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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Kharaal Gazar
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 C'est jour de paye ! [PV : Arkh'aïn Gahallad]

Mary E. Burrowes
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Sam 8 Juil - 7:27
Irys : 284159
Profession : Messagère
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You know I dream in color
And do the things I want


Mauvaise nouvelle, j'avais du prolongé de beaucoup mon voyage en Kharaal Gazar et maintenant j'avais un peu hâte de retourner chez moi, vérifier que tout allait bien. Plus d'un mois de voyage (presque deux avec le retour), cela faisait longtemps que ça ne m'étais pas arrivé ! La TRÈS BONNE nouvelle c'est que j'avais vraiment découvert plein de choses durant tout tout ce temps. D'abord à l'oasis non loin des Tsagaan Oi puis en me rapprochant du littoral. Grâce au retard de mon client j'avais même eu un bonus qui m'avait permis de faire un détour par Busad et son architecture... complètement folle en fait...

Maintenant, je n'étais pas fâchée d'avoir trouvé le chemin de la mer. Au fur et à mesure de la journée où j'avais fini par arriver à Etsiin, les températures étaient devenues beaucoup plus respirables ! A telle point que certains passants qui n'avaient pas du s'aventurer dans leur désert depuis un moment m'avait regardée comme une curiosité dégoulinante de sueur quand j'étais arrivé. Heureusement que j'avais revendu mon manteau à l'Oasis à des gens qui allaient entreprendre la traverser de la chaîne rocheuse, parce que cela aurait clairement été une torture de le trimbaler jusqu'ici! Bref, j'avais rapidement compris qu'il fallait me rendre présentable avant de finir mon travail et j'avais donc rapidement trouver une petite auberge avec un chambre vue sur la mer -bah quoi j'allais pas me refuser un peu de fantaisie non ! - de laquelle j'avais pu observer le va et vient des bateaux tout en faisant ma toilette.

Propre et changée, j'étais redescendu pour demander où je pouvais trouver mon destinataire. Apparemment, il y avait plusieurs bars à Etsiin et le choix risqué d'être difficile à faire. Mais bon l'aubergiste avait bien voulu être assez aimable pour m'indiquer plus les établissements qui accueillait les mercenaires et ceux qui accueillaient les marins. Inutile de dire que j'avais commencé par les premiers. Et que j'arrivais au troisième sur ma liste ! Ce Arkh s'était planqué ou quoi !? Avec le soleil qui déclinait j'étais quand même mieux accueillit par les serveuses ou même les clients des bars. Le fond de l'air n'aurait pas autant senti le sel, j'aurais presque cru être en train d'assister à la transformation des habitants du quartier de Süns à Darga. Poussant la nouvelle porte de l'auberge, je jetais un œil rapide sur les clients avant de m'approcher du comptoir et plus précisément de la serveuse. L'ambiance avait l'air bonne. Les clients n'étaient certes pas à leur premier verre mais je n'allais pas les blâmer pour ça.

Bonjour, excusez moi je cherche un mercenaire du nom d'Arkh... A peu près haut comme ça, long cheveux noirs et plutôt fin...Il parait qu'il aime jouer aux cartes ...
Hum... pas de nom mais il y a bien un homme qui ressemble à votre description là bas au milieu des joueurs. Je vous sers quelque chose ?
Euh... si vous avez un vin de Zolios, sinon n'importe quoi de pas trop fort...


Ma réponse était faite en haussant les épaules tout en avisant le groupe de joueur désigné par la serveuse. Effectivement un d'entre eux semblaient être la personne que je cherchais. Il fallait toujours avoir une bonne mémoire des descriptions des clients dans mon métier, pas vraiment le choix.
Effectivement, je ne pouvais pas vérifier sa taille d'ici, mais il y avait un des joueurs qui pouvaient être mon homme. Je ne m'étais pas vraiment posé la question de savoir comment son contact avait pu savoir qu'il serait dans un des bars de la ville, mais honnêtement je m'en fichais pas mal. Je m'approchais de la partie de dés en regardant le plateau pour avoir une idée du temps que j'allais devoir attendre.

