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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: Daënastre :: Le Tyorum
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 La solution est un vol !

Gwen Feien
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Jeu 6 Juil - 17:17
Irys : 528198
Profession : Voleuse
Daënar 0
Encore une ville beaucoup plus plate qu’Alexandria. Je suppose que ça a ses avantages pour ma profession. Ça, et le fait que beaucoup de marchand sont attirés par la ville de la Compagnie des Échanges Libres. Malheureusement, les gens d’armes aussi. De ce que j’ai entendu dire mieux valait ne pas se faire prendre la main dans la poche par ici ! Et je tiens pas à tester si les miliciens en costume sont plus décoratifs qu’autre chose. Alors pourquoi je me suis retrouvée embarquée dans cette affaire ?! D’autant que je dois rencontrer le contact d’Arabella dans quelques jours pour une éventuelle mission… Certes, je suis seule pour l'instant puisqu’on a encore voyagé de façon séparé avec Cinder. Le petit cafouillage à Lonfaure ne m’en a pas dissuadée, j’ai toujours la perte du cheval sur le cœur.

À cause de ma curiosité débordante, de mes oreilles traînantes ? Ou tout simplement parce que je suis incapable de laisser un coup qui rapporte. Je ne cherchais même pas à les écouter. Arrivée en ville par le train dans l’après-midi, j’avais naturellement cherché une auberge pour déposer mes affaires en toute tranquillité. Pour la suite, je n’avais rien prévu de plus que de partir en reconnaissance dans la capitale. Mais voilà, que voulez vous que je fasse quand je tombe sur deux indiscrets de ce type ?! La fenêtre grande ouverte en train de discuter et de fumer sur le balcon. Certes, ils étaient au troisième et dernier étage, bien loin du sol et personne ne semblait être sur les balcons. Ils ont juste oublié celui juste en dessous d’eux : le mien. Des amateurs quoi ! Leur info par contre ça avait l’air d’être du solide. J'avais noté mentalement toutes les infos : l’intermédiaire, le lieu visé et surtout la somme impliquée, ainsi que ce qu’ils prévoyaient de faire : ce serait encore plus facile de les court-circuiter ensuite !

Bien sûr après ça, j'étais allée faire un tour dans aux Cent Chopines histoire de vérifier les éléments. Je ne crois pas que le barman m’aurait dit quoique ce soit si je n’avais pas déjà été au courant. Ils sont un peu paranoïaque par ici avec toute cette milice et force armée. Juste du piment rajouté au défis quand on sait gérer. Après évidemment, venait la reconnaissance : vérifier les accès de l’endroit, des allées et venu ainsi que la présence ou non de mercenaire. Et j’y suis toujours...

L’établissement en question ressemble à tous ceux du voisinage : le premier étage réservé à un commerce d’arme et au-dessus des habitations ou le bureau du patron, ou les deux. L’affaire semble tourner pas mal, les allées et venus n’ont pas cessé depuis que je suis arrivée. Il y a eu un pique de réactivité à la réception de ma missive indiquant le plan des deux coquins où bien sûr, je spécifiais par soucis pour ma vie que je souhaitais rester anonyme. Je faisais ainsi d’une pierre plusieurs coups : je vérifiais l’existence du dit coffre au dernier étage, j’observais leur effectif et j’enlevais les boulets de mes pieds ainsi que tout soupçon pour un vol ultérieur.

Tout ça j’ai pu l’observer de ma positon sur la terrasse d’un café au deuxième étage juste en face de ma cible. Comme je ne peux évidemment pas passer ma soirée dans le café, je décide d’aller faire encore une fois le tour du quartier. De toute façon rien ne va se passer avant onze heure, l’heure où les deux forbans vont être réceptionnés.  Pour ma part, je serais déjà installée sur le toit voisin depuis dix heures, histoire de ne pas manquer ni le spectacle ni l’ouverture crée. J’y serais bien allée avant mais l’été les gens comme le soleil traînent plus tardivement.

