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Chroniques d'Irydaë
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 La solution est un vol ! [ Terminé ]

Gwen Feien
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Dim 3 Sep - 11:29
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Sa réponse me plais et je ne peux m’empêcher de sourire. J’aillais enfin rencontrer l’instigateur de ce plan ! Enfin, pas avant d’avoir réussi ma mission. Nul doute que si je m’aventure là-bas, au Danube Bleu, les mains dans les poches et rien à lui remettre, ça se finirait mal. Et quitte à avoir jouer le jeu jusqu’à présent autant le faire jusqu’au bout. D’autant plus que si je sais où le trouver maintenant, je ne sais toujours pas à quoi il ressemble.

« Je suis sûre que ce sera une rencontre intéressante. »

Même si je n’ai aucune idée de l’allure que peu avoir le bonhomme. Qui peut engager un incompétent comme le gars que j’ai volé et ce vieil homme qui est l’incarnation du professionnalisme en même temps ? Encore un mystère à ajouter à ce type de l’ombre. Serait-ce seulement un marionnettiste qui ne se salit jamais les mains ? Ce serait décevant en un sens.

Alors que je m’apprête à quitter la pièce, mon interlocuteur juge bon de me donner un ultime conseil. Plein de bon sens et de jugeote. Évidemment après, un bref repérage, je serais arrivée à la même conclusion. Mais je n’ai aucune raison de cracher sur du temps gagné.

« Ça me paraît cohérent d’après ce que vous m’en avez dit. »

Bon, ben voilà, je n’ai plus rien à faire ici. Je m’en vais donc laissant l’autre à son poste avec ses sculptures : direction le fameux jardin du Palais des Sciences pour voir de quoi il en retourne. Je ne prête guère attention à son piètre encouragement, j’en ai que faire. Dommage que je ne connaisse pas de scientifique tel qu’Alises dans cette ville ! Cela aurait grandement facilité le travail.

Bien sûr, le Palais des sciences se trouve du côté de la vielle ville. Logique si on pense qu’il n’y a probablement que des nantis du type de la biologiste que j’ai rencontré. Ce n’est pas un gamin des rues qui sera accepté dans ce cercle, pas d’après ce que m’en à compté la jeune femme. Déjà que le milieu semblait plutôt misogyne… D’ailleurs alors que je me balade dans le luxueux parc, je ne peux m’empêcher de remarquer l’absence d’enfants et la présence très réduite des femmes. Et tout ces beaux costumes avec leur chapeau et belle chaussure. Sans parler des chemins tout propret sinuant à travers un terrain extrêmement entretenu. Je ne vois d’ailleurs aucune des petits mains s’occupant de tailler ou entretenir ce jardin, dommage. Il est sûrement trop tard dans la matinée pour ça. Par contre des miliciens, ça j’en ai vu ! Pas très nombreux étant donné l’espace, mais bien présent.

Cela fait à peine dix minutes que je me promène innocemment que je me fais accoster par un groupe de blanc-bec.

« Et toi, qu’est-ce que tu fais là ? Tu t’es perdue ?!  Ce n’est pas un jardin pour ignare.»

Je souffle, c’est bien ma veine. Le chef du groupe est un blondinet à l’air pas très fin et qui ne m’aurait jamais parlée j’en suis sûre sans la présence de ses trois lèches-culs qui rirent de son entrée.

« Vraiment, j’ai bien l’impression d’en contempler un pourtant ! »

La pique semble prendre puisqu’il devient rouge coquelicot alors que ses « amis », s’ils ne rient pas, ont du mal à dissimuler leur sourire. L’échange ne va malheureusement pas finir là, pas avec un tel ego. Poursuivre ne m’intéresse pas vraiment mais sait-on jamais : peut-être que j’arriverais à soutirer des informations à cet imbécile !




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Gwen parle en #0033ff
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Ludwig Strauss
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Dim 10 Sep - 20:25
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« C’est bien la seule chose que les fils de paysans comme toi savent faire, railler pour ignorer leur propre bêtise ! Hah ! »

Le jeune Floyd avait très mal prit la pique et tentait désespérément de ne pas montrer son indignation à ses camarades à travers sa réplique qui se voulait aussi bourgeoise et noble que possible. Il s’était inspiré des nombreux contes de valeureux seigneurs que sa nourrice Anne lui racontait quand le petit garnement refusait de dormir après dîner.

Cela semblait fonctionner car ses deux sous-fifres hochaient énergiquement la tête non sans garder un regard pétillant de malice à l’égard du blondinet.

Floyd devait montrer sa supériorité face à cette jeune effrontée, apaiser son orgueil de petit fils de bourgeois. Mais comment ? L’idée de dévoiler pourquoi il avait le privilège d’être ici contrairement à des jeunes de son âge lui passa à l’esprit.

« Je t’ai jamais vu dans les parages toi. Nous on est des collégiens de GrayleFort, la meilleure académie de la ville ! On a été sélectionnés pour assister à la démonstration du professeur Andersson sur une méthode révolutionnaire dans l’art de la vaporisation de la magilithe. »

Croisons les bras avec un air suffisant, il hocha la tête comme s’il se targuait devant un public que lui seul pouvait voir. D’après le sourire fade et grotesque de ses deux sbires on pouvait deviner qu’ils éprouvaient la même banale fierté que leur « chef ». Pas très futés, donc. Sans doute avaient-ils rejoint une pareille convention grâce aux faveurs gagnées par les bons plans de leurs richissimes parents.

Cependant Gwen allait avoir droit à une belle opportunité de contre-attaque grâce à l’intervention de l’un des deux autres garçons, un grassouillet personnage qui semblait être capable de vider les réserves de chocolat de tout le Tyorum en une nuit.

« Toi aussi, tu viens pour voir la démonstration ? »

Floyd haussa un sourcil hautain en souriant, peu convaincu que la jeune blonde en face de lui vienne d’une quelconque académie. Allait-elle saisir cette occasion inespérée et tromper les soupçons des jeunes académiciens ? Ou peut-être qu’elle préférait pénétrer le Palais des Sciences d’une différente manière ?


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Gwen Feien
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Mer 13 Sep - 9:35
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Les fils de paysans, vraiment ? Il ne pouvait tomber plus loin ! Il ne reçu de ma part qu’un sourire condescendant à sa réplique lamentable. Même si elle sembla donner suffisamment le change pour ses deux larbins. Une fois l’échange de pique réglementaire effectué, je pensais être tranquille. Mais non voilà que ce Monsieur n’arrive pas à lâcher l’affaire et qu’en plus d’être agressif, il faut qu’il pavoise. Avant que je puisse lui dire le fond de ma pensée son acolyte quelque peu benêt m’offre une ouverture intéressante pour un repérage voir pour une infiltration directement. Un bon voleur ça ne crache pas sur de telles opportunités ! Bien au contraire !