Rho j'y crois pas les dés sont pas avec moi ce soir... T'as encore gagné Arkh ! s'écrit un joueur mécontent, me donnant toutes les informations que je cherchais avant de relever les yeux vers moi. On veut se risquer ma belle ?
Pas du tout. J'ai un message pour monsieur Arkh. Si vus êtes disponible ? demandai-je à mon client.



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Dernière édition par Mary E. Burrowes le Ven 14 Juil - 14:23, édité 1 fois
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Arkh'aïn Gahallad
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Dim 9 Juil - 1:14
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Profession : Mercenaire spécialisé dans le vol et l'assassinat à distance
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Étonnamment, m’évader du continent nordique fût plus facile que je ne l’aurais espéré. Mon statut de recrue exemplaire, mon réseau d’informateur en Aildor et l’argent que j’avais amassé de mes petits larcins furent sans doute les clés de mon succès ; les gardes de la demeure m’avaient laissé sortir prendre l’air – sans doute me faisait-il confiance comme je sortais par la porte d’entrée -, mes informateurs m’avaient indiqué le nom d’un passeur de clandestins et mes maigres économies me permirent de le rémunérer.

Le voyage fût mouvementé. L’embarcation tanguait sous les flots coléreux de Dalai. Plus d’une fois, l’Architecte faillit couler notre barque, mais nous tînmes bon, écopant régulièrement l’eau qui s’engouffrait sur la chaloupe. La nuit, le froid mordant nous glaçait les os tandis que l’air salin nous griffait le visage, tel un félin jouant avec sa proie avant de l’abattre. L’eau iodé rehaussait la douleur lancinante des plaies dont le soleil nous affublait, tentant vainement de sécher nos vêtements humides.  Le pain, rassis à notre départ, devint rapidement trop dur pour que nous puissions le mâcher sans peine ; nous devions le laisser tremper de longues heures pour espérer le faire ramollir. Ces dix jours de galère me parurent interminables. Soif, sommeil et appétit ne cessaient de se faire ressentir, si bien que j’arrivai à douter du succès de notre entreprise.

Quand nous aperçûmes enfin les côtes de My’thra, un regain d’énergie se fit sentir. Bientôt, tous ces évènements seraient derrière moi et je pourrais me poser dans une auberge, au coin d’un bon feu, savourant un repas complet, avec de la viande et des légumes. Cette image fut bientôt balayée par la terrible vérité : ma bourse était vide. Nous finîmes par mettre pied à terre. Il me fallut quelque temps pour récupérer mon équilibre. Ainsi, c’est titubant que je recherchais ma première victime.

En y repensant, je n’étais pas fier de ce que j’avais fait ce jour-là. Peut-être ma fatigue avait-elle émoussé mon honneur ? Toujours est-il que mon acte était difficilement pardonnable : j’avais dépouillé une vieille dame…

~.~.~.~.~.~.~


Quelques jours s’étaient écoulés depuis mon arrivée. J’avais récupéré mes esprits et ma vitalité. Assis à la table de jeu d’une auberge miteuse, je tentais le hasard – ou plutôt le manipulait.

« Tu vas nous faire un petit craps, Arkh, cette fois-ci ? »

J’observai mon interlocuteur d’un regard amusé, tandis que mes lèvres s’entrouvrirent pour laisser apparaître un sourire taquin.

« J’espère pas, ça te ferait trop plaisir ».

J’abattis mon gobelet et les dés commencèrent à tournoyer sur eux-mêmes. Le premier s’arrêta sur la face 3. Mon sourire se fit plus intense : il ne m’était plus possible de faire un score perdant ; le tout était de savoir si j’allais devoir relancer.

Une ombre commença s’étendre sur le plateau de jeu tandis que le deuxième dé se stoppa.