À l’heure dite, ponctuels les monsieur, ils arrivent dans la rue déserte où très peu de fenêtres sont encore éclairées. L’un fait mine de tituber et l’autre de le soutenir alors qui se dirige vers la porte de la boutique. Ingénieuse façon de tromper un œil non inverti : peu de chance qu’un observateur aille se douter que s’ils mettent du temps pour ouvrir la porte c’est parce qu’ils n’ont pas les clés et non pas à cause d’une prétendue ivresse. Manque de pot pour eux : les propriétaires eux savent ! À peine arrivée devant la porte, celle-ci s’ouvre et ils se font agripper et tirer vers l’intérieur. Je l'entends à leur exclamation de surprise vite étouffée.

C’est à mon tour d’entrée en scène ! Pendant qu’ils sont occupés en bas, je saute sur le toit pour ensuite accrocher mon grappin solidement au conduit de la cheminée. Une fois cela fait, il ne reste plus qu’à passer par la fenêtre : la rapidité est la clé de tout. Comme je m’y attendais la fenêtre est ouverte, merci la chaleur. Je laisse ma corde pour prendre appuis sur le rebord et pénétrer dans le bureau. Pour plus de prudence je ramène quand même le bout pendant de cette dernière à l’intérieur : pas la peine non plus qu’un garde trop zélé vienne signaler la corde ! Pour les mêmes raisons, je ne reste pas devant le cadrant. Maintenant dernier détail : trouver le coffre.


Gwen parle en #0033ff

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Ludwig Strauss
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Sam 15 Juil - 22:52
Irys : 14998
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Les gardes patrouillant autour de l’édifice ne remarquèrent nullement la petite démonstration d’agilité de la jeune voleuse, ce qui était en partie dû au climat impitoyable de cette chaude journée de Juin. Le soleil dardait des rayons aussi lourds que du plomb, ce qui ne facilitait nullement les rondes interminables des hommes aux manteaux lourds. Ils transpiraient à grosses gouttes et leurs visages rougis témoignaient du fardeau qu’ils enduraient. Ainsi ils regardaient très peu voir pas du tout en haut, ce qui permit à la véloce Gwen de rapidement pénétrer les lieux sans s’attirer les aboiements colériques des zélés gardiens aux gourdins menaçants.

Parlant donc de la pièce dans laquelle Gwen vient d’atterrir gracieusement. Il s’agissait du bureau du responsable de la grande boutique d’armes, une des nombreuses implantées dans le Tyorum. Cette dernière était assez récente à en juger par la peinture sur les murs qui donnait une sensation de fraîcheur de part son éclat. D’autant que le mobilier était flambant-neuf. Alfred Colt était le responsable de l’édifice et gérait d’une main de fer les affaires de son chef, Ludwig Strauss. Le marchand d’armes confiait ses ateliers à des hommes compétents et durs, hors Alfred correspondait parfaitement aux critères stricts imposés par le propriétaire des industries Strauss.

En temps normal le propriétaire de la boutique était le plus souvent enfermé dans son bureau, à trier d’interminables paperasses et gérer les rendez-vous avec de potentiels clients importants. Aujourd’hui était une exception particulière : il avait reçu une lettre concernant une potentielle tentative d’intrusion et de vol dans sa boutique, de la part d’une source anonyme. Intrigué, il y aurait réfléchit plus longuement s’il n’avait pas reçu, la semaine dernière, un document très important de la part du boss en personne. Un document qui valait une petite fortune et qu’il gardait précieusement dans son coffre personnel. Le fait que ces malfrats pouvaient en vouloir à ce papier important le mit dans un tel état d’irritation qu’il organisa une réception spéciale aux voleurs, souhaitant y assister lui-même. Voir le visage surpris des malfaiteurs lui procurera une perverse satisfaction, presque égale au spectacle de ses hommes quand ils infligeront une belle correction aux intrus.

