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Chroniques d'Irydaë
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 :: Les terres d'Irydaë :: My'trä :: Kharaal Gazar
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 La légendaire hospitalité de Busad

Adela Nyström
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Mar 25 Juil - 20:14
Irys : 177218
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
D'humeur morose, Adela arpentait les rues peuplées de Busad. Il y a plusieurs mois de cela, lorsqu'elle avait quitté Nalan afin d'affuter son corps et son esprit grâce aux épreuves qu'elle rencontrerait aux quatre coins de My'trä, sa Khorog avait su la convaincre de prendre le temps de voyager à travers les Kharaal Gazar. Selon elle, Adela devait forger son opinion sur ce peuple à travers ce qu'elle verrait plus que par ce qui lui a été enseigné. Cela faisait donc quelques semaines qu'elle voyageait dans la région, en tentant de mettre ses préjugés de côté. Mais force est de constater que la description faite par Zagash des adorateurs de Delkhii est proche de la réalité !

Les terres sèches sur lesquelles les Kharaaliens vivaient n'étaient guère au goût de la mage de l'eau, qui préférait de loin ses terres humides. Depuis qu'elle était dans la région, elle avait constamment les yeux qui lui piquaient, comme si la poussière ne cessait de s'y insinuer ! De plus, la chaleur était étouffante sous son armure dont elle n'osait jamais se départir : qui sait sur qui elle pouvait tomber dans cette région rivale de la sienne ? Et, pire que tout cela, il ne se passait jamais rien dans cet océan d'aridité ! Où était donc la vie ? L'énergie ? La fureur des éléments ? Non, vraiment, elle détestait les Kharaal Gazar.
Néanmoins, les nomades qu'elle eut croisé avant son arrivée à Busad s'étaient montré plutôt bienveillants envers sa personne. Adela n'aurait certainement pas fait montre d'une telle politesse envers un Kharaalien sur le territoire de Zagash.

L’œil Malade était complètement différent de tout ce qu'elle avait vu dans le reste de la région, et dans le reste de My'trä d'ailleurs. Il lui en coûtait de l'admettre, mais cette ville avait de quoi impressionner. Tout dans les bâtiments rappelaient la force et la robustesse de Delkhii. Néanmoins, il était évident qu'elle ne rivalisait pas avec la grandeur de Shüren, qui ne connaissait d'égal nul part ailleurs dans le monde.

Arrivée dans une rue relativement calme, elle fit une halte, s'adossa à un mur et, décidant de chasser sa mauvaise humeur -permanente depuis qu'elle avait entamé ce maudit voyage en terres hostiles- ouvrit son carnet de noms pour le consulter tout en manipulant distraitement de la main gauche un filet d'eau sorti de sa gourde. Ce rituel était sa manière de méditer et d'expulser ses pensées négatives, focalisant son esprit sur les noms présents dans le carnet et sur la maîtrise de l'eau.

Bien entendu, une telle attitude au sein de la capitale des mages de la terre ne manquait pas d'attirer l'attention et la méfiance des badauds. Cependant la Nalanienne se moquait du spectacle qu'elle pouvait bien offrir. Si elle s'était résolue à ne pas se montrer délibérément provocatrice dans son comportement et dans l'usage de ses pouvoirs, il était hors de question qu'elle fasse profil bas et courbe l'échine pour autant.

« Eh, tu fais peur aux gens avec ton numéro. »

La voix rompit sa concentration, elle leva le nez de son carnet pour voir trois benêts à la mine menaçante lui faire face. Probablement des mercenaires de bas étage ou des gardes de caravanes au rabais au vu de leur équipement sommaire et de leur allure balourde. L'alléchante tentation de les remettre à leur place envahi son esprit. Mais Adela avait promis à son Gharyn d'éviter les problèmes en dehors de Zagash -en particulier en terre hostile- aussi tâcha-t-elle de contrôler ses pulsions...

« Dégagez. »

...elle n'allait néanmoins pas s’embarrasser de courtoisie avec ces primates.
Les trois hommes eurent une seconde d'hésitation suite à sa réplique sèche et catégorique. Mais se reprenant vite, celui qui l'avait interpellée agrippa son poignet gauche, interrompant de ce fait la danse du filet d'eau dans la main d'Adela et renversant le liquide sur cette dernière, à son grand agacement.

« T'es pas dans ton pays de barbares assoiffés de sang, ne souille pas notre capitale en jouant les fontaines, t'es pas la bienvenue ici ! »

Un groupe de badauds s'agglutinait autour d'eux, curieux de voir comment les choses allaient évoluer. Leurs yeux méfiants semblaient soutenir les dires de la brute. L'agacement d'Adela se mua en colère. D'un mouvement sec elle libéra son poignet. Elle referma son carnet et le rangea à sa ceinture, puis se rapprocha de l'homme en face d'elle. Une main sur la garde de son épée en guise de prévention, elle guetta du coin de l’œil deux gardes qui semblaient attendre de voir comment les choses évoluaient pour intervenir. Peut-être attendaient-ils qu'elle porte le premier coup pour agir ? Elle ne leur accorderait pas ce plaisir.

« Si je suis issue d'un peuple de barbares, alors que dire de vous, qui agressez une  voyageuse plongée dans sa lecture ? »

Les deux autres importuns se placèrent sur les flancs d'Adela, visiblement ils s'attendaient à ce que l'on en vienne aux mains. Sur le qui-vive, Adela était prête à leur montrer la férocité d'un guerrier Zagash s'il le fallait.

« T'avais plutôt l'air de préparer un sale coup ! M'étonnerai pas que tu sois un assassin venu semer la discorde chez nous ! »

Celui qui parlait avait dit ces mots à quelques centimètres du visage de la guerrière, lui faisant profiter de son haleine pour le moins désagréable et mettant sa patience à rude, très rude épreuve.
Les spectateurs s'attendaient à ce qu'une rixe éclate d'un moment à l'autre. Adela elle-même commençait à espérer que l'un d'entre eux ne passe à l'action, qu'elle se défoule un bon coup. Cependant si cela venait à se produire, c'est elle qui aurait des ennuis. Visiblement la foule ne serait pas de son côté : pour un peu elle s'attendrait à recevoir des pierres. Mais quelle idée de venir visiter la pire des cités du continent ? Sa Khorog pourra bien garder ses conseils pour elle la prochaine fois...
Les trois malotrus commençaient à se rapprocher dangereusement d'elle. Adela prit une grande respiration, les choses commençaient vraiment à se corser. Elle ne pouvait même pas opter pour la fuite avec le groupe de curieux qui se délectait de la scène. Comment allait-elle donc sortir de ce guêpier ? Plus la situation évoluait, et plus la violence semblait être l'unique solution...
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Zaël
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Jeu 27 Juil - 11:00
Irys : 227816
Profession : Roi de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
L’homme déambulait dans les rues de sa ville heureux d’avoir assez de répit pour pouvoir profiter de l’animation de celle-ci, de voir les gens continuer de mener leur vie normalement malgré les chamboulements récents. Les passants ne prêtaient pas forcément attention à Zaël, qui paraissait oisif à marcher ainsi sans but, avant d’être à moins d’un mètre de lui. À ce moment là, il avait le droit à des salutations même parmi ceux qui trouvaient à redire derrière son dos. Il échangeait quelques mots avec certains pour prendre des nouvelles, de la famille, de ce qui les préoccupait.

