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Chroniques d'Irydaë
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 Aldryn Zereg

Aldryn Zereg
avatar
Ven 21 Juil - 1:03
Irys : 82880
Profession : Mnémothèque
My'trän +2 ~ Khurmag
ALDRYN ZEREG



Passeport


Nom : Zereg
Prénom : Aldryn
Surnom : /
Sexe : Masculin
Âge : 15 ans
Métier : Mnémothèque
Communauté : My'trä - Khugatsaa
Lieu de naissance : Quelque part en Suhury



Aptitudes & possessions

  • Croyance : Khugatsaa
  • Magies affiliées : Adepte de l’illusion
    Je ne pratique qu’une seule facette des dons de Khugatsaa, la lecture mémorielle. Pour cela, je n’ai besoin que d’un contact. Physique ou visuel, même si le premier est plus efficace.
    La lecture se fait antéchronologiquement. Plus je prolonge le contact, plus anciens sont les souvenirs auxquels je peux accéder.
  • Armes et habiletés : Je ne possède pas d’arme car je n’approuve pas la violence, y compris pour me défendre.
    L’expérience acquise est mon bouclier même si elle n’est que théorique.
  • Familiers/montures : /
  • Autres possessions : /




Profil psychologique


Qui me connait le mieux, moi ou autrui ? Je ne le sais pas, mais je ne connais qu’un seul moyen de le découvrir. Il suffit de donner les deux points de vue.
Comment est-ce possible ? Je sais l’image que certains ont de moi ainsi que celle que j’ai de moi-même.

Je me dois de commencer par dire que même si je n’ai que quinze ans, j’ai en moi l’équivalent de plusieurs vies. Pour causes, ma capacité à lire les souvenirs d’autrui ainsi que ma mémoire eidétique.

Au sujet de cette quantité de souvenirs, ils me posent cependant quelques soucis. Ne les contrôlant pas encore, il arrive que leur déroulé se superpose au passé. Au point que je ne puisse pas constamment faire la distinction entre le réel et l’irréel, le présent et le passé, ce qui est mien et ne l’est pas.

On suppose que je fais fréquemment preuve de naïveté, d’immaturité. Je tiens à nier la première supposition. Cette dernière étant due à la deuxième qui, elle, est avérée car je suis jeune. Certes, je fus naïf – comme toute personne l’étant au moins durant une période de sa vie, mais cela disparut au moment où j’accédai pour la première fois à l’esprit d’autrui.

Je parais solitaire et peu sociable. Cela n’est nullement vrai, même si je préfère la compagnie des personnes âgées car généralement plus paisibles à celle d’enfants que je considère comme étant principalement bruyants. Seulement, je dois concéder que j’apprécie de me retrouver seul physiquement m’arrivant de ne pas l’être mentalement. De plus, le fait que je n’ai aucun ami renforce cette impression.
Malgré cette impression peu valorisante, on me trouve affable, agréable, gentil.

C’est probablement pour cette raison que je suis contre la violence. Aussi car j’ai vu les dérives qu’elle peut entraîner. Je ne l’apprécie pas comme je viens juste de le révéler, mais je la tolère ne voyant aucunement l’intérêt de la rejeter. Cela car je sais que ce rejet ne peut qu’amener davantage de violence.

Je passe pour un enfant franc. Il est vrai que je ne n’aime pas les mensonges et que je n’en emploie. Cela car je sais qu’ils n’amènent rien de bon. Cependant, je ne suis pour autant un partisan de la stricte vérité. Cela car je sais qu’elle peut provoquer davantage de ravages que certains mensonges.

On pense que je suis une personne intelligente et maline. Cette impression est née de la quantité d’informations auxquels j’ai accès. Je sais beaucoup de choses – pour cela, je peux remercier tous ceux m’ayant aidé involontairement – mais je n’ai pas encore les capacités intellectuelles pour en tirer le plein potentiel.