« Parce qu’il y a autre chose à faire dans cette petite ville ? Alexandria est bien mieux animée ! »

Voilà un peu de poudre aux yeux pour qu’ils évitent les question embarrassantes. En même temps, je leur donne un peu d’importance en leur faisant croire que des « étudiants » d’autres villes vienne exprès pour cette démonstration… Techniquement, c’est vrai que je viens de là-bas et que je suis ici, dans cette ville, pour raison professionnelle.

« Enfin, puisque vous êtes d’ici, vous connaissez le coin bien mieux que moi ! Vous pourrez me mener au lieu de la démonstration. »

Évidemment, je ne compte pas rester tout le long de la démonstration ni prendre le risque de respirer de la magilithe vaporiser. Je laisse cette grande opportunité à ses étudiants imbus d’eux-mêmes. Même au sein d’un petit groupe, j’ai foi en ma capacité à m’éclipser.

« Miss Wedsley serait très déçue que je la manque pour des raisons frivoles. Vous la connaissez peut-être de nom même dans votre ville reculée ? »

Autant que me connaissance de cette fabricante d’amure "un peu" délurée me serve à quelque chose ! Autre que m’engager dans des situations dangereuses avec Cinder de préférence… Même si je ne suis pas sûre que son nom soit connu hors Ünellia, en tout cas j’espère qu’elle n’a commis aucun crime par ici. Ce serait bien ma veine. Mais je pouvais difficilement citer le nom d’une scientifique telle qu’Alisthiana Torouciave qui ne s’intéresse qu’aux bêtes de ce que j’avais vu. Bref, il ne me reste plus qu’à voir le résultat de ma manœuvre sans grand risque. Dans le pire des cas, je devrais juste renoncer à entrer en même temps qu’eux.




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Gwen parle en #0033ff
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Ludwig Strauss
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Mar 19 Sep - 15:06
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Une fille venue d’une des prestigieuses académies d’Alexandria ? Voilà qui fit taire l’espace d’un instant le détestable fayot qu’était Floyd dont le visage était déformé par la confusion et une touche de scepticisme. Il n’y croyait pas trop mais n’avait aucune preuve que cette jeune blonde ne mentait pas. Après tout, elle parlait avec une certaine arrogance qu’il pouvait s’imaginer chez les hautes gens d’Unellia.

Puis elle avait fait mention d’une certaine Wedsley. Le nom ne leur semblait pas très inconnu à en juger par l’expression pensive de leurs visages. Sans doute essayaient-ils (en vain) de se remémorer où ils avaient put entendre ce nom parmi la longue liste des grands savants de ce monde.

« Je peux vous y conduire, moi ! »

Le grassouillet Olly souriait à pleines dents. Même Floyd sut, avec mépris, que ce bonhomme simplet avait soudain le béguin pour Gwen. L’amour a ses raisons que la raison ignore, dirait-on. Force est de constater que le petit gros comptait bien aider Gwen, contrairement à Floyd qui poussa une petite exclamation de dédain avant de s’en aller, suivit de près par son sous-fifre encore fidèle.

« Allez viens Wally, laissons ces deux tourtereaux entre eux, nous on a des choses plus importantes à faire. »

Comme aller traîner à la cantine pour s’emparer de quelques galettes, par exemple.

Olly se frotta timidement le lobe de son oreille gauche entre ses doigts boudinés. Ce n’était pas un mauvais bougre mais plutôt quelqu’un qui a eu le malheur de fréquenter la mauvaise personne. Cela ne l’empêchait pas d’être un gars pas très futé dont le succès au sein de sa propre académie était surtout du à l’aide offerte par son riche père, propriétaire de plantations de cannes à sucre.

« Hm , heu … suis-moi ! »

Sur ce il avança d’un pas lent, traînant ses lourdes cuisses à travers le vaste jardin jusqu’à arriver à l’une des entrées principales de l’édifice. Deux hommes de sécurité partageaient tranquillement une tasse de café et ne portèrent qu’un coup d’œil négligeant aux deux jeunes personnes avant de reporter leur intention sur le jeu de cartes placés sur un tabouret.

Ils pénétrèrent alors le vaste palais de marbre blanc décoré de sculptures d’anciens savants, de peintures représentant les plus mémorables avancées technologiques et les plus imminents penseurs de la culture des Daënars. Plusieurs hommes habillés en uniformes de scientifiques s’affairaient un peu partout, l’un portant une pile de livres, un autre sermonnant ses deux acolytes, un troisième courant à toute vitesse avec un animal enragé dans sa cage tentant de lui sauter dessus … une vraie joyeuse pagaille !

« La démonstration se fera dans la salle numéro douze, au second étage ! Par contre c’est pas encore pour tout de suite … heu … tu veux qu’on aille croquer un morceau à la cantine en attendant ? »


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Gwen Feien
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Jeu 21 Sep - 17:56
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
Même si ça n’a pas l’air de faire tilt au moins ne me cherche-t-il plus des noises. Encore mieux le petit chef prétentieux me laisse avec le gars malléable ! Sa remarque me passe bien au-dessus de la tête bien que pour donner le change je lance une exclamation sarcastique :

« Je n’en doute pas ! »

Quand mon regard se porte sur l’empoté, il se décide enfin à réagir. Va falloir le motivé un peu à s’activer celui-là ! Enfin, il pourra m’être utile s’il n’est pas aussi ignare que rond. Déjà il me permettra d’éviter les questions des gardes si jamais c’est de rigueur. J’ignore vraiment tout de cet endroit.

« Hm , heu … suis-moi ! »

Sans un mot je lui emboîte le pas, concentrée sur l’environnement et les gardes quelques peu indolents. S’ils sont tous ainsi dans le palais, ce sera un jeu d’enfant. Les tableaux attirent beaucoup moins mon attention. Certes, il y a des objets intriguant ou qui m’intéressent simplement, comme l’ancêtre du deltaplane, mais je dois me concentrer sur les personnes présentes. Que des hommes pour l’instant… Ça ne m’arrange pas tant que ça, ils se rappelleront d’autant plus mon passage si je suis l’une des rares femmes. Mon respect envers Alises grandit : si elle travaille dans le même environnement à Cerka qu’ici, elle doit avoir de bons nerfs sous ses manières étranges.

« Non, je préférerais visiter les lieux si tu veux bien. C’est la première fois que je viens ici. Je suis curieuse de voir ce que vous avez ! »

Ce qu’il est facile de mentir en disant la vérité ! Et puis, je n’ai pas envie de perdre mon temps à aller manger à la cantine ni de m’exposer dans des endroits avec beaucoup de monde. J’enfonce le clou en posant des questions sur le Palais des Sciences.