C’était ainsi dans un état plutôt serein qu’il arriva devant un attroupement étrange. Il n’y avait pas d’étal à ce coin de rue et il n’entendait pas non plus les exclamations présentes lors de spectacle. Intrigué et un brin inquiet, il commença à fendre la foule. Ou plutôt, il s’avança et les badauds s’écartaient quand ils se rendaient compte que c’était le Gharyn. D’ailleurs au fur et à mesure qu’il pénétrait dans le groupe celui-ci se désagrégeait. Ce n’était pas bon signe ça, il allait sûrement déboucher sur une altercation. Pourvu que ce ne soit pas encore un daenar, ça devenait de plus en plus dur de calmer les ardeurs des habitants !

Ce qu’il vit par dessus les épaules des deux adolescents devant lui le surpris tout autant que le mit en colère. Deux hommes forts s’en prenaient à une femme. Qu’elle soit en armure ou non ne justifiait pas ce genre de comportement !

-Vous ne devriez pas rester là.

Zaël s’était adressé doucement aux deux jeunots. Le rouquin commença à parler avant de savoir qui lui parlait.

-Eh mais t’es qui pour…

Son copain plus vif s’était retourné et après avoir remarqué les tatouages avaient blêmis, il tirait déjà son voisin pour s’éclipser.

-Allez viens on se casse !

Bien sûr, les deux agresseurs étaient aveugles à ce qui se passait autour d’eux. Alors que les deux types chargeaient, le sol s’effondra sous leur pieds. Bloqués jusqu’à mi-hauteur ils ne pouvaient qu’exprimer leur frustration, concentrée bien évidemment sur l’adepte de Dalai. Ils étaient tellement obnubilés par leur haine qu’ils ne se rendirent pas immédiatement compte de l’incohérence.

-Ça va mademoiselle ? Ils ne vous ont pas fait de mal ? Veuillez m’excuser pour leur comportement, je veillerais à ce qu’ils réfléchissent à leurs actes !

Son ton était solennel et sincère. Il fit signe à un des retardataires de s’approcher puis lui donna la consigne suivante :

-Allez chercher un Protecteur qu’il les sorte de là et les escorte jusqu’à une cellule. Qu’ils y attendent jusqu’à ce que le Khorog, ou un de ses disciples, puisse leur donner une leçon sur l’hospitalité. Merci de vous en occuper.

Il se doutait bien que Darim aussi occupé que lui l’était ne serait probablement pas celui à prendre en charge ces deux malotrus. D’ailleurs, dans l’idéal il s’en serait occupé lui même. Alors que le messager s’en allait rapidement il se tourna vers l’inconnue.

-Puis-je vous offrir un rafraîchissement comme maigre compensation ?

Les deux hommes s’étaient résignés, ils s’étaient tus, ne souhaitant probablement pas attirer sur eux la colère du primo-Gharyn. Pour le moment, nul doute que ça allait encore jaser sur le Roi bien trop aimable avec les disciples de Dalai dans les jours à venir.


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Adela Nyström
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Jeu 27 Juil - 18:33
Irys : 177218
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
Adela était abasourdie par le déroulement surréaliste des évènements. En l'espace de quelques secondes, la foule de curieux s'était dissipée et ses agresseurs se retrouvaient bloqués dans le sol. Dans le genre retournement de situation inattendu, on faisait difficilement mieux...

«  Ça va mademoiselle ? Ils ne vous ont pas fait de mal ? Veuillez m’excuser pour leur comportement, je veillerais à ce qu’ils réfléchissent à leurs actes ! »

Elle tourna le regard vers son bienfaiteur, réalisant difficilement ce qui venait de se passer. Etonnée par la prévenance de ce dernier, elle mit quelques secondes à assembler les mots de sa réponse.

« Je...vais bien, merci. »

Reprenant ses esprits, elle tâcha de jauger son interlocuteur. Qui était donc ce mystérieux inconnu ?

« Allez chercher un Protecteur qu’il les sorte de là et les escorte jusqu’à une cellule. Qu’ils y attendent jusqu’à ce que le Khorog, ou un de ses disciples, puisse leur donner une leçon sur l’hospitalité. Merci de vous en occuper. »

Au vu de la réaction des gens autour de lui et de son attitude solennelle, il devait être quelqu'un d'important. Un Gharyn ? Non, trop jeune, et son allure n'était pas celle des Gharyn khaaraliens robustes et autoritaires qu'on lui avait décrit. Néanmoins sa maîtrise de la terre était évidente, comme en attestait sa facilité à neutraliser les brutes. Peut-être un haut gradé des Protecteurs ?

« Puis-je vous offrir un rafraîchissement comme maigre compensation ? »

Adela fut de nouveau prise au dépourvu. Définitivement il ne pouvait pas être un Protecteur, auquel cas jamais il n'aurait poussé la courtoisie aussi loin. Ce pays lui réservait décidément bien des surprises...
Décidant qu'il y avait plus important que l'identité de cet homme à l'heure actuelle, elle entreprit de lui répondre, d'une voix plus assurée cette fois.

« A dire vrai, tout cela m'a donné soif ! Ce sera avec plaisir. »

Bien que l'inconnu soit à n'en point douter un Khaaralien, la jeune femme n'était pas ingrate. Elle décida donc d'oublier sa méfiance naturelle et arbora un air affable. Après tout, elle n'allait pas cracher sur la seule personne de cette maudite ville qui daignait lui venir en aide, en particulier si elle lui payait à boire !

« Et...merci, au fait. Pour le coup de main, je veux dire. »

Elle accompagna sa phrase d'un sourire. Elle n'avait pas vraiment l'habitude de faire des remerciements, mais cela semblait approprié dans une telle situation.

« Je ne connais rien de la ville, je t'accorde donc l'insigne honneur de me guider où bon te semble ! »

Se sentant en confiance, Adela s'était permise de tutoyer son sauveur. Peut-être en faisait-elle trop ? Mais après tout, ils devaient avoir à peu près le même âge, et le visage aimable de l'homme lui donnait envie de se montrer spontanée.

Elle se rappela qu'elle avait manqué à la plus élémentaire des règles de politesse, et se corrigea dans la foulée.

« Oh, et je m'appelle Adela ! C'est un plaisir de rencontrer quelqu'un de Busad qui ne craint pas que je sois soudain prise d'une soif de sang me poussant à inonder la ville sous des torrents. »


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Zaël
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Mar 1 Aoû - 19:45
Irys : 227816
Profession : Roi de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
La dernière réponse de l’étrangère vint plus rapidement que la précédente cela rassura Zaël : elle devait se remettre de l’agression. Il était également content qu’elle acquiesça à sa demande. Ça lui donnerait l’occasion de discuter avec un disciple de Dalai, occasion bien trop rare à ses yeux. Comment améliorer les relations avec des voisins qu’on ne tentait pas de comprendre ?