On considère que je fais preuve de curiosité malsaine. Supposition née de ma capacité à observer les mémoires d’autrui. Certes, je suis curieux, beaucoup même. Mais, de là à ce que ce soit malsain, cela me chagrine. De plus, je ne pense pas que la curiosité puisse être malsaine, ni saine d’ailleurs. Elle est. Il s’agit juste d’un état de fait.



Physiologie


Je l’ai auparavant indiqué, mais j’ai quinze ans. De ce fait, mon apparence est sujette à changement. Cependant, elle ne va se métamorphoser brutalement et totalement. Donc, je peux tout de même faire une description relativement précise.

Je suis de taille moyenne – un mètre soixante – et ayant vu – vécu – les risques de ne le faire, je me tiens droit en toutes circonstances. Cela peut donner l’impression que je suis plus grand ainsi qu’hautain mais il n’en est rien.

Je m’exprime de façon claire et posée. Cependant, je ne maîtrise complètement ma voix. Cette dernière qui jusqu’à récemment était monotone, monocorde, bascule régulièrement dans les graves sans que je n’y puisse quoi que ce soit. Dans ces moments, j’ai l’impression de parler comme mon père sans cette chaleur le caractérisant. Lorsque je m’entends dans les souvenirs d’autrui, je me trouve désabusé, distant, détaché. Comme si j’étais moins focalisé sur le présent que le passé.

Mon corps a acquis une certaine résistance au froid pour la simple raison que les hivers sont généralement glaciaux. Cependant, ce n’est le cas de mon esprit. Pour cela, j’apprécie fortement les vêtements chauds et ne me départis que rarement de mon écharpe.
Aimant la neige – sa couleur et non son absence de chaleur –, je me vêts principalement en blanc ou assimilés. De plus, ces habits n’étant teints, ils sont plus aisés à obtenir.

Je suis une personne expressive. Plus exactement, on considère que mon visage l’est et que l’on peut lire en moi comme dans un livre uniquement en observant mes expressions faciales.
Je ne nie mon expressivité, uniquement la prétendue facilité de pouvoir accéder à mes pensées.

J’aurais pu décrire mon visage. Seulement, je n’ai rien à en dire. Un simple coup d’œil suffit pour se rendre compte qu’il n’est particulier.



Biographie

Résumé :
 



Le premier souvenir, le plus ancien, que je possède est celui d’une sensation chaleureusement et d’une voix grave, enjouée, vibrante d’émotions susurrant une berceuse sans parole. La voix d’un père que je n’ai jamais connu car disparu avant mon apparition. Comment sais-je qu’il s’agit de mon géniteur alors que personne ne se souvient de lui ? Uniquement une intuition, un souhait.

Alduin, khurmi devenu suhur d’adoption après sa rencontre avec Elvie, décéda un mois avant la naissance de son fils. Il participait à la capture de khippogins, seulement la personne chargée d’occuper le chef du troupeau faillit à sa tâche. Le colosse chargea les ravisseurs dans une tentative de protection des siens. Résultats, un suhur mourut et trois furent blessés. Ils ne ramenèrent de leur expédition qu’un cadavre.

Je me rappelle que lors de mes premiers mois, ma mère me transportait en permanence contre sa poitrine à l’aide d’une écharpe de portage. Cela me permit de l’accompagner sans l’entraver dans ses activités consistant à offrir ses services à ceux les nécessitant.

Depuis la mort de mon père, et après avoir accouché, plus rien ne la retenait dans le clan où elle avait passé toute sa vie. Elle décida de partir sur les routes, chemins, sentiers dans l’intention de soigner autrui. Cependant, ses seuls actes furent de faciliter les trépas en atténuant les souffrances physiques.


Elvie n’étant pas une personne causante et le bébé ne côtoyant personne d’autre qu’elle, Aldryn mit du temps avant de parler. Il lui fallut pratiquement deux ans pour prononcer son premier mot. Durée qui lui servit à apprendre à marcher car sa mère ne le laissait que rarement s’éloigner d’elle.

Je me remémore que mon enfance fut grandement dénuée d’interactions humaines. Voyageant énormément à la suite de ma mère, je rencontrai moult personnes mais je ne nouai pas de lien. Simplement car peu accordent de l’intérêt à une annonciatrice de mort – tel étant un titre suivant ma mère dans ses activités – et encore moins à son rejeton.