Ainsi donc la pièce était vide de toute vie, Alfred regardant avec un large sourire les gardes tabasser dans la violence la plus gratuite les deux malheureux. Pourquoi appeler la police maintenant quand on pouvait infliger une justice rapide de ses propres mains ? D’autant que le personnel sous les ordres du responsable de la boutique n’était pas des plus tendres, bien au contraire. Il s’agissait d’hommes de main sans grande compassion et qui n’ont aucune once de regret à user de la brutalité sous les ordres de n’importe qui, du moment qu’ils sont convenablement payés.

Revenons à la pièce en question. Chambre de cinq mètres sur cinq, murs recouverts de papier peint d’un vert bouteille décoré de fleurs d’iris dorées. Des chandeliers étaient accrochés à ces mêmes murs ainsi qu’une peinture représentant de fiers Daënastres partant à l’assaut d’un ennemi inconnu sur une plaine poussiéreuse. Niveau meubles, il y’avait un bureau en bois de chaîne verni sur lequel une épaisse montagne de papiers attendaient le malheureux Alfred. Sur le mur de droite se dressait une grande armoire. Un tapis rouge recouvrait le sol.

Mais ce qui nous intéresse, c’est le coffre ! Hors ce dernier peut facilement être trouvé dans l’armoire. Un petit coffre de bois épais et recouvert de renforcements métalliques. Un cadenas de cuivre gardait le coffre soigneusement fermé. Aucun piège ni autre artifice ne protégeait le précieux contenu.

Reste à savoir ce que Gwen allait faire. La clé étant à la disposition d’Alfred et non disponible quelque-part dans le bureau, elle devait trouver une autre solution et vite. Le responsable avait déjà appelé la police pour qu’ils récupèrent les truands en piteux état et désormais il montait lentement les escaliers menant à l’étage où se trouvait son bureau. Inutile de dire que le temps jouait contre notre voleuse !


~ Celui qui détient l'or, établit les règles ~
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Gwen Feien
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Mar 18 Juil - 17:23
Irys : 528198
Profession : Voleuse
Daënar 0
Mes yeux ont vite fait de parcourir l’ensemble de la pièce décorée avec un goût douteux. Au moins est-elle assez sobre au niveau des meubles : la fouille en sera facilitée ! Je délaisse le bureau enfoui sous sa paperasse pour aller vers le seul autre meuble : l’armoire. À ma grande surprise celle-ci n’est pas fermée et je me retrouve immédiatement nez à nez avec le coffre. Bon, ce dernier a quand même un cadenas, rien d’impossible à crocheter mais qui a au moins le mérite d’exister. Des doutes viennent tout de même me tirailler : ça semble trop facile. Ne seraient-ce les cris étouffés de plus tôt, je me demanderais s’il y a vraiment quelque chose dans cette boite.

Enfin, pas le temps pour un questionnement existentiel ou pour une fouille à la recherche d’une clé potentiellement absente. Je pose mon sac à mes pieds et en sors mes outils de crochetage. Tout est dans le doigté et l’attention. Il faut sentir le mécanisme. Un peu vieillot ici, glissant, se dérobant à mes crochets. Mais je ne me laisse pas faire, j’en viens à bout et le déloge de sa place. À moi sa richesse. Sa porte coulisse avec un petit grincement, bonjour la discrétion, et me dévoile ses secrets. Comme prévu, je trouve des sommes rondelettes d’Irys et des documents, de la boutique certainement. Sans discrimination, je fourre tout dans mon sac à dos resté ouvert.

Bien sûr, c’est quand il ne me reste plus qu’à partir que j’aperçois la porte s’ouvrir devant moi. Accroupie comme je suis, au moins ne suis-je pas trop visible… Je me glisse le plus discrètement possible avec mon sac derrière la table. Tant pis pour l’armoire à l’ouverture béante. Peut-être que sa vision distraira assez le nouveau venu pour me permettre de sortir sans être vue ?


Gwen parle en #0033ff

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