- Et...merci, au fait. Pour le coup de main, je veux dire.

Le Gharyn répondit par un sourire, un hochement de tête et seulement quelques mots.

-C’est naturel, je ne peux laisser passer de tels comportements.

- Je ne connais rien de la ville, je t'accorde donc l'insigne honneur de me guider où bon te semble !

Son sourire s’élargit. Les gens n’étaient pas aussi décontractés autour de lui habituellement, même ceux qui l’appelait La Calamité et ne le respectait que moyennement. Bien qu’il n’ait pas connaissance de ce surnom, il remarquait l’antagonisme de certains.

-Avec plaisir.

Il ouvrit donc le chemin vers la taverne d’un des membres son clan. Un certain Oleg qu’il connaissait depuis tout petit. Ses cheveux moutonnants avaient été à l’origine de nombreuses blagues de gamin. Ils étaient devenus blanc depuis.

-Oh, et je m'appelle Adela ! C'est un plaisir de rencontrer quelqu'un de Busad qui ne craint pas que je sois soudain prise d'une soif de sang me poussant à inonder la ville sous des torrents.

-Et moi Zaël. Je ne me permettrais pas de juger quelqu’un avant de l’avoir vu agir.

Il se rendit compte qu’il avait parlé un peu trop sérieusement par rapport à la légèreté de sa compagne.

-Je crois que tout le monde est un peu tendu avec les événements récents. Mais ça n’excuse pas leurs comportements pour autant.

Il s’arrêta pour lui faire signe d’entrée dans une enseigne typique de Busad. Un bâtiment dont l’activité était signalée par une plaque en granit gravée. Devant se profilaient des tables en pierres en forme de tonneau avec des assises en pierre elles aussi. L’intérieur était aussi épuré et constitué du même matériau. Mais comme c’était l’été, Zaël invita la jeune femme à s’installer dehors.

-Bref, si ce n’est pas indiscret, qu’est-ce-qui vous amène dans nos contrées ?


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Adela Nyström
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Mer 2 Aoû - 15:27
Irys : 177218
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
En arrivant devant l'enseigne, Adela sourit comme elle ne l'avait plus fait depuis qu'elle voyageait sur les terres des Khaaraliens. S'il y avait bien quelque chose de commun à toute les régions du monde, c'était bien les tavernes ! Lieu de détente sacré pour le voyageur comme pour l'habitué, ce genre d'endroit lui avait manqué. Elle restait néanmoins dépaysée par le bâtiment, trouvant curieux les tables et tabourets de pierre.

Elle s'installa autour d'une de ces étranges tables en face de son guide. Ses yeux curieux vagabondaient un peu partout. Elle n'avait pas vraiment pris le temps d'examiner en détail la ville, et elle était troublée de voir que, si différente que soit Busad des villes de Zagash, la grande rue dans laquelle ils étaient situés ressemblait à Shüren par certains aspect : les passants pressés, les boutiques, les marchands de breloques entourés d'un groupe d'enfants fascinés...

« Bref, si ce n’est pas indiscret, qu’est-ce-qui vous amène dans nos contrées ? »

La question de Zaël la sorti de ses réflexions.

« Disons que... je voulais voir les contrées des mages de la terre de mes propres yeux. Voir à quel point ce que les miens disent de vous est vrai. C'est la seule région de My'trä que je n'ai jamais eu l'occasion ou l'envie d'explorer. Il fallait y remédier. »

C'était peut-être une justification étrange à entendre pour quelqu'un qui ne vivait pas à Zagash. Elle savait que les siens avait la réputation d'être des aveugles obstinés, avec un complexe de supériorité si développé qu'il les empêchait de prêter attention aux autres peuples. Mais Adela ne voyait pas les choses comme ça, pour elle c'était juger seulement le paraître, sans s'attarder sur les choses qui comptaient. A ses yeux, l'obstination de son peuple était seulement la matérialisation de leur volonté commune de protéger ce qui leur était cher. Quant au complexe de supériorité... c'était l'expression de l'amour infini qu'ils vouaient à leur chère Architecte et à leur region, et la conviction qu'elles leur rendaient cet amour. Quel mal y avait-il à être fier de ce qui nous définit ?

La jeune femme secoua légèrement la tête. Décidément, son esprit ne cessait de vagabonder aujourd'hui. Elle recentra son attention sur son interlocuteur. Une question lui trottait dans la tête depuis que Zaël avait évoqué le sujet.

« Tout à l'heure, tu as parlé de tensions dû à des événements récents ? J'admets n'être pas très au fait des actualités ces derniers temps... »

Au même moment, le tavernier sorti de la bâtisse pour se diriger vers eux,  le sourire aux lèvres. Adela se redressa d'un air satisfait.

« Je vais enfin avoir l'occasion de goûter la bière de Busad ! »


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Zaël
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Jeu 3 Aoû - 9:26
Irys : 227816
Profession : Roi de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
« Disons que... je voulais voir les contrées des mages de la terre de mes propres yeux. Voir à quel point ce que les miens disent de vous est vrai. C'est la seule région de My'trä que je n'ai jamais eu l'occasion ou l'envie d'explorer. Il fallait y remédier. »

Sa réponse le déconcerta. Il ne voyait pas les membres de Dalai aussi ouverts et curieux. Peut-être que finalement lui aussi c’était laissé avoir par les préjugés. Il se sentait dotant plus honteux qu’il trouvait l’idée charmante. Une petit lueur d’envie vint danser dans ses yeux. Que ne donnerait-il pas pour faire de même. Se saisir de cette occasion pour pacifier les liens entre son peuple et les adeptes de Dalai.

-Tout à l'heure, tu as parlé de tensions dû à des événements récents ? J'admets n'être pas très au fait des actualités ces derniers temps...

Il ne put répondre immédiatement à la réponse puisqu’Oleg avec sa bonhomie habituel s’approchait d’eux. C’était l’un des rares à se comportait avec le Gharyn comme avec le gamin qu’il avait été, c’est à dire avec décontraction et simplement. C’était sûrement dû à son age avancé ou alors il avait toujours été ainsi, allait savoir. Zaël loin de s’en offusquer, appréciait énormément de se sentir un peu normal.

-Et vous ne le regretterez pas madame ! Et toi petit ? La même chose que d’habitude ?

Le Gharyn acquiesça d’un bref signe de tête. Son sourire se transforma vite en un plus triste alors qu’il se tournait pour répondre à son interlocutrice. Le propriétaire était déjà reparti vers l’intérieur. Il faut dire qu’il n’y avait pas encore foule attablée.

-Vraiment, c’est étonnant. Je t’aurais bien posé la même question pour savoir comment ça se passe ailleurs. Avoir la confirmation de ce que l’on m’a rapporté. Dans cette région nous avons des disparitions, beaucoup trop et des adeptes qui ont perdu leur magie. Même si personne ne veut en parler. C'est peut-être une chance que vous n'y avait pas été confrontée...