Finalement, lorsqu’Aldryn était dans sa sixième année, Elvie décida de se fixer. Non pas pour son garçon, mais uniquement car elle ne pouvait plus se le permettre physiquement. Cependant, sa réputation de mort miséricordieuse la suivit. Donc, de temps à autre, des personnes désespérées venaient requérir ses talents.

Je me souviens que ma mère décida un jour de réintégrer le clan qui nous vit naître. Elle m’annonça qu’elle agit ainsi pour mon bien. J’avais apparemment besoin de vivre au contact d’autres personnes qu’elle. Continuer à vivre comme avant ne serait pas bon pour mon équilibre psychique.

Aldryn vécut donc au milieu de personnes qu’il voyait régulièrement. Il ne tissa pas de liens pour autant. Il n’en ressentait aucunement le besoin, Elvie lui suffisant. Ponctuellement, il passait davantage de temps en compagnie de sa tante paternelle, Shama, lorsque sa mère s’absentait.

Je revois chacune des journées entre notre retour dans le clan Zereg et le décès de ma mère. Elles se ressemblent indéniablement. Les rares variations provenant de ma mère lorsqu’elle m’abandonnait pour accomplir ce qu’elle jugeait être son devoir. En ces instants-là, ma tante m’obligeait principalement à jouer avec les autres enfants. Je ne détestais pas cela, mais je n’y prenais que très peu de plaisir. Cela fait que je ne me suis jamais senti proche d’eux. Je préférai la présence calme et tranquille des anciens que j’allai rejoindre lorsque j’arrivais à fausser compagnie aux autres jeunes.

Aldryn alors âgé de neuf ans était parti cueillir des champignons. Action anodine que l’enfant effectuait régulièrement les jours suivants la tombée de la pluie.

J’ai la réminiscence que ceci m’ennuyait mais que la récompense en valait la peine. J’adorai manger les champignons. En particulier cuisinés par ma mère. Cependant, elle était partie l’avant-veille pour partager son don et n’était toujours pas revenue.

Ce jour-là, le garçon venait de pénétrer dans la forêt jouxtant le campement lorsqu’il remarqua une certaine perturbation ambiante. Une odeur poisseuse de brûlé supplantant celle de l’onde fraîchement tombée ainsi qu’une sorte de faible sifflement intermittent.

Intrigué, je me dirigeai vers la source perturbatrice. Et, bien que curieux, je me déplaçai lentement, prudemment, avec circonspection. Je l’atteignis en moins de dix minutes qui me parurent des heures, même à présent. Ce que je vis restera gravé à jamais en moi. Cela aurait été le cas même sans ma mémoire eidétique.

Aux pieds du jeune cueilleur gisait le corps carbonisé d’un être qui fut probablement humain mais qui n’en avait plus l’aspect. Aldryn crut que son esprit lui jouait des tours lorsqu’il surprit le cadavre bouger. La répétition du spasme provoquant un râle infirma sa supposition.

« … »

Il se rapprocha davantage du gisant. Il remarqua alors que la poitrine se soulevait puis s’abaissait lentement, douloureusement. La personne était encore en vie.

« … oublie. »

La mourante avait parlé. Du moins essayait. Aldryn, hésitant entre la curiosité, la stupeur, l’écœurement, la fuite, se pencha.

« Je veux pas… qu’on m’oublie, souffla-t-elle laborieusement. »

Une paupière se souleva péniblement et révéla un œil dans lequel brillait un espoir fiévreux. Il fixa intensément ceux du témoin. Elle attendait quelque chose. Puis, à son tour, Aldryn plongea son regard dans celui de l’agonisante.

Dès l’instant où mon regard rencontra le sien, je me sentis comme aspiré. Je ne sais ce qu’il passa, je ne pus faire que des suppositions a posteriori.

Torpeur douloureuse… Faible son approchant... Effort... Souffrance... Supplique... Effort... Douleur... Clarté aveuglante... Accommodation visuelle... Visage enfantin familier.