« Rho j'y crois pas les dés sont pas avec moi ce soir... T'as encore gagné Arkh ! »

Avant que je puisse dire quoi que ce soit, la nouvelle arrivée demanda à me parler. Mon regard se balada entre la mise, mon partenaire de jeu et la jeune femme avant de s’arrêter sur mon débiteur.

« Bon le devoir m’appelle l’ami – tu comprendras qu’on ne fait pas attendre une si charmante damoiselle. On se revoit bientôt ! »

Je récupérai mes gains et libérai la place à d’autres joueurs potentiels.

« Vous avez donc un message pour moi ? » dis-je en guidant mon interlocutrice vers une table un peu plus loin.
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Mary E. Burrowes
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Dim 9 Juil - 7:15
Irys : 284159
Profession : Messagère
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Le regard du jeune homme avait l'air pour le moins hésitant. Je commençais déjà à penser que j'allais devoir poireauter une partie de la soirée dans l'auberge alors qu'il sembla changer d'avis. En même temps s'il était en veine, je comprenais -et savais pour en avoir vu beaucoup- que le joueur n'aie pas envie de s'arrêter. Il avait pourtant déjà amassée une jolie somme vu les gains qu'il prit le temps de ramasser sur la table. Le pauvre homme en face avait dû y dépenser toute sa paye.

Bon le devoir m’appelle l’ami – tu comprendras qu’on ne fait pas attendre une si charmante damoiselle. On se revoit bientôt !

Charmante... et surtout pressée de faire son travail en fête. L'inconvénient des bars dès qu'on était une femme c'était que les qualificatifs de ce genre pouvait pleuvoir même quand on n'en voulait pas. J'espérais que mon client ne serait pas trop enclin à la chose. Bien qu'il n'en avais pas l'air en fait. Je me surpris à me demander s'il s'agissait d'un vrai croyant ou d'un de ses pérégrins qui arpentaient My'trä mais sans vrai respect pour les architectes. Je n'étais pas sur de savoir comment on pouvait nier l'existence de créature tangibles et qui venaient parfois nous apporter leurs aides m'enfin.

Vous avez donc un message pour moi ?
Désolée de vous avoir déranger. J'avoue qu'avec une description un peu vague comme celle que j'avais j'étais pressée de vous trouver.

Je le suivais jusqu'à la table qu'il m'indiquait. La serveuse vint d'ailleurs nous y rejoindre un instant pour m'apporter mon verre de vin et vérifier que mon client avait encore à boire. Je n'évoquais rien devant elle et me contentais de la remercier avec un sourire. Je ne connaissais pas cette ville, mais autant éviter de mettre ce cher Arkh dans l'embarras. Il pourrait toujours décider de me payer mon verre pour ma discrétion non. Une fois la serveuse assez loin, je reprenais donc mon échange.

Un homme du nom de Gabone Karish m'a confié cela pour vous. Il a dit que c'était une sorte de paiement pour service rendu. Vous pouvez me confirmer que c'était un colis que vous attendiez ?

Tout en parlant, je sortais le colis de ma sacoche. Ce n'était pas très gros, une vingtaine de centimètre de long, une dizaine de hauteur sur quelques centimètres de profondeur. A la texture, le tout m'avait paru métallique et je soupçonnais une somme d'Irys tout à fait correcte; mais ce n'était pas mon genre de regarder à l'intérieur des paquets. Il y avait une éthique parmi les messagers ! Ceux honnêtes au moins. Nous ne regardions jamais à l'intérieur des paquets et nous ne posions aucune question non plus. L'important c'était de se souvenir de chacun des mots des clients. Parce que oui, comme je ne comprenais pas toujours les conversations; il y avait intérêt à être précis pour que le message à délivrer reste intelligible !

Il a juste préciser qu'il ferait de nouveau appel à vous s'il avait besoin d'autres renseignements. Surtout sur la sirène... répétai-je donc.