Sa voix tout autant que ses yeux laissaient transparaître la tristesse que ces faits lui inspiraient. Lui, l’homme le plus puissant de la région peinait à aider ses concitoyens. À côté de ça, le peu de naturel avec lequel il essayait de la tutoyer pouvait passer inaperçue. Il n’avait pas l’habitude de ce tu qui rapprochait les gens, qui faisait tomber des barrières.


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Adela Nyström
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Jeu 3 Aoû - 17:28
Irys : 177218
Profession : Guerrière Zagash
My'trän +1
« Vraiment, c’est étonnant. Je t’aurais bien posé la même question pour savoir comment ça se passe ailleurs. Avoir la confirmation de ce que l’on m’a rapporté. Dans cette région nous avons des disparitions, beaucoup trop et des adeptes qui ont perdu leur magie. Même si personne ne veut en parler. C'est peut-être une chance que vous n'y avait pas été confrontée... »

Le Kharaalien ne semblait guère familier au tutoiement. Cela aurait aurait pu amuser Adela si la teneur de sa déclaration avait été différente. La peine qu'exprima Zaël l'ému profondément. Elle avait été éduquée pour être une guerrière fanatique. L'une des conséquences de cette éducation était l'amour inconditionnel qu'elle portait aux siens. Elle pouvait donc parfaitement imaginer l'indignation, la détresse et la peine infinie qu'il pouvait ressentir en voyant ce qui arrivait à ses compatriotes. Bien que la jeune femme ne fut pas vraiment quelqu'un d'empathique, ces sentiments résonnèrent en elle. Des adeptes privés de la magie de leur précieux Architecte ? Cela lui fit froid dans le dos, pour elle c'était un sort pire que la mort. Se retrouver coupé de sa connexion avec son dieu... elle ne souhaiterait cela à personne, pas même à un fils de Delkhii. A voir l'expression de Zaël, ces disparitions ne devaient pas être de simples cas isolés.

« Je n'avais... je n'en savais rien. J'ai passé ces dernières années coupée du monde à Nalan, ne bougeant qu'occasionnellement à travers Zagash ou Suhury. Là-bas il ne se passe rien de semblable. »

Elle tenta vainement de ne pas laisser son émotion transparaître dans sa voix, mais elle n'était pas douée pour cacher ce qu'elle ressentait. Comme toujours chez Adela, la peine et la compassion se muèrent bien vite en colère vengeresse. Cette colère fit naître une question dans son esprit. Qui ? Qui osait s'en prendre ainsi à des innocents ? Sa main posée sur la table devint un poing serré.

« Est-ce que tu sais qui est derrière tout ça ? »

Cette fois-ci, elle ne tenta nullement de modérer son émotion. Ses mots étaient vibrants de colère, son regard froid posé sur son compagnon. Adela s'étonnait de se sentir à ce point concernée par le sort de simples Kharaaliens. Mais après tout, ils étaient tous My'träns. D'une certaine façon, et même s'il lui en coûtait de l'admettre, c'était aussi son peuple.


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Zaël
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Ven 4 Aoû - 10:00
Irys : 227816
Profession : Roi de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
Étrange, il ne pensait pas lui apprendre cette triste nouvelle. Il pensait que maintenant tout le monde était au courant, que la rumeur à défaut de véritables informations s’était propagée. Même s’il était vrai qu’elle lui avait posé la question, il ne la pensait pas aussi ignorante des faits récents. Elle n’avait pas dû s’approcher de mine ou d’endroit avec des usines. Mais pourquoi l’aurait-elle fait ?

« Est-ce que tu sais qui est derrière tout ça ?

-Malheureusement non, c’est le grand mystère et la source de toute notre impuissance. Comment se battre face à un ennemi invisible ? C’est pour ça que les habitants se reportent sur des animosités connus et anciennes. C’est rassurant... »

En réalité, il commençait a avoir des bouts d’éléments, rien d’assez concret pour entreprendre une action. Et des hypothèses également. Cependant il ne pensait pas sage de lui dire, d’alimenter la colère bien compréhensible qu’il voyait dans ses yeux. Nul besoin d’envenimer les choses.

Le proprio revint leur apporter leurs consommations, une choppe de bière locale pour la femme et un verre de cidre pour l’homme. À voir leur mine si peu joyeuse, il ne put s’empêcher de faire un commentaire. Bien qu’honnêtement, il en aurait probablement fait un dans le cas contraire aussi.

« Eh beh, c’est comme ça que tu divertis une aussi charmante jeune femme ! »

Il se tourna vers Adela alors qu’il lui servait à son tour sa bière.

« Vous m’en direz des nouvelles ! Je connais le brasseur si vous voulez voir comment c’est fait ! Et ce grand dadais aussi. »

Il donna une tape sur l’épaule de Zaël alors qu’il disait ces mots. Ce dernier se contenta de faire un sourire mi-figue mi-raisin. Il était trop doué pour plomber l’ambiance ces derniers temps. Oleg avait raison après tout, c’était une mauvaise façon de distraire son interlocutrice ou de la dédommager. Il tenta donc une proposition alors que leur serveur s’éloignait.

« Si vous voulez nous connaître un peu mieux, vous devriez aller à la Tour du Désert qui nous surplombe. »

Il eut un geste pour la désigner.

« Il y a des clans de passages en ce moment. Je suis sûr que tu pourrais trouver des gens avec qui parlaient. Je pourrais t’en présenter. Ainsi que notre lac. »

Il était encore une fois passé maladroitement du vous au tu. Malheureusement, s’il se trouvait dans la tour, il y avait de bonne chance qu’une personne ou une autre vienne le requérir pour un problème ou un autre et il devrait la laisser en cours de route.


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Adela Nyström
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Ven 4 Aoû - 19:19
Irys : 177218
Profession : Guerrière Zagash
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« Malheureusement non, c’est le grand mystère et la source de toute notre impuissance. Comment se battre face à un ennemi invisible ? C’est pour ça que les habitants se reportent sur des animosités connus et anciennes. C’est rassurant... »

Alors il ne connaissait même pas le coupable, voilà qui était contrariant. Adela était perdue dans ses réflexions sur ce qu'elle venait d'apprendre. Elle s'apprêtait à répondre à Zaël au moment où le tavernier revint vers eux.

« Eh beh, c’est comme ça que tu divertis une aussi charmante jeune femme ! »

La remarque lui valu un sourire gêné de la part d'Adela. La jeune femme n'était guère habituée aux compliments autres que ceux qui traitaient de ses compétences martiales.

« Vous m’en direz des nouvelles ! Je connais le brasseur si vous voulez voir comment c’est fait ! Et ce grand dadais aussi. »

L'attitude joviale et paternelle de l'homme effaça sa contrariété. Elle décida de laisser tomber les autres questions déplaisantes qu'elle prévoyait de poser à Zaël. Elle prit une lampée de la choppe qui lui avait été servi. Le breuvage était très différent de la bière à base de riz qu'elle était habituée à boire. Moins amère, le goût était pourtant plus fort. Bien qu'exotique, cette bière était loin d'être mauvaise ! Elle prit de plus grandes gorgées, prenant bien vite goût à cette boisson.