« Vous avez un étage pour les découvertes récentes comme à Alexandria ? Tu sais ceux des Grands Scientifiques ? »

Je le regarde alors qu’on est encore immobile dans le hall avant d’ajouter une petite pique pour être sûr de mon coup et parce que j’en avais envie aussi. Les types grassouillets, en fait les gens grassouillets tout court, me répugnent. C’est un laisser aller inadmissible à mes yeux. Et ça me rappelle le Boulet, même s’il n’est pas vraiment rondouillard,  qui a finit dans un tonneau à côté d’un restaurant quelconque à mon dernier séjour dans ma ville natale. Une bonne fin pour des incapables !

« Enfin, si tu sais ça… »

Un petit sourire pour faire passer le tout et on peut se mettre en route !




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Gwen parle en #0033ff
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Ludwig Strauss
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Dim 24 Sep - 18:09
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
Un pli vint creuser le front suant de l’académicien qui semblait faire un effort colossal pour se remémorer ce que ses instructeurs avaient dit comme consignes concernant le Palais des Sciences et, potentiellement, les étages qu’il ne fallait pas approcher car ils appartenaient à l’état qui veillait farouchement sur les derniers progrès scientifiques. Après avoir rincé ses nerfs dans un effort tel qu’en pouvait distinguer une fine pellicule de sueur se former sur son visage potelé, ses traits s’éclairèrent alors et il tapa son poing droit contre la paume de sa main gauche.

« Ah c’est bon, ça me revient ! »

Se faisant, il l’invita à le suivre, courant du mieux qu’il pouvait à travers les corridors dallés du palais. Ils passèrent près d’une porte d’où sortait un nombre assez important de professeurs, chacun transportant un lourd livre entre leurs bras. Leurs visages scellés dans une mortuaire neutralité leur donnaient des airs de fossoyeurs désabusés.

« Ne courez pas à travers les couloirs, vous deux ! » Leur ordonna le plus vieux des professeurs, véritable épave humaine à la peau parcheminée. Une momie vivante ! Son regard, par contre, brillait de l’intensité de l’œil d’un aigle féroce.

« Pardon monsieur, on va juste voir le guide du Palais ! »

Lèvres plissées à la manière d’une balafre grise, le professeur renifla avec dédain avant de rejoindre ses comparses, non sans ajouter :

« Ah, ces jeunes. Il fut un temps où ce bâtiment n’accueillait que les génies de notre nation. Les temps ont bien changé … »

Le duo reprit alors leur course à travers le petit labyrinthe qu’était l’édifice. Il était bien plus grand que ne le laissait penser sa vue extérieure, véritable manoir gigantesque. Après quelques minutes ils s’arrêtèrent devant un pilier de marbre décoré d’oriflammes colorées et de lauriers sculptés. Sur ce même pilier était accrochée une grande pancarte représentant un plan très détaillé des étages, salles et alvéoles composant le Palais.

« Avec ça on peut pas se perdre ! »[/color]

Evidemment, jeune Olly. Ta perspicacité est décidément légendaire. Un exemple pour la jeunesse.

« Alors d’après le guide … c’est au second étage, couloir B. Oh oh, c’est barré en rouge. Accès restreint. Du coup on n’a pas le droit d’y aller et les gardes nous gueuleraient dessus. On ferait mieux d’aller à la cantine … j’ai faim. »

Olly, Olly …

Mais oui, l’étage en question risquait d’être gardé par quelques hommes de sécurité, et pas comme ceux qui gardaient l’entrée. L’infiltration risquait d’être bien plus délicate que celle que la talentueuse Gwen avait performé chez Arnold, ça c’est sûr.

Elle put voir l’un des gardes passer, casquette sur la tête, posture rigide et main sur une épaisse matraque. Aucun sourire, seulement une mine sévère et déterminée.  Détail important, il portait un sifflet, sans doute pour prévenir ses collègues en cas de problèmes. Voilà un nouveau challenge pour notre voleuse !


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Gwen Feien
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Jeu 28 Sep - 8:51
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
L’attente est presque interminable. Je n’ai pas posé une question difficile pour autant ! Au moins se met-il en marche rapidement quand les connections dans son cerveau sont faites. Bien que j’aurai préféré qu’on ne se fasse par remarquer par cette bande de professeurs avec un balai coincé dans le derrière. De toute façon, ça ne nous empêche pas de reprendre le pas de course deux pas à peine après l’avoir dépassé.

Il faut dire que je suis agréablement surprise à l’arrivée, le grassouillé m’a emmené devant une carte des lieux. C’est juste parfait ! Je regarde attentivement la carte pour me rappeler un maximum de détails, écoutant vaguement mon guide à côté de moi qui me dit des évidences pour finir sur une ineptie : aller manger ! Il n’a que ce mot à la bouche ma parole. Bien qu’il va falloir réfléchir sérieusement à la marche à suivre si tout les gardes à cet étage sont du même acabit que celui qui passe devant nous. Et affublé d’un sifflet… Quoique ça peut servir à mes desseins. Je regarde le garçon un peu gentillet à mes côtés me demandant jusqu’à quel point il fera ce que je lui demande.

« Plus tard, puis on pourra aller dans un vrai restaurant. Parce que si votre cantine est aussi fameuse que la notre… »

En vrai, je n’en ai aucune idée. Je n’ai évidemment jamais mangé dans un tel endroit. C’est juste une façon de lui faire miroiter un peu de bonheur. Je m’approche de lui pour lui chuchoter à l’oreille, un peu comme pour partager une cachotterie de gamin.

« J’ai une idée pour quand même aller y faire un tour. Je suis bien curieuse de voir ce que ça contient ! Enfin si tu veux bien m’aider ? »

Je lui expose ensuite mon idée : je récupère un de ses sifflets et lui n’aura qu’à souffler dedans non loin du couloir B mais suffisamment éloigné pour que je puisse me glisser par cette entrée ni vu ni connu. Lui n’aurait qu’à prétendre avoir ramassé le sifflet par terre et avoir voulu le tester ou tout autre excuse qu’il souhaiterait. Je suis sûr qu’avec son air benêt il ne s’en tirerait qu’avec une petite engueulade, même si ça je ne lui dis pas dans ces termes. Bien sûr j’enrobe tout ça de quelques arguments pour le motiver tel que « tes deux potes n’oseraient jamais mais ils seront très impressionné », « ils vont être jaloux de toi », « tu auras toute ma gratitude ».

Évidemment qu’il hésite mais je ne lâche pas l’affaire avant qu’il ne me dise oui. Le reste est un jeu d’enfant, trouver un garde isoler en train de faire sa ronde, lui prendre son sifflet, le remettre discrètement à mon complice. Se mettre en place juste après que le type de la ronde soit passé et lancer la machine. Il ne reste plus qu’à voir si les gardes en faction morde et m’ouvre la voie de ce fameux couloir B.