Paysage sylvestre... Eclairage ombragé agréable... Marche tranquille... Sifflotement joyeux... Bruissement... Craquement... Etonnement interrogatif... Silence total... Inquiétude... Immobilité méfiante... Minutes écoulées... Situation inchangée... Secondes supplémentaires... Respiration étrangère... Mouvement brusque... Ombre entraperçue... Réaction défensive... Trop lente... Brûlure douloureuse... Bras ensanglanté... Surprise... Détresse... Fuite désespérée... Essoufflement... Projectiles crépitants... Projectiles enflammés... Projectiles esquivés... Fatigue grandissante... Trébuchement... Allongement involontaire... Peur... Pas lents approchants... Silhouette grandissante... Homme souriant... Commentaire moqueur... Rapprochement dérangeant... Visage trop près... Rictus malsain... Sourire mauvais... Eloignement infime... Ecartement des mains... Paumes lumineuses... Sphère incandescente naissante... Croissance... Chaleur insupportable... Expansion... Champ visuel obstrué... Rire sardonique... Libération… Feu pénétrant… Corps carbonisé rapidement… Vie fuyante… Ténacité vitale... Rire satisfait... Eloignement... Solitude… Souffrance effroyable... Evanouissement.


Je sus plus tard que j’avais assisté au déroulé à rebours de tous les souvenirs de ma mère. Le premier étant la découverte de son corps calciné. Et, le second, son agression. Le dernier fut celui qu’elle eut en premier, le jour où elle naquit. Je découvris ainsi toute sa vie. Tout un pan de son existence que je n’avais jamais imaginé.

L’enfant revint au campement deux jours plus tard. Temps qu’il avait passé dans l’esprit mourant d’Elvie. Il était exténué aussi bien physiquement que mentalement. Il resta alité fiévreux et délirant pendant une semaine. A son chevet, Shama qui avait déjà oublié sa sœur, s’occupa de lui.

A mon réveil, le fait que ma mère était morte et désirant exaucer sa dernière prière, j’entrepris de raviver la mémoire de ma tante. Je n’avais prévu qu’elle aurait une réaction aussi viscérale, maladive. Depuis, je ne parlai plus jamais de ma mère. Quel peut en être l’intérêt si cela ne conduit qu’à faire souffrir autrui ? De plus, je suis toujours là pour me souvenir d’elle.

Il fallut deux semaines supplémentaires au garçon pour réaliser qu’il n’avait sa place parmi le clan. On ne le rejeta pas. On ne l’isola pas. Seulement, il ne parvenait pas à s’intégrer simplement car il n’en faisait pas l’effort.

Je décidai de partir mais je ne savais ni où ni comment. En dépit des voyages que j’avais effectués en compagnie de ma mère, je ne possédais pas l’expérience pour voyager par moi-même. Je n’avais nullement confiance en mes capacités à survivre par moi-même. De plus, je ne possédais rien pouvant éventuellement combler mes lacunes.

Aldryn, contraint, demeura chez Shama. Cependant, il ne le montra pas. Au contraire, il alla de lui-même vers les autres. Il se mêla aux autres enfants, même s’il y prit toujours aussi peu de plaisir. Parallèlement, il passa du temps, davantage, avec Eldra. L’enfant apprécia la présence paisible, tranquille, calme de la doyenne.

Si je ne me trompe pas dans mes calculs, l’acquisition du nécessaire pour m’éloigner du clan me prit quatre longs mois ainsi qu’une semaine. Il s’agissait juste d’une besace, de nourriture mais surtout de monnaie. Seulement, tout le temps passé pour réunir ceci se révéla vain.

La veille du départ prévu, un étranger fit son apparition. Il se présenta comme étant le père d’Elvie et par conséquent le grand-père d’Aldryn. Devant la dubitation concernant l’affirmation de Gryna, Shama dut intervenir et confirmer la véracité de l’affirmation. L’homme était bien le premier mari de sa mère. Elle se rappelait de lui pour l’avoir rencontré en de rares occasions.