« Si vous voulez nous connaître un peu mieux, vous devriez aller à la Tour du Désert qui nous surplombe. »

Elle cessa de se concentrer sur sa choppe et regarda son compagnon, et son regard s'illumina. Depuis qu'elle avait aperçu cette magnifique tour, avant même d'arriver en ville, elle mourait d'envie de la voir de plus près !

« Il y a des clans de passages en ce moment. Je suis sûr que tu pourrais trouver des gens avec qui parlaient. Je pourrais t’en présenter. Ainsi que notre lac. »

Les efforts manifestes que faisait Zaël pour la tutoyer élargirent son sourire. C'était presque attendrissant de le voir lutter entre politesse et spontanéité.


« Je crois que ça me plairait oui ! »

Elle avait bien tenté de mesurer sa réponse par le choix de ses mots, mais elle fut trahie par sa voix, si enthousiaste qu'elle se faisait presque enfantine. Impatiente, elle bu d'un trait sa choppe déjà bien entamée et la posa bruyamment sur la table de pierre.

« Alors mon cher guide, quand partons-nous ? »


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Zaël
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Lun 7 Aoû - 16:02
Irys : 227816
Profession : Roi de Busad
My'trän +2 ~ Kharaal Gazar
La bière, autant que l’intervention du proprio, sembla détendre son interlocutrice. Ce fut avec plaisir qu’il vit le sourire revenir sur ses lèvres. De son côté, il profita de son cidre, importé d’une région voisine, ils n’avaient pas de verger sur la Terre de Maladie.

Apparemment, il avait bien vu en proposant de visiter la Tour. Assez prévisible pour quiconque autre que Zaël. Il pouvait parfois se montrer assez ignorant sur ce que les gens attendaient, hommes et femmes mélangés.

« Nous pourrons y aller dès que nous aurons finis les verres. Oleg serait très déçu si nous laissions les verres à moitié plein »

Il souriait aussi à présent, à croire que c’était contagieux. Pour ne rien gâcher, les ennuies étaient de nouveau écartés pour un moment. C’était même à savourer !

Dans sa tête, il commençait déjà à réfléchir par quelles rues il voulait passer. D’office, il écarta le chemin de l’aller. Dans ses rares déambulations, il aimait voir la plus grande partie de la ville possible. Et puis, il voulait éviter de repasser à l’endroit où il y avait eu l’altercation pour ne pas rappeler des mauvais souvenir à sa compagne du moment.

« Il n’a une taverne que depuis que nous sommes arrivés ici, mais il tient à son métier. Beaucoup des habitants de cette ville étaient des nomades avant. Ou sont des nomades de passage. »

Un brin de nostalgie perça dans sa voix bien s’il souriait. Il associait le temps des déplacements à une époque plus insouciante de sa vie, plus simple.

« Des voyageurs comme toi, même s’ils sont restés sur ces terres pour la plupart. »

Une façon bien maladroite de montrer que des liens existaient entre cette disciple de Dalai et les habitants de cette contrée. Heureusement son verre était là pour l’empêcher de s’enfoncer plus. Il en profita même pour le finir. Puis attendit que sa vis-à-vis en fit autant pour laisser la monnaie sur la table avec un pourboire.

« Allons par là. »

Même si sa phrase sonnait plus comme une suggestion que comme une affirmation, il ouvrit le passage et se mêla aux passants. Certains le regardaient, voir le saluaient encore d’un signe de main ou de tête quand ils le voyaient passer. Mais aucun ne s’aventurait à venir lui parler comme à l’allée. L’étrangère, parce qu’avec une telle armure elle ne pouvait être que ça, agissait comme un bouclier invisible. Le Gharyn veilla à ne pas la délaisser pour autant.

« Nous devrions y être dans une petite vingtaine de minute. Elle semble proche où que nous soyons et pourtant...  Ce n’est probablement pas aussi intrigant que votre Ariun ? »

Il était quelque peu curieux à ce sujet. Il n’avait jamais rencontré personne à y être allé, il avait seulement entendu des choses ou lu des livres sur cette étrange cité.


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Adela Nyström
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Lun 7 Aoû - 17:47
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La jeune femme commençait vraiment à apprécier ce fils de la roche. Il ne correspondait vraiment pas à l'image qu'elle s'était faite des gens de cette région, ni à celle des autres Khaaraliens qu'elle avait rencontré au cours de son voyage. L'attention que semblaient lui porter certains passants tandis qu'ils déambulaient dans les rues de Busad appuyait son hypothèse sur l'importance que semblait détenir Zaël au sein de la cité. Peut-être même était-il un proche du Gharyn de la ville ? Le regard d'Adela était porté sur l'immense tour, comment pouvait-elle être si visible alors même qu'ils étaient si loin du centre ? Comme lisant dans ses pensées, son guide reprit la parole :

« Nous devrions y être dans une petite vingtaine de minute. Elle semble proche où que nous soyons et pourtant...  Ce n’est probablement pas aussi intrigant que votre Ariun ? »

Elle ne s'attendait pas à ce qu'il s'intéresse à sa région. Était-ce un réel intérêt ou simple courtoisie ? Peut importait, elle n'allait pas se priver de lui répondre. Montrer de l'intérêt pour la culture d'un Zagash était probablement l'un des meilleurs moyens pour un étranger de se faire une place dans son cœur.

« Ariun n'a pas son pareil dans le monde. Avant de la voir de mes propres yeux jamais je n'aurais pu croire qu'un tel chef d'oeuvre puisse exister. Je ne serais pas surprise que la légende disant que Dalai elle-même viendrait parfois y séjourner soit vrai. Même si la cité avait été simplement bâtie sur la terre ferme, son architecture aurait suffit à charmer n'importe quel visiteur. Une immense cité sous-marine, dont chaque bâtiment, chaque ruelle exulte notre amour et notre fierté pour tout ce qui nous définit... »

Des étoiles dans les yeux, Adela continua ses louanges un long moment durant. Comme avec tout habitant de Zagash, mieux valait être patient quand on lançait la Nalanienne dans un descriptif de sa région. A fortiori quand il s'agissait de l'un des plus grands bijoux de leur architecture. Elle aurait pu parler des heures et des heures de Zagash sans jamais s'en lasser.

« ...Si tu en as l'occasion, tu devrais vraiment la voir par toi-même un jour. Même si je sais que les vôtres ne sont pas forcément très à l'aise dans l'eau, c'est un spectacle qui vaut le détour. Et Shüren aussi ! Notre capitale regorge d'eau, contrairement à Busad qui est si sèche que mes yeux sont constamment irrités !...»

Alors que la jeune femme était absorbée dans son babillage, ils s'étaient beaucoup rapprochés de la fameuse tour, qui était encore plus grande qu'elle ne l'imaginait.