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Ludwig Strauss
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Ven 6 Oct - 16:44
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Très réticent, le jeune Olly proteste à mi-voix au fur et à mesure que Gwen l’encourageait à faire ce qu’il considérait comme une grosse bêtise. Que diraient ses parents si jamais il venait à faire un coup pareil ? Frottant ses mains en fixant le bout de ses chaussures, il se pince les lèvres.

Puis il regarde à nouveau la jeune blonde et semble hésiter. Sa reconnaissance … pouvait-il impressionner la jolie demoiselle ? S’il arrivait à faire ce qu’elle demande, s’il prenait son courage à deux mains et lui montrait qu’il n’était pas un fragile garçon mais bien un homme endurci, peut-être qu’il aurait une chance de la charmer !

Oui, il pouvait le faire … non, il devait le faire ! Siffler pour attirer l’attention des gardes, ce n’était pas sorcier. Il risquerait au pire de se faire légèrement gronder par les grands messieurs moustachus mais au final il s’en sortira indemne et revigoré par un courage nouveau. Alors il rejoindra la blonde avec un sourire triomphant, s’abreuvant des étoiles qui perlaient dans ses prunelles intelligentes. Oh oui, ce tableau merveilleux suffisait à dissiper ses dernières craintes.

Inspirant profondément, il hocha vivement la tête en bombant le torse pour se donner une attitude de bravoure.

« Je suis ton homme ! »

Qu’en est-il des gardes ? Si Gwen analysait patiemment la situation, elle remarquerait qu’il y’a dans de couloir pas moins de trois gardes. Deux gardes surveillent une grille fermée à clé et menant vers le secteur très privé des nouvelles inventions jalousement gardées au sein du Palais. Un troisième faisait une ronde monotone le long du couloir. Après trois passages consécutifs l’homme reprenait son poste pour être remplacé par un de ses collègues.

Pour la grille en question, elle ne peut être ouverte que par la clé accrochée au mur, à deux pas seulement. Facile à prendre en temps normale, elle est malheureusement juste au-dessus de la tête des deux hommes de sécurité qui ne semblaient guère se laisser distraire facilement, s’échangeant quelques paroles de temps à autre pour tuer la monotonie de leur tour de garde et riant de quelques plaisanteries avant de reprendre leur attitude de statues de pierre.

Comment Gwen comptait piquer un des sifflets ? Et serait-elle assez agile et rapide pour s’emparer ensuite de la clé et ouvrir la grille menant vers l’objet de sa quête ?


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Gwen Feien
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Jeu 12 Oct - 9:57
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Plutôt un bon pigeon qu’un homme. Mais il fera l’affaire s’il fait exactement ce que je lui dis. Évidemment, on ne fera rien ici dans le hall juste devant le couloir tournant qui encadrait le cube fermé au milieu de l’étage. D’après le plan que nous avions vu : le couloir encadrant les salles interdites donnait sur plusieurs salles dont un établit qui serait parfait pour mon plan. D’autant plus que la pièce se trouvait dans la branche du couloir parallèle à l’entrée du couloir B !

Sachant cela, je passe sans m’arrêter, jetant juste un coup d’oeil sur le côté en passant pour voir les gardes devant la porte et le dos d’un autre, l’un des porteurs du sifflet devant moi. Je ne pourrai dire si c’est le même qu’on a vu passer plus tôt depuis le hall mais ce n’est pas important. Sans hésiter je lui emboîte le pas discrètement, laissant une petit distance. Le grassouillet a ses ordres : il doit me rejoindre dans une minute trente devant la porte pour pouvoir récupérer le sifflet et mettre les éléments en place.

Personne à l’horizon comme prévu, très improbable que des gens traînent par ici. La lame à ma main va vite se figer dans le cou du garde alors qu’il dépasse à peine la porte du débarras. Parfait. Je me dépêche pour amortir la chute, récupérer mon arme et fourrer tant bien que mal le garde dans la pièce avant que mon aide arrive. Je ne suis pas sûre qu’il resterait à la vue d’un mort. Heureusement que le sol dallé n’est pas blanc, les quelques gouttes de sang au sol aurait été trop visible !

« À toi de jouer ! »

Dès son arrivée, je lui tends le sifflet pour me diriger dans le sens de la ronde. Je prends le pari que par habitude les gardes passeront par le même côté qu’habituellement. Au pire si j’entends des bruits de pas dans mon embranchement je me glisserais dans une pièce annexe. Le coup de sifflet retentit dans mon dos : je dirais que j’ai moins de deux minutes pour me rendre à la porte, la crocheter et m’engouffrer dans le lieux interdit ! La course commence.




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Gwen parle en #0033ff
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Ludwig Strauss
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Dim 15 Oct - 16:58
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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La froide rapidité de Gwen fut telle que le malheureux garde ne se rendit même pas compte qu’une lame lui traversait la gorge de part et d’autre avant que la vie ne le quitte dans un petit gargouillement paniqué. L’assassinat rapide et efficace n’attira nullement la vigilance des autres hommes postés dans le couloir qui continuaient imperturbablement leur tour de garde.

Du moins ce fut le cas jusqu’à ce qu’Olly, légèrement tremblant, ne brise le silence relatif de cette section du palais des sciences en soufflant de toutes ses forces dans le sifflet qui émit un bruit strident. Comme piqués par quelques dards invisibles, les gardes sursautèrent en fronçant des sourcils. Une seconde plus tard, ils s’emparèrent de leurs gourdins en affichant des visages menaçants et dévalèrent la distance qui les séparait de la source du bruit.

Olly, paniqué, prit ses jambes à son cou, le sifflet entre ses mains. Plus rien ne l’intéressait maintenant qu’il voyait un groupe de grands monsieur en colère lui foncer dessus en lui ordonnant de s’arrêter. Il regrettait sa petite folie et des larmes commençaient déjà à perler sur ses yeux porcins. La peur lui donnait des ailes, à cette boule de chaire pantelante ! Ainsi même inconsciemment il offrit une aide plus précieuse à Gwen en attirant les hommes de sécurité loin de leur poste de garde. Elle avait donc un temps précieux pour ouvrir la grille qui ne lui opposerait qu’une faible résistance face au talent certain de la voleuse experte.

Quand elle parviendra à ouvrir et refermer derrière elle la grille, elle aura pénétré la section très restreinte des nouvelles technologies. Ici de grandes pièces fermées par de lourdes portes métalliques plaquées d’argent indiquant chacune un matricule ainsi que le type d’inventions stockées. Chimie, botanique, machines pour l’agro-alimentaire, pour les industries … elles étaient nombreuses et la recherche allait être longue. On pourrait dire que ce ne sera pas un souci pour notre cambrioleuse de l’extrême si elle évite de rencontrer quelques autres hommes solitaires patrouillant dans les parages.