Je supposai que mon interlocuteur saurait de quoi l'autre avait parlé. Vu le port... un bateau ou une femme était mes meilleures idées! Bon ce n'était pas parce que je n'avais pas le droit de poser des questions que je ne pouvais pas imaginer !

Si vous voulez recompter, je ne le prendrai pas mal...

Ca, ça arrivait... TOUT LE TEMPS !



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Dernière édition par Mary E. Burrowes le Lun 10 Juil - 11:35, édité 1 fois
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Arkh'aïn Gahallad
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Dim 9 Juil - 18:11
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Profession : Mercenaire spécialisé dans le vol et l'assassinat à distance
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La jeune femme ne semblait pas totalement à son aise. Peut-être me trompais-je mais l’ambiance vulgaire des lieux tranchait avec ses airs de petite fille bien élevée. Combien de temps m’avait-il fallut pour m’adapter à ce langage grossier si populaire dans les tavernes ? Décidément, ce séjour sur Als’Kholyn m’avait bien changé.

Alors que nous nous assîmes sur une table à l’écart, la serveuse se précipita pour troubler notre solitude. Je songeai un instant qu’elle devait sans doute laisser trainer ses oreilles pour arrondir ses fins de mois. Je plongeai mes yeux pâles dans ceux de mon interlocutrice, aussi noirs que les ténèbres. J’espérais qu’elle ne fuite pas un mot tant que la jeune femme serait autour de nous, et il n’en fut rien. Je souris, découvrant mes dents blanches. Elle n’était pas aussi inexpérimentée que je l’aurai cru au premier abord.

« Un homme du nom de Gabone Karish m'a confié cela pour vous. Il a dit que c'était une sorte de paiement pour service rendu. Vous pouvez me confirmer que c'était un colis que vous attendiez ? »

Le nom de « Gabone Karish » ne me disait rien. Je fronçais les sourcils me détachant des paroles de mon interlocutrice. L’ambigüe bénédiction des architectes m’avait-elle encore volé une partie de ma mémoire ? Peut-être. Si mes carnets auraient pu m’aider en cet instant, je maudis de ne pas les avoir à portée de main. Soudain, un éclair de lucidité me frappa lorsque la jeune femme évoqua la sirène : Gabone Karish n’était autre que l’anagramme du capitaine du Nephyrion.

« C’est bien moi l’homme que vous cherchez. »

La serveuse revint avec ma commande et la posa sur la table devant moi. Je sortis quelques Irys de ma bourse afin de régler la note pour mon invitée et moi-même. Lorsqu’elle s’éloigna, je repris la discussion.

« Je peux entendre une note de lassitude dans votre voix. Je pourrais faire confiance à Gabone mais, dans mon métier, la confiance n’est pas quelque chose qu’on accorde facilement, vous comprenez ? »

J’attrapai la bourse et la jaugeai. Le poids et le volume semblait correct. Je dénouais le lacet pour examiner le contenant. A priori, la somme était présente. Je décidai de ne pas comptabiliser les pièces tout de suite ; j’aurai tout le loisir de le faire lorsque la messagère serait repartie. Je décidais d’en apprendre un peu plus sur cette femme.

« Quelle est votre relation avec ce Karish ? Il ne doit pas beaucoup vous estimer pour envoyer une femme dans cet endroit... »

D’un geste de la main, je désignais la salle dans laquelle nous nous trouvions. Cela faisant, je remarquais que quelques-uns des clients qui siégeait dans la taverne regardait avec insistance la demoiselle, luttant sans doute avec de bestiales pulsions. Si les serveuses de bar étaient généralement protégées par leur statut, cela n’était pas le cas des rares femmes pénétrant ce milieu d’homme.