« Je dois bien avouer que je n'en attendais pas tant de Busad. La description que m'en faisaient les nomades me laissait imaginer quelques bâtisses en pierre avec une tour grossière en plein milieu. Ce n'est pas complètement faux, mais la cité revêt une certaine splendeur que je n'imaginais pas. Et cette tour... je n'en avais jamais vu de pareille, elle est gigantesque et semble taillée dans un seul bloc ! »

Si on lui avait dit qu'un jour elle louangerait la capitale des Khaaral Gazar, elle aurait rit au nez de l'imbécile qui lui aurait fait une telle déclaration. Elle était très curieuse de voir à quoi ressemblait l'intérieur d'une structure aussi immense.

« Je n'aurais pas cru que les étrangers puissent accéder à cet endroit. J'imaginais que l'accès y était réglementé. Tu y es souvent allé ?  »

Son flot de parole se tarit soudain. Gênée, elle se rendit compte qu'elle n'avait cessé de jacasser durant tout le trajet. Ce n'était pourtant pas dans ses habitudes ! Puisse son interlocuteur ne pas avoir été mis mal à l'aise par son exubérance...


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Zaël
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Mar 8 Aoû - 13:16
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Apparemment, il avait touché une fibre sensible chez la jeune femme. Elle semblait s’oublier elle-même dans les détails de la ville de sa région. Loin de gêner le Gharyn, ça le fit sourire. Les gens n’étaient jamais plus beaux, intéressants, que lorsqu’ils abordaient des sujets qu’ils aimaient. Et puis, le sujet l’intéressait également. Il hochait la tête de temps en temps pour apporter son approbation ou montrer seulement qu’il écoutait.

Son commentaire sur sa ville à lui, le fit sourire. Heureux que sa visite puisse lui faire changer d’avis, qu’elle puisse se rendre compte de l’attrait de la simplicité, du plaisir de vivre au contact de la pierre.

Son sourire s’élargit quand elle lui posa sa question. C’était ironique pour lui qui y vivait. Bien que son interlocutrice ne pouvait pas le savoir.

-J’y habite, j’y ai emménagé en même temps que le clan.

Il aurait aussi bien pu dire l’inverse, que le clan y avait emménagé avec lui mais ce n’était pas son genre. N’y la façon dont il voyait la chose.

-Ce n’est pas un lieu fermé, vous êtes libre d’y circuler. Bien sûr, il faut la permission des gens pour pénétrer chez eux. Une grande partie de la tour est constituée d’habitations. Mais tu peux admirer l’extérieur depuis les couloirs, escaliers en semi-extérieures.

Il montrait du doigt les passages spiralant jusqu’au sommet. Étant donné leur proximité de la Tour, il fallait bien pencher la tête en arrière pour en apercevoir le bout.

-Si tu le permets, avant d’aller en hauteur je souhaiterais te montrer autre chose.

Il l’entraîna vers les profondeurs de la Tour, vers l’escalier en colimaçon qui descendait jusqu’au lac souterrain. Des lampes éclairaient ce chemin emprunté par des Protecteurs essentiellement. Ceux-ci saluaient de façon formelle leur chef, avec parfois un regard surpris envers cette femme qui l’accompagnait.


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Adela Nyström
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Mar 8 Aoû - 15:51
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Avait-elle bien entendu ? Des gens vivaient dans la tour ?! Les gens de Busad avaient vraiment de drôles d'idées ! La tête tournée vers le sommet de la tour, Adela se sentait encore plus intriguée par cette gigantesque structure. A quoi pouvait donc ressembler la vie à l'intérieur ?

« Si tu le permets, avant d’aller en hauteur je souhaiterais te montrer autre chose. »

Son compagnon l'entraîna vers un escalier qui semblait s'enfoncer dans les profondeurs de la terre. L'idée de descendre ainsi sous terre ne la ravissait pas. Elle hésita un court instant avant d’emboîter le pas de son nouvel ami dans ce passage angoissant. Mais le mystère que faisait planer Zaël exacerbait sa curiosité.

Bien vite la lumière du soleil disparut, laissant place à la lumière blafarde des lampes disposées ça et là. Avec ce maigre éclairage et le large escalier qui semblait ne jamais s'arrêter de descendre, elle avait l'impression de s'enfoncer au plus profond des entrailles de la terre. Ce sentiment la rendait mal à l'aise, mais Zaël ne l'aurait pas emmené ici sans raison. Un système de poulies complexe était installé au plafond. Cela devait servir à descendre -ou peut-être remonter- des objets lourds, mais Adela aurait été incapable de dire quoi. Ils croisèrent quelques Protecteurs en chemin qui brisaient le silence de leur marche en saluant son guide solennellement. En d'autres circonstances cela aurait intrigué Adela, mais elle était trop concentrée sur la descente et elle préférait ne pas prêter attention à cet environnement inquiétant.

Après une descente qui paru durer une éternité à la mage de l'eau mais qui, en réalité, ne devait pas si longue que ça, la fin du parcours semblait enfin s'annoncer. Impatiente, Adela posa sa main sur le coude de Zaël.

« Tu vas peut-être enfin me dire ce qu'on est venu faire ici ? »

La voix de la jeune femme était brûlante de curiosité.


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Zaël
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Mer 9 Aoû - 9:26
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Tout à son idée, comme ça lui arrivait souvent, Zaël ne remarqua pas la tension habitant sa compagne. Pour lui qui Maîtrisait la Pierre, il ne voyait rien d’oppressant à s’enfoncer sous une Tour de plusieurs tonnes. Seul le contact de la jeune femme, le fit sortir de ses pensées à quelques pas à peine de la magnifique vue. Juste un tournant et ils y étaient. Impossible de dévoiler sa surprise maintenant. Au lieu de cela, il lui fit un grand sourire, certain que la vue plairait à la demoiselle. Anticipant sa réaction à elle qui pensait leur ville totalement dépourvue d’eau.

« Nous ne sommes plus qu’à deux pas. Tu verras par toi-même »

Il était tel un gamin devant un cadeau tout juste offert, impatient. L’excitation perçait dans sa voix à lui qui était si calme d’habitude.

« Venez »

L’invitation étant autant orale que gestuelle, un signe de bras l’accompagnait. S’il n’avait pas été Gharyn, ou en apprentissage pour le devenir, les trois quarts de sa vie peut-être lui aurait-il attrapé le bras ou tendu la main. Mais il avait toujours une certaine distance avec les autres, ou plutôt ceux-ci avec lui à l'origine, dû à ce qu’il représentait. Le même problème à la source de ses difficultés pour tutoyer. Maintenant, il n’y prêtait plus guère attention.