Si elle a eu l’excellent réflexe de prendre le trousseau de clés accrochés, elle pourra ouvrir les portes de cet étage, dont celle donnant accès à la salle des inventions de magilithe ! Elle était bien mise en valeur par de petits cristaux polis et rayonnants enfermés dans de petites lampes et décorant la porte massive.

Un jeu d’enfant ? Pas vraiment car il y’avait un hic, et de taille ! Un système de sécurité avait été installé. Presque imperceptible mais légèrement audible. Un faiblement bourdonnement. Une lueur bleutée recouvrant la surface de la porte. Un champ électrique alimenté par la magilithe ! Les scientifiques n’avaient pas lésiné sur les moyens pour garder cette aile précisément. Un simple contact avec cette barrière d’énergie et le choc qui en suivra lui fera exploser le cœur … ou simplement la réduira à l’état de corps secoué de douloureux spasmes, on ignorait vraiment la puissance générée par ces petits bijoux de magie si chers à entretenir mais tellement efficaces.

Comment Gwen allait-elle réagir face à cet obstacle des plus coriaces ?


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Gwen Feien
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Mer 18 Oct - 23:00
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
Daënar 0
La chance est avec moi, aucun garde ne croise ma route alors que je cours vers la grille. Je vois les clefs accrochées à côté du portant et m’en sers pour l’ouvrir. Après une rapide prise en considération des risques, je décide de les garder. J’en profite pour fermer à clef derrière moi pour enfin observer ce fameux couloir. De nombreuses portes s’offrent à moi et si rien n’était légendé sur le plan au sujet de cette zone, ce n’est pas le cas ici. Tout est très bien indiqué me gagnant un temps précieux. Après avoir défilé rapidement devant plusieurs salles en survolant leur plaque, je tombe sur celle qui m’intéresse : la pièce contenant les inventions sur la magilithe !

Il y a quelque chose de différent à cette porte, elle « crépite ». Je suppose que ça à voir avec la petite manette visible derrière sa cage cadenassée. Évidemment, activer la manette sans ouvrir sa protection est impossible, ou en tout cas bien trop chronophage. Avec de la chance la clef me permettant d’y accéder se trouve sur le trousseau. Il ne me reste plus qu’à tester les plus vraisemblables en éliminant celle dont je me suis servie pour arriver jusqu’ici.

Bien sûr, comme toujours dans ce type de situation, c’est loin d’être la première qui fonctionne. Je perds un temps précieux, je voudrais n’être déjà plus visible dans ce couloir ! Je ne sais pas quand les gardes décideront de revenir. Et inutile de dire qu’aucune justification ne pourrait me sortir de là. Ni mon commanditaire qui vu sa prévoyance et sa paranoïa, il ne m’avait après tout pas rencontrée, me ferait plutôt tuer que de prendre le risque que je divulgue le peu de chose que je savais.

Un instant de doute vite balayé s’empare de moi alors que j’abaisse la manette, j’espère ne pas déclencher un quelconque signal d’alarme. Mais le silence s’installe, ou se réapproprie l’espace. Les grésillements ont cessés et c’est au tour de la porte d’être déverrouillée. Le même manège que précédemment recommence pour trouver la bonne clef avec seulement deux éliminées du lot. Dès que j’entre, je referme derrière moi. La vrai fouille va pouvoir commencer !




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Ludwig Strauss
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Ven 20 Oct - 20:56
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Une salle très spacieuse accueillit Gwen. Elle était bien plus grande que ce qu’on pouvait imaginer. Les murs étaient couverts de dalles blanches très lisses, le sol peint dans un vert bouteille et les décorations étaient rares car quelque chose de purement fascinant captivait l’attention des visiteurs. Au centre de la pièce trônait un bloc de magilithe d’une taille impressionnante, reposant sur un coussin de velours écarlate. La pierre était impure à en juger par la vapeur qui s’emblait émaner de sa substance rappelant le quartz. Voilà qui devait expliquer le dôme de verre renforcé qui gardait la magilithe à l’abri des mains curieuses. Et mesure supplémentaire de précaution, un système de défense similaire à celui de la porte gardait cette ressource de magie brute.

Si le bloc était mis en valeur, il ne fallait pas ignorer le reste de la pièce qui avait son lot d’intérêt. Tout d’abord le vaste dôme de verre au plafond, laissant filtrer à travers ses multiples fenêtres la lumière du soleil. Des tables métalliques soutenaient des objets aussi variés qu’étranges, des plus petits gadgets aux volumineuses machines. Un vrai paradis pour petit inventeur. Au fond de la pièce, en grimpant trois petites marches, on accédait à un vaste réseau de casiers métalliques portant chacun le nom de son propriétaire. L’esprit vif devinera aisément qu’il s’agissait des casiers où les scientifiques renfermaient leurs affaires personnelles ainsi que les nombreuses notes qu’ils gardaient jalousement.

Ainsi donc, Gwen était en face du but ultime de sa quête : dans l’un de ces casiers de fer se cachait les documents tant désirés de Waldteufel. Les casiers étaient répartis par ordre alphabétique heureusement, ce qui faciliterait la recherche de la voleuse. Par contre il va falloir crocheter des serrures beaucoup plus sophistiquées que les mécanismes ordinaires que l’on trouvait dans les portes de la ville. Après tout, les scientifiques étaient réputés pour leur égocentrisme légendaire.

Qu’elle ouvre le casier, et vite ! Sa ruse n’allait pas durer éternellement, il ne faudra pas beaucoup de temps pour que les gardes reviennent patrouiller dans les alentours et ils seront bien moins enclins à la douceur en présence d’une voleuse, en particulier dans une salle aussi restreinte. Mais l’effort en valait la peine, car les précieux documents étaient bien présents. Et une fois qu’elle s’emparera du butin, elle devra méditer sur comment quitter le palais sans se faire prendre par la garde.


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Gwen Feien
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Dim 22 Oct - 14:29
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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La pièce a de quoi distraire tout voleur non professionnelle. Évidemment que la magilithe qui trône au centre de la pièce me faite de l’œil. Mais hors de question de s’en occuper avant d’avoir récupérer ce pour quoi je suis ici. La salle est totalement ouverte au regard, je n’ai pas donc beaucoup à réfléchir pour savoir où aller. D’un pas rapide, je me dirige vers les casiers et parcours encore une fois des plaquettes : Averine, Aslanov,…, Leonid,...  et enfin ce  Waldteufel. Pas dernier mais pas loin. Sans perdre de temps je sors les crochets. Des serrures dignes de banquier me font face. L’idée de voler d’autres scientifiques s’envole à tire d’aile. Si j’arrive à récupérer ceux de ce scientifique et la magilithe tout en arrivant de me sortir de ce guêpier, je serais plus que contente !