Mon grand-père ne ressemblait en rien aux personnes âgées que j’avais auparavant côtoyées. Le seul point commun étant le calme qu’il irradiait. Et, lorsqu’il annonça son départ, j’y vis l’occasion que je recherchais. Je lui demandai de pouvoir me joindre à lui.

Gryna n’avait nullement l’envie de s’encombrer d’un gamin. Pourtant, un fait l’intrigua, son petit-fils paraissait se rappeler de sa mère. Au terme d’une longue conversation, il apprit que l’enfant outre la capacité à ne pas oublier les défunts pouvait accéder aux souvenirs des vivants. Avec un grand sourire malicieux, il décida d’accepter la présence du garçon à ses côtés.

Nous partîmes donc vers Losos. Cela nous prit uniquement deux journées. Ce fut pour moi une première de me retrouver dans une ville d’une telle taille. Avec ma mère, nous nous étions contentés de visiter des campements ainsi que plus rarement des villages modestes. Habitué au bois et aux végétaux, je trouvai étrange toutes ces constructions minérales.

Aldryn n’eut pas de grandes difficultés à s’acclimater à la vie citadine grâce à l’aide de Gryna. En échange, ce dernier lui demanda un coup de main pour récupérer un objet qu’un dénommé Nerrin lui aurait volé. L’homme ne révélerait d’aucune manière sa localisation. Donc, lire dans son esprit serait une solution idéale. Et, d’après lui, le liseur de mémoires novice était la personne la plus apte pour ceci.

Mon grand-père m’emmena à l’échoppe du marchand, me présenta et pendant qu’il discutait affaire avec l’homme attendait que je fouille sa mémoire. Seulement, je ne savais pas comment je m’y étais pris la première fois. Cette première rencontre se révéla vaine.

Gryna se rendit compte que son petit-fils se contrôlait pas encore son pouvoir. Et, ayant quelques connaissances concernant les dons de Khugatsaa, les utilisant fréquemment, il entreprit d’initier l’enfant à la lecture mémorielle. Pour cela, il lui donna des conseils sur les sensations, l’état d’esprit, le comportement à adopter. De plus, ils retournaient voir Nerrin hebdomadairement, pour affaire ainsi que tenter dans lire ses souvenirs.

Soupir ennuyé... Silence… Contemplation murale… Nouveau soupir… Grincement… Porte ouverte… Silhouette double… Clients éventuels… Attitude professionnelle… Message accueillant… Grand sourire… Visiteurs reconnus… Sourire effacé.

J’avais enfin réussi à voir un souvenir. Et, celui-ci paraissait correspondre à notre arrivée dans la boutique. Cela signifiait qu’il ne datait que de quelques secondes. Ce que je devais trouver était vieux d’environ un mois. Etant parvenu à lire dans la mémoire du voleur, je savais comment m’y prendre pour recommencer. Parvenir à atteindre le bon moment n’était donc plus qu’une question de temps.

Réveil difficile… Soleil aveuglant… Clarté douloureuse… Bâillement… Etirement… Allongement... Yeux ouverts… Silence savouré… Immobilité agréable… Lever… Miroitement… Regard attiré… Statuette dorée… Caresse affectueuse… Sourire satisfait… Bonne humeur… Chambre quittée.

Aldryn obtint ce souvenir cinq jours plus tard. Il n’eut pas à remonter le fil de la mémoire de Nerrin plus loin que le matin même. Pour la simple raison qu’il vit l’objet convoité, la statue d’un erveekhei en or. Le marchand voulait que l’animal doré soit la première chose qu’il vit le matin pour passer une bonne journée.

Une fois la boutique quittée, je parlai de ma découverte à mon grand-père qui me félicita avec un immense sourire et une grande tape amicale dans le dos qui se révéla douloureuse. Le soir, alors que j’allai me coucher car fatigué, je l’entendis sortir mais ne m’en inquiéta pas car il agissait souvent ainsi. Et, le lendemain matin, je le vis avec la statuette.