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Adela Nyström
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Mer 9 Aoû - 15:31
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Amusée par l'air excité et impatient de Zaël, Adela avança en entraînant son compagnon par le bras.  Débarquant la première, des Protecteurs qui entreposaient des barils non loin de l'escalier lui jetèrent des regards méfiant, puis firent un salut formel en voyant qui l'accompagnait. Mais elle ne remarqua aucunement tout cela. Non, son attention était tournée vers ce qui se trouvait juste devant elle. Bouche bée et les yeux écarquillés, la vue qui se présentait à elle dépassait tout ce qu'elle avait pu imaginer. Ils venaient d'arriver dans une gigantesque caverne naturelle, parsemée de stalactites et de stalagmites. Quelques rayons de soleil perçaient à travers des alcôves au sommet de la grotte, qui se reflétaient dans l'immense étendue d'eau, donnant à l'endroit un faible éclairage d'un aspect mystique. Et cette étendue d'eau, parlons en ! C'était un véritable lac souterrain, d'une eau pure comme jamais elle n'en avait vu. Le cœur du lac était illuminé par les faibles rayons de soleil qui se posaient sur la surface de l'eau, dans un contraste mirifique avec l'obscurité ambiante. La surface de l'eau n'était pourtant pas lisse, un léger courant remontant des profondeurs donnait le sentiment que le liquide était animé d'une vie, d'une volonté propre.

La jeune disciple de l'eau cru que son cœur allait exploser sous le coup de l'émotion. Au cœur même du royaume de Delkhii se trouvait un divin sanctuaire à la gloire de Dalai ! Jamais, au grand jamais, elle n'avait envisagé qu'un tel miracle fut possible. Elle était perdue dans sa contemplation religieuse, essayant de comprendre la signification que tout cela pouvait avoir. Même les fidèles de la terre avait besoin de Dalai pour survivre, cela elle le savait, c'était l'ordre des choses. Mais cet endroit était plus qu'une simple source d'eau morte. Ici, la terre et l'eau s'étreignaient dans un spectacle d'une harmonie et d'un naturel sans précédents. Peut-être que Dalai et Delkhii n'étaient pas aussi incompatibles qu'elle ne l'avait toujours cru ? La jeune femme était tiraillée par un millier d'émotions différentes. Elle avait envie de courir, de crier, de pleurer, de rire, de s'asseoir et de fermer les yeux dans une communion silencieuse, le tout en même temps. C'était malheureusement impossible, alors à défaut elle se contentait de rester immobile, ses yeux humides rivés vers la source lumineuse. La seule fois où elle s'était sentie aussi proche de sa déesse, c'était le jour où, manquant de se noyer, elle était entrée en communion avec elle pour la première fois. Le paroxysme de l'extase religieuse, jamais elle n'aurait cru avoir la chance de ressentir cela à nouveau. Depuis qu'elle avait décidé de s'aventurer dans les Khaaral Gazar, une part d'elle avait eu le sentiment de trahir Dalai. Mais maintenant elle savait que c'était l'Architecte elle-même qui l'avait guidée jusqu'à cet instant.

Adela ferma les yeux et repris lentement son souffle, laissant ses émotions s'envoler lentement. Combien de temps avait-elle été en transe ? Une seconde ? Une heure ? Elle n'aurait su dire, cet instant était hors du temps. Reprenant conscience de ce qui l'entourait, elle rouvrit les yeux et plongea son regard dans celui de Zaël. Trouver des mots allait être difficile, c'est à peine si elle se souvenait de comment s'exprimer.

« Tu n'imagines pas... tu n'imagines pas ce que tout cela représente. Merci. »

Jamais elle n'avait remercié quelqu'un avec autant de sincérité. Elle avait toujours vu ce mot comme une simple politesse pour flatter l’ego des mortels. Mais cette fois-ci, elle exprimait quelque chose de bien plus fort. Sa voix était pleine de tendresse et de gratitude. Les Protecteurs qui s'occupaient de remonter les barils d'eau la regardaient comme si elle était complètement folle. Peut-être avaient-ils raison, mais même si elle avait remarqué leurs regards, elle n'en aurait eu cure.


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Zaël
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Mer 9 Aoû - 17:51
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Sa réaction fut au-delà de son attente, mais dans le bon sens. Lui non plus ne prêtait pas attention au regard curieux, voire suspicieux, des Protecteurs. Même si dans son cas, ce n’était certainement pas très malin étant donné sa position. Ce qui l’intéressait, c’était la jeune femme, le défilé d’émotions sur son visage, sa posture. Il ne pouvait tout déceler ne voyant que son profil et il ne voulait pas gâcher son moment en se montrant trop envahissant ou par un mouvement maladroit.

Si Adela fut ébahie par le lac durant lesquelles que minutes que durèrent sa contemplation, Zaël l’était par la demoiselle, adepte de Dalai. En tant qu’être humain, simple homme, mais aussi Gharyn. S’il pouvait toucher tous les enfants de cet Architecte de cette façon ne serait-ce pas merveilleux ? Un moyen d’enfin assainir leur relation. C’était vitale dans la situation où ils se trouvaient et important dans tous les cas.

« Tu n'imagines pas... tu n'imagines pas ce que tout cela représente. Merci. »

Il sourit sincèrement en accueillant ses mots chargés d’émotions. Sa voix à lui quand il répondit en vibraient aussi et son regard resta plongé dans celui de son interlocutrice.

« C’est moi qui te remercie pour l’espoir que tu représentes. »

Il aurait pu faire un discours, être plus prolixe. Cependant, lui-même n’était pas encore sûr de ce qui l’avait poussé à dire cela. Une vague idée évanescente qui se dissipait avec ce moment plein d’intensité. Un petit rire monta à ses lèvres, elle n’avait que trop raison : il ne savait ce que cela signifiait ni pour lui ni pour elle. Il s’éteignit aussi vite qu’il était apparu laissant le roi penaud et curieux.

« Si ça ne te dérange pas, j’aimerais bien que tu me l’expliques. »

Une demande toute en douceur venant du fond du cœur.


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Adela Nyström
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Mer 9 Aoû - 20:01
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« C’est moi qui te remercie pour l’espoir que tu représentes. »

Ces paroles parurent bien énigmatique pour la jeune femme, mais après tout son compagnon lui même était une énigme, en fin de compte elle ne savait pas grand chose de lui. Mais cela ne lui importait guère. Après ce qu'elle venait de vivre, elle ne voyait plus Zaël du même œil. Elle discernait désormais l'homme qu'il était et non plus le Khaaralien. Alors qu'il la regardait, un sentiment à la fois nouveau et étrange naissait dans le cœur de la mage de l'eau.

« Si ça ne te dérange pas, j’aimerais bien que tu me l’expliques. »

Lui expliquer ? Comment le pourrait-elle ? Comment expliquer toutes ces émotions, tous ces sentiments qui explosaient dans sa poitrine ? Elle même ne comprenait pas tout ce qui venait d'arriver. Elle prit son temps pour répondre, cherchant les mots.

« Je me sens perdue. Cet endroit... c'est comme la preuve que l'eau et la terre peuvent s'entremêler, en symbiose. Cela va à l'encontre de tout ce que je pensais sur Dalai et Delkhii... sur les gens comme toi et moi.  »

Était-ce blasphème que de tenir de tels propos ? Non, certainement pas. Le blasphème serait plutôt de refuser d'accepter l'évidence. Dalai et Delkhii ne s'entendront jamais, de cela elle était toujours certaine. Mais elle comprenait différemment la relation de ces deux Architectes dorénavant. Plus qu'une guerre entre ennemis mortels, leurs disputes lui semblait plus proches de celles qu'elle livrait parfois avec son petit frère. Sauf que ce qui pourrait s'apparenter à des chamailleries banales entre frères et sœurs chez les mortels prendraient une tournure autrement moins bénine si elles étaient ramenées à l'échelle des dieux.