Du temps pour ouvrir le casier, pour vider son contenu et encore un peu pour trouver la bonne clé et désamorcer le piège, m’emparer de la magilithe. Je n’en ai plus pour réfléchir à comment me sortir de là. Il faut agir et espérer que ça passe. La solution évidente mais impraticable : le toit. Mais à défaut de me servir de sortie, il me servira de distraction. Je me sers de ma corde présente dans une poche de côté de mon sac pour donner de l’élan à un objet dont j’ignore tout sauf qu’il est assez lourd pour mon objectif. Deux, trois tours sur moi même et je l’envoie se fracasser contre le dôme qui se fissure seulement. Un deuxième essaie et celui-ci tombe bruyamment sur moi. Je n’échappe pas aux nombreuses petites coupures à cause du verre et encore, je suis sur le bord de la pièce du côté de la porte.

Il est temps de partir, de laisser cette salle et ce bâtiment. J’ouvre la porte lance un coup d’oeil dans le couloir et m’engouffre dans la salle devant moi après avoir bataillé avec les clefs. Je la referme évidemment derrière moi. Normalement, les pas se dirigeront tous vers la porte ouverte d’où s’est produit le grand fracas. Je n’ai qu’à attendre qu’il s’y engouffre tous pour sortir dans leur dos avant qu’ils ne commencent à réfléchir et à vouloir vérifier les environs. Oui, c’est extrêmement risqué et le timing serait très serré. Mais que faire d’autre ? Cela l’aurait été tout autant d’essayer de grimper avant qu’ils n’arrivent, d’autant plus que ma corde aurait été un peu juste : le dôme se trouvait bien à quatre mètre du sol !

Je ne sais pas comment j’ai pu m’en tirer aussi bien, mais ça y est je suis sortie du Palais des Sciences ! Je ne cours pas, surtout pas. Il serait un comble de se faire attraper pour ça ou d’attirer l’attention sur moi. Les couloirs étaient bien vide au moment où j’ai fait le chemin inverse. Les gardes étaient tous à la salle de la Magilithe et les étudiants à leurs cours ou à la fameuse conférence où je n’irais jamais. Dommage, je me serais bien glissée dans la salle pour voir à quoi ça ressemblait. Heureusement pour moi que je ne croise pas de nouveau la route d’un des trois benêts rencontrés plus tôt et spécialement celle du grassouillet. Bref, je laisse l’établissement derrière moi. Fière d’être à l’origine de la disparition de la verrière et d’une grande énigme pour les scientifiques.

La rencontre avec le fameux commanditaire ne se fera que demain ! Puisqu’il a décidé d’être accessible qu’au Danube Bleu, il attendra. De toute façon, je n’y serais pas allée directement. Hors de question d’y aller avec la magilithe. Ou avec mon sac, je ne compte pas lui laisser et ce n’est pas une bonne idée de déballer des objets volés si tôt après le crime commis. Je fais donc un baluchon en ficelant correctement tous les documents volés de sorte qu’ils ne s’abîment pas.

Reposée de mes aventures de la veille et prête à négocier un prix à la hausse pour tout les risques encourus, je me rends dans ce fameux café. J’aurais pu attendre le lendemain voir le surlendemain, surveiller les allées et venues et essayer de deviner à l’avance à qui j’ai affaire. Mais je ne souhaite pas m’attarder dans cette ville, le grassouillet risquait de mettre la milice sur ma piste à tout moment ! Si tant est que l’un est l’autre partie fusent assez futé pour ça.

Dans une tenue différente d’hier, c’est à dire non déchirée, mais similaire je m’avance dans le café encore vide à cette heure matinale.




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Ludwig Strauss
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Ven 3 Nov - 20:35
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Le café à tout ce qu’il y’a de plus convivial dans la plus pure simplicité. On aurait plus parlé d’un restaurant miniature en voyant les longs sièges moelleux de couleur rouge et les tables carrées séparées par lesdits sièges. Un petit gramophone chantait allégrement pour donner à ce petit coin une ambiance paisible et chaleureuse. Un parfait endroit en somme pour prendre son petit-déjeuner, le quartier étant à l’abri du passage fréquent des carrosses ou des mouvements de foules trop actives.

Un petit comptoir était aussi disposé pour ceux qui désiraient prendre un rapide café ou une autre boisson sur place. Le propriétaire des lieux était un brave monsieur à la chevelure grisonnante et au sourire infatigable, aidé par une jeune et charmante servante débordante de joie de vivre.

Mais le regard de la jeune Gwen se portera rapidement vers un homme solitaire assit au fond du café, près de la vitrine qui laissait filtrer un fin rayon de lumière éclairant les traits du mystérieux gentleman. Un quarantenaire élégamment vêtu qui était absorbé dans la lecture d’un journal économique, laissant de côté une tasse de thé encore fumante et une assiette de petits pains au chocolat. Mais était-ce le fameux commanditaire ? Comment le savoir ?

La réponse lui vint bien rapidement quand le propriétaire du café lui tendit sans prévenir un plateau contenant une part de tarte aux pommes, un jus d’orange et quelques fruits secs. Tout sourire, il lui expliqua avec bienveillance :

« Monsieur Strauss m’a prévenu qu’il aura la visite d’une jeune fille. Vous correspondez parfaitement à la description. Bienvenue. Il m’a recommandé de vous préparer ceci et de vous inviter à le rejoindre, vous devez avoir des choses à vous dire. Bonne journée ! »

Puis l’homme reprit lentement ses activités derrière son comptoir. La jeune voleuse pouvait désormais rejoindre la seule personne présente, à savoir son fameux commanditaire à la chevelure de jais. Ce dernier attendit patiemment que la cambrioleuse s’installe en face de lui avant qu’il reposa son journal sur la table. Il lui afficha un sourire qui se voulait rassurant, son regard de saphir plongé dans ses prunelles.

« Bien le bonjour, mademoiselle. Je suis extrêmement content d’enfin rencontrer celle qui a réussit haut-la-main mon petit test et a cambriolé avec brio le palais des sciences, réputé pourtant bien gardé. On parle déjà de votre coup et la police n’arrive toujours pas à déterminer les coupables. Joli travail. Mais j’en oublie la politesse.  Permettez-moi que je me présente. »

Posant sa main gantée sur son torse, il pencha légèrement la tête en avant en signe de salutations respectueuse, poursuivant avec sa voix mielleuse :

« Ludwig Strauss, propriétaire des industries Strauss. »

Croisant les doigts devant son visage, coudes sur la table, il prit un air plus sérieux. Son masque jovial prit une allure plus professionnelle.

