout ce qu’il y a de plus sommaire. À se demander si une trappe menant à un passage souterrain ne s’y trouverait pas, sinon comment expliquer la présence du gardien et du cadenas ?

Pour l’instant, même si mon regard fouille la pièce, je suis le mouvement et m’installe à la table.

« Bon. Tu es donc la gagnante du petit test que le boss avait préparé. Bien. Il m’a chargé de prendre soin du recrutement à sa place. Tu te doutes bien que son identité ne peut t’être révélée immédiatement, tu dois encore faire tes preuves. Mais je peux te dire que si tu réussis une mission très délicate, tu auras immédiatement ses faveurs. »

Vraiment et je vais avoir le droit à une médaille ?! Et la faveur d’un inconnu ? Pour toute réponse, je fais un sourire désabusé. Tout cela me semble un poil rocambolesque.

« Ça va pas être du gâteau, oh ça non ! Tu y risqueras la taule ou pire même. Le truc serait de piquer quelques trucs dans le Palais des Sciences de la ville. Rien que ça , ha ! Oui, elle est bien gardée et le truc qu’on veut que t’ailles voler est plutôt difficile à trouver. C’est un gros poisson, c’est pour ça que le patron chercher le meilleur cambrioleur qui soit. Alors, t’en penses-quoi gamine ? »

Ah, bah voilà la partie intéressante ! Je me redresse sur ma chaise à la mention de ce défi, toute mon attention reportée sur mon vis-à-vis. Le Palais des Sciences, « rien que ça ». L’idée me plaît. Réussir un coup pareil ne peut qu’être bon pour ma réputation ! J’essaye de rester neutre et professionnelle alors que je réponds à sa proposition.

« Que tout est faisable avec un minimum de préparation et de moyen. Je suppose que je peux demander une petite avance si la cible requiert un matériel particulier ? »

Certes, techniquement j’en avais déjà eu une. Mais je l’ai gagnée en la volant, ce n’est pas une paye. Pas vraiment. Je trouverais ça plutôt déshonorant que ce soit considéré comme tel à vrai dire. J’ai conscience que c’est un raisonnement quelque peu tordu mais je suis loin de celui qui a orchestré tout ça dans ce domaine.

« Et que je n’aurais personne dans les pattes. Je travaille mieux en solo »

J’aime autant le préciser, sait-on jamais qu’il souhaite envoyer un lourdaud me surveiller. Il n'y a pas tant de gens avec qui j'apprécie de travailler. Et je n'aime pas faire connaissance sur un gros coup, ce n'est pas un bon plan.



Gwen parle en #0033ff

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Ludwig Strauss
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Dim 27 Aoû - 16:59
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Le vieux sculpteur se contenta de sourire en hochant lentement la tête, semblant être satisfait des réponses de Gwen. Cette jeune fille ne tournait pas autour du pot, tant mieux. Se relevant alors, il se dirigea vers l’étagère à proximité et en sortit un petit sac de cuir fermé par un nœud. L’ouvrant lentement, la jeune voleuse put voir qu’il contenait, outre des papiers, des Irys en belle quantité. L’homme en sortit une petite liasse et la secoua lentement entre ses doigts comme s’il mettait en valeur une friandise devant un enfant.

« Très bien. Mais d’abord, laisse-moi te dire ce que tu dois voler. »

Reprenant place sur sa chaise grinçante, il croisa les doigts et après un instant de réflexion, il dévoila l’objectif :

« Le Palais des Sciences renferme toutes les dernières avancées et prototypes des inventeurs qui venaient de tous les coins du Tyorum et même au-delà. C’est un puits d’informations stockées qui, pour la plupart, disparaissent sous le tas des nouvelles inventions nées de la créativité des scientifiques et ingénieurs. Mais il y’a une chose qui nous intéresse : la magilithe. »

Se penchant légèrement, comme dans un air complice et confident, il s’éclaircit la voix et continua :

« Nous savons de source sûre qu’il y’a plusieurs plans, croquis et instructions manuscrites sur de récentes avancées technologique concernant la magilithe, plus précisément sur son utilisation dans le domaine militaire. L’auteur de ces documents précieux est un homme du nom de Walteufeul. Ta mission sera de nous rapporter tous ses travaux sur la magilithe … sans te faire prendre, bien sûr. »

Il déposa la laisse d’Irys devant Gwen. C’était évidemment l’avance qu’elle escomptait tellement. Il ne craignait pas qu’elle s’en empare et tente de fuir comme une anguille furtive, il la trouvait assez intelligente pour ne pas désabuser d’un vieillard. Surtout que ce vieillard avait un mousquet caché sous son pantalon si jamais les choses se bousculaient.