« J'ai envie de mieux connaître les adeptes de Delkhii. Et j'ai envie de mieux te connaître. »

Ses joues s'empourprèrent. Elle ne savait pas très bien pourquoi elle avait sortie cette dernière phrase. Ou plutôt si, elle le savait très bien, seulement elle n'osait se l'avouer. Elle ponctua sa déclaration d'un petit sourire embarrassé.


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Zaël
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Jeu 10 Aoû - 11:53
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« Je me sens perdue. Cet endroit... c'est comme la preuve que l'eau et la terre peuvent s'entremêler, en symbiose. Cela va à l'encontre de tout ce que je pensais sur Dalai et Delkhii... sur les gens comme toi et moi.  »

Zaël ne put que hocher la tête face à tant de sagesse. Il aurait aimé pouvoir dire que ce n’était pas son cas, que les préjugés ne l’atteignaient pas de cette façon mais c’était trop ancré dans sa culture pour qu’il en réchappa totalement. Le Gharyn était d’autant plus heureux d’arriver à la même conclusion qu’Adela.

« J'ai envie de mieux connaître les adeptes de Delkhii. »

Rien n’aurait su lui faire plus plaisir que ses mots. Un membre de Dalai qui voulait ouvertement connaître ses voisins, les adeptes de Delkhii ! Son sourire dansait dans ses yeux. Décidément, c’était une belle rencontre.

« Et j'ai envie de mieux te connaître. »

Pourquoi s’empourprer après avoir dit de si belles paroles ? Et pourquoi lui dire ça à lui ? Il ne comprenait pas, ça ne lui arrivait jamais. Il eut un instant l’air perdu, heureux mais désorienté. Sa réponse vint sans qu’il y eut réfléchi, lui qui était d’ordinaire si posé.

« Comme ça nous sommes deux à le vouloir. »

Nul doute que les Protecteurs, et bientôt toute la cité, allaient jaser sur cette rencontre. Cette scène, même si les témoins en étaient trop éloignés pour percevoir l'échange, transpirait d'une ambiance reconnaissable par eux à cette distance. Peut-être que cela contrebalancerait la partie où le primo-Gharyn aidait un membre du clan honnis. Bien sûr, Zaël était aveugle à tout ce qui l’entourait, lui qui ne voyait même pas ce qu’il y avait en face de lui. C'était donc sans gêne qu'il s'était exprimé.

« Nous pouvons poursuivre notre discussion en montant dans la Tour, la visite n’est pas finie. »

Il voulait lui montrer la vue depuis le sommets avant que son devoir se rappela à lui. Conscient tout de même qu’aucune vision ne la ravirait autant que celle du lac souterrain, il ajouta :

« Tu pourras revenir ici quand tu veux bien sûr ».


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Adela Nyström
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Jeu 10 Aoû - 12:44
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« Comme ça nous sommes deux à le vouloir. »

Zaël ne semblait pas saisir le sous-entendu pourtant explicite de sa déclaration, ce qui amusa la guerrière Zagash. Était-ce seulement possible d'être aussi aveugle ? Son sourire s'élargit.

« Nous pouvons poursuivre notre discussion en montant dans la Tour, la visite n’est pas finie. »

Après ce qu'elle venait de voir, la visite de la tour lui semblait bien dérisoire. Malgré tout elle souhaitait tout de même avoir l'occasion d'y monter.

« Très bien allons-y, j'ai hâte de voir la vue qu'offre le sommet ! »

Ils prirent le chemin du retour, remontant cet horrible escalier en colimaçon. Cette fois-ci pourtant le trajet lui sembla bien plus court. Le lac n'était pas aussi profond qu'elle l'avait pensé lors de la descente finalement.

Arrivés au pied de la tour, Adela regarda le sommet vertigineux. Après s'être aventurée sous terre, elle allait maintenant se rapprocher du ciel. Ils entamèrent la montée de la grande tour. L'escalier lui semblait bien moins oppressant que celui qui descendait sous terre. Au moins ici, les arceaux permettaient d'apercevoir le ciel et la ville en contrebas. Tandis qu'ils marchaient, la jeune femme admirait l'architecture pour le moins atypique de la tour. Décidément elle ne ressemblait à aucun autre monument qu'elle avait pu voir.

« Qu'est-ce qui a bien pu pousser les vôtres à construite une telle tour ? »

Un silence qui devenait pesant s'était installé, et elle avait décidé de le rompre avec cette question simple mais qu'elle se posait depuis qu'elle avait aperçu la structure depuis l'horizon, alors qu'elle se rapprochait de Busad.


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Zaël
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Jeu 10 Aoû - 16:26
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« Très bien allons-y, j'ai hâte de voir la vue qu'offre le sommet ! »

Peut-être aurait-il dû lui dire qu’il y avait dix étages ? Il était tellement habitué à parcourir ses escaliers qu’il oubliait toujours que les nouveaux arrivants ou les visiteurs pouvaient y peiner. C’était son côté un peu tête en l’air sur les côtés.

Revenu au niveau du sol, il laissa à Adela le temps d’admirer la Tour du Désert avant de lui indiquer le chemin pour la suite, se plaçant à ses côtés pour la montée. Les personnes qu’ils croisaient de temps en temps n’étaient plus exclusivement des Protecteurs. En fait, ils dépassèrent très peu de monde, normal étant donné l’heure et le lieu, les étages d’habitations. Rien ne venait troubler le silence si ce n’est le bruit de leur pas. Ça ne gênait nullement le Gharyn qui profitait simplement du moment. Ce fut donc à la jeune femme de le rompre.

« Qu'est-ce qui a bien pu pousser les vôtres à construite une telle tour ? »

Une question intéressante, dans la suite logique de leur dialogue. En fait, Zaël se demandait si elle ne se doutait pas déjà de la réponse, peut-être voulait-elle juste une confirmation ? Quelque fut le cas, il se devait de répondre avec sérieux.

« Pourquoi avez-vous construit Ariun ? »

Simple question rhétorique, préambule à son explication.

« C’est un hommage à notre Architecte, un défi de construction, un guide pour les vagabonds et âmes perdus, un refuge pour mon peuple, un lien qui nous uni tous. »

Il s’était arrêté pour englober d’un geste la ville deux étages en contrebas, son regard venant s’appuyer en dernier lieu sur le visage de sa compagne.

« La volonté d’exister et de le montrer dans ces terres dites Malades »

Il sourit doucement au moment de conclure.

« Je ne pense pas qu’il y ait qu’une réponse seule à cette question. Ce n’est pas l’œuvre d’un seul homme ou d’une seule femme, mais d’une communauté. »

Il passa distraitement la main dans ses cheveux qui en profitèrent pour s’échapper en partie à leur attache. Ce mouvement récurent faisait qu’il était rarement bien coiffé en fin de journée, particulièrement celles stressantes.


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