« J’ignore les détails concernant votre performance dans le palais, mais là n’est pas notre sujet d’intérêt. J’ai avec moi votre juteuse récompense qui sera largement à la hauteur de vos efforts. Tout travail parfaitement bien fait mérite estime et rémunération. Mais avant cela je tiens à voir le fruit de votre larcin. »

Presque dans un chuchotement, le timbre se fit plus sombre et inquiétant. Le regard glacé de l’homme d’affaires ne fit qu’accentuer cette image qui n’avait plus rien à voir avec celle du businessman souriant. Gwen avait devant elle le Baron en personne, maître du crime organisé et grand parrain de la mafia.

« Avez-vous les recherches de Waldteufel ? »


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Gwen Feien
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Jeu 9 Nov - 13:21
Irys : 1234941
Profession : Voleuse
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Je suis à peine restée deux secondes immobiles dans l’entrée que le propriétaire vient vers moi pour délivrer son message : autant d’organisation de Monsieur Strauss ne m’étonne pas. À ce point là, on pourrait même dire qu’il faisait preuve de maniaquerie : vu la foule dans l’établissement, je l’aurais repérer facilement sans aucun doute. Enfin…

« Merci, c’est bien aimable à vous. »

Je me dirige donc avec le plateau que je n’avais eu d’autre choix que d’agripper vers mon employeur. Pas vraiment jeune, mais pour ce type de projet ça ne m’étonne guère. Ni dans ce type de café cossu.

« Bonjour Monsieur. »

Il pose enfin son journal et je peux observer en face la personne mystérieuse qui m’a embarquée dans cette histoire. Son air respectable trompe bien son monde, je n’en doute pas : je me demande si sa moustache est vrai ou si elle est là pour toute autre chose.

Ce questionnement s’envole vite alors qu’il se met à parler. Je hoche la tête devant ses compliments et garde un sourire circonspect. Se vanter n’est pas vraiment dans mon genre, et trop en faire pourrait nuire à mon éventuel bonus. Et puis, je ne peux pas manger et rayonner en même temps. Je laisse mon interlocuteur le faire pour deux.

Un industriel ?! Il trompe vraiment bien son monde. J’aurai pensé qu’il n’était qu’un intermédiaire pour un gros bonnet. Comme un bras droit ce salissant les mains. Les documents à voler ne laissait pas de doute quand au destinataire final après tout. Une personne intrigante et à ne pas prendre à la légère, si jamais il y avait eu une incertitude à ce sujet.

Sa façon de faire des messes-basses auraient pu être comique étant donné le peu de monde présent mais son regard froid ne me laisse pas vraiment une envie de sourire. Je lui réponds d'ailleurs sur le même ton bas.

« Bien sûr, je ne compte pas rester en ville plus que nécessaire. »

Je sors de mon sac à dos le paquetage effectué ce matin. Tous les documents demandés s’y trouvent. D’ailleurs, ils pèsent bien leur poids ! La table bascule légèrement lorsque je les pose à côté de nous. Je lui aurais bien tendu au-dessus de mon plateau repas mais sans garanti que ceux-ci ne cause une petite catastrophe. Je lui laisse le temps de vérifier le contenu et en profite pour finir le jus d’orange.

« Par contre, si le détail n’est pas important pour vous, j’espère que la prise de risque étant donné la marchandise sera prise en compte. Tout comme la rapidité du travail. »

Après tout, il m’avait laissé une semaine et il ne m’avait fallu qu’un jour. Heureux hasard certes, mais tout le monde ne sait pas saisir sa chance.




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Ludwig Strauss
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Lun 13 Nov - 17:42
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
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Le fait qu’elle lui déclare sa volonté de quitter la ville lui soutira un petit hochement de tête. Sage décision de la part de la jeune voleuse, en se faisant discrète en disparaissant un bon moment de la capitale, elle évitait les risques que des enquêtes poussées de la part des détectives de la police ne remontent jusqu’à elle.

Ses prunelles se reposèrent alors sur le paquet bien garnit, le petit Graal du summum de la recherche moderne sur la fameuse magilithe. S’emparant doucement du butin, il ouvrit délicatement le paquet avant de l’examiner avec un intérêt certain, feuilletant les nombreuses pages des livres et examinant les croquis complexes, les schémas tordus et les griffonnements frénétiques du génie derrière cet ouvrage à la valeur inestimable.

Comme il s’en doutait, les recherches du scientifique étaient à la hauteur de sa réputation. Le gouvernement s’en mordrait les doigts quand ils apprendront que toutes ces précieuses recherches avaient été volées au nez et à la barbe de la sécurité du prestigieux palais des sciences ! Un véritable petit scandale qui entacherait la réputation des gardes de nature si professionnels et vigilants.

Cependant, on pourrait dire que c’était un faible mal sachant que le scientifique Waldteufel n’aurait qu’à reposer ses œuvres sur le papier sous la demande des hauts dignitaires qui veilleront cette fois à imprimer chaque feuille écrite par le scientifique de renom … non ? Hélas, c’était sans compter sur le froid et implacable esprit conspirateur de Ludwig qui avait prévu cette éventualité. Pour profiter au mieux de ces documents, il devait être le seul à les détenir et à les mettre en œuvre pour ses industries, gagnant ainsi l’avantage concurrentiel si crucial en ces temps-ci : l’innovation. Il était difficile de s’imposer dans le marché des armes à Daënastre, mais il y’avait bien une branche de ce marché qui était en pleine croissance et avait l’image de l’Eldorado des investisseurs et entrepreneurs ambitieux. Il s’agissait évidemment de la magithèque. Des canons qui pouvaient transpercer les murailles les plus épaisses, des fusils à la précision hors-pair, des bombes aptes à réduire une maison en cratère fumant en un clin d’œil … des possibilités quasi-infinies qu’offrait ce nouvel or, cette pierre unique qui faisait le fantasme de tous les technologistes.

Et Ludwig comptait bien s’imposer dans ce nouveau marché en usant des moyens les plus radicaux et impitoyables. À commencer par envoyer ses adieux à ce vieux scientifique afin de veiller à ce qu’il emporte le secret de ses recherches dans la tombe.

Le lendemain, on apprendra que monsieur Richard Waldteufel est mort en sortant d’un café local, peu après l’heure de thé. Les médecins affirmeront plus tard qu’il fut frappé par une rare forme de tuberculose qui foudroya le malheureux scientifique. Une triste nouvelle pour son épouse, une sombre perte pour le cercle des chercheurs les plus ingénieux du Tyorum. Malgré les nombreuses enquêtes, investigations et autres méthodes policières, on ne pourra jamais affirmer avec certitude qu’il s’agissait du fruit du hasard ou d’une autre raison plus obscure liée à ce qu’on appellerait dans les journaux locaux comme le Vol du palais des sciences.

Avec un sourire satisfait, le gentleman reposa le lourd paquet près de lui, puis glissa lentement sa main dans les plis de son manteau. Le moment de vérité : allait-il brandir un chèque ou un revolver ? La réponse fut une épaisse liasse de billets d’Irys, somme fort alléchante qu’il reposa comme si de rien n’était à portée de main de Gwen. La paye était à la hauteur des efforts et de la rapidité de la cleptomane, couvrant généreusement tous ses besoins et lui assurant de douces nuits dans les hôtels les plus douillets d’Ünellia ou ses envies plus extravagantes.

« Voilà pour vous, vous le méritez amplement. Outre le morceau de magilithe que vous avez dérobé durant votre coup, je pense que votre première mission sous mes directives a été fructueuse, non ? »

Croisant les doigts, il attendit de voir si la jeune blonde était effectivement satisfaite du poids conséquent de la liasse et si elle désirait exprimer autre chose qu’une potentielle demande.


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Gwen Feien
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Sam 18 Nov - 12:00
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Profession : Voleuse
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Une bonne chose qu’il vérifie sur place : je ne veux pas d’embrouille par la suite. La somme qu’il pose montre bien qu’il a trouvé satisfaction. Ça plus l’avance du début de mission représentait une bonne petite somme. Mais pourquoi ne pas en demander plus ? Enfin, j’enfourne déjà celle-ci dans mon sac. C’est déjà ça de gagné.

Il me coupe l’herbe sous le pied en étant au courant pour la magilithe. Mon regard se porte sur le journal plié : l’information s’étale déjà entre ses pages ? Rapide les journalistes ! Même s’il fallait dire que la disparition d’un dôme peut difficilement passer inaperçue. Je me demande si un de ses scientifiques a fait payer un de ces rats du sensationnel, peut-être même un des abrutis que j’ai croisé, ou s’ils l’ont bêtement donnée gratuitement. Enfin, dans un cas comme dans l’autre ça ne m’arrange pas. Ma moue de déception c’est vite envolée et de façon réaliste, sans amertume malgré cette dernière, je lui réponds :

« Certes, mais je suppose que vous en tirerez bien plus d’argent que ma maigre récompense à l’avenir. »

D’ailleurs, au vu de son ingéniosité et de son soucis du détail jusqu’à présent, je ne donne pas cher de la vie de ce Waldteufel. Ça ne m’étonnerait pas de voir dans les mêmes journaux qu’il a disparu ou est mort dans les jours à venir. En instaurant un monopole, sa prise vaudra bien plus. À tel point que ce qu’il me donne maintenant n’est guère plus qu’une aumône. Mais tout ça n’est que spéculation de ma part et je n’ai pas envie de me mettre un tel homme à dos. Pour l’instant, je garde ça en réserve pour de futurs négociations. Quand j’aurai plus d’informations et plus de poids en tant que voleuse. Face à lui, c’est le minimum.

« Mais je suppose que si vous parlez de première mission, c’est que vous en aurez d’autres à me confier ? »

Ce ne serait pas pour me déplaire. Outre la paye, le défis avait été plus qu’intéressant. En plus de me permettre de me faire un début de nom dans le milieu. C’est mon coup le plus grandiose à n’en pas douter !

« Je voyage régulièrement mais je suis toujours joignable à cette adresse. »

Je lui tends une carte d’Arabella avec son adresse du Vereist. Juste un nom et une adresse noir sur blanc, pas d’occupation indiquée. Depuis que je me suis arrangée pour être joignable par Alisthiana, j’en ai récupéré. Quitte à ce qu’elle me serve d’intermédiaire pour une employeuse, avec une contrepartie bien sûre, autant qu’elle me serve pour tous. C’est bien trop pratique !




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Gwen parle en #0033ff
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Ludwig Strauss
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Dim 19 Nov - 16:51
Irys : 778577
Profession : [Officielle] Propriétaire d'industries de l'armement [Officieusement] Baron du crime
Daënar -2
« Les voleurs et cambrioleurs ont généralement une espérance de vie plus courte que la moyenne et la plupart croupissent en prison après un coup trop ambitieux pour compenser le maigre butin qu’ils ont tendance à dérober. On entend parfois, de temps en temps, parler d’un grand coup dans l’art du crime comme une banque dévalisée ou un bijou dérobé dans un musée. Mais ce n’est que de petits sursis de gloire avant que les voleurs ne retombent dans la misère de leur situation. Soyez plutôt satisfaite d’être mieux payée que la grande majorité des malfrats en ce bas monde. »

Saisissant sa tasse entre son index et son pouce, il la porta à ses lèvres et se permit une longue et délicieuse gorgée de thé à la menthe. Le liquide bien fumant s’écoula doucement le long de son gosier et lui arracha un soupir d’aise. Reposant avec la même grâce et prestance sa tasse, il ajouta :

« Néanmoins vous avez fait preuve de tout ce que j’aime chez un employé : rapidité, discrétion et efficience. Je ne serais pas contre de vous offrir de nouveaux contrats tous aussi ambitieux et alléchants si, bien entendu, vous vous sentez d’attaque pour mes plans qui n’ont rien de provinciaux. »

S’emparant de la carte tendue par la petite blonde, il l’inspecta de chaque côté avec un regard de faucon, l’analysant sous toutes ses coutures avant de la glisser dans une poche de son manteau.

« Je n’y manquerais pas. »

Elle avait réussit à plaire au baron du crime, c’était un exploit pour un premier coup. Rien ne l’empêcherait désormais de porter son intérêt vers cette féline cambrioleuse quand il en aurait besoin. Gwen venait de débloquer un nouveau client particulièrement exigeant de part ses ambitions mais qui savait récompenser généreusement les efforts fournis. Après tout, avec ces documents en main cela ne promettait que fortune supplémentaire pour l’entrepreneur de génie. De ce fait, il se montrerait peut-être d’avantage enclin à glisser quelques Irys supplémentaires, voir des échantillons très intéressants de ce qu’il y’a de plus intéressant dans ses usines éparpillées dans des grains de sable à travers tout le continent technologiste de l’est.

« Vous pouvez à présent disposer, sauf si vous souhaitez partager le petit déjeuner avec moi. Je vous contacterais quand les circonstances l’exigeront. Sachez que je n’oublies jamais les personnes aussi compétentes que vous. Par ailleurs si jamais vous avez besoin de vous équiper plus convenablement, venez faire un tour dans un de mes magasins en vous déclarant amie du baron. Vous serez traitée comme une amie de la compagnie. »

Dans un sourire amical, il pencha légèrement la tête avant de se porter à nouveau à la lecture de son journal.

« Bonne chance pour la suite de votre carrière, jeune demoiselle. »


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