« Peut-être préfèreriez-vous changer d’endroit ? » dis-je en prenant une longue gorgée de bière.
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Mary E. Burrowes
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Lun 10 Juil - 12:40
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Profession : Messagère
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Même si cela prit un peu de temps à mon avis, le dénommé Arkh me confirma qu'il était bien celui que je cherchais. Je ne posais pas de question. Je savais qu'il était toujours possible que le message soit tellement en retard qu'il ait du mal à se souvenir. Parfois les gens promettait de prendre contact, oubliait, hésitait, changeait d'avis... Et finissait par tout mettre sur le dos des messagers qui étaient soit disant trop long. Je reconnaissais que pour le moment, n'ayant que mes jambes comme moyen de transport, parfois les services de caravanes, les délais pouvaient être un peu long. Mais je commençais à me faire une renommée à force de travailler dur, de marcher beaucoup et d'être d'une régularité exemplaire malgré tout !

Je peux entendre une note de lassitude dans votre voix. Je pourrais faire confiance à Gabone mais, dans mon métier, la confiance n’est pas quelque chose qu’on accorde facilement, vous comprenez ?
Oh... j'ai plus l'habitude qu'on me demande si je ne me suis pas servi au passage. Mais tant que cela reste entre vous et lui... ce n'est pas moi qui vous blâmerait.... quelque soit votre métier.

J'haussais légèrement les épaules sans me formaliser. En plus, j'étais obligée de reconnaître qu'il m'avait payé à boire maintenant. C'était plutôt gentil. Je veux dire que c'était bien normal vu le voyage et la traite que je lui amenais, mais je n'allais pas dire qu'il y était obligé non plus. Je goûtais le vin sans faire attention à la salle autour de moi. J'avais fini par apprendre qu'ignorer les regards dans une taverne, décourageait globalement les trois quarts des curieux. Pour l'autre quart... La fenêtre était ouverte et je savais que j'avais mes deux anges gardiens qui devaient se balader dans le coin. Pilm et Pom me donnait toujours l'occasion de fuir quand les choses se corsaient.

Quelle est votre relation avec ce Karish ? Il ne doit pas beaucoup vous estimer pour envoyer une femme dans cet endroit...
Relation ? demandai-je en ouvrant de grand yeux. Je... n'en ai aucune, si ça vous inquiète. C'est la première fois que je travaille pour lui. Que je travaille au Kharaal Gazar tout court en fait. J'ai seulement était recruté par un homme qui le connaissait établi à Darga. Lui m'a déjà donné des paquets à livrer. Et il m'a dit qu'il m'avait recommandé. Après, je vais où sont mes clients pour délivrer les messages le plus vite possible.

Après voir clairement marqué ma suprise, je ne me gênais pas pour expliquer comment j'étais arrivé ici. Oui, je sais pas une fille réservée. ... on ne se refait pas. Je remarquais cependant le regard du jeune homme derrière moi et avisais que si je voulais savoir des choses sur lui...  il ne serait peut être pas très enclin à les donner avec des regards lubriques dans mon dos. D'accord j'étais coquette et avec mes allers retours dans le désert, ma tenue n'était peut être pas la plus chaste... Mais on ne voyais que mes épaules et le bas de mes mollets, pas de quoi provoquer une émeute !

Peut-être préfèreriez-vous changer d’endroit
Je ne sais pas ce qu'il y a à faire ici... mais je suppose qu'on sera déjà beaucoup plus à l'aise pour discuter en bord de mer par exemple.

Je finissais mon verre d'un trait. J'étais habituée au vin de Zolios, et je savais que tant que j'en restais à un seule, cela ne me ferais rien. L'habitude des soirées de Darga... pas de quoi être fière vu les fois où j'avais outrepassé mes limites. Mais c'est le genre de chose qu'on ne sait pas sans tester. Je me lever ensuite avec un sourire avenant, pour lui faire signe de me suivre.
Geste un peu trop avenant apparemment car il attira quelques grognements et commentaires déplacés alors que je me dirigeais vers la porte. Un homme près de la porte héla même Arkh.

Hey Arkh ! Oubli pas de nous filer le tarif si ça vaut le coup !