« Le Palais est entouré d’un mur épais, de plus il y’a quelques gardes qui patrouillent le soir. Mais je suis sûr qu’une fille aussi pleine de ressources que toi trouvera sans doute un moyen d’y entrer facilement. Alors, marché conclu ? »


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Chibi Ludwig
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Gwen Feien
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Lun 28 Aoû - 23:01
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Je m’attends à ce que le vioque chicane mais il n’en fait rien. Signe qu’il est vraiment sérieux et que ce n’est pas un petit coup. On ne lésine pas sur les dépenses quand elles ne représentent rien par rapport au gain comme je peux le voir entre ses mains. C’est rassurant et en même temps inquiétant. Redoubler de prudence ne sera pas de trop ! Le Palais des Sciences avec ses nombreux trésors d’ingienneries qu’il renferme devait être bien gardé et ce dans une cité peu tolérante envers les criminelles.

Je ne lâche pas un mot de ce qu’il dit même si ça petite pause m’agace. Il s’attendait à ce que je tombe ébahit devant leur centre d’intérêt ? Je veux dire c’est l’obsession de notre peuple : son exploitation et tous ses dérivés ! Néanmoins il ne serait pas non plus pertinent de l’interrompre pour lui faire ce genre de commentaire.

Walteufeul, je grave ce nom dans ma tête. Je n’ai aucun scrupule à voler des plans d’armes pour les revendre à des mains sales. De toute façon, elles finiront par servir et faire leur office autant que je me serve au passage et que j’en enlève des mains de la milice le temps que ce bonhomme refasse ses plans.

Une belle somme m’est remise, évidemment je ne crache pas dessus et l’empoche. J’ai déjà accepté le contrat et je n’ai aucune raison de revenir sur mes mots. L’idée ne me vient même pas de m’enfuir avec, pas avec la possibilité de me faire un nom et une somme bien plus rondelette.

« Le Palais est entouré d’un mur épais, de plus il y’a quelques gardes qui patrouillent le soir. Mais je suis sûr qu’une fille aussi pleine de ressources que toi trouvera sans doute un moyen d’y entrer facilement. Alors, marché conclu ?

-Bien sûr »

Je réponds autant au début de son assertion qu’à la fin. Pour finir, je lui tends la main pour sceller proprement ce contrat. Une seule question me vient à l’esprit :

« À qui remettrais-je ces documents ? »

Un voleur qui ne vaut pas jusqu’à la conclusion de son entreprise ne vaut rien et n’aboutit à rien. Pour jouer dans la court des grands il faut voir loin !



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Ludwig Strauss
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Mer 30 Aoû - 20:49
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Tendant son bras noueux, il serra la main de la jeune voleuse, scellant ainsi leur petit contrat. Tout ce qu’il espérait désormais c’est que cette impétueuse demoiselle parvienne à s’emparer des recherches du fameux Walteufeul. Il ne s’inquiétait pas sur le fait qu’elle puisse se faire prendre : au cas où les forces de l’ordre tenteraient de tirer des informations d’elle, ils ne pourront remonter jusqu’à lui, et de ce fait ne pourront jamais se douter de l’identité du vrai commanditaire. Il devait avouer que les plans tordus de son chef payaient toujours.

« Parfait ! »

Elle lui demanda à qui elle allait remettre les documents. Elle était donc très optimiste, confiante en sa réussite. Une chose qu’il respectait, c’était l’esprit d’un gagnant.

« Je t’ai dis que si tu réussissais ton coup, tu auras les faveurs de notre chef. Ce n’était pas des mots en l’air. C’est lui que tu rencontreras. »

Remettre les recherches entre les mains d’un homme de l’ombre, cela devait être aussi inquiétant que grisant. Se relevant lentement, il croisa ses bras sur son frêle torse et s’humecta les lèvres.

« À deux quartiers de là se trouve un petit café, le Danube Bleu. Durant cette semaine il passe chaque matin là-bas pour y prendre son petit-déjeuner. Il vous reconnaîtra sans problèmes, vous n’avez qu’à venir tôt le matin et lui remettre le fruit de votre larcin. »

Le vieil homme s’approcha de la porte, la déverrouillant lentement, puis s’arrêta et jeta un regard vers Gwen, désireux de lui donner un dernier conseil mais aussi pour veiller à ce qu’elle n’en profite pas pour lui voler quelque chose en un clin d’œil. Cette jeune fille devait être assez agile pour lui piquer un objet en un clin d’œil.

« Le jardin du Palais des Sciences est bien moins gardé que ses alentours, les scientifiques préférant s’y promener en solitaires pour méditer en paix. Tu auras moins de chances de te faire repérer là-bas. Il est fort probable que les recherches de Walteufeul soient parmi les documents les mieux gardés du bâtiment, il serait donc judicieux de commencer par les étages les mieux surveillés. »

La porte est finalement ouverte, Gwen peut sortir à l’aventure. Une fois qu’elle quittera la salle, et aura droit à un petit « bonne chance » sans enthousiasme avant que le sculpteur barbu ne referme la porte derrière elle, laissant le silence de la ruelle comme seul compagnon pour la blonde.

Les choses sérieuses pouvaient enfin commencer.


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Chibi Ludwig
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