Le jour même, Gryna accompagné d’Aldryn quitta Losos. Les deux hommes se dirigèrent vers Aseoru. Et, une fois arrivé, le vieil homme rencontra une ancienne connaissance à laquelle il revendit l’objet malhonnêtement acquis.

Plusieurs années passèrent ainsi, durant lesquelles j’aidais mon grand-père à récupérer ses possessions. Pour cela, nous voyageâmes dans tout le My’trä à l’exception des Kharaal Gazar et je lus dans l’esprit de ceux l’ayant volé. Cela dura jusqu’à ce qu’il tombe malade et dut garder le lit.

Un soir, mon grand-père m’appela à son chevet. Son visage était pâle et ruisselant de sueur. Son corps était crispé par ses quintes de toux finissant en un désagréable gargouillis. Tout simplement, il était mourant, savait son heure proche et désirait me parler. Seulement, les mots étaient inutiles. Je sus ce qu’il me fallait faire. Ainsi comme pour ma mère, je plongeai mon regard dans le sien et lui tint la main.


Le contact visuel, physique et mental s’étala sur pratiquement trois jours. Aldryn en ressortit exténué. L’extrême fatigue le poussa à s’allonger aux côtés de celui venant de rendre son dernier souffle. Connaissant davantage son pouvoir qu’initialement, l’enfant n’eut d’épisodes de délire fiévreux. Il se contenta juste de dormir, imperturbable, pendant cinq jours. A son réveil, il rattrapa les repas manqués.

Bien qu’ayant vu toute la vie de mon grand-père, je n’en comprends pas encore la totalité. Seuls quelques passages m’interpellèrent. Il s’agit du jour où je le rencontrai ainsi que les événements menant à sa venue.

Marche rébarbative… Forêt visible… Destination proche… Marche supplémentaire… Brouhaha familier audible… Campement aperçu… Calvaire achevé… But atteint.

Sensation humide… Réveil frais… Mauvaise humeur… Aube naissante… Repas froid frugal… Départ… Marche… Temps passant lentement… Ennui.

Panse remplie… Objectif fixé… Ville quittée… Sans regret… Marche tranquille… Temps passant… Soleil déclinant… Déplacement ralenti… Fatigue ressentie… Nuit tombée… Arrêt… Faim rassasiée… Sommeil… Endormissement.

Clarté chaleureuse… Eveil difficile… Céphalées douloureuses… Sensation d’oubli… Lever délicat… Introspection laborieuse… Réalisation… Ruiné… Besoin pécunier… Aide indispensable… Réflexion… Solution trouvée… Emprunt nécessaire… Soulagement.

Lieu bruyant… Ambiance animée… Concentration… Observation… Visages fermés… Annonce… Regard fugace… Sourire furtif… Relance… Jurons prononcés… Sur-relance confiante… Bluff supposé… Tapis annoncé… Mise suivie… Jeux révélés… Surprise… Détresse… Enervement… Pari perdu… Ruiné… Oubli désiré… Enivrement… Inconscience.


Aldryn se retrouva donc à nouveau seul mais en possession d’un maigre pécule et d’un début de débrouillardise. Il était donc dans la possibilité de s’occuper de lui. Seulement, il n’avait pas d’idée précise quant à la suite de sa vie.




Dans la vraie vie ?


Quel âge avez-vous ? 30 ans
Comment avez-vous découvert le forum ? Par Sawen
La création de votre fiche a-t-elle été fastidieuse ? Oui, car j’ai mis du temps à fixer le personnage que je voulais incarner.
Avez-vous des suggestions pour rendre la validation plus facile ? /
Code du règlement : [Validé par Momo]


Dernière édition par Aldryn Zereg le Jeu 27 Juil - 1:52, édité 1 fois
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Bolgokh
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Jeu 27 Juil - 4:07
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Le Tyorum--------
-2.501/30.000
Rathram--------
-2.501/30.000
Vereist--------
-2.501/30.000
Hinaus--------
-2.501/30.000
Daënastre--------
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Suhury--------
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Zagash--------
0/30.000
Zolios--------
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Khurmag--------
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0/30.000
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Aldryn Zereg
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