Je pousse un soupir sans me cacher. Qu'est ce que les hommes attendent de ce genre de remarque honnêtement ? Même en tant que fille de joie, je n'imaginais pas être intéressée par ce genre d'énergumène. Je me retournai d'ailleurs vers lui avec un haussement de sourcil et un air dédaigneux pour le marin qui se croyait drôle avant de pousser la porte de l'établissement. J'en avais presque oublié mes questions.

Et vous ? Vous êtes ici depuis longtemps? vous venez de My'trä ? demandai-je en récupérant mon sourire alors que Pom venait se poser sur mon épaule.



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Arkh'aïn Gahallad
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Mer 12 Juil - 23:31
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Ainsi, c’était une messagère qui avait parcouru un long chemin jusqu’ici. Je souris. Etait-ce les vents d’Amisgal qui m’avaient apporté ce cadeau ? Peut-être, toujours était-il qu’il fallait que cette femme devienne mon alliée. Quelle meilleure opportunité pour un mercenaire qu’une messagère ? Son travail lui permettait d’avoir accès à tant d’informations et de côtoyer tant de monde… Elle pourrait me recommander aux individus dans le besoin et, peut-être, me fournir des renseignements sur mes cibles futures. Décidément, mon retour sur My’thra s’annonçait sous de bons augures.

La jeune femme sembla accepter ma proposition sans grande difficulté. J’attrapai mon verre et le vidai en une gorgée. Tandis que le liquide s’écoulait le long de mon gosier, je ressentais la chaleur agréable s’y déplacer. Elle se leva rapidement et m’invita à la suivre d’un mouvement de la main ; son geste innocent rappelait celui des racoleuses qui animent les fins de soirée des tavernes d’Etsiin. Comme tout habitué, je ne sourcillai pas lorsque mon ancien camarade de jeu laissa échapper une remarque sexiste à l’égard de la jeune femme.

« Tu sais très bien que je ne donne rien gratuitement » lançais-je, arborant un sourire amusé, alors que nous passions le seuil de la porte en bois massif.

A peine, l’air frais eut-il effleuré nos joues qu’elle m’interrogea à son tour. Ce faisant, un volatile au plumage de jais se posa sur l’épaule de la coursière.

« Oui, je suis d’origine My’thane mais cela ne fait que quelques jours que je suis revenu sur le continent, et dans cette ville plus particulièrement. »

Je pris la peine de rester vague ; je n’avais pas tellement envie de raconter ma vie et d’étaler les déboires qui avaient été les miens durant ces dernières années. Et qui sait ? Peut-être les membres du clan étaient à ma recherche : après tout, je n’étais pas parti les mains vides. Machinalement, ma main droite caressa les fioles attachées à ma ceinture.

« Maintenant que j’y réfléchis, je ne pense pas que nous nous soyons présenté en bonne et due forme. Comme vous le savez donc, je me nomme Arkh et je suis un mercenaire. Et vous ? »

A contre sens des hâtifs marins s’en allant profiter des plaisirs de la terre, nous descendions la rue menant au bord de mer. Déjà, le vent nous portait les effluves iodés des vagues. A notre droite, des poissons s’amoncelaient en tas sur des stands, tandis que les vendeurs s’égosiaient pour attirer les clients. Sur la gauche, des magasins de fournitures exotiques s’alignaient : perles, bijoux, sculptures en bois et engins mécanisés occupaient la plupart des vitrines. Je grimaçai à la vue de cette « technologie » qui détériorait chaque jour un peu plus la création des Architectes. Comment diable le gouvernement avait-il pu accepter ce traité avec ces destructeurs ?
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Mary E. Burrowes
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Dim 16 Juil - 5:06
Irys : 284159
Profession : Messagère
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Le vent marrin me donnait l'impression qu'Amisgal et sa soeur Delkhii s'amusaient autour du grand océan qui séparait les différents continents. Pendant quelques secondes, le temps que mon client me rejoigne, je me surpris à me demander si un jour je le traverserais. Est-ce que j'aurais assez de temps pour cela? Je ne m'imaginais pas vraiment le faire un jour. Il y avait déjà tellement de choses à découvrir sur My'trä et sur Nislegiin. Moi qui traversait tout cela à pied depuis maintenant quelques années, je ne m'imaginais pas encore aller plus loin. Pourtant, il fallait que je voyage... le plus loin possible !

Oui, je suis d’origine My’thane mais cela ne fait que quelques jours que je suis revenu sur le continent, et dans cette ville plus particulièrement.

Sa réponse me sortit de ma rêverie. Machinalement, caressant toujours le plumage de mon familier, j'hochais de la tête en tentant de retenir le flot de questions indiscrètes qui me passait déjà en tête. Où était-il aller ? Qu'avait il vu ? Y avait-il des créatures très différentes sur les autres continents ? Pourquoi était-il parti ? J'avais besoin de connaître le déclic des autres pour provoquer le mien non ? Il n'y avait qu'avec mes clients que ma machine à question pouvait s'enrailler. Pourtant c'était lui qui avait proposer de discuter tout en marchant lentement vers la mer. Et il semblait curieux aussi.

Maintenant que j’y réfléchis, je ne pense pas que nous nous soyons présenté en bonne et due forme. Comme vous le savez donc, je me nomme Arkh et je suis un mercenaire. Et vous ?
Je m'appelle Mary. Je suis messagère et je viens de Darga. Mon clan s'est établi là bas. Pour le moment, je n'ai jamais eu de messages à délivrer en dehors de My'trä à vrai dire c'est même la première fois que je viens en Kharaal Ghazar. J'essaye de me faire un nom pour pouvoir aller de plus en plus loin. Même si je pense qu'il faudra que je me trouve une monture à un moment, pour la rapidité vous voyez?  

Oui, comme toujours la longueur de mes réponses étaient inversement proportionnelles à celle de mon interlocuteur. Question d'habitude. Plus les gens étaient réservés, plus je donnais de détails. En général, par mimétisme, il se sentait vite obligé de faire de même. Même si ce n'était pas des détail personnel, les gens parlaient de leur histoire, de leur aspiration, des légendes qu'ils avaient entendu... On n'était pas tous obligé d'aimer son passé. Pas la peine d'en parler alors.

Je regardais en fronçant les sourcils, les stands que nous traversions. Plusieurs choses me déplaisaient, et surtout la cohabitation des engins daënars et des trésors de My'trä que j'appréciais. Je ressentais autour de moi le malaise que ces technologies provoquaient chez les plus fervents adeptes des architectes. Une sorte de maladie qui les forcer à s'écarter des stands les mieux fournis et qui me retournait également les entrailles à cause du nombre de gens présents.

Vous avez déjà été à Daénar ? Je... je n'ose imaginer ce qu'il se passe là bas, alors qu'il vienne jusqu'ici. En ce moment, il y a tellement de rumeurs étranges et effrayantes qui entourent les mines ... On dit qu'elles rendent les gens malades...

Ma phrase s'accompagna d'un mouvement de tête et d'une grimace pour appuyer ma méfiance et ma désapprobation. Etait il amis avec des daënars ? Ce que je pouvais m'en fiche. Je n'avais encore jamais vraiment rencontré de gens de ce peuple qui mérite d'être connu. C'était surement idiot et généraliste alors de les considérer seulement comme des destructeurs, mais je ne pouvais m'en empêcher. JE poussais un profond soupir tout en dépassant le marché.

Enfin, c'est juste... vous n'êtes pas de retour depuis très longtemps, alors je préfère vous prévenir ! Je ne sais pas comment je le prendrais si je perdais mon don et je ne le souhaite à personne. Vous êtes mercenaire depuis longtemps ? Je sais qu'ils cherchent du monde en Zolios en ce moment. Enfin du moins,
c'était le cas il y a quelques mois quand j'y suis